lundi 10 avril 2017

Montendre : la voici, la voilà la Maison des Labyrinthes ! Pourquoi avoir planté des chênes traditionnels dans un sol sableux ?

En bordure du lac, cette imposante structure symbolise le grand projet de Montendre qui gravite autour d’un parc de labyrinthes aux thèmes variés. La CDCHS vient de voter une rallonge budgétaire de 60.000 euros pour de nouvelles plantations , une partie des arbres n'ayant pas pris racine. Pourquoi a-t-on choisi, parmi les variétés sélectionnées, des chênes traditionnels qui ne poussent pas en sol sableux : voilà bien la question ?



Imaginée par Philippe Madec, la maison des labyrinthes est composée de deux volumes en structure bois. Ils regrouperont des espaces d'accueil et de convivialité : boutique, point tourisme, salle d'interprétation, d'animation et bar. Ces espaces seront ventilés naturellement par des tourelles en toiture et chauffés au bois.
Le projet comporte également la réalisation d’une passerelle belvédère, ouvrage d'art monumental piéton et accessible aux personnes à mobilité réduite, offrant une vision panoramique sur le site ; un ponton, embarcadère flottant permettant de développer des activités sur le lac ; des sanitaires publics, une station rando, abri et point de ralliement pour les randonnées ; une signalétique et une signalisation homogènes pour l'ensemble du site ; des stationnements.
Six labyrinthes seront créés au cœur de la forêt de pins, un labyrinthe éphémère libre d'accès, un labyrinthe aquatique sur le lac à proximité. L'utilisation des nouvelles technologies sera appliquée aux jeux et à l'orientation.


• Mais pourquoi planter des chênes traditionnels dans un sol sableux et terre de bruyère ?
Ils n'ont pas pris racine, ces sols n'étant pas du tout adaptés à leur croissance (et en plus, il aurait été bon de les arroser, ce qui ne semble pas avoir été le cas). D'où une rallonge budgétaire octroyée par la Communauté de Communes de Haute Saintonge de 60.000 euros pour réparer l'ignorance du "paysagiste". Pour information, voici une liste des arbres qui conviennent pour ce genre de terrain : Acacia blanchâtre - Mimosa - Erable - Arbre à chapelet - Lilas des Indes - Arbre de Judée - Argousier - Bouleau - Cèdre - Thuya - Chêne vert - Châtaignier commun - Cyprès glabre - Cyprès hybride de Leyland - Dattier des canaries - Phoenix canariensis - Eucalyptus - Faux-Poivrier - Schinus molle - Genévrier - Mélèze d'Europe - Microcoulier d'Europe - Pin - Pin maritime - Pin de l'Orégon - Sapin de Vancouver - Sapin géant.



• L'architecte : Quand il crée son atelier d’architecture en 1989, Philippe Madec est l’un des premiers à appliquer à son domaine les préceptes du développement durable. Ce qui induit un travail collaboratif, à l’écoute des gens, et l’utilisation minimale de ressources dans un monde naturel limité.
« Quand j’ai fait mes études d’architecture au Grand-Palais à Paris dans les années 1970, personne ne m’a parlé d’environnement. Pendant cette époque marquée par la fin du modernisme, on ne parlait que de la relation entre lumière et structure, de la qualité de l’espace ou du lien social. On pensait même que c’était l’architecture qui faisait le paysage » souligne-t-il.

■ Le projet est porté par la Communauté de Communes de la Haute-Saintonge. Coût des travaux environ 4 millions d'euros TTC sur un site de 11 hectares. Le parc comprend sept labyrinthes végétalisés et une "Maison" des Labyrinthes.


Plan d'ensemble

1 commentaire:

Anonyme a dit…

quelle gaspillage de nos impôts c'est une honte , PAUVRE MONTENDRE c'est pitoyable