vendredi 15 février 2019

Soutien exceptionnel de la Région Nouvelle-Aquitaine en faveur des commerçants et artisans victimes du mouvement Gilets jaunes

Première enveloppe de 2 millions d'euros 


La France connaît depuis plusieurs semaines un mouvement social d'une ampleur sans précédent dans sa durée et sa récurrence, chaque samedi de la fin de l'année 2018 au début de l'année 2019. Les mobilisations du mouvement des "gilets jaunes" ont été particulièrement ressenties dans les centres villes. La région Nouvelle-Aquitaine n'a pas échappé à ce mouvement national et plusieurs de ses villes (Bordeaux, Limoges, Poitiers, Angoulême, Agen, Pau) ont été affectées par les manifestations, les blocages et les troubles qui ont pu parfois les accompagner.

 Commerçants, artisans : soutien prioritaire aux premiers touchés

Les conséquences ont pu être importantes pour de nombreuses entreprises, au premier rang desquelles les commerces et les artisans des centres villes ou des zones commerciales de périphérie. Face à la situation préoccupante des artisans, commerces et services de proximité, impactés financièrement et psychologiquement par la répétition des manifestations, la Région décide de mettre en place un dispositif exceptionnel de soutien en faveur des commerçants et artisans sinistrés de la Nouvelle-Aquitaine, doté d'une première enveloppe de 2 millions d'euros.

 Une aide de 2 000 à 10 000 euros pour couvrir une partie des pertes

L'objectif de cette aide exceptionnelle est d'aider ces entreprises à faire face aux pertes importantes de chiffre d'affaires, à éviter les cessations d'activité et la disparition d'emplois.

Versée sous forme de subvention, cette aide financière doit permettre de couvrir une partie de la perte d'exploitation subie par les entreprises de moins de dix salariés. D'un montant forfaitaire de 2 000 à 10 000 euros, l'aide octroyée sera déterminée en fonction de la baisse de chiffre d'affaire et de l'impact sur le résultat d'exploitation. Les entreprises éligibles au soutien exceptionnel devront avoir eu une baisse constatée de leur résultat d'exploitation d'au moins 30% par rapport aux années précédentes. Les entreprises nouvellement créées feront l'objet d'une analyse spécifique.

 Qu'en est-il pour les entreprises ?

Elles peuvent recourir aux fonds régionaux de garantie, abondés par la Région et déployés par BPI France et la SIAGI (société de caution mutuelle pour les petites entreprises - garantie maximum jusqu'à 70 % pour les entreprises pour des prêts bancaires pouvant aller jusqu'à 2 M€). Ces fonds de garantie ont pour objet d'accompagner et soutenir l'octroi de prêts moyens termes dédiés au renforcement de la trésorerie et à la croissance des entreprises. Par ailleurs, le prêt « croissance petite entreprise » Nouvelle-Aquitaine (d'un montant maximum de 50 000 euros) a vocation à soutenir la trésorerie de celle-ci dans le cadre d'un cofinancement bancaire.

Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball : résultats et calendrier

Promus en championnat de France Elite pour la première fois de leur toute jeune histoire, les volleyeurs de l'Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball ont réussi une très belle première partie de saison. Malheureusement, les joueurs de Pascal Brifaud n'ont pas réussi à finir dans les 3 premiers de la première phase d'un championnat décidément très relevé. 3 premières places qui aurait été synonyme de maintien. Même si le central Donovan Teavae et consorts ont leur destin en main étant 4èmes avec 6 points d'avance sur le premier relégable Grenoble à l'entame de la phase finale, il leur faudra continuer à s'accrocher pour ne pas finir dans les 4 derniers. Et encore, terminer 7ème ne suffira peut-être pas pour continuer à évoluer au 3ème plus haut niveau national l'an prochain.

Puisqu'en vertu du règlement de la Fédération Française de volley-ball, la très jeune équipe du Centre National de Volley-Ball basée à Montpellier et composée de joueurs de différents clubs évoluant dans les équipes de France cadet et junior, justement 1er non relégable, ne pourra être rétrogradée à l'étage inférieur, et ceci quel que soit son classement, en fin de saison.
Formations chez qui se rendront justement les Maritimes le 23 février pour le compte de la 1ère journée d'une phase finale qui se jouera en 10 rounds et qui s'annonce encore plus palpitante que la première.

Le calendrier :

- 1ère journée : Samedi 23 février : Centre National de Volley-Ball Masculin 2 - Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball.
- 2ème journée : Samedi 2 mars à l'Espace Cordouan de Royan : Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball - Grenoble V.Université Club.
- 3ème journée : Samedi 9 mars : Rennes Etudiants Club 2CFC - Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball.
- 4ème journée : Samedi 16 mars : à l'Espace Cordouan de Royan : Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball - Stade Athlétique Spinalien.
- 5ème journée : Samedi 23 mars : Paris Université Club 2CFC - Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball.
- 6ème journée : Samedi 6 avril au complexe Steve-Jannière (ex-COSEC) des Boiffiers de Saintes : Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball - Centre National de Volley-Ball Masculin 2.
- 7ème journée : Samedi 13 avril : Grenoble V.Université Club - Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball.
- 8ème journée : Samedi 27 avril à l'Espace Cordouan de Royan : Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball - Rennes Etudiants Club 2CFC.
- 9ème journée : Samedi 4 mai : Stade Athlétique Spinalien - Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball.
- 10ème journée : Samedi 11 mai au complexe Steve-Jannière (ex-COSEC) des Boiffiers de Saintes : Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball - Paris Université Club 2CFC.

Nicolas Cartier

Coupe de France M13 filles de volley-ball : Les benjamines du Saintes Volley-Ball se rendront à Montpellier pour un nouvel exploit


Tout simplement historique ! Pour la 2ème année consécutive, les benjamines du Saintes Volley-Ball se sont qualifiées au bout du suspense dimanche dernier à Bordeaux pour les 1/4 de finale de la Coupe de France M13. Ne partant pas favorites face aux locales de la JSA Bordeaux et aux rhodaniennes de l'Entente Rhône Ouveze, les jeunes saintaises ont pourtant de nouveau créé la sensation. Pour la plus grande joie de leurs supporters qui les avaient accompagnées puisqu'un minibus de parents supporters avait fait le déplacement à Bordeaux pour l'occasion.
Le tirage au sort des 1/4 de finale a été effectué jeudi à la Fédération Française de Volley-Ball. Et c'est à Montpellier que les jeunes volleyeuses des Boiffiers se rendront dimanche 10 mars pour défendre les couleurs saintaises. Tirage au sort pas vraiment favorable une fois de plus puisque ces dernières devront se défaire des griffes de l'ASBAM Montpellier et de Nîmes qui, depuis le début de la compétition, n'ont pas encaissé le moindre set.
A noter que 167 équipes étaient engagées en Coupe de France et qu'au stade des 1/4 de finale, il ne reste plus que 21 formations, dont le Saintes Volley-Ball, encore en lice.

Contact : Patrick Roland (entraîneur)

jeudi 14 février 2019

Saintes : Grande taille des arbres et travaux chemin de la Ransonnerie

• GRANDE TAILLE DES ARBRES


Après une première campagne fin janvier, la Ville de Saintes poursuit sa campagne annuelle de grande taille des arbres d’alignement pour une période estimée à deux semaines (suivant conditions météorologiques).
Une première phase a lieu sur l’Avenue Gambetta en partant de l’Avenue de la Marne pour une semaine. La seconde phase se poursuivra la semaine suivante sur le Cours National.
Durant ces deux semaines, les travaux de taille sont susceptibles d’occasionner quelques perturbations de circulation et de stationnement sur ces deux axes.
 La Ville de Saintes remercie par avance les usagers de leur compréhension pour la gêne ponctuelle qui pourrait en découler.

• TRAVAUX D’ASSAINISSEMENT 

Depuis mardi 12 février, et pour une durée prévisionnelle de 3 semaines (selon conditions climatiques), la Ville de Saintes effectue des travaux d’assainissement Chemin de la Ransonnerie. Ces travaux consistent en un renouvellement de réseau d’eau potable sur 60m, ainsi que de la pose d’un poteau incendie.
Durant toute la période des travaux, l’accès restera maintenu pour les riverains. La route sera toutefois barrée durant cette période et le stationnement interdit. Les travaux seront réalisés par l’entreprise Michaud TP, de Pont l’Abbé d’Arnoult.
La Ville de Saintes remercie par avance les usagers de leur compréhension pour la gêne qui pourrait leur être occasionnée à cette occasion.

Jonzac : jusqu’au 24 février, vous avez rendez-vous avec Harry Potter !


Et pas seulement puisque l’exposition, organisée par La Tête en Friche, vous propose de découvrir la magie dans tous ses états. Après les mangas et les super-héros, voici venu le temps du mystère au cloître des Carmes. Abracadabra !


Le rendez-vous est devenu incontournable. Chaque année, l’association La Tête en Friche organise une grande manifestation destinée au jeune public. L’objectif : attirer et retenir leur attention par une exposition, des univers ludiques, jeux et spectacles. En 2019, le thème retenu est la magie à travers la prestidigitation, les illusions d'optique interactives, des ateliers, de l'art contemporain. Sans oublier une pièce secrète à la rencontre d'Harry Potter, fenêtre ouverte sur l’écriture et le cinéma.

L’exposition, inaugurée vendredi dernier, est le fruit de plusieurs mois de travail en partenariat avec des établissements scolaires de l'arrondissement. Il faut dire que chacun a apporté son « coup de baguette » à l’édifice. L’armoire enchantée, par exemple, dont les secrets sont précieusement gardés par Céline Diez, scénographe, Louise Lévêque, metteur en scène et comédienne, avec le concours de David Ledorze, grand maître des mécanismes, et ses "apprentis", est une bibliothèque pleine d’animation. Livres qui bougent tout seuls, voix d'enfants se faufilant dans les pages des manuscrits et messages destinés aux visiteurs entourent ce meuble d’une mystérieuse poésie.

Louise et Céline, les gardiennes de la bibliothèque enchantée

Le vernissage avait attiré une nombreuse assistance, dont le député Raphaël Gérard. Chacun s’est attardé sur les attractions diverses et variées, affiches, salle Harry (à voir absolument).
Nelly Muller, coordonnatrice de ce « numéro » réussi, a remercié l’équipe de la Tête en Friche ainsi que les enseignants et élèves du lycée de Pons, les CDI des collèges de Baignes et Jonzac, les écoles de Neuillac, Chadenac, le centre aéré de Neulles, sans oublier Guitinières, Plassac, Saint-Fort sur Gironde, Saint-Genis de Saintonge, Germignac, Archiac, le lycée le Renaudin et le CES de Montendre.

Nelly Muller présente l'exposition. Elle remercie la municipalité pour le prêt du Cloître


Chanteuse de rue remarquée, July Foxx était venue de Londres pour accompagner en musique le verre de l’amitié. A noter l’œuvre de l’artiste Louisa Raddatz que nous avions eu le plaisir de rencontrer au Salon, la galerie de Laurent Broquaire, en 2016. Elle sera bientôt en résidence dans la région.

Dimanche, le spectacle de magie a fait salle pleine. « Nous avons même refusé du monde » souligne Nelly Muller. Elle vous donne rendez-vous aux prochains ateliers et surtout au grand tournoi de Quidditch samedi 23 février. Quant à la femme sans corps, il ne faut pas la manquer !

Le député Raphaël Gérard et Louisa Raddatz
• D'origine allemande, Louisa Raddatz est fascinée par la matière qu'elle apprivoise et combine dans l'espace en attrapant les rêves. Ce n'est pas la ouate qu'elle préfère selon la chanson, mais le crin de cheval, le fil de fer et ce bon vieux latex qui gonfle et se dégonfle à volonté, rappelant à ceux qui en douteraient l'éphémère de la forme. Elle souhaite donner à son travail « des formes étrangères et organiques à la fois séduisantes et dérangeantes qui apparaissent et submergent dans ce lieu de passage ». Avec une ligne directrice : laisser le libre chemin au visiteur dans sa découverte.


• Nelly Muller a rencontré July Foxx à Londres où elle est chanteuse de rue. « J’ai tout de suite été emballée par sa voix et je lui ai proposé de venir en France pour le vernissage de l’exposition. Dans un premier temps, elle était réticente car en Angleterre, l’actualité  présente la France comme un pays dangereux en raison du terrorisme et des manifestations. J’ai fini par la convaincre. A Jonzac, elle a réalisé qu’elle ne courait aucun risque ! Elle a d’ailleurs beaucoup apprécié la région ». Et nous son répertoire !

C'est magique !



Quel beau champignon !
• Les animations se poursuivent avec le programme suivant :

• Jusqu'au dimanche 24  février : Exposition "La Magie dans tous ses états"

tous les jours de 10h à 18h - entrée libre

• Les ateliers tarif : 3€ / pers / atelier

Samedi 16 : 15h - Création de personnages féériques A partir de 7 ans

Dimanche 17 : 15h - Création d'accessoires autour d'Harry Potter A partir de 5 ans

Lundi 18 : 15h - Initiation à la magie A partir de 6 ans

Mardi 19 : 15h - Création de personnages féériques A partir de 7 ans

Mercredi 20 : 15h - Papier craft pour enfants et adultes 2 groupes - à partir de 6 ans

Jeudi 21 et Vendredi 22 : 15h - Initiation à la Magie  A partir de 7 ans

Samedi 23 : 11h Initiation au Quidditch (à partir de 5 ans) et à 14 h Tournoi de Quidditch

15 h Atelier papier craft (à partir de 8 ans) 

Le vernissage vendredi dernier

• Dimanche 24 février 

Marché des artisans de 10 h à 18 h

Petit marché des sorciers pour petits et grands, entrée libre - possibilité de restauration sur place 

11h - 14h et 15 h  "Katia, la femme sans corps"

A partir de 4 ans. Venez voir, Mesdames et Messieurs, le plus étrange phénomène visible actuellement dans le monde. Un parcours magique suivit de la découverte de Katia, la seule et véritable Tête sans corps répondra à vos questions, à quelques centimètres des visiteurs tombés sous le charme de cette ravissante créature.

15 h 15 Concours de magiciens
S'inscrire sur la tetenfriche@gmail.com

16 h 30 Spectacle "Au loin"
A partir de 15 ans
Une comédienne sort de la biblitothèque. Suivez-la dans Jonzac clamant haut et fort son texte. Equipés de casques, 40 spectateurs plongeront avec Balzac dans nos ruelles.
5 € pour tous

Tous renseignements :
La Tête en Friche
2 bis rue St Gervais - Jonzac
05 46 04 51 62
www.latetenfriche.com

mercredi 13 février 2019

Jonzac/Union des commerçants : Le bureau présidé par Laurence Agat démissionne

A l’exception de Frédéric Chassin, responsable des marchés nocturnes, le bureau de l’Union de Commerçants que préside Laurence Agat abandonne ses responsabilités. L’annonce en a été faite lors de l’assemblée générale jeudi dernier. Est donc recherchée une nouvelle équipe…

De gauche à droite : Christophe Guédon, Frédéric Chassin, Thierry Jullion, Laurence Agat, 
Christophe Cabri,  Laetitia Detry
L’assemble générale de l’Union des Commerçants s’est tenue la semaine dernière à la mairie de Jonzac. Peu de participants malgré 47 adhérents. Un signe sans doute.
Cette réunion est l’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée, rapport moral, finances. Tout au long de l’année, sont organisées des manifestations : déballage de printemps, fête de mères, soldes, braderie d’automne, marchés nocturnes, animations de Noël, chèques cadeaux et chalets place du château… sans compter des partenariats avec Humour et Vigne, la fête de la musique, etc. 
Elle se bouge, l’Union, et sa trésorerie, détaillée par Thierry Jullion, le démontre. Plus de 21.000 euros en caisse (dont une subvention de la mairie de 12490 euros). En 2018, seule la braderie a été bénéficiaire. Malgré leur affluence, les marchés noctunes, organisés chaque mercredi de juin à début septembre, affichent un déficit de 3392 euros. Le temps n’a pas toujours été au rendez-vous, d’où une modification du calendrier, les agapes se déroulant en plein air !
Laurence Agat, présidente, salue leur bon déroulement « sans incident cette année ». Attirant jusqu’à 1500 convives en juillet et août, le principe est simple : de grandes tables sont dressées autour des halles et chaque convive compose son menu selon ses goûts au gré des stands. Les produits du terroir sont privilégiés avec, cerise sur le gâteau, une animation musicale. Aux esprits chagrins qui estiment que ces marchés sont destinés aux curistes et touristes, le bureau rétorque que tous les Saintongeais y sont cordialement invités ! 

Une modeste assistance
L’atout de Jonzac, ses curistes

Jonzac a la chance de posséder une station thermale : « d’une ville calme, on assiste à un renouveau dès l’arrivée des curistes ». Des flyers ont d’ailleurs été édités par l’UCJ à l’intention des loueurs (en relation avec l’office de tourisme). Y sont référencées les différentes animations. 

Malgré cette situation positive, le bureau ne souhaite pas se représenter à l’exception de Frédéric Chassin, responsable des marchés nocturnes. Laurence Agat se retire, de même que Laetitia Detry, secrétaire depuis deux ans, Thierry Jullion, trésorier et Christophe Guédon, vice-président. Dans la salle, personne ne se manifeste pour leur succéder. Thierry Jullion est réaliste : « le commerce est un monde spécial, il faut se battre en permanence ». 

La présidence de Laurence Agat a été apprécié. Elle s’est largement impliquée, mais elle se pose des questions : « qu’est-ce qu’on entend par Union des Commerçants ? Faut-il y associer les artisans, les professions libérales ? Faut-il se cantonner au centre ville ou au contraire étendre à la périphérie avec les zones commerciales, le casino ? Le nouveau bureau aura à répondre à ces interrogations ». Et d’ajouter pour expliquer la situation : « quand on fait des réunions, on se retrouve à trois. Il est important que le nouveau bureau réunisse autour de lui un large consensus ». 

Le constat dressé par une majorité de commerçants est la baisse de fréquentation en centre ville. Une réalité qui s’explique par différents facteurs : la période creuse, hors curistes, les ventes sur internet que privilégient les jeunes et l’attrait que peuvent constituer les grandes surfaces et leurs parkings gratuits. 

Christophe Cabri, premier adjoint, répond que la fréquentation des touristes est non négligeable et que les curistes sont bien présents. Représentant la mairie, il est le porte-parole de la vitalité de Jonzac (et de ce fait, on comprend sa position)… même si certains quartiers auraient franchement besoin d’une rénovation comme la rue Sadi Carnot ou les rues piétonnes âgées de plusieurs décennies (sans parler de l’état des jardinières !). Il occulte les fermetures de commerces (dont deux récentes dans la rue de Verdun, Le Petit Paris et Frimousse) pour citer les artères qui se sont développées. Exemple l’avenue Victor Hugo. Constituant une entrée de ville avec un important trafic routier, cette dernière n’incite pas pour l’instant les promeneurs à flâner !

L'avenue Victor Hugo constitue une entrée de ville
Cependant, la réflexion est intéressante, l’idée ayant été exposée par un précédent bureau de l’UCJ. Il s’agirait d’élargir le périmètre du centre ville au champ de foire (à relooker) en englobant l'avenue Vitor Hugo (jusqu’au Crédit Mutuel). Voilà qui valoriserait les enseignes installées ainsi que les futures implantations. Cet aménagement sous-entendrait d’importants travaux. Une autre proposition avait été faite : rendre piétonniers, en fin de semaine, les secteurs du marché et du château afin que la population puisse être libre de ses mouvements. Tous ces sujets mériteraient un grand débat. 
A l’initiative de Claude Belot, une réunion a été organisée entre commerçants et élus voici quelques mois. Depuis, plus rien ! Quel dommage…

Rendez-vous le 6 mars

Par-delà cette démission du bureau, qui n’est pas une fatalité mais la nécessité d’une vraie réflexion sur l’avenir, se dessinent plusieurs perspectives. « Il s’agit de trouver une large cohésion d’une part et tenir compte des réalités de Jonzac en ce début du XXIe siècle d’autre part » explique un participant. La situation des bourgs n’est pas facile et les nombreux reportages montrent à quel point le sujet est devenu crucial. En de nombreux départements, les municipalités elles-mêmes s’engagent pour revitaliser les cœurs de ville. Question de survie. 
La question est donc : Dans une ville thermale forte de 17.000 curistes, comment les commerces peuvent-ils renforcer leur attractivité face à la concurrence ? Il en sera question lors la prochaine réunion de l’Union des Commerçants le 6 mars à 19 h 30 salle de la mairie. Venez nombreux ! Par une forte mobilisation, l’échange sera fourni. Parmi les pistes, rues plus amplement décorées, vitrines à thèmes, amélioration de l’aspect des rues piétonnes, nouvelles animations. La balle n’est pas seulement dans le camp de l’UCJ !

Jonzac vue aérienne (© Nicole Bertin)
• Faire appel à un professionnel de la Chambre de Commerce pour aider les commerçants à concrétiser des projets ? Autrefois, l’animateur cantonal - poste supprimé - rendait d’importants services aux collectivités. La mairie pourrait-elle contribuer financièrement à cet emploi ? Christophe Cabri répond que ce n’est guère envisageable puisqu’on parlerait alors « d’ingérence ». Dans le passé pourtant, il semble que la mairie n’hésitait pas à s’intéresser de près à certaines associations… 

• Magasins fermés après le Premier de l’An : plusieurs boutiques ont fermé à cette période, d’où des réflexions. Certains pensent que ce n’est pas à cette époque « qu’on fait du business » tandis que d’autres penchent pour une ouverture puisque les vacances de Noël ne sont pas terminées. 

• Les gilets jaunes : Pour les uns, ils ont réduit la fréquentation ; pour les autres ils l’ont accentuée amenant « les Jonzacais à se servir en ville alors qu’ils vont souvent voir ailleurs ». 

• Séduire la clientèle : Attirer la clientèle ne dépend pas uniquement de l’UCJ, la balle est aussi dans le camp de la mairie en ce qui concerne « l’environnement ». Certaines façades auraient besoin d‘un gros câlin avec une Opération Programmée à l'Amélioration de l’Habitat (aides à la restauration). Jonzac possède un riche patrimoine qui n’est que partiellement valorisé. Des actions sont à mener pour l'embellir.

• Marchés nocturnes : Ils attirent du monde place du marché, mais cette affluence n’est pas forcément propice aux achats dans les boutiques, les gens venant pour se restaurer. « Quoi qu’il en soit, ils apportent une animation à la ville » souligne Barbara Lachamp.

• Le centre ville de Jonzac s’est dépeuplé (population 3600 habitants) et les zones commerciales, Leclerc, Intermarché, Liddl, attirent les clients à l’extérieur.
Le principal atout de la ville réside en ses marchés qui fleurent bon le terroir. Les mardi et vendredi, les halles sont hautes en couleurs ! Autre carte maîtresse, les curistes viennent grossir la population locale de février à décembre et permettent aux commerces de tirer leur épingle du jeu. « Par contre, quand les thermes ferment, les rues se vident » constatent des commerçants. C’est pourquoi l’UCJ propose des événementiels. 
Dans les années 80, existait une semaine gourmande au cloître des Carmes qui remportait un grand succès, pourquoi ne pas reprendre l’idée ? De même les défilés de mode, organisés par les boutiques de la place, attiraient moult spectateurs. Ceux qui ont vécu ces moments en gardent d’excellents souvenirs. 

Avec leurs vastes parkings gratuits, les grandes surfaces sont les grandes rivales des cœurs de ville

Jonzac : Quand Jonzac vivait la semaine gourmande et que Pascal Hannoyer recevait son poids en pineau !


Dans les années 80, l'animation battait son plein à Jonzac et les manifestations attiraient un large public. A l'heure où l'Union des Commerçants cherche un nouveau bureau, nous avons retrouvé ces reportages parus dans La Haute Saintonge de l'époque (1985) qui relatent la Semaine Gourmande dont l'invité était le comédien Bernard Lavalette, venu en voisin de son château de Villebois. Il reçut, comme d'autres intronisés, une "cagouille spéciale" conçue par Claude Guyon.
A l'occasion du rallye, le rugbyman Pascal Hannoyer avait remporté son poids en pineau offert par Unicognac. 116 kg, du costaud ! A souligner : un repas préparé par les restaurateurs du coin. A reprendre ?



Autour du Syndicat d'Initiative, Radio Jonzac, la municipalité et les commerçants, les organisateurs étaient Louis Chalié, médecin qui a consacré sa thèse à l'eau thermale jonzacaise, Jean-Luc Garraud, une nouvelle idée toutes les trois secondes, Claude Révolte, déjà dans la musique, sans oublier le regretté Gilbert Cessac et François Dehré, talentueux artiste et animateur qui travailla quelque temps pour la ville de Jonzac. A noter la venue de Michel Guérard, gendre d'Adrien Barthélemy, responsable de la Chaîne Thermale du Soleil.

C'était le bon temps, sans doute parce qu'on était jeunes, mais c'était le bon temps quand même ! Louis Chalié, Gilbert Cessac et François Dehré nous ont quittés, une pensée pour eux...


Réforme des Lycées : Mobilisation des enseignants qui boycottent le bac blanc dans plusieurs lycées du département

Communiqué : 


" Dans plusieurs établissements du département, les enseignants mobilisés contre la réforme des lycées se sont résignés, pour faire entendre leur voix, à ne pas proposer le traditionnel baccalauréat blanc aux élèves de Terminales. Ces épreuves grandeur nature organisées au sein de chaque lycée permettent aux élèves de s'entraîner, quelques mois avant les épreuves du bac, et de réviser déjà une bonne partie du programme.
Mais cette année, l'efficacité des révisions n'aura pas été éprouvée partout. Si le bac blanc a parfois été entièrement annulé, comme à Saint-Exupéry à la Rochelle par exemple, dans d'autres lycées, comme à Palissy (Saintes) ou à Emile Combes (Pons), son organisation a été très largement entravée par l'engagement des professeurs dont plus de la moitié n'a pas souhaité fournir de sujets pour cette session.
Leur motivation ? Le constat des inégalités de choix sur le territoire. A la rentrée 2019, tous les lycées ne seront pas en mesure de proposer les mêmes choix de spécialités en Première. Les élèves font des vœux, mais les spécialités qu'ils demandent ne seront pas ouvertes en-dessous d'un certain effectif. « A Pons, Sciences de l'ingénieur ou encore Sciences Economiques et Sociales ou Anglais ne sont pas assurées de subsister. Les élèves de Seconde doivent faire quatre vœux, ils ne sont même pas sûrs de pouvoir accéder aux trois spécialités qu'ils demandent. En réalité, les élèves ont peu de choix » affirme un professeur de Pons.
Au delà de cette offre arbitraire des spécialités se pose la question de l'orientation. Car le choix des trois spécialités en Première et l'abandon d'une des trois en Terminale conditionnent l'accès aux études universitaires. Les universités, les BTS, les IUT, les grandes écoles exigeront des candidats qu'ils aient suivi telle ou telle spécialité. " « Autant dire qu'il faudra savoir dès son entrée au Lycée les études que l'on souhaite poursuivre. Mais peu d'enfants à 14-15 ans savent quelles études ils feront, c'est difficile ! » témoigne une maman d'élève inquiète. Sans compter que, désormais, la moitié des épreuves de bac se feront en interne, les professeurs faisant passer eux-mêmes les épreuves à leurs élèves, comme c'est déjà le cas en langues vivantes ainsi qu'en EPS.
Un bac égalitaire ? Non, répondent les enseignants qui organisent désormais leur résistance dans des collectifs et comptent bien durcir encore leur action pour être entendus. Ce qu'ils demandent : plus de choix de spécialités, des effectifs moins élevés, un enseignement commun qui réintègre les mathématiques en Première, au moins sous forme d'option, le maintien de toutes les options existantes avec des moyens constants et égaux pour tous et, enfin, des épreuves de bac identiques pour tous sur le territoire français. Sur les réseaux sociaux, on recense aujourd'hui 200 lycées mobilisés dans l'ensemble pays ".

Le député Jean-Philippe Ardouin engagé pour l'amélioration du ferroviaire saintongeais Bordeaux/Saintes/La-Rochelle

Comme il s’y était engagé, Jean-Philippe Ardouin, député de la 3ème circonscription de la Charente-Maritime (Saintes - Saint-Jean-d'Angély), a effectué lundi 11 février dans la matinée le trajet en TER Saintes-Royan en cabine, accompagné d’un cadre SNCF afin de se rendre compte de l’état de cet axe suite aux travaux d’amélioration qui y ont été récemment réalisés. 


Cette visite a été l’occasion d’échanger avec différents cheminots sur l’état des lignes en Charente-Maritime et en particulier celles desservant Saintes. Alors que le projet thermal sur St-Jean d’Angély se dessine, l’axe Saintes/Niort doit être, lui aussi, entretenu et amélioré.
« Ma conviction est que dans un futur proche, les habitants de la Saintonge, les Saintais, les Angériens, les Pontois doivent absolument se trouver à moins d’une heure en train de la capitale régionale, Bordeaux, saturée d’un point de vue routier. Les Saintongeais doivent pouvoir profiter au quotidien de son attractivité. Exemple marquant : vendredi dernier, en immersion à l’hôpital de Saintes, j’ai mesuré toute la difficulté actuelle pour le centre hospitalier de Saintonge de recruter des médecins alors que la ligne directe vers Bordeaux permettrait ses recrutements.
Demain, il doit pouvoir être enfin possible d’habiter à Saintes et alentours, d’aller travailler, étudier, consommer à Bordeaux et réciproquement. Les usagers de la SNCF qu’ils soient salariés, étudiants ne doivent plus subir des horaires inadaptés, des retards conséquents du fait de travaux non-réalisés depuis trop d’année. L’Etat doit désormais jouer tout son rôle, aux côtés de la Région et de la SNCF pour sortir notre territoire de cet enclavement ferroviaire. J’interpellerai dans les jours à venir, la Ministre des transports ainsi que le Président de la Région Alain Rousset pour obtenir des réponses claires dans ce dossier prioritaire pour l’aménagement de notre territoire qu’est l’axe ferroviaire Bordeaux/Saintes/La-Rochelle » explique le parlementaire. 

• Dans un autre domaine, Jean-Philippe Ardouin recevra une délégation de gilets jaunes vendredi 15 février à 15 h 30 à sa permanence rue St Macoult à Saintes.

mardi 12 février 2019

Clion-sur-Seugne : René Lanoue, maire de 1965 à 1995, nous a quittés

Maire de la commune de Clion-sur-Seugne durant trente ans, René Lanoue nous a quittés à l'âge de 96 ans. Ses obsèques seront célébrées mercredi 13 février à 15 h 30 en l'église de Clion. Nos condoléances à ses enfants, petits enfants, arrière petits-enfants et sa famille.
Contemporain de la Seconde Guerre mondiale aux carrières de Jonzac, ancien STO, cheva­lier dans l’Ordre natio­nal du Mérite, cheva­lier des Palmes acadé­miques, cheva­lier du Mérite agri­cole, René Lanoue était l'une des mémoires de la région. Nous l'avions rencontré en plusieurs occasions. Retour sur ces moments chaleureux et précieux pour la postérité...
  
• Août 2017 : Dimanche, dans le parc du Musée artisanal et rural, René Lanoue a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Un moment émouvant en présence de sa famille, de Jacky Quesson, maire de Saint-Genis, du maire de la commune, Josette Mauroy et d'une nombreuse assistance.

René Lanoue fait Chevalier dans l'Ordre du Mérite par Pierrette Casseyre
René Lanoue appartient aux personnalités qui ont apporté leur pierre à l’édifice de la Haute Saintonge. Maire de Clion durant trente ans, la médaille du Mérite lui a été décernée pour ses bons et loyaux services dimanche matin. Son fils, Philippe, remercia Pierrette et Jean-Pierre Casseyre qui ont procédé à la remise de cette distinction : « vous avez tous deux des liens très forts avec le village ».

René Lanoue aux côtés de son fils Philippe, Pierrette et Jean-Pierre Casseyre
Les amis étaient là !
Jean Pierre Casseyre, Josette Mauroy, Jacky Quesson


Jean-Pierre Casseyre évoqua le passé : « Quand tu habitais Lansac, je venais te faire une visite pendant les vacances. Nous parlions histoire, économie rurale. Et surtout, tu me racontais des épisodes de l’Occupation à Jonzac, aux carrières d’Heurtebise ».
Pierrette Casseyre, quant à elle, salua son engagement dans la vie publique et ses cinq mandats de maire : « Pendant ces 30 années à la tête de la commune, on ne peut que souligner la primauté que tu as accordé aux problèmes humains, au respect des opinions, à la tolérance, la modestie dont tu as fait preuve ainsi que la concertation. Cette médaille récompense tes efforts, ton travail, ton intégrité et ta constante disponibilité. La République sait honorer les siens ». René Lanoue était ému et ses remerciements furent aussi éloquents que son regard.

Jonzac : retour sur une période qu’il n’a jamais oubliée aux carrières d'Heurtebise...

Fils d’agriculteur à Clion-sur-Seugne, René Lanoue a vécu la Seconde Guerre mondiale quand l’Allemagne avait envahi la France. Il y a quelques années, il nous avait confié ses souvenirs sur cette époque troublée : « J’aurais du aller au STO à Nuremberg mais, par l’intermédiaire de Berthelot le laitier, j’ai appris que la Kriesgmarine recrutait à Jonzac. Je me suis présenté et j’ai été embauché. Notre travail consistait à ramener des obus de la gare  pour les entreposer dans les carrières d’Heurtebise. Ce n’était pas dangereux car ils n’étaient pas amorcés ».

Il a 23 ans et a pris pension dans un petit restaurant situé boulevard Denfert Rochereau. Sa journée commence tôt et se termine tard. Les Allemands sont « corrects » à l’égard des ouvriers. S’il ne connaît pas personnellement Pierre Ruibet - qui fera exploser le dépôt de munitions - il l’a croisé : « il était assez grand, costaud et très discret ».

Quand le jour J est arrivé, le 30 juin 1944, René Lanoue et ses collègues ignorent tout des événements terribles qui vont suivre : « jusqu’à présent, nous étions dans l’interrogation. Avant le débarquement, beaucoup croyaient que c’était foutu, que nous allions devenir Allemands. De plus, nous ignorions totalement l’existence des camps de concentration. Le 30 juin, la journée a commencé comme à l’habitude. Nous n’étions jamais contrôlés et encore moins fouillés. Cela explique pourquoi Ruibet a réussi à dissimuler du matériel. La carrière était commandée par un vieux capitaine qui avait fait la guerre 14-18 ».

René Lanoue ne se doute de rien. Son chef d’équipe lui demande d’aller chercher un chevron pour caler des obus. C’est alors qu’il croise Claude Gatineau qui sort des carrières en courant. Il lui demande où il va, mais le jeune homme ne répond pas. « Je l’ai trouvé bizarre. C’est alors qu’a surgi un Allemand ensanglanté qui criait « Sabotage Ruibet et Gatineau ». J’ai tout de suite fait demi-tour et j’ai dit aux copains de s’en aller. A l’intérieur, on entendait des explosions ».
Ils sont sept ou huit à prendre la direction de la laiterie de Beauregard en direction de Champagnac. Le secteur est plein de fils barbelés et il est miné. « L’un des nôtres a sauté sur une mine, lui coupant la jambe. Nous l’avons placé dans une brouette, puis il a été conduit à l’hôpital dans le service dr Peu-Duvallon. Fort heureusement, il a survécu. Finalement, nous aurions mieux fait de sortir par la porte d‘entrée. Les ouvriers qui l’ont fait n’ont pas eu de problème pour quitter les lieux ».
En fuite, René Lanoue et la troupe ne savent pas trop quoi faire. Des bruits persistants circulent. On parle d’otages qui seraient fusillés. « A part ceux qui étaient en permission, nous avons décidé de revenir à la carrière où les Allemands nous ont parqués dans la cour de Clerjaud. Malgré les événements, nous avons repris le travail. On nous a demandé de récupérer le cuivre des obus. Nous étions inquiets car nous ignorions ce qui nous attendait. Nous avons vu sortir Claude Gatineau des baraquements où il avait été torturé. Il était soutenu par deux soldats. C’est alors qu’on nous a donné l’ordre de monter un échafaud ».

A cette évocation, René Lanoue est ému : « je n’oublierai jamais cet instant. Les mots me manquent. C’est le moment le plus terrible de ma vie. Nous ne savions pas à qui était destinée cette corde. A nous, à d’autres ? ». En effet, un Oradour-sur-Glane aurait pu se produire à Jonzac car le dépôt détruit était le plus important de la Côte atlantique. Sa disparition était donc un véritable coup dur pour les Allemands.
Claude Gatineau ne sera pas pendu, mais fusillé quelques jours plus tard, après un procès très discutable. « Nous avons entendu les coups de feu. C’était affreux ».

Aux carrières, la vie a repris son cours après l’explosion. Toutefois, les choses ont changé : « comme il n’y avait plus rien à faire, nous ne sommes plus venus à partir du mois d’août ».

René Lanoue s’engage alors en Afrique du Nord où il reste huit mois. Un beau jour, la guerre s’achève, tirant un trait sur des années tragiques. « Nous avons créé l’Association des Carrières dont j’ai été le président. Balout en était vice-président et Henri Jean secrétaire. Nous nous réunissions tous les ans le 30 juin. Je suis allé me recueillir sur la tombe de Pierre Ruibet à Voiron. La commune a érigé un monument en son honneur ».

« Nous avons eu une bien mauvaise jeunesse »
avoue René Lanoue. La guerre, l’occupation mais aussi les dénonciations, la collaboration, les résistants de la dernière heure, les femmes tondues inutilement. « Je voudrais que tout ça ne se reproduise plus » dit-il.
René Lanoue s’est marié à Clion où il a repris l’exploitation familiale. Il a eu deux fils Laurent et Philippe. Ce dernier, comme son père, a été maire de cette commune du canton de Saint-Genis.

Séquence émotion
L'allocution de Pierrette Casseyre
René Lanoue est devenu Chevalier !
Une cérémonie émouvante
Photos NICOLE BERTIN

Communauté de Communes de Haute-Saintonge : construire le territoire de demain avec le SCoT

Dans le cadre de l'élaboration du SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale), la Communauté des Communes de la Haute-Saintonge organise une réunion publique le 20 février à 18 h au centre des congrès à Jonzac. Y seront présentés l’avancement des travaux d’élaboration de ce document d’urbanisme et notamment le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durables ).


Ce document, qui va fixer les orientations de développement du territoire pour les vingt prochaines années, doit être partagé par l'ensemble des acteurs de la Haute-Saintonge et notamment par ses habitants.

Tu la vois comment ta plage en 2040 ?

Dans le cadre de son plan plage territorial, la Communauté d'Agglomération Royan Atlantique organise un concours d'artistes amateurs, sur le thème "ma plage en 2040".
Que ce soit une plage urbaine ou une plage naturelle, comment les usagers du littoral imaginent-ils la plage dans un futur proche quant à l'aménagement, l’écologie ou les loisirs ?
Cette action de prospective permet de partager les « visions futuristes » des concitoyens et de les intégrer dans les réflexions stratégiques et politiques d’aménagement du territoire
 
 
Dans ce concours exclusivement réservé aux artistes amateurs, toutes les formes d'art sont acceptées (dessin, peinture, sculpture, musique, vidéo, photo).
Les œuvres ne devront pas dépasser un format de 120 x 80 cm (A0) ou un poids de 40 kilos.
Les artistes devront renvoyer leur dossier de candidature avant le 3 mai, par courriel (concours-plages@agglo-royan.fr) ou par courrier à l'adresse de la CARA, 107, avenue de Rochefort, 17200 Royan. 

Deux catégories seront représentées : adulte (plus de 14 ans) et junior (moins de 14 ans). Pour chaque catégorie, cinq œuvres seront sélectionnées et récompensées au regard de la qualité artistique.
Les dix œuvres lauréates seront présentées le 8 juin au village du développement durable de la CARA, puis elles seront exposées dans le hall du siège de la CARA du 8 juillet au 30 août avec dix autres œuvres sélectionnées.
De nombreux lots seront attribués (pack découverte des activités littorales, visite du phare de Cordouan en catamaran, entrées aux concerts des Jeudis Musicaux).

Renseignement et inscription sur www.agglo-royan.fr/plage-2040 et au 05 46 22 19 72.

Saintes/Parc Centre Atlantique : le groupe Soprema et Auto-Distribution Talbot lancent leurs travaux d'installation

Après l’enseigne Chronopost qui a démarré ses travaux en octobre, l’implantation des entreprises se poursuit sur le Parc Centre-Atlantique avec l’installation de deux nouvelles entreprises : le groupe Soprema et Auto Distribution Talbot


Les travaux d’implantation ont commencé sur une parcelle de 5563 m² pour la première et un terrain de 8952m² pour la seconde. L’entreprise Talbot travaille dans la fourniture industrielle et les pièces de rechange automobile. Cette société familiale, dont le siège est à Thouars en Deux-Sèvres, rayonne sur quatorze sites en Poitou-Charentes. Celui de Saintes a vocation à devenir le cœur logistique de l’activité pour les deux Charentes et à abriter également un centre de formation clientèle. Il était donc indispensable d’envisager un nouveau bâtiment pour satisfaire les projets de développement de cette enseigne dont le premier magasin s’est installé à Saintes il y a quatre ans. Huit emplois sont annoncés.

La société Soprema est spécialisée dans l’étanchéité, l’isolation et la couverture. Son implantation sur le Parc Centre Atlantique correspond à la nécessité de disposer de locaux plus spacieux en comparaison de leurs locaux actuels sur l’avenue Salvador Allende. 28 emplois sont prévus dans les nouveaux locaux. Le Parc Centre-Atlantique se situe dans le prolongement du Parc les Coteaux, à l’ouest de Saintes.

Cette nouvelle zone d’activité mise en place par la Communauté d’Agglomération de Saintes a vocation à accueillir des activités essentiellement productives, industrielles et artisanales.

lundi 11 février 2019

Jonzac : les chocolats en cœur de la Saint-Valentin !

Pour tous les amoureux, la pâtisserie de la Porte de Ville, à Jonzac, a confectionné des chocolats en forme de cœur pour la Saint-Valentin. Fondants et délicieux ! Laissez-vous tenter à partir de jeudi...

Jérémy et Ali, pâtissiers
• Boulangerie Lamy Desmarthon, Porte de Ville 17500 Jonzac
• Boulangerie pâtisserie du bourg 17500 Ozillac

Chaniers /Jean-François Moinet : un contrôle de permis de conduire dont il se souviendra...

Jean-François Moinet est un artisan-horloger bien connu à Chaniers, commune située près de Saintes. Outre qu’il est l’un des spécialistes reconnus de l’horlogerie ancienne, il n’a pas sa langue dans sa poche et fait entendre sa voix dès qu’un événement retient son attention. Ainsi, il a critiqué voici quelque temps une rampe d’accès pour personnes à mobilité réduite construite dans le bourg. A son avis, elle n'est « ni conforme, ni accessible ». Voilà qui a durci le ton avec le maire. Il a d’ailleurs donné sa démission du conseil municipal.


Ce climat serait-il à l’origine de rapports tendus ? Nul ne le sait. Toujours est-il qu’il est plutôt contrarié par ce qui vient de lui arriver.

L’an dernier, à la suite d’un excès de vitesse important, il se fait retirer son permis de conduire. « J’ai reconnu les faits et j’ai demandé une procédure accélérée au Tribunal qui m’a été accordée. J’ai donc écopé de trois mois de suspension de permis ». Pendant ce temps-là, pour se rendre à son atelier, il utilise un scooter. Jusque-là, pas de problème.

Les trois mois s’étant écoulés, il peut à nouveau conduire à partir de janvier dernier, mais comme son permis a été détruit (selon la procédure), il doit en demander un autre. Pour se déplacer, il a donc sur lui un document qui atteste qu’il peut à nouveau circuler en voiture. Il l’a sur lui vendredi 8 février quand, vers à 8 h, le policier municipal de Chaniers l’arrête alors qu’il est sur son lieu de travail : « il m’a fait signe de stopper. Dans la foulée, sont arrivés trois gendarmes qui m’ont demandé le permis. Je leur ai montré le papier montrant que j’étais à nouveau opérationnel après ces trois mois de suspension. Pensaient-ils que j’avais écopé de six mois ? Ils sont repartis comme ils étaient venus, mais j’ai été choqué. Se faire contrôler par trois gendarmes armés et un policier municipal près de son atelier, j’en ai été bouleversé. On aurait dit que j’étais un délinquant ! Je pense que peu de personnes subissent un tel traitement. J’aurais eu un contrôle à l’extérieur, je n’aurais rien dit, mais là où il a eu lieu, je m’interroge » souligne Jean-François Moinet, visiblement impressionné par cette interpellation.

Il a donc contacté la mairie pour connaître les raisons de la présence du policier municipal lors du fameux contrôle. Celle-ci dément "toute anguille sous roche" : « il s’agit d’un banal contrôle de permis de conduire comme il y en a tous les jours » souligne-t-elle...

Saint-Jean d’Angély : déjà l’ancien maire, Jean Combes, voulait créer une station thermale

Alors que Françoise Mesnard, maire de Saint-Jean d’Angély, vient d’annoncer la reprise du projet thermal avec le groupe Valvital qui gère (entre autres) les Eaux-Bonnes, Jean Combes, ancien premier magistrat, se souvient de cette aventure dont il a posé les premiers jalons. Il y croyait à la station thermale ! Malheureusement, ce n’était pas le moment, semble-t-il. Jonzac, qui venait de lancer sa propre station avec la Chaîne Thermale du Soleil, n’avait guère besoin d’un concurrent immédiat et le successeur de Jean Combes, Paul-Henri Denieuil, a purement et simplement enterré le projet… Heureusement, le contexte a changé et selon les déclarations de Françoise Mesnard, « Claude Belot, maire de Jonzac, serait heureux d’une quatrième station thermale en Charente-Maritime » (en plus de Saujon, Rochefort et Jonzac) faisait du département une terre qui fleure bon les eaux curatives !


Ancien inspecteur de l’Education Nationale, historien, membre de l'Académie de Saintonge, Jean Combes a été maire de Saint-Jean d’Angély de 1995 à 2008. Parmi les projets qui lui tenaient à cœur, figurait la création d’une station thermale afin que la ville puisse connaître un nouvel essor lié à cette activité. Alors que le dossier était en bonne voie, il s’est arrêté brutalement pour des raisons que nous qualifierons de « diverses et variées ».

Comment cet ancien élu a-t-il vécu cette aventure qui s’est soldée par un échec et repart aujourd’hui, ce qui lui fait bougrement plaisir ? Il se livre à la confidence : « A la fin des années 90, un ami géologue m’a fait remarquer que Saint-Jean d’Angély se trouvait sur la même nappe d’eau souterraine qui celle alimentant les thermes de Jonzac, ouverts en 1986, et Rochefort. Je me suis dit que Saint-Jean pourrait avoir, elle aussi, sa station. Un forage à 900 mètres de profondeur a été effectué avec une eau sortant à 40 degrés. La démarche suivante était de trouver un opérateur thermal. J’ai pensé à la Chaîne Thermale du Soleil ».

Il appelle Adrien Barthélémy à Paris, avenue de L’Opéra. Avec un petit avantage pour l’obtenir au téléphone, tous deux sont natifs de l’Aveyron. « Dans un premier temps, la secrétaire m’a dit qu’il était indisponible, mais quand elle a réalisé que nous avions des racines identiques, j’ai eu le responsable au bout du fil. Comme je le supposais, nous avions des tas de connaissances en commun ! Adrien Barthélémy m’a alors donné de l’espoir, déclarant qu’il lancerait la station de Saint-Jean d’Angély, ne serait-ce que parce que j’étais Aveyronnais comme lui ! ». Il est venu au conseil municipal et a signé des documents où il s’engageait à la création de cette nouvelle station.

« Le préfet me dit de tout arrêter »

Enthousiaste, la mairie acquiert la caserne Voyer où se trouveront les futurs bâtiments. Jusque-là, tout va bien : « j’avais trouvé l’eau, mais il fallait la faire valider comme ayant des vertus thérapeutiques par l’Académie de Médecine et le Ministère de la Santé ». Pour cela, Jean Combes fait réaliser un module expérimental où l’évolution de patients atteints de rhumatismes est attentivement suivie. C’est alors que survient le premier rebondissement : « Un jour, alors que les expérimentations étaient lancées, je suis averti par le Préfet que le Ministère de la Santé demande de tout arrêter. Je tombe des nues. J’appelle les responsables pour avoir des explications sur les raisons de cette décision. Je n’obtiens rien de concluant. Je me tourne vers l’Académie de Médecine en lui demandant la marche à suivre. J’ai la chance d'être en contact avec un nouvel Académicien, un homme intelligent, qui ne comprend pas pourquoi on cherche à mettre fin à ce projet. Il m’apporte son aide »  se souvient Jean Combes.
Ayant obtenu la validation officielle de « l’eau thermale naturelle de Saint-Jean d’Angély » dédiée à la rhumatologie et la phlébologie, Jean Combes se rend au Ministère de la Santé qui supervise le remboursement des cures par la Sécurité Sociale : « Mon interlocuteur était mal à l’aise quand il a découvert l’agrément de l’Académie de Médecine. Malheureusement, par la suite, les choses se sont compliquées. Adrien Barthélémy a eu un accident de voiture et sa fille, Mme Guérard, n’a pas donné suite à Saint-Jean d’Angély au prétexte qu’elle avait déjà en charge une vingtaine de stations. La seule solution était de chercher un autre gestionnaire. Eurothermes, déjà installé à Rochefort, était partant à condition que la municipalité assure la construction de la station. Je ne pouvais pas prendre ce risque financier. Je me suis tourné vers un autre exploitant. Or, nous étions à la veille des élections municipales de 2008 et je ne voulais rien signer en l’attente des résultats. J’ai bien fait car j’ai été battu par Paul Henri Denieuil qui a purement et simplement abandonné le projet ». Fin du premier acte (où près d'un million d'euros ont été investis).

Le forage est resté en l’état et Françoise Mesnard a repris le flambeau avec le groupe Valvital. Aujourd’hui, le moral est de nouveau au beau fixe ! Début du deuxième acte.

Saint-Jean d’Angély /Station thermale : c’est parti ! Ouverture programmée en 2023

Il y a belle lurette qu’on parle d’une station thermale à Saint-Jean d’Angély. Le projet a été relancé par la première magistrate, Françoise Mesnard, qui a fait appel au groupe Valvital pour conduire à bien cette opération. L’objectif poursuivi est de donner un souffle nouveau à ce territoire qui ne manque pas d’attraits. La signature officielle a eu lieu l’autre vendredi à l’hôtel-de-ville

Bernard Riac aux côtés de Françoise Mesnard, maire, Laure Trotin, sous-préfète, 
Corinne Imbert, sénatrice
C’est dans la magnifique salle de réception de la mairie - signe de la richesse passée de Saint-Jean d’Angély - qu’a eu lieu la signature qui lie la municipalité au groupe Valvital. Devant une nombreuse assistance, Françoise Mesnard a rappelé les grands moments de cette aventure thermale initiée par son prédécesseur Jean Combes. « Si le projet n’a pas abouti, c’est qu’il n’était pas mûr » remarque-t-elle. C’est pourquoi elle n’a pas baissé les bras, reprenant le dossier voici quelques années. Une priorité pour le secteur de Saint-Jean, frappé par la crise économique. L’ouverture d’une station thermale redynamisera la région. Viendront s’y ajouter la filière viticole, le développement des produits bio, les activités hospitalières… sans oublier les loisirs avec le cinéma multiplex !

Etape sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, Saint-Jean d’Angély possède un patrimoine remarquable, abbaye royale, tour de l’horloge, hôtels particuliers, maisons à colombages. Pour accompagner la future station thermale, la municipalité lance diverses actions (soutenues par la CDC, les conseils départemental et régional) contribuant à valoriser la cité : opération programmée à l’habitat, aides à la restauration des immeubles, à l’aménagement de studios thermaux (offres locatives), coup de pouce aux nouveaux commerces. Il s’agit de dynamiser la ville en participant à sa renaissance : « Nous refusons la fatalité. Le thermalisme apportera un souffle nouveau au territoire ».

Bernard Riac, président de Valvital (société fondée en 2000) partage ce sentiment : « ouvrir une nouvelle station est un moment important. Nous avons conscience de la responsabilité qui nous incombe et des retombées qu’aura ce projet sur le secteur. Merci au conseil de la confiance qu’il nous accorde ». Valvitaval représente 56000 curistes en France. « Saint Jean d’Angély me tient à cœur. Bien sûr, ce sera long et l’administration est contraignante » admet-il en se félicitant du soutien apporté par la sous-préfète, Laure Trotin. L’investissement sera de 14 millions d’euros comprenant les thermes (caserne Voyer acquise par Valvital) et la résidence réservée aux curistes. Ouverture programmée en 2023.
L’étude clinique débutera via un module thermal destiné à démontrer les bienfaits curatifs de l’eau thermale. Elle concernera 100 patients (appel est lancé à la population locale souffrant de rhumatismes). Selon la procédure, ces essais seront ensuite validés par l’Académie de Médecine, puis le Ministère de la Santé qui donne son accord pour le remboursement des cures.

Un nombreux public
L’objectif est d’accueillir dans un premier temps 5000 patients de mars à novembre (cure de 21 jours). 50 emplois sont annoncés (dont 30 équivalents temps plein). Les retombées qu’aura le thermalisme sur l’agglomération (marché locatif, restauration, hôtellerie, commerces, animations) seront non négligeables. Bernard Riac y croit : « la première fois que j’ai entendu parler de Saint-Jean, j’hésitais à faire le déplacement de Paris. Les études ont montré que le projet est rentable. Aujourd’hui, notre groupe est déterminé à le concrétiser ». Si Saint-Jean voit le jour, la Charente-Maritime comptera quatre stations avec Rochefort, Saujon et Jonzac.
Corinne Imbert, sénatrice, et Laure Trotin, sous-préfet, saluent « cette initiative qui irriguera pleinement le territoire ». Mentionnée sur l’autoroute A 10 par exemple, la station incitera à faire étape à Saint-Jean d’Angély.
Affaire à suivre !

La signature des deux parties, Valvital et mairie
• Valvital (Compagnie européenne des Bains) possède des stations thermales situées dans les villes d'Aix-les-Bains, Berthemont-les-Bains, Bourbonne-les-Bains, Divonne-les-Bains, Eaux-Bonnes, Lectoure, Lons-le-Saunier, Montbrun-les-Bains, Morsbronn-les-Bains, Niederbronn-les-Bains et Thonon-les-Bains. Elle est le deuxième groupe thermal français avec une fréquentation de 56000 curistes derrière la Chaîne Thermale du Soleil et ses 20 stations (145 000 patients assurés sociaux).
La société a prévu d'ouvrir de nouvelles station thermales à Nancy et Saint-Jean d’Angély, après Enghien-les-Bains.

Maison à colombages de Saint-Jean d Angély