dimanche 18 février 2018

Didier Lockwood nous a quittés : en 2006, Jonzac l'avait accueilli

Didier Lockwood (à gauche) avec Martin Taylor et Jean-Philippe Viret (archives)
Bien triste nouvelle. Le célèbre violoniste de jazz, Didier Lockwood, marié à la soprano Patricia Petibon, est mort brutalement dimanche matin à Paris à l'âge de 62 ans. En 2006, il était venu à Jonzac où il avait participé à la manifestation Drôles de Rue. Au sein du groupe S. Grappelli Héritage, sa prestation aux côtés de Martin Taylor à la guitare et Jean-Philippe Viret à la contrebasse avait été unanimement appréciée.

Place de la République (archives Jonzac)

Jérôme Carbonnel, du comité d'animation, se souvient d’un moment qui l’a particulièrement touché : « Nous rejoignions la place de la République où se trouvait la scène à l’époque. Nous nous sommes arrêtés sur la terrasse du Coq d’or où Mathias Guerry jouait du violon. Didier Lockwood l'a écouté avec attention et m’a alors confié son Stradivarius. Un sacré moment ! Séduit par le talent de Mathias, il l’a invité à le rejoindre lors du concert ». Des liens se sont tissés par la suite et des échanges par mail ont eu lieu jusqu’en août dernier. Dans la région, Didier Lockwood s'est produit à Royan durant l'été 2017, au Violon sur le Sable.
 
Aujourd’hui, chacun salue le génie de ce musicien, sa finesse, son enthousiasme et sa grande pudeur. 

Les violonistes Mathias Guerry et Emeline Alberghi

samedi 17 février 2018

Centre des congrès de Jonzac : et si son prix continuait à grimper ?

Le centre des congrès de Jonzac
Avec les nombreux avenants votés par la Communauté de Communes de Haute Saintonge, le Centre des Congrès atteint quelque 19.000.000 euros. Une dépense conséquente que le Président Belot a réalisée avec la caution de l'ensemble des maires, sans état d'âme pour les contribuables. En effet, l'objectif recherché est de dynamiser le territoire. Quand elle fonctionnera à plein régime, cette structure devrait rapporter des devises. Pour l'instant, « elle est en rodage » souligne l'élu qui attend l'ouverture de l'hôtel proche du casino, destiné à l'accueil des congressistes. Le casino sera lui-même en transformation à partir du mois de mars (avec suppression de l'actuelle salle de spectacles de 290 places).

Derrière ces perspectives "hollywoodiennes", des questions restent en suspens. Bien qu'ouvert, l'aménagement du centre des Congrès est-il réellement terminé ? Curieusement, les cuisines n'y avaient pas été prévues et il en sera doté (voir appel d'offres) : au vu du prix, nous devrions avoir celles du Crillon et pas une simple kitchenette ! S'y ajoute une autre observation. Si le centre est correctement doté en équipements utiles aux conférences, il ne dispose pas, pour l'instant, de tous les matériels techniques nécessaires aux grands spectacles (éclairage, sonorisation, etc). Ce qui oblige les organisateurs de manifestations à louer les services de professionnels extérieurs (d'où un surcoût, en plus de la location de la salle). Faut-il s'attendre, comme pour les cuisines, à de nouveaux investissements "avenants" de part de la CDCHS ?

 

Le marché concernant les équipemenst de cuisines
Pour assurer sa rentabilité, les tarifs de location du centre des congrès, fixés par la CDCHS qui le gère directement, sont importants. Agora : Tarif A 5400 euros TTC, tarif B 4320 euros, tarif C 3780 euros, tarif D 3240 euros, tarif E 2700 euros, forfait ménage obligatoire 30 euros l'heure. Système de vidéo projection 960 euros TTC ; Salles de séminaire : A la journée 420 euros ou 360 selon les salles retenues ; à la demi-journée de 300 à 240 euros ; pour toutes les salles 1920 euros. Ménage 30 euros l'heure ; Hall de 600 m2 : 1920 euros TTC, ménage obligatoire 30 euros l'heure.

Deux poids, deux mesures...

Si l'on peut se réjouir de disposer, à Jonzac, d'un centre des congrès digne d'une ville de grande taille comme Bordeaux, un problème devrait se poser rapidement pour les associations locales ou particuliers qui cherchent une salle de 300 ou 400 places et dont les moyens financiers sont limités. Jonzac, désormais dans la cour des grands, sera alors hors de portée de leur budget (le théâtre du château est trop petit, l'ancienne salle des fêtes ne sert pratiquement plus et la salle du casino n'existera plus).
On se retrouvera alors dans le même cas que pour le complexe aquatique des Antilles où les tarifs d'entrée, élevés surtout en période de vacances, peuvent devenir un obstacle. L'été, les personnes qui veulent tout simplement se baigner sans bourse délier ne peuvent plus bénéficier de l'ancienne piscine de Jonzac (rue Chanzy), supprimée, et doivent se rendre à Réaux (par exemple) où les tarifs sont abordables (adulte : 2,50€, enfant : 1,50€). Reste, aux Antilles, le bassin sportif avec lignes 25 mètres à 4 euros pour les adultes et 3 euros pour les jeunes à certains horaires.
Bref, ce qui peut sembler formidable en matière d'aménagement pour les uns pourrait s'avérer pénalisant pour les habitants du secteur qui n'ont pas la chance de rouler sur l'or...

Les Antilles de Jonzac

Communauté de Communes de Haute Saintonge : et pan sur le bec des "canards" ?

Sur Facebook, on peut trouver cette offre d'emploi émanant de la Communauté de Communes de Haute Saintonge que préside Claude Belot. La collectivité est en quête d'un "changé", plutôt d'un chargé de communication digitale (depuis l'erreur a été corrigée). Traduire : personne qui valorisera sur le net l'image que doit renvoyer la CDCHS, forte de son nouveau centre des congrès, auprès du public. 

Chargé ou changé de communication ? Depuis la faute a été corrigée !

Si cette annonce est à saluer puisqu'elle est source de travail, son contenu, où la personne recrutée sera chargée de modérer les réseaux sociaux, laisse interrogatif. Autrement dit, son rôle (entre autres) sera de supprimer les commentaires déplacés, ce qui est naturel, mais aussi ceux qui pourraient être désagréables pour l'image de la CDCHS. La liberté d'expression en serait alors altérée, elle qui a déjà du plomb dans l'aile en Haute Saintonge où la presse papier est généralement obligeante envers le président-maire de Jonzac. A sa décharge, elle n'a souvent pas d'autres moyens que de l'être. Ou alors, il faut s'appeler Le Canard Enchaîné !
Attendons la suite des événements...




La communauté des Communes de la Haute-Saintonge recherche un ou une chargée de communication digitale.
Les missions de communication digitale :
• Contribuer à l'analyse des besoins
• Participer à la définition de la stratégie de communication
• Proposer des solutions technologiques
• Animer les sites internet et les réseaux sociaux
• Développer la notoriété des sites
• Rédiger et actualiser les contenus,

Les missions de communication généraliste :
• Plans de communications
• Conseiller et accompagner les services
• Concevoir et rédiger des supports de communication
• Participer aux événements, salons et expositions,
• Réaliser la mise en page de documents
Le contrat
Premier contrat en CDD de 12 mois - 35h
Vous avez
• une première expérience significative serait appréciée
• une formation initiale en communication
• une culture numérique approfondie
Vous êtes
créatif / rigoureux / autonome / polyvalent
Envoyez votre candidature (lettre, CV avant le 15 mars) par courrier au :
Président de la Communauté des communes de haute-Saintonge
7 rue Taillefer
CS 70002
17501 Jonzac Cedex
ou par mail : isabelle.chaumeton@haute-saintonge.org

jeudi 15 février 2018

Crise à l'Université de La Rochelle

La crise qui agite l’université de La Rochelle depuis maintenant quatre mois et demi ne faiblit pas. Si rien ne se passe, va-t-on à la catastrophe ? Afin de tenter d’éviter une telle situation, les enseignants chercheurs juristes - qui sont, dans leur majorité, tout comme les étudiants en droit, opposés au projet d'établissement 2018/2021 - tentent un appel à l’autorité de tutelle. Ils ont adressé cette lettre ouverte au Ministre de l’Enseignement supérieur...  


Saintes : le conseil municipal vote les subventions aux associations

Le vote des subventions est un moment généralement attendu. Pour preuve, le public a répondu nombreux en ce mardi 13 février. Après certaines coupes opérées en 2014, l’opposition est attentive. Si les attributions ont entraîné des commentaires justifiés, le climat est resté plutôt détendu entre Jean-Philippe Machon et les membres de la gauche "plurielle" dont était absente Brigitte Favreau. Ses collègues lui ont adressé leurs vœux de prompt rétablissement.

Erol Ural succède à Jean-Claude Landreau (entre Mélissa Trouvé et Gérard Desrente)
L’une des premières questions à l’ordre du jour est la désignation d’un nouveau conseiller municipal, en l’occurrence Erol Ural, commercial en bureautique. Il succède à Jean-Claude Landreau, démissionnaire pour « raisons de santé ». Le maire salue le travail qu’il a accompli aux affaires sociales : « il a géré le CCAS avec succès. J'ai apprécié ses qualités relationnelles et son ouverture à la négociation ». Un nouvel adjoint sera désigné lors du prochain conseil municipal.

Serge Maupouet s'interroge sur le climat qui règne dans la majorité...
Alors que tout semblait sur les rails (normal dans une vie cheminote !), une question de Serge Maupouet surprend quelque peu Jean-Philippe Machon. « Où en êtes-vous avec votre majorité dans le contexte actuel ?» lui demande-t-il. Le maire, qui ne s’y attendait pas, fait d’abord des yeux ronds avant de répondre : « ils ont l’air en bonne santé ! Il n’y a pas d’interrogations particulières ». Serge Maupouet insinue un désaccord sur les choix du maire, lequel persiste et signe : « on se réunit tous les mercredis soir pour faire le point, il n’y a pas de souci ».
Et d’ajouter : « Et vous, dans l’opposition, ça va ? ». Sans doute a-t-il entendu parler de la fusion des Radicaux de droite et de gauche réunis dans le nouveau Mouvement Radical, parti que Renée Lauribe Benchimol (MRG) n’a pas rejoint. Serge Maupouet admet que la gauche à laquelle il appartient a quelquefois des divergences « mais nous nous entendons. Par contre, dans les bruits de couloir, chez vous… ce serait différent ». Jean-Philippe Machon finit par s’agacer : « que les gens parlent dans les couloirs est un bon point ! Nous travaillons dans la concertation et il en sera ainsi jusqu’à la fin de notre mandat ».
Les deux hommes en restent là, chacun campant sur ses positions en évitant ce grain de sable qui durcirait inévitablement l’échange…

Une nombreuse assistance

Jean-Philippe Machon : « Nous faisons confiance aux associations »

Josette Groleau et Philippe Callaud embrayent sur les subventions. Ne pas trop les réduire afin de donner des latitudes aux associations qui font battre le cœur de la ville.
Jean-Philippe Machon explique la position de la mairie (qui ne convainc pas Laurence Henry) : « nous sommes confrontés à la baisse des dotations de l’Etat. Nous avons choisi de réduire nos dépenses de fonctionnement ainsi que certaines subventions afin de ne pas augmenter les impôts locaux jusqu’à la fin de notre mandat. Nous avons baissé l’endettement de la ville qui était important et pouvons conduire à bien des projets grâce à l’aide de partenaires extérieurs, Conseil Départemental, Région, etc ».
Les demandes de subventions sont étudiées attentivement et un bilan financier est demandé : « Nous leur faisons confiance, mais il est normal que nous regardions comment est utilisé l’argent public qui ne doit pas servir de bas de laine rapportant des intérêts sur un livret. Il est logiquement affecté au fonctionnement de l’association et aux actions qu’elle conduit ». Ainsi, les associations qui présentent un an de trésorerie d’avance sur leurs comptes respectifs devront attendre, sauf si elles organisent un événementiel justifiant une participation municipale. Serge Maupouet estime qu’il est toujours possible de faire d’autres choix, surtout en ce qui concerne le social.

La ville attribue une subvention d’équilibre annuelle au CCAS et lui apporte divers concours ; en conséquence les deux parties ont conclu une convention. « Au CCAS, il n’y a pas de baisse des services et la gestion est meilleure » remarque le premier magistrat.
Une somme de 105.000 euros est affectée aux œuvres sociales, organisme au service des agents des collectivités. La baisse de cette subvention s’explique par le départ à la retraite d’un salarié et le calcul réalisé à partir du nombre d’agents.


• Associations à caractère social : 380.000 euros

Josette Groleau regrette que les subventions affectées ne soient pas plus précises. « Globalement, les subventions restent les mêmes, nous maintenons les moyens à un niveau élevé pour une ville comme Saintes » explique le maire. Philippe Callaud fait néanmoins remarquer que les centres sociaux, dont ne fait plus partie La Fenêtre, perçoivent moins que dans le passé : « Belle Rive et Bouffiers Bellevue reçoivent 296.000 euros en 2018 alors que les centres avaient globalement 422000 euros en 2014, Fenêtre inclus. Baisse également pour le Logis ». 

  
• Associations culturelles

Fanny Hervé souligne les efforts réalisés par le Gallia (après le licenciement de son ancien directeur). La municipalité soutient cette structure qui contribue par ses spectacles à la vie culturelle saintaise.  Philippe Callaud, quant à lui, déplore la disparition - entre autres - des Jeux Santons : « vous vous contentez de saupoudrer ! ». 


« Notre politique culturelle est claire » rétorque Jean Philippe Machon à Philippe Callaud. Ce dernier regrette l’implication d’une commission culture efficace : « à l’époque de Michel Baron, l’adjoint à la culture était saillant ! ». On n’est jamais mieux servi que par soi-même puisqu’il s’agissait de lui. Il est donc prêt à donner des conseils à Marie-Line Cheminade qui occupe ce poste actuellement !

• Associations sportives



 Le conseil s’accorde sur les pépinières de talents que sont les associations sportives.

• Comité de jumelage Vladimir : 500 euros. Saintes est jumelée avec Nivelles, Xanten, Salisbury, Cuevas, Vladimir et Tombouctou. Le maire de cette ville du Mali devrait se rendre à Saintes durant l’été pour fêter trente ans d’amitié. Compte-tenu de l’instabilité actuelle du pays, on ignore si ce responsable pourra assurer son déplacement en France. Globalement, les jumelages se portent bien.

• Association carnavalesque de la Saint-Sylvestre : 65000 euros. La cavalcade de fin d’année est unanimement appréciée, d’où un vote de l’ensemble du conseil. Jean-Philippe Machon rappelle que « Saintes est l’une des dernières villes qui fabriquent ses chars, à voir à la Récluse ».

• Associations diverses :


• Convention de prestations de services entre Saintes et Cognac :

Un manager du centre ville va être nommé. L’idée, qui n’est pas nouvelle, est de mettre en réseau des villes ayant des intérêts communs. Pourquoi pas avec Rochefort qui conserve une filière industrielle (quand Saintes rencontre des difficultés) ou encore Royan, la perle de l’Atlantique ?  

La Palu : François Ehlinger est inquiet quant à cet aménagement de loisir dans une zone Natura 2000, proche d’un dépôt d’ordures où se trouveraient des métaux lourds. Nous en reparlerons…