samedi 19 septembre 2020

Saintes : Artur et Haykuhi Avetisyan-Sakanyan parrainés par Michel Roux, maire de Saint-Vaize

Communiqué de Benoît Biteau, député européen, en soutien à la famille Avetisyan-Sakanyan menacée d'expulsion

La mairie de Saint-Vaize où aura lieu le parrainage républicain

« Cette famille a sa place parmi nous. Michel Roux, maire de St-Vaize, s’engage pour la protection de la famille Avetisyan-Sakanyan, réfugiée d’Arménie et menacée d’expulsion. Il officialisera son parrainage républicain samedi à 15 h à la mairie de Saint-Vaize.

Intégrés et parents d’enfants nés et scolarisés à Saintes, Artur et Haykuhi Avetisyan-Sakanyan sont menacés d’expulsion vers l’Arménie, pays qu’ils ont fui il y a plus de sept ans car leurs vies y étaient menacées.

Au milieu de l’été, le Tribunal administratif de Poitiers avait annulé l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcée à leur encontre par le préfet de Charente-Maritime. Hier, la famille vient d’apprendre que la préfecture faisait appel de ce jugement en première instance.

Le combat pour la régularisation est donc relancé pour cette famille intégrée, francophone et hautement qualifiée sur le plan professionnel. Ils pourront compter sur leur comité de soutien, présidé par Anaïs Wong, et qui compte dans ses rangs citoyens, artistes et élus, pour les accompagner dans cette épopée judiciaire.

Jean-Nicolas Richard, directeur du Conservatoire de Saintes sera présent à la cérémonie de parrainage pour jouer du Bach... Une autre manière de s’affranchir des murs et des frontières ».

vendredi 18 septembre 2020

Saintes : Semaine européenne de la mobilité jusqu'au 22 septembre, la CDA s'engage

A l’occasion de la Semaine Européenne de la Mobilité organisée jusqu'au 22 septembre, Bruno Drapron, président de la Communauté d’Agglomération de Saintes et les associations Saintes à Vélo, Boiffiers-Bellevue et le BMX Saintais vous donnent rendez-vous samedi 19 septembre de 10h à 17h au jardin public de Saintes

Soucieuse d’offrir à ses habitants une offre de transport la plus diversifiée possible, l’Agglomération, en partenariat avec les associations, propose plusieurs animations gratuites : Stands d’information sur l’offre de mobilité du territoire : réseau Buss, Bicy’s, Rezo Pouce ; essais gratuits de vélos à assistance électrique ; parcours de BMX proposé par le club BMX Saintais ; stand de marquage de vélos contre le vol et conseils d’entretien courant par l’association « Saintes à vélo » ; « vélos smoothie et vélos crêpes » : reliés à des ustensiles de cuisine, les vélos permettent aux usagers qui pédalent de préparer leur boisson ou leur crêpe.

Par ailleurs, à l’occasion de la Journée du Transport Public, le ticket Buss est gratuit sur l’ensemble du réseau Buss et Allo’buss le 19 septembre. Un jeu concours est également organisé par Buss sur sa page Facebook. Un vélo classique et des abonnements Bicy’s sont à gagner.

La Communauté d’Agglomération et le réseau Buss profitent de la Semaine de la Mobilité pour lancer les Bicy’s, le service de location de vélos électriques longue durée. Toute l’information sur cette offre est disponible sur le site www.bicys.fr.

Saintes : Résilience et sécurité alimentaire en Saintonge avec Stéphane Linou

Les associations Terre Habitat 17 et Terre de liens invitent Stéphane Linou, pionnier du locavorisme* en France pour une conférence-débat jeudi 1er octobre à 20h à la salle Saintonge à Saintes. Il y développera la question de l’autonomie alimentaire des territoires, de la nécessaire relocalisation de la production agricole fermière, et du risque encouru pour la sécurité publique en cas de pénurie.

* Personne qui décide de se nourrir d'aliments produits près de chez elle, localement, et de saison, afin de contribuer au développement durable.



 L’invité

 Géographe de formation, ancien conseiller général de l'Aude et conseiller municipal de Castelnaudary, sapeur-pompier volontaire, conseiller en développement local, pionnier du mouvement Locavore, Stéphane Linou s'attache depuis plusieurs années à articuler les thèmes des ressources alimentaires, du continuum sécurité-défense, de la gouvernance et des adaptations.

 En 2008, le Chaurien s’était uniquement nourri d’aliments produits à moins de 150 km de chez lui pendant un an, liant sa démarche à un scénario de pandémie grippale bloquant la chaine d’approvisionnement alimentaire... Depuis, il prône l’importance de disposer des ressources alimentaires sur les territoires, notamment pour une question de sécurité publique : « Ni les habitants, ni l’État, ni les magasins ne stockent. Et il n’y a plus beaucoup de paysans. On n’est pas autonome. Même nos territoires ruraux sont perfusés par la grande distribution. Des troubles à l'ordre public peuvent facilement survenir. »

 En juin 2019, il publie un livre-enquête issu d’un mémoire de recherche de Mastère spécialisé en gestion des risques sur les territoires, intitulé « Résilience alimentaire et sécurité nationale ». Lauréat du prix ‘‘Information préventive et résilience des territoires’’ au Forum national sur les Risques Majeurs, il a directement inspiré la sénatrice Françoise Laborde qui a défendu le 12 décembre 2019 un projet de résolution intitulé comme son livre-enquête. Au Sénat, le gouvernement a pour la première fois, validé la pertinence de ce sujet.

Les associations organisatrices

 Créée en 2008, Terre Habitat 17 cherche à bâtir les piliers d’une vie à la fois plus autonome, et respectueuse de la Nature. Ses axes de réflexion et d’action sont : l’eau, l’énergie, l’alimentation, l’habitat, la mobilité. L’association coopère avec les acteurs locaux pour mettre en place des rendez-vous de sensibilisation à l’environnement, de réflexion autour d’alternatives écologiques, de création de prototypes. Elle complète cette démarche de terrain par l’organisation de séminaire à destination des élus et des conférences tout public.

 Terre de liens est un mouvement citoyen né en 2003 et déployé sur tout l’hexagone via des antennes locales. Il vise à préserver les terres agricoles et à permettre l’installation de paysans en agriculture biologique via des baux ruraux environnementaux. Grâce à ses 25 000 adhérents, à l’épargne solidaire et au don, près de 210 fermes et plus de 5 500 hectares de terre ont été acquis partout en France métropolitaine. A travers ses collaborations avec de multiples acteurs (associations, collectivités territoriales, organisations paysannes et/ou environnementales), Terre de Liens met en œuvre un dialogue territorial et anime le débat public sur la question du foncier agricole.

Conférence- débat : jeudi 1er octobre à 20h, Auditorium de la Salle Saintonge, Saintes. Entrée et participation libres.

 Terre Habitat 17 organise la journée du jeudi 1er octobre un Séminaire à destination des élus de la CDA Saintes et des CDC voisines sur le thème de l’autonomie alimentaire des territoires. Ce rendez-vous traitera des problématiques de l’accès au foncier (avec Terre de liens) et de l’approvisionnement local pour une sécurité alimentaire (par Stéphane Linou).

 Pour allier théorie et pratique, un diner « local, chic et pas cher » montrera la capacité (ou non) de nos territoires (moins de 50 km de chez soi) à fournir un repas complet sans se ruiner (moins de 9,50€/personne). Ce défi « Je viens manger local chez vous » signé Stéphane Linou, sera relevé par un élu saintongeais vendredi 2 octobre.

Saintes : Vente aux enchères de peintures, bijoux, argenterie, meubles et objets d'art du fonds Pierre Loti


Saint-Bonnet sur Gironde/Vendange : le préfet en visite sur l'exploitation d'Anthony Brun

Mercredi après-midi, Nicolas Basselier, préfet de Charente-Maritime, s’est rendu au Pas du Geay, dans une exploitation viticole (fins bois) située à Saint-Bonnet sur Gironde. Il y a rencontré Anthony Brun élu récemment à la présidence de l’Union Générale des Viticulteurs pour l’AOC Cognac (UGVC)

La vendange bat son plein  
Le Préfet accompagne Anthony Brun qui s'apprête à vendanger quelques rangs de vigne
Aux côtés de Jérôme Aymard, sous-préfet de Jonzac, ce rendez-vous a été l’occasion pour le préfet de partager ce moment convivial qu’est la vendange et d’évoquer la situation viticole. Joignant le geste à la parole, le représentant de l’Etat n’a pas hésité à grimper sur la machine à vendanger, accompagnant Anthony Brun dans sa collecte. Deux rangs de vigne et voici une première cueillette à décharger. A cette saison, la récolte du raisin bat son plein au pays de l’Ugni blanc, variété destinée au cognac. Sous les feuilles, apparaissent de longues grappes dorées que l’été accompagne dans leur maturité. 

Cette année, le rendement sera moyen et le syndicat, qui tient compte de la situation liée aux retombées du Covid-19 en particulier, a pris les devants : le rendement annuel maximum autorisé Cognac a été fixé à 12,80 hl AP/ha. Ce rendement ainsi que l’utilisation des stocks de réserve climatique (63 000 hl AP disponibles) contribueront à atteindre l’objectif de production de 860 022 hl AP pour cette même année. Si les marchés restent stables (USA, Asie), nombreux craignent que les Etats-Unis instituent de nouvelles taxes sur les spiritueux comme ils l’ont déjà fait sur les vins français. 

Vendange mécanique d'un vignoble d'Ugni blanc
Transfert des raisins dans le tombereau

Anthony Brun, Nicolas Basselier, préfet

Outre la récolte, la visite a permis de découvrir les différents matériels, pressoir, tombereau, cuves en inox indispensables au vigneron. Un investissement conséquent de plusieurs milliers d’euros. « L'UGCV veille à la bonne régulation des débouchés. Nous travaillons également à l’évolution de nos pratiques de culture et à leur amélioration. L’agro-écologie est inscrite dans le plan de relance » souligne Anthony Brun, 36 ans, dont l’exploitation s’étend sur une trentaine d’hectares.

Il livre en vin, eau de vie et ne distille pas. Plus que les autres, cette jeune génération de viticulteurs s’adapte aux réalités environnementales et bien sûr aux priorités du marché. Ce dernier a été très fluctuant au cours des décennies précédentes, affichant des hauts et des bas dont se souvient fort bien Michel Amblard de la Chambre d’Agriculture.

Nicolas Basselier, qui a déjà exercé dans des territoires viticoles (Champagne, Yonne, Corrèze, Bouches du Rhône) s’est montré très intéressé par ce secteur d’activité. Il a rappelé les relations constructives qui existent entre la profession et l’administration, la région de Cognac étant un fleuron mondialement connu.

MM. Basselier, Brun, Aymard
Opération vers le pressoir

• L’UGVC, syndicat viticole des producteurs de l’AOC Cognac, a vu le jour en novembre 2011. Elle regroupe aujourd’hui 2 200 viticulteurs et représente 65 % de la superficie Cognac. « Forte de cette reconnaissance, les membres élus à l’UGVC s’engagent à représenter et défendre l’intérêt des producteurs de l’appellation » souligne son nouveau président Anthony Brun. « Les actions consistent en une mise en place d’une politique syndicale cohérente en matière de défense et de préservation des intérêts des producteurs Cognac afin d’assurer un bon équilibre entre l’offre et la demande avec le négoce. Parmi les sujets viticoles importants, la régulation de la production, autorisations des plantations, protection de l’IG Cognac, l’évolution des pratiques environnementales, la gestion des aléas climatiques, la fiscalité agricole, les transmissions ou encore l’alcool et santé ».

• Anthony Brun cultive aussi des céréales et des kiwis. Il en livre aux écoles de proximité, Super U et à la coopérative de Sainte-Foy la Grande. 

• Vendanges à la main ? Chez Anthony Brun, la vendange est mécanique. « Si je devais vendanger à la main, il me faudrait une très grosse équipe » déclare Didier Bureau, viticulteur à Saint-Sulpice de Cognac. Et par les temps qui courent, la main d’œuvre est difficile à trouver…

Jérôme Aymard, sous préfet de Jonzac, aux côtés de Michel Amblard et Jean-Christophe Baraud

• Favorisées par les débouchés, de nouvelles plantations ont lieu dans la région (situation qui en inquiète quelques-uns, craignant des surproductions à l’avenir). On assiste également à une réorganisation du vignoble, les vieilles vignes étant arrachées.  

• La mise à jour du Business Plan approche, avec l’élection en novembre prochain du nouveau président de l’interprofession.

• A l’essai, de nouveaux cépages qui nécessitent moins de traitements phytosanitaires (le plus grand risque restant la flavescence dorée). A Vallet, près de Montendre, Jean-Christophe Baraud a planté du Souvinier gris (autorisé en France depuis 2017) qui ne demande que deux traitements (contre six ou sept habituellement). Expérience à suivre.

• Dans un souci de concertation et de dialogue, la Chambre d’Agriculture de Charente-Maritime a élaboré une "charte riverains" destinée à favoriser les échanges entre riverains, agriculteurs et élus locaux. Ses objectifs visent notamment à reconstruire un lien entre agriculteurs et population. 

Outre la vigne, Anthony Brun produit des céréales et des kiwis
• RÉGLEMENTATION COGNAC RÉCOLTE 2020

• Rendement annuel Cognac récolte 2020 : 12,80 hl AP/ha (soit 128 hl vol. au TAV de référence de 10 % vol./ha).

• Réserve climatique : 10 hl AP/ha par cru en cumulé dans la limite d’un rendement butoir de 16 hl AP/ha. La réserve doit être constituée entre le rendement annuel et le rendement butoir.

• Excédent au-delà du rendement annuel : livraison et destruction par envoi aux usages industriels (art D645-22 du Code rural).

Le Préfet répond aux questions des journalistes 
• Aux côtés du Préfet du Sous-Préfet, participaient à cette rencontre des viticulteurs membres de l’UGVC Cognac, Alain Priol, directeur de la Direction départementale des territoires et de la mer, Bastien Brusaferro, chargé d’affaires à l’UGVC, etc.