mardi 30 août 2016

Le Coconut Music Festival
à l'abbaye aux dames de Saintes

Le Coconut Music Festival s'installe à l'abbaye aux dames les 8, 9, 10, 11 septembre ! Prolongez votre été sous les palmiers, ouvrez grand vos oreilles, vous avez rendez-vous dans la jungle de l’abbaye autour d'un exotique mélange de musiques tropicales et d’expériences auditives ! 
Tout au long du week-end, petits et grands pourront savourer concerts, jeux en bois, cocokids party et initiation musicale, bal folk… 




Conservatoire de l'estuaire de la Gironde :
journée découverte et exposition

• Journée découverte 
en presqu'île d'Arvert
 
Samedi 10 septembre, le Conservatoire de l’estuaire propose une journée pour découvrir quelques sites sur la presqu’île d’Arvert.
Sur les rives vaseuses de la Seudre, lorsque la saliculture déclina, les marais salants se couvrirent alors de claires ostréicoles. À l’huître indigène (huître plate) succéda l’huître creuse - ou portugaise - puis l’huître japonaise. Aujourd’hui, une “4e génération” est née : l’huître triploïde. Cette huître “des quatre saisons” est l’objet de sérieuses controverses à l’intérieur de la profession ostréicole et plus récemment chez les consommateurs.
Cette journée propose trois visites : l’unique marais salant à Mornac, le marais ostréicole sur la même commune, puis la station Ifremer de La Tremblade, avec des laboratoires en pointe dans plusieurs domaines dont celui à l’origine de cette huître triploïde.
Le rendez-vous est donné à 8 h 45 au parking de Mornac. La fin de la visite est prévue vers 16 h 30.
Le repas sera sorti du sac. Prévoir de bonnes chaussures ; se vêtir en fonction du temps.
Inscription obligatoire (limitée à 25 personnes).
Participation : 10 euros ; 6 euros pour les membres du Conservatoire de l’estuaire de la Gironde et les enfants de moins de 12 ans. L’inscription sera validée à la réception du règlement.
- Renseignements et inscription auprès du Conservatoire de l’estuaire de la Gironde du lundi au vendredi de 14h à 18h (05 57 42 80 96) ou de Guy Estève, organisateur, au 05 46 22 74 71

• Exposition Cousteau et Duranthon

Les samedi 17 et dimanche 18 septembre, de 14h à 18h, l'association historique et archéologique de Saint-Laurent d'Arces organise une exposition sur l'histoire des familles Cousteau et Duranthon, au château Robillard à Saint-André de Cubzac .
À cette occasion, sera présenté le livre qui retrace 300 ans d'une histoire liée aux océans avec le récit extraordinaire d'une expédition dans les Indes au XIXème siècle avec des anecdotes pittoresques.

Les 16, 17 et 18 septembre,
Royan fête son patrimoine :
le port accueillera l'Arawak

La thématique des Journées Européennes du Patrimoine « Patrimoine et citoyenneté » s’inscrit dans une période où l’esprit civique est plus que jamais appelé à se manifester et où la transmission du patrimoine doit être mise à l’honneur.


Royan a souhaité mettre l’accent sur des visites décalées pour découvrir la ville d’une façon différente avec notamment une visite muette du centre-ville le samedi 17 septembre à 10h00 et des cross-country patrimoine en collaboration avec le collectif « Monts et Merveilles » le samedi 17 septembre à 11h00 et 16h30 et le dimanche 18 septembre à 11h30.
Ces journées dédiées au patrimoine seront l’occasion de découvrir l’Hôtel de Ville au cours d’une visite-éclair de 30 minutes, le dimanche 18 septembre à 10h30, et la reconstruction de la ville sera abordée lors d’une randonnée patrimoine sur les « incontournables des années 50 » le samedi 17 septembre à 14h30.
Une balade à vélo sur le thème des « Monuments historiques de Royan » permettra de découvrir les dix monuments protégés au titre des Monuments Historiques. Enfin le port de Royan accueillera de nouveau « L’Arawak », ce vieux gréement qui bénéficie aujourd’hui de l’appellation « Bateau d’intérêt patrimonial », pour des sorties en mer et des visites à quai du vendredi 16 au lundi 19 septembre.
Le programme complet est disponible à l’Hôtel de Ville, au syndicat d’initiative, au Palais des Congrès et auprès du service Culture et Patrimoine.






Tremblements de terre au Népal, en Italie, en Birmanie : le patrimoine culturel gravement endommagé

Il y a eu le Népal, l'Italie ces derniers jours dont on parle beaucoup, mais aussi la Birmanie très récemment. En effet, un puissant séisme de magnitude 6,8 a frappé mercredi 24 août le centre de la Birmanie et endommagé plusieurs des célèbres pagodes de Bagan, haut lieu touristique du pays.

« Plusieurs pagodes célèbres ont été endommagées pendant le tremblement de terre » a annoncé à l'AFP un responsable de la police de Bagan. Aung Kyaw, responsable du site archéologique de Bagan, évoque quant à lui des dégâts sur  « une soixantaine de pagodes » du site archéologique le plus célèbre de Birmanie.

Un site archéologique très fréquenté par les touristes
 
Le séisme s'est produit en fin de journée, à une heure à laquelle les touristes sont nombreux à visiter le site archéologique pour observer le coucher de soleil sur les milliers de pagodes.
L'hypocentre du séisme se situait à 84 km de profondeur. Il a fait trembler les bâtiments à Rangoun, la capitale économique birmane, et a été ressenti jusque dans la capitale thaïlandaise, Bangkok, mais aussi à Calcutta, en Inde, et au Bangladesh.
L'USGS a estimé que l'impact du séisme devrait être « relativement localisé » en Birmanie, mais a mis en garde contre la "grande vulnérabilité" de nombreux bâtiments dans la région.

Un lieu particulièrement vulnérable
 
L’accès du site a été fermé aux touristes car 185 pagodes et temples ont été endommagés sur l’ensemble des 2 834 monuments de briques, du IXe au XIVe siècles.


Le plus célèbre d’entre eux, le temple Sulamani a perdu le tambour de sa toiture et sa flèche. Il avait été construit par le roi Narapatisihu en 1183, à l’apogée du royaume de Bagan qui fut le premier empire birman. Le dôme du temple de Shwesandaw, du XIe siècle, s’est effondré aussi. Le temple de Myauk Guni du XIIIe siècle a vu tomber nombre de ses ornements. Et dans le temple du roi Htilominlo, également du XIIIe siècle, des peintures murales sont en ruine.

Bagan, avec ses milliers de pagodes bouddhistes construites entre le Xe et XIVe siècles, est particulièrement vulnérable. La Birmanie espère faire classer ce site au patrimoine mondial de l'Unesco, en dépit de travaux de rénovation controversés ayant dénaturé le site. Au-delà des pagodes historiques, les bâtiments modernes en Birmanie ne sont pas construits dans le respect des normes sismiques. Le pays a souffert de décennies de dictature militaire qui a laissé le pays ruiné, notamment ses infrastructures.
Depuis 2011 et l'autodissolution de la junte, la Birmanie est en pleine reconstruction. Et depuis quelques mois, le gouvernement est dirigé par le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, dont le parti a remporté haut la main les législatives de fin 2015.
En avril dernier, un séisme de magnitude 6,9 avait secoué le nord-ouest de la Birmanie, sans faire de victimes.

Association des Journalistes du Patrimoine

Désastre national pour des monuments
historiques du centre de l'Italie

Outre de nombreuses victimes, le séisme qui a frappé le centre de l'Italie a endommagé ou détruit 293 bâtiments historiques. La ville d'Amatrice a été particulièrement touchée. La zone de l'épicentre, située à quelque 150 km de Rome, abrite églises, palais et monuments construits aux XIIIeme et XIVeme siècles, dont une partie a été détériorée.

Il ne reste ainsi presque rien du centre historique d'Amatrice, commune classée parmi les "plus beaux villages d'Italie" par le ministère de la Culture depuis 2015. Amatrice, qui avait rejoint le royaume de Naples en 1265, était surnommée la "ville aux cent églises", des édifices aux divers styles, baroque ou renaissance.

A Amatrice, la façade de la basilique San Francesco en partie écroulée


Principal attrait architectural, la façade de la basilique San Francesco, près de l'hôtel de ville, s'est en partie écroulée. Sa rosace centrale a disparu et les peintures qui tapissaient la nef ont été endommagées. L'église San'Agostini, construite en 1428 et située à la périphérie d'Amatrice, a été entièrement détruite.
La basilique San Benedetto de la ville de Norcia, très proche de l'épicentre, a subi quelques dommages, mais l'ensemble des constructions a bien résisté aux secousses. Selon la présidente de la région d'Ombrie, Catiuscia Marini, cela s'explique par la « bonne reconstruction » de la ville après les séismes de 1979 et 1997.

Le ministère de la Culture mobilise les "casques bleus de la culture"

Plus loin de l'épicentre, plusieurs monuments de premier plan ont été légèrement endommagés, comme le dôme d'Urbino qui s'est fissuré.
Le ministre italien de la Culture Dario Franceschini, a ouvert une cellule de crise et déployé les "casques bleus de la culture", une unité spéciale de carabiniers chargée de l'inventaire et de la restauration des biens culturels altérés.
Le Conseil de l'Ordre des architectes a également fait savoir que les architectes italiens se tenaient « prêts intervenir et à mettre leurs compétences à disposition dans les zones touchées par le séisme », dès que la Protection civile en ferait la demande.

Association des Journalistes du Patrimoine