mardi 13 novembre 2018

La Barde : inauguration du monument aux morts et de son coq en granit, des travaux de la mairie et de l’espace consacré au peintre Patrick Waravka

Samedi matin, La Barde inaugurait son nouveau monument aux morts ainsi que les travaux réalisés dans la mairie dont une salle consacrée à Patrick Waravka. Cet artiste peintre renommé est né dans cette commune à qui il offre une toile chaque année. Ainsi, s’est constituée une collection ouverte au public.

Le discours d'accueil du maire Jean-Pascal Cartron
Surmonté d'un coq, le monument aux morts comporte une plaque en l'honneur 
de Pierre Lavigne, instituteur mort en déportation
Il faut un temps certain pour rejoindre La Barde, dernière terre charentaise-maritime avant la Dordogne. Entre routes sinueuses et forêts de feuillus, le visiteur pense être entré en Périgord quand surgissent la mairie et l’église. Et un monument aux morts de marbre surmonté d’un coq, ce qui en fait son originalité. Dans cette localité la plus éloignée de La Rochelle, les administrés ont appris à se serrer les coudes, démontrant que la générosité n’est pas un vain mot. C’est le message qu’a transmis le maire, Jean-Pascal Cartron samedi matin aux côtés de Jérôme Aymard, nouveau sous-préfet de Jonzac, Dominique Bussereau, président du Conseil départemental, Claudine Kervella, directrice de l’ONAC, Raphaël Gérard, député, Bernard Lalande et Daniel Laurent, sénateurs, Brigitte Rokvam et Bernard Seguin, conseillers départementaux, Jean-Claude Laby, président de l’UNC Départementale, Patrick Waravka, artiste peintre, le Père Housset, les élus du conseil municipal, les maires du Sud Saintonge et la population.

En ce samedi, il pleuvait tant que la manifestation s'est déroulée sous des tivolis...


« Le monument aux morts, emblème de notre reconnaissance aux soldats tombés durant la guerre 1914-1918 »

« En ce jour de commémoration du centenaire de cette terrible guerre, nous nous devions d’avoir une reconnaissance envers nos soldats. Le conseil municipal a donc décidé d’honorer ces soldats en édifiant un monument aux morts neuf »
a expliqué le maire dans son allocution. Ce monument possède une histoire : « A la suite d’une note reçue le 21 mai 1920 du Préfet, M. Héraut, maire de l’époque et son conseil municipal, décident de voter un crédit de 5500 F pour ériger un monument. En pierre silicatée avec des panneaux de marbre blanc, il est surmonté d’un coq livré en gare de Saint-Aigulin. Ce n’est pas rien et c’est pour cette raison que nous avons décidé de garder ce coq qui se trouve aujourd’hui au niveau de l’entrée de la mairie ! Un socle en béton avec huit colonnes est ajouté pour la somme de 1200 F. Ces colonnes sont réalisées par M. Lapougerie, tailleur de pierre à Saint-Aigulin. Le conseil ayant un budget limité, il fait appel aux dons. Il sera remis en mairie la somme de 2007 F, auxquels viendront s’ajouter 1000 F venant des fonds départementaux. Le monument est alors érigé. Depuis ce temps, l’UNC de La Barde, connue dans les archives depuis le 18 octobre 1930, fait vivre ce monument en honorant les soldats dont les noms sont gravés. Remercions Claude Dubet, président de l’UNC ainsi que ses prédécesseurs, pour le travail qu’ils fournissent autour de ces cérémonies du souvenir. Grâce à leur travail, nous avons toujours une pensée pour un aïeul qui a défendu au péril de sa vie notre liberté. Je tiens à remercier Dominique Bussereau, Brigitte Rockvam et Bernard Seguin, conseillers départementaux, pour l’attribution d'une aide financière sans laquelle nous ne pouvions réaliser cette opération. Tout le monde n’est pas émir dans le Sud Saintonge ! Merci également à la CDCHS pour la réalisation des documents. M. et Mme Duhard ainsi que leur fils ont œuvré, en collaboration avec Claude Dubet, à l’élaboration du beau livret retraçant la vie de nos soldats de 14/18. Merci pour ce travail qui n’a rien coûté à la commune ».

Aux côtés du maire, M. et Mme Rouffignac
On reconnait Jean-Pascal Cartron, maire, Jérôme Aymard, sous-préfet, Danie Laurent, sénateur, Dominique Bussereau, président du Conseil départemental, Bernard Seguin, conseiller départemental, Bernard Lalande, sénateur, Brigitte Rokvam, conseillère départementale
Jean-Claude Rouffignac était chargé des travaux du monument : « Jean-Claude, tu fais partie des très anciennes familles de la commune. Un soir, tu es entré dans mon bureau et tu m’as regardé avec un drôle d’air en disant « tu vas refaire le monument ? ». J’ai répondu que le conseil y était favorable suite au constat effectué lors de l’installation des plaques. Tu m’as alors annoncé pouvoir le faire, le seul problème étant le coq. Alors, ma réponse a été spontanée : « nous ne ferons pas de monument sans un coq à son sommet » ! Tu es revenu quelques jours plus tard et tout fier, tu a déclaré que le coq n’était plus un problème. Il restait à voir la partie financière. Tu as offert à la commune les plaques qui se trouvent sur le monument et tu as fait le monument aux morts dans sa totalité en ne faisant payer à la collectivité que le granit à son prix d’achat fournisseur et le coq sculpté à la main. Il est donc un modèle unique ! Jean-Claude, au nom de la commune de La Barde, du Conseil Municipal et de l’ensemble des personnes présentes, merci pour ce geste de reconnaissance envers ta commune natale ».

Après les discours du sous-préfet Jérôme Aymard et de Dominique Bussereau qui saluèrent l’implication des citoyens de la Barde, l’inauguration du monument eut lieu sous une pluie battante, mais qu’importe, le soleil était dans les cœurs !

Cérémonie au monument aux morts


Hommage à Pierre Lavigne, mort en déportation, et au peintre Patrick Waravka né à La Barde

Plaque en mémoire de Pierre Lavigne
Patrick Waravka inaugure l'espace qui lui est dédié
Cette mairie abrite en ses souvenirs un tragique événement. En effet, c’est dans l’une des pièces qu’une journée de 1944, la Gestapo allemande a arrêté l’instituteur, Pierre Lavigne. « Il était résistant et avait été malheureusement dénoncé. L’ancien maire Guy Dubreuil vous en parlerait mieux que moi car il faisait partie des élèves présents ce jour-là. Comme il me le disait bien souvent : « Pascal, quand ils sont entrés dans la classe, on aurait dit des oiseaux de proie. Ils ont fondu sur Monsieur Lavigne. Il est alors devenu blême. Il n’a rien dit. Il est parti sans un mot entre deux hommes. Nous ne l’avons jamais revu. Quand on est enfant, c’est impressionnant ». Un tel récit ne peut laisser indifférent. Voilà une des raisons pour laquelle nous tenions à faire ces deux inaugurations en même temps ».


Patrick Waravka : que de souvenirs dont un (bref) séjour de son père, d'origine russe, au cloître des Carmes de Jonzac qui était alors une prison. 
Epoque troublée de la Seconde Guerre Mondiale...
Amoureux de la nature (des fleurs en particulier) et de la mer, 
Patrick Waravka immortalise des univers de liberté
Une galerie en l’honneur d’un enfant du pays

L’artiste Patrick Waravka est né au village de Moinet, à La Barde, le 10 juin 1942. Il réside aujourd’hui en Seine-Maritime à Varengeville-sur-Mer. Fidèle à sa commune natale, il lui offre chaque année un tableau : « Merci d’avoir une pensée pour ce petit village du bout de la Charente-Maritime. Je trouve vos œuvres très belles, mais celle de l’année dernière est spéciale. Ce sphinx en vol avec des couleurs de feu est expressif et laisse penseur. Nous avions installées vos toiles dans notre ancienne salle des mariages, mais nous manquions de place. Nous nous devions de les mettre en valeur. Le conseil municipal a pris la décision de faire une galerie de peinture qui vous est dédiée » a souligné Jean-Pascal Cartron. Le peintre a chaleureusement remercié La Barde à qui il voue une affection véritable.

Cette rencontre s’est terminée par le verre de l’amitié servi dans la salle des fêtes. Pour ceux qui souhaitent découvrir l’espace Waravka, s’adresser à la mairie aux heures d’ouverture : lundi et mardi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h ; mercredi de 9 h à 12 h ; jeudi et vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h. Contact : 05 46 04 82 51


Les porte-drapeaux du secteur
Un drapeau précieux et fragile, celui de la guerre 14-18
• Le maire a remercié Didier Constantin, maçon, qui a conseillé les travaux. Pour le monument aux morts, il avait proposé une restauration en pierre de taille, mais le conseil municipal a préféré le granit.

Photos Nicole Bertin

Jonzac/Réforme des lycées : Les FCPE, PEEP, CGT et FO

Los de la réunion publique qui s'est tenue lundi soir à la mairie de Jonzac en présence d'une trentaine de participants, les organisations FCPE, PEEP, CGT et FO  ont adopté le texte suivant à l'unanimité, demandant l'abrogation de la réforme des lycées.




Saintes : Mécontentement et réaction de Jean-Michel Méchain, président de l'association ACMS, après la vente du site Saint-Louis

Libre expression (et coup de gueule) du président de l'association Activae Civis Mediolanum Santonum après la vente par la mairie du site Saint-Louis (ancien hôpital) à Linkcity... 

Jean-Michel Méchain
« La ville a payé un peu plus de 4 M d'euros pour l'achat du site Saint-Louis. Elle est intervenue depuis pour des travaux de protection et de mise en sécurité. Un coût qu'il nous faudra connaître dans le détail pour mesurer notre “contribution” aux spéculateurs.

La vente porte sur la vente de 2,2 hectares sur les 3,27 ha du site global. C’est l’opérateur privé Linkcity (groupe Bouygues Construction) qui a été retenu à l’issue de la procédure d’appel à projet, pour un achat du site d’un montant de 1,2 millions d’euros.

A ce prix s'ajoutent les travaux de désamiantage dans la limite de 650.000 euros que l’opérateur prend à sa charge. Au delà, la différence est à la charge de la commune, étonnant non ? On veut allécher le spéculateur sans doute...

« La démolition de certains bâtiments extrêmement délabrés (maternité, blocs oncologie, chirurgie et soins intensifs de l’ancien hôpital) représentera un montant estimé à 1 million d’euros supplémentaires, soit un investissement total avant aménagement de près de 3 millions pour l’opérateur » : De la pure intox et flûte traversière, car si la société Linkcity ne veut pas le faire, qu'elle ne soumissionne pas ! On veut faire pleurer dans les chaumières mais on verra le prix de vente du mètre carré si cette horreur va à son terme. Pendant que l'on y est, on peut aussi payer les paillassons d'entrée des immeubles !

De son côté, la Ville prend en charge le volet d’études et d’investigations archéologiques en collaboration avec les services de l’État. Cela représente un investissement estimé à ce jour à 2,5 millions. Ce pur scandale va faire jurisprudence ! Même à la DRAC on trouve cela incroyable. Encore un coup de langue pour attirer le spéculateur. On laisse massacrer notre patrimoine et on paye les fouilles...

La collectivité pourra « bénéficier » en outre d’une rétrocession des voiries du site pour une surface d’1,3 ha, ce qui amènerait l’espace « public » à une surface complète de 2 ha, représentant les 2/3 du périmètre du site, mais aussi toutes les charges incombant à l'entretien des voiries et réseau. La ville de Saintes serait donc en charge des voiries desservant une zone quasi privée avec un entretien payé par le contribuable. Beau cadeau après le massacre archéologique et l'enterrement définitif des vestiges. On allège les charges de fonctionnement du spéculateur. Est-ce seulement pour le convaincre de venir nous piller ou y a-t-il autre chose ? In fine, cela devient de plus en plus douteux...

Quatre priorités majeures seraient affichées par l’équipe municipale : Inscrire le site dans une vision globale du territoire. Quid ? Un désastre, mais de quoi parle-t-on avec ce baratin « au même titre que le projet Saint Eutrope-Vallon des Arènes » ? Il s'agit là d'un projet UNESCO sans lequel rien ne serait fait à Saint-Eutrope, et d'un projet devenu croupion sur le gallo-romain pour renvoyer aux calendes grecques le dossier et en profiter pour pouvoir massacrer Saint-Louis. Où se trouve le projet de territoire là-dedans? C'est verbeux et vide de sens. Ce projet est destructeur de toute ambition d'un vrai projet de territoire pour la ville dans le domaine de la mise en valeur du patrimoine gallo-romain.

L'équipée sauvage parle "du renforcement d’un axe de valorisation Est-Ouest sur le plan patrimonial, commercial et touristique ". En détruisant le capitole, il faudrait au moins avoir la décence de ne pas évoquer le patrimoine !
"S’intégrer dans les ambitions de la ville traduites notamment dans le plan Action Cœur de Ville, en favorisant la liaison ville basse – ville haute ! " Il s'agit d'un « détournement de fonds » car le centre ville, qui crève d'ailleurs, c'est le triangle prison, place Blair, Saint-Vivien. Encore de l'approximatif au profit des spéculateurs.

"Préserver le potentiel paysager du belvédère en valorisant largement les espaces publics et les espaces verts, ainsi que la qualité environnementale aujourd’hui garantie par le label Biodivercity " Regardez le bétonnage du projet, vous serez servis en matière d'espaces verts. A ce niveau de provocation cela en devient risible. Bonjour les canettes de bières et le reste pour la rue Cabaudière et Charles Dangibaud....et le “pipi” voire plus dans l'ascenseur au fond de la ruelle...

"Favoriser dans un même temps « la mixité de fonctions et de publics sur le site grâce à la présence conjointe de structures privées à vocation commerciale et touristique, de mixité de logements et d’équipements publics, incluant des logements sociaux qui seront construits par la SEMIS ». C'est de la grande rhétorique administrativo-technique ! On a là exposé le choix théorique de l'équipe, laquelle aurait été bien inspirée de consulter les Saintais avant de se croire autorisée à partir dans cette direction pour ce site. Appliquer cette ambition au triangle qui est le centre ville aujourd'hui aurait été sans doute une bonne idée. On verra, si cette horreur se fait, qui habitera vraiment les logements sociaux. La course en avant vers un pseudo nouveau quartier, c'est faire le jeu de la spéculation contre l'intérêt des Saintais et du patrimoine de la cité ! C'est dans ce dernier domaine un coup mortel.

La prochaine étape de ce projet d’urbanisation, « qui doit contribuer à rendre la ville plus attractive et attirer des habitants et des visiteurs nouveaux » souligne le maire, passera dès la fin du mois de novembre, par la mise en œuvre de réunions de « concertation ». Pure propagande, rien d'autre et c'est ainsi depuis le premier jour !

Ce projet est une erreur, pire une provocation. Amis Saintais, il va nous coûter à nous simples citoyens, non élus, très cher »...

Saintes : Le Bernard Palissy III finaliste des Palmes du Tourisme Durable 2018

 À vos votes pour le prix « Coup de cœur du public » et gagnez un voyage en Inde !


Le bateau 100% électro-solaire « Le Bernard Palissy III », unique en Europe, navigue sur le fleuve Charente au départ de Saintes depuis avril 2018. Il a été retenu parmi les meilleures initiatives de tourisme durable par « Acteurs du Tourisme Durable » et « TourMaG.com ». 



Pour leur caractère innovant, exemplaire « duplicable » de leur initiative, 21 candidats ont été retenus et sont répartis dans 7 catégories : Voyage, Transport, Hébergement, Loisir, Destination et Territoire, Information et Formation, Start-Up.
À présent, c'est à l’ensemble des professionnels du secteur et au grand public de voter pour la palme « Coup de cœur du public » parmi les 21 finalistes ! Les votes sont ouverts jusqu’au 25 novembre 2018.
Pour soutenir « Les Croisières Charentaises – Bernard Palissy III » dans la catégorie « Transport », il suffit de voter sur le site internet http://palmesdutourismedurable.com/index.php/candidats/

Un tirage au sort aura lieu lors de la soirée de remise des Palmes le 6 décembre prochain à Paris, où un internaute votant se verra offrir un voyage en Inde par le voyagiste Salaün Holidays.


PALMES DU TOURISME DURABLE

Lundi 29 octobre se réunissait, au Welcome City Lab à Paris, le premier comité de sélection des Palmes du Tourisme Durable. Après l’étude de plus de 100 dossiers, 21 candidats ont été retenus. Les lauréats de cette édition 2018 seront désignés par un second jury qui se réunira le vendredi 23 novembre prochain.
Mais dès aujourd’hui et jusqu’au 25 novembre, c'est à l’ensemble des professionnels du secteur et au grand public de voter pour la palme « Coup de cœur du public » parmi les 21 finalistes !

Et les nommés sont...

Voyagiste, hébergement, institutionnel, start-up. Au total, 106 candidatures ont été reçues et étudiées par les 12 membres du comité de sélection. Un vivier d’initiatives dont la diversité et la qualité témoignent d’une évolution certaine de l’industrie du tourisme vers un avenir plus durable !

Dans la catégorie « Voyage » (PME)* :

• Double Sens, pour son action « Bon Sens Carbone » et le financement participatif de cuiseurs à
bois économes
• Baština, pour la conduite du programme européen « Migrantour » en Ile-de-France
Dans la catégorie « Voyage » (GE) :
• Hurtigruten et la construction des deux premiers bateaux de croisières à propulsion hybride
• Salaün Holidays, pour la réduction de son empreinte carbone par le reboisement des forêts
bretonnes

Dans la catégorie « Transport » (PME) :

• Waste Is More, pour sa navette « Tri-ders » : des déchets contre un trajet
• Les Croisières charentaises « Bernard Palissy III », pour ses croisières fluviales en bateau électro-
solaire

Dans la catégorie « Transport » (GE) :

• La Méridionale, pour son initiative de « Connexion Électrique des Navires à Quai »
Dans la catégorie « Hébergement » (PME) :
• La Brise de Mer, pour son engagement en faveur de l’accessibilité et des vacances « comme les autres »
• Tropical Management, pour son concept d’hébergement bioclimatique autonome en énergie
• L’Hôtel Altéora, pour sa politique exemplaire de réduction et de valorisation des déchets
Dans la catégorie « Hébergement » (GE) :
• L’hôtel Martinez, pour son engagement caritatif et la seconde vie donnée à son ancien mobilier
• Barrière, pour son « challenge anti gaspi » et la sensibilisation de ses Chefs

Dans la catégorie « Loisir » :

• Citémômes et sa « Malle Vagabonde », un outil pédagogique et sensoriel à la découverte du paysage
• PariSolidari-Thé et ses jeux de pistes participatifs et solidaires

Dans la catégorie « Destination et Territoire » :

• Mountain Riders et le label « Flocon Vert », pour un engagement durable des destinations de montagne
• Les Parcs nationaux du Sud-Est, pour l’utilisation du « nudge », un outil marketing au service de la protection de l’environnement

Dans la catégorie « Information et Formation » :

• Handiplanet, guide collaboratif et social des personnes à mobilité réduite
• L’Atelier Bucolique et la conception de ses « Écobalades culturelles », une invitation au slow
tourisme

Dans la catégorie « Startup » :

• LEBONPICNIC et ses pique-niques « locavores » et écoresponsables
• Biodiv go, une application à la quête de biodiversité
• Vaovert, première plateforme d’hébergements écologiques en France

*Pour cette seconde édition, les candidats des catégories « Voyage », « Hébergement » et « Transports » sont répartis selon leur taille et leur chiffre d’affaires : Grande Entreprise (plus de 10 millions d’euros de CA en 2017) ou PME (moins de 10 millions).

Le prix « Coup de cœur du public » : un vote ouvert à tous !

Le tourisme durable est l’affaire de tous ! C’est pourquoi professionnels du secteur, étudiants et voyageurs sont tous invités à voter pour la meilleure initiative afin de décerner la palme « Coup de cœur du public » sur le site palmesdutourismedurable.org. Les 21 finalistes y sont présentés, avec résumé et détail de leur action.



lundi 12 novembre 2018

Saintes : au sujet des énergies renouvelables locales et citoyennes

 Le 8 novembre dernier, Nature Environnement 17 a organisé une conférence sur le thème des énergies nucléaire et renouvelables. 


La première partie était présentée par Chantal Bourry, auteur d’ouvrages sur le nucléaire. De façon pédagogique, elle a détaillé cette énergie : son fonctionnement, ses risques, sa position dominante en France (58 réacteurs) et dans le monde (seuls les États-Unis ont plus de réacteurs, mais sur un territoire beaucoup plus vaste), son déclin dans le monde (peu de nouvelles constructions par rapport aux fermetures de centrales à venir car non rentables face aux progrès des énergies renouvelables), son coût exorbitant notamment pour la sécurité et surtout ses déchets (40 à 60 ans d'énergie nucléaire, des déchets radioactifs durant des milliers d'années), et le problème insoluble de leur stockage. Elle a rappelé que la transition énergétique passe en priorité par la sobriété énergétique.
La baisse de nos consommations est l'affaire de tous : meilleure isolation de nos logements, appareils économes, chauffages adaptés (appareils et température), comportements économes. Quant aux énergies renouvelables, Chantal Bourry en a présenté une liste très complète : hydraulique, éolien terrestre et en mer, solaire, biogaz, géothermie et moyens de gérer les intermittences.
La France est très en retard pour le développement des énergies renouvelables, 19% de la couverture de la consommation annuelle électrique contre 30% en moyenne européenne. Les énergies renouvelables sont tout à fait capables de supplanter l’énergie nucléaire en France, il faut donc poursuivre résolument leur développement.

La deuxième partie de la conférence a été assurée par Charlène Suire de l'association CIRENA. Créé par Enercoop Aquitaine, il a vocation à promouvoir et accompagner le développement de projets citoyens d'énergies renouvelables : photovoltaïques, éoliens, méthanisation sur la Nouvelle-Aquitaine.

Après un débat constructif, la soirée s'est achevée avec l'intervention de Jean-Marie Matagne, président d'ACDN (action citoyenne pour le désarmement nucléaire) qui a invité le public à interroger leur député sur son positionnement pour le désarmement nucléaire de la France et pour les initiatives internationales visant à interdire les armes nucléaires au niveau mondial.