samedi 23 mars 2019

La Rochelle : dispositif renforcé samedi 23 mars

Communiqué de la Préfecture : 

Des appels à se rassembler et à manifester circulent sur les réseaux sociaux pour samedi 23 mars en centre-ville de La Rochelle. Aucune déclaration de manifestation n’a toutefois été déposée en préfecture. L’analyse de la situation fait aujourd’hui craindre des risques d’action délibérée pour provoquer des troubles à l’ordre public aux abords directs du Vieux Port de La Rochelle, lieu emblématique de la ville.

De ce fait, le dispositif de sécurité sera renforcé, avec comme priorité constante d’assurer la sécurité des personnes et celle des biens. En coordination avec la Ville de La Rochelle, plusieurs mesures ont été prises pour réduire les risques liés à l’environnement urbain. Les travaux initialement programmés sur le Vieux Port ont ainsi du été différés.

Les commerçants du centre- ville ont été invités à suivre les recommandations suivantes :
- Mettre à l’abri le mobilier et les équipements extérieurs
- Ne pas laisser sur la voie publique des poubelles ou tout objet pouvant servir de projectiles
- En cas d’agitation sur la voie publique ou de menace de troubles, fermer les issues et abaisser les moyens de protection des commerces (rideau, grille).

Néanmoins, la probabilité de troubles à l’ordre public sur le Vieux Port de La Rochelle, et dans la perspective de devoir procéder à des opérations de maintien de l’ordre dans un lieu fortement fréquenté par du public de tout âge, le préfet de la Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze a décidé de prononcer l’interdiction de toute manifestation sur la voie publique sur le Cours des Dames, le quai Duperré, quai de Carénage et quai Valin le samedi 23 mars 2019 de 12 h à 20 h.
Par ailleurs, le préfet pris un arrêté réglementant temporairement la vente de produits chimiques inflammables ou explosifs sous la forme liquide, solide, ou gazeuse ainsi que d'artifices et de matières dangereuses du 21 mars à 8 h au 24 mars à 8 h dans tout le département. La détention, le transport et l’utilisation de ces mêmes produits est interdite du 23 mars à 8 h au 24 mars à 8 h dans la ville de La Rochelle.

Un dispositif de sécurité sera mis en place pour s’assurer du respect de ces mesures. Aucun manifestation n’étant déclarée, toute personne y participant est susceptible de voir son identité contrôlée sur réquisition du procureur de la République, de faire l’objet de palpations de sécurité et de contrôles des sacs. L’organisation d'une manifestation interdite, constitue un délit, puni de 6 mois de prison et 7 500 euros d'amende (art. 431-9 code pénal). La participation à une manifestation interdite constitue une contravention de 4ème classe. Elle pourra être relevée par la procédure d’amende forfaitaire, punie d’un montant de 135€.

vendredi 22 mars 2019

Thénac/Salon du livre : auprès de mon arbre, je vivrai heureux !

Ce week-end, a lieu le traditionnel salon du livre de Thénac organisé par Françoise Souan et son équipe. Cette année, il y sera question des forêts avec, pour invité, le chef papou Mundiya Kepango. De nombreuses belles rencontres attendent le public. Venez nombreux !








Saintes/Abbaye aux Dames : Piano en Saintonge !





jeudi 21 mars 2019

Saint-Palais sur Mer : Titouan Lamazou expose ses œuvres vagabondes à la Maison des Douanes

Du 6 avril au 3 novembre, la Maison des Douanes accueille les œuvres de Titouan Lamazou, artiste engagé et navigateur de légende. 


Dès l’âge de onze ans, Titouan Lamazou affirme sa vocation d’artiste. Une gouache de cette époque ouvre l’exposition. Yvon le Corre, son professeur de dessin au lycée, lui insuffle le goût du voyage maritime. À l’âge de 16 ans, Titouan rejoint l’école des Beaux-arts qu’il délaisse dès sa majorité pour s’embarquer vers des horizons tropicaux. Sa rencontre avec Éric Tabarly, dont il intégrera l’équipage durant deux ans, le conduit à poursuivre une courte carrière de coureur d’océans. Pour ses victoires successives, notamment dans le premier Vendée Globe et la Route du Rhum, il est sacré champion du monde de course au large.

Titouan raccroche alors le ciré et reprend définitivement ses pinceaux. Son parcours d’artiste voyageur comme son engagement lui valent d’être nommé Artiste pour la Paix de l’UNESCO. Il affine une pratique artistique coopérative originale qui fait aujourd’hui sa marque, née du besoin de se rapprocher d’écrivains, de philosophes ou de chercheurs scientifiques « pour étayer ou infirmer ses ressentis sur les choses de ce monde ». 

Au cours de ses voyages et au gré de ses collaborations, Titouan n’a cessé de travailler depuis son adolescence au projet du Bateau-atelier auquel il se consacre actuellement, réunissant les deux sillages de sa vie. L’exposition évoque ainsi cinquante ans de ce parcours riche et varié, à travers les premiers carnets de dessins de Titouan Lamazou, ses portraits extraits de l’œuvre Femmes du Monde, ses témoignages d’artiste engagé en zones de conflit, depuis la République démocratique du Congo jusqu’à ses travaux récents auprès des populations réfugiées du Sahara. Elle s’achève par une sélection de créations réalisées aux Îles Marquises en 2017 et 2018, pour sa dernière exposition, Le bateau-atelier de Titouan Lamazou, au musée du quai Branly – Jacques Chirac.


Ces œuvres vagabondes ont été présentées de loin en loin notamment au musée des Arts décoratifs du Louvre (1998), à la Fondation Cartier (2000), au musée de l’Homme (2007) et ont fait l’objet de nombreuses publications aux éditions Gallimard depuis plus de vingt ans.

• Une séance de dédicace est organisée avec Titouan Lamazou à la Maison des Douanes, samedi 6 avril à 16 heures.

• Exposition TITOUAN LAMAZOU, ŒUVRES VAGABONDES du 6 avril au 3 novembre à la Maison des Douanes, 46 rue de l’Océan à Saint-Palais-sur-Mer. Ouverture jusqu’au 30 septembre de 14 heures à 19h30 et du 1er octobre au 3 novembre de 14 heures à 18 heures. Fermée le mardi hors périodes de vacances scolaires. Tél. 05 46 39 64 95. Tarif : 2 euros, gratuit pour les moins de 16 ans. Accès libre au jardin et au belvédère.

mercredi 20 mars 2019

Collège La Fontaine/Montlieu : Rencontre avec l'univers attachant de Valentine Goby

Jeudi dernier, le collège de Montlieu recevait Valentine Goby, auteur de nombreux ouvrages. Durant la journée, elle a rencontré des élèves de troisième et de quatrième au CDI aux côtés de leurs professeurs de français, Mmes Laplace et Airault. Avec les collégiens, elle a partagé son univers particulier…


Valentine Goby collectionne les prix littéraires et il faut bien reconnaître qu’elle les mérite. Femme sensible, attentive aux histoires sortant des sentiers battus, soucieuse d’éclairer des parcours inattendus et courageux, cet auteur de talent s’investit pleinement. Pour elle, l’écriture est partage. Comment pourrait-il en être autrement ?

Devant les élèves de troisième, elle parle de son livre Kinderzimmer paru en 2013 aux éditions Actes Sud. Récompensé du prix des libraires en 2014, il a été traduit en six langues. Ce sujet difficile retrace la vie d'une déportée, Mila, qui donne naissance à un enfant dans le camp de concentration de Ravenbruck en 1944. En ce lieu inhumain, existe une chambre pour nourrissons.
Le roman est un hymne à la lutte : comment faire pour sauver son enfant et finalement se sauver soi-même, entre privations et blessures, sans la solidarité qui s’instaure au cœur d'une situation dantesque ? « J’ai effectué de nombreuses recherches. Aucun livre à ce jour n’avait parlé des bébés nés dans les camps. Il m’a fallu du temps pour rassembler les documents, rencontrer la mère Mila, m’impliquer, comprendre son quotidien ». S'incarnant en des personnages attachants, l’écriture devient témoignage et l’on attend la lumière, au bout du tunnel. S’il est terriblement émouvant, ce récit est aussi une page d’histoire contemporaine, un rappel sur les comportements et les misères que l’homme est capable d’infliger à autrui.

Soucieuse de clarté, Valentine Goby peaufine ses textes et « va jusqu’au bout de son brouillon ». Elle a consacré son troisième roman à la création d’un collège de jeunes filles noires au Cameroun. Une entreprise à saluer à une époque où ce type d’établissement n’existait pas. Elle travaille à partir de faits réels et c’est pourquoi elle a toujours une oreille attentive.

Valentine Goby échange avec les élèves en présence de Mme Laplace, professeur de français, Emmanuelle Laforêt, conseillère principale d'éducation
Les questions des collégiens fusent. Elle leur répond avec spontanéité et franchise. Où écrit-elle ? « Un peu partout, dans le train, les hôtels, les bibliothèques ». Comment toucher les lecteurs ? « à partir de questions universelles qui prennent chair dans une aventure particulière. Kinderzimmer, par exemple, montre la résistance de femmes détenues, abîmées dans leurs corps durant la Seconde Guerre mondiale ». Peut-on garder l’espoir en de telles circonstances ? « On est tous différents par rapport au monde. Pour certains, c’est dur d’avoir de l’espoir. Mais nous considérons qu’il y a de l’espoir puisque nous sommes debout ! ». Depuis quand écrivez-vous ? « depuis que je suis petite ». A  15 ans, que lisiez-vous ? « des classiques, Zola, Hugo, les personnages du peuple. Cosette est encore très actuelle ». La conversation est fournie et les jeunes intéressés.

L'après-midi, les élèves de 4e échangent avec la romancière sur certains de ses récits de littérature jeunesse comme Une preuve d'amour, mais aussi sur son dernier roman pour adultes Un paquebot dans les arbres (2016), un récit social et réaliste sur une famille du Nord de la France, face à la menace de la tuberculose dans la France des années 50.

Une belle rencontre que celle de Valentine Goby avec les élèves du collège La Fontaine ! Une bonne façon également de valoriser lecture et littérature.