mercredi 21 août 2019

Spectacle d'Eric le Collen ce soir au site du Fâ à Barzan

Mercredi 21 août à 21 h 30, dans le cadre de Site en Scène, spectacle gratuit d'Éric le Collen, scénographe, qui raconte les liens unissant l’homme, la terre et l'Estuaire de la Gironde. Rendez-vous au site gallo-romain du Fâ à Barzan (près de Royan). Venez nombreux ! 

Saintes/Libre expression : Saintes capitale romaine, tout ça pour ça ?

Libre expression de Cécile Trébuchet, présidente de l'association Médiactions

Démolition du vortex de l'arc de Germancus (© Romain Charrier)
« Alors c’est terminé. On peut lire, ce lundi 19 août sur de nombreuses pages, le démontage du vortex autour de l’arc, dit de Germanicus, date symbolisant par la même occasion la fin de l’anniversaire du monument : « 2000 d’histoire pour des mois de discorde ». Quels résultats ?

Le Vortex
 
Nous savons tous combien cette « audacieuse » installation a fait couler de l’encre et abîmer, de fil en fil disgracieux, l’image du monument emblématique de notre cité. Dès le départ, il aurait peut-être suffit que les décisionnaires et créateurs s’interrogent sur la pertinence de faire du « durable » avec ce qui, par définition, s’appelle de l’installation « éphémère ». On aurait préféré une belle terrasse de café et des animations sur la place Bassompierre, deux années durant (et plus si affinités), années que l’on voulait culturelles et festives. Elles auraient pu être identitaires, parler de Saintes et même, pourquoi pas, parler de l’arc ? A quand d’ailleurs à ce sujet un mobilier signalétique touristique, moderne et durable, expliquant aux visiteurs l’intérêt historique de nos monuments ? Ce serait déjà un bon départ…

A l’heure des premiers bilans, il me semble cependant que l’affaire du vortex est comme l’arbre qui cache la forêt…et des questions bien plus importantes restent accrochées à ce démontage, qui, certainement, manquera à peu de monde.
Dans un élan de surexcitation enfantine en 2018, la Ville de Saintes avait pour projet de fêter l’anniversaire de notre porte antique, tout en faisant de ce rassemblement historique le début d’une grande et nouvelle histoire saintaise. C’était le départ d’une épopée moderne qui nous menait vers la réalisation d’un parcours pédestre touristique alliant les deux rives, la construction d’un grand musée autour de l’amphithéâtre, un amphithéâtre quant à lui, à même de recevoir le festival « Blues Passions » dès 2019, avec 5000 places de gradins ! Il n’était pas encore question de réelles restaurations et nous étions considérés comme des méchants contestataires politiques, tandis que notre association alertait les habitants et les élus de la grande fragilité du site. Le temps et les études archéologiques nous ont bien sûr donné raison et nous ferons en sorte que restauration et rénovation « gratinée et gradinée » ne soient pas confondues en un seul projet.

Vous avez dit anniversaire ?
 
Après avoir « ordonné » des commandes pharaoniques aux techniciens de l'evénementiel en 2018, les budgets de l’anniversaire de l’arc ont finalement été revus à la baisse et en bonne politique impériale des temps modernes, ce sont quelques employés de la ville qui ont servi de sacrifiés dans l’arène municipale. Ceux qui sont restés « vivants » ont dû réussir des fêtes romaines avec le petit peu qu’il leur restait. Qu’ils fassent ou ne fassent pas, ils sont de toutes façons aux premières loges de la critique. La politique de « ce n’est pas moi, c’est eux » permet ainsi de sauver la face, quand l’empire devient boiteux…
Juillet 2019, les fêtes romaines ont donc malgré tout sauvé les apparences de l’instant ; touristes et habitants ont au moins profité des talents de la gladiature arlésienne et locale et du professionnalisme du personnel restant… Pas facile néanmoins de parler de l’arc, quand on ordonne un spectacle dans l’amphithéâtre !

De fait, était-il question de son anniversaire ? Quid de la véritable définition d’un arc de triomphe et de son rôle de porte purificatrice à Rome ? Quid de l’histoire des dédicaces, du spectacle initialement prévu autour de l’histoire de Germanicus ? Des éléments comparatifs avec les autres arcs des Gaules ? Des liens entre Mediolanum et Lugdunum… de l’évergète C. J. Rufus et du rôle de l’aristocratie indigène dans la romanisation ?... Mais qui a donc fêté quoi dans les rues et les monuments, tandis que les conférences ne sont pas vraiment un rendez-vous festif et accessible à tous ?
Et nous ne savons pas aujourd’hui si le prélude aux fêtes romaines prédit leur installation durable et la volonté de créer une image touristique romaine ou si celles-ci n’étaient qu’un anniversaire, pendant lequel la Ville et ses décideurs ont simplement omis « d’inviter » le principal concerné.
Bien qu’il soit un plaisir de rencontrer des spécialistes de la gladiature, on ne peut donc que déplorer un anniversaire identitaire raté, une image locale confuse et une municipalité qui navigue à vue et qui ne sait finalement pas inventer une logique à tous ses rêves de grandeur. A force de jouer avec les patrimoines, tout le monde y perd son latin et parfois son destin.

La rentrée...
 
Mais voici la rentrée… Le site Saint Louis prend un très mauvais chemin pour s’installer comme lieu « étape » touristique, à moins que les futurs résidents s’échappent de leur maison de retraite pour dormir eux-mêmes dans le futur hôtel de proximité. Le grand musée lapidaire qui aurait pu s’y installer en toute légitimité ne verra certainement jamais le jour et il n’est pas la peine de faire de grandes études d’urbaniste pour deviner qu’il ne sera pas plus construit à proximité de l’amphithéâtre. L’arc n’est pas prêt de fêter à nouveau 2000 ans d’histoire, les thermes sont toujours aussi sinistrés et on n’est pas plus avancé sur la construction identitaire de notre image touristique.

Le projet qui se voulait grandiose devient de plus en plus restreint, dès lors que se pose l’intelligente mais tellement tardive question de sa faisabilité… Reste la superbe étude autour des aqueducs pour que la CDA reprenne « Saintes romaine » en charge.

Alors, il semble que l’affaire du vortex, (après avoir dénoncé ce mauvais gaspillage financier) est un « non événement ». A Saintes, on construit, on détruit, on recommence et on tourne en rond depuis environ 20 ans. Et l’on parle d’un musée depuis autant d’années. En août 2003, je disais déjà à Bernadette Schmitt (voir extrait article Sud-Ouest), alors maire de Saintes, que les « fêtes romaines » avaient fait leur temps, que ce n’était qu’un détail autour de l’urgence de la création d’un véritable projet culturel et touristique, autre que notre festival musical de juillet. Et ce n’est pas pour rien que l’on avait installé des animations au mois d’août, espérant que la fête grandirait en festival et en colloque scientifique national autour de l’antique. On recommence à zéro. Mais en réalité, on ne peut pas vendre les bâtis et les quartiers de la ville et construire son avenir en même temps ! On passe alors son temps à discuter « animations », évitant de prendre parole et position autour des vraies urgences touristiques et urbanistiques, tels le stationnement autour des monuments de la rive gauche, l’accueil catastrophique des touristes à l’amphithéâtre tant le lieu est désuet, l’utilité d’un ascenseur à Saint-Louis qui deviendra privé pour un hôtel inutile, la vente incessante des patrimoines, etc...


Il serait vraiment temps qu’habitants et élus puissent avoir un véritable débat autour d’une politique touristique, culturelle et commerciale d’avenir. La ville ne cesse de voir grandir le nombre de ses constructions en tôle dans ses zones périphériques tout en faisant éloge de sa grandeur du 1er siècle de notre ère, mais il n’est toujours aucun projet, fiable, réaliste et durable pour en témoigner et en vivre. Reste l’espoir de la confrontation des programmes et idées vers de nouveaux engagements autour de nos patrimoines saintais »…

Pour le CA de Médiactions - Cécile Trébuchet

• Le CA de Médiactions souhaite rencontrer l'ensemble des candidats aux Municipales de 2020 pour discuter de leur vision touristique et patrimoniale de Saintes.

Jonzac : Déjà condamné pour détention d’images à caractère pédopornographique, un chirurgien poursuivi par ses vieux démons ?

L’affaire remonte à avril 2017 où un chirurgien viscéral exerçant à l’hôpital de Jonzac a été arrêté pour faits de viols, agressions sexuelles, détention d’images pédopornographiques et consultation de sites de cette nature. Mis en examen, il est derrière les barreaux, à la Maison d’arrêt de Saintes en attendant son jugement aux Assises, fin 2019, début 2020. Jusqu’à l’énoncé du verdict, il est présumé innocent. Retour sur cette affaire douloureuse qui concerne une petite fille qui habitait Jonzac à l’époque. Quatre plaintes ont étés déposées contre le praticien. L’enquête se poursuit car le nombre de victimes pourrait être plus important, selon La Charente Libre du 20 août.

Le chirurgien habitait une maison de la rue Lucien Brard où les gendarmes ont découvert des carnets comportant des noms d'enfants et des dates
2008. Arrivant de Quimperlé où le service de chirurgie viscérale vient de fermer (c’est l’explication officielle), le praticien qui rejoint l’hôpital de Jonzac est accueilli d’un bon œil. Les professionnels de santé ne se bousculent pas au portillon des hôpitaux de proximité, contrairement aux grandes villes, plus attractives. « A l’époque, le CH recherchait un spécialiste et celui-ci venait de demander sa mutation en Charente-Maritime. Nous avions confiance. Plutôt discret, il ne cherchait pas à lier connaissance avec ses confrères » se souvient le dr Beaulieu. Dans les services, son attitude, plutôt distante, ne choque pas : « c’est un Breton ! » disait-on.
Côté professionnel, les patients sont plutôt satisfaits, comme en témoigne Jean-Luc : « il m’a opéré, rien à dire ». Dans ces conditions, on comprend pourquoi tout le monde est tombé de nues quand le chirurgien est arrêté en avril 2017, puis incarcéré. La nouvelle de son arrestation se répand et c’est la consternation. « Personne n’aurait pu imaginer une telle chose » avoue un témoin.

Une famille bouleversée

Comme l’a écrit Eric Chauveau du journal Sud-Ouest en février 2019, un grand silence a entouré cette affaire. Ce qui explique les longs mois écoulés avant sa révélation… alors que la plainte remonte à 2017. Que reproche la justice au chirurgien ? D’avoir commis un viol et une agression sexuelle sur une petite fille, âgée de 5 ans à l’époque, qui habitait non loin de la rue Lucien Brard à Jonzac où lui-même était domicilié.
Alertés par les parents, les gendarmes découvrent un élément important : l’homme, séparé de son épouse et père de trois enfants, a déjà été condamné en 2005 par le Tribunal correctionnel de Vannes pour détention d’images à caractère pédopornographique. Repéré par le police du net, il avait écopé de quatre mois de prison avec sursis. Une peine qui figure sur son casier judiciaire. Aucune obligation de soins n’avait été demandée. L’intéressé poursuit alors son chemin comme si de rien n’était. « Lui qui travaille dans le domaine de santé, pourquoi n’a-t-il pas ressenti pas le besoin de suivre un traitement ? S’il l’avait fait, on n’en serait pas là » souligne un proche.
C’est donc en avril 2017 que la maman de l’enfant alerte les autorités. La fillette présente des signes qui ont attiré son attention. Suit un examen médical.
Les investigations commencent, tout d’abord au domicile du chirurgien où les gendarmes découvrent un univers qui se passe de commentaires, des poupées cachées sous le parquet, des carnets "inquiétants" où le chirurgien mentionne de nombreux noms d’enfants et des dates (depuis les années 90), des images pédopornographiques, divers objets et des vidéos où il se met en scène nu. Son ordinateur est passé au crible.
Les enquêteurs ne s’arrêtent pas là puisqu’ils se rendent également à l’hôpital pour étudier les matériels informatiques que le praticien utilisait. Ils n’y trouvent rien, ce qui démontre qu’il se confinait chez lui. « Un individu à deux facettes ? » s’interroge une habitante de son ancien quartier.

Une « obsession »…

« Il avait l’air d’un papi rassurant et de plus, il était chirurgien, un métier qui inspire confiance. Personne ne s’est méfié » souligne l’avocate de la petite fille, Me Fransceca Satta : « Le dossier que je défends ne comprend qu’un seul acte. La mère a compris quand sa fillette lui a raconté le comportement bizarre que le voisin avait avec elle ». A cette plainte, sont venues s’ajouter celles des deux nièces du praticien, jugées recevables (faits se situant entre les années 1980 et 1990) et une autre enfant demeurant en Touraine (1993). Quatre au total (pour l’instant ?).
Me Satta insiste sur le drame vécu par la famille jonzacaise : « Elle est profondément choquée par la chape de plomb qui pèse sur leur affaire. Je pense que le procès aux Assises de Saintes l’aidera à se reconstruire, c’est pourquoi elle ne souhaite pas qu’il ait lieu à huit clos. On ignore si le petit frère de la fillette a été victime d’attouchements. Ça reste un mystère dans le dossier ».

Me Thibault Karzawa assure la défense du chirurgien poursuivi pour "viol sur mineur par personne ayant autorité, viol sur mineur de 15 ans, agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions, agression sexuelle incestueuse sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, exhibition sexuelle, consultation et diffusion d’image d’un mineur à caractère pornographique".
« Il reçoit des soins à la Maison d’arrêt de Saintes. Il est vraiment dans le rejet de ce qu’il a pu faire, en a pleinement conscience. Il a changé et n’est pas dans le déni, contrairement à d’autres prévenus dont j’ai assuré la défense. Le seul point qu’il conteste est la nature criminelle de faits » souligne l'avocat. L’introduction digitale dans le sexe des victimes en particulier. Aux plaintes retenues, la justice dira si les noms des autres enfants, mentionnés sur les fameux carnets, existent bel et bien ou s’il s’agit de fantasmes. Certains faits, anciens, peuvent également avoir été prescrits. « J’ai en face de moi un homme âgé de 68 ans qui est réaliste sur sa situation et ne parvenait pas à maîtriser son obsession. Il se demande comment il a pu en arriver là » déclare Me Karzawa.
Une obsession et ses conséquences que la Cour d’Assises de Charente-Maritime jugera dans quelques mois…

• Question au sujet du casier judiciaire : Entré en 2008 au CH de Jonzac, le chirurgien a démissionné de ses fonctions en mai 2017. Personne ne semble avoir été averti de son "passé".

lundi 19 août 2019

Les remerciements de Nathalie Rateau

C'est avec soulagement que Nathalie Rateau, qui avait lancé un message sur les réseaux sociaux, a retrouvé à Royan son frère David, disparu du CH de Jonzac depuis plusieurs jours. Elle remercie chaleureusement les personnes qui l'ont aidée.


dimanche 18 août 2019

Jonzac : Esprit de l'eau, l'exposition de Claude Guyon


Du 24 août au 11 septembre, exposition photographie "Esprit de l'Eau" de l'artiste Claude Guyon. Ouvert tous les jours de 15 h à 18 h 30 au cloître des Carmes de Jonzac. Entrée libre. Renseignements : 05 46 48 49 29, vernissage le 30 Août à 18 h 30

Claude Guyon, plasticien diplômé des Beaux Arts de Bordeaux, est un artiste bien connu des Jonzacais pour avoir participé à la restauration du décor classé du Théâtre du Château. Peintre, sculpteur, décorateur de cinéma, son univers entrecroise les cultures premières et la nature. Il aime traiter la photographie comme une œuvre picturale originale. Ses variations autour de l’eau et de la cristallisation sont proposées à Jonzac, ville qui porte dans son ADN l'élément aquatique.

Claude Guyon et Christelle Brière, adjointe à la culture
Claude Guyon : «  Je suis né en Août 1957, mon enfance fut baignée par la lumière saintongeaise, au cœur de cette nature qui révélait ses mystères fascinants. Dès la tombée de la nuit, la place du château de Jonzac devenait mon observatoire astronomique. Hypnotisé par l’éclat scintillant de l’Etoile Sirius, j’observais des heures durant ses éclats colorés, dont j’essayais de mémoriser toutes les nuances fugaces des éclats colorés. Cet appel de l’infini m’invitait au voyage intérieur, je devenais explorateur de l’espace-temps, puis l’océan, la forêt ramenaient mon regard vers l’ici et maintenant, la Terre.

L’infini était visible ici également par l’immensité et la beauté de la force de vie. Ce territoire plonge ses racines à l’aube de l’humanité, ainsi naquirent mes émotions les plus marquantes, rencontre entre l’émerveillement de la biologie naturelle et d’une mémoire ancestrale puissante. Je ne savais pas alors à quel point mon cœur était attaché à cet environnement privilégié. Très souvent mes rêves reviennent en ces lieux et entrecroisent les mémoires.

A 22 ans, j’ai eu le plaisir et l’honneur de restaurer les peintures du petit Théâtre du château de Jonzac, souvenir d’enfance en ce lieu abandonné, du haut de mes 5 ans, les décors enchevêtrés murmuraient des tirades évanouies. Ma taille donnait à ce lieu le mystère majestueux du tombeau de Toutankhamon, dont je viens de visiter l’exposition récemment. C’était pour moi une joie d’intervenir pour cette rénovation. Mes cinq années de Beaux-Arts à Bordeaux m’avaient préparé à l’expression Artistique et Technique, par une pratique diversifiée des formes d’art. Ainsi, je rencontrais la photographie. La palette picturale enrichie de la précision photographique devaient m’amener à partager le plaisir d’observer, d’inviter au voyage.

Quinze années de décors dans des ateliers de cinéma suivirent, pendant lesquelles j’ai pratiqué la peinture décorative, les patinées, les effets spéciaux, la sculpture pour des films de prestige en exemple, « Ridicule » de Patrice Leconte ayant obtenu le césar du décor par notre réalisation de la copie de Versailles... « Le Masque de fer » avec les sociétés les plus prestigieuses du cinéma américain, anglaises et françaises, « Le Pacte des loups », etc...

Au fil des années, le flux des vagues, les espaces naturels me manquaient. Ma rencontre avec plus de six gardiens des traditions autochtones d’Amérique du Nord, du Sud, Pygmées du Gabon, m’amènera à considérer l’eau au-delà du concept simple d’un élément précieux et vitale, mais surtout sous la forme d’un esprit vivant, une pensée créatrice. Pendant trois années, j’ai eu à cœur de photographier la diversité des formes moins connues de l’eau, qui apparaissent en utilisant les hautes vitesses ou la macrophotographie. Ainsi la structure du vivant par delà une forme transitoire laisse entrevoir son empreinte annonciatrice d’une autre manifestation de vie. Elle en démontre la structure. L’eau devint une confidente, cet esprit amical qui évoque avec poésie mes amis amérindiens et africains. De retour dans la région pour accompagner les derniers jours de mon père, je fis un rêve. Un soleil blanc se présentait à moi, en un cercle blanc magnifique et parfait, il abritait des losanges de couleur or, dont les diagonales étaient soulignées d’un trait fin noir. Cette vision était porteuse de joie, de perfection, à la manière d’une bénédiction sacrée et protectrice.

Pendant cette période d’accompagnement, je décidais de photographier l’évaporation d’une goutte d’eau salée. A ma grande surprise, je vis apparaître le cube de sel qui comportait une pyramide à degrés en creux, celle-ci était soulignée par une croix parfaite en diagonale. Subjuguée par cette « apparition », j’ai exploré le champ de la cristallisation, et observé la construction de cette force de création originelle. Un mode opératoire accéléré qui figure la création des cristaux en 10 à 15 000 ans au cœur de la Terre. Un témoin des énergies à l’œuvre pour créer un monde, le matérialiser. La vision de Platon rendue visible. Les « indiens » huichols du Mexique représentent le divin, l’œil de Dieu, par un losange coloré tissé sur une croix carrée. Ainsi mes rencontres avec ces peuples des Origines, le départ de mon père, et l’eau, devenaient des messagers de l’éternel. En cette dimension universelle qui rapproche les peuples, j’invite à partager l’émerveillement sous un regard bienveillant à l’adresse de la matière vivante, sur l’onde de la découverte, de l’interrogation et du partage. Voguons ensemble de l’infini au microscopique, la force de vie en grâce, offrira son sourire par le regard vivant de chacun en un cristal lumineux.


Cristallisation du sel :

Le sel est une matière ionique et hydrophobe, elle s’organise en rejetant l’eau, parfois une bulle se trouve prisonnière. Elle se construit étage par étage, par des mouvements sympathiques, d’attirance et de répulsion en fonction des charges magnétiques des éléments. Par ces mouvements à l’intérieur de la goutte d’eau, le sel manifeste ce que j’appellerais « la danse des éléments », une figuration des mouvements possibles dans l’espace au moment de la naissance des planètes.

La goutte d’eau devient un microcosme, l’atmosphère d’une terra prima. Les mini cristaux flottent à la surface de la goutte, d’où l’origine de la fleur de sel. Ils se construisent sur une base triangulaire, les pointes du cube dans un axe vertical, la pointe vers le bas se construit en premier et s’enfonce dans l’eau, couche par couche. Il est remarquable que les angles du triangle se forment en premier, de façon partielle, un champ d’énergie semble façonner les parois lisses des faces du cube de manière interrompue. Les pointes croissent vers le centre. L’intérieur du plan de la cristallisation semble chaotique, sous un ordre plus aléatoire alors que les faces lisses semblent connaître et suivre un plan parfait. A partir du plan médian, le processus s’inverse, la forme se referme sur elle-même, la pointe achevée le cristal « coule » et rejoint le fond, là où il peut poursuivre une cristallisation collective et se relier. Dans le cas de la fleur de sel, il reste à la surface tenu en floraison par une surface plus large et irrégulière. Là, se produit un phénomène étonnant de beauté. La face tournée vers le sol laisse apparaître une forme pyramidale à degré en creux, les diagonales sont ainsi soulignées par les arrêtes de cette pyramide. Cela évoque la structure des ^pyramides à degré en Egypte et au Mexique.

Dans le cas de la goutte d’eau posée sur une plage de verre, la pyramide en creux sera tournée vers le ciel (la base). Ce processus d’évolution des formes, sur une base de tétraèdre, qui devient cubique, en portant en son cœur dans l’axe terre ciel, une pyramide intermédiaire entre le carré et le triangle, semble rendre visible la pensée philosophique de Platon autour de l’alchimie des planètes et des éléments. Des petits carrées en losanges garderont cette formes au début de la cristallisation et, voyageront à la manière des météorites traversant un champ d’attraction, ou s’éloigneront d’un autre cristal. Ceci est visible dans mon petit film « Cristallisation » publiée sur Youtube.

Sel d’Alun

Le sel d’Alun se cristallise dans un schéma de forme triangulaire trônée. D’une grande transparence, il laisse apparaître les inclusions de bulles et des étages triangulaires. Les cristaux sont plus semblables, la face hexagonale est plus rare. Une structure interne triangulaire sous formes d’équerre apparaître dans des conditions particulières. Lorsque la forme cubique se manifeste, elle révèle les diagonales et un carré médian dans ce cas l’apparence du cube est laiteuse, seules les lignes diagonales et de contours sont transparentes et d’apparence fine et dessinées. Des formations en plaquettes longues existent. Le carré en diagonal porte une croix en son centre, parallèle au bord du cube, elle se présente souvent de manière significative. La rencontre du sel d’Alun et du vivant dans le cadre d’un bain de tannage fait apparaître une structure en « radiolaire » ressemblant aux oursins dont les pics ont la forme des couteaux. Le mélange sel d’Alun et peau animale produirait-il une forme élémentaire du début de la vie marine ? »...

Région de Mirambeau : avez-vous vu ces deux chiens ?


Fangoria, un beagle de 7 ans, et son petit copain Missy âgé de 2 ans ont disparu de chez leurs maîtres à Saint-Bonnet sur Gironde. Si vous voyez ces deux chiens ou les avez trouvés, merci de contacter Anne Pollard au 0546042001 ou 06 74 86 83 55.

vendredi 16 août 2019

Visite du soir à Virollet à la découverte de l'ancien monastère de Madion

Le Pays de Saintonge achève sa saison des Visites du Soirs avec la découverte du village de Virollet et un temps propice à la fête avec le concert « In Piace » des Crogs


Cette visite aura lieu à Virollet mardi 20 août prochain à 20 h avec la découverte inédite du site de l’ancien monastère de Madion, dans un beau cadre bucolique. Il reste malheureusement peu de vestiges de cette puissante abbaye du Moyen-Age incorporés aujourd’hui dans l’architecture d’une belle maison de maître du XIXe siècle. Frédéric Chassebœuf, historien de l’art et guide conférencier, saura faire parler les pierres dans le cadre d’une visite sachant allier découverte et convivialité. Elle se poursuivra par la découverte du cœur du bourg et de son église.

Vers 22 h 15, dans le jardin public, un concert « En Piace » des Crogs sur des sonorités celtiques, bretonnes et québécoises sera offert.

La visite s’achèvera par un temps convivial offert par la commune de Virollet. Visite et concert gratuits. Pas de réservation. Rendez-vous à 20 h à Madion (fléché depuis la mairie de Virollet).
Information : Pays de Saintonge Romane : 05 46 97 22 96

 • Le Pays de Saintonge Romane proposera de nouveaux rendez-vous de découverte du territoire et du terroir avec ses « balades romanes et gourmandes » tous les samedis après-midi en septembre et octobre prochains.

Saintes : un nouveau portail pour les associations


Depuis septembre 2018, la Ville de Saintes met à disposition des associations saintaises un portail numérique proposant une banque documentaire ainsi qu’une fiche d’information (contacts, membres du bureau, horaires activités, présentation de l’association).

Désormais, par le biais du nouveau site internet de la ville dont la refonte a été réalisée en début d’année 2019, un portail associatif nouvelle génération leur est proposé.

Il permet notamment d’assurer une mise à jour directe de l’annuaire des associations en donnant accès directement à ces dernières pour modifier leurs informations.

A partir du 9  septembre les associations devront également saisir leurs demandes de subvention 2020 en ligne jusqu’au 31 octobre 2019. Une réunion d’information sera organisée le jeudi 12 septembre à l’espace P.M. France afin de leur communiquer toutes les informations utiles.

Lien Portail Associatif :
https://associations.ville-saintes.fr/WEB_MAJ_GMA

Lien Annuaire associatif :
https://www.ville-saintes.fr/saintes-et-vous/vie-associative/annuaire-des-associations/

Meschers : Rencontres du cinéma indépendant en présence du producteur Alain Depardieu


La troisième édition d'un "Ecran dans les Arbres" aura lieu fin août. « En trois ans, le monde du cinéma a amorcé une métamorphose technologique rapide et radicale qui semble rejoindre nos intuitions du début. Cette année, notre parrain sera le producteur Alain Depardieu qui, par sa présence à nos projections en plein air, apportera une caution supplémentaire au vrai cinéma indépendant et à notre manifestation. Comment ne pas évoquer également la disparition de Jean-Pierre Mocky qui fait aujourd’hui figure de novateur car on parle beaucoup de l’exception culturelle, de ses avantages et ses dérives. Il en était le plus authentique représentant, un cinéaste libre à qui le temps donnera sans doute une visibilité qui lui a été refusée de son vivant » souligne Jean-Luc Blanchet, responsable.
Soutenue par la mairie de Meschers, l'association, qui a de nouveaux partenaires (Quizas USA représenté par Margery Wilson, Radio Demoiselle et Les Rimbaud du cinéma), a investi dans un nouvel écran plus large pour l’intégralité du format 1/85.
Venez nombreux sous les étoiles du 22 au 25 août !

 

Mortagne : Ce soir vendredi 16 août, quatre films vous attendent en plein air au Domaine du Meunier

L'association Le Club des 400 coups et Le FilmCircus d'Amsterdam, en partenariat avec Ariane et Coën Ter Kuile du Domaine du Meunier, vous invitent au festival du film de plein air dont c'est la cinquième éditio

Mercredi 14 août, les premières projections ( © Ann-Sofie Stragier)
Mercredi, les quatre premières projections (art et essai, documentaire, ciné enfant, grand public) ont attiré un nombreux public. Ce soir à partir de 22 h, quatre nouveaux films vous attendent. Au programme : Diva, Après Demain, Tous en Scène, Men and Ckicken. Une rencontre sympa à ne pas manquer sur le port de Mortagne. La nuit sera belle !
Possibilité de se restaurer sur place (réservations au 05 46 97 75 10).


 • Mercredi, le festival a ouvert ses portes !

Ambiance et convivialité avant les projections
Chaises longues hautes en couleurs !

• Photos Ann-Sofie Stragier

Mortagne : Catherine Lesur-Taillade rend hommage aux ravaudeuses

Jusqu'au 30 août, l'Atelier Brocante de la Minoterie, sur le port de Mortagne, accueille les œuvres de Catherine Lesur-Taillade. Un travail dédié aux femmes qui raccommodaient autrefois les textiles abîmés. Bien avant la société de consommation et le gaspillage ! « Au fil des rencontres et des trouvailles, je rends hommage aux petites mains ravaudeuses sur sacs de jute. Je passe du fil de couture aux lignes en liberté et du rapiéçage aux morceaux rapportés qui se juxtaposent, se montrent, s’affichent comme tel et au final s’exposent » explique-t-elle.  
Intitulée "Sur ravaudages et bric-à-brac", cette exposition dévoile, en peinture-collage, les coins de remise qui servent de fourre-tout, coulisses de la vie de tous les jours « comme une sorte de bric-à-brac représenté qui fait écho au lieu l’Atelier Brocante qui les accueille ».
A ne pas manquer !


Le vernissage dimanche dernier
Catherine Lesur-Taillade présente son travail
Marie Laplagne aux côtés de M. et Mme Marsaudon


Photos Ann-Sofie Stragier

jeudi 15 août 2019

Eglise d'Usseau/Marignac : Agbee vous invite à entrer dans la mémoire des bâtisseurs

Aucune église n'a été construite sans correspondre à des codes particuliers. Avant ces édifices dédiés à la religion chrétienne, les temples obéissaient déjà aux mêmes règles que se transmettaient les architectes. Invitée par l'association ECUM que préside Jean-Claude Moreau, l'artiste Agbee vous convie à entrer dans les secrets des bâtisseurs en l'église d'Usseau, sur la commune de Marignac. 



Agbee est sculpteur ; elle pratique aussi le dessin et conçoit des installations. Le parcours d’art visuel et sonore qu’elle propose à Usseau a pour objectif de sensibiliser le public aux savoirs des bâtisseurs

"Art visuel et sonore - l'âme des lieux" est le titre de cette exposition qui met en scène ses sculptures, tout en invitant le visiteur à se ressourcer à travers un chemin minutieusement tracé dans l'édifice. Pose tes pieds nus sur les dalles et suis la lumière, elle te conduira vers les savoirs des anciens maîtres du Moyen-Age. Tu feras la rencontre des outils, des mesures, de l'étoile à cinq branches, des principes de géométrie sacrée et du nombre d’or qui prévalaient lors de la construction des églises romanes. Un moment de partage qu'illuminera la harpe en cristal de Jacques Imagin' qui répand dans l'espace des vibrations porteuses de paix. 


Un rendez-vous propice à la réflexion
Chaque église comporte des points énergétiques
Abgee a conçu un chemin que le public est invité à découvrir

Lors du verre de l'amitié, Agbee, artiste dont l'atelier se trouve à Saint-Sauvant, a expliqué son travail. Elle est heureuse de le présenter à Usseau, "vaisseau" qui se prête à cette évasion à travers la pierre, la recherche de soi et de l'autre. 
Jean-Claude Moreau l'a félicitée pour cette exposition originale, propice aux échanges sur l'architecture et les mystères qui entourent l'édification des monuments. Le maire, Claude Estève, s'est réjoui de la vitalité de l'ECUM qui propose de nombreuses animations. Le prochain rendez-vous est fixé pour les journées du patrimoine. Avec le conseil municipal, il invite le public à venir découvrir l'âme des lieux de l'église d'Usseau. A ne pas manquer !


Harpe de cristal et vibrations
Jacques Imagin’ est écrivain, poète. La harpe de cristal est un instrument qui l’accompagne dans la création d’instants de paix
L'allocution de bienvenue de Jean-Claude Moreau, président de l'ECUM, aux côtés du maire

• Expo jusqu'au 18 août. Entrée libre de 15 h à 19 h

Sculpture d'Agbee symbolisant le passage
L'église d'Usseau : un édifice datant du XIIe siècle consacré aux expositions et concerts
Tous dans le même vaisseau !
Où il est question du nombre d'or...

mardi 13 août 2019

Mortagne : Brocante, expositions, cinéma de plein air, soirée des cabanes

Pour rappel, le bureau d'information touristique de Mortagne est ouvert tous les matins du lundi au samedi au 1 place des halles de 9 h à 13 h et le dimanche matin de 10 h à 13h ainsi que les après-midis du lundi au samedi place Parias au port de 15 h à 18 h.




• SENTIER PHOTOS DU CONCOURS INSTAGRAM
TOUT L’ÉTÉ

51 photos exposées dans les rues de Mortagne du château d’eau jusqu’au belvédère du chemin vers l’estuaire

• EXPOSITION DE L’ASSOCIATION LA BARBOUILLE
JUSQU'AU 17 AOÛT 2019

Exposition des peintures de l’association LA BARBOUILLE au temple de Mortagne
Entrée libre – Tous les jours 10h-12h & 15h-18h

• EXPOSITION A L’ATELIER BROCANTE DE LA MINOTERIE
JUSQU'AU 30 AOÛT 

Exposition des textiles de Catherine Lesur-Taillade
28 bis quai de l’estuaire 05 46 74 38 71

• VISITE D’UNE EXPLOITATION VITICOLE
MARDI 20 AOÛT à 17 h

En période estivale, tous les mardis à 17 heures, Le Domaine des Princes à Mortagne propose une visite de et chai avec dégustation et animation ludique pour petits et grands.
2,50 €/personne et gratuit pour les enfants
Renseignements Domaine des Princes  (2 le Rigaleau) : 06 72 07 47 48 / 06 81 96 48 40 / 05 46 92 74 41

• BALADE ESTIVALE DU MOUTONNIER
MERCREDIS 14-21-28 AOÛT 2019

Vivez un moment nature au milieu des marais, accompagné des ânes bâtés pour le portage des enfants ; venez à la rencontre du moutonnier et de son troupeau.
Balade d’environ 3h.
D’avril à octobre, tous les jours sur réservation et pendant l’été, tous les mercredis de 9h30 à 13h.
Renseignements et inscriptions OT : 05 46 08 17 66 ou An’estuaire 05 46 90 50 91

• POT D’ACCUEIL DES VACANCIERS
MERCREDI 14 AOÛT 

Par la Mairie ; dégustation de produits locaux, présentation de Mortagne et des manifestations de la semaine à 11 h 30 à l’office de tourisme.
Renseignements  : Office de tourisme au 05 46 08 17 66

• EXPOSITION DE SCULPTURE A LA RIVE
JUSQU'AU 18 AOÛT 

Exposition des sculptures d’André Abram sur le port

• FESTIVAL DU FILM DE PLEIN AIR
MERCREDI 14 & VENDREDI 16 AOÛT 

Au Domaine du meunier
Organisé par le Club des 400 coups
Renseignements : 05 46 97 75 10

• SOIRÉE DES CABANES
SAMEDI 17 AOÛT 

Organisée par l’association des cabanes
Quai des pêcheurs - 16 €
Renseignements et réservations : 06 60 86 20 98 / 06 77 57 67 67

• BROCANTE DE LA SAINT FIACRE
DIMANCHE 18 AOÛT 

Organisé par Collectif de Brocanteurs de l’Atelier Brocante de la Minoterie, toute la journée sur le port de Mortagne. Animation musicale.
Buvette et restauration rapide sur place. 3€ le ML
Renseignements & Inscriptions : Office de tourisme 05 46 08 17 66 ou 06 87 76 30 66 / 06 71 75 85 74

• EXPOSITION AU TEMPLE
DU 26 AOÛT AU 9 SEPTEMBRE

Exposition de peintures originales de Françoise David Bouillaud
Entrée libre - Tous les jours 10h-12h30 & 15h30-18h
Renseignements : 06 01 13 02 63

Contrôle des services de l'Etat au marché des Minimes de La Rochelle

© SDCI - Préfecture Charente-Maritime
Lundi 12 août, un contrôle a été mené par les services de l’État au marché nocturne des Minimes à La Rochelle dans le cadre de l’opération interministérielle vacances (OIV). Ce contrôle réalisé en présence du secrétaire général de la préfecture, a été piloté par le directeur départemental de la protection des populations (DDPP) et une équipe de trois enquêteurs.
Bien que de plus en plus exigeants sur la qualité et la valorisation de leurs achats, les consommateurs-vacanciers sont bien souvent loin de leurs repères habituels, ce qui les place dans une situation de relative vulnérabilité face à d’éventuels abus. Il est donc primordial de permettre au consommateur de faire jouer pleinement la concurrence, fondée sur une information transparente et loyale, et de bénéficier d’une offre présentant toutes les garanties de qualité et de conformité.



Le contrôle réalisé s’est porté sur des produits alimentaires, textiles, des bijoux fantaisie, ou encore des articles de souvenir. Il avait vocation à vérifier l’origine et la qualité des produits proposés à la vente, ainsi que l’affichage des prix. Aucune anomalie grave n’a été constatée au marché nocturne des minimes. Des recoupements plus approfondis sont toutefois en cours, notamment sur le caractère « artisanal » de certaines denrées offertes à la vente.

Du 3 juin au 15 septembre 2019, l’opération se déploie dans 50 départements du territoire métropolitain considérés comme étant les plus touristiques. Lors de la saison estivale OIV 2018 les services de la DDPP 17 ont effectué 684 visites d’entreprises et ont prononcé 4 fermetures, dressé 46 PV, 71 mises en demeure, 203 avertissements et 350 kg de denrées ont été détruites. La période estivale est un enjeu économique fort pour le département. En 2018, le poids de la consommation touristique a représenté 7,2 % du PIB. Porteuse d’emplois saisonniers et pérennes, la consommation représente un facteur favorable de soutien à la croissance.

Fête du doyenné de Haute Saintonge à Pommiers le 7 septembre : « Au cœur de nos familles : l’enfant »

Samedi 7 Septembre, salle des fêtes de Pommiers-Moulons à partir de 15 h


Ce thème a germé au cœur de la paroisse de Montlieu la Garde et c’est avec l’ambition de rassembler toutes les paroisses de Haute Saintonge sur un projet commun que nous nous sommes mis au travail. L’idée est qu’à partir d’une grande fête inaugurant le choix de ce vaste thème : « au cœur de nos familles, l’enfant », chaque paroisse fasse sienne une démarche, une réflexion et crée un événement qu’elle proposera à sa manière pour les mois à venir et qui sera destiné à l’ensemble de notre doyenné.
Ce projet nous permet de nous projeter dans le temps, sur 2 ou 3 années. Chacune des paroisses proposera des animations diverses et variées qui trouveront leur source dans les échanges et émotions que la fête du 7 septembre nous permettra de vivre. Cette fête, ainsi que les événements qui en découleront, s’adressent à tous les habitués des assemblées paroissiales, mais pas seulement car nous souhaitons aller vers toutes les personnes interpellées par les problématiques familiales et les contextes de vie des familles d’aujourd’hui.

Les activités au programme de la fête de rentrée du 7 septembre du Doyenné de Haute Saintonge sont conçues et mises en œuvre par des personnes issues des sept paroisses : Archiac, Jonzac, Mirambeau, Saint Genis, Montendre, Montlieu La Garde et Saint-Aigulin. Chacun s’investit en fonction de ses affinités et de ses centres d’intérêt afin de participer à la construction de ce temps fort, en fonction de ses disponibilités également.
Autour du thème que nous avons choisi, cette journée du 7 septembre sera déclinée selon plusieurs pôles d’activités. Tout d’abord, les enfants auront un temps spécifique avec une comédienne et chanteuse, Marie Louise Valentin et son équipe qui leur proposeront un spectacle. Les jeunes/ados auront un temps dédié dont le thème global est « cultiver son jardin ».
Pour les adultes, quatre pôles seront à découvrir. Après un temps d’accueil, un premier pôle proposera une réflexion animée sur la création des liens, entre nous, entre tous, en famille, une prédisposition pour certains, mais un défi pour d’autres.
Un deuxième pôle consistera à s’interroger sur la place de l’enfant et des familles dans notre souci pour l’écologie et nos actions pour l’environnement.
Un troisième viendra nous interpeller sur la parentalité et la citoyenneté "l’enfant dans nos familles d’aujourd’hui".
Et un quatrième nous conduira à considérer notre rapport au temps : si nous en avons, ce que nous en faisons, les rythmes que nous nous donnons en famille, personnellement etc.
Cette fête de rentrée est l’occasion de se retrouver et d’amorcer une réflexion dynamique sur plusieurs années en rejoignant les familles au sens large, ce qui les amuse, les préoccupe, les anime, les interpelle, etc.

Valérie Delcroix

• Programme
15 h Accueil et orientation vers les différents pôles. Pôle enfant : spectacle proposé par Marie Louise Valentin et son équipe, suivi d’un temps de jeux.
17 h 30 Messe présidée par le Père Bertrand Monard, vicaire général
19 h pique-nique partagé
20 h 30 Concert avec Marie Louise Valentin et son équipe

Ville de Saintes : modification de la délimitation de la partie classée "Site Patrimonial Remarquable"

Trois rencontres pour échanger : Saint-Eutrope, rive droite et Saint-Vivien



En juin dernier, une première réuion publique s’est déroulée en présence de Nelly Veillet, maire adjoint, Jean Engelking, conseiller urbanisme, Amandine Decarli, Architecte des Bâtiments de France, Romain Huriaud de la direction de l’Aménagement, du Foncier et de l’Urbanisme, Muriel Perrin, responsable de l’Atelier du Patrimoine et Alexandra San, architecte du patrimoine.  La nouvelle délimitation du Site Patrimonial Remarquable n’a pas pour but de réécrire les règles du PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur) et de la ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager). Elle va permettre de poser des contenus nouveaux dans les futurs cahiers des charges et préparer les thématiques à aborder dans les nouveaux documents.
Le calendrier de réunions publiques, sous forme de visite urbaine à 18 h avec temps d’échange, a été fixé  : 23 septembre : Saint-Eutrope à la ville : patrimoine, continuités ; 21 octobre : rive droite jusqu’à la gare, de la ville antique à la ville XIXème ; 4 novembre : de St-Vivien à la ville, la question des espaces publics/architecture.
 « J’insiste sur l’importance de cette démarche de concertation qui doit permettre au plus grand nombre de s’approprier les critères et les méthodes de protection et de mise en valeur de notre patrimoine privé. Cette appropriation ne se limite pas aux propriétaires ou résidents ou commerçants : elle concerne aussi tous les professionnels tels que les agents immobiliers, les artisans du bâtiment, les notaires, etc » souligne Jean Engelking, conseiller urbanisme de la ville de Saintes. Toutes les personnes intéressées sont cordialement invitées à participer à ces rendez-vous.




Retour sur la réunion du 25 juin dernier

Cette première réunion publique consistait à présenter la démarche de la modification du Site patrimonial remarquable et à interroger les habitants présents sur les documents de gestion en place : objet de la démarche par rapport à l’évolution ; thématiques nouvelles : un patrimoine vivant, des outils cohérents avec le projet de 
territoire, l’environnement ; dispositifs existants à Saintes : ZPPAUP-PSMV ; acteurs réunis autour du projet, ville de Saintes, architecte des Bâtiments de France, équipe 
chargée d’études ; contenu et le calendrier général de l’étude ; actions et le calendrier proposé ; échanges et premiers retours sur les documents existants ZPPAUP- PSMV ; application des règles...
 Suite à cette présentation assurée par l’Atelier Lavigne, plusieurs échanges et débats se sont tenus. Des questions et des réponses claires pour bien situer et préciser la démarche :


• J.-L. Houiller demande à ce que le vocabulaire « secteur sauvegardé / secteur protégé » soit précisé, rappelé, explicité. Le terme secteur sauvegardé n’est plus employé. Ce terme est remplacé par le SPR (Site Patrimonial Remarquable) qui, depuis la Loi LCap de juillet 2016, gère les PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur) et les AVAP (aire de Mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine/ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager).

• A. Morin regrette que les règles existantes aient été largement oubliées. Il estime que la médiation n’a pas porté ses fruits. En fait, les études de secteurs sauvegardés - PSMV n’étaient pas soumises à l’époque à la concertation telle qu’elle est aujourd’hui. Elle est désormais obligatoire. Cependant, Muriel Perrin rappelle que la ville d’Art et d’Histoire, le travail de l’atelier du Patrimoine ont été mis en place dès les années 1990, secteur sauvegardé - PSMV de 1989. 


• Alexandra San montre un travail pédagogique réalisé sous forme de fiches sur le secteur sauvegardé et la ZPPAUP. Ces documents sont importants et permettent souvent l’échange avec le pétitionnaire. La mise en place du nouveau PSMV et futur PVAP (Plan de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine) en remplacement de la ZPAUP devrait également être accompagnée d’un guide illustré et explicatif. 


• F. Doutreuwe remarque que de nombreux travaux en secteur sauvegardé se font sans demande d’autorisation. Les auteurs penseraient-ils qu’ils ne seront pas sanctionnés ?
 Il existe une veille opérée par les policiers municipaux et tous travaux réalisés dans le PSMV sont soumis à une visite de conformité en fin de chantier. 


• Monique Potel : Va-t-on enfin faire quelque chose pour les immeubles de quartiers mal entretenus ? Les futures règles prendront-elles bien en compte les énergies nouvelles ? Rien n’est simple. A part des mesures prises exceptionnelles tel que l’arrêté de péril sur un édifice (car mise en danger d’autrui), il n’existe pas de moyens pour obliger un propriétaire à faire des travaux. Cette question des énergies renouvelables renvoie au sujet plus vaste des économies d’énergie et la qualité des tissus anciens pour répondre à ces enjeux. Il s’agit d’une demande particulière sur l’étude en cours et cela entraîne l’intégration d’un environnementaliste (cabinet Eugée). 


• Pour J-Ph Baigl , il n’y a pas que ce qui se voit dont il faut tenir compte, il y a aussi l’aspect de « l’épaisseur » en réutilisant les vestiges. Alexandra San précise que l’équipe chargée d’études est également constituée de spécialistes pour prendre en compte le volet historique et archéologique de la ville.



• S. Terville propose une idée : élaborer un nouveau document graphique dans l’esprit de celui qui a été réalisé il y a une quinzaine d’années par l’agence de Claude Calmettes.
Alexandra San répond que ce n’est pas l’objectif immédiat, mais que la démarche actuelle prépare la révision des documents de gestion et donc des plans.