samedi 22 septembre 2018

Hélène Bertrand en concert à Saint Georges de Didonne


Musée de la Marine/Rochefort : journée mondiale des sourds


vendredi 21 septembre 2018

Samedi 22 septembre : Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball contre le CNM Charenton

Samedi 22 septembre, Maxime Gauthier, passeur de l'Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball, et ses coéquipiers effectueront leur baptême du feu en championnat de France Elite Masculine (NDLR : 1ère division fédérale soit le 3ème plus haut niveau hexagonal). Pour le compte de la 1ère journée de la 1ère phase, les Maritimes se déplacent dans la salle du CSM Charenton (Val-de-Marne). Coup d'envoi de la rencontre à 20 h au complexe sportif Nelson Paillou de Charenton-le-Pont. Même s'ils font figure d'outsiders puisque tous juste promus à ce niveau, les Royano-Saintais ont peut-être un coup à jouer en région parisienne

Maxime Gauthier
« On a bien bossé depuis la reprise de l'entrainement le 28 août avec Jean-Baptiste, notre préparateur physique. On a fait de très bonnes séances. Je suis confiant. Logiquement, on est prêts. On a tout fait pour l'être en tout cas. On est des compétiteurs. Car notre objectif est bien de finir dans les 3 premiers de la 1ère phase. Ce qui passe donc par une victoire à Charenton. Plus tôt on sera maintenus, mieux ce sera. Car la phase playdowns, c'est 10 équipes dont 4 qui redescendront en Nationale 2. Finir dans les 3 premiers de cette phase est donc notre objectif. Objectif qu'on va essayer d'atteindre. Cette poule me semble assez homogène. Même si je pense que les nordistes d'Halluin semblent au dessus du lot, étant parvenus à conserver la très grande majorité de leurs joueurs. Et puis ce qui n'est pas négligeable nous concernant, c'est que notre groupe est lui aussi quasiment le même que l'an passé. Les nouveaux se sont parfaitement intègrés dans le collectif. A l'image de notre central Donovan Teavae. Donovan va nous apporter beaucoup. J'ai joué pendant une saison avec lui à Cambrai en Ligue B. On s'entendait bien. Il va nous être très utile. Il devrait faire beaucoup de bien à notre autre central Wilson Bono » confie un Maxime Gauthier qu'on sent impatient.

Serein, on semble l'être un peu moins dans le Val-de-Marne si l'on en croit les propos de Xavier Ziani. Ceci même si les franciliens, entrainés depuis 4 saisons maintenant par l'ex-central du Paris Volley et d'Asnières, évolueront en Elite pour la 2ème année consécutive et même si les banlieusards ont plusieurs fois évolué à ce niveau au cours des 10 dernières saisons.
« Notre objectif est de nous maintenir tout simplement. Maintenant, je ne m'attends pas à finir dans les 3 premiers à l'issue de la 1ère phase. Même si c'est ce qui nous permettrait de disputer les playoffs en 2ème partie de saison et donc de nous maintenir directement. Mon équipe n'est plus la même. Même si j'ai réussi à conserver une petite partie de l'ossature de l'an passé, il y a eu 5 départs. Que j'ai beaucoup de mal à compenser notamment aux postes de pointu et de réceptionneur-attaquant. J'ai, par exemple, dû rappeler un joueur qui n'a pas joué l'an dernier car blessé pour nous filer un coup de main. Et puis les deux tiers de mon équipe sont composés de très jeunes joueurs qui ont moins de 25 ans qui ne connaissent pas le championnat Elite. On ne sait pas où on va. Maintenant, tout sera possible. Suite à la refonte des championnats professionnels de Ligue A et ligue B cette saison (NDLR : Passage de la Ligue A à 14 clubs au lieu de 12 et de la Ligue B de 12 à 10 clubs), aucun club n'a été relègué cette année et 4 équipes sont montées en ligue B au lieu de 2. Il n'y a donc logiquement plus de grosses cylindrées. Sauf peut-être les nordistes d'Halluin et Caudry, si ils sont parvenus à conserver leurs effectifs respectifs, qui feront office de favoris. Car ces 2 formations ont montré des choses intéressantes la saison dernière. Ce championnat Elite va donc être palpitant et très ouvert. Tout le monde aura sa place cette année. Que ce soit Marseille ou encore l'Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball ».

Seul petit bémol côté maritime. David Micheneau, un des centreaux, ne sera pas du déplacement insuffisamment remis de sa rupture des ligaments croisés.

Samedi 22 septembre 20 h au complexe sportif Nelson Paillou de Charenton-le-Pont : 1ère journée de championnat de France Elite masculine : CNM Charenton - Union Royan/Saintes Océan Volley-Ball

Nicolas Cartier

Rugby/Pons : Le plaisir du jeu sans le plaquage !

Proposé par la Fédération Française de Rugby, dans une démarche de développement de nouvelles formes de jeu, le rugby à 5, que l’on appelle aussi “rugby à toucher” (RAT), ouvre la pratique du ballon ovale à un large public


Tous les vendredi soir à partir de 19h15 sur le terrain, au stade à Pons, la section de rugby à toucher à 5 du ROP, rebaptisée “ROP Hop Hop”, se retrouve pour une bonne séance d’entraînement et de mini-matchs sous la houlette d’encadrants. Du physique, de la technique, des stratégies, des combinaisons, des étirements et beaucoup de bonne humeur, sont les ingrédients nécessaires pour bien accueillir et faire progresser les joueurs… et les joueuses, toujours plus nombreuses !

Spectaculaire et ludique, la discipline, qui présente aussi la particularité d’être mixte, permet de découvrir le jeu en toute sécurité et donc d’accueillir tous types de licenciés : beaucoup d’anciens XVistes, des joueurs en convalescence, des sportifs ayant touché un peu le ballon ovale auparavant, des débutants et des femmes voulant entrer dans la grande famille du rugby sans pratiquer un sport de contact.

Grâce à cette diversité, la section peut aligner des équipes dans 3 catégories : + 35 ans, mixte et Open (à partir de 18 ans).

Mais le rugby à 5 ne serait pas rugby sans convivialité, les entraînements se prolongent souvent autour de quelques verres, pots de Noël ou galettes des rois, et la convivialité est également le maître mot .

A bientôt sur le terrain ou au club house le vendredi soir !

Des règles simples ouvert à tous débutants(es) confirmés(es) et anciens
Action de toucher l'adversaire sur n'importe quelle partie du corps, du ballon ou des vêtements. On doit à ce moment crier "touch", ce qui permet à l'adversaire de savoir qu'il a été touché.

Après un touch, le joueur touché doit effectuer la remise en jeu (rollball) à l'endroit du touch (le mark). Un touch peut être effectué avec une ou deux mains mais ne doit jamais être violent sous peine de pénalité. Si un joueur est touché au moment où il marque un essai, le touch est accordé et l'équipe attaquante doit se replier sur la ligne des 5 mètres pour sa prochaine attaque.

Chaque action dans la zone des 5 mètres doit être démarrée sur la ligne des 5 mètres pour l'attaque et la ligne d'essai pour la défense. À chaque touch, l'arbitre décompte à haute voix le nombre de touches effectués. Au cinquième touch, l'arbitre doit annoncer "dernier touch". Lorsque les joueurs d'une équipe ont été touchés 6 fois, le ballon passe à l'équipe adverse. Si un joueur passe le ballon au moment où il est touché ou après, c'est un touch and Pass, pénalisé par la perte du ballon.

Contacts : www.facebook.com/touchrugby.pons.1

Manifestations : salon de l'habitat, talents de femmes, Odyssée bohême à Saintes, fête des plantes à Trizay, musique au château de Dompierre, course à Cognac

A noter sur vos tablettes !





 

Saintes : la société Chronopost choisit de se développer sur le Parc Centre Atlantique

La Communauté d’Agglomération de Saintes vient de signer l’acte de vente d’un terrain de 17000 m2 sur le Parc Centre-Atlantique à la Société Chronopost. Actuellement implantée sur la zone de la Bobinerie dans un bâtiment de moins de 900 m2, Chronopost était à la recherche d’un nouveau site pour accompagner le développement de son activité de collecte et de livraison de colis.


Le nouveau site d’implantation de Chronopost, sur lequel un bâtiment de 4000 m2 verra le jour, devrait être mis en exploitation à la fin du printemps 2019. La société prévoit la création de 30 emplois sur trois ans.
Le projet de développement sera présenté officiellement lundi prochain à la Communauté d’Agglomération en présence de Jean-Claude Classique, président de la Communauté d’Agglomération de Saintes et de Pascal Triolé, directeur industrie et achat de Chronopost.

Saintes : les platanes de Saint-Pierre ont des parrains des marraines !

Samedi dernier, Didier Catineau, citoyen saintongeais, avait organisé une manifestation de parrainage des platanes de la cathédrale Saint-Pierre menacés d'abattage par la mairie. Plus de 300 parrains se sont manifestés dont les noms ont été apposés sur les troncs. D'autres se sont manifestés depuis. Des textes poétiques ont été lus à cette occasion. 

Parrainage samedi après-midi (© Michel Bertrand)

Depuis, Didier Catineau a envoyé un courrier à Jean-Philippe Machon l'incitant à faire preuve de prudence :
« Vous n’êtes pas sans ignorer que de très nombreuses personnes se sont manifestées contre le projet d’abattage des huit platanes de la place Saint Pierre. En ma qualité de citoyen saintongeais et amoureux de ma ville de Saintes, capitale de ma province, j’ai lancé il y a trois semaines une opération symbolique « Adoptez un platane ». Je tiens à préciser qu’il n’y a derrière moi nul syndicat, parti politique ni association, seulement la libre expression d’un citoyen. Samedi 15 septembre dernier, des personnes se sont réunies sous ces platanes pour manifester et signaler leur désaccord contre la mesure envisagée par vos services. Vous voudrez bien trouver la liste complète arrêtée au lundi 17 septembre faisant état des identités et lieux de résidence de ces citoyens. Nous voulons vous préciser que nous tenons à ces arbres et qu’il vous appartient de bien peser sur la décision finale que vous envisagez de prendre ». 

A suivre, la décision relevant de l'état sanitaire des arbres. S'ils sont malades, il y a en effet péril en la demeure compte-tenu de leur hauteur dans un quartier habité. S'ils sont de solides gaillards, ce que nous souhaitons, il faudra alors les étêter afin q'uils ne prennent pas trop d'extension, toujours pour des questions de sécurité en centre ville.




Didier Catineau, une action courageuse en faveur des platanes
Lecture de texte poétique par Denys Piningre
© Michel Bertrand

Sentiers des Arts : à la découverte d'œuvres éphémères dans la nature, gare de Cozes, ports Maubert, Vitrezay, les Callonges !

Les Sentiers des Arts font leur cinéma jusqu'au dimanche 4 novembre

Les artistes de l'édition 2018 aux côtés des présidents des intercommunalités 
(© Nicole Bertin)
Pour la sixième édition des Sentiers des Arts, la Communauté d'Agglomération Royan Atlantique (CARA) associée à la Communauté de Communes de la Haute-Saintonge et la Communauté de Communes de l'Estuaire, innove et se démarque des anciennes éditions. 2018 est marquée par une nouvelle thématique originale tournée vers le septième Art.
Vendredi dernier à Cozes, les présidents des trois intercommunalités, Jean-Pierre Tallieu, Philippe Plisson et Claude Belot ont félicité les artistes, invité le public à se rendre nombreux à la découverte des œuvres et salué une initiative qui, pour certains, auraient pu paraître "inutile" au départ, mais s'est avérée superbement « utile, voire indispensable ». Et pour le prouver, n'hésitez pas à vous embrasser à la Tremblade au nom de toutes ces valeurs qui nous réunissent, partage, solidarité et convivialité !

I wanna be loved by you, just you and nobody else but you ! (© Alexandre Garcia)

La valorisation des lieux de présentation artistique originaux, à travers des oeuvres éphémères in situ suscitant la surprise et la curiosité, est l'objectif de l'opération. Outre les anciennes gares de la Compagnie des chemins de fer de la Seudre valorisées par la Cara, la Communauté de Communes de la Haute-Saintonge et la Communauté de Communes de l'Estuaire ont choisi de mettre en avant les paysages des marais de la Gironde.

Passionné de science-fiction dès son plus jeune âge, l'artiste cognaçais Mathieu Perronno nous fait partager son Odysséeus RN 20 (ne pas lire 20, mais deux zéro) qui conduit sur un plateau de cinéma, décor, vaisseau, créature venue d'ailleurs... (© Nicole Bertin)
• Douze escales artistiques, 22 artistes plasticiens aux univers différents offrent au public seize œuvres originales, monumentales et éphémères. Des rencontres avec les artistes sont programmées durant toute la période d'exposition.

Cette découverte insolite de trois territoires, à travers le regard d'artistes contemporains, un patrimoine d'une grande richesse paysagère et patrimoniale vous est proposée en libre accès.

L'inauguration du sentier des arts à la gare de Cozes. Pour Jean-Pierre Tallieu, « l'art est comme une déferlante, superbe »

Claude Belot a évoqué la venue du général de Gaulle en Charente-Maritime en juin 1963. Il avait alors pris le train, passant par la gare de Cozes avant de rejoindre Royan. « Le monde a changé. Il y avait une foule extraordinaire et de Gaulle était accessible ». Et d'ajouter « et nous, on reste, on est la Saintonge éternelle ! »
Le verre de l'amitié
12 escales artistiques à découvrir en toute liberté :

- Gare du Train des Mouettes de La Tremblade
- Gare d'Arvert
- Gare d'Étaules
- Gare de Chaillevette
- Gare de Mornac-sur-Seudre
- Gare de Fontbedeau St-Sulpice-de-Royan
- Gare du Train des Mouettes de Saujon
- Gare de la Traverserie de Corme-Écluse
- Gare de Cozes
- Port Maubert à Saint-Fort-sur-Gironde
- Pôle-Nature de Vitrezay à Saint-Sorlin-de-Conac
- Le parc ornithologique de Terres d'Oiseaux au Port des Callonges à Braud-et-Saint-Louis (attention au cyclope !)

• Programme complet : http://www.agglo-royan.fr/agenda#sda

Les compteurs changés par des Linky seraient revendus à l’étranger d’occasion et non recyclés ? On aura tout vu...

Source : L’Orient Jour – https://www.lorientlejour.com/article/1129819/installation-de-compteurs-une-avocate-denonce-un-marche-douteux-et-saisit-la-justice.html

Un générateur privé pour la production du courant électrique. Photo Mohammad Yassine

Une avocate libanaise a révélé au grand jour un « marché douteux » soulignant « qu'une société libanaise a acheté le 6 février 2018 un million de compteurs à une compagnie française, alors que ces compteurs sont désormais désuets en France et ont été remplacés par un autre type de compteurs ». 
La grande question est : En France, quelle entreprise est capable de fournir un million de compteurs électriques « désuets » et qui les a « remplacés par un autre type de compteur » ? Enedis bien sûr ! L’autre type de compteur ne peut être que le Linky. En effet, Enedis change toujours les compteurs par le plus récent qui est actuellement le Linky. Quant à les "refourguer" aux Libanais, il fallait y penser !!!

L’article de L’Orient Le Jour (publié le 13 août 2018) :

Une avocate libanaise a saisi lundi la justice au sujet de la décision du Gouvernement de forcer les propriétaires de générateurs privés à installer des compteurs, affirmant qu’un “marché douteux” se cacherait derrière la décision du ministère de l’Economie.

May el-Khansa a envoyé une note d’information au procureur général près la Cour de Cassation, le juge Samir Hammoud, dont la chaîne LBCI s’est procuré une copie.

Dans ce document, l’avocate affirme « qu’une société libanaise a acheté le 6 février 2018 un million de compteurs à une compagnie française, alors que ces compteurs sont désormais désuets en France et ont été remplacés par un autre type de compteurs ».

May el-Khansa affirme, en se basant sur un “courrier” qu’elle a reçu, que “certains ministres et députés libanais” possèdent des part au sein de la société libanaise en question, sans citer le nom de cette société. Elle affirme également « qu'un grand conseiller au sein d’une importante administration, et proche d’un influent responsable, serait impliqué dans cette affaire ».

« Si ces informations sont vérifiées, un grand crime serait perpétré à l’encontre du peuple libanais » estime-t-elle. « Le courrier contient de nombreuses informations qui doivent interpeler la justice afin qu’elles les vérifie » poursuit-elle.

Le ministre sortant de l’Économie, Raëd Khoury, a mis en garde dimanche les propriétaires de générateurs privés qui ne se conformeront pas à la décision prise par le ministère concernant l’installation de compteurs, affirmant qu’ils encourent des peines allant jusqu’à la prison pour toute infraction.

L’installation de compteurs, requis par le ministère de l’Économie, en coopération avec les ministères de l’Énergie et de l’Intérieur, permettra aux propriétaires de groupes électrogènes privés de facturer aux clients leur consommation réelle d’électricité, au lieu d’un forfait. Le ministre de l’Économie a fixé au 1er octobre la date limite avant laquelle les propriétaires de générateurs devraient avoir installé des compteurs chez l’ensemble de leurs abonnés.
Électricité du Liban (EDL), l’établissement public qui détient le monopole de la production d’électricité, assure moins de deux tiers des besoins du pays. Cette situation a pérennisé la présence des générateurs illégaux, et obligé les Libanais à s’acquitter de deux factures pour avoir du courant toute la journée.

jeudi 20 septembre 2018

Saint Ciers sur Gironde : Festival International du Film de Terroir du 20 au 23 septembre

A noter sur vos tablettes !



Saintes/Fanny Hervé, conseillère municipale : « Le patrimoine est notre principale richesse et notre seule chance de sauver l'identité de notre collectivité au sein de la grande Région »

Droit de réponse de Fanny Hervé, conseillère municipale, au sujet des tensions, soulevées par Dominique Deren, au sein des services évenementiel et culturel de la ville de Saintes. L'élue y rappelle notamment l'engagement qu'elle a manifesté depuis son élection en 2014 pour la valorisation du patrimoine.

• Copie de la lettre adressée au maire et aux conseillers municipaux :

« Je viens de lire les propos de Dominique Deren qui s'impatiente de ma démission, se drapant dans un rôle de defenseuse et de moralisatrice et prétendant que je menacerai par ma présence celle de Monsieur Carbonnel ! Je suis atterrée par ce qui est rapporté. Je vais démissionner ; que Dominique Deren se rassure ainsi que ceux que ma présence ou plutôt mes interrogations ont gênés !
Je n'admets pas une telle malveillance dénuée de tout sens commun et relayée par quelques élus en quête d'un avenir et à la mémoire courte.

Le patrimoine est notre principale richesse et notre seule chance de sauver l'identité de notre collectivité au sein de la grande Région. J'ai tenté de le défendre pendant quatre ans et demi, mais ne peux lutter seule contre les vents contraires qui se lèvent au sein même de la collectivité pour faire triompher des ambitions personnelles.
J'en suis navrée pour notre ville car les soutiens de l'Etat et des collectivités territoriales nous permettaient d'espérer mener un beau projet de dimension régionale afin de préserver l'identité de notre belle ville et la valoriser.
J'espère qu'il se poursuivra, certains élus de l'opposition en ont compris l'intérêt et je les en remercie.
Saintes dispose de structures et d'associations culturelles portées par des dirigeants et des personnels de grande valeur que je remercie pour la confiance et le travail constructif que l'on a pu mener ensemble. Les agents avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler ont toute ma gratitude et ma considération

Je n'ai nullement besoin de mon mandat d'élue pour avoir le sentiment d'exister et avais simplement la volonté, sans doute naïvement, de mettre un peu de mon énergie et de mon temps au service de notre ville dans la limite de mes compétences.

Bon courage à tous et bonne chance aux Saintais dont l'avenir se joue, ce que semblent oublier les préoccupations égocentriques des partisans de la terre brûlée ».

Fanny Hervé
Conseillère municipale 
Ville de Saintes

Site Saint-Louis : « la renaissance d’un grand quartier de Saintes » souligne Christian Schmitt

Christian Schmitt est l'élu chargé du site Saint-Louis dont une partie (2,5 hectares) sera confiée à un investisseur privé afin d’y faire des aménagements. Propriété de la ville, les 1,5 ha restants s’insèreront dans un vaste plan de valorisation du patrimoine saintais. A l’heure où les détracteurs au projet de « cession » font entendre leurs voix, l’élu explique la démarche de la municipalité et pourquoi un musée à cet emplacement présenterait des inconvénients...


Vue imprenable sur la ville (© Nicole Bertin)
Visite guidée du site avec Christian Schmitt, élu chargé du projet, et Wolfgang Autexier
Samedi dernier, une quarantaine de personnes ont manifesté contre la vente du site Saint-Louis à des investisseurs privés.
On y notait la présence de plusieurs représentants de la gauche saintaise dont Serge Maupouet, François Elhinger et du conseiller régional Stéphane Trifiletti. Christian Schmitt, élu de la majorité, s’étonne des questions que posent les membres de l’opposition alors que deux réunions sur le sujet ont été organisées au sein de la mairie. « Ils ont été informés. Nous y avons présenté les documents qui pouvaient l’être » dit-il. En effet, la procédure étant en cours, une discrétion entoure le dossier. Cette situation explique pourquoi les plans d’aménagement de Linkcity (filiale Bouygues), société ayant été retenue par la municipalité car « performante tant au niveau du prix de rachat du site que des structures à réaliser », n’ont pas été communiqués publiquement, de même que ceux des autres groupes ayant soumissionné, Duval et Nexity.

Pour mémoire, rappelons que les locaux de l’ancien hôpital ont été acquis à l’époque de Bernadette Schmitt à la fin des années 2000 ; que son successeur Jean Rouger a présenté un vaste projet de réhabilitation du site Saint-Louis résultant d’un concours de jeunes architectes et qu’enfin, l’équipe de Jean-Philippe Machon n’y a pas donné suite pour une raison simple : « la Ville ne peut pas financer 16 millions d’euros ».
Dans ces conditions, comment valoriser le site Saint-Louis où les structures du centre hospitalier, abandonnées  depuis vingt ans, affichent triste mine malgré les couleurs rayonnantes laissées sur les murs par les graffeurs ? Quel état misérable alors qu’il est le lieu le plus emblématique de la cité avec vue imprenable sur l’horizon ? Ouvert dans la journée, il incite à la promenade pour les uns tandis que les autres l’empruntent pour rejoindre les parties haute et basse de la ville. Se balader dans cet espace presque désert a quelque chose d’émouvant, comme si les fantômes du passé surgissaient, ressuscitant avec eux une intense activité médicale, chirurgie, maternité, opérations, consultations. En prêtant l’oreille, on croirait entendre le bruit des ambulances conduisant quelque malade aux urgences. Ambiance surréaliste…

En 2012, les plans du premier aménagement prévu par Jean Rouger, alors maire. 
On remarque l'emplacement particulier du site au cœur de la cité
Les murs de l'ancien hôpital, abandonné en 2007, ont fait le bonheur des graffeurs
Cet immense plateau rocheux, flanqué de falaises abruptes, est un endroit stratégique de par sa position dominante. Lieu de pouvoir depuis des lustres, le logis du Gouverneur, construction la plus ancienne encore visible, a été converti en hôpital dès la fin du XVIIe siècle. Tradition qui s’est perpétuée jusqu’au début du XXIe siècle.

Un véritable promontoire.... et des vignes sur le "palier"
Impressionnant !
Le logis du Gouverneur (sera transformé en hôtel de standing)
Vue de la cour intérieure qui possède deux beaux cèdres

« Les fouilles ont une importance primordiale pour l’histoire de la cité »

Christian Schmitt en profite pour rappeler comment s’opèrent les fouilles, financées par la ville (et qui représentent un investissement certain). Le premier diagnostic a déjà été réalisé. A partir de différents sondages, les archéologues définissent les strates d’occupation, gauloises, romaines, médiévales, etc.
Dès que le permis de construire est déposé (c’est-à-dire que les deux parties, municipalité et investisseur, se sont accordées), sont programmées les fouilles préventives que la DRAC délègue au service d’archéologie de la Charente-Maritime. Si les professionnels sont disponibles, ils interviennent. Sinon, un appel d’offres est lancé auprès de sociétés spécialisées (Inrap par exemple). Les opérations se déroulent sur les niveaux de sols concernés par les travaux. Quand des vestiges importants sont mis au jour, les recherches se poursuivent : « les temps d’intervention des archéologues sont comptabilisés dans le planning » explique l’élu.
Imaginez l'apparition de belles mosaïques, la "tension" va monter d’un cran ! « Tous ces témoignages nous permettront de poursuivre l’écriture de l’histoire de Saintes. Les recherches, effectuées à la Providence, ont révélé une rue gallo-romaine, des magasins, et aussi des éléments du Moyen-Age. Nous ne faisons pas fi du passé, bien au contraire. Saint-Louis est un enjeu important pour la connaissance de la ville, l’emplacement de certains bâtiments, etc ».

Future résidence pour séniors
Bâtiment où seront aménagés des logements par la Semis
Les fouilles terminées, l’investisseur pourra entrer dans la phase concrète selon le cahier des charges établi. Le logis du Gouverneur (non classé) ainsi que la chapelle construite au XIXe siècle seront valorisés. Ils devraient être transformés en hôtel de standing, quatre étoiles. Des commerces sont prévus. Le bâtiment à gauche de l’entrée (côté du place 11 novembre) devrait accueillir une résidence pour personnes âgées tandis que le grand bâtiment situé en face de la Providence abritera des logements sociaux faits par la Semis. « Tout le reste peut être conservé ou démoli par l’investisseur » souligne Christian Schmitt. Si elle est avérée, la destruction des nombreux blocs de l’hôpital sera un titanesque chantier... d’autant que s’y trouve de l’amiante !

Les nombreux locaux de l'ancien hôpital devraient être détruits
... ainsi que cette maison
Profitons-en pour immortaliser ces graffs car ils risquent de disparaître !
Les deux entrées (accès) seront aménagées. La mairie conservera un hectare et demi propice à la découverte de la ville. Le site est inclus dans un futur circuit qui partira de l’Abbaye aux Dames (voire des aqueducs de Fontcouverte) en passant par l’arc de Germanicus, la Charente, la cathédrale Saint-Pierre. Un ascenseur permettra de se rendre sur le site Saint-Louis, d’y admirer le paysage, avant de rejoindre la basique Saint-Eutrope et l’amphithéâtre.
- Que pensez-vous d’un musée sur le site Saint-Louis ? Christian Schmitt estime que ce n’est pas une bonne idée : « il faudrait tout raser pour accueillir cette immense structure… et tout bétonner »..
Les parkings du 11 novembre sont actuellement destinés aux marchés et stationnement. Ils garderont leurs fonctions avec certaines améliorations. La gare routière pourrait être achetée par la mairie (au Département ou à la Région ?). Des logements sociaux y seraient réalisés avec parking également. Le cours Reverseaux sera transformé « en vrai cours urbain avec création d’un accès vers le vallon des arènes ». La rue Dangibeaud fera l’objet de toutes les attentions. 

Sur la terrasse, le H de l'hôpital pour les hélicoptères. Souvenir, souvenir...
Dans les salles, des matériels médicaux sont encore visibles (ici la maternité)
Si tout va bien, le compromis de vente devrait être finalisé avant la fin de l’année. Et l’élu de conclure : « c’est un beau projet qui permettra à cette friche qu’est devenue le site Saint-Louis de revivre. Il s’agit purement et simplement de la renaissance d’un grand quartier de Saintes »…

La chapelle édifiée au XIXe siècle (sera conservée)
Les vitraux ont été créées par le maître verrier bordelais Dagrand
© Nicole Bertin

• Saint-Louis n’est pas inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal du 26 septembre. La réponse de Domaines, quant à la valeur du site, étant arrivée récemment et la commission s’étant déjà réunie, le sujet sera abordé début novembre afin que chaque élu ait étudié les documents. « Sinon, on va encore dire que la mairie ne communique pas » souligne Christian Schmitt. Ceci dit, le site Saint-Louis peut être abordé dans les questions diverses…

• Vu sa position, on comprend que les notables de Mediolanum (capitale gallo-romaine) aient installé leur capitole sur ce site et vraisemblablement des temples (dont l'un dédié à Jupiter ?)

Un promontoire protégé par de hauts murs...
• L’hôpital a quitté Saint-Louis en 2007 pour rejoindre l'ensemble que nous connaissons aujourd’hui. La mairie est propriétaire des anciennes structures (immenses) dont une large partie sera vraisemblablement détruite lors de l’aménagement du site. L’immeuble qui est face à la Providence accueillera des logements construits par la Semis.
Outre les vestiges que conservent le sous-sol, les parties les plus anciennes du Logis du Gouverneur possèdent des détails intéressants dont une croisée d’ogive dans la cave…


Cave du Logis du Gouverneur et néon sur croisée d'ogive !
• Le site a accueilli une forteresse médiévale, puis une citadelle au début du XVIIe siècle à l'initiative du gouverneur de la ville, Louis de Perne. Le cardinal de Richelieu ordonna le démantèlement de ses fortifications. N'en subsiste que le logis du gouverneur transformé en hospice sous le nom d'« hôpital général Louis-le-Grand » en 1656. Les locaux peuvent alors accueillir jusqu'à 150 malades et indigents.
En 1876, l'architecte Eustase Rullier a réalisé les plans de la chapelle. Dans le chœur, les baies sont ornées de vitraux créés par le maître-verrier bordelais Dagrand.

• La mystérieuse église Saint-Agnant : Lors du renforcement de la falaise en 1996, avaient été découverts, en surplomb de la rue Berthonnière, les vestiges de ce qui devait être l’église Saint-Agnant. Des sépultures de l'antiquité, du haut Moyen-Age jusqu'au XIIIe siècle, avaient été "observées". A l'époque, l'archéologue de la ville était M. Buisson. Il semble que le site n'ait jamais été fouillé.

C'est au fond de cette impasse que se trouvera l'ascenseur reliant la partie basse de la ville 
au site Saint-Louis (rue de l'Hospice)