mardi 25 février 2020

Municipales/Saintes/Jean-Philippe Machon « les décisions que nous prendrons auront une influence sur l’avenir des nouvelles générations »

Jean-Philippe Machon a présenté vendredi soir au Vegas sa liste aux prochaines Municipales. Soutenu par la République en Marche, les Républicains et le Parti Radical, il entend se situer par rapport à d’autres listes concurrentes annoncées « sans étiquette ». 

 Il a logiquement un avantage, celui d’être maire sortant. Toutefois, cette position est à double tranchant : il peut effectivement rappeler les actions qu’il a conduites durant les six dernières années et détailler ses projets, mais à Saintes, le terrain est toujours incertain… A l’exception de l’emblématique Michel Baron en poste durant 24 ans, les deux maires successifs ont été battus quand ils ont brigué un second mandat. Elue en 2001, la centriste de droite Bernadette Schmitt s’est inclinée en 2008 devant le socialiste Jean Rouger, lequel a été éliminé dès le premier tour en 2014. Les mésententes internes, à gauche comme à droite, ont abouti à des situations qui compliquent sérieusement l’analyse des observateurs.
En 2014, Jean-Philippe Machon qui, logiquement, n’avait pas de "réserve" au second tour face à la PS Isabelle Pichard (laquelle pouvait espérer un report des voix de Jean Rouger) est bien sorti gagnant des urnes ! Sans être devin, on peut penser qu’une partie de l’électorat de gauche s’est volontairement écarté de la liste Pichard.
Cette fois-ci, la donne est différente et Jean-Philippe Machon, malgré des colistiers qui ont constitué une formation adverse aux côtés de Bruno Drapron, ne baisse pas les bras : « je vis cette campagne avec enthousiasme. Nous avons lancé des projets et mon devoir pour les Saintais est de les mener jusqu’au bout. Il ne faut pas s'arrêter en chemin ». 

PHOTOS MICHEL BERTRAND
Projets pour Saintes

Devant un large public, Jean-Philippe Machon s'est livré à la confidence : « Je viens d’avoir un second petit-fils Axel et quand je le regarde, je m’interroge : dans quel monde vivra-t-il, dans quelles conditions fera-t-il des études, la ville où il s’installera sera-t-elle accueillante, aura-t-elle de bonnes structures ? Pourra-t-il bénéficier d’un cadre de vie agréable, d’une alimentation saine ? Ces réflexions, qui sont celles de nombreux parents et grands-parents, ont alimenté mon programme. Le rôle des élus, en effet, est d’apporter des réponses aux transformations auxquelles nous sommes confrontés, la montée des populismes, le changement climatique, la santé. Nous devons avoir une vision claire sur la ville de demain. Il s’agit d’une responsabilité générationnelle car les décisions que nous prendrons auront une influence sur l’avenir des nouvelles générations. C’est pourquoi nous voulons que Saintes soit une ville belle, durable et vivante ».

Le programme s’articule autour de sept axes, « des engagements que nous tiendrons sans augmenter les impôts locaux ». En premier lieu, il s’agit d’accélérer la finalisation des projets déjà financés, dans le cadre "Action Cœur de ville" en particulier, dont « l’urbanisation des sites Saint-Louis, de l’amphithéâtre, Saint-Eutrope, l’aménagement du centre piétonnier par la rénovation de bâtiments, logements et façades, la création d'un quartier des musées autour de la médiathèque, d'un quartier "secret" près de l'arc de triomphe en valorisant les venelles, la nouvelle halte de jour et de nuit pour les familles en difficulté, la rénovation des réseaux, voirie, trottoirs et équipements sportifs ».
En ce qui concerne les aménagements, certaines "verrues" ont disparu dont la Charentaise qui a laissé place à l’esplanade de Bellevue. Plusieurs édifices de caractère - Villa Musso, hôtel Brémond d’Ars - ont été rénovés ; l’ancien bâtiment Penn Plax a permis de relocaliser des entreprises tandis que les anciens Ets Berteau, route de Cognac, abritent un atelier de fabrication, Amarine couture, et le magasin Lidl. Evidemment, il reste la Trocante, acquise pour « une somme déraisonnable par l’ex-municipalité » qui abrite actuellement les collections du musée lapidaire de la place Bassompierre. « Les travaux sur ce bâtiment sont élevés car il contient de l’amiante. Quand ils seront réalisés, nous envisageons de faire de ce lieu un centre de restauration avec des tailleurs de pierre » souligne J.P. Machon. L’ancien cinéma Olympia, quant à lui, est difficile à reconvertir car il est propriété privée.
« Nous avons  désendetté les finances de la Ville de plus de 7 millions d’euros. Aujourd'hui, nous avons des marges de manœuvre pour emprunter à des taux bas, ce qui offre des perspectives » explique le maire sortant.
Figure en bonne place le développement, pour une ville durable, d'une démarche zéro carbone, zéro plastiques. « Dans ce domaine, nous devons être audacieux en définissant avec les citoyens un plan d'action globale, des mobilités douces et en identifiant les sources de gaspillage d'énergie pour favoriser le solaire, la géothermie, la création d’une filière bioplastique. Dans la région, nous avons la chance de travailler avec Terdev, Axevert et Nicolas Moufflet, responsable de Lyspackaging. Une filière de développement économique est tout à fait envisageable ».

Présentation au Végas
« Si Jonzac a un centre des congrès, pourquoi pas Saintes ? »

Il est bien sûr question des grands projets et sur ce chapitre, toute ressemblance avec Claude Belot, maire de Jonzac, n’est peut-être pas purement fortuite ! Outre la valorisation du fleuve Charente, Jean-Philippe Machon verrait bien un centre des congrès succédant à l’espace Mendès France, un brin vieillot : « Si Jonzac dispose d'un centre des congrès, pourquoi pas nous ? Nous en avons un réel besoin. Le bâtiment actuel a fait son temps, il faut le raser et en construire un nouveau. Nous pourrons alors développer un tourisme d’affaires et organiser des congrès. Hôtels et centre ville se trouvent dans un périmètre qui permet de s’y rendre à pied ou en navette électrique ».
La réhabilitation de l’espace Bassompierre est envisagée : « il s’agit d’une place désuète, il faut lui redonner vie à l’image des quais de Bordeaux. La construction d'un port fluvial en aval du pont Palissy, comme à Cognac, apporterait un plus. De même qu’une maison de l'écologie à La Palu où une zone vierge restera sauvage afin de protéger la faune et la flore ».  

Autres points : le bien-vivre à Saintes avec un budget alloué aux comités de quartiers, un conseil des associations réunissant les présidents, un conseil des jeunes, l’implantation de commerces dans le quartier de la Fenêtre par exemple.

« Nous devons être les soldats de l’emploi »

La revitalisation des territoires est l’un des enjeux des Municipales. « Il s’agit de développer le tourisme et l'économie par des offres attractives. Nous devons être les "soldats de l'emploi". Plus de 600 postes ont été créés depuis 2014 compensant les pertes de Saintronic et le départ du siège du Crédit Agricole. A la rentrée, dans les entrepôts de la Coop Atlantique, Léa Nature devrait utiliser 15000 m2 pour son stockage et Sarrion, entreprise de transports, 5000 m2. Soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, le Ferrocampus, centre de formation et de recherche sur les technologies ferroviaires, va attirer des industriels comme Alstom. Il sera unique en Europe. Avec Jacky Emon, nous avons travaillé sur ce dossier et obtenu plus de 20 millions d'investissements. Le rôle des élus est de servir d'intermédiaire. Idem avec le Technicentre SCNF qui propose des activités nouvelles ».

A ces créneaux, s’ajoutent la formation et la volonté de proposer un enseignement supérieur à Saintes (accueil de doctorants en archéologie, technologies du ferroviaire, école du numérique à la cité entrepreneuriale, bioplastiques, etc), sans oublier le soutien à l’Hôpital de Saintonge : « nous avons obtenu un deuxième IRM qui sera opérationnel à l'automne. Nous souhaitons également que le CH soit doté d’un IRM moléculaire pour soigner les cancers. Des spécialistes de Poitiers en auront la charge. La Ville a facilité la vente de terrains appartenant à l’Evêché pour que s'installe un gros cabinet médical regroupant des radiologues. Il faut également un robot chirurgical et nous avons voté une subvention spéciale pour cet équipement en conseil municipal. Les 70 millions de dettes que présente le CH sont liés à sa construction, ce n’est pas une dette d’exploitation. J’espère que cette somme pourra être effacée par le Ministère de la Santé ». 

La liste conduite par Jean-Philippe Machon
 Et les arènes ?

Critiqué par les associations du patrimoine qui contestent la présence de gradins dans l’amphithéâtre car dangereux pour sa structure (l’édifice a tout de même 2000 ans), Jean-Philippe Machon sort son trident : « aucune mandature n'a mis autant en avant la valorisation du patrimoine et la preuve en est que nous avons sensibilisé Stéphane Bern qui a sélectionné l’amphithéâtre dans le Loto du Patrimoine. Nous avons lancé le programme de rénovation de Saint-Eutrope et découvert l’escalier conduisant à la crypte. En ce qui concerne l’amphithéâtre, comment puis-je être la cible de toutes ces attaques alors que les municipalités précédentes l’ont laissé en l’état durant des lustres sans y entreprendre de travaux ? Après les études préalables, la restauration commencera en mai prochain. Il s’agit de consolider les Portes des Morts et des Vivants, vestiges à protéger. Aucune manifestation ne pourra s’y tenir tant que l'ensemble du monument n’aura pas été réhabilité. Il ne doit pas rester figé et la DRAC va dans ce sens. Dans les années à venir, on doit pouvoir y organiser des spectacles avec une jauge de 4000/5000 personnes et des assises végétalisées, compatibles avec l'environnement. Elles n’altéreront pas l’aspect verdure de l’amphithéâtre ».

• Au sujet de la présence du député Ardouin sur la liste à la 15ème place :


Jean-Philippe Machon : « Je suis pour une liste de rassemblement et je partage une vision commune avec le député de la République en Marche. Jean-Philippe Ardouin a cœur de servir les Saintais. Il peut, en particulier, nous aider dans l’obtention de financements au niveau national ».
Jean-Philippe Ardouin : « Personnellement, je raisonne "territoire". Je suis un élu national mais à un moment donné, on ne mélange pas tout. C’est la valeur des hommes qui compte et jusqu’à présent, la municipalité sortante a bien réussi. Il faut aller plus loin avec des grands projets comme l’Action Cœur de Ville. Saintes va bénéficier de millions d’euros et le parlementaire que je suis y est pour quelque chose aux côtés du ministre Julien Denormandie ».  

Le député LREM Jean-Philippe Ardouin
« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge » (Voltaire)

Jean-Philippe Machon comprend mal pourquoi son ex-adjoint aux sports, Bruno Drapron, cite Xavier de Roux, l’ancien député-maire de Chaniers, dans sa campagne : « Personnellement, ça me choque. C’est d’ailleurs Xavier de Roux et Rama Yade qui m’ont poussé à être tête de liste à Saintes en 2014»…
Quant aux événements qui se sont produits durant le mandat dont son "débarquement" de la présidence de la CDA, le maire sortant estime avoir fait l’objet de « peaux de banane qu’il n’a pas su éviter de par son inexpérience politique ». Et d’ajouter : « Je n’ai pas l’intention de briguer d’autres mandats que celui de maire. Je perçois certes une indemnité, mais je ne vis pas de la politique. Ce qui me passionne, c’est Saintes ».

lundi 24 février 2020

Suivi du cas de rage à Saint-Martin de Ré


Saint-Dizant du Gua : à la découverte des martins-pêcheurs d'Europe

Richesse et biodiversité des zones humides : 

Martin-pêcheur d'Europe (© wikipedia)
Chaque année, le 2 février, la Journée Mondiale des Zones Humides commémore la signature du traité international adopté le 2 février 1971 à Ramsar, en Iran, pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides.
Pour l’édition 2020 de la Journée Mondiale des Zones Humides « Rives de Gironde - Pays Royannais et Haute-Saintonge », les acteurs des zones humides de l’estuaire de la Gironde et leurs partenaires ont proposé un programme de sorties nature, de ciné-conférences ou encore de chantiers nature qui ont permis au plus grand nombre de découvrir les richesses biologiques et l’importance des zones humides des rives charentaises de l’estuaire de la Gironde.

Le dernier rendez vous aura lieu dimanche 1er mars à 10 h au lieu qui vous sera donné à l'inscription pour une sortie découverte "Forêts alluviales et Martin-Pêcheur d'Europe".
Une sortie au coeur de l´éco-complexe des marais de Beaulon pour découvrir les forêts alluviales de la rive charentaise de l´estuaire de la Gironde et les habitats d´un oiseau méconnu : le Martin-Pêcheur d'Europe.
Gratuit - Réservation obligatoire - Apporter des bottes (obligatoire)
Organisé par BioSphère Environnement
Renseignements et réservations : 06 62 46 94 62 ou 05 46 91 21 68 ou mail

Jonzac/Centre des congrès : Les As du Ping avec Jacques Secrétin et Thomas Bouvais

Vendredi 28 février, le Centre des congrès accueillera à 20 h 30 le spectacle humoristique "Les As du Ping" avec l'ancien champion du monde Jacques Secrétin et le numéro 2 mondial handisport Thomas Bouvais.


Deux champions de renommée mondiale se mettent en scène dans un nouveau spectacle humoristique où prouesses techniques, musiques, gags, fous rires, balles lumineuses, passant d’une table réelle scintillante à une petite table de 20 cm, participation du public se succèdent à travers un scénario original : Le carnet de voyages d'un touriste venant défier une légende à travers la petite balle de ping-pong.

Est-il nécessaire de présenter le palmarès de Jacques Secrétin ? Champion du Monde, 17 fois Champion de France, Jacques enregistre également 495 sélections en équipe de France. Thomas Bouvais est également un très "grand" joueur ! Numéro 2 mondial, 12 fois Champion de France en Handisport et n°620 en FFTT.

Ce spectacle a vocation à sensibiliser le grand public au handisport. Même atteint d'un handicap, toute personne peut pratiquer du tennis de table ou un autre sport.

• Tarifs : 10€ par adulte - 5€ par enfant - Gratuit pour les moins de 5 ans
Billetterie disponible à l'Espace culturel du centre E. Leclerc de Jonzac

Renseignements et réservations : 06 28 43 20 05

Proposé par Le Club Pongiste Jonzacais et le Comité Départemental de Tennis de Table, avec la participation des élèves de l'A.S. du collège Léopold Dussaigne

Comédie musicale : Jour de "Chance" à Jonzac

Jouée plus de 1000 fois depuis sa création en 2002 par Hervé Devolder, cette comédie musicale a fait escale au centre des congrès vendredi soir. Spectacle drôle, jubilatoire, un vrai moment de bonheur devant une salle comble. 

Chant, danse, un spectacle haut en couleurs !

Pour s’immuniser contre la morosité ambiante et les virus qui agitent la planète, rien ne vaut une bonne comédie musicale enjouée et savamment orchestrée. Chance d’Eric Devolder est un rendez-vous à noter sur les agendas.
Première étape de Prélude au Printemps, ce spectacle a ouvert la saison par une gaieté printanière. L’action est combinée à la chanson du texte, dans le style des Demoiselles de Rochefort, film réalisé par Jacques Demy et tourné à Rochefort en 1967 : la Charente-Maritime apprécie !

La comédie musicale n'a pas pris une ride ! A saluer le talent des artistes


Chance met en scène le quotidien d’un bureau d’avocats où chacun vit sa vie et évolue selon ses sentiments. Agnès l’assistante zélée intimement amoureuse de son "boss" ; Kate secrétaire bilingue haute en couleurs ; Nina la jeune stagiaire à qui, selon une tradition bien ancrée, on demande de classer les dossiers ; Etienne dans l’ombre de son patron, l’éminent Maître Henri Duverger si heureux d’enrichir ses fins de mois qu’il en oublie la griserie de ses propres émois… et enfin Fred le coursier, fringant comme il se doit.
Tous ont leurs obligations et leurs intimes convictions. Leur fragilité aussi. Mais ils ont en commun un secret : ils jouent au loto. Et voilà qu’ils gagnent 99 millions d’euros. Fini les contraintes. Plus de souci matériel, ils craquent sans compter… mais à quoi bon s’éclater s’il n’en résulte aucun geste pour l’humanité ? Ils finissent ainsi par se retrouver et reconstituer leur équipe initiale. A cette nuance près qu'elle travaillera gratuitement.
Bien sûr, l’histoire serait imparfaite si l’amour en était écarté. Trois couples se forment, offrant un joyeux happy end à une aventure divertissante et réjouissante par sa bonne humeur.
Haut les cœurs : ne dit-on pas qu’une journée où l’on n'a pas ri à gorge déployée est une journée plombée ?...

Gagner au loto : elle est pas belle la vie !
Me Duverger en avocat défendant les rappeurs: hilarant !
L'amour n'est plus aveugle !
• Hervé Devolder est auteur, chanteur, pianiste, metteur en scène, réalisateur de films. Il est connu pour ses nombreuses comédies musicales.

• Une vraie prouesse sur scène mêlant danse, chant et chorégraphie "sportive" : Arnaud Léonard (Me Henri Duverger), Jean-Baptiste Darosey (Fred le coursier), Grégory Juppin (Etienne), Léovanie Raud (Agnès), Milena Marinelli (Kate), Julie Wingens (Nina).
Les musiciens : Daniel Glet, pianiste, Frédéric Liebert contrebassiste, Jean-Pierre Beuchard guitariste.



Artistes et musiciens

jeudi 20 février 2020

Saintes/Municipales : Jean-Philippe Machon et Renée Lauribe Benchimol présentent leurs listes

A moins d'une surprise de dernière minute (le dépôt des candidatures se termine le 27 février), on compte six listes aux prochaines municipales. Elles sont respectivement conduites par Jean-Philippe Machon, maire sortant, Bruno Drapron, Pierre Dietz, Pierre Maudoux, Rémy Catrou et Renée Lauribe Benchimol.
Bruno Drapron, Pierre Maudoux, Pierre Dietz et Rémy Catrou ont déjà présenté leurs formations respectives. Vont suivre Jean-Philippe Machon le vendredi 21 février et Renée Lauribe Benchimol le 24 février

• Jean-Philippe Machon présentera son équipe « Pour garder le Cap ! » vendredi 21 février à 19 heures au Vegas salle Le Forum. Cette liste a le soutien de La République en Marche

« Pour poursuivre son action et accélérer les changements, le maire de Saintes a rassemblé des femmes et des hommes compétents, investis, motivés qui mettront au service des Saintaises et des Saintais, leur savoir-faire et leur expérience. Renouvelée pour la moitié, cette équipe rajeunie avec l’arrivée de nouvelles personnalités, soutient un projet fort pour la ville : poursuivre la rénovation de la ville, l’ancrer dans le XXIème siècle et continuer à être chaque jour au service de Saintes et de ses habitants. Notre engagement : Saintes 2026 sera belle, durable, vivante » soulignent les candidats.

Jean-Philippe Machon lors de l'inauguration de sa permanence

• Présentation de la liste EELV conduite par Renée Lauribe Benchimol "Saintes Vert l'Avenir" lui 24 février à 20 h salle Jean Rameau. Soutien de Y. Jadot, D. Batho, S. Trifiletti et B. Biteau


A noter l'originalité du document des Verts !

mercredi 19 février 2020

Jonzac/Cinéma le Familia : La Toscane, l'Italie du raffinement et de l'émotion

Le Cinéma Familia propose de belles découvertes. Profitez de ces ciné-conférences pour faire de dépaysants voyages à la rencontre d'autres cultures et échanger avec les conférenciers.

• Jeudi 20 février à 18h30 : « La Toscane, l'Italie du raffinement et de l'émotion » de Louis But et J.C. Sadoine


Depuis les carrières de Carrare et les sculpteurs de Pietrasanta, vous partirez vers les villes magiques de Pise, Lucques, Sienne et San Gémigniano, les vignobles du Chianti qui abritent sur leur terroir des vins prestigieux, accompagnant la cuisine toscane.
Et puis il y a les sublimes paysages de la campagne toscane, à l’image de ceux du Val d’Orcia, teintés de mélancolie et de douceur, les abbayes, havres de paix, comme San Galgano ou Olivieto Maggiore sans oublier la quiétude et le charme des villages de la Maremme et la cité de Volterra qui nous dévoile un pan de la culture Etrusque.
toscane
Mais bien entendu, la Toscane c'est Florence, ville phare de la renaissance Italienne, cité musée avec ces fabuleux témoignages architecturaux. Déambuler dans les rues de Florence c’est comme vivre une sorte d’extase permanente, un choc émotionnel garanti dans un décor insolite dont les noms prestigieux résonnent aux oreilles : Duomo, Baptistère, Place de la Signoria, Ponte Vecchio, Palais Pitti, Galerie des Offices…et tant d’autres.

Parcourir cette région italienne, c’est enrichir en émotions à jamais gravées en soi, son jardin secret.

ll faut s’abandonner en Toscane, se jeter corps et âme dans ce tourbillon de raffinement esthétique, être acteur de cette histoire qui marquera à jamais le destin de l’Humanité, parcourir les sentiers et les routes de cette région pour s’enfiévrer, s’étourdir d’images, de sensations, vivre un rêve tout éveillé.

• Renseignements / Billetterie : Cinéma Familia 05 46 49 99 45

mardi 18 février 2020

Jonzac/Le conseil municipal en deuil : Christian Balout n’est plus

C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Christian Balout à l'âge de 77 ans. Le conseil municipal est en deuil, il perd à la fois un ami et un élu largement investi dans la vie locale. Il laissera le souvenir d'un homme profondément généreux et humaniste. 
Ses obsèques seront célébrées jeudi 20 février à 15 h en l'église Saint-Gervais. L'inhumation aura lieu au cimetière de Jonzac.

Christian Balout décoré par Claude Belot, maire de Jonzac
En 2017, faisant suite au conseil municipal, une cérémonie s'était déroulée dans la salle des mariages de Jonzac où trois élus, membres de l'équipe municipale de longue date, avaient reçu la médaille d'honneur régionale, départementale et communale pour leur implication dans la vie locale. Christian Balout, l'un des plus fidèles lieutenants de Claude Belot, était l'un d'eux.
Responsable d'une entreprise de construction (reprise par son fils), Christian Balout était entré au conseil en 1971 à l'âge de 27 ans. A l'époque, il avait remporté le plus grand nombre de suffrages. Détail soulevé par le maire : il n'y avait pas de femmes sur les listes aux municipales !
Chargé des travaux, Christian Balout a suivi tous les grands chantiers de la ville de Jonzac et il était incollable sur les réalisations faites durant les dernières décennies. 

Que du ciel, Christian Balout veille sur Jonzac, capitale de la Haute-Saintonge qu'il aimait tant !


Lutte contre la pollution plastique : Brune Poirson reçoit les fabricants de machines à laver

Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a reçu des fabricants de lave-linges afin de leur détailler la mesure de la loi anti-gaspillage qui les concerne directement visant à lutter contre la pollution plastique en mer. 


La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire promulguée la semaine dernière prévoit une mesure pour équiper obligatoirement les 2,7 millions de lave-linges vendus en France chaque année de filtres à microparticules d'ici fin 2024. Cette disposition – qui est une première mondiale – fait suite à plusieurs études scientifiques et un constat : passer ses vêtements à la machine à laver libère des microparticules de plastique dans les eaux usées.
Ces microplastiques, trop petits pour être totalement filtrés dans les stations d’épuration se retrouvent partout dans l’environnement et notamment au fond des océans. A chaque cycle ce sont jusqu’à 700 000 fibres microscopiques qui sont libérés dans l’environnement : une très grande quantité quand on sait que 97% des foyers sont équipés de lave-linges en France et que chaque foyer utilise en moyenne son lave-linge 5 fois par semaine.
C’est pourquoi la réunion organisée au ministère avait pour objectif d’établir une feuille de route avec les industriels du secteur, aux côtés de porteurs de solutions et d’ONG afin de trouver les innovations technologiques, à grande échelle, pour empêcher que les centaines de milliers de microparticules libérées à chaque lavage se retrouvent dans l’environnement et notamment au fond des océans.
Les fabricants de machines à laver domestiques et industrielles ont ainsi cinq ans pour trouver des solutions technologiques pour intégrer ces filtres à leurs chaînes de production. La feuille de route établira un calendrier des prochaines échéances pour atteindre l’objectif fixé par la loi.  
« Les fabricants de machines à laver vont devoir innover pour s'adapter à ce nouveau standard. Cette mesure place la France à l’avant-garde de la lutte contre la pollution aux microplastiques et de l'innovation pour la transition écologique. Je souhaite que tous les inventeurs et chercheurs voient notre pays comme un laboratoire de solutions à grande échelle » a déclaré Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire.

En Nouvelle-Aquitaine, la sortie du diesel pour les TER, c'est pour bientôt !

Le verdissement du parc des rames TER est un des objectifs majeurs décidés dans Néo Terra, la feuille de route du Conseil régional destinée à accélérer la transition écologique. 


Avec 700 circulations de TER chaque jour sur 3400 km de lignes, la Région Nouvelle-Aquitaine s'est pleinement s'engagée dans la décarbonation, les réductions du bruit, des gaz à effet de serre et des émissions de particules. Pour y parvenir, la Région Nouvelle-Aquitaine a envisagé toutes les technologies : le train hybride (dont elle finance la rame prototype depuis 3 ans avec d'autres Régions) ; le train à pile à combustible alimentée par hydrogène ; le train à batteries en développement déjà avancé dans d'autres pays.

Sans remettre en question son investissement dans les autres technologies, la Région a été pionnière sur le projet de trains à batteries rechargeables par caténaire en gare et s'est mobilisée pour adapter rapidement une première rame.

Elle a pris l'initiative de lancer avec SNCF et Bombardier le programme de transformation de rames TER en supprimant les équipements thermiques diesel au profit de batteries rechargeables par caténaire. Trois autres régions ont rapidement rejoint le projet : Provence- Alpes-Côte d'Azur, Occitanie et Hauts-de-France. Cet engagement s'est traduit par la signature d'un protocole d'accord fin d'année 2019.

La réalisation du prototype est prévue dès 2020, suivie d'essais en 2021 pour une mise en service commerciale prévue en 2022.

Après les essais, la rame sera testée en exploitation et circulera sur l'ensemble des lignes du réseau de Nouvelle-Aquitaine. Cette expérimentation constituera la première étape du programme de transformation de 62 rames TER pour sortir du mode diesel.

 En prenant une telle initiative, la Nouvelle-Aquitaine entend par ailleurs contribuer à développer et renforcer l'écosystème industriel déjà existant en matière de batteries et de stockage d'énergie, parmi les plus en pointe au niveau national.

La reconversion très prochaine du technicentre SNCF de Saintes en Ferrocampus ©, que la Région a impulsé pour créer un véritable campus de d'innovation et de formation à tous les métiers de la filière ferroviaire, constitue par ailleurs une réelle opportunité de conforter la place de la région dans le verdissement des trains et dans les nouvelles techniques. 

lundi 17 février 2020

13,7 millions d'euros pour les hôpitaux de Charente-Maritime

Montant de l'aide apportée aux hôpitaux de la région dont 204.000 euros pour l'hôpital de Jonzac et 304.000 euros pour celui de Saintes
Extrait de la lettre de communication du sénateur Bernard Lalande

Réforme des retraites : rassemblement de la CGT jeudi 20 février

Communiqué : Suite aux décisions des organisations syndicales CGT-FO-FSU-UNL-Solidaires-Sud, l’union locale CGT de Jonzac appelle les salariés à se mobiliser et à rejoindre le rassemblement prévu à Jonzac le 20 février dès 18 heures 




Saintes : réunion sur la création d'un centre de santé organisée par la CGT

Communiqué de la CGT invitant à une  réunion publique à Saintes jeudi 20 février à 17 h 30 sur thème :  création d'un centre de santé. « Il s'agit d'une question importante car de plus en plus de personnes se retrouvent sans médecin traitant - c'est le cas de 5,4 millions d'habitants - et que d'autres ont des difficultés financières pour accéder aux soins. La création d'un centre de santé peut être une des solutions pour répondre à cette situation » expliquent les organisateurs.


 

Un cas de rage animale en Charente-Maritime

L’Institut Pasteur a confirmé jeudi 13 février un cas de rage chez un chien de type croisé détenu à Saint-Martin-de-Ré (17410). Ce jeune chien, beige avec des taches blanches, museau fin, oreilles tombantes, de type chien "jaune" typique des pays d’Afrique du Nord, avait l’habitude d’être promené par son propriétaire dans Saint-Martin-de-Ré ou dans les fossés des remparts de la ville, souvent accompagné d’une autre chienne de type croisé Sloughi.
Pour toute personne ou tout animal qui aurait été mordu, griffé, égratigné ou léché par ce chien entre le 17 janvier et le 3 février derniers inclus, il est demandé de le signaler le plus rapidement possible, les informations nécessaires seront délivrées.


Pour rappel, la rage ne se transmet pas d’homme à homme.
En cas de contact d’un autre animal avec le jeune chien :
05 46 68 60 15
En cas de contact humain avec le jeune chien :
0 809 400 004

Les investigations en cours et les premières mesures prises

En raison d’un changement de comportement brutal, des symptômes nerveux et d’une dégradation de l’état de santé de l’animal, le jeune chien a été euthanasié. L’autre animal a été placé en observation auprès d’un vétérinaire.
L’enquête réalisée par la direction départementale de la protection des populations (DDPP) et l’Agence régionale de santé (ARS) vise à rechercher d’autres personnes ou d’autres carnivores (chiens, chats, furets, etc) qui ont pu être en contact avec l’animal atteint de rage.
Dans l’attente des résultats de ces investigations, un arrêté préfectoral portant déclaration d’un cas de rage pris vendredi 14 février 2020, restreint sur la commune de Saint-Martin-de-Ré, les mouvements des chats et chiens qui doivent être tenus en laisse ou en caisse.
De plus, les autorités municipales seront amenées à renforcer les mesures vis-à-vis des animaux trouvés errants.

Recommandations importantes :

- Les propriétaires de carnivores (chiens, chats, furets, etc) résidant à Saint-Martin-de-Ré doivent tenir leur animal en laisse ou en cage.
Ils ne doivent pas les laisser sortir librement sous peine d’être ramassés et mis systématiquement en fourrière et sous surveillance.
- Tout carnivore (chien, chat, furet, etc) ayant mordu ou griffé une personne doit être présenté à un vétérinaire par son propriétaire dans les 24 heures suivant la blessure. L’animal fait obligatoirement l’objet d’une surveillance sanitaire par un vétérinaire pendant 15 jours.
- Il ne faut pas manipuler les animaux sauvages ou errants surtout lorsqu’ils sont trouvés malades ou blessés ;
- Il faut acheter tout animal de compagnie selon les circuits légaux afin d’éviter la réintroduction de la rage en France et limiter les risques pour soi-même ou les autres ;

En cas de morsure :
- Il faut impérativement nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon, rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique ;
- Il est indispensable de consulter rapidement un médecin, qui pourra selon le contexte orienter la personne mordue vers un centre antirabique et vérifier le statut à jour de la vaccination antitétanique.

Les inscriptions pour le Service National Universel (SNU) sont ouvertes

Afin de favoriser et renforcer la cohésion nationale et territoriale et promouvoir l’engagement chez les jeunes, il est mis en place à partir de juin 2020 le Service National Universel (SNU) dans tous les départements de France

Projet d’émancipation et de responsabilisation des jeunes, il s’adresse aux jeunes âgés de 15-16 ans, après la classe de 3ème. Sa mise en œuvre s’articule autour de la création d’un parcours éducatif, citoyen et d’autonomie.
Le SNU se décline en trois phases, dont les deux premières sont obligatoires pour les jeunes qui y participent.
1- Un séjour de cohésion d’une durée de deux semaines, qui aura lieu en 2020 du 22 juin au 3 juillet. Les jeunes sont regroupés au sein d’un centre situé dans un autre département que celui de résidence. Ce séjour vise à transmettre un socle républicain fondé sur la vie collective, la responsabilité et l’esprit de défense et d’engagement.
2- Une mission d’intérêt général de deux semaines, à réaliser de manière continue ou perlée l’année qui suit le séjour de cohésion. La mission d’intérêt général est effectuée auprès d’une structure dédiée proche du lieu de résidence du jeune. Elle vise à développer une culture de l’engagement, à favoriser l’insertion, et elle incite à rendre un service à la nation. Une mission peut être réalisée dans des thématiques aussi diverses que celles de la solidarité, de l’environnement, de l’éducation, de la culture, de la défense, de la sécurité, etc.
3- Un engagement citoyen volontaire de trois à douze mois, facultatif, pour les jeunes désireux de s’engager de manière plus pérenne. Ils pourront s’investir dans des formes de volontariat existantes, sur une durée d’au moins 3 mois, entre 16 et 25 ans (exemples : service civique, corps européen de solidarité, corps en uniforme, etc.).

 Après une préfiguration menée dans 13 départements en 2019, le SNU est mis en œuvre en Charente-Maritime à partir de juin 2020 et concernera 300 jeunes âgés de 15 à 16 ans. Avant une généralisation progressive, le SNU s’adresse en 2020 à des jeunes volontaires, qui pourront vivre une expérience de vie collective et une expérience de mobilité, leur permettant de créer des liens nouveaux, de développer leur culture citoyenne et d’engagement, ou encore d’affirmer leur place dans la société d’aujourd’hui et de demain.
Pour s’inscrire et pour toute information complémentaire, vous pouvez vous rendre dès à présent sur le site Internet suivant : www.snu.gouv.fr.

Saintes : Mediactions présente son cahier des priorités patrimoniales et touristiques pour Saintes et son territoire

Jeudi soir, salle Saintonge, les membres de l'association Mediactions ont présenté leur grand projet pour Saintes « pour un avenir où l’habitant est concerné dans le respect des environnements, des patrimoines naturels et culturels et dans une vraie concertation au sein de la cité ». Parmi les pistes intéressantes, la création de Journées Saintaises de l'Antiquité dans la lignée des Entretiens de Saintes que Xavier de Roux avait créés dans le domaine du droit ou des Entretiens de Saint-Césaire consacrés à l'homme de Néandertal autour du paléontologue Yves Coppens. A la veille des Municipales, le point de vue exposé sur la valorisation du patrimoine est un atout de réflexion.

 

Les responsables expliquent leurs démarches : « Ce cahier est notre vision de Saintes et son territoire pour demain, d'un point de vue patrimonial et touristique. Il met l'accent sur une ville fluide en étoile, avec le site Saint-Louis comme cœur de la ville, chaque branche ouverte sur tous ses monuments, donc une vue très éloignée d'une ligne droite ou dorsale.
L'objectif de ce document n'est pas d'imposer une idée toute faite de la ville, mais au contraire, de la faire penser, de poser des conditions de réussite et d'excellence touristique pour son devenir, de laisser chacun y puiser des suggestions, des constats, des projets, des questions.
Ecrire, c'est déjà faire des choix; or nous ne voudrions surtout pas imposer, une façon de procéder que nous dénonçons dans la cité, soit l'absence totale de concertation avec les habitants. Ce document est néanmoins déjà le fruit de nombreuses rencontres partenariales, comme celles que nous pouvons partager avec la Société d'archéologie et d'histoire de la Charente Maritime, spécialistes, historiens et archéologues. Il est aussi et surtout le résultat des remarques, courriers privés et débats avec vous ».

Extraits de ces perspectives








Me Blanche Rouxel, bâtonnier de Saintes : « Si elle est appliquée, la réforme des retraites pourrait entraîner la fermeture de certains cabinets d'avocats »

La grève des avocats, liée à la réforme des retraites, se poursuit au Barreau de Saintes. Le point sur la situation avec Me Blanche Rouxel

Au centre de la photo, Me Blanche Rouxel, 
nouveau bâtonnier de Saintes (© M. Bertrand)
Me Rouxel, vous avez été désignée bâtonnier du Barreau de Saintes pour deux ans succédant à Me Philippe Callaud. Quels sont vos objectifs ?

Mes objectifs sont de mener à bien la vie du Barreau dans un contexte très compliqué. En effet, plusieurs réformes s’appliquent à l’exercice de notre profession qui la compliquent singulièrement. Entre autres, la réforme de la procédure civile avec la création du Tribunal judiciaire, regroupant TGI et TI depuis le1er janvier dernier. Le principe était destiné à simplifier les choses. Or, la mise en œuvre est difficile tant pour les avocats que les magistrats et les greffes. D’autres réformes ont apporté d’importants changements aux procédures. L’appel en particulier qui, compte-tenu des délais impartis, entraîne un risque sur la pérennité de la procédure.

• Les avocats font entendre leurs voix quant à la réforme des retraites qui ne les satisfait guère. Où en êtes-vous ?

Depuis le 3 janvier en effet, nous sommes en grève contre le projet de réforme des retraites. Nous sommes donc dans la septième semaine, signe de l’exaspération de la profession. Nous bénéficions actuellement d’un régime autonome qui fonctionne très bien. Equilibré, il ne coûte pas un euro au contribuable, ni à l’Etat. Nous sommes solidaires en assurant aux avocats une retraite minimum de 1400 euros et versons 100 millions d’euros au régime général. Notre caisse est pérenne. Nos réserves, conséquentes, garantissent un équilibre de base et complémentaire jusqu’en 2079.
L’objectif du Gouvernement est de nous faire participer à l’effort national en ponctionnant nos réserves constituées grâce aux efforts des générations d’avocats passées et une gestion des plus rigoureuses.
Depuis que le mouvement de contestation a commencé, nous avons eu quelques avancées. Toutefois, notre crainte, pour nos confrères les plus modestes, est un surcoût important des cotisations. Cette situation pourrait entraîner la fermeture de certains cabinets dans l’incapacité de faire face à des charges supplémentaires. Il faut savoir que 40% des avocats gagnent moins de 32000 euros par an.
La Garde des sceaux et le Premier ministre nous ont fait des propositions… sauf que les avancées ne se confirment pas, l’indice retenu pour le calcul du point par exemple. Il n’y a aucune visibilité et ce flou nous inquiète. C’est pourquoi la grève continue. Nicole Belloubet nous a demandé de cesser le mouvement, indiquant que nous étions à l’origine du dysfonctionnement actuel de la justice. Cette réflexion, injuste, a ravivé la colère des avocats…
Les négociations se poursuivent et nous ne désarmons pas. Parmi les autres points de friction, la loi ASAP visant à soumettre aux assurances, dans le cadre de la protection juridique des particuliers, les honoraires fixés par les avocats. Cette perspective a irrité la profession et nous venons d’obtenir un amendement à cette loi qui annule cette disposition.

• Comment se déroulent actuellement les audiences ?

Nous ne plaidons plus et demandons à ce que tous les dossiers soient renvoyés, sauf cas particuliers. C’est notre façon de faire entendre les raisons de notre mouvement dont nous ne manquons pas d’expliquer les raisons. Ce combat, nous le menons aussi pour les justiciables. La disparition de cabinets d’avocats sera l’une des conséquences de l’application de la réforme des retraites. Elle entraînera des déserts judiciaires et il n’y aura plus de maillage territorial. Nous sommes des avocats de proximité.
De plus, la justice est l’un des piliers de la démocratie. Nous sommes pleinement solidaires envers les plus démunis avec les aides juridictionnelles par exemple. Les cabinets, dans les petits villes, permettent aux personnes éloignées des grands centres de nous contacter et nous assurons des consultations gratuites au palais de justice de Saintes et à Jonzac, à la Maison de l’emploi.
La grève a des retombées économiques sur les cabinets d’avocats. Le contexte devient compliqué et nous travaillons sur d’autres modalités qui ne pénaliseront pas les justiciables.

samedi 15 février 2020

Municipales/Saintes : Rémy Catrou « toutes les autres listes sont à droite »

Jeudi soir, salle Geoffroy Martel, présentation de la liste Saintes écologique et solidaire que conduit Rémy Catrou. Une liste "citoyenne 100% à gauche" qui ne sera pas la seule puisque les Verts alignent une formation dont la tête de liste est Renée Lauribe Benchimol, ancienne colistière d’Isabelle Pichard aux municipales de 2014 et actuelle conseillère municipale de l’opposition

Rémy Catrou au grand oral
Qu’est devenue la gauche d’antan ? Saintes, ville marquée par le maire socialiste Michel Baron qui en tint les rênes durant 24 ans, connaît des changements de cap à chaque élection. Si la droite est victime de vagues internes, la gauche est la première à avoir subi une déferlante qui l’a tantôt conduite au large, tantôt sur le rivage. Le premier "tourbillon" est apparu lors de la succession de Michel Baron précisément. Son "poulain" Jean Moulineau, désigné après bien des rebondissements, s’est finalement incliné devant la centriste Bernadette Schmitt en 2001.
Un coup dur pour la gauche qui a repris des couleurs en 2008 avec l’élection de Jean Rouger, un ancien adjoint de Michel Baron.
En 2014, surgit un problème épineux entre Jean Rouger et Isabelle Pichard au moment de la primaire socialiste visant à désigner le candidat officiel. Isabelle Pichard est validée par les militants et Jean Rouger, maire sortant, a vue sur l’amer. Bilan, les deux se présentent aux Municipales et c’est le naufrage puisque Jean Rouger est battu dès le premier tour et Isabelle Pichard, pourtant donnée gagnante, s’incline au second devant Jean-Philippe Machon, un inconnu de la scène politique.
Face à ce contexte, que sera 2020 pour la gauche saintaise… d’autant que l’ère Macron a bouleversé la donne en affaiblissant les partis traditionnels ?
Jeudi soir, Rémy Catrou a été ferme dans ses propos : les vraies valeurs de gauche ne sentent pas la naphtaline !


Un nombreux public
« Ne pas passer à côté des priorités de notre temps »

L’ambiance est sympa, la parole directe, et les candidats, appelés à se présenter, ont des accents sincères. Le public est nombreux dans les rangs (quelque 250 personnes).
Le premier à prendre la parole est Serge Maupouet, actuel conseiller municipal de l’opposition. Il a rejoint cette liste, tout comme Josette Groleau. Les autres sont partis vers d’autres destinations, Philippe Callaud et François Elhinger chez Bruno Drapron, Renée Lauribe Benchimol chez les Verts.
Serge Maupouet rappelle que l’écologie et la solidarité sont les axes structurants de la campagne : « ce sont les priorités de notre temps. Nous devons nous réapproprier collectivement la ville » dit-il en insistant sur la lutte contre les inégalités, la santé, l’emploi, le développement économique et commercial.
La liste s’est construite à partir des réflexions recueillies par le Club citoyen dont il est à l’origine. Elle correspond donc aux attentes des habitants : « c’est pourquoi nous sommes clairs dans nos objectifs ». Elle réunit un large éventail de la gauche, PS, PC, MRC, NPA, France insoumise, Gilets jaunes. Les sujets de friction avec Jean-Philippe Machon sont nombreux dont les plus "emblématiques" sont le site Saint-Louis et la futur base de loisirs de La Palu.
Parmi les projets avancés, figurent une école de l’alimentation, une filière de santé organisée à partir du centre hospitalier, des pépinières d’entreprises, une valorisation de l’action touristique, du patrimoine, la construction d’un centre des congrès, etc.
Tour à tour, les futurs adjoints détaillent leurs secteurs d’intervention, entre autres Florence Betizeau à l’environnement, Denis Piningre à la culture (il insiste sur la création d’un musée réunissant toutes les collections, et pas seulement le gallo-romain, sur le site Saint-Louis), Sonia Labrousse pour le domaine social, le logement et le handicap, Christian Charrier chargé des sports, Barbara Roussaud de la mobilité.

Florence Betizeau
Denis Piningre
Sonia Labrousse
Barbara Roussaud
Josette Groleau
« Saintes a besoin de notre victoire »

Rémy Catrou, quant à lui, évoque ses racines cheminotes. Instituteur, il a gravi les échelons pour devenir principal du collège Agrippa d’Aubigné. Son cœur a toujours battu à gauche. « Saintes a besoin de notre victoire. Les travailleurs ont été sacrifiés par les politiques libérales. Nous avons une liste forte, engagée, militante avec des expériences confirmées ou naissantes et des convictions qui tiennent compte de l’intérêt général ».
Il en profite pour lancer quelques salves aux autres listes : « elles s'annoncent sans étiquette mais elles sont toutes à droite. Où sont-ils, ces candidats, pour combattre la réforme des retraites ? On ne les voit pas dans les mouvements organisés à Saintes ». Il s’interroge également sur certains clivages et « la loyauté qui devrait être la première des vertus »

Dans la lancée, il répond à l’interview de Renée Lauribe Benchimol paru dans le journal Sud-Ouest. La liste des Verts risque d’affaiblir la sienne et il le sait. D’après ses déclarations, les Verts n’auraient pas été satisfaits par le nombre de places offertes sur la liste Saintes écologique et solidaire, d’où leur indépendance. « L’époque des marchandages est dépassée » insiste Rémy Catrou.
Et de donner rendez-vous au grand meeting qui se tiendra lundi 9 mars à l’espace Mendès France à 20 h 30.

La liste a pris comme oiseau "fétiche" le râle des genêts
• Bernard Toussaint a fait rire l’assistance en mentionnant une directive administrative qui comportait de nombreux sigles à décoder !


• Antoine Egea, bien connu à Saintes, est « la lanterne rouge », c’est à dire qu’il figure en dernier sur la liste.