jeudi 16 août 2018

Eglise de Petit Niort/Mirambeau : De Marguerite Marchand, qui lança la première alerte au maire, Sylvie Rodeau, le long chemin d'une magnifique restauration

En 1995, nous avions rencontré à Petit Niort ("faubourg" de Mirambeau) Marguerite Marchand, soucieuse du piteux état dans lequel se trouvait l'église de Petit Niort, délaissée depuis que le bourg possédait un autre lieu de culte construit au XIXe siècle.
Dans l'article publié ci-dessous, elle évoque ses peines et surtout ses espérances quant à ce monument abandonné. Depuis, les municipalités successives, dont celle que conduit Sylvie Rodeau, se sont mobilisées pour la pleine renaissance de l'édifice. Les travaux ont été encadrés par l'architecte des Monuments Historiques et les vitraux, qui ont connu quelques péripéties, ont retrouvé leur beauté d'antan.
L'inauguration aura lieu pour les Journées du Patrimoine samedi15 septembre, suivie d'un concert. Cette manifestation comblera de joie tous les amoureux et défenseurs du patrimoine saintongeais...

• Quelques photos du renouveau de l'église de Petit Niort

Le claustra, connu de tous les étudiants en histoire de l'art (© Nicole Bertin)

La renaissance de l'église de Petit Niort (© Nicole Bertin)

• Article publié en 1995


Le père Blanchard en concert à Saint-Eutrope (Saintes), pèlerinage à l'Ile Madame

Concert à Saintes : Le Père Eric se produira à la basilique Saint-Europe à Saintes mardi 21 août à 20 heures dans le cadre du 20ème anniversaire de la classification, par l’UNESCO, des chemins de Compostelle. Ce soir-là, il jouera une pièce qu’il a composée pour l’évènement.

• Jeudi 30 août, pèlerinage à l’Ile Madame prêché par Mgr Lafont, évêque de Cayenne qui témoignera sur cet épisode dramatique du martyre de 829 prêtres et religieux. Accueil à 9 h 30 au Sanctuaire de Port des Barques

Pèlerinage (© Diocèse La Rochelle)
A la suite des mesures antireligieuses décidées par la Convention nationale, 829 prêtres et religieux originaires de divers diocèses de France, sont conduits au printemps 1794 vers le port de Rochefort afin d’être déportés en Guyane.

Enfermés sur deux navires négriers qui resteront finalement ancrés à l’embouchure de la Charente, 547 mourront victimes d’épidémies et des brimades de leurs gardiens. A partir du 18 août, les prêtres les plus malades furent débarqués sur l’Île Madame. 254 y sont inhumés.

Parmi eux, Jean-Baptiste Souzy (1734-1794), prêtre du diocèse de La Rochelle à qui l’évêque du lieu avait donné les pouvoirs de vicaire général pour la déportation, mort le 27 août, et 63 de ses compagnons, ont laissé un témoignage émouvant de fidélité au Christ et au Siège apostolique, et de pardon à leurs bourreaux pour la paix de l’Église et de la société. Ils ont été béatifiés en 1995 par le pape Jean-Paul II.

Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d’août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres disparus

Programme détaillé et livret du pèlerin sur le site https://www.catholiques17.fr

Fashion Week de l’Arsenal de Rochefort

• Un concours pour tous


L’exposition L’habit (re)fait l’histoire, présentée au musée de la Marine jusqu’au 6 novembre, met nos vêtements à l’honneur. La reconstitution historique y est particulièrement présente et interroge notre façon de faire le récit du passé. C’est aussi le moment de parler de savoir-faire et de créativité : rien de mieux qu’un concours, ouvert à tous, pour valoriser les talents et en mettre plein les yeux aux spectateurs ! Six catégories sont proposées aux participants : détournement, historique, esprit marin, fiction, accessoires et coiffure. Samedi 25 et dimanche 26 août, à 15 heures, deux grands défilés permettront à un jury de spécialistes de récompenser les meilleurs. L’essentiel restant, bien sûr, de s’émerveiller et d’être ensemble.

L’habit fait la fête

Le défilé de la fashion week est l’occasion de faire la fête autour des textiles. Dimanche 26, à 18, Nicolas Saint-Lanne, talentueux chanteur rochefortais, proposera un concert de clôture sur un programme de chansons françaises inédit mêlant mode et marine, avec des tubes que tout le monde connaît et des pépites à découvrir. Et comme on n’arrête pas la fête, lundi 27, la nuit de l’arsenal sera aux couleurs de la reconstitution avec une taverne Premier Empire et de nombreux costumes de toutes époque, de 20 h à 23 h.

• Informations pratiques : musée de la Marine, 1, Place de La Gallissonnière 17300 Rochefort Inscriptions jusqu’au 20 août. Toutes les infos sur www.musee-marine.fr
Défilé gratuit
Concert de Nicolas Saint-Lanne dans le jardin du musée, dimanche 26 à 18, 8€ adulte et 4€ moins de 18 ans
Nuit de l’arsenal : lundi 27 août, 20h à 23h.

Chasse au gibier d'eau : remplissage des mares de tonne

Les modalités de remplissage des mares de tonne sont fixées par l'arrêté préfectoral n° 18-680 du 30 mars 2018 encadrant et définissant les mesures de restriction ou de suspension provisoire du remplissage des mares de tonne dans le département de la Charente-Maritime entre le 15 avril et le 30 novembre 2018. Dans chaque bassin de gestion sont définis des indicateurs représentatifs de l’état des milieux qui déterminent suivant leur niveau les règles de gestion applicable au remplissage des mares de tonne.


En raison des conditions météorologiques actuelles, plusieurs indicateurs de suivi de l’état de la ressource ont franchi des seuils nécessitant, pour les bassins concernés, la prise de mesures d’interdiction ou de limitation de remplissage des mares de tonne pour la chasse de nuit au gibier d’eau.

• NOUVELLES DISPOSITIONS

Dix jours avant l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, conformément à l’arrêté cadre, la situation dans chaque bassin de gestion a été réexaminée afin d’arrêter les règles de remplissage des mares de tonne.
Depuis le 11 août, les prélèvements en milieu naturel pour le remplissage des mares de tonne de chasse sont soumis aux règles suivantes :

• Interdiction de remplissage et de remise à niveau
Curé-Sèvre Niortaise

• Mesures de restriction : remplissage possible limité à une surface inférieure à 1 ha par mare
Mignon
Marais de Rochefort Nord
Marais de Rochefort Sud
Marais bord de Gironde Nord

• Remplissage autorisé sans limitation
Fleuve Charente-Maritime
Boutonne et affluents
Antenne et Rouzille
Seudre
Seugne
Marais bord de Gironde Sud
Lary Palais
Dronne aval

Saintes : La Société d'archéologie et d'histoire, qui fêtera ses 180 ans en 2019, au secours de l'amphithéâtre et l'arc de Germanicus

Lors du Congrès de la Société Française d’Archéologie qui s'est tenu en juin dernier à l'Abbaye aux Dames de Saintes, Michelle le Brozec, présidente de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Charente-Maritime, a rappelé l'historique de cette association qui réunit depuis des décennies des membres actifs et motivés par la recherche du passé, la protection des monuments, leur valorisation et la transmission de la connaissance. Cette société est d'ailleurs à l'origine du sauvetage de l'arc de Germanicus, de l'amphithéâtre et de la crypte de Saint-Eutrope. Aujourd'hui, son action est intimement liée à la renaissance des aqueducs romains de Saintes, projet porté par la Communauté d'agglomération. En 2019, la SAHC fêtera ses 180 ans.

Michelle Le Brozec, actuelle présidente de la Société d'Archéologie 
et d'Histoire de la Charente-Maritime
Aux tout débuts, le comte de Vaudreuil

Le 19 janvier 1839, un petit groupe de Saintais fonde la Société d’Archéologie de Saintes dans le but « d’inventorier les monuments de l’ancienne province de Saintonge, de veiller à leur conservation et de recueillir et rassembler dans un Musée central établi à Saintes, tous les objets et documents relatifs à la "science archéologique" ». Cette société allait se consacrer à la sauvegarde du patrimoine de la Saintonge et, en particulier de Saintes, à cet ensemble de chefs-d’œuvre dont la réutilisation pertinente, l’animation de qualité, sont un atout majeur aujourd’hui de l’économie touristique.
A la tête de la Société, le comte de Vaudreuil, le principal du Collège, Moufflet, l’abbé Lacurie, le bibliothécaire Moreau qui sont gens instruits et informés. Vaudreuil a été témoin des fouilles de la fin du siècle précédent ; Moreau, émule de Chaudruc de Crazannes, a recueilli, quant à lui, des fragments "d’antiquités", a écrit de nombreuses notices et dessiné quantité de sujets concernant notre province. Sensibilisés par le paysage monumental de Saintes, les uns et les autres réagissent sans doute au regain d’intérêt pour les antiquités déclenché par la campagne d’Egypte et à la curiosité des scientifiques pour une architecture religieuse magnifiée par Victor Hugo dans le roman « Notre-Dame de Paris ». En outre, le pillage de l’amphithéâtre auquel ils assistent évoquait le vandalisme révolutionnaire dénoncé par l’évêque constitutionnel ex-abbé Grégoire.
Les mesures qu’il préconisait pour la conservation des « richesses d’art » de la France et leur inventaire furent approuvées par la Convention qui prit alors des décrets garantissant leur exécution. C’était la première intervention de l’Etat dans la sauvegarde du patrimoine. Les distingués fondateurs de la société connaissaient certainement la suite donnée aux décrets de la Convention, l’ampleur de la tâche et la difficulté de son accomplissement. Notons qu’en 1821, s’ouvrait l’Ecole des Chartes avec, au programme un cours d’archéologie et des arts du Moyen-Age ; qu’en 1834, l’historien Guizot crée « le comité des travaux historiques » et qu’en 1837, la commission des Monuments Historiques va devoir assurer le classement des édifices afin d’assurer leur protection et de disposer de budgets pour leur restauration.
Ainsi, le 19 janvier 1839, la Société d’Archéologie de Saintes prend un train en marche. Elle s’aligne aux côtés des sociétés savantes installées dans le département : l’Académie de La Rochelle, héritière de l’Académie Royale des Belles-Lettres, fondée en 1732 ; la Société d’Agriculture Sciences et Belles-Lettres de Rochefort, fondé en 1805. La société saintaise se singularise par la spécialité de son but et la modernité de son titre. A l’époque, en effet, on parlait fréquemment d’antiquités alors que le mot « archéologie » était peu utilisé.

1841 : Le premier musée archéologique de Saintes et du Département

La première réunion de la Société eut lieu dans une salle du Collège de Saintes. Le Comte de Vaudreuil fut élu président, Moufflet, vice-président et Lacurie, secrétaire. Les statuts sont approuvés le mois suivant par le Ministre de l’Intérieur. Enthousiaste, la Société se met immédiatement à l’ouvrage. Les séances sont l’occasion de lire des notices sur les monuments de Saintes et de ses environs ou sur un sujet d’histoire. Elle ne dispose toujours pas de local pour y tenir ses réunions, ni de salle pour y installer le musée.

L'Echevinage, ancien hôtel de ville, accueille le premier musée archéologique de Saintes 
(© Nicole Bertin)
En mars 1841, la ville offre un local situé au rez-de-chaussée de l’Echevinage, ancien Hôtel de Ville, pour y installer le musée central, qui existe depuis 1818, et qui sera le premier musée archéologique du département et de Saintes. Il recèle déjà des fragments gallo-romains trouvés à Saintes dans les dernières années du XVIIIè siècle et ceux recueillis pendant les fouilles de 1815-1816. On y trouve « des statues, des bas-reliefs, des pierres antiques, des fragments, des médailles, des manuscrits et tous autres objets et documents se rapportant à la science archéologique » et de nombreux dons des sociétaires eux-mêmes. La ville lui en confiait l’organisation et la gestion. Lacurie en rédigea le premier catalogue, un « guide aux visiteurs du Musée ».

Amphithéâtre : Le monument dégagé grâce au baron Edouard de Rothschild


Les travaux de déblaiement de l'amphithéâtre (collection Jacques Triou)
Il faut maintenant que la Société se mette au travail sur le patrimoine saintais. L’amphithéâtre, en voie de disparition et dont il faut acheter l’emplacement pour le sauver. En mai 1839, la Société adresse directement au ministre de l’Intérieur une demande de subvention accompagnée d’un rapport détaillé sur la nature, la qualité et l’état de détérioration du monument. Le ministre répondra, six mois plus tard, qu’il s’occupera de la demande financière de la Société « après qu’il lui aura été démontré que les restes ont un véritable degré d’importance »
La Société se tourne alors vers le ministre de l’Instruction publique pour obtenir son appui, relance le Conseil Général et la ville, peu coopérative. Et les démarches se poursuivent. En 1865, la ville se rend propriétaire, moyennant la somme de 14 000 francs, de tout le terrain sur lequel se trouvait l’amphithéâtre, aidé par le Département et des souscriptions particulières. Restait à dégager le monument des 32.000m3 de terre qui le recouvrait. Le baron Edouard de Rothschild proposa de faire ce déblaiement à ses frais. Louis Audiat fut chargé d’obtenir les autorisations nécessaires.

L'amphithéâtre de saintes (© RBR Terra Incognita)
L’Abbaye aux Dames, menacée de démolition par l’autorité militaire

Juin 1839, nouvel appel au ministre de l’Intérieur pour le prier de d’intervenir auprès du Ministre de la Guerre afin de conserver l’édifice. La Société contacte les autorités locales. Après avoir envisagé le « transport de la façade de l’abbaye devant l’église Saint-Vivien », démolie en 1840 et reconstruite de 1840 à 1845.  En août 1839, Lacurie écrit, dans le procès-verbal d’une réunion de la Société : « la ville de Saintes va perdre l’un des plus beaux monuments religieux du Moyen-Age parce que ce monument gêne dans l’exécution de nouveaux plans de la caserne ». Et les interventions se multiplient de nouveau.

L’arc dit de Germanicus dont l’écroulement dans la Charente est imminent

L'arc romain au Moyen-Age (collection Jacques Daniel)
C’est le sociétaire et architecte Jouanneau qui se charge du rapport et propose des solutions. En 1843, enfin, Mérimée, inspecteur des Monuments Historiques, vient à Saintes et prend les mesures qui s’imposent. L’arc l’a échappé belle. Le maire voulait le faire transférer en haut du Cours royal, à l’embranchement de la route de Bordeaux et de celle de la Rochelle. Mérimée lui dit « et l’inscription, qu’en ferez-vous, elle mentionne que le monument a été construit au bord de la Charente ! ». Réponse du maire : « Monsieur, nous la changerons » ! Admirable ! Il sera donc démonté, pierres par pierres, et remonté un peu plus loin sur la rive. Nous fêtons cette année les 2000 ans de l’Arc. Nous participons, aux côtés de la municipalité, aux fêtes de cet anniversaire, dans le domaine qui reste le nôtre, l’histoire et la romanité. Fêtes qui ont débuté en juillet dernier et s'étaleront jusqu'à 2019.
La société connut moins de difficultés pour la réfection du portail de la cathédrale et le déblaiement de la crypte Saint-Eutrope, ce qui a permis de mettre au jour, en 1843, le tombeau du premier évêque de Saintes. A cette époque, la Société est déçue : les réparations urgentes effectuées sur divers monuments du Département ont englouti ses maigres ressources. Elle n’a pas réussi à publier le bulletin périodique réclamé par l’ordonnance royale de 1845.
De plus, après une décennie d’affrontements avec la lenteur administrative, l’incompréhension, l’inertie, l’amphithéâtre et l’abbaye sont toujours en péril. Les changements de régime –  Monarchie de Juillet, Deuxième République, Second Empire – et les changements conséquents de ministres ont imposé de nouvelles démarches. Sa vitalité est entamée.

Président le baron Echasseriaux

Le baron Echassériaux
1852, Pierre de Vaudreuil, premier président, cesse ses fonctions. L’abbé Lacurie le remplace. En 1876, il laisse sa place. Durant toutes ces années, il a occupé les fonctions de secrétaire, vice-président et président. Arrive alors un homme de valeur, le baron Echassériaux, archéologue et bibliophile, conseiller général et député. En 1859, il crée la « commission des Arts et Monuments Historiques de la Charente inférieure », rattachée à l’administration préfectorale.
Pour former cette commission, le préfet recrute en priorité les membres titulaires de la Société d’archéologie. Ainsi la commission, mise en place en 1860, s’adjoint la Société dont elle poursuit les projets de conservation et de restauration. La commission représente la section administrative et la Société, la section d’archéologie.
La commission profite de la connaissance du terrain de la Société et celle-ci de l’autorité de la commission. Leur complémentarité sera bénéfique puisqu’elle permettra le sauvetage de plus de 300 monuments et, enfin, la publication des bulletins périodiques, regroupés par années en recueil.
En 1871, l’incendie de l’Hôtel de Ville détruit la majeure partie des archives de Saintes et de la province, la bibliothèque municipale ainsi que celle de la Société, installée à la mairie.
L’abbé Lacurie, alors président de la Société, lance une circulaire dans le but de créer une section qui se chargerait de faire imprimer les documents inédits relatifs à l’histoire. Ce projet, qui rappelle modestement le Comité des Travaux historiques crée par Guizot, n’aboutira pas.
Louis Audiat, conservateur de la bibliothèque municipale, le reprend en l’élargissant et fonde en 1874, la « Société des Archives Historiques de la Saintonge et de l’Aunis », toujours vaillante, active, présidée par Marc Seguin, et dont certains membres de la Société d’archéologie partagent les travaux. Nous partageons aussi les locaux, mis à notre disposition par la ville.
En 1873, le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts demande au préfet de réviser la liste des monuments historiques.
Chargée du travail, la Commission/Société fait cependant remarquer que les critères du classement et le non-suivi financier entraînent des retards préjudiciables à la conservation des monuments, pour ne citer que le cas de l’amphithéâtre dont il reste à achever l’évacuation du comblement et consolider les ruines, des églises de Surgères, Fenioux et Notre-Dame de Saintes.
En dépit du harcèlement de la Commission/Société, l’abbaye ne sera sauvée de la démolition qu’en 1877 et son clocher de l’écroulement qu’en 1899. La Commission Nationale des Monuments Historiques réalisera alors un moulage du portail afin de le placer à l’entrée de la salle du XIIè siècle du Musée du Trocadéro.

Au fil des années, la prise en compte du patrimoine par l’Etat s’intensifie et se structure

La Commission/Société rencontre des difficultés avec les propriétaires mécontents des classements. Elle se heurte aussi aux diverses compétences mises en place par l’Etat : Comité des Monuments, Commission des bâtiments civils, architecte diocésain, avec le préfet même qui néglige de la consulter. Elle demande au préfet, en 1873, de définir ses attributions et ses pouvoirs vis-à-vis des maires et autres autorités départementales. En 1879, l’abbé Julien-Laferrière et Georges Musset, sociétaires, réalisent « L’Art en Saintonge », reproduction par héliogravures des principaux monuments du département.
En 1880, Théophlie de Brémond d’Ars prendra la présidence de la Société et l’assumera pendant neuf ans. Georges Musset, archiviste, paléographe, bibliothécaire de la ville de La Rochelle lui succèdera.

En 1881, des fouilles sont entreprises sur les Thermes à Saint-Saloine. La Société y participe. En 1883, on découvre le site néolithique éponyme de Peu-Richard qui sera étudié par le baron Echassériaux, l’un de ses inventeurs. En 1886, des blocs romains sont recueillis au cours de fouilles du rempart de l’hôpital. Ils vont tripler les collections du Musée lapidaire.
En 1890, Jean Clouet découvre le site préhistorique du Gros-Roc : sa notoriété va s’étendre à la France entière. Afin de sensibiliser les enfants à la préhistoire, la Société réalise un tableau des divers types de silex qui sera adressé aux instituteurs du Département. La Société se préoccupe du patrimoine qu’elle considère comme témoignage d’un mode de culture à faire connaître.
A cet effet, en 1882, elle prépare une notice sur Saintes et ses monuments, à distribuer gratuitement aux « excursionnistes ». C’est dans cet esprit et afin d’attirer chez nous un plus grand nombre de touristes qu’elle fera inscrire le Département, en 1923, sur la liste des régions de France à visiter. Cette liste fut éditée et diffusée par l’Association Française d’Expansion et d’Echanges Artistiques placée sous le patronage du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts et du ministre des Affaires étrangères.
En 1885, la Commission/Société intervient pour empêcher l’aliénation des remparts de Brouage par le ministre des Finances qui le détenait du ministère de la Guerre. Trois ans plus tôt, n’avait-elle pas demandé l’acquisition par l’Etat des terrains fouillés à Sanxay par le Père de la Croix ?
En 1888, la Société est chargée du classement des objets mobiliers. 1894, elle participe au congrès de la fédération intellectuelle du Centre-Ouest et du Sud-ouest qui consacre trois jours à Saintes.
En 1900, Charles Dangibeaud et le photographe Proust présentent « la ville de Saintes à la fin du XIXè siècle ». Il s’agit d’un ouvrage en six volumes illustré de 350 photographies. La restauration des monuments au XIXè siècle interpelle la Commission/Société qui se demande « s’il est souhaitable qu’il y ait un monopole d’Etat en matière de Beaux-Arts ». 
La Commission/Société s’associe à la protestation que le directeur de la Société Française d’Archéologie adresse au ministre de l’Instruction publique à ce sujet. Il est notamment rappelé au ministre « que les études archéologiques ont droit à sa sollicitude au même titre que toutes les branches de la science et que le patrimoine artistique de la France doit être garanti contre des actes de vandalisme qui auraient un caractère légal ». Cette intervention a pour résultat la création d’une Commission départementale chargée d’établir la liste des objets mobiliers conservés dans les édifices religieux et susceptibles d’inscription.

En 1939, la société d'archéologie de Saintes a 100 ans

Réunion des membres de l'association en 2018
La guerre de 1914 n’interrompt pas les activités de la Société, réunions, publications qui s’espacent un peu, tout simplement. En 1918, le président du Syndicat d’initiative, Bouyer, et quelques autres saintais dont Maurice Martineau, fondent, avec le concours du ministre des Beaux-Arts, la Société des Monuments Saintongeais qui a pour objet l’achat de la « maison du Présidial ».
Le Musée des Beaux-Arts ne sera ouvert qu’en 1967. Dans l’immédiat, il deviendra l’Hôtel des Sociétés et notre Société en occupera le premier étage de 1923 à 1965.
En 1938, les Urbanistes de France répondent à l’invitation de la Société et tiennent leur congrès à Saintes sur le thème « Urbanisme et archéologie ». 
En 1939, la Société d’archéologie de Saintes fête son centenaire. La « Société des Archives historiques de la Saintonge et de l’Aunis » s’associe à l’évènement. Notons que la cérémonie coïncide avec l’inauguration de la nouvelle bibliothèque municipale relogée dans l’Hôtel Martineau, membre éminent de la Société. Soulignons aussi que la bibliothèque a été enrichie par les dons de nombreux sociétaires. Ainsi, notre Société s’intéresse tour à tour à la préhistoire, la numismatique, la sigillographie, la céramique, le blason, la linguistique, l’épigraphie, les arts plastiques, l’art monumental et l’histoire locale.

En 1942, Marcel Clouet, fis de Jean Clouet, devient président des deux sociétés. Il sera en même temps conservateur du Musée archéologique. C’est au début de sa longue présidence (plus de 30 ans) que les séances de la Société seront suivies, à l’improviste, par l’officier-interprète de la Kreiskommandantur de Saintes.

1972, Louis Maurin succède à Marcel Clouet

Louis Maurin
1966, la Commission des Arts est dissoute. La Société reste. 1972, Louis Maurin succède à Marcel Clouet à la présidence de la Société ainsi qu’à la conservation du Musée. La Société est largement bénéficiaire de son autorité scientifique et de sa présence. De plus, le soutien technique du musée valorise l’action de la Société.
1975, les principales sociétés d’archéologie, d’histoire, de géographie et de sciences naturelles du département se fédèrent pour la publication de la « revue de la Saintonge et de l’Aunis », dont M. Flouret a assumé, pendant de longues années la présidence. Il faut saluer son investissement, sa disponibilité, sa compétence et son dévouement.
1976, la Société est reconnue d’utilité publique. 1978, sous la présidence d’Alain Michaud, la Société publie la thèse de louis Maurin, « Saintes Antique » qui fait encore référence aujourd’hui. 
1988, Jean-Louis Hillairet est alors président, la Société s’informatise et met en place un programme de recensement des sites avec les différentes associations archéologiques du département y compris les chercheurs qui pratiquent l’archéologie aérienne, et en particulier, Jacques Dassié qui découvrira, entre autres, les sites du Fâ, le camp romain d’Aulnay de Saintonge, les voies romaines par exemple. Il a eu la gentillesse de faire don du dossier de ses recherches à la Société.
 Bon nombre de nos anciens sociétaires ont laissé leur nom dans la ville. Martineau qui légua sa maison et sa « somptueuse bibliothèque » ; Chapsal en fera l’hôtel des sociétés ; Charles Dangibeaud qui en fut le vice-président ; Mestreau, créateur d’un musée régional dans l’ancien hôtel de Guinot de Monconseil, l’actuel musée Dupuy-Mestreau ; Musset qui fut président pendant 40 ans ; Audiat, dont nous avons déjà parlé, et Clouet, père, qui fouilla la grotte du Gros Roc, ce qui attira l’attention sur des objets jusqu’alors méconnus, les outils en silex taillés, « les pierres à fusil » comme les appelaient nos paysans. La Société d’archéologie de Paris lui décerna une médaille d’argent et l'une de ses découvertes, une variété de félin, porte son nom « le felis spelunca clouait » ;  l’éminent Espérandieu, membre de notre Société pendant 50 ans, auteur entre autres d’un "recueil général des bas-reliefs de la Gaule romaine" qui vient d’être complété par un ouvrage de MM. Moitrieux et Tronche, publié par l’Académie des inscriptions et belles lettres.

Notre société s’est beaucoup « promenée » dans Saintes, du collège d’abord, puis à l’hôtel de ville, à la sous-préfecture, chez plusieurs de ses membres, et enfin en 1983, 8 rue Mauny où elle se trouve encore aujourd’hui. Qui est un peu curieux d’histoire, d’archéologie, bien sûr, peut pousser la porte, ouverte lors des permanences du mercredi et du samedi pour venir chercher un renseignement, consulter un livre ou une revue, faire part d’une découverte, d’une idée, ou tout simplement profiter d’un moment de convivialité.
Bien d’autres monuments vont faire l’objet des attentions de la Société, le château de la Roche-Courbon qui a appartenu à l'un des sociétaires et le château d’Usson, par exemple. Nos amis vont participer aux fouilles du moulin du Fâ, de l’Abbaye aux Dames, et recueillir ici et là des objets qui seront classés monuments historiques par la Direction des Beaux-Arts. Leur participation aux fouilles entreprises dans la ville a été importante, que ce soit à l’amphithéâtre, à l’Abbaye aux Dames, les Petites sœurs des Pauvres, l’école Emile Combes, et bien d’autres encore.

Les aqueducs mis en valeur

Vénérand/2018 : visite du site par la Société des Archives Historiques 
d'Aunis et de Saintonge que préside Marc Seguin
Ces dernières années, notre travail sur le terrain a été consacré à un monument emblématique de la ville de Saintes, classé Monument Historique depuis le 20 septembre 2011 sur la totalité de ses 17 kilomètres de longueur. Il est le seul, en France. Cela, suite aux travaux entrepris par la Société depuis 2003 sous la direction de l’archéologue Jean-Louis Hillairet et de la volonté des autorités municipales des quatre communes que l’aqueduc traverse.
Dès le XVIè siècle, Bernard Palissy s’y intéresse. Puis, Claude Masse, au XVIIIe siècle, en fera des relevés cotés et Bourignon, ou Bourguignon de Saintes, peut être considéré comme le premier véritable connaisseur de ce monument. Clouet père, puis Clouet fils puis les frères Triou vont, à leur tour, porter leur attention sur ce monument Aucun de ces auteurs n’avait compris l’existence de deux aqueducs, de trois sources, et n’avait pu donner une fourchette de datation.
En 2003, notre ami, Bernard Bourgueil, administrateur et géologue, propose d’en compléter l’étude. Paule Courtin de la Bouëre, alors présidente, décide, avec le conseil d’administration de relever le défi. Tous ont conscience que les travaux s’étaleront sur plusieurs années et des contraintes administratives et financières liées à ce projet.
Une équipe « terrain » se met en place, accompagnée par une équipe recherches qui s’active dans les archives et les bibliothèques. Depuis, grâce à la Société, au travail de ses équipes, à la ténacité de l’archéologue, à l’aide apportée par les quatre communes sur lesquelles passe l’aqueduc, Le Douhet, Vénérand, Fontcouverte et Saintes, point d’arrivée aux thermes Saint-Vivien, ce monument fait maintenant l’objet d’un programme de mise en valeur et de protection porté par la Communauté d’agglomération de Saintes.

Image de synthèse de l'aqueduc tel qu'il devait être

La Société décide alors de publier les résultats de ses recherches, tant archivistiques qu’archéologiques. Elle publie aussi les « Cahiers de l’aqueduc » de 2008 à 2014, à raison d’un cahier tous les deux ans.. Afin de faire connaitre ce monument, la Société propose des visites de certains sites de l’aqueduc, accessibles au public. Car, notre aqueduc possède une particularité : il se présente, en grande partie, en souterrain, ce qui permet de découvrir des galeries de construction et des aménagements hydrauliques tout à fait inédits.
Cela fait maintenant plus de dix ans que nous nous y intéressons. Notre archéologue a fourni la synthèse de ces travaux et nous n’intervenons plus sur le terrain par manque d’autorisations.

 Nous avons mis en place une autre activité qui intéresse le « petit » patrimoine. Ce sont les fontaines, les lavoirs, les calvaires, les puits, les moulins, les mottes, les fours à chaux, les fours de potiers qui parsèment notre territoire et qui témoignent du quotidien de nos communes. Le travail consiste à compléter les inventaires déjà réalisés, faire le point sur l’état actuel des éléments déjà recensés, afin d’établir des fiches et d’alerter, si nécessaire pour leur sauvegarde.
Un lavoir a tout particulièrement attiré notre attention, il y a quelques années, lorsque le maire de la commune de Le Douhet nous a demandé de nettoyer le lavoir de « chez Pérot ». Quelle n’a pas été notre surprise de redécouvrir un chrisme, qui a pu être daté du IVè siècle, et gravés sur les parois de calcaire, des poissons, signes de reconnaissance des premiers chrétiens. Autres particularités, un bassin d’une profondeur inhabituelle pour un lavoir et une « chaise » sculptée qui ne peut faire penser qu’à une cathèdre. Nous avons donc émis l’hypothèse de la présence d’un baptistère, mais sans pouvoir mettre en évidence la présence d’un monument religieux à proximité. Le site est très discret, au fond d’un vallon et, autre particularité, le lavoir est alimenté par l’aqueduc. Un de nos bulletins, à votre disposition à l’entrée parmi nos publications, en donne les détails.

Vénérand : l'aqueduc romain (une visite à faire !) © Nicole Bertin
Voies romaines en Saintonge et monuments disparus de Saintes

 Nous organisons des sorties d’une journée afin que nos concitoyens prennent conscience de l’existence de ces richesses. Si les distances ne sont pas trop importantes, nous circulons en co-voiturage. Pour nos voyages, d’une durée de deux à trois jours, nous nous promenons en car. Notre dernière escapade, à Rennes, fut un réel succès. Nous restons attentifs aux travaux qui concernent notre ville, vigilants, critiques ce qui, parfois, « agace » un peu les autorités. Certains de nos adhérents, Saintais et non Saintais, prospectent et ne manquent pas de signaler leurs découvertes. Nous tenons le rôle de relais entre les habitants de notre région qui font eux-mêmes des découvertes et ne sachant pas vers qui se diriger pour en parler se tournent vers nous. Nous avons publié des ouvrages dont « Saintes, 2000 ans d’histoire », « Saintes et l’histoire de ses rues », « les recherches archéologiques », les « Cahiers de l’aqueduc », et notre bulletin annuel qui prend de plus en plus d’ampleur et que nous remettons à chaque adhérent, ainsi qu’à chaque auteur des articles qui nous sont confiés. Nous travaillons actuellement à une publication sur « les voies romaines de Saintonge », sous la direction d’Alain Michaud, qui fut président de 1981 à 1983, et sur « les monuments disparus de Saintes » et en particulier les couvents.
Nos publications sont mises en vente dans les librairies, grandes surfaces et sites locaux pour une meilleure diffusion. Nous échangeons nos publications avec près d’une centaine de Sociétés savantes de France et de l’étranger, depuis plus de cent ans, échanges que nous poursuivons encore aujourd’hui.
Notre bibliothèque, compte près de 2000 volumes qui peuvent être consultés par les chercheurs et les étudiants qui, depuis plus de cinq ans, n’ont plus accès au fonds ancien de la ville de Saintes, fermé pour travaux de restauration des collections et du bâtiment. Nous proposons des conférences que nous organisons ou que nous donnons, des visites guidées de l’aqueduc, des Thermes romains de Saint-Saloine, ainsi que des expositions. Nous participons à des salons du livre, ce qui permet de faire connaître notre Société, nos activités, notre rôle au sein de notre cité et de notre région. Nous ne travaillons pas tout seul, « dans notre coin », mais en partenariat avec les autres associations saintaises et régionales liées à la culture, à l’archéologie, au patrimoine. Nous participons, chaque fois que possible à leurs activités que nous transmettons à nos adhérents. Nous répondons présents que ce soit aux Journées nationales de l’archéologie et aux Journées européennes du patrimoine. Nous avons mis en place un site internet, géré de façon très professionnelle par une de nos adhérentes. Nous y proposons les informations sur la Société, les programmations des conférences et autres activités, les liens avec les autres associations partenaires et toutes nouvelles intéressant notre région, l’archéologie et l’histoire.

Les vestiges des thermes de Saint-Saloine
Ce qui caractérise notre Société, et encore de nos jours, ce qui lui donne du crédit, c’est l’attention qu’elle porte à notre patrimoine, à sa protection, à sa mise en valeur, à l’histoire de notre ville et de notre région, à sa connaissance, à sa diffusion. Si je suis une « vieille dame » de bientôt 180 ans, je ne manque ni de dynamisme, ni d’enthousiasme, et de passion pour le patrimoine de Saintes et de sa région. Je remercie celles et ceux qui la font vivre et qui sont fiers de l’accompagner dans ses missions ».

Dimanche 19 août à Mortagne : l'Atelier brocante de la Minoterie vous attend pour la Saint-Fiacre !

Pour la grande brocante de la Saint-Fiacre
Dimanche 19 août sur le port de Mortagne- Gironde,
l'Atelier Brocante de la Minoterie 
vous invite à venir chiner nombreux
• A partir de 13 h, plusieurs groupes en concert : Alertes (roche-trio), Shimai (duo acoustique), 
Projet de preuve (fusion funk)
Buvette et restauration sur place

mardi 14 août 2018

Ce soir à Jonzac, feu d'artifice et bal populaire !

Vacanciers, curistes, Jonzacais, tout le monde se retrouve le soir du 14 août à la base de loisirs de Jonzac pour le deuxième feu d'artifice de l'été.


A 23h, le ciel jonzacais s'illumine et les plans d'eau de la base de loisirs reflètent ce ciel aux mille feux. Le traditionnel bal populaire gratuit poursuit cette soirée festive avec Myriam et son orchestre. Petits et grands peuvent danser, s'amuser sur les airs les plus célèbres.

Dès 20h, le restaurant de la base de loisirs propose un menu unique lors du repas dansant. Pensez à réserver au 05 46 48 21 94

Festival Eurochestries Jonzac/Pons : plus de 15000 spectateurs ont applaudi les jeunes musiciens

Du 30 juillet au 12 août derniers, la 29ème édition des Eurochestries a réuni des orchestres de jeunes musiciens venant des quatre coins du monde, Mexique, Chine, Ukraine, Russie, Estonie, Québec, Espagne et France. « C'était grandiose ! » s'exclame Claude Révolte, président des Eurochestries qui "souffle" après des journées non stop où l'organisation était à son top niveau. Retour en images sur ces moments d'émotion avec le photographe (de talent) Jacky Berthelot



Selon la tradition, les cérémonies d'ouverture et de clôture se déroulent à Pons et Jonzac, mais l'originalité de ce festival réside en l'ouverture aux communes. En effet, chacune d'elles peut accueillir un groupe, ce qui constitue un événement dans les petites localités ! 50 concerts ont été organisés en Charente-Maritime, Charente et Gironde. L'édition 2019 a rencontré un large succès en drainant quelque 15000 spectateurs : « la fréquentation est en augmentation. A Jonzac, l'ouverture du centre des congrès permet d'accueillir un plus grand nombre de participants et 1200 personnes étaient présentes au donjon de Pons samedi dernier. De nombreux concerts ont eu lieu à guichets fermés et aux Carmes par exemple, il y avait un monde fou. J'ajoute que ce sont des chiffres réels ! » souligne Claude Révolte qui remercie les salariés contribuant à la bonne marche du festival (une quarantaine) ainsi que les bénévoles (une quarantaine également). Sur le département, ce chiffre atteint 200 environ.

Les Eurochestries, qui fêteront leurs trente ans en 2019, sont unanimement appréciées tant pour la qualité des groupes que par l'esprit qu'elles symbolisent : la jeunesse, la fraternité, l'échange et bien entendu la musique.  « Les groupes ont joué le jeu. Le rendu final a été exceptionnel grâce au travail de Louis Lavigueur, chef d'orchestre professionnel de Montréal, qui a mené les répétitions et veillé à l'équilibre artistique aux côtés d'Anne Bernard et de moi-même. Nous avons reçu huit chefs d'orchestre. La formation de jeunes Chinois n'est restée que quatre jours en raison d'une tournée et nous la remercions d'être venue en Haute-Saintonge. Les prestations des Russes et des Mexicains ont été très festives ». A la question : comment encadre-t-on un festival de cette importance ? Claude Révolte reste modeste : « il faut apprendre à maîtriser, déléguer, proposer un agencent harmonieux et surtout à ne pas prendre la grosse tête ! ».

A droite de la photo Claude Révolte et Anne Bernard, responsables des Eurochestries. Engagés, volontaires, humanistes, bienveillants et formidablement courageux
En 2019, rançon du succès, un festival Eurochestries se déroulera à Saint-André de Cubzac tandis que la Charente prendra son envol. Le conseil d'administration sera étendu à la Nouvelle-Aquitaine. Pas question de refuser un orchestre, il s'agit simplement de s'organiser. Et le président de conclure : « 2018 a été une belle réussite sur tous plans, humains, artistiques, culturels. Cette année, j'ai pris un peu de recul et n'ayant pas la tête dans le guidon, cela m'a permis de mieux cerner les améliorations qui peuvent être apportées. Nous avons encore beaucoup à faire, à commencer par le développement du mécénat ». D'autant que 2019 sera une année particulière. L'aventure Eurochestries poursuit sur sa lancée !

La formation chinoise venant de Pékin
• Soirée de clôture au centre des congrès de Jonzac

Salle comble pour la clôture des Eurochestries à Jonzac

• Premier concert de clôture au centre des congès de Jonzac, aboutissement pour les jeunes musiciens de dix jours de répétitions intensives pour offrir le meilleur d'eux-mêmes dans deux orchestres internationaux avec des chefs de différentes nationalités. Ce qui prouve que la musique a un langage universel et aucune frontière : un exemple à méditer !





Les chefs d'orchestre distingués
Les Eurochestries, une grande famille !
• Soirée de clôture à Pons



Claude Révolte et Louis Lavigueur qui dirige à Montréal plusieurs orchestres et chœurs  



Concert de légende au pied du donjon

Un monde fou, fou, fou...







Feu d'artifice pour finir la soirée en beauté !


PHOTOS © JACKY BERTHELOT  
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