mercredi 13 novembre 2019

Saintes : Disparition brutale d'Annie Tendron, conseillère municipale

La Ville de Saintes a été informée ce matin du décès accidentel de l’une de ses conseillères municipales, Annie Tendron.
A gauche de la photo, Annie Tendron dont la mort brutale touche profondément les Saintais
Jean-Philippe Machon, maire de Saintes, a immédiatement fait part de la nouvelle à l’ensemble du conseil municipal : « C'est empreint d'une profonde tristesse que je vous informe du décès d’Annie Tendron survenu dans la nuit du 12 au 13 novembre à son domicile. Les causes de son décès sont, selon les premières constatations de son médecin traitant, apparemment accidentelles. Nous présentons toutes nos condoléances à sa fille et rendons un hommage particulier à Annie Tendron qui s’est dévouée toute sa vie au service des autres et notamment à l’Association des Paralysés de France dans laquelle elle était particulièrement investie. » 

Nous adressons nos sincères condoléances à la famille de cette femme courageuse et humaniste que nous n'oublierons pas.

Jonzac/Grand Chœur de l’Abbaye aux Dames Sur les ailes de deux génies, Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart


Vendredi 8 novembre, le Grand Chœur de l’Abbaye aux Dames, que dirige Michel Piquemal, était l’invité des Feuillets d’Automne. Au programme, Haydn et Mozart…

C’est toujours un plaisir d’accueillir en l’église de Jonzac le Grand Chœur de l’Abbaye aux Dames. Le public, nombreux, sait qu’il passera une soirée particulière, heureux d’écouter des compositions minutieusement choisies. Les voix s’élèvent et rejoignent les voûtes en une envolée auréolée de liberté.
Cette année, Michel Piquemal rendait hommage à deux génies de la musique, Haydn et Mozart. Au programme, Aus dem Dankliede zu Gott, Abendlied zu Goot et Der Greis de Joseph Haydn dont les quatuors vocaux, accompagnés au piano-forte, ont séduit l’assistance. Ciel, ô ciel, sois remercié ! Le cours de ma vie est un chant harmonieux.
Le requiem de Mozart, en transcription récente (deux pianos et timbales), est un vaisseau qui vogue sur les eaux de la consolation. Emouvante, dernière œuvre du maître, cette messe des morts dépasse les frontières de l’existence terrestre pour se fondre dans l’infiniment grand. Sublime instant où le monde visible touche du doigt l’invisible.

Félicitations à Michel Piquemal, directeur, à Guillaume Corti, Sabrina Goulard au piano, Cyril Landriau aux timbales, aux solistes Anne Calloni, soprano, Claire Motté, mezzo-soprano, Boris Mychajliszyn, ténor, Jean-Christophe Picouleau, basse, et à l’ensemble du Grand Chœur.


• Mozart au programme : Adagio et fugue en do mineur KV 426 pour deux pianos, Ave Verum Corpus KV 618 et Requiem en ré mineur pour deux pianos, timbales, solistes et chœur mixte.


• Ce concert, organisé en l'église Saint-Gervais, s'inscrivait dans le programme de Feuillets d'automne proposés par la ville de Jonzac. 

Adieu Raymond Poulidor, champion populaire

Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, rend hommage à Raymond Poulidor

Raymond Poulidor lors d'une séance de dédicaces à Saintes (© Nicole Bertin)
« Né il y a 83 ans à Masbaraud-Mérignat, dans une famille modeste d'agriculteurs de la Creuse, le champion cycliste Raymond Poulidor s'est éteint aujourd'hui, à Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute-Vienne, où il avait fait ses premiers tours de roues et coulait les jours paisibles d'une retraite amplement méritée.
Populaire, c'est le mot qui me vient à l'esprit au sujet de Raymond Poulidor, cycliste hors-pair aimé et soutenu par les foules, massées d'une édition l'autre au bord des routes du Tour de France et des nombreuses classiques auxquelles il a participé. Populaire, car d'abord ressemblant au peuple qui l'applaudissait et l'encourageait.
Populaire, car fidèle aux valeurs que le peuple admire chez les champions qui le représentent : simplicité, humilité, discrétion, dureté à la peine et abnégation dans l'effort. Des valeurs qui contrastaient, dans les années 1960, avec celles pleines de panache de certains de ses grands rivaux, plus titrés mais sans doute moins encouragés que lui.
De sa victoire dans la Bordeaux-Saintes en 1960, au début de sa carrière professionnelle, jusqu'à sa 6e place dans la Paris-Nice en 1977, Raymond Poulidor n'aura jamais manqué de courage et de volonté à mettre sous ses pédales pour glaner des victoires et des podiums. De nombreux podiums souvent occupés à la première marche par d'autres que lui, adversaires talentueux, et en vertu d'une certaine dose de malchance qui lui collait parfois au maillot, qui lui valurent le surnom d'éternel second. Au point de faire entrer son nom dans notre langue comme un nom commun : « être le poulidor » revenant ainsi à dire qu'on n'avait pas gagné, mais qu'on en n'était pas loin.
Toujours simple et humble, il ne s'en offusquait pas, voire s'en amusait. C'est que lui savait - dans ce sport dur, ingrat et splendide entre tous - ce qu'est la différence entre un éternel second et un éternel deuxième. Et savait mieux que quiconque ce qu'il faut de peine, de travail et de courage, pour même espérer finir une seule course cycliste.
Le palmarès extraordinaire de Raymond Poulidor et son mental hors du commun l'ont hissé au rang des légendes du cyclisme français, telles que Louison Bobet, Jacques Anquetil avec qui les duels furent mémorables, ou encore Eddie Merckx et Bernard Hinault.
Jusqu'à la fin de sa vie, on aura noté sa présence chaque année lors du Tour de France, et lors du Tour du Limousin Nouvelle-Aquitaine dont il ne manquait aucune édition. Pour tous ces grands moments vécus, je salue bien bas la mémoire de "Poupou", qui restera l'un des plus grands ambassadeurs sportifs de notre région ».

Les Français perdent un ami...

Saintes/Grégory Pol à la galerie Imag'In Art : « Tout petit, je rêvais d’explorer le monde et de voyager autour du globe »...

Devant une photographie de Grégory Pol ! (© association Nouvel Œil)
Rue Saint-Michel, l’immeuble de Jean-Pierre Blanchard - artiste bien connu à qui nous transmettons nos amitiés saintongeaises - accueille une nouvelle galerie Imag'In Art. Ancien photographe de presse, Philippe Stimaridis y a ouvert un espace dédié à la photographie. Jusqu’au 16 novembre, sont exposés les clichés de Grégory Pol, amoureux des grands espaces et des univers où règne le silence. Les espèces qui peuplent ces vastes étendues retiennent son attention.
Voyager était son rêve d’enfant. S’évader pour saisir la beauté du moment. Comme un privilège à partager. Il immortalise le regard, le mouvement, la magie de l'instant. Quand vous les découvrirez, vous n’oublierez pas les yeux ronds du harfang des neiges, le phoque en pleine déclamation ou les chevaux dans l'immensité !
Plus qu'un témoin, Grégory Pol est complice du monde dans lequel il se fond. Un monde à protéger. Il en résulte des photographies superbes qu’il a réunies dans des ouvrages à parcourir sans modération...

Le harfang des neiges vu par Grégory Pol : on adore !

• Imag'In Art -25 rue Saint Michel à Saintes. Entrée libre, jeudi et vendredi de 14 h 30 à 18 h 30, mercredi et samedi de 10 h 30 à 18 h 30. Contact 06 60 42 13 18

Le peintre Dominique Brochard aux côtés de Philippe Stimaridis
Une galerie et un artiste Grégory Pol à découvrir !
• « Photographe, auteur, navigateur, plongeur, Grégory  Pol est intimement lié à la nature qui l’entoure. Il aime sa splendeur et sa richesse qui le saisissent à chaque fois.
Ses photographies, engagées, talentueuses et vivantes montrent sa fascination pour une nature rude et impitoyable, mais aussi si fragile. Pour ceux qui veulent découvrir son art, il les mènera à travers un monde à couper le souffle, fascinant, que nous devons tous protéger car il est à l’agonie. Ses images vous ouvriront les portes d’espaces préservés et de territoires du bout du monde où la terre balayée par les vents de Noroît qui vous percent de cristaux de glace, contraste avec le ballet silencieux du monde sous-marin. Ici, vous croiserez le regard d’animaux sauvages, parfois pénétrant, parfois intrigué, rarement indifférent. Alors, osez lever le rideau et que le spectacle commence pour voir et ressentir le monde que Grégory aime, le monde que nous aimons »...


Grégory Pol : « Tout petit je rêvais d’explorer le monde et de voyager autour du globe... J’étais très impressionné par les photographies animalières et les documentaires. Dès l’âge de 12 ans, je rêvais de rejoindre l’équipe du commandant Cousteau à bord de la Calypso. Je me suis dit que peut-être un jour, moi aussi, j’arriverai à faire de ma vie une passion. Aujourd’hui, je commence à réaliser une partie imagée de ce rêve d’enfance. Merci ! »

Saintes/Grève du 5 décembre : les syndicats se mobilisent

Communiqué intersyndical des Unions locales CGT et FO de Saintes, de la FSU 17, de Solidaires 17 et de l'UNL17 qui appellent à la grève à partir du 5 décembre, pour le retrait du projet de réforme des retraites Macron - Delevoye. Une réunion publique, ouverte à tous, est organisée jeudi 14 novembre à 18 h à l'auditorium de la salle Saintonge.

 




mardi 12 novembre 2019

Saintes : « Depuis combien de temps le fonds ancien de Saintes est-il en danger ? » s'interroge l'association MédiaCtions

L'actualité provoquée par Amélie met en évidence la situation du fonds ancien de Saintes fermé depuis de nombreuses années au grand dam des historiens. L'association MédiaCtions a publié une tribune à ce sujet dont des extraits suivent :

« Les patrimoines et les subtilités de ses priorités


Depuis combien de temps le fonds ancien de Saintes, est-il en danger ? Pour répondre à cette question, il faut revenir à des temps eux aussi bien anciens. En avril 2014, le site officiel de la Charente-Maritime écrivait pourtant encore : « Le Fonds ancien régional. C’est la première chose qui frappe à l’étage de la médiathèque François-Mitterrand de Saintes. Une odeur prenante de vieux papiers, pas désagréable, même un peu envoûtante. Les quelque 25 personnes réunies dans la pièce n’ont d’ailleurs eu d’yeux que pour ces vieux papiers dressés sur trois tables devant eux »...
C’était lors de l’accueil du public à l’occasion de la présentation des « Trésors en chantier », en avril 2014. Et combien d’entre nous se souviennent être allés étudier des livres remarquables dans la salle d’étude réservée autrefois aux recherches ?

En plein cœur de notre ville, la médiathèque municipale François-Mitterrand occupe l’espace de l’ancien couvent des Jacobins depuis 1938, après la donation du négociant Maurice Martineau tant du bâti que de ses patrimoines littéraires et iconographiques, en 1928. Le trésor du fonds ancien, correspondant à pas moins de 100.000 documents, est d’un intérêt générationnel et scientifique dépassant très largement le niveau local.
La notion même de « S » quand on cite le « fonds » parle d’elle-même. A ne pas confondre avec le fond d’un immeuble, cette orthographe, faux ami du pluriel, prend sa source étymologique à la racine latine de « fundus ». Dans les bibliothèques et les lieux culturels, le mot « fonds » prend alors sens de « collection », collections de livres, œuvres d’art ou documents d’intérêt national.

C’est cependant dès 2005 que le fonds n’est plus ouvert que sur rendez-vous et c’est depuis juillet 2011 que le fonds ancien régional de Saintes est définitivement fermé. On parle de la tristesse de la fermeture du lieu mais cela faisait déjà de nombreuses décennies que l’on savait combien le bâti et la collection étaient menacés, le site ne correspondant plus du tout aux normes de conservation, comme le souci d’hydrométrie.

La fermeture du fonds ancien avait bien évidement pour objectif de mettre hors de danger le patrimoine, mais aussi d’engager des travaux permettant d’optimiser les conditions de présentation, de rangement et de sauvegarde des collections tenant compte des niveaux de température et de lumière ambiantes et des taux d’humidité. Nous pouvons rendre hommage en revanche au travail réalisé par les spécialistes comme François Lopez, responsable du fonds, ayant œuvré pour l’inventaire et le sauvetage de la collection, alors que les politiques piétinent et piétinent encore sur chacun de leur mandat pour prendre leur responsabilité.
Car nous allons bientôt entamer l’année 2020 et qu’en est-il des implications des élus successifs et des priorités données au sauvetage de ce trésor patrimonial ? N’y a-t-il pas moyen de prendre vraiment le problème à son origine et à l’ampleur de sa réalité ? Est-ce qu’un politique va enfin se sentir responsable et vraiment concerné ?

Une place dans un Musée ?

C’est un patrimoine rarissime et inestimable pour une ville comme Saintes et il est donc véritablement regrettable que succession faite d’au moins quatre maires, rien ne soit réellement fait en urgence pour une réhabilitation rapide et concrète. Chacun dit depuis des lustres « s’en occuper » sans que rien finalement ne soit décisif et radical.
 Les fonds littéraires, manuscrits, ouvrages anciens du XIème, XVème au XIXème siècles, des œuvres régionales mais aussi des impressions iconographiques, photos, plans, esquisses, aquarelles sont en effet d’une fragilité extrême et nombre de pièces mériteraient d’intégrer une Collection Muséale au lieu de mourir dans le silence des politiques successives.
A ce titre, et au regard de l’indispensable et urgente construction du grand Musée Saintais, nous, association MédiaCtions, mettons en proposition l’intégration de quelques œuvres primordiales du fonds ancien dans les projets du Programme Scientifique et Culturel, document rédigé au titre de la naissance d’un musée et qui, à Saintes, a déjà été voté et validé par les instances étatiques culturelles pour sa première phase.

Au profit du plus grand nombre et non quelques érudits

Ne pouvant en effet répondre aux besoins financiers et à la réhabilitation de tous les bâtis municipaux de la ville de Saintes, n’est-il pas l’heure de concevoir non pas un musée strictement garni des lapidaires romaines mais aussi et plus logiquement un musée comprenant nos collections de toute forme que ce soit, représentant 2000 ans de notre histoire ?
Des pièces majeures telles la charte de 1081 de Saint-Eutrope ou des registres concernant Bernard Palissy ne pourraient-ils pas prendre place dans des espaces muséaux recevant les qualités de conservation indispensables à leur protection et présentation aux publics ? Pourquoi est-ce possible dans le monde entier et pas à Saintes ?

Des priorités

N’y a-t-il pas urgence de réhabiliter les bâtis, les toitures et les salles du fonds ancien de Saintes ?
N’y a-t-il pas urgence d’étudier un vrai projet de préservation et de présentation des collections historiques saintaises ?
Nous demandons à la ville de Saintes de nous expliquer ce qui va être fait pour protéger et présenter l’ensemble des collections patrimoniales de Saintes, dont les collections du fonds ancien ».

Association MédiaCtions

Saintes/Fonds ancien : un "trésor" à protéger

La tempête Amélie ayant malmené la toiture de la médiathèque (fermée au public pour l'instant) et occasionné des dégâts, une partie du fonds ancien a du être transférée dans la salle de l'Etoile. La situation a été évoquée lors du dernier conseil municipal. 

Soucieux de la réouverture de ce fonds au public et aux historiens, Serge Maupouet a tiré la sonnette d'alarme et interpelé le maire. Jean-Philippe Machon regrette cette situation, déplorant au passage que les bâtiments n'aient pas été mieux entretenus lors des précédentes mandatures. L'action Cœur de Ville permettra-t-elle de trouver un nouveau lieu d'archivage et de consultation pour accueillir ce formidable fonds fermé au public depuis 2011 ? Une étude a été faite en ce sens (îlot de la Salle Centrale ?)
« L'important est la sauvegarde des collections. L'Etoile est une salle de repli, convient-elle ? » s'interroge Serge Maupouet. Céline Violet répond que seuls les journaux entreposés sous les combles ont été déplacés et qu'un plan de sauvegarde est obligatoire, d'ailleurs encadré par le SDIS.
Il est bien sûr question de décontamination, une partie des ouvrages ayant déjà fait l'objet d'un traitement. Les opérations vont se poursuivre. « Notre objectif est de trouver un endroit où livres et presse seront conservés dans de bonnes conditions. A quoi bon les décontaminer si les bâtiments qui les abritent entraînent une nouvelle dégradation ? » souligne à juste titre Céline Violet.

Les livres se trouvent dans la maison Martineau en l'attente d'un nouveau lieu d'archivage

Déjà en 2012, le fonds ancien était une préoccupation pour l'équipe de Jean Rouger, alors maire. « L’objet est de favoriser l’accès aux collections dans des conditions optimales et des délais raisonnables » expliquait Sylvie Barre, adjointe à la culture, lors d'une réunion. La première phase du chantier devait conduire à la mise en place d’espaces de conservation dans l’église des Jacobins et la maison attenante. Une salle de consultation devait être aménagée dans l’ancienne salle capitulaire pour accueillir le public dès que la situation l'aurait permis...

Article paru en 2012 : 

Médiathèque de Saintes : 

Comment sauver le fonds ancien ?


Fermé au public depuis l’été 2011, le fonds ancien 
de la médiathèque de Saintes est menacé. La maison 
Martineau, qui abrite les collections, doit aussi faire l’objet d’aménagements. Deux projets de restauration seront lancés par la municipalité, mais ils coûtent cher… 

 En entrant dans la maison Martineau, on se croirait revenu à l’époque où l’Art nouveau florissait dans les belles demeures. Larges baies ornées de fleurs, murs recouverts de boiseries, carreaux richement décorés…
Seul problème et de taille, le mauvais état de l’immeuble met en danger son contenu, c’est-à-dire des milliers de livres et documents allant du plus ancien, une charte du XIe siècle aux nouveaux vecteurs de communication (microfilms, CD, etc).
Jeudi dernier, les membres de la Communauté de Communes, guidés par Simon Davaud, directeur des médiathèques de Saintes et François Lopez, responsable du fonds ancien régional, étaient appelés à se pencher sur l’épineux sujet puisqu’il sera bientôt question de restauration.
L’ensemble a attiré leur attention. Une évidence s’impose : les pièces de cette élégante maison bourgeoise ne correspondent plus aux normes que requiert un outil moderne de transmission de la connaissance. Quant aux ouvrages, certains d‘entre eux auraient besoin d’un sérieux « renouveau » (moisissures, attaques d’insectes, manque de contrôle de l’hydrométrie). L’inventaire de la faible partie non répertoriée est en cours.
L’enjeu en vaut la chandelle : ce fonds est important pour la Saintonge et les historiens viennent parfois de loin pour le consulter.

Simon Davaud, directeur des médiathèques de Saintes (nommé à Roanne) et François Lopez, responsable du fonds ancien régional
Composées au départ par des confiscations révolutionnaires, les collections se sont développées au XIXe siècle avec des acquisitions communales, des dons de l’État, des autres bibliothèques et des particuliers. Fatalité, en 1871, un incendie en détruisit une bonne partie.  La bibliothèque, située successivement à l’Échevinage, puis dans les bâtiments de l’actuelle mairie, déménagea en 1938 pour la maison Martineau. En effet, Maurice, fils de Gustave Martineau, un riche négociant en cognac, légua ce quadrilatère de bâtiments, idéalement situés, à la mairie à condition « qu’elle en fasse une bibliothèque ». Erudit, il avait lui-même constitué un ensemble relatif à la Saintonge à l’Identité saintongeaise. Il mourut en 1928, son épouse dix ans plus tard. Les clauses testamentaires furent alors exécutées.

Un investissement conséquent 

La municipalité de Saintes aménagea donc le site avec l’ouverture de deux nouvelles ailes. Malheureusement, au fil du temps et bien que la sonnette d’alarme ait été tirée en maintes occasions, les conditions de stockage et de préservation se révélèrent insuffisantes. À partir de 2005, le fonds ne fut ouvert que sur rendez-vous, ce qui eut l’heur d’irriter les chercheurs. Pire, depuis juillet 2011, les portes sont carrément fermées.

Visite de la Communauté de Communes du Pays Santon aux côtés de Sylvie Barre, maire adjoint à la culture. Le fonds comprend 130.000 documents sur 3500 mètres linéaires et 25 salles de réserve. 70.000 imprimés côtoient 55.000 documents iconographiques, près de 1000 manuscrits et une grande variété d'objets. Le journal "L'indépendant des Charentes" a été microfilmé. Le journaliste Charly Grenon y a versé ses archives.

Cette décision a une explication. « L’analyse menée par le laboratoire de la BNF recommande expressément le dépoussiérage et la décontamination de certains ouvrages. Ces interventions seront faites par un prestataire extérieur désigné par un appel d’offres » souligne François Lopez.
Le projet scientifique et culturel, quant à lui, envisage de proposer des réserves adaptées à leur conservation : « l’objet est de favoriser l’accès aux collections dans des conditions optimales et des délais raisonnables » explique Sylvie Barre, adjointe à la culture.

Un livre rare concernant Bernard Palissy. Parmi les raretés, une charte de 1081 relative à Saint-Eutrope, des incunables, des éditions originales de Pasca, sans oublier des cartes, des plans, des aquarelles, des cartes postales, des photos et un fonds consacré à la langue saintongeaise
 La première phase du chantier conduira à la mise en place d’espaces de conservation dans l’église des Jacobins et la maison attenante. Une salle de consultation sera aménagée dans l’ancienne salle capitulaire pour accueillir le public dès que la situation le permettra.
Le coût de ces investissements nécessaires laisse rêveur : le projet architectural est évalué à 3300.000 €, celui du sauvetage des documents entre 270.000 et 360.000 €. Il semble évident que tout ne se fera pas en un jour en cette période où la culture ne semble pas (et c’est dommage) être la priorité. Mais, comme le souligne à juste titre François Lopez, « évoquer le fonds ancien et régional, c’est aussi cheminer à travers des lieux remarquables ». 


On peut seulement se demander pourquoi Michel Baron ou Bernadette Schmitt, les prédécesseurs de Jean Rouger, n‘ont pas choisi d’entreprendre ces travaux quand ils tenaient les rênes de la cité santone…

Présentation de documents par F. Lopez
Un dossier que les chercheurs suivront avec attention...
• Réaction de Marc Seguin, historien et membre de l'Académie de Saintonge :  

« Il y longtemps que nous combattons pour empêcher cette fermeture, mais sans succès et sans espoir de réussite. En premier lieu, le fonds ancien est très riche. Pour une ville comme Saintes, c'est tout à fait extraordinaire ! Beaucoup de villes de plus de 100.000 habitants sont loin de posséder de telles merveilles. De plus, il semble exister tout un stock qui est entassé, non inventorié, non disponible, même pas connu ! Certes, peu de lecteurs fréquentaient ce fonds, mais ceux qui y venaient étaient des chercheurs renommés, souvent étrangers à la ville, Paris et ailleurs. Les priver de cette possibilité est catastrophique pour l'image d'une ville qui se dit "d'art et d'histoire". Il y a certes eu beaucoup de laxisme au cours des décennies passées, mais il ne faut pas en accuser les municipalités d'antan. La responsabilité n'en incombe même pas aux 35 heures. Simplement, depuis un demi-siècle au moins, personne n'a pris les choses en main.
La ville de Saintes est écrasée par un patrimoine trop important. Voyez la fermeture de la cathédrale Saint-Pierre ! Quoi qu'il en soit, la fermeture du fonds ancien est vivement regrettable parce qu'elle prive des chercheurs universitaires de leurs sources ».

La mairie de Montendre recrute des agents recenseurs


Dans le cadre de l’édition 2020 du recensement de la population, la mairie de Montendre recrute pour la période du 16 janvier au 15 février 2020 des agents recenseurs qui auront pour mission, sous la responsabilité du coordonnateur :
– soit de proposer de répondre aux questionnaires en ligne sur internet (avec identifiant et mot de passe),
– soit de déposer et de retirer les imprimés destinés à la population.

• Profil de l’agent recenseur :
– Maîtrise de l’outil informatique ;
– Discrétion et aptitudes relationnelles (visites chez les particuliers)
– Bonne présentation ;
– Ordonné, méthodique ;
– Grande disponibilité et ténacité : (exercice de la mission parfois le soir et le samedi) ;
– Capacité d’assimilation : (assimilation rapide des règles élaborées par l’INSEE en matière de recensement).

• Rémunération 

La rémunération de cette mission repose sur une partie fixe et une partie variable :

- La partie fixe correspond à la rémunération du temps de formation (2 demi-journées, en janvier 2020 à Montendre) et du temps de la tournée de reconnaissance, ainsi qu’à une indemnité pour frais de déplacement.

-  La partie variable sera calculée selon le nombre de bulletins individuels collectés et de feuilles de logements enquêtés.

• Envoi des candidatures (CV + lettre de motivation), à :
Monsieur le Maire
Maire de Montendre
29, rue de l’Hôtel de Ville
17130 MONTENDRE

Ou par mail mairie@ville-montendre.fr

Renseignements : Véronique RICHER, coordonnateur communal du recensement au 05 46 49 20 84.

Pons : scène ouverte le 7 décembre à la distillerie

Prochaine scène ouverte le samedi 7 décembre à la distillerie (ancien office de tourisme de Pons) situé 1 rue du Pontils. Cette rencontre est proposée à celles et ceux qui souhaitent s'exprimer par une chanson, une poésie ou tout autre mode d'expression artistique et dans un esprit convivial.
Rendez-vous à 18 h 30 pour les enfants et leurs parents, à 20 h pour les adultes. L’entrée est gratuite (inscriptions ordre de passage le jour même sur place).
Une petite restauration est prévue ainsi qu'une buvette. La journée étant dédiée au Téléthon 2019, une cagnotte de dons sera mise en place à cet effet (non obligatoire - chacun mettant ce qu'il veut). 
Christian Bonnet, président, et l'association Changez d'air vous attendent nombreux. Manifestation organisée en partenariat avec la Ville et le Centre social.


• Comme son nom l'indique, la scène est "ouverte à tout public" qui souhaite s'exprimer sous toutes formes artistiques (poésies, lectures, saynètes, chants, instruments de musique, slams, rap, etc)...
Au travers de cet événement, les organisateurs cherchent à créer une émulation autour de l'art en général dans la ville de Pons et ses alentours et par ce biais encourager des vocations multiples et artistiques.

Jonzac : « J’accuse » du comédien Francis Huster, plaidoyer pour la culture et l’entrée de Molière au Panthéon

Qui êtes-vous donc Monsieur Molière ?   

« En 2022, nous fêterons les 400 ans de la naissance de Jean-Baptiste Poquelin, plus connu sous son nom de plume : Molière. Molière, dont les œuvres contribuent au rayonnement de la France dans le monde depuis quatre siècles. Molière, qui appartient à notre plus beau patrimoine culturel et artistique. Quelle plus belle occasion de rendre hommage à cet immense auteur que de le faire entrer au Panthéon, monument qui a pour vocation d’honorer les grands personnages ayant marqué l’histoire de notre pays ? » souligne Francis Huster. 


 Lundi 4 novembre, il présentait son spectacle « Qui êtes-vous donc Monsieur Molière ? », au théâtre du château, premier rendez-vous des Feuillets d’automne.
Devant un parterre fourni, il a rendu hommage à ce comédien et auteur favori de Louis XIV. Aux côtés d’Yves le Moign’, ami de longue date, l’artiste a quitté ses habits de scène pour entrer dans l’arène. Celle où tombent les masques, où les portables peuvent sonner, où la parole et la conviction qui l’accompagne ont seules droit de cité.
Le décor est sobre, une table, un fauteuil, une chaise, un livre. Ce moment d’intimité est consacré au théâtre et à ses changements depuis l’époque où l’on déclamait. Les yeux cachés par les débordements de la perruque. La concurrence entre deux modes de diction, l’un traditionnel, l’autre innovateur, a été l’un des enjeux principaux de l’évolution de l’art dramatique au XVIIIe siècle. Le regard de l’âme permet alors d’incarner pleinement son personnage tout en créant un lien avec la salle.

Penseur, Francis Huster...
Telles des banderilles, Francis Huster lance des répliques visant à sensibiliser le public. Il se fait l’avocat de Molière qui libéra l’esprit du théâtre en desserrant les liens muselant l’expression. Mais peut-on se moquer de tout dans une société aux codes précieux, injustes et parfois ridicules (de surcroît sur les planches) ?
Au sujet de Molière, beaucoup de choses erronées ont été colportées, découlant de sa biographie confiée à Le Gallois de Grimarest. L'identité de sa femme Armande ou son décès par exemple. Il ne serait pas mort d’un malaise en jouant le Malade Imaginaire, « mais aurait succombé chez lui, empoisonné à l’arsenic contenu une fiole au soir du 17 février 1673 ». Certains ecclésiastiques et dignitaires ne l’appréciaient guère en raison de sa liberté de ton et son corps, enterré au cimetière de Saint-Joseph, aurait finalement été jeté dans une fosse commune comme c’était le cas pour les saltimbanques. Depuis mai 1817, il repose aux côtés de Jean de La Fontaine à l'actuel Père Lachaise. Une dernière demeure bien discrète abritant un auteur étudié par des générations d'élèves...

Pour Francis Huster, Molière incarne la modernité, l’audace, la franchise. Et de lancer un « j’accuse » s'adressant aux décideurs successifs qui font passer la culture en second plan, pourtant indispensable à l’éducation.
La soirée s’achève avec panache, Francis Huster et Yves le Moign’ interprétant un passage du Misanthrope. Les applaudissements fusent. Le passé rejoint le présent. Qu’écrirait aujourd’hui Molière sur l’actualité ? Bonne question, merci de l’avoir posée ! En tout cas, il ne ferait sûrement pas tapisserie...

« Molière a honoré la France en lui offrant depuis quatre siècles d’incomparables moments de rire libérateur, de courage humaniste, de pure tendresse humaine » souligne Francis Huster en hommage à l’auteur de Tartuffe et du Bourgeois Gentilhomme
Francis Huster a lancé un appel au Président de la République, Emmanuel Macron  
« pour l’entrée de Molière au Panthéon »

La pétition lancée sur internet a recueilli plus de 10.000 signatures
Voici son message :

« Le Théâtre aura été le phare de ma vie. Il m’a guidé, il m’a éclairé, il m’a offert le plus beau des voyages. Celui qui m’a conduit dans ce monde-ci à faire le tour des âmes de ces poètes de légende dont les vagues incessantes, les océans de mots, les tempêtes de sentiments, les tsunamis de passions auront porté ma destinée là où mes rêves d’enfant l’espéraient tant : un monde d’amour.
Une étoile me servait de foi : Molière. Un homme tout simplement vrai. Louis Jouvet avait, trois jours avant son second infarctus, après une première alerte, qui le foudroya en plein été à l’Athénée, confié à Jean-Louis Barrault ses ultimes réflexions sur ce qu’il entendait écrire sur Poquelin et Molière, ce duo de légende. La mort l’en a empêché. Mais lorsque Jean-Louis avant son propre voyage pour retrouver le Patron me l’a fait jurer, j’ai fait serment de ne pas les rejoindre sans laisser témoignage de notre souhait commun de voir enfin la République Française rendre justice au plus grand de tous les Français, Molière, auquel l’Académie Française commit l’indécence de refuser sa présence qui à elle seule valait toutes les autres.
Parce que Molière aura honoré la France en lui offrant depuis quatre siècles d’incomparables moments de rire libérateur, de courage humaniste, de pure tendresse humaine devenus les drapeaux d’âme de notre République, parce que le français est la « langue de Molière », parce que pour le monde entier son œuvre continue d’être l’image de ce que la France a de plus bouleversant – son insolence et son amour de la vérité –, j’ai voulu au nom de tous ceux, par millions depuis quatre siècles dans tous les pays, à travers les continents, qui l’ont aimé et servi, par les milliers de mots de ce texte, officiellement ouvrir la page sur laquelle sera inscrite pour lui rendre enfin justice l’entrée de Molière au Panthéon, à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance, le 15 janvier 2022.
Avec toute ma gratitude et mon espoir.

Francis Huster, 463e sociétaire de la Comédie-Française »

Francis Huster et Yves Le Moign'
• Rappelant que la statue de Shakespeare se trouve à l’Abbaye de Westminster depuis 300 ans, Francis Huster regrette qu’aucun buste de Molière ne soit présent devant la Comédie Française.

Saintes/14 et 15 novembre : Vente du contenu des maisons de l’écrivain Madeleine Chapsal et du bâtonnier Maudet

Dans l'intimité de deux personnalités... 

Madeleine Chapsal, écrivain et ancienne présidente de l'Académie de Saintonge 
(© Nicole Bertin)
Jeudi 14 et vendredi 15 novembre, les commissaires-priseurs Jean Renaud Geoffroy et Yves Bequet, avec le concours du cabinet d’expertise de Philippe Ravon, procéderont à la vente de mobilier et d'objets appartenant à l'écrivain Madeleine Chapsal ainsi qu'au contenu de la maisons d'André Maudet qui fut maire de la ville. Des rendez-vous émouvants mettant en lumière les univers d’êtres passionnés et s’intéressant, comme le bâtonnier Maudet, à l’art régional, gravures, céramique et poterie de Saintonge (n'oublions pas que Bernard Palissy a vécu à Saintes). Les collections réunies sont remarquables. Une troisième vente aura lieu samedi 16 novembre. 
Regroupant plus de 1100 lots, ces ventes, qui se dérouleront sur trois jours à l’Abbaye aux Dames, sont un évènement exceptionnel, d'où une infrastructure et une organisation importantes.

• Vente jeudi 14 novembre à partir de 14 h 15 
à l'Abbaye aux Dames 

La famille Chapsal, au cœur de la rue Saint-Maur

 
Portraits de Fernand et Madeleine Chapsal
On connaît surtout Madeleine, l’écrivain, mais avant elle, toute une lignée de Chapsal a porté ce nom, dont Fernand qui fut ministre et maire de Saintes pendant vingt ans.

La mère de Madeleine Chapsal, Marcelle Chaumont, était une figure de la haute couture parisienne qui avait ouvert sa propre maison Avenue George V. Son parcours est révélateur de son talent : principale collaboratrice de Madeleine Vionnet, elle valorise les fameux drapés. A la tête de sa propre affaire, elle recrute Pierre Cardin à ses tout débuts. Dans les années 50,  elle crée la marque Juliette Berneuil.
Marcelle Chaumont était l’épouse de Robert Chapsal, fils de Fernand Chapsal qui fut maire de Saintes, sénateur et ministre. Robert, quant à lui, était conseiller d’ambassade. Dans son livre " 100 ans de ma vie" préfacé par sa fille Madeleine, il écrit : « Plus rien ne m’étonne car j’ai tout vu et son contraire. A mon âge, il ne reste que l’émerveillement ». Et Madeleine d’ajouter : « A la veille de son centième anniversaire, mon père se souvient de son siècle, un siècle au long cours, traversé en commis de l’Etat de haute volée. Il a dansé dans les boîtes de nuit de Buenos Aires, porté le fez à Istanbul, représenté la France à l’enterrement de l’impératrice Eugénie, emprunté le premier métro à Paris et failli rendre le dernier soupir dans la boue de Verdun. Avec, pour règles de vie, l’ignorance du regret et l’amour de ses filles. Enfin l’amour des femmes, sans lesquelles un homme n’est rien du tout »…

La maison de la rue Saint-Maur, achetée au XIXe siècle par Cyprien, principal de collège, abrite les souvenirs de quatre générations. Objets inanimés dont l’âme se déploie en ce lieu « habité ». Madeleine Chapsal pourrait faire sienne cette réflexion de Madeleine Vionnet : « L'important, c'est d'arriver à vivre et à travailler tel qu'on est, en pleine vérité, en somme à s'imposer, mais il faut qu'il y ait en soi de quoi le faire. Que de gens s'ignorent toute leur vie et courent après eux-mêmes. Il faut toujours se dépasser pour s'atteindre. Toujours lutter au fond, c'est passionnant. C''est la force de résistance qui soutient le mieux. Elle seule dépend de vous »... 

Philippe Ravon, expert : « La maison de la rue Saint-Maur fait partie du patrimoine de notre ville et, avec Me Geoffroy, nous avons conscience de toucher à une page d’histoire des Saintais »

« Tout le monde connaît l’écrivain qui, au lieu de se confiner dans un cénacle parisien où elle a toute sa place, est restée fidèle à ses racines. Sa maison de Saintes abrite de nombreux souvenirs familiaux. Achetée en 1871 par son arrière-grand-père, elle fut le domicile de son grand-père Fernand Chapsal (1862-1939), sénateur puis ministre, maire de Saintes pendant vingt ans, puis de son père Robert Chapsal (1895-1983), conseiller d’ambassade, conseiller-maître à la Cour des Comptes et auteur d’une œuvre céramique très personnelle que nous présentons dans le catalogue.
Madeleine Chapsal a su modeler cet univers riche d’histoire et donner à chaque objet une place et une résonnance poétique pour enchanter son quotidien. Un autre aspect de l’artiste est son œuvre graphique représentée par de nombreuses compositions qui feront l’objet d’une prochaine vente. Cette maison contient aussi tout un fonds lié à la mode car Madeleine Chapsal est la fille de Marcelle Chaumont (1891-1990), personnalité de la haute couture française : Première d’atelier chez Jeanne Lanvin, principale collaboratrice de Madeleine Vionnet (marraine de M. Chapsal), elle crée sa propre maison de couture avenue Georges V en 1939. C’est elle qui engage le jeune Pierre Cardin pour son atelier. Des créations de Marcelle Chaumont sont visibles au musée Galliera et au Metropolitan de New-York.
La maison de la rue Saint-Maur fait partie du patrimoine de notre ville et, avec Maître Geoffroy, nous avons conscience de toucher à une page d’histoire des Saintais. Sa propriétaire a toujours ouvert sa porte aux personnes avec lesquelles elle pouvait partager ses diverses passions. C’est la protection du patrimoine qui nous a liés. Madeleine m’a apporté un soutien sans faille lorsqu’il s’agissait de résister à la fermeture d’un musée ou à la destruction d’un bâtiment historique. Ces quelques lignes ne permettent pas d’évoquer tous les liens tissés avec la ville de Saintes au fil du temps, des Marchés Romanesques à l’Académie de Saintonge ; chaque Saintais a sa propre histoire personnelle avec l’écrivain. La vie de Madeleine Chapsal a été jalonnée de maisons, comme autant d’étapes qu’elle a marquées de son empreinte. Ce qui caractérise le mieux cette femme hors du commun, c’est la modernité qu’elle exprime une nouvelle fois en réalisant de nouveaux projets de vie et de décoration dans une maison qu’elle aime au Pouliguen ».

La maison de la rue Saint-Maur a accueilli quatre générations de la famille Chapsal

• Vente vendredi 15 novembre à 11 h et 14 h 15 
à l'Abbaye aux Dames

André Maudet (1903-1996) : « Humaniste cultivé et tolérant, il s’est attaché à la culture charentaise »


Me André Maudet
« La maison dont le contenu est dispersé aujourd’hui est celle d’André Maudet qui fut toute sa vie passionné par l’histoire de Saintes et de ses habitants. C’est lui rendre hommage que de faire visiter cette collection qu’il a minutieusement constituée avec l’aide de sa fille Janine.

Brillant et précoce, bachelier à 15 ans, avocat à 20 ans, docteur en droit à 23 ans, il n’a de cesse de s’engager pour défendre le respect des libertés individuelles, étant à la fois témoin et acteur des plus grands événements sociaux et politiques du XXe siècle. Plus jeune avocat de France, il adhère, deux ans après son inscription au barreau de Saintes, à la Ligue des droits de l’homme dont il devient président départemental en 1932.

Parallèlement, il s’engage dans une longue carrière politique en tant que conseiller d’arrondissement (de 1937 à 1976), il succède à ce poste à Fernand Chapsal et devient conseiller municipal en 1938. La guerre l’envoie en Alsace avec le grade d’officier de réserve ou il fait la connaissance du colonel de Gaulle. À la débâcle, il revient à Saintes en août 40, refuse de prêter serment au régime de Vichy, démissionne de son poste de juge de paix suppléant et quitte le Conseil municipal. Entré dans la résistance et la clandestinité, il est arrêté le 10 juin 1944 et envoyé en déportation en Allemagne et en Tchécoslovaquie. Il retrouve Saintes le 19 mai 1945 et en devient maire le 7 juillet, puis député à l’Assemblée  Nationale Constituante le 21 octobre. C’est là qu’il se lie d’amitié avec François Mitterrand.

Il est réélu maire de Saintes en 1947, 1953, 1959, 1965. Dès l’après-guerre, il transforme la ville en créant de nouvelles infrastructures : école, collège, lycée, immeubles collectifs, équipements sportifs, rénovation de l’hôpital, Pont de Saintonge.
Attentif à sa cité et à ses concitoyens, Me André Maudet n’a jamais négligé son métier d’avocat. Plaidant de nombreuses causes considérées comme sensibles au regard des événements politiques du moment, il a été élu à deux reprises bâtonnier de l’ordre des avocats de Saintes.
Fidèle à sa ville et à son quartier de la rive droite, il a préféré rester en Saintonge plutôt que de poursuivre une carrière nationale. Humaniste cultivé et tolérant, il s’est attaché à la culture charentaise et a constitué un important fond d’archives qui ont été données en grande partie aux Archives départementales de la Rochelle.

Les collections de gravures anciennes régionales, de faïences, de toiles imprimées et autres meubles régionaux sont proposés à cette vente aux enchères publiques pour faire le bonheur de nouveaux collectionneurs ».

Laurence et Alain Roudet

La maison du bâtonnier Maudet avenue Gambetta à Saintes
• Troisième vente (lots 754 à 1133)
Samedi 16 novembre à 14 heures 15

Dessins et gravures - Peintures anciennes et XIXe siècle - Peintres régionaux - Bijoux - Collection de hochets - Extrême-Orient - Objets d’art - Art africain

• Vente de l’atelier de Jean-Gabriel Chauvin (1889-1976) 
Lots 812 à 820

Né à Rochefort sur Mer en 1889, il part à Paris en 1908, s’inscrit à l’école des Beaux-Arts puis dans l’atelier de Joseph Bernard. Sculpteur abstrait, il manie le fusain dans ses nombreux dessins préparatoires avec une très rare virtuosité. Il reçoit une commande d’état pour l’exposition de 1937. Il travaille l’hiver dans son atelier de Malakoff et termine ses œuvres aux beaux jours dans sa maison de Port-des-Barques. Cette maison se composait de deux pièces, l’une pour dormir, l’autre pour travailler, les repas étant préparés à la cave. Il disait que ce lieu était uniquement utilisé pour réaliser son œuvre et que l’on ne l’avait jamais vu à la pêche ou sur la plage.

J.G. Chauvin connaît le succès avec une rétrospective à la galerie Maeght en 1949, puis expose à la Biennale de Venise en 1954 ; en 1962, il y représente la France avec une cinquantaine d’oeuvres. La même année, lors d’une exposition à la Galerie de l’Élysée, le collectionneur Alex Maguy lui achète une soixantaine d’œuvres. En 1976, une exposition monographique lui est consacrée à la Galerie du Cerceau.

(Bibliographie : Paul Mas, Chauvin sculpteur, éd. Gourcuff-Gradenigo, 2007 ; J.-B. Papi in Bulletin de la Saintonge Littéraire, 2009 ; Christian Zervos : Chauvin. Ed. Cahiers d’art, 1960).

Catalogue complet sur internet : interencheres17003 / Drouot Digital

lundi 11 novembre 2019

L’église Saint-Etienne de Tonnay-Charente profanée

L’église Saint-Etienne de Tonnay-Charente a été profanée dans la soirée du samedi 9 novembre avec la volonté délibérée de porter atteinte à l’intégrité des hosties consacrées et à la croix du Christ qui a été renversée. Le tabernacle a été fracturé, le saint sacrement a été profané (hosties dispersées sur le sol, la lunule contenant une hostie pour l'adoration a été dérobée).
Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, dénonce avec la plus grande vigueur la violence d’une telle agression, expression de la haine contre le Christ et son Eglise, manifestation de violence, de lâcheté et de bêtise. Cette profanation abjecte est une blessure et une humiliation douloureuses pour l’ensemble des catholiques du diocèse.
Une messe de réparation sera célébrée le jeudi 14 novembre à 18 heures en l’église de Tonnay-Charente.

Elisabeth de Dieuleveult


jeudi 7 novembre 2019

Saintes : la CDA lance un défi citoyen climat - Stage de conduite pour les séniors

• LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION LANCE UN DEFI CITOYEN CLIMAT DU 6 JANVIER AU 30 AVRIL 2020 


Dans le cadre de son action Territoire à Energie Positive, la Communauté d’Agglomération de Saintes organise en partenariat avec l’association Terdev, Cyclad et le CRER, un défi climat citoyen. Ce défi, coordonné à l’échelle nationale depuis 2017 par le CLER (réseau national pour la transition énergétique) vise à modifier les comportements des familles dans la vie quotidienne.
Objectif : les inviter à réduire d’au moins 8% leur facture énergétique et de 10 % leur volume de déchets par l’adoption d’éco-gestes. Le défi, qui s’adresse aux habitants du territoire, se déroule du 6 janvier au 30 avril 2020. Au cours de celui-ci, les familles volontaires sont réunies en équipes de 5 foyers et menées par un capitaine qui, formé à l'utilisation d'un wattmètre et à la pesée des déchets, est chargé d'enregistrer mensuellement les relevés d'énergie et de recenser les pesées sur une plateforme dédiée. Tout au long du challenge, les familles bénéficient gratuitement d'astuces et de conseils pratiques par la Communauté d'Agglomération, et sont conviées à de nombreuses animations : soirées anti-gaspillage, visite d’un centre de tri, événements sur la thématique de l'éco-construction, etc. L’opération prend fin en mai par une remise de prix organisée pendant la semaine du développement durable.
Les familles peuvent s’inscrire seule ou directement avec d’autres foyers pour constituer une équipe. L’inscription se fait :
- en remplissant le formulaire sur www.agglo-saintes.fr, dans l’actualité « Défi citoyen climat » (accessible depuis la page d’accueil)
- en envoyant directement un mail à deficlimat@agglo-saintes.fr, dans lequel sera précisé le nombre de personnes volontaires et les coordonnées de la/des familles(s) participante(s).
Une réunion d’information ouverte à tous est organisée mardi 12 novembre à 19h, à la salle des fêtes des Gonds, rue du Stade. Renseignements et inscriptions sur deficlimat@agglo-saintes.fr / 06 33 83 23 31

• Conduite automobile : un nouveau stage code de la route pour les séniors le 21 novembre 

La Communauté d’Agglomération de Saintes propose un nouvel atelier de sécurité routière, pour les personnes de plus de 65 ans, jeudi 21 novembre de 13h30 à 16h. Cette session se déroule dans les locaux de l’Association Saintaise de Prévention et Sécurité Routière (ASPSR), esplanade du 8 mai 1945 à Saintes. L’atelier s’adresse aux seniors, détenteurs du permis de conduire, qui se posent des questions sur les effets de l’âge, leur aptitude à la conduite et aux déplacements ainsi que sur les principales évolutions du code de la route. Il permet d’actualiser les connaissances et les pratiques. Un intervenant départemental de sécurité routière anime la remise à niveau des connaissances du code de la route. L’inscription à ce stage est gratuite.
Pour y participer, il faut obligatoirement contacter l’Association Saintaise de Prévention et Sécurité Routière (ASPSR) par téléphone au 05 46 92 25 56 ou par mail coordination.aspsr17@orange.fr

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, en Charente-Maritime

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, sera en Charente-Maritime vendredi 8 novembre pour faire le point suite aux intempéries causées par la tempête Amélie et signer le Contrat de transition écologique (CTE) de la communauté d’agglomération de Rochefort-Océan.

(© Département Charente-Maritime)
Elle rencontrera les maires touchés par les intempéries causées par la première tempête de l’automne « Amélie » et les acteurs opérationnels (sapeurs-pompiers, gendarmes, agents d’intervention d’Enedis, secouristes) de la gestion de la tempête. Elle se rendra également à l’étang de la Boutonne pour évaluer le dispositif de gestion des crues de La Boutonne.

Ce déplacement sera aussi l’occasion pour la ministre de signer le Contrat de transition écologique (CTE) de la Communauté d’agglomération Rochefort Océan qu’elle a engagé le 5 février dernier.

 Lancés par le Gouvernement en février 2018, les « Contrats de transition écologique » ont pour ambition d’accompagner les collectivités qui le souhaitent dans tous les aspects de la transition écologique, y compris les mutations économiques et sociales.

La Communauté d’agglomération de Rochefort, acteurs associatifs et entreprises industrielles du secteur de l’aéronautique se sont mobilisés pour engager le territoire dans une démarche d’économie circulaire par le développement de la valorisation des déchets industriels et la création d’emplois. Ce contrat prévoit 1 million d’euros de financements publics et privés en faveur de la transition écologique territoriale. Concrètement, 2 nouvelles filières de revalorisation du polystyrène et des matériaux composites ont été mises en œuvre.

Un CADET en ex-Poitou-Charentes

Le CADET - contrat néo-aquitain de développement de l'emploi sur le territoire - représente la forme la plus poussée d'ingénierie territoriale proposée par le Conseil régional sur un territoire donné. Il consiste au positionnement local d'un ingénieur de développement de la Région afin d'articuler, au cas par cas, projets et acteurs avec les financements régionaux, le tout afin de favoriser le développement  économique et l'emploi.

 Ainsi, ce chargé de mission spécifique s'installe dans un territoire défini afin d'y accélérer la redynamisation économique et sociale, grâce à la combinaison de l'ensemble des aides du Conseil régional. Tourné d'abord vers les entreprises et leurs réseaux locaux, l'agent CADET intervient en lien avec l'ensemble des services spécialisés de la Région et des collectivités territoriales.
Le CADET est créé sur un territoire en déprise et/ou en retournement, souvent à l'occasion d'un sinistre économique : une fermeture ou transfert d'établissement, avec suppressions d'emplois locaux.

Actuellement, il existe 4 territoires CADET (3 en ex-Aquitaine et 1 en ex-Limousin) : Oloron Haut-Béarn (64), Grand Bergeracois (24), La Souterraine - Guéret (23), et Blayais Haute-Gironde (33).

Le Conseil régional a décidé que la prochaine création d'un CADET s'opérera sur le périmètre ex-Poitou-Charentes : il sera positionné sur l'Est de Poitou-Charentes, au sein de 3 territoires de contractualisation :
Le Sud Vienne, communautés de communes du Civraisien en Poitou ainsi que Vienne  et Gartempe.
- La Charente Limousine, territoire et communauté de communes
- Le Ruffecois / Mellois : Pays Ruffecois et communauté de communes Mellois en Poitou

 Il s'agira d'un CADET de type extensif, c'est-à-dire sur un territoire rural assez vaste mais peu dense en population et entreprises. Ses problématiques s'articuleront d'abord autour de l'agriculture et activités agroalimentaires, historiquement structurantes dans cette zone. Il symbolise aussi une adaptation des réponses du Conseil régional aux préoccupations exposées lors de la crise des gilets jaunes.
Sa localisation précise dépendra des échanges avec les communautés de communes  accueillantes et de la combinaison avec les autres formes d'ingénierie territoriale existantes.

A cet effet, un comité de pilotage de lancement se tiendra le mardi 3 décembre à Confolens en présence de Reine-Marie Waszak, vice-présidente du Conseil régional en charge de l'aménagement du territoire.

Saintes/La Palu : François Ehlinger met en garde contre les substances enfouies dans le sol dont des perturbateurs endocriniens. Jean-Philippe Machon s’explique

Sur le site de la Palu, le projet de Jean-Philippe Machon est de créer une aire de loisirs ouverte au public. Elle comportera guinguette, jeux et autres installations propices à la détente et aux loisirs tout près du centre ville. Le lieu ne fait pas l’unanimité…

Les vigies de la Palu devant la mairie mercredi avant le conseil municipal
La Palu, un lieu de balade où la mairie souhaite créer une aire de loisirs
La prairie de la Palu anime les débats depuis que le maire veut y installer une aire de loisirs. Un collectif baptisé « les vigies de la Palu » fait entendre sa voix, non pas qu’il soit opposé à un espace ludique, mais parce que la nature du site provoque des interrogations. La copie initiale du maire a d’ailleurs été revue. Le projet, qui devait se concrétiser dès cette année, a été retardé.

Médecin, François Ehlinger (aux côtés de Philippe Callaud, Josette Grolleau et Serge Maupouet) a tiré la sonnette d'alarme
Mercredi soir lors du conseil municipal, François Ehlinger est monté au créneau sur le sujet, largement soutenu par l'assistance où les « vigies » arboraient des pancartes aux slogans explicites. Médecin, cet élu de l’opposition a fait part de ses inquiétudes au premier magistrat : « Monsieur le maire, la planète est en danger, nous devons la protéger et Saintes n’échappe pas à cette obligation. Le projet de la Palu n’est pas bon parce qu’il repose sur une ancienne décharge sauvage, donc dangereuse. Tout le monde le sait. Vous avez fait appel à des sociétés spécialisées pour effectuer des études du site. Ces rapports, dont les résultats auraient du faire l’objet d’une communication publique, sont révélateurs. Le premier met en garde contre la destruction des habitats naturels avec des menaces pesant sur la faune et la flore en bordure de Charente. L’autre, réalisé par Tereos, fait remarquer que la zone est polluée à tous les niveaux, eau, terre et air. Des produits CMR sont signalés, autrement dit il s’agit de substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction… dont des perturbateurs endocriniens. Il faut savoir que plus les doses de ces perturbateurs sont faibles et plus elles sont dangereuses »… 

Dans la salle, l’attention est vive. Les propos tenus par François Ehlinger ont, en effet, de quoi sensibiliser les participants. Et l’élu de poursuivre : « Tereos émet des recommandations lors des travaux. Elles concernent tant les ouvriers qui interviendront sur le site que les structures. La guinguette, par exemple, devra se trouver à 60 centimètres au dessus du sol, la zone devant être aérée. Un confinement y est envisagé qui ne veut pas dire dépollution. Il faudra donc assurer un suivi et bien au-delà d’une décennie. Ce projet est déraisonnable et il existe d’autres endroits pour l’accueillir ». Joignant le geste à la parole, il adresse au maire un petit paquet contenant… de l’amiante. « J’ai un cadeau pour vous » dit-il, histoire de rappeler à l’édile que certains matériaux nuisent gravement à la santé.


Jean-Philippe Machon : « s’il est dangereux, pourquoi le site de la Palu n’est-il pas fermé depuis Michel Baron ? »

La riposte du maire ne se fait pas attendre. « Du rapport Tereos, vous avez extrait des parties de phrases pour alimenter votre argumentation. S’il est écrit que le site est pollué, la suite est « qu’il ne présente pas de danger particulier ». Nous sommes en pleine politique ! Si cet espace est dangereux, pourquoi n’est-il pas fermé depuis l’époque de Michel Baron, de même que le jardin public qui repose sur du remblai ? Je ne vois pas que l’ARS soit intervenue pour en interdire l’accès au public. La partie qu’occupera l’aire de loisirs est de 4,5 ha alors que l’ensemble s’étend sur 190 ha. Ces aménagements sont destinés aux familles et je regrette de ne pouvoir y installer une maison de l’écologie. Pour cette base, toutes les autorisations ont été obtenues. Le projet a été réadapté et les organismes concernés ont donné leur feu vert ». 

Document remis par Paul Durand au maire
Réplique de François Ehlinger : « c’est précisément cette superficie de 4,5 ha qui est essentiellement polluée. Pourquoi n’y plantez-vous pas d’arbres fruitiers ? Tout simplement parce que les fruits qu’ils donneront seront empoisonnés. Lors des travaux, quand la terre sera bougée, seront libérées des substances dangereuses concentrées dans le sol. La seule autorisation dont la Ville a besoin est celle du bon sens. Cette aire, c’est comme si vous l’installiez à Tchernobyl »...

La remarque ne fait particulièrement plaisir à Jean-Philippe Machon qui rétorque : « le bon sens, on l’a depuis des années, je parle des élus de la majorité. S’il y avait un risque à la Palu, le bon sens de l’Etat ne nous aurait pas donné d’autorisation »

Au nom des Vigies de la Palu, Paul Durand remet un document au maire. Le projet de la Palu y est comparé à « une paillote de 27 mètres de long, des barbecues et de la musique d’ambiance jusqu’au minuit dont les victimes seront toutes les espèces protégées qui poussent, nichent, se reproduisent ou se nourrissent dans cette prairie ».

A suivre…


• La Palu tire son nom du paludisme (également appelé fièvre des marais). Cette maladie, transmise par certains moustiques, a touché nos régions dans le passé. Des travaux d’assèchement ont été menés afin de restituer à la culture une grande étendue de ces terres autrefois inondées.

• Travaux sur la Palu : Montant de l’investissement 14 millions d’euros (180.000 tonnes de terre concernées).

• Tereos est un bureau spécialisé dans les études de sols et les évaluations du risque de pollution.

• Selon les éléments d’une étude paysagère, « 19 arbres seront abattus à la Palu et 21 plantés » a souligné Dominique Arnaud.

mercredi 6 novembre 2019

Charente-Maritime : Vigilance jaune pour crues et vent

Le département de la Charente-Maritime est replacé au niveau de vigilance jaune pour crues et vent. Les précipitations observées ces derniers jours, tombées sur un sol humide, avaient fait réagir les bassins et cours d’eau du département. Selon le service de prévision des crues du ministère de la transition écologique et solidaire (Vigicrues) et Météo France, les conditions météorologiques s'améliorant sur la plupart des bassins versants, la situation devrait favoriser un retour à la normale pour plusieurs cours d'eau à partir d'aujourd'hui. Les crues observées sont habituelles pour la saison. Des débordements peuvent cependant être localement observés.


Compte-tenu de l’évolution de la situation, le secrétaire général de la préfecture de la Charente-Maritime Pierre-Emmanuel Portheret lève la posture de pré-alerte des services, activée depuis samedi, avant le passage de la tempête Amélie.

Le dispositif de remontée d’information à l’attention des maires reste cependant activé en préfecture, notamment pour le recensement des dégâts causés par le passage de la tempête et des crues observées ces derniers jours.

Les entreprises qui seraient impactées par les intempéries entraînant une fermeture partielle ou totale de l’établissement, peuvent solliciter le dispositif d’activité partielle permettant une indemnisation partielle des salaires des salariés qui n’ont plus d’activité.

Contacts à la DIRECCTE à destination des entreprises :
na-ud17.activite-partielle@direccte.gouv.fr

Plus d’informations sur : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23503

mardi 5 novembre 2019

La Charente-Maritime en vigilance orange crues

Le département de la Charente-Maritime est toujours en vigilance orange crues suite aux précipitations liées au passage de la tempête Amélie.
Les pluies prévues durant toute la semaine, notamment mercredi et jeudi, vont maintenir les réactions en cours des bassins de la Boutonne Amont et de l’Antenne principalement. Les débits pourraient remonter en fonction des précipitations attendues en milieu de semaine.

Un lac aux arènes de Saintes... (© Laurent Favereau) 
Depuis dimanche 3 novembre 2019, le bilan de la vigilance crues est le suivant :

Sur la commune d’Ecoyeux, un couple de 80 ans a été relogé suite à l’inondation de son logement.
Des habitations (sous-sols principalement) ont été inondées à Matha, Courcelles, Nieul-les-Saintes, La Chapelle les Pots, Cressé, Seigné, sans nécessiter de relogement.
Des voiries communales ont été inondées sur Vénérand, Saint Georges de Longuepierre, Nuaillé sur Boutonne.
Aucun site sensible (EPHAD, cliniques, hôpitaux, etc.) n’est impacté par les crues.

Une cellule de veille en pré-alerte s’est tenue en préfecture sous l’autorité du secrétaire général de la préfecture pour faire un état des lieux et adapter le dispositif de vigilance en fonction de l’évolution de la situation.
La préfecture maintient ses échanges réguliers avec les municipalités concernées par la montée des eaux et l’ensemble des acteurs, pour prendre les mesures d’alerte et de protection de la population. Les moyens d’intervention du SDIS (berce nautique) et de la gendarmerie nationale sont maintenus en pré-alerte. La Gendarmerie poursuivra des patrouilles de surveillance tout au long de la vigilance en complément des informations remontées grâce aux capteurs sur les principales rivières et des syndicats des eaux.

Par ailleurs, une réunion d’information a été organisée à Saint-Jean d’Angély en présence de la maire et de la sous-préfète en prévision de crues attendues dans le secteur. Une attention particulière a été apportée sur le secteur du quartier de Fossemagne qui pourrait être impacté par une crue de la Boutonne en cas de dépassement des cotes d’alerte.

• Rappel de la Préfecture aux usagers concernant les risques d’inondations :

Ces risques appellent une vigilance accrue de la part de tous.

Surveillez la montée des eaux ;

Tenez-vous informé auprès de votre mairie ;

Tenez-vous prêt à évacuer les lieux à la demande des autorités, préparez vos papiers d'identité ;

Écoutez la radio pour connaître les consignes à suivre et suivez les comptes twitter préfet17 et facebook préfet de la Charente-Maritime ;

Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée ;

En cas de montée des eaux :

Fermez portes, fenêtres, soupiraux, aérations, pour ralentir l'entrée de l'eau et limiter les dégâts ;

Coupez l'électricité et le gaz ;

Montez dans les étages avec : eau potable, vivres, papiers d'identité, radio à piles, lampe de poche, piles de rechange, vêtements chauds, vos médicaments pour attendre les secours dans les meilleures conditions ;

Ne descendez pas dans les sous-sols.