jeudi 30 novembre 2017

Floirac : Stéphane Laverdin, artisan maçon, retrouvé mort dans des circonstances étranges

La commune de Floirac est sous le choc. Un artisan maçon, installé depuis une trentaine d’années dans la commune, a été retrouvé mort dans son atelier, un tube métallique planté dans le thorax. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de ce décès qu’entourent de nombreuses interrogations.

Floirac : la commune est sous le choc...
Lundi matin. Stéphane Laverdin, 57 ans, maçon bien connu à Floirac, a été désigné juré d’assises. Il se prépare à rejoindre la cité santone quand il s’aperçoit que l’un de ses pneus est crevé. Il fait le nécessaire et répare la roue devant son atelier, rue du Bois de la Lande. Il est prêt à se rendre au palais de justice. En conséquence, il appelle le secrétariat pour l’avertir qu’il sera en retard. Que se passe-t-il après  ? C’est la grande question puisqu’il sera retrouvé mort le lendemain, une barre métallique (creuse) plantée dans le thorax.
Le maire, Michel Vallée, est bouleversé par cette sombre affaire : « Stéphane Laverdin a été conseiller municipal, il a appartenu au comité des fêtes et nous faisions du covoiturage pour participer à des activités sportives. C’était un homme apprécié, discret et bonne rencontre ».
Un concours de circonstances a fait que le corps de la victime n’a pas été retrouvé immédiatement. Dans un premier temps, le Tribunal s’est inquiété de ne pas le voir. Par ailleurs, Stéphane Laverdin vivait sous le même toit que son fils, sa compagne et leurs enfants. Ces derniers, lundi soir, ont trouvé étrange qu’il ne vienne pas dîner. Habituellement, Stéphane Laverdin stationnait sa voiture près de la maison. Si elle n’était pas là, c’est qu’il n’était pas rentré ; théoriquement, il se trouvait donc à Saintes où il avait préféré dormir.
Mardi, son absence intrigue tant le palais de justice que sa famille dont son ex-femme dont il est séparé. Personne n’a de ses nouvelles. La belle-fille de Stéphane Laverdin se dirige alors vers l’atelier, situé non loin, et c’est là qu’elle découvre le corps inanimé de son beau-père. C’est la consternation…
Les gendarmes de Mirambeau/Jonzac sont appelés sur place et une enquête est ouverte par le Parquet. « De nombreuses questions se posent. D’abord cette tige, d’une longueur de 80 cm environ, plantée dans son corps. Il semble ne pas s’être débattu. Or, c’était un sportif, il était musclé et si on l’avait attaqué, il se serait défendu » souligne le premier magistrat. Par ailleurs, « se trouvait près de lui un piège à taupes de confection artisanale ». Cet objet aurait-il un rapport avec sa mort ?
Pour l’instant, on ignore si elle est accidentelle ou s’il s’agit d'un meurtre. Le rapport complet de l’autopsie, pratiquée par la Médecine légale de Poitiers, devrait apporter des éléments de réponse. « Le rapport provisoire penche pour un décès consécutif à l'utilisation de l'arme artisanale anti-taupes. Toutefois, je n'écarte pas la piste criminelle, mais elle n’est pas privilégiée » déclare Nicolas Septe, procureur de la République. Reste à comprendre le mécanisme de ce piège doté d’une cartouche qui sert de dispositif de mise à feu et la façon dont la tige a été violemment propulsée… « Se sachant attendu à Saintes, pourquoi Stéphane Laverdin maniait-il un piège à taupes ? C’est une mort extrêmement étrange » conclut le premier magistrat, touché comme la population, par cette disparition brutale et encore inexpliquée.

1 commentaire:

mireille garreau a dit…

bonjour je viens juste d'apprendre le décès de stéphane. je suis sa cousine germaine, on c'était un peu perdu de vue ses dernières années.
es ce que vous mettrez des nouvelles quand vous en aurez?
merci