Le mandat qui s'achèvera en mars prochain, celui de conseiller municipal d'opposition, mérite quelques remarques. Nous avions formé une alliance Unis pour Saintes qui a tenu, à part une défection, toute la mandature, dans le travail et la sympathie. La preuve s'il le fallait, qu'un investissement politique permet des rencontres humaines heureuses. Le rôle de conseiller municipal revêt plusieurs qualités et défauts. Il est ingrat, comment le nier ? De plus, la gouvernance de Bruno Drapron ne restera pas, à mon avis, comme un exemple d'ouverture dans l'histoire locale. Néanmoins, nous avons travaillé avec assiduité les délibérations successives que présentait la majorité. Nous les avons cautionnées quand elles nous semblaient favorables. Nous les avons, et j'y ai pris part avec mon coeur, mes recherches, mes investigations, mes tripes parfois, combattues quand elles ne convenaient ni à nos principes, ni à nos souhaits pour les habitants. Nous avons réussi à faire changer la majorité d'avis plusieurs fois (Bois de la Grelauderie, stationnement payant des infirmiers, communication des aides aux entreprises de l'Agglo, activité des commerçants, centrale d'enrobage) et malheureusement reçu peu ou pas d'écoute sur des amendements que nous proposions (fiscalité, concurrence vis-à-vis de commerçants, marchés publics comme le siège de l'Agglomération, site Saint-Louis et tant d'autres sujets).
J'ai, pour mon compte, toujours souhaité rester cordial et respectueux envers tous les élus. Et j'espère avoir tenu cet engagement qui devrait être partagé. Je ne désespère pas de pouvoir servir encore la collectivité et la démocratie locale pour des sujets qui remueront une fibre dans mon coeur. Je resterai donc disponible pour combattre pour de nobles causes, contre des projets contraires à l'intérêt général, ou soutenir des particuliers soumis à une injustice menée par les pouvoirs publiques. Le monde actuel est dans un état préoccupant et la démocratie est attaquée partout sur la planète. Puissions-nous croire à la collégialité, au dialogue, au débat, à la confrontation sérieuse et ouverte des choix qui nous seront proposés... plus qu'au leader charismatique, sauveur qui se révèle bien souvent à l'échelon local, national et international, fragile, inconséquent et autoritaire. A ceux qui doutent de la politique, je dirai qu'il vaut mieux s'investir et agir que critiquer de l'extérieur. A ceux qui dénigrent tous ceux qui s'investissent pour la chose publique, j'affirme que l'intérêt pour l'investissement publique et la défense d'idéaux et de projets sont passionnants, et que nombre de personnes se lancent désintéressées dans ces aventures destructrices à bien des niveaux (perte de temps, d'anonymat, mise sous les projecteurs et sous la critique), sans aucune rémunération.
Davantage disponible pour la vie familiale, associative, pour la musique, l'écriture, la lecture, le sport et les voyages, je continuerai à suivre d'un œil attentif les activités publiques, avec la liberté qui a toujours été la mienne ».
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