mercredi 11 mars 2026

Claude Belot en 1972 : « Puissent les historiens de l'avenir citer notre cher canton de Jonzac comme un exemple de réussite économique » !

Claude Belot a été élu conseiller général du canton de Jonzac en 1970. A ce moment-là, il ignorait que plus d'un demi-siècle de mandatures diverses et variées l'attendaient, du Palais du Luxembourg à la Seugne de son enfance, des tours de La Rochelle aux salles du conseil municipal de Jonzac et de l'ancienne Sagesse. En 2026, il a choisi de se retirer de la scène publique. Parce que le temps a passé et bien plus, l'époque elle aussi a pris d'autres aspects. 

En 1972, il s'exprime dans le bulletin municipal aux côtés d'Henri Chat-Locussol, alors maire. Les portables n'existent pas et internet reste à inventer. Toutefois une ambition l'anime qui ne l'a jamais quitté : créer des emplois et dynamiser la région. Conscient « que le canton de Jonzac dépérissait et la ville chef-lieu stagnait », il a œuvré pour que le territoire sorte de sa léthargie. Son vœu a finalement été exaucé. Les historiens d'aujourd'hui citent Jonzac comme un exemple de cité dynamique dotée de nombreuses structures dont deux, les Antilles et le centre des congrès, témoignent de l'architecture contemporaine du XXIème siècle.

Dimanche 15 mars, les électeurs désigneront son successeur. Deux listes sont en lice, celles de Christophe Cabri et Jean-François Mougard. Quel que que soit le vainqueur, donc le prochain maire et président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge, il héritera "d'outils" que peu de communes alentours possèdent (thermes, centre des congrès, aéropôle, complexe aquatique). Nul doute que Claude Belot lui apportera son expertise et lui soufflera de nouvelles idées au creux de l'oreille...

• Extrait d'un bulletin municipal publié en 1972 : Le mot du conseiller général Claude Belot 

Claude Belot a été élu conseiller général en 1970 (président de cette assemblée de 1994 à 2008), maire de Jonzac en 1977, président de la communauté de communes de Haute-Saintonge en 1993, sénateur de Charente-Maritime de 1989 à 2014

Claude Belot : « Il était une fois en Haute-Saintonge, dans le dernier tiers du XXème siècle un canton surtout rural pris dans le grand laminoir des bouleversements économiques français. Paris atteignait une taille demesurée, les grandes villes battaient leurs records de croissance, mais le canton de Jonzac dépérissait et la ville chef-lieu stagnait. De 1945 à 1970, des jeunes arrivant à l'âge de travailler avaient quitté la région, n'y trouvant pas d'emplois. Voila ce que pourront écrire les historiens du siècle prochain. Mais ils pourront dire aussi que les Jonzacais ont refusé l'avenir sombre qui s'ouvrait devant eux et qu'ils ont décidé de forcer le destin.

Un effort considérable d'equipements collectifs a été réalisé pour mettre Jonzac à l'heure de l'Europe, tant dans le domaine scolaire qu'hospitalier, et nous nous battons en ce moment pour obtenir vite l'automatisation du téléphone et des garanties sur le tracé saintongeais de la future autoroute A10. 
Une initiative importante est en cours pour industrialiser le canton. La zone industrielle, plateforme d'accueil de ce type d'activités, est maintenant une réalité et l'action de prospection pour attirer chez nous de nouveaux employeurs est bien engagée. 
Grâce à l'effort de toue les responsables de Jonzac et des communes du canton, il est certain que cette grande partie sera gagnée et le volume de ce bulletin municipal augure bien de ta vitalité et du dynamisme des Jonzacais, unis dans une lutte courageuse pour l'expansion de leur région.
Puissent les historiens de l'avenir citer notre cher canton comme un exemple de réussite économique, comme un exemple de canton rural compromis qui sera parvenu à changer de cap ! ».

Aujourd'hui, Jonzac a largement devancé Montendre !

En 1972, nous sommes encore dans les Trente Glorieuses. Meurtrie par le Seconde Guerre mondiale, la France se reconstruit et cette période est propice à l'entreprise. Dans ce bulletin municipal, le maire de Jonzac Henry Chat Locussol salue les infrastructures qui représentent l'avenir « sur la voie de l'an 2000 ». Les écoles, le lycée, l'hôpital, la voirie, le stade, le gymnase. S'y ajoutent de nouveaux logements et l'agencement d'une zone industrielle sur laquelle travaille assidûment le CEJECO, Comité d'Expansion Economique que préside M. Durant, propriétaire des Nouvelles Galeries, immeuble de la rue Sadi Carnot (transformé par la suite en appartements). Henry Chat Locussol est une personnalité appréciée et pourtant, il sera battu aux élections municipales par le conseiller général du canton depuis 1970, Claude Belot.
En 1972, Claude Belot siège donc à La Rochelle (où les observateurs le classent plutôt à gauche) et il a une idée bien précise dans la tête : que le canton rural de Jonzac, compromis, parvienne à changer de cap. « Il faut forcer le destin » écrit-il. Reconnaissons que devenu maire, il a tenu parole en faisant de Jonzac une sous-préfecture dont on parle, seule ville dans le Sud-Saintonge à avoir véritablement tiré son épingle du jeu. Pour y parvenir, l'élu a utilisé toutes les stratégies en son pouvoir, sans faire de sentiments...

En 1972, Montendre et Jonzac sont à peu identiques et l'on pourrait même dire que Montendre est plus dynamique commercialement que Jonzac. Aujourd'hui, la ville de Montendre ne peut plus rivaliser avec Jonzac et Claude Belot, en tant que président de la CDCHS, vient même de lui allouer 600.000 euros pour y créer un Terra Aventura afin de la valoriser après l'échec cuisant du parc Mysterra, situé au lac.  
« Durant sa carrière, Claude Belot s'est comporté en patron et il a su faire taire ses opposants politiques. Bernard Lalande, maire de Montendre, qui était censé promouvoir le parti socialiste après le passage remarqué du député Philippe Marchand, et les Radicaux de gauche, Pierre-Jean Daviaud, Michel Rigou, n'ont pas déployé un zèle particulier à le contrer. A la droite, les ex UDF et RPR ont fait part d'une étonnante compréhension. Pour preuve, la nouvelle rocade de Jonzac qui coûte une somme astronomique au Conseil départemental, donc aux contribuables, est faite sur mesure pour rejoindre le centre des congrès. Il y a un seul parti en Haute Saintonge, celui de Claude Belot qui a joué un rôle fédérateur. En conséquence, la gauche n'existe plus ou bien peu, et la droite compose » soulignait un élu de la CDCHS fondée en 1992. Et d'ajouter : « Ce système n'existe pas en dehors du Sud Saintonge. Dans le reste du département, les clivages gauche/droite sont toujours présents ».
Un sacré magasin à l'entrée de la rue Sadi Carnot

Sympas, les années 70 !

En 1972, Claude Belot, sourcils bruns fournis, regard séducteur, annonce la couleur. Henri Chat Locussol n'est pas mécontent de son mandat et les associations vivent leur vie, rugby, football, judo, pêche, etc. Elles sont immortalisées par le studio Dubroca, assisté d'Henri Sabadel. Installés en face de l'actuelle boulangerie de la Porte de Ville, les deux hommes ont un sacré talent et leurs tirages illustrent les colonnes du quotidien Sud Ouest. Les publicités de ce magazine mettent en scène des commerces dont certains ont disparu. La traditionnelle foire grasse, avec ses bovins "brômant" et "teurpant" sur la place du Champ de Foire, est alors prisée ; le syndicat d'initiative met les bouchées doubles pour valoriser Jonzac auprès des touristes ; les magasins du centre ville sont réunis sous la présidence de Raymond Compagnon qui possède un espace "prêt-à-porter" rue Sadi Carnot, non loin des boutiques Hillarion et Chevalier (cette rue autrefois animée aurait bien besoin d'être rénovée). La revue comporte aussi des parties historiques avec hommage aux deux héros d'Heurtebise, Pierre Ruibet et Claude Gatineau. Notons au passage que la population de Jonzac atteint 5000 habitants (comme mentionné) : de nos jours, elle est de 3600...
 
La foire grasse place du Champ de foire
Du monde dans les rues de Jonzac !
L'équipe première de football
Le club de judo
L'équipe de rugby
Au passage, admirez ce magnifique chignon bouclé !
On reconnaît M. et Mme Enaud
Le point sur les écoles par James Pitaud

mardi 10 mars 2026

Municipales/Jonzac/Jean-François Mougard souhaite « une ville heureuse » en gardant un œil attentif sur les finances locales

Jean-François Mougard est le premier candidat à s’être lancé dans l’élection municipale du 15 mars prochain. Il y a deux ans déjà, il annonçait à la presse son intention de se présenter face à Christophe Cabri, élu maire en 2020. Quatre conseillers municipaux de l'équipe actuelle l’ont rejoint. DGS de la Ville de Jonzac, puis de la CDCHS, en poste actuellement à Niort, il est avant tout un gestionnaire. Chargé de la mise en œuvre de décisions politiques locales, attentif aux événements, les analysant avec lucidité. A travers ses déclarations, se révèle le sérieux de la fonction d’un directeur général des services. Il a eu un atout, celui d'avoir travaillé durant des lustres auprès de Claude Belot. Aux côtés d’un élu moins visionnaire, l’expérience acquise n’aurait pas atteint ce degré de "finesse" qu'apportent l’importance et l’originalité des dossiers traités. Poussé par une volonté exceptionnelle de faire de Jonzac - 3600 habitants seulement  - une ville dotée des meilleures structures, Claude Belot a concrétisé le « yes we can » d’outre Atlantique. Aujourd’hui, il se retire et la place est libre, pourrait-on dire, après un demi-siècle. Les Jonzacais sauront dimanche soir, après le dépouillement, qui lui succédera. 

En l’attente, Jean-François Mougard occupe le terrain et ce mardi 10 mars à 18 h 30, il tiendra une réunion publique dans la salle municipale. Cet homme discret est aujourd’hui sous les projecteurs de l’actualité. Il s'est adapté aux effets de manche et shows scéniques ! L’ère est à la communication et chaque candidat se trouve confronté à cette formule connue, être ou paraître, voilà bien la question. Ainsi le « paraître » du dernier compte administratif de la commune de Jonzac, voté lundi dernier. Il a choisi « d’être » celui qui décortique les chiffres pour les non initiés. Explications dans l’interview qui suit :

• L’examen du dernier compte administratif a donc attiré votre attention…

J.F. M : En effet, lundi dernier, Christophe Cabri a présenté au Conseil Municipal les comptes 2025 de Jonzac : c'est le bilan financier de sa mandature. J'ai alors analysé les comptes du « budget pivot » sur lequel presque tout repose et je les ai comparés avec les comptes 2024 de Pons. Pons est une ville de 4300 habitants avec des charges de centralité. Jonzac, également avec des charges de centralité, compte 3600 habitants. Leurs budgets sont comparables.

Ceci étant posé, attardons-nous sur les chiffres les plus importants : l'épargne et la dette. En 2024, Pons a dégagé une « épargne brute » de 1 246 649 € : il s'agit de la différence entre les recettes et les dépenses courantes. Après déduction du remboursement du capital de sa dette, Pons disposait d'une « épargne nette » de 1.019.148 € : c'est ce qui lui restait pour financer des investissements pour son avenir.

En 2025, Jonzac a dégagé une « épargne brute » de 1 514 038 €. Après déduction du remboursement du capital de notre dette, nous disposions d'une « épargne nette » de seulement 616 403 €.

Or, non seulement nous n'avons pas une piscine ou une médiathèque à payer, mais nous avons un casino qui a rapporté au moins 1.600.000 € tout compris. Cela signifie que, sans le casino, nos comptes courants seraient négatifs et notre capacité à investir est inférieure de 400.000 € à celle de Pons.

Pourquoi ? Parce que nos dépenses courantes sont supérieures de 1.200.000 € à celles de Pons : on gaspille ! Et pour investir, on s'endette : en 2025, la charge de la dette (capital et intérêts) était de 1.076.486 €, en hausse de 167.000 € par rapport à 2024. A Pons, cette charge était de 306.890 €, en baisse de 180.000 € par rapport à 2022. Pour finir, notre « cagnotte » (les excédents capitalisés) était de 553.399 € en 2025. Elle s'établissait à 2.230.070 € à Pons en 2024. Le mauvais bilan financier du Maire sortant conduit à une spirale d'endettement : nous allons dans le mur. Si je suis élu, je redresserai les comptes en 2026, c’est ma responsabilité en repensant certaines politiques publiques. 

La force d’une commune réside dans sa capacité à investir, donc à construire l’avenir. Les communes qui n’ont pas de casino, comme Pons, parviennent à dégager des excédents meilleurs que ceux de Jonzac. Chez nous, où passe l’argent ? Pour l’instant, c’est difficile à dire. Il faudrait étudier les budgets attentivement. Le compte administratif 2025, présenté lundi dernier, est important parce qu’il clôture le bilan du maire sortant. Quand une ville a un casino qui lui rapporte une manne importante constituant une recette extraordinaire mais aléatoire, elle doit être affectée à l’investissement. Or, si on l’utilise pour le fonctionnement, c’est préoccupant. En dépenses d’investissement, on a quasiment rien consacré aux écoles en 2025 alors que des travaux y sont nécessaires (sanitaires, isolation des bâtiments). Par contre, on a mis 500.000 euros dans la scénographie du châtelet et 80.000 euros pour la herse. C’est un choix politique. Cet argent aurait pu servir aux établissements scolaires qui sont, à mon sens, prioritaires. En voirie, 300.000 euros ont été investis en 2024, puis 1 million d’euros en 2025, avec de l’enrobé partout, y compris sur des trottoirs qui ne sont pas aux normes. Des travaux sont prévus au centre des loisirs qui fonctionne 16 semaines par an alors que les écoles accueillent les élèves 36 semaines par an. Là encore, où est l’équilibre ? 

Réunion animée par Jean-François Mougard

• La ville de Jonzac aurait-elle un certain train de vie ?

Elle a pris l’habitude de vivre sur un certain train de vie en effet. Si vous dépensez ce que vous avez gagné, il ne vous reste plus rien pour investir. Quand il reste peu, on réalise des emprunts. C’est ce que fait Jonzac. La charge des emprunts - ligne 16 du budget - a augmenté en un an de 170.000 euros alors que celle de Pons a diminué. En conséquence, l’argent public que perçoit la Ville - impôts, etc - sert à rembourser les banquiers. La cagnotte - excédent reporté au 31 décembre 2025 - de 500.000 euros est en stagnation. A Pons, elle était de 2,2 millions d’euros en 2024. Nous avons des voisins qui non seulement dégagent un excédent de fonctionnement supérieur au nôtre et réussissent à investir, mais qui augmentent leur « trésor de guerre » pour préparer l’avenir. A Jonzac, on dépense trop. C’est le constat d’un gestionnaire public. Ce que je dis n’est pas politique. Si je deviens maire, je vais me pencher de près sur le grand livre comptable.

• Durant cette mandature, Claude Belot a été premier adjoint de Christophe Cabri, donc à ses côtés pour le conseiller...

Le premier adjoint, comme les autres adjoints, n’est pas l’ordonnateur de la collectivité. Le maire, c’est le patron, le chef de l’administration. Il présente le budget et les comptes. Ces dernières années, Claude Belot s’est intéressé au nouveau forage, aux énergies, à l’eau minérale, au thermalisme. Ce sont les dossiers qu’il a portés. En 2020, il a remis les clés de la mairie à Christophe Cabri. Ce dernier s’est alors chargé de la gérer pendant que Claude Belot tenait les rênes de la Communauté de Communes. En apprentissage à ses côtés pendant dix ans, Christophe Cabri pouvait voler de ses propres ailes, d’autant qu’il possède une expérience à la CDCHS et au Conseil départemental. En 2023, le président Belot s’est aperçu que la gestion de l’eau potable et de l’assainissement, confiée à la ville de Jonzac, ne fonctionnait pas correctement. La CDCHS a donc mis fin à cette délégation le 1er janvier 2024. Par ailleurs, il a également remarqué que le dossier de la mise en service du nouveau forage n’avait pas avancé au point que les services de l’Etat ont adressé une mise en demeure à la Ville en 2023. Il s’agissait de la DDTM et de la DREAL. Rien n’avait été fait pendant trois ans par rapport aux arrêtés délivrés en novembre 2020. Logiquement, le forage aurait dû être mis en service en 2023 pour alimenter la station thermale. Claude Belot a donc relancé les opérations en négociant avec les services de l’Etat. Une dérogation a été accordée et la mise en service du forage a eu lieu par la suite. A Jonzac, il y a trois forages. Lomega, le forage situé route de Champagnac, ne fonctionne plus et le plus ancien est obsolète (foré en 1979). Avec un débit d’une centaine de m3, l'actuel forage, route d'Ozillac, satisfait à la fois les besoins des Antilles et des Thermes.

• Quel est votre point de vue sur la zone bleue de Jonzac qui fait couler de l’encre ?

D’abord, ce n'est pas une opération rentable : la Ville paie un agent pour verbaliser les automobilistes et le produit des contraventions ne revient pas à la municipalité. D’autre part, l’attractivité commerciale en est-elle renforcée ? Deux boutiques ont fermé. Les cabinets d’études vendent aux collectivités un copié-collé de ce qu’ils ont fait ailleurs en l’adaptant au contexte local. Ils sont seulement des prestataires. Au maire d’appliquer leurs propositions ou pas. Je suis personnellement choqué par les panneaux placés dans le centre ville : « Après deux heures, c’est 35 euros ». Bienvenue à Jonzac ! C’est une communication négative et agressive. Combien de procès-verbaux ont-ils été dressés depuis l’application de cette zone bleue ?  Elle est inefficace et coûte cher : nous la supprimerons. Si nous sommes élus, nous créerons du stationnement et des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Nous investirons pour que chacun se sente bien et en sécurité dans le centre ville.

• Comment vivez-vous cette campagne électorale ? 

Elle est assez conforme à ce que j’imaginais. La vivre sur le terrain est une expérience. Nous arrivons dans la dernière ligne droite et le stress ressenti est positif. Il nous fait avancer !

 Les projets de la liste " Jonzac Cœur Battant" 

• Des logements 

Il est difficile de se loger à Jonzac. La commune va rénover et construire des logements à louer à l'année et à vendre ; elle soutiendra les bailleurs privés (défiscalisation et aides directes) ainsi que les primo-accédants.

• Pouvoir d'achat

À la cantine, un tarif à partir de 1€ pour les élèves de la Ville ; un "pass sport et culture" pour les jeunes Jonzacais adhérents à une association locale ; une mutuelle négociée par la commune pour que chacun ait accès à une complémentaire moins chère ; un mandat sans augmenter les taux des impôts locaux.

• Un accès facilité en centre ville

Une navette gratuite pour tous, entre la gare, les thermes, le centre ville et les Antilles. Tout compris, la dépense est estimée à 150.000 euros dont une partie sera à la charge de la ville de Jonzac. .

• Propreté urbaine et lutte contre les incivilités

Rénovation des espaces publics au travers d'un programme pluriannuel, co-construit avec les riverains ; augmentation de la fréquence de nettoyage des trottoirs et des espaces publics ; actions de sensibilisation contre les incivilités. 

• La santé, une priorité absolue

Trois médecins ont quitté Jonzac en 6 ans. Investissement dans une maison de santé pluridisciplinaire pour garder les professionnels de santé et en attirer de nouveaux. Aides aux médecins à s'installer (logement, recherche d'emploi pour le conjoint, incitations). Travail étroit avec l'hôpital et les professionnels de santé. Aider les étudiants à médecine à se loger durant leurs études avec, en contre-partie, une installation à Jonzac.

Karine Faustin et le dr Anne-Marie Nivet


• Jonzac, ville thermale

Mise en valeur des espaces publics : ombragés, agréables, avec des bancs et des fontaines. Développement du tourisme 4 saisons pour une ville vivante à l'année et soutien au thermalisme.

• Les halles, cœur battant du centre ville : 

Un grand projet pour les halles, plus ouvertes el plus gourmandes. Un lieu de rencontre, d'échanges et d'animation au contre ville.

• Plan d'eau de la base de loisirs

Moderniser le plan d'eau qui n'est plus entretenu et mettre au goût du jour l'aire de jeux.

• Acteurs économiques et création d'emplois

En renforçant la marque « Jonzac » autour de l'eau thermale (qui sera bientôt embouteillée) et de l'énergie ; en investissant dans l'économie circulaire pour manger local, pour soutenir nos productions et en créer de nouvelles ; en aidant à l'installation de nouveaux commerces (baux municipaux, boutiques éphémères), en accompagnant le développement du pôle aéronautique et l'installation des salariés à Jonzac.

• Grand projet pour la culture

Création d'un grand hall d'accueil commun au théâtre et à la salle des fêtes. Cette grande entrée, ouverte sur la place du château, offrira un nouvel écrin au théâtre et une nouvelle vie à une salle des fêtes désuète à rénover. La réunion de ces deux équipements constituera un pôle culturel complémentaire au centre des congrès.

• Des lieux plus ouverts, plus accueillants, plus fréquentés ; une programmation à l'année ; faire des Carmes un centre culturel pour tous.

• Vie scolaire

Les écoles étant primordiales, rassemblement des écoles pour faciliter la vie des parents et des enfants, tout en faisant d'importantes économies ; concentrer les investissements sur ce pôle scolaire pour améliorer le confort et réduire les factures d'énergie ; manger mieux et local à la cantine ; repenser les espaces de récréation.

• Politique pour la petite enfance

Mise en place d'un relais petite enfance pour soutenir les assistantes maternelles et les parents. En complément, création d'un lieu d'accueil enfants/parents.

• Au stade municipal

Stade repensé à la hauteur de la vie sportive et de l'ambition des clubs phares. Un « espace partenaires », ouvert aux associations, pour soutenir le sport de haut niveau.

• Une coopérative citoyenne d'énergies

Qu'est-ce que c'est ? Une énergie produite localement, renouvelable et qui permet aux habitants d'être actionnaires de la transition el de l'autonomie énergétique. Un rapport aux citoyens qui investiront et des économies à ceux qui achèteront l'électricité.

• Lieux pour les jeunes

Un skatepark couvert, sur un site identifié et éloigné de tout voisinage ; un espace dédié au gaming. D'autres projets à travailler en concertation avec les ados.

• Adapter la ville au changement climatique

En la végétalisant et en l'ombrageant ; en gérant mieux les eaux de pluie ; en préservant la vallée de la Seugne.

• Participation citoyenne

Création de commissions citoyennes thématiques pour permettre aux habitants de faire des propositions et donner leur avis sur les projets d'envergure. Mise en place d'un conseil municipal des jeunes.

• Budget  participatif

Mise en place d'un budget participatit pour que les habitants puissent proposer des actions d'amélioration de leur cadre de vie. Toutes les bonnes idées pour la commune.

• La transparence

Les débats du conseil municipal seront filmés pour être diffusés et mis en ligne sur le site de la ville. Facilitation de l'accès aux documents administratifs (décisions, délibérations, études).

• Respect des urnes : un poste d'adjoint sera proposé à l'opposition.

lundi 9 mars 2026

A la rencontre des Compagnons du Devoir de Nouvelle-Aquitaine

Les Compagnons du Devoir, comme chaque année, ouvrent les portes de leurs Maisons partout en France afin de faire découvrir l’ensemble de leurs formations mais aussi les valeurs qui les animent : fraternité, ouverture, accomplissement et partage


« Les Compagnons du Devoir sont porteurs de valeurs essentielles pour se construire positivement et s’insérer au mieux professionnellement. On découvre dans leurs formations, la rigueur, l’entraide, la persévérance et la bienveillance » souligne Thibaud, Compagnon Mécanicien

Ces journées permettent de découvrir un modèle de formation unique, ouvert après le collège, le baccalauréat ou dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Dans les centres de formation des Compagnons du Devoir, ce sont les Compagnons eux-mêmes qui transmettent leur savoir-faire technique en atelier aux apprenants et apprenantes. Grâce à l’alternance longue entre entreprise (4 à 6 semaines) et centre de formation (2 à 3 semaines), les apprentis et apprenties acquièrent des compétences solides, et développent leur autonomie de travail et leur maturité. 

Les journées portes ouvertes constituent une opportunité précieuse d’information et d’échanges, permettant aux futurs apprenants et apprenantes de préciser et d’affirmer leur projet d’orientation et professionnel. Elles et ils peuvent choisir de suivre une formation pour un premier diplôme de métier (CAP, bac professionnel ou BTS). Elles et Ils peuvent aussi choisir de continuer au-delà de ce premier diplôme pour faire le Tour de France et finalement devenir Compagnons du Devoir.

Au programme : la visite des Maisons, des démonstrations, des ateliers métiers et des réunions d’information !

« Devenir boulangère, c’était une évidence pour moi, j’en rêvais depuis mon enfance. Après ma 3ème, j’ai rejoint les Compagnons pour démarrer une formation en or. Zéro regret, j’adore mon métier ! » remarque Léa, Compagnon boulangère

Une jeune femme ou un jeune homme commence sa formation chez les Compagnons du Devoir pour apprendre un métier en étant apprentie ou apprenti. Au cours de son apprentissage – conclu par un CAP, un bac professionnel ou un BTS – elle ou il peut devenir Aspirante ou Aspirant et membre de l’association. Pour cela, elle ou il adopte les valeurs compagnonniques à travers un travail d’adoption, une réalisation professionnelle qui témoigne de la progression du savoir-faire et du savoir-être. Ainsi, l’Aspirante ou l’Aspirant peut commencer le Tour de France.

Le Tour de France est un voyage d’une maison de Compagnons à une autre. Il permet à chaque apprenant ou apprenante de se former en alternance dans une nouvelle entreprise chaque année. C’est une aventure humaine dans laquelle chaque étape, ville ou région différente, permet de découvrir de nouveaux environnements de travail et de nouvelles méthodes. Ce parcours est fondé sur la transmission, le respect et la solidarité. La progression ne se limite pas à l’acquisition de gestes techniques : elle représente une culture du métier, une histoire, une exigence de qualité et de rigueur.

Le printemps du dessin : Le grand rendez-vous national du dessin contemporain


Du 20 mars au 21 juin, Le Printemps du dessin déploie à travers toute la France une programmation foisonnante, qui fait dialoguer artistes, lieux patrimoniaux, centres d’art et publics de tous horizons. De Camille Chastang à l’Arc de Triomphe à Boris Labbé à Saint-Gratien, de Timo Herbst au Goethe-Institut à Jeanne Susplugas à Maisons-Alfort, de Didier Rittener à Saint-Étienne et Keita Mori à Angers, au Frac Picardie qui invite Aurélia Jaubert et Susanna Inglada, le dessin s’invite partout et pour tous et se propage sous une multitude de formes et de récits.

Créé en 2017 par l’équipe de Drawing Now Paris, Le Printemps du dessin est devenu au fil des années le rendez-vous national incontournable dédié au dessin contemporain. En 2026, l’événement réunit plus de 100 participants - dont 53 nouvelles structures et 16 Monuments Nationaux. L’événement bénéficie du soutien du ministère de la Culture et est réalisé en collaboration avec le Centre des monuments nationaux, aux côtés de partenaires prestigieux qui contribuent à son rayonnement et à sa dynamique.

Le Printemps du dessin fait battre le coeur du dessin contemporain à l’échelle nationale en réunissant musées, Frac, centres d’art, artothèques, monuments historiques, médiathèques ou espaces publics, et en proposant plus de 150 rencontres avec les artistes. Ateliers, performances, expositions, conférences, balades dessinées ou concerts dessinés composent une programmation généreuse, dont de nombreux rendez-vous gratuits, affirmant une volonté forte d’accessibilité et de partage

Municipales/Jonzac/Christophe Cabri, maire sortant : « Nous ne vendons pas du rêve »…

Dimanche prochain, les élections désigneront le prochain conseil municipal. En raison du scrutin à la proportionnelle, il n’y aura qu’un seul tour à Jonzac, c’est pourquoi les deux listes en lice - celles du maire sortant, Christophe Cabri, et de Jean-François Mougard - sont en pleine mobilisation, chacune exposant ses projets pour les six ans à venir dans des réunions, des documents et nouveauté, des petites vidéos mettant en scène les candidats. 

Vendredi soir, la liste de Christophe Cabri, « une énergie commune pour Jonzac », avait réuni quelque 300 personnes dans la salle municipale. A l’ordre du jour, la présentation du programme et le nom de la première adjointe si la liste est victorieuse : il s’agit de Delphine Matteï Peteau.

Christophe Cabri et Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental

Ce n’était pas la fièvre du samedi soir, mais celle du vendredi ! Plus l’élection se rapproche et plus les candidats se veulent convaincants et persuasifs. Rien à voir avec l’élection confortable de 2020 où, faute de combattants, la liste conduite par Christophe Cabri l’avait emporté, étant l’unique à solliciter les suffrages. « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » selon l’adage ! Cette fois-ci, le contexte est différent en raison d’un événement planétaire majeur : la succession de Claude Belot est ouverte. Cette personnalité de Haute-Saintonge, en poste durant un demi-siècle, a donné de sages conseils aux deux "prétendants", Christophe Cabri et Jean-François Mougard, lors du dernier conseil municipal. « Je vous observe, que le meilleur gagne » a-t-il dit. L’expression est neutre et permet à chaque camp d’espérer son attentive bienveillance…

18 h 30 vendredi. Christophe Cabri accueille la présidente du Conseil départemental, Sylvie Marcilly, venue lui apporter son soutien. Le maire sortant campe le décor : « cette liste n’a pas été faite avec les copains et les copines. Chaque candidat a été choisi selon ses compétences. Après un mandat consacré au logement et au patrimoine historique avec la restauration du châtelet et du cloître des Carmes, ce prochain mandat sera dédié au quotidien des Jonzacais, au bien vivre ensemble. Je remercie tous mes colistiers pour leur engagement à mes côtés ». Son programme comporte une dizaine de chapitres : « ce ne sont pas des projets en l’air, nous tiendrons financièrement ce qui est annoncé ». Et d’ajouter : « nous ne vendons pas du rêve ! ».

Parmi les axes prioritaires, figure la santé. La parole est donnée au dr Denis Blanchard : « Notre objectif est le recrutement d’un médecin par an pendant six ans »

« Dans les années 1980, les autorités ont décidé de diminuer drastiquement le nombre de médecins parce qu’elles craignaient une hausse des dépenses. Le recrutement annuel est alors passé à 3000 et ce durant 40 ans. Aujourd’hui, on a le résultat de cette inertie : nous manquons de médecins. Depuis 2020, le numerus clausus a été ouvert, mais nous n’en aurons les résultats qu’en 2030. Parallèlement, la population a vieilli et il y a une forte demande. En attendant, on fait quoi ? On cherche des médecins partout ! Actuellement, entre 10 et 12 millions de Français n’ont plus de médecin traitant. A l’échelle de Jonzac, aux côtés de Christophe Cabri, nous avons commencé à travailler au mois de décembre avec Corinne Imbert, sénatrice, et les médecins de Jonzac, ceux de la Garenne en particulier, pour trouver une solution. Le premier problème était que l’ARS considérait Jonzac comme une ville bien dotée car elle associait les médecins thermaux aux généralistes, soit seize au total. En conséquence, les jeunes médecins qui voulaient s’installer à Jonzac n’avaient droit à aucune aide, pas de prime à l’installation, ni exonération fiscale. Il fallait donc expliquer la situation réelle de Jonzac, d’autant que plusieurs généralistes vont prendre leur retraite, les drs Clavel et Fedon. Nombreux ont prolongé leurs activités et j’en suis d’ailleurs un exemple ! Dans moins d’un an, Jonzac se retrouvera avec seulement 5 médecins. La carte départementale a été modifiée le 16 janvier. Nous sommes désormais en zone fragile. Dès lors, les jeunes praticiens qui choisiront Jonzac auront les mêmes avantages que ceux qui s'installeront à Archiac, Mirambeau ou Jarnac-Champagne. Deux jeunes médecins sont intéressés dès cette année. Notre objectif est le recrutement d’un médecin par an pendant six ans. Deux autres médecins, étudiants à Poitiers, seront prêts en 2028. Au sujet de la maison médicale de santé, notre principe est le suivant. D’abord chercher des médecins avant d’entreprendre des travaux. Il y a une possibilité d’extension au cabinet de la Garenne. Parmi les autres idées, l’ancienne maison de retraite, propriété de l’hôpital, en centre de ville, le bâtiment du service des douanes, 400 m2 disponibles. Je suis également favorable au développement de la téléconsultation qui permet d’être en contact avec des médecins expérimentés disponibles sans rendez-vous, une prise en charge estimée à moins d'un quart d’heure, des diagnostics et des échanges sécurisés, la délivrance de traitements médicaux. Deux pharmacies de Jonzac offrent ce service. 60% des consultations pourraient se faire en ligne. Ce n’est pas une vraie consultation comme chez un médecin, mais elle apporte une solution. Le compte-rendu est réalisé par l’intelligence artificielle. La consultation coûte 25 euros. En 3 heures, on peut réaliser jusqu’à 30 consultations. L’installation de nouvelles cabines de téléconsultation semble intéressante, à la gare par exemple ».

Denis Blanchard, Christophe Cabri
• Les Halles vont devenir un autre poumon du centre ville de Jonzac, à l’intérieur et à l‘extérieur. Il s’agit de redynamiser  le quartier et de créer des espaces de rencontres. « Nous construirons ce projet avec les habitants et les commerçants » explique Christophe Cabri. La ville sera dotée de bancs, de mobilier urbain éphémère, de jeux. 

• Quid de la zone bleue ? « La ville est accessible grâce à la zone bleue, principe que nous avons défini ensemble, y compris avec des personnes qui y sont opposées aujourd’hui. Je m’appuie sur une étude du cabinet Lestoux : 70% des automobilistes sont satisfaits du stationnement à Jonzac. Si on supprime la zone bleue, on retrouvera les voitures ventouses et il n’y aura plus de place. Tout évolue puisque la place du marché est désormais en zone blanche et le lundi est entièrement libre à l’exception des arrêts minute » précise Christophe Cabri.

Dominique Soler, Vincent Dufour

• Travaux, urbanisme, environnement :

- Aménagement et végétalisation de la place Fillaudeau et de la place du Champ de Foire : 800 000 € ; embellissement de la rue de Verdun, de la rue James Sclafer et des rues du centre ville : 2 M ; réaménagement du Square Leclerc (Jardin Public) : 350 000 € ; création d'une brigade de propreté urbaine.

• Sports et associations

- Création d'un nouvel espace dédié à la vie associative et à la jeunesse au stade Henri Chat-Locussol : 250 000 €. A côté du plongeoir, se trouve une plateforme. L’idée est de réaliser une grande salle associative (150, 200 m2), dédiée à la jeunesse, qui donnera sur le stade. On pourra y accueillir des partenaires venant voir les matchs de rugby ou de football. Possibilité d’y organiser des réunions pour les associations. 

- Des travaux auront lieu à la salle des fêtes ainsi que dans les salles 2 et 3 de la mairie, utilisées pour les réunions ; maintien au soutien actif auprès des associations : 700 000 € , skate-park et Pump Track modulaires à la base de loisirs : 400 000 €

• Action sociale et solidarité

- Création d'un Forum du « Bien vieillir » (Jonzac compte de nombreux seniors) ; renforcer l'action du CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) 

• Commerce, attractivité et cadre de vie

 - Aide à l'installation de nouveaux commerces en centre-ville : 48 000 €/an (prise en charge de loyers, exonération foncière pour les propriétaires louant des magasins) ; création d'espaces intergénérationnels en centre ville (jeux enfants, bancs publics): 250 000 € ; création d'un parc canin sur une idée de Tuula Lahdelma

Pierre Piteau, Tuula Lahdelma, Delphine Matteï Peteau
• Soutien à l’hôpital public

Sans le bloc opératoire et les services, il n’y aura plus de service d’urgences accessible 24 h sur 24 h à Jonzac. Des travaux sont nécessaires dans le futur. Des financements à hauteur de 13 millions pour les bâtiments de médecine et chirurgie et de 3 millions pour le bloc opératoire ont été validés par l’ARS. « Le pouvoir politique est important. Il faut se battre tous ensemble » souligne Christophe Cabri. 

• Communication

Poursuivre les concertations citoyennes ; acquisition de trois écrans dynamiques : 45 000 € ; édition du bulletin municipal

• Culture

Poursuivre la valorisation de l'histoire de Jonzac par la création d'une maison de la Résistance « Marthe Robert » : 300 000 € ; valoriser la programmation culturelle et les animations actuelles ; proposer des résidences d'artistes ; programmation de spectacles « jeunes publics »

• Tourisme

- Installation de mobiliers urbains et entretien des bords de Seugne : 150 000 € ; mise en place d'une signalétique simple et repérable ; réfection du bassin de baignade et modernisation de la base de loisirs : 300 000 €

• Mobilité, accessibilité et inclusion

- Rendre les voiries et les espaces publics accessibles. Tout le monde veut circuler dans sa ville en toute sécurité ! Des travaux de voirie ont été faits ; trois ascenseurs ont été installés à la mairie, dans la salle des fêtes et aux Carmes. Dans le futur mandat, figure la mise en accessibilité des écoles. 

« On peut développer le handitourisme avec des Joëlettes » estime Thomas Masson. Il s’agit d’un fauteuil mono-roue tout terrain. L'offre concernera les parcours PMR, les bords de Seugne, les Terra Aventura.

- Mise en application du Schéma des Mobilités : préparer le Jonzac de demain en termes de circulation et de partage. Des études sont à réaliser : sens de circulation, limitation de vitesse. Créer un rond-point au carrefour de la Caisse d’Epargne. A voir aussi le carrefour du lycée.

• Finances

- Pas d'augmentation des taux d'imposition de la commune ; recourir à l'emprunt uniquement pour les projets générant des revenus ; autofinancement des autres projets avec une planification raisonnée

Stéphanie Menouvrier

• Enfance et jeunesse

- Travaux de performances énergétiques des écoles, mobilier extérieur et végétalisation des cours de récréation : 800 000 euros ; soutien à la parentalité : création d'un relais petite enfance (lieu gratuit d’informations et de rencontres) ; création d'un lieu d'accueil et d'échanges pour les 11/17 ans (dialogue, prévention, loisirs) ; soutenir les agents des centres d’accueil et les enseignants, poursuivre les aides financières aux projets (voyages scolaires, matériels, etc) ; améliorer le cadre de vie (on a commencé avec la crèche).

- Jeunesse : « Renforcer le lien entre le conseil municipal et les jeunes. S’assurer que le programme dédié à la jeunesse soit en lien avec ses attentes et besoins » remarque Paul Rahé. 

Conclusion de Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental : « J’ai rarement vu une équipe aussi douée, expressive, engagée et motivée. Christophe Cabri a un bilan, on peut lui faire confiance. Je l’ai découvert à travers le mandat cantonal qu’il assure avec Chantal Guimberteau. Il s’est révélé au fil des mois. Il porte la voix de Jonzac en dehors de ses frontières, tire profit de ses connaissances, de son réseau et fait grandir son territoire. Son cap est clair et financé. Jonzac est une ville qui compte en Charente-Maritime ». 

jeudi 5 mars 2026

Cancers pédiatriques : Lancement d’une démarche scientifique inédite à l’échelle territoriale

EXPOSCAN : UNE DÉMARCHE SCIENTIFIQUE COLLECTIVE AU SERVICE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DU TERRITOIRE

Face aux interrogations sanitaires exprimées dans la plaine d’Aunis, l’État engage une réponse structurée, transparente et ambitieuse. Lundi 23 février, Brice Bondel, préfet de la Charente-Maritime, a réuni le premier comité de pilotage du projet EXPOSCAN – EXpositions environnementales et Spatialisation du sur-risque de cancers pédiatriques.

Cette réunion marque le lancement opérationnel d’une démarche scientifique inédite à l’échelle territoriale, destinée à apporter des éléments objectifs, fondés sur des données consolidées et des méthodes reconnues par la communauté scientifique.

EXPOSCAN vise à répondre à une question centrale

« Existe-t-il des expositions environnementales spécifiques sur des zones présentant un regroupement atypique de cas de cancers pédiatriques ? »

Conduit par le laboratoire public Qualyse, le projet est encadré par un consortium de scientifiques et de praticiens issus d’organismes de recherche et d’établissements hospitalo-universitaires.

La démarche associe la Préfecture, l’Agence Régionale de Santé, le CHU de Poitiers, l’Université de Rennes, la Ligue contre le cancer de Charente-Maritime, la Communauté d'Agglomération de La Rochelle, le Conseil départemental, la Région Nouvelle-Aquitaine et les Communes, l’Association Avenir Santé Environnement et des médecins.

Elle repose sur une approche progressive, validée scientifiquement et s’inscrit dans un cadre de concertation, de rigueur méthodologique et de respect des personnes, des activités et des équilibres du territoire.

Le calendrier des travaux s’étend sur trois années structurantes

2026 sera consacrée à la collecte et à la compilation des données historiques disponibles (qualité de l’eau, de l’air, des sols, données de surveillance, études antérieures), ainsi qu’à la conduite d’entretiens auprès des familles volontaires. Ces éléments permettront de constituer une base de données structurée, de développer une cartographie dynamique et de conduire des analyses statistiques robustes, afin de définir une stratégie d’échantillonnage qui sera présentée au comité de pilotage en novembre 2026.

2027 verra la mise en œuvre de campagnes complémentaires de prélèvements et d’analyses environnementales ciblées sur les matrices eau, air et sols.

2028 sera dédiée à l’analyse intégrée des résultats, à la formulation de recommandations et à la restitution publique des travaux, avec la soutenance de la thèse associée au projet.

EXPOSCAN s’inscrit pleinement dans une dynamique d’intelligence collective territoriale, d’ores et déjà soutenue financièrement par la Préfecture, la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, la Ligue contre le Cancer de la Charente-Maritime et le laboratoire Qualyse.

mercredi 4 mars 2026

L'état de catastrophe naturelle reconnu pour 10 communes au titre d'inondations et coulées de boue

PUBLICATION D’UN ARRÊTÉ INTERMINISTÉRIEL PORTANT RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE CATASTROPHE NATURELLE


Dans le cadre des inondations qui touchent la Charente-Maritime, une procédure accélérée de reconnaissance de catastrophe naturelle a été lancée. L’arrêté interministériel du 3 mars 2026, publié au Journal Officiel le 4 mars 2026, a reconnu l’état de catastrophe naturelle pour 10 communes au titre du phénomène « Inondations et coulées de boue » sur la période du 09 au 24 février 2026 :

 • Fléac-sur-Seugne, Jonzac, Matha, Migron, Mosnac, Pons, Prignac, Saint-Georges-Antignac, Le Seure et Les Touches-de-Périgny.

Les communes dont les dossiers ont été ajournés feront l’objet d’un nouvel examen, assorti d’une expertise complémentaire, à l’occasion d’une prochaine commission interministérielle.

Les communes concernées par des phénomènes d’inondations et coulées de boue, remontées de nappes phréatiques et débordements de cours d’eau ont toujours la possibilité de déposer une demande de reconnaissance. Leurs dossiers seront examinés lors d’une prochaine commission interministérielle. Des éléments d’information complémentaires pourront, le cas échéant, être sollicités en vue de cette instruction.

Les communes reconnues sont invitées à en informer leurs administrés.

Les sinistrés, ainsi que les mairies pour leurs bâtiments communaux endommagés, disposent d’un délai de 30 jours pour déclarer leur sinistre auprès de leurs assureurs, à compter de la publication de l’arrêté au Journal officiel, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

• Vous pouvez consulter l’arrêté du 3 mars 2026 sur le site de Légifrance : urlr.me/uVP9nj

Jonzac/conseil municipal : Compte administratif, usine de production de bitume non pétrolier, eau minérale en bouteilles, chauffage urbain, soutien aux viticulteurs

Lundi, s'est tenu le dernier conseil municipal de cette mandature. Autour de Christophe Cabri, tous les conseillers élus en 2020 étaient présents dont Claude Belot, actuel premier adjoint qui ne se représente pas. L'assistance était nombreuse, preuve que l'échéance du 15 mars mobilise les Jonzacais...


Approbation des comptes administratifs 2025 :

• Dépenses de fonctionnement : 8 109 793,68 euros

• Recettes de fonctionnement : 9 457 147, 30 euros


• Dépenses d'investissement : 4 785 951, 37 euros


• Recettes d'investissement : 5 569 910, 03 euros


Lors du vote du CA, le maire se retire durant le vote. La séance est alors présidée
par l'aîné du groupe, en l'occurrence Claude Belot
Cession de parcelle à la Communauté des Communes de Haute-Saintonge

Claude Belot a présenté le projet porté par la société R-SMO nécessitant que la Communauté des Communes de Haute-Saintonge se porte acquéreur d'un terrain de 25 047 appartenant à la ville de Jonzac (parcelle AR 164). Conformément aux dispositions de la loi Notre, il appartient à la CDCHS de procéder à la vente de ce terrain au bénéfice de l'entreprise et doit donc préalablement s'en porter acquéreur auprès de la Commune de Jonzac. Le prix d'acquisition est fixé à 100 188 €. qui s'explique par la topographie très marquée du terrain qui ne peut accueillir un bâtiment, mais où seront implantées des turbines. Il est aussi question de « petites éoliennes ». Détail qui suscite l'attention de Maïté Auboin Hannoyer : « qu'en sera-t-il de l'environnement ? »...

Une division parcellaire a récemment eu lieu et les nouveaux numéros de parcelles ne sont pas encore connus. Le conseil approuve la vente du terrain à la CDCHS à un prix identique à la société R-SMO (100 188 €).

• Production de bitume non pétrolier à partir des déchets

Claude Belot a apporté des explications sur l'implantation d'une autre entreprise dans ce secteur (vers la nouvelle caserne de pompiers) : « il s'agira d'une unité innovante, dépendant du groupe Vinci, qui devrait employer une cinquantaine de personnes. Son activité consistera à produire, à partir de déchets collectés et réutilisés, du bitume non pétrolier et de l'hydrogène ». A suivre.

Et de souligner les activités du groupe Brangeon à Bussac-Forêt : « Dans un objectif de zéro déchet, elle transforme 100 % des déchets collectés en ressources recyclables et valorisables, en passant par le tri à la source et le développement de processus de valorisation des déchets en ressources. Au-delà du recyclage matière, le Groupe valorise les déchets ultimes en CSR de qualité, comme alternative aux énergies fossiles. L'implantation à Bussac-Forêt comprend l’installation d’une unité de production de CSR d’une capacité de 40.000 tonnes. En complément, a été ouverte une déchèterie professionnelle, espace dédié aux besoins des entreprises pour gérer leurs apports de déchets. Ce site permet à toutes les entreprises, comme les artisans, commerçants, entreprises du paysage ou du BTP, de déposer rapidement et en sécurité leurs déchets. Les horaires sont adaptés aux professionnels. Le vidage se fait à plat et est accessible à tous les véhicules, ce qui apporte confort et facilité des déchargements. Le site accueille tous les déchets, hors radioactifs et hospitaliers ». 

• CSR : Les Combustibles Solides de Récupération (CSR) sont constitués de certains déchets actuellement non recyclables. La fraction non recyclable renferme certains matériaux à haut potentiel énergétique, comme les mélanges de matières et les matériaux complexes tels que certains plastiques. 

Au passage, Claude Belot a rappelé la nécessité d'être indépendant dans le domaine de l'énergie (crise au Moyen-Orient qui risque de durer, pétrole, gaz). En 2030, la part de l'électrique en France passera de 20% à 30%. 

Une nombreuse assistance

• Au sujet de l'eau minérale en bouteilles : 

« En raison du débit prometteur du nouveau forage, la Ville aura des ventes d'eau supplémentaires par cet embouteillage. Il n'y pas d'investissement à faire et la collectivité percevra une taxe. Jonzac est bénie grâce à l'eau, thermes, Antilles, cosmétiques, eau en bouteilles » souligne Claude Belot. Dommage que nous n'ayons pas de source miraculeuse ! 

• Les "problèmes" hivernaux du chauffage urbain : 

Le réseau de chauffage urbain de la commune a changé d'exploitant à la suite d'une procédure de mise en concurrence du marché en 2024. L'hiver a été un peu rude en raison d'une chaudière neuve (1.400.000 euros) « qui devait être opérationnelle en septembre et ne l'a été qu'en février. Le relais par fuel n'a pas donné les résultats escomptés. La cause, c'est qu'ils avaient oublié de commander du fuel. Il vaut mieux en rire deux mois après ! » constate Claude Belot qui préconise à son futur successeur de « revenir en régie publique à la fin du contrat ». Le maire, Christophe Cabri, admet « qu'il faut surveiller de très près les exploitants ».

Annick Thibaud, Madeleine Perrin, Claude Belot

• Motion de soutien à la filière Cognac

Christophe Cabri donne lecture d'une proposition de motion de soutien en faveur de la filière cognac :

« Considérant que la filière Cognac a été ciblée par une enquête antidumping chinoise en réponse à des décisions apportées par l'Union Européenne dans le domaine des véhicules électriques.

Considérant que cette procédure a très profondément déstructuré la présence du cognac sur ce qui était jusqu'alors son deuxième marché en volume et son premier marché en valeur.

Considérant que les engagements de prix minimum et la réouverture du marché duty free négociés par l'interprofession n'ont en rien inversé la tendance sur ce marché.

Considérant que, dons ce contexte difficile pour l'économie de la région, la filière n'a d'autre choix que d'adapter le dimensionnement de son vignoble à la situation actuelle.

Considérant que la filière fait déjà son possible sur ses propres ressources pour amortir l'impact de ces taxes.

Considérant que la Commission Européenne, à la demande de la filière, a acté officiellement de la gravité de la situation, et accepté le principe d'un soutien spécifique à cette dernière.

Considérant que la participation des autorités françaises est nécessaire pour officialiser et faire aboutir cette démarche.

Considérant que depuis six mois, ces mêmes autorités n'ont pas répondu aux demandes explicites et réitérées de l'interprofession d'appui en faveur de la filière.

En conséquence, le conseil municipal de Jonzac se prononce, à l'unanimité de ses membres, en faveur d'un appui à la filière Cognac, et demonde expressément au gouvernement français qu'il accompagne cette dernière activement à Bruxelles pour faire émerger, avec la Commission Européenne, les mesures de soutien qui lui ont été promises ».

Motion votée à l'unanimité. 

mardi 3 mars 2026

Infos : Jonzac/Maïté Auboin Hannoyer apostrophe Christophe Cabri ; Deux jardins médiévaux à Jonzac ; Réunions électorales à Montendre ; Animations

• Jonzac/Maïté Auboin Hannoyer apostrophe le maire, Christophe Cabri : 

A la fin du dernier conseil municipal, lundi dernier, Maïté Auboin Hannoyer, élue de longue date, n'a pas été sollicitée par Christophe Cabri pour figurer sur sa nouvelle liste aux Municipales. Elle a dit ce qu'elle avait sur le cœur : « Après 43 ans de travail effectif auprès de la population où je me suis investie localement dans la vie associative, je voulais simplement te dire que quand on est premier magistrat de la commune, on est censé faire preuve de discernement. Or, la manière dont tu y es pris à mon égard n'est pas digne. Je suis profondément attristée et tu as manqué d'élégance. Je ne suis pas un vieux chiffon usé qu'on jette à la poubelle. Où est la morale ? ».


Maïté Auboin Hannoyer est à l'origine de la saison jazz qu'elle anime à Jonzac chaque année. 

• Deux jardins médiévaux à Jonzac :

Celui des Amis de Jonzac, association co-présidée par Annie Lavaud, Jocelyne Tessonneau et Annie Amaudruz, est situé en face des locaux de la Communauté de Communes (grâce à l'aimable compréhension de Claude Belot). Il prend forme avec le beau temps et les jardinières s'activent pour être opérationnelles en juin prochain. Rendez-vous au futur Jardin de la Sagesse ! Saluons leur courage (et celui des personnes qui les aident) car elles reprennent tout à zéro, ayant été "remerciées" par le propriétaire de leur ancien jardin près du chemin de ronde. En effet, le bail a été rompu entre les deux parties début 2026 au motif que l'association a laissé pousser un arbre encombrant (figuier) allant déstabiliser la murette « alors qu'il avait été spécifié d'écarter tous les végétaux de grande taille dans la parcelle ». 

De son côté, M. Froissard a constitué une autre association. Son objectif ? La création d'un nouveau jardin médiéval en lieu et place de l'ancien cultivé par les Amis de Jonzac. Parmi les membres de cette structure, François et Martine Perrogon. L'aménagement du site a lieu actuellement : « il s'agira d'un jardin médiéval réalisé dans la tradition avec un choix des plantes minutieux et un apport de variétés rapportées d'Orient lors des croisades. La croix de Jérusalem, la rose de Damas par exemple. Des panneaux apporteront des explications aux visiteurs ». Avec le printemps, la nature sera à l'honneur !

Jonzac a donc de la chance, la ville aura bientôt deux jardins médiévaux. Il deviendra alors impossible d'ignorer les vertus médicinales de certaines plantes !

• Montendre/Elections municipales du 15 mars : Réunions électorales

Agir à Montendre Ensemble avec Anita Collier : Mardi 10 mars à la mairie de Chardes à 19 h ; Jeudi 12 mars Salle F. Mitterand à Montendre à 19 h ; Vendredi 13 mars Salle des fêtes de Vallet à 19 h

Montendre Naturellement avec Patrick Giraudeau, maire sortant : Le 11 mars à 19 h 30 Salle Olympe de Gouges à Chardes ; le 12 mars à 19 h 30 Salle des fêtes de Vallet ; le 13 mars à 19 h 30 Centre culturel François Mitterrand.

• A noter sur vos tablettes



• Boutenac-Touvent : Diffision du film Le Créa, réalisé à partir du livre de Jean-Marc Soyez

• Réouverture MaPrimeRénov' 

Le guichet MaPrimeRénov, la principale aide à la rénovation énergétique pour les particuliers, a rouvert lundi 23 février avec un budget de 3,6 milliards d’euros, reprenant les conditions d'attribution antérieures. Pour 2026, la stratégie MaPrimeRénov’ est axée sur l’électrification et la décarbonation des logements. 

• Mardi 10, jeudi 12 et vendredi 13 mars à Talence : 3 jours de répétitions et plus de 100 jeunes attendus pour se préparer à la 10ème édition du Nouveau Festival !

A l’issue des sélections, ce sont 214 projets, issus de 124 établissements, qui ont été retenus pour participer au 10ème opus du Nouveau Festival ! Prochaine étape pour les artistes en devenir : l’encadrement par des professionnels du spectacle vivant afin de renforcer leur travail en leur offrant la possibilité de bénéficier d’une installation professionnelle dans une salle de spectacle dédiée. Ainsi, l’ensemble des projets des domaines musique, danse, théâtre, slam, et match d’improvisation est invité à participer à des temps de rencontres et d’échanges en amont du festival avec le concours de l’OARA et de l’ALCA, les deux agences de la Région en charge de la coordination de ces domaines. 

11 journées d’ateliers préparatoires sont ainsi organisées jusqu’au mois de mai, sur tout le territoire de la Nouvelle-Aquitaine pour permettre aux jeunes de donner le meilleur d’eux-mêmes sur scène !

L’ensemble des projets sera présenté lors d’un grand rassemblement final qui se tiendra mercredi 20 et jeudi 21 mai 2026 au Rocher de Palmer à Cenon. Une saison anniversaire marquée par deux jours de fête et de partage qui réuniront projets artistiques, culturels et citoyens divers et variés !

Plus d’informations sur le site : le-nouveau-festival.fr

Jonzac/ Claude Belot : « 36 ans : je suis le maire qui a duré le plus longtemps ! »

Lundi était une date importante et émouvante pour Claude Belot qui participait à son dernier conseil municipal (il ne brigue pas de nouveau mandat). 36 ans déjà. En effet, il a été maire de Jonzac de 1977 à 2001, puis de 2008 à 2020 avant de devenir premier adjoint de Christophe Cabri. Devant les élus et un nombreux public (des chaises avaient été ajoutées), celui qui est également président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge jusqu’au 15 mars - date des prochaines élections municipales - a évoqué le passé historique de la cité avant de revenir sur sa carrière, sa forte ambition pour Jonzac « une ville particulière, bénie » et son souhait d’avoir des successeurs qui sachent relever le défi. Autrement dit, selon l’expression patoisante, « qui ne mangent pas la beunasse constituée par les aînés ». Christophe Cabri et Jean-François Mougard, chefs de file des deux listes qui s'affrontent pour le poste de maire, ont entendu les propos et conseils du « maître ». En fin de séance, il se murmurait que Claude Belot avait un faible pour son ex DGS, Jean-François Mougard, position confirmée par Barbara Lachamp, l'une de ses colistières. Bref, les voix du Seigneur sont impénétrables, dit-on. Attendre et voir...

A l'ordre du jour du conseil municipal de lundi dernier, l'examen du compte administratif. Au moment du vote, le maire en exercice, Christophe Cabri, se retire et l'aîné préside le vote (CA approuvé à l'unanimité). En retrouvant son ancien siège sur cette estrade, Claude Belot a vécu là un moment "historique" en ce sens où il se retire de la vie politique
après 36 ans à la tête de la mairie de Jonzac

Le discours de clôture de Claude Belot : « Jonzac est une ville particulière. Quand vous en aurez la responsabilité, il faudra intégrer la dimension historique dans vos réflexions »

« Depuis des siècles, le château représente l’exercice du pouvoir. Il ne faudra jamais traiter Jonzac comme une ville ordinaire. Son patrimoine est en bon état, l’Architecte des Bâtiments de France le reconnaît. Au lendemain de la guerre 14-18, le territoire avait perdu la moitié de sa population. Des bâtiments scolaires, en pierre de taille, ont été construits à côté de la Caisse d’Epargne et l’adduction d’eau est arrivée en 1934. Après la Seconde guerre mondiale, il y avait beaucoup de travaux à faire, le patrimoine avait vieilli et il fallait le remettre en état. L’ensemble du cloître des Carmes devait être détruit pour y installer la caserne de pompiers. Le magnifique château des fossés, à Saint-Martial de Vitaterne, avait été démoli pour y installer l’hôpital psychiatrique. Le patrimoine que nous possédons est une chance, il fait notre richesse. S’y ajoute la culture que j’ai toujours soutenue. La programmation est variée, cinéma, théâtre du château, centre des congrès. Récemment, le centre des congrès a reçu des artistes renommés que peuvent nous envier Royan, Saintes ou Angoulême. A l’avenir, il faudra continuer. Une des raisons pour laquelle j’ai été élu depuis longtemps, c’est parce que j’ai respecté cette dimension dans l’action. 

Patrimoine : plus jamais ça ! Le majestueux château des fossés, situé sur la commune de Saint-Martial de Vitaterne, a été rasé dans les années 1960 pour faire place
aux pavillons de l'hôpital psychiatrique
« En 33 ans, depuis 1993,  date de création de la CDCHS, 70.000 m2 de bâtiments et 200 millions d’investissements ont été réalisés »

Je suis le maire de Jonzac qui a duré le plus longtemps, 36 ans ! J’ai privilégié le secteur économique en proposant aux habitants de créer des studios thermaux pour accueillir les curistes. Je tenais à ce que les Jonzacais bénéficient des retombées de la station thermale. Le patron de la Chaîne thermale du soleil, Adrien Barthélémy, voulait construire un hôtel. J’ai lancé un appel auprès des habitants qui ont répondu présent et investi ! Aujourd’hui, il faut se pencher sur tous les domaines susceptibles de créer de l’emploi, être à l’affût de ce qui existe. Quand j’ai été élu conseiller général en 1970, la Région n’existait pas, ni les intercommunalités. Jusqu’en 1985, le préfet assurait l’exécutif du Conseil général. Si une commune voulait réaliser des projets, elle demandait les autorisations légales. En conséquence, il était préférable que le maire soit également conseiller général pour défendre ses dossiers ! Depuis, des changements sont intervenus. On a retiré complètement l'action économique au Conseil départemental. Malgré leur ampleur et leurs responsabilités, les régions n’ont pas un sou et les conseils départementaux fonctionnent avec les dotations de l’Etat, lequel Etat leur donne des ordres pour dépenser ces dotations.

Dans les années 90, j’ai mené un combat ici et à Paris pour que naissent les Communautés de Communes en relation avec le saintais Philippe Marchand, alors ministre de l’Intérieur. Nous nous rencontrions souvent et j’ai facilité l’examen du texte quand il est arrivé en première lecture au Sénat. Auparavant, chaque commune menait sa vie comme elle le pouvait entre le Contrat de pays et les Sivom. Outre le prélèvement direct de l’impôt, la loi a permis un transfert de compétences. Dès lors, les CDC ont le devoir de piloter l’action économique que n’ont plus le Département et les communes. Ça veut dire qu’il faut le faire ! Or, je m’aperçois que de nombreux élus reculent un peu ; ils ne veulent pas se transformer en chef d’entreprise parce que ça leur fait peur. La CDC de Haute-Saintonge perçoit aujourd’hui 3 millions d'euros de loyers sur 71 bâtiments, et d’autres sont en construction. En 33 ans, depuis 1993, date de création de la CDCHS, 70.000 m2 de bâtiments et 200 millions d’investissements ont été réalisés. Je laisse une situation dans laquelle il y a zéro emprunt. Mon objectif a été de rassembler les maires de droite comme de gauche sur un projet et ensuite entendre ce qu’ils avaient à dire sur ce projet. 

Conseils de Claude Belot à ses successeurs (©NB)

Au passage, je regrette que l’élection municipale de Jonzac en 2020 n’ait comporté qu’une seule liste. Un tiers de votants, nous avons été élus, moi le premier, dans des conditions qui n’étaient pas satisfaisantes. Aujourd’hui, deux listes sont en lice. Je vous observe attentivement et me pose des questions : compte-tenu du poids de la CDCHS, il faudra entre cette collectivité et la Ville un partenariat de grande qualité. La CDCHS est puissante financièrement. Parmi ses réalisations, le centre des congrès, les Antilles, la médiathèque. Faites en sorte que cet outil communautaire soit utilisé de juste façon. Qu’ajouter de plus ? Que le meilleur gagne ! Ayez des adjoints qui soient à la hauteur - ce n’est pas toujours facile - ainsi qu’un ou une DGS qui le soit également. Je remercie les Jonzacais et Jonzacaises qui m’ont fait confiance aussi longtemps ».  

« Conservez cette salle du conseil telle qu'elle est aujourd'hui »

Et Claude Belot de conclure en recommandant à ceux qui lui succéderont de garder la salle de conseil municipal dans son état actuel. Elle possède le même décor qu’en 1970 avec sa cheminée néo-gothique, une œuvre de Pierre-Paul Prud'hon et le fameux drapeau du 57e régiment d'infanterie dont l'origine est jonzacaise. En effet, ce régiment y a été créé en 1627 par le comte de Sainte-Maure. Durant l’Ancien Régime, il a été présent sur tous les lieux de bataille, en Europe comme dans les colonies, en Guadeloupe en particulier. Sa devise était « Le Terrible que rien n’arrête ». Une tapisserie de l'artiste Colette Enard complète le tableau. « Ainsi, en conservant cet endroit tel qu’il est aujourd'hui, vous perpétuerez l’esprit et la mémoire de ceux et celles qui y ont travaillé » conclut-il. Les mânes des Sainte Maure, des Bouchard d'Esparbès de Lussan d'Aubeterre et des édiles républicains qui se sont succédé en ce lieu ont applaudi à cette proposition... 

Au nom de la municipalité, des livres sur Saint-Exupéry ont été remis à Claude Belot
par Christophe Cabri et Christel Brière (©NB)

Proximité entre Claude Belot et Christophe Cabri, ils se connaissent depuis longtemps !
Les applaudissements des conseillers municipaux et du public (©NB)

Claude Belot a totalisé 56 ans d'engagement politique si l'on compte tous ses mandats (maire, conseiller général, sénateur,
président de la Communauté de Communes de Haute Saintonge)