lundi 17 juin 2019

Chevanceaux : Gilbert Festal, ancien maire et conseiller général, nous a quittés

Hommage de Dominique Bussereau, Président du Département de la Charente-Maritime, de l'Assemblée des Départements de France, ancien Ministre :

Gilbert Festal a été conseiller général de la Charente-Maritime de 1998 à 2011 et maire de Chevanceaux de 1995 à 2014

Gilbert Festal, Conseiller général de la Charente-Maritime de 1998 à 2011 et Maire de la commune de Chevanceaux de 1995 à 2014 nous a quittés ce dimanche.
Pharmacien, Gilbert Festal était très engagé dans la vie et le développement de son territoire, l'ancien canton de Montlieu-la-Garde. Il y a soutenu la réalisation de nombreux aménagements contribuant à la qualité de vie de la population qui l'appréciait notamment pour ses valeurs humanistes. Il était aux côtés des Maires pour les accompagner dans leurs projets et des habitants dans leurs démarches.
Œuvrant au sein de la commission en charge des infrastructures départementales, des collèges et de la voirie, il s'est notamment beaucoup investi dans la restructuration des collèges du sud de notre Département.
Je tiens à saluer l'engagement et la sincérité de cet élu de grande qualité intellectuelle qui a choisi de mettre son temps et son énergie au service de l'intérêt général pour le bien-être de nos concitoyens Charentais-Maritimes.
Avec tous mes collègues de l’Assemblée Départementale, je rends un hommage ému et attristé à Gilbert Festal dont la Charente-Maritime peut être fière.

Saintes : le programme de la fête de la musique les 21 et 22 juin

DEUX JOURS D’EXCEPTION !

 La Fête de la Musique est toujours un événement à Saintes et connaît chaque année un franc succès. L’édition 2019 devrait encore dépasser les attentes puisqu’elle se déroulera cette fois sur 2 jours, les 21 et 22 juin.
Participatif, festif et collectif, ce rendez-vous est fait pour et par le public. La nuit du 21 juin, nuit du solstice d’été, chacun est invité à venir jouer et écouter de la musique dans l’espace public, à venir vivre un moment de partage autour de concerts donnés par des amateurs et/ou des professionnels.
Place des Festivals (Place Bassompierre)
En parallèle de la Fête de la Musique, la Ville propose, pour la 3e année, de retrouver quelques-uns des principaux festivals de la région pour découvrir le programme qu’ils ont concocté pour l’été.
Seront présents : Le Festival de Saintes, le Coconut festival, la Fête du cognac, les Fadas du Barouf, le festival Neuville-en-jazz, le Tribal Elek festival, Au fil du son festival, City jazzy, Hell’oween festival et la Ville de Saintes pour ses évènements de l’été.
De plus, à partir du 14 juin, les clients des commerces saintais pourront participer à un grand tirage au sort qui leur permettra de gagner des places pour l’un de ses festivals, le soir de la Fête de la Musique. Rendez-vous chez tous les commerçants estampillés du badge « Place des Festivals – Fête de la Musique ».

Programme
VENDREDI 21 JUIN

Quartier de la gare
Le quai des blues : concerts
Rue St-Pallais
18 h - 1 h : Le Marigny, concert
Église St-Pallais
18 h - 19 h : Chœur Amabile
19 h 30 : Chœur Vox Santona
Abbaye-aux-Dames – Abbatiale
18 h - 19 h : Les Voix Romanes – Ensemble vocal féminin, direction Nadine Gabard – Programme éclectique : chants séfarades, chants populaires, chants contemporains…
19 h - 20 h : La Cantarelle (Chorale)
20 h - 21 h : Chor’Hom, Grain de Phonie, Mondo’Mélodie (chorales dirigées par Edwin Fores)
Théâtre Geoffroy-Martel
20 h 30 : conservatoire, gratuit
La Petite Pause : scène concerts
Élèves de l’école Allegria, orchestre des cuivres, Philty Project, groupe de l’école Saint-Hilaire
Côté statue Bernard-Palissy
18 h - 19 h : Eddy Elvira (pop rock, folk)
19 h - 20 h : Simply S (pop rock acoustique duo)
20 h 15 - 21 h 15 : Rude Awakeni’
21 h 30 - 22 h 30 : Open Mind
22 h 45 - 23 h 45 : Bluemenkhol (pop, rock)
Minuit - 1 h : The Wolf (rock)
1 h - 2 h : DJ Electro House Resident du Centre
Place André-Malraux
19 h - 20 h : OHVS
20 h - 21 h : Ell’zi Danse
21 h - 22 h : Les Cagouillards
22 h - 23 h : Feu Nouvia
Jardin public
10 h - 11 h 30 : atelier musical pour enfants par L’Enfant Do
Scène à côté du kiosque
18 h : les ASMA et autres musiciens
Scène de verdure
21 h - 22 h : OHVS Jazz Orchestra
Esplanade St-Pierre/côté arrivée rue Alsace-Lorraine
19 h  et 22 h 30 : Energy latine
19 h 30 : US Danse et Fitness
21 h 30 - 22 h 30 : Atelier Chorégraphique de Saintes
Bistrot des Halles : scène concerts
19 h 30 - 21 h 30 : Melvin et la tête dans les nuages
22 h - minuit : Earthquake
Terrasse du marché couvert
19 h - 23 h : Adrenaline (hip-hop), bowling de Saintes, Allfit et invités
Place du Synode
19 h - 2 h : Le Salisbury’s Pub et le Vin Gourmand – DJ , Sound Raiders (Rock), Poussez pas mémé (Fanfare Rock), Charente Stone = surprise…
Square André-Maudet, scène Espace Saint-Eutrope
18 h - 20 h : Rock School CMAS
20 h - 21 h : Rekybirdi (post rock)
21 h - 22 h : Fan’tage
22 h - 23 h : Debbie 68
23 h : Duck Butter
Rue Alsace-Lorraine
16 h - 2 h : boulangerie-pâtisserie Laurent Renart : soirée animation DJ
Place de l’échevinage
Burger Palace : animation DJ
Place du Présidial
20 h : la Fanfare du P’tit Bazar suivie de fanfare jazz impro
Le VH : scène avec Telestone (1er partie, Plokers (2e partie)
Cours National
Grand Comptoir des Cours (scène), Café du Théâtre (concert Nadège), La Mie Câline (scène)
La Graine d’Orge et Cass’la Graine : scène concerts

SAMEDI 22 JUIN
Jardin public
À partir de 17 h : Allegria (gospel soul), Jääl (reggae ragga hip-hop), Camilel Musica (reprise tout genre), Spectral (heavy classic rock), Delta 17, Philty Project, Rude Awakin.
Place du Synode
19 h - 2 h : Le Salisbury’s Pub , concert de Jazz organisé par l’asso Bird + marché des créateurs.

Programme susceptible de modifications, consultable sur le site de la ville www.ville-saintes.fr
Cartographie des sites disponible les 21 et 22 juin sur l’application.

Nouveau : Squash à Jonzac


Depuis début juin, une nouvelle activité sportive et de loisirs est proposée à Jonzac : le squash. Grâce à ses deux courts, Set Squash propose une activité tonique et ludique accessible sans nécessité de disposer d'une licence sportive. Les amoureux de la petite balle noire à deux points en frémissent de plaisir !
Accessible 7/7j de 7 h à 22 h, Set Squash se situe 6 avenue Victor Hugo (face à la boulangerie Mierger)
• Pour réserver, rien de plus simple ! il suffit de se connecter sur https://openresa.com/club/SETSQUASHJONZAC Après paiement en ligne, un code d'accès est généré pour bénéficier de l'heure ainsi réservée au tarif unique de 16€.
Sur place des raquettes et des balles sont à disposition pour que débutants ou vacanciers de passage n'ayant pas prévu leur matériel puisse prendre un plaisir maximum, avant une douche bien méritée dans les vestiaires prévus à cet effet !

dimanche 16 juin 2019

Archéologie : un village de l'époque de Charlemagne découvert à Saint-Sulpice de Royan

LE DÉPARTEMENT S’ENGAGE POUR RÉVÉLER SES RICHESSES ARCHÉOLOGIQUES

Vue générale de la fouille (© Département de Charente-Maritime 2019)
Saint-Sulpice de Royan fait partie avec Saujon, Médis et l’Egaille de l’arrière-pays de Royan et de la  Basse Seudre, formant une entité, un territoire de transition entre les « îles de Marennes » tournées  vers la  mer et la Saintonge rurale.  
De nombreuses traces d’enceintes et d’enclos circulaires,  ou encore la découverte de la voie romaine reliant Breuillet à Médis mettent en  lumière l’existence d’un site protohistorique et gallo-romain. Le 15 avril dernier, une fouille préventive a débuté à la suite d'un diagnostic archéologique conduit en  2009 par le Département sur le site de Saint-Sulpice-de-Royan sur une surface de 1,6 hectare. Une  équipe de dix chercheurs s’y consacre jusqu’au mois de juillet. Les fouilles ont permis de mettre en  lumière des vestiges d’époques différentes dont un village carolingien qui s’est développé autour des VIIIe et IXe siècles, contemporain au règne de Charlemagne.

■ LE SITE DES FOUILLES

L’opération a livré des restes très homogènes : des  trous de poteau formant plusieurs bâtiments, quelques fosses assimilables à des fonds de cabane et un réseau assez dense de fossés constituant des enclos organisés. Au regard des indices, la vie du site semble peu longue. 
Les chercheurs ont pu isoler quatre états distincts d’habitations : une datant de l’époque gallo-romaine,  une seconde existant autour du Vème siècle, une autre du VIIIème siècle et enfin une occupation peut-être plus contemporaine. 30 bâtiments abritant autrefois des hommes et des animaux (habitations, greniers à grains, étables) sont à présent matérialisés par des piquets en bois sur le site. 

Et maintenant...

Actuellement,  un dessinateur  travaille  sur  la restitution de ces constructions afin d’évoquer l’aspect que devait avoir le village au Moyen-Age. L’équipe a également découvert une unique tombe et continue de tenter d’expliquer les raisons du décès  de  son  occupant.  Les  fouilles  ont  révélé  la présence d’arbres dont  les  essences  pourront  être  déterminées  grâce  à l’analyse des pollens conservés dans des puits. Des recherches complémentaires ont commencé mardi 11 Juin. 

La nature du site, son extension, son exceptionnelle lisibilité permettent  d'ores et déjà d'en faire un site de référence pour tout le sud-ouest de la France, notamment la Nouvelle-Aquitaine, en ce qui concerne cette période de l'histoire.

L'archéologue Bastien Gissinger apporte des explications (© Département de Charente-Maritime 2019)

vendredi 14 juin 2019

Saintes : samedi 15 juin, grand gala de boxe, la nuit de l'impact

La nuit de l'impact, c'est samedi 15 juin au Gymnase du Grand Coudret à Saintes. Gala de boxe pieds/poings de niveau mondial. Spectacle et animation professionnelle, show à l'américaine. Depuis 4 ans, le gala ne cesse d'évoluer. Avec plus de 1500 spectateurs chaque année, cette édition sera grandiose car le public retrouvera des combattants de la région qui évoluent chez les pros cette saison, Delphine Guenon, Clément Nisole, Benjamin Boutet. Et une grosse surprise dans la soirée. Venez nombreux !

La pesée des participants à la mairie de Saintes vendredi en fin de journée en présence des dirigeants et des élus, Jean-Pierre Roudier et Dominique Deren




Saintes : Brochard à la galerie Instant'Art. Et pas seulement !


« La Galerie d'art Instant Art se veut avant tout innovante et ouverte à tous, créatrice d'évènements. Je vous propose chaque mois des rencontres différentes et passionnantes autour de l'art. Je privilégie le mélange de l'art avec le théâtre, la poésie, la musique, la danse, les spectacles » explique Yvan Rotrou, responsable de cet espace situé rue Desiles. Cet endroit atypique conjugue à la fois intimité et convivialité. Avec un coin jardin, comme en possèdent les maisons de Saintes qui ont du caractère. On s'y sent bien et c'est pourquoi avec Marion, sa compagne, Yvan a complété la facette artistique en proposant une partie restauration. Déjeuner ou dîner au milieu des œuvres... et la cuisine exhale un parfum de partage et d'évasion !

A vous le choisir !
Actuellement, Dominique Brochard expose ses toiles jusqu'au 18 juin. Le regard se pose sur ses carrés colorés : ils rappellent que chaque étape de la vie est une marche vers la liberté. Chèrement acquise, mais tellement belle quand elle rayonne en teintes lumineuses. Derrière les grilles ou les barreaux qui cherchaient à l'emprisonner.
Ainsi est la galerie instant'Art, porte ouverte sur une autre façon de penser !

La marelle du monde où chaque être doit apprendre à poser les pieds !
 • Galerie Instant'Art : restaurant ouvert tous les jours sauf mercredi et jeudi. Brunch le dimanche.
• Exposition des œuvres de Dominique Brochard : Jusqu'au 18 juin.
• Horaires d'ouverture de la galerie : mardi, mercredi : de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h ; jeudi : de 14 h à 19 h ; vendredi, samedi : de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h

jeudi 13 juin 2019

Mortagne : Lonely Planet sélectionne l'Atelier Brocante de la Minoterie

Très bonne nouvelle pour l'Atelier Brocante de la Minoterie qui a été sélectionné par Lonely Planet pour figurer dans son guide "Explorer la région, Charente-Maritime et Vendée". Ce haut lieu des brocanteurs, situé sur le port de Mortagne, est unique en son genre. Tant par la superficie qu'il propose que la variété des objets présentés. A ne pas manquer ! Dépaysement et ambiance assurés.
Félicitations à toute l'équipe et en particulier à Marie Laplagne et Ann-Sofie Stragier


Communauté d'Agglomération Royan Atlantique : Musique, histoires d'estuaire, nuit de la chauve-souris, remontée de la Seudre

JUSQU’AU 19 SEPTEMBRE : les  Jeudis Musicaux

La trente-et-unième édition des Jeudis Musicaux se poursuit jusqu’au jeudi 19 septembre. Pas moins de 187 artistes sont attendus au fil des 33 concerts donnés tout au long de l'été dans l'église ou le temple de chaque commune de la Communauté d'Agglomération Royan Atlantique. Parmi eux, plusieurs grand noms de la musique classique et du jazz sont à nouveau attendus, cet été, en pays royannais : le violoniste Renaud Capuçon, le pianiste Bertrand Chamayou, Jordi Savall et son ensemble Hespèrion XX, la violoncelliste Camille Thomas, la légende du jazz Biréli Lagrène, ou encore Émile Parisien accompagné de Roberto Negro...
Une carte blanche sera laissée à l’Ensemble Appassionato dirigé par Mathieu Herzog pour trois concerts à Saujon le 30 juillet, Chaillevette le 1er août (concert spécial à 11 heures autour de Mozart, pour le jeune public) et Semussac le 1er août à 21 heures, avec la soprano Raquel Camarinha.
Une journée autour de la flutiste Juliette Hurel est également prévue le 14 août, avec un duo flûte harpe à Saint-Augustin et un concert à Saint-Romain-de-Benet : elle y accompagnera la récitante Julie Depardieu et la pianiste Hélène Couvert à la découverte de la muse Misia Sert.
Autre nouveauté : une soirée jazz est programmée le 25 juillet avec le Caravan Quartet mené par Samuel Strouk, qui jouera à 17 heures à Boutenac-Touvent, puis à 21 heures dans la commune voisine de Floirac, avec la soprano Hélène Walter.
En tournée dans le monde entier, l’ensemble vocal britannique Voces 8 fera enfin escale à Arvert, le 19 septembre pour le concert de clôture.
Afin d’apporter au public les meilleures conditions d’accueil, huit concerts ne seront disponibles qu’avec des billets achetés en avance sur les sites www.ticketmaster.fr et www.francebillet.com, par téléphone (respectivement : 0892 390 100 et 0892 683 622) ainsi que dans les enseignes locales Leclerc, Intermarché et Super U.
Une billetterie sera toujours assurée sur place pour tous les autres concerts 45 minutes avant l’heure annoncée. Gratuite pour les moins de seize ans, l’entrée aux concerts bénéficie d’un tarif unique de 14 euros.


DU 27 JUILLET AU 28 AOÛT : Sept histoires d’estuaire

Entre le 27 juillet et le 28 août, sept spectacles gratuits seront organisés en nocturne sur des sites remarquables des rives de Gironde, autour de la thématique de l’estuaire. Porté par la CARA, la Communauté de communes de Haute-Saintonge et la CdC de l’Estuaire, ce spectacle audiovisuel associant théâtre, musique et danse bénéficie du label Sites en scène.
Intitulé 7 histoires d’estuaire, cet événement artistique a été conçu par Éric le Collen, metteur en scène et scénographe. En s’inspirant des paysages, de l’histoire et du patrimoine de chaque site, le scénographe a composé une fresque poétique dans laquelle trois personnages racontent l’estuaire à leur manière, en voyageant dans un décor audiovisuel sophistiqué. Sept représentations au coucher du soleil
- Samedi 27 juillet : site de Vitrezay à Saint-Thomas-de-Conac
- Vendredi 2 août : port des Callonges à Braud-et-Saint-Louis
- Mercredi 7 août : port Maubert à Saint-Fort-sur-Gironde
- Lundi 19 août : port de Chenac-Saint-Seurin-d’Uzet
- Mercredi 21 août : site gallo-romain du Fâ à Barzan
- Lundi 26 août : site de la falaise du Caillaud à Talmont
- Mercredi 28 août : phare de Saint-Georges-de-Didonne
Durée : environ une heure. Plein air. Accès libre dans la limite des capacités d’accueil.

27 AOÛT : Nuit de la chauve-souris

À l’occasion de la 23e nuit internationale de la chauve-souris, une sortie est organisée pour partir à la découverte des chauves-souris du site Natura 2000 de la « Presqu’île d’Arvert ». La soirée débutera par une présentation du cycle de vie, des mœurs et de l’alimentation de ces mammifères volants par Maxime Leutchmann, coordinateur du Groupe chiroptères Poitou-Charentes. Elle se poursuivra par une déambulation en lisière de forêt dès la tombée de nuit, conditions propices à leur observation. Cette promenade sera également l’occasion de capter les cris des chauves-souris, habituellement inaudibles pour l’oreille humaine, grâce aux détecteurs d’ultrasons. Animation gratuite. Prévoir lampe et chaussures fermées. Rendez-vous à 19h30 sur l’aire naturelle de camping à la ferme « L’îlot », route de l’îlot à Saint-Augustin-sur-Mer.
Inscription auprès de Leïla Renon, l.renon@agglo-royan.fr, au 06 83 76 70 47. 31

AOÛT et 1er SEPTEMBRE

Remontée de la Seudre : La traditionnelle Remontée de la Seudre aura lieu samedi 31 août et dimanche 1er septembre. Chaque année depuis 1996, plus de 2 000 personnes participent à cet événement phare de la fin de saison dans les communes ostréicoles. Le départ des randonnées à pied, en vélo, à cheval ou en kayak aura lieu samedi à Marennes Hiers-Brouage, où se tiendront un marché et un repas fermier de 15 heures à 23 heures. Dimanche, place aux embarcations sans moteur de toutes tailles au départ de l’embarcadère de La Tremblade pour une arrivée festive à l’Éguille-sur-Seudre vers 17h30.
Tarif : 7 euros par personne, gratuit pour les moins de 12 ans.
Renseignements et inscriptions à partir du 12 août au 05 46 87 00 21.

DU 21 SEPTEMBRE AU 3 NOVEMBRE : Sentiers des Arts

La septième édition des Sentiers des Arts aura lieu du 21 septembre au 3 novembre 2019. Les œuvres monumentales et éphémères seront exposées dans les parcs de Nauzan et de La Métairie, au cœur des villes de Vaux-sur-Mer et de Royan. Après le cinéma, cette édition aura pour thème la contemplation, comme une invitation à s’immerger dans un cocon de nature et à voir différemment le monde qui nous entoure. Retrouvez les programmes complets de ces manifestations sur le site www.agglo-royan.fr

Contrôle du secteur BTP par l’inspection du travail : 40% des entreprises concernées par le travail en hauteur contrôlées en situation d’infraction

L’inspection du travail de Charente-Maritime organise deux fois par an une semaine de contrôle plus spécifiquement dédiée au contrôle des chantiers du bâtiment. La prévention du risque de chute de hauteur, le respect des règles d’hygiène, le contrôle des situations de prestations de services internationales illicites (la PSI est un contrat qui engage une entreprise établie à l’étranger pour effectuer une prestation pour une entreprise établie en France, au moyen de travailleurs qu’elle détache temporairement) et la détention des cartes BTP comptaient parmi les objectifs prioritaires poursuivis lors de la semaine du 13 au 17 mai derniers.


Ont à cette occasion été contrôlés par l’ensemble des inspecteurs et contrôleurs du travail du département, appuyés par l’ingénieur de prévention de la Direccte Nouvelle-Aquitaine : 56 chantiers ; 142 entreprises, dont 11 auto-entrepreneurs ; 335 travailleurs.

Les constats effectués mettent en évidence que :

Environ 35% (51 sur 142) des entreprises contrôlées effectuaient des travaux en hauteur. 40% (20 sur 51) de ces entreprises étaient en infraction, en raison de l’absence et/ou de l’insuffisance des protections collectives et individuelles. 20% (10 sur 51) de ces entreprises exposaient leurs salariés à un risque de danger grave et imminent de chute et ont fait l’objet de mesures d’arrêts temporaires de travaux.


Ces constats illustrent que la prévention des chutes de hauteur demeure un enjeu majeur en matière de préservation de la santé au travail. 10 accidents très graves ont ainsi été dénombrés en 2018 suite à des chutes de hauteur sur les chantiers du BTP du département.

En matière d’hygiène, plus de 20% des chantiers n’étaient pas équipés de toilettes (10) ou celles-ci n’étaient pas conformes (2).

Si cette situation concernait majoritairement des chantiers de taille modeste, les mêmes constats ont été effectués sur quelques autres chantiers de taille plus importante. L’inspection du travail appelle donc les employeurs et maîtres d’ouvrages à se conformer à leurs obligations en la matière. La Direccte, sur rapport de l'inspection du travail, peut prononcer, sous réserve de l'absence de poursuites pénales, une amende administrative de 4000 euros (maximum et par salarié concerné par le manquement) à l'encontre de tout employeur ne respectant pas les règles d'hygiène durant l'exécution des travaux de bâtiment et de génie civil.

Le nombre de travailleurs détachés (2, soit 0,6% des travailleurs présents sur les chantiers contrôlés) par des entreprises établies hors de France (2, soit 1,4% des entreprises) apparaît faible. Sous réserve des investigations en cours, ces travailleurs étaient employés dans des conditions conformes aux réglementations européenne et française sur le détachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de service.

75% des salariés étaient titulaires de leur carte d’identification professionnelle du BTP.

Ce chiffre est en augmentation comparativement à la précédente semaine de contrôle du mois d’octobre 2018 (66%).

Depuis le 1er octobre 2017, la Carte BTP est en vigueur sur l’ensemble du territoire.

Les entreprises visées par l’article R.8291-1 du code du travail sont obligatoirement tenues de demander la Carte BTP pour tous les salariés concernés, y compris les intérimaires, les détachés et intérimaires détachés.

L’inspection du travail appelle donc à la vigilance tous les employeurs dont les salariés accomplissent, dirigent ou organisent, même à titre occasionnel, secondaire ou accessoire, des travaux de bâtiment ou de travaux publics, et qui sont tenus de demander la Carte BTP pour les salariés concernés.

mercredi 12 juin 2019

Saintes : journées de l'archéologie les 15 et 16 juin






Saintes : taille des platanes de la place Saint-Pierre

Des travaux de taille des platanes situés place et rue Saint-Pierre vont être réalisés les 17 et 18 juin prochains (sous réserve de météo, les travaux pouvant dans ce cas être reportés au 24 et 25 ou 27 et 28 juin). 


Ces travaux consistent en une taille sanitaire (enlèvement du gros bois mort), d’un rehaussement de couronne (suppression des branches les plus basses sous les charpentières principales) et enfin de cohabitation (dégagement des branches proches des façades et toitures).
L’entreprise LMG Elagage est mandatée par la ville pour effectuer cette taille. Elle mettra en place un périmètre de sécurité qui entraînera la suppression provisoire d’une partie du stationnement et l’interdiction de la circulation entre la place du Synode et le n°2 de la place Saint-Pierre.
Un cheminement piétonnier permettra de sécuriser la traversée piétonne de la place. La rue Cuvilliers sera mise en double sens afin de permettre une déviation durant la fermeture de la rue Saint-Pierre.

Jonzac : le 18 juin 1940, le Général de Gaulle lançait son appel historique

Mardi 18 juin à 18 h 30, place du Château, la ville de Jonzac commémorera l'appel historique du Général de Gaulle lancé en 1940 depuis la capitale britannique. Les habitants sont cordialement invités à cette cérémonie.

La libération n'interviendra qu'après une guerre particulièrement éprouvante et meurtrière. Sur cette photo, la ville de Jonzac et son maire de l'époque, René Gautret, rendent hommage à ceux qui se sont battus pour la France libre.
Rappelez-vous l'appel lancé par Charles de Gaulle à une France occupée :  

« Les Chefs qui, depuis de nombreuses années sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limite l'immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a dans l'univers tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres ».


Appel à se mobiliser, à s'unir qui devait conduire quelques années plus tard à la fin des combats contre l'Allemagne le 8 mai 1945.

Retour sur ces événements dans la région :

Jonzac : libérée le 1er septembre 1944, la ville ne fut totalement sécurisée
que quelques jours plus tard… 

 

Dès le 3 juin 1944, des messages codés annonçaient l’imminence du débarquement et mettaient en alerte les forces françaises de l’intérieur FFI ou FTP (francs tireurs et partisans) de toutes obédiences politiques et incitaient les groupes armés à se préparer au combat, à entraver au maximum les déplacements ennemis, à couper les voies de communication, les réseaux téléphoniques afin que les Allemands ne puissent acheminer les renforts vers la zone des combats. Le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie donna le signal du soulèvement. Trois semaines plus tard, le 30 juin, Pierre Ruibet et Claude Gatineau faisaient sauter les carrières d’Heurtebise. Ailleurs, les Forces Françaises de l’Intérieur de plus en plus actives depuis trois semaines, menaient des coups de main sur l’ensemble du territoire contre les occupants allemands. Une partie de la garnison allemande avait quitté Jonzac le 25 août 1944. Néanmoins, 130 hommes gardaient encore les carrières d’Heurtebise dans lesquelles des munitions non détruites pouvaient alimenter la garnison allemande de Royan qui protégeait l’estuaire de la Gironde. 
Le 30 août, après avoir libéré Barbezieux, les soldats de différents groupes composant la colonne « Soulé » apprennent que Jonzac est toujours défendue par les Allemands. Le 31 août, elle se met en position autour de Jonzac. La prise des carrières devient « l’objectif numéro un » mais devant Heurtebise se trouve un important réseau de barbelés et de mines. Quatre blockhaus armés de mitrailleuses en protègent les entrées.

Parmi les FFI ayant libéré Jonzac, le capitaine Murray dont le groupe appartenait 
à la colonne Soulé venant des Hautes Pyrénées
Photos de maquisards locaux


Le 1er septembre à 16 heures, le colonel Soulé propose une reddition pure et simple aux Allemands. Ils refusent. L’assaut est donné à 18 heures avec le renfort des résistants jonzacais placés sous l’autorité de l’adjudant de gendarmerie Georges Bernard. Un canon positionné par le « Groupe Pierre » sur les hauteurs du Cluzelet à proximité du château d’eau neutralise les nids de mitrailleuses qui interdisent l’entrée des carrières. Un groupe de « Corps Francs » du capitaine Murray pénètre dans les carrières par la cheminée d’aération et prend l’ennemi à revers. Ce puits d’aération est toujours visible sur la route d’Ozillac à une centaine de mètres au-dessus de la résidence des Vignes. Les soldats ennemis se rendent. Les résistants font 130 prisonniers dont 5 officiers. Parmi ces prisonniers, se trouvent des « volontaires russes, géorgiens, ukrainiens » qui seront employés dès le lendemain au déminage du site.

Allemands ayant été faits prisonniers par les FFI

Le 3 septembre, une colonne allemande venue de Royan et forte de deux à trois cents hommes tente de reprendre Jonzac en arrivant par Archiac, Allas-Champagne et Meux. Des combats ont lieu vers la « Font de Pépignon » à proximité de l’ancienne gare de Champagnac. Les Allemands sont repoussés et repartent. Le résistant Henri Guillon est tué. Une stèle, souvenir de ces évènements tragiques, porte son nom.
Le 1er septembre, Jonzac était définitivement libéré, mais au prix de lourds sacrifices. Durant ces combats qui permirent la capture de 227 prisonniers allemands, on a dénombré 16 victimes dans les rangs des FFI dont un jeune résistant espagnol Damaso Gomes venu se battre aux côtés des Français. Témoignage de l’histoire, l’actuelle Avenue du Général de Gaulle s’appelait à l’époque Avenue du Maréchal Pétain.
Cérémonie au monument aux morts de Jonzac pour honorer les libérateurs 
de Jonzac en présence du maire René Gautret et conseil municipal
• A proximité de Jonzac :

A Saint-Simon de Bordes, dans la clairière des Hillairets, un monument a été érigé à l’emplacement où furent exécutés le 27 juillet 1944 les résistants René Suberbielle, Marcel Danger, Noël Boileau, Léon Renaud, Robert Bordier. L’église de St-Simon porte encore les traces d’impacts de combats qui se sont déroulés à proximité. 

• « L’affaire de Marignac » :

Le 20 août 44, craignant les représailles sur la population civile, Londres incite les Français à ne pas emprunter les routes principales encore sous contrôle allemand et de s’abstenir de démonstrations au passage des colonnes allemandes en retraite. Le 21 août 44 au matin, 7 hommes du groupe « Danton » venant de Pons se dirigent sur Jonzac à bord d’un camion avec parmi eux Max, Roland et Maurice natifs de Mosnac.
Sur le bord de la route, des soldats allemands font signe au chauffeur de s’arrêter. Le conducteur n’obéit pas aux injonctions. Les Allemands tirent, faisant six blessés. Un seul homme reste valide. Tous sont achevés ou fusillés à la sortie de Marignac.
Un monument à leur mémoire se trouve sur le chemin qui mène au château Gibeau. Dans le marbre sont gravés les noms de Roland Arrouy, Max Barré, Roland Charruaud, Maximin Schleipfer, Noël Couilleau, René Girardeau et Maurice Rabaud, martyrisés et exécutés le 21 août 1944.
Hasard malheureux, dénonciation, nul ne sait pourquoi des soldats allemands se trouvaient à cet endroit, mais à l’époque, seuls les véhicules de ravitaillement étaient autorisés à circuler de jour uniquement. L’arrivée d’un véhicule à bord duquel se trouvaient plusieurs hommes a paru suspecte aux Allemands rendus très nerveux par les nombreuses actions des résistants qui les harcelaient sur l’ensemble du territoire.
Début 1944, l’abbé Hémeraud, curé d’Ozillac, a formé le groupe de résistance « Ozillac » mais dépourvu d’armes, il fusionnera en mai avec celui de Manuel Serra constitué à Jonzac et deviendra le groupe « Bob ». A Montendre, le groupe « la Bruyère » serait le plus important de la région avec 350 membres disposant de mitrailleuses, fusils-mitrailleurs, pistolets-mitrailleurs, fusils, 2 lance-roquettes antichar et un canon de 77 pris aux Allemands. A Barbezieux, les 24 et 25 août, des Allemands ont tiré sur des « terroristes » et à la suite de cet incident, la municipalité lance un appel à la prudence : « La population ne doit séjourner ni de jour ni de nuit sur le passage des troupes ». Dans ces détachements, se trouvent des soldats accablés par la fatigue, traqués par les maquisards et probablement alcoolisés qui tirent sur tout ce qui bouge. Un canon cible les façades d’immeubles et le restaurant « La Boule d’Or ». Plusieurs personnes sont abattues sur le seul motif de leur présence. Barbezieux est libéré le 30 août 1944 au matin. Pris et repris, Jonzac est libéré le 1er septembre 1944, mais ce n’est qu’à partir du 4 septembre que le secteur est totalement sécurisé. 
D.S. 
La libération de Jonzac
Hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté
• Les photos reproduites viennent de différents ouvrages : « La libération des deux Charentes », "Soldats en sabots" de Christian Genet, photos archives « studio Dubroca » de Jonzac et « Mémoires en images de Jonzac et son canton » de James Pitaud.

Économie, social, cadre de vie : comment innover à partir de nos savoirs-faire pour relever les défis sur Saintes et son agglomération ?

Communiqué du Club citoyen "Paroles, Projets, Actions" 

Le Club Citoyen propose son troisième Atelier d'Avenir, sur les questions économiques et sociales, pour améliorer la qualité de vie de chacun au quotidien et vivre tous dignement, mardi 18 juin à 20 h, salle Gérard Philipe, 31 rue du Cormier à Saintes. Depuis plusieurs années, nous constatons la perte d'attractivité de notre territoire, l'instauration d'une société libérale inégalitaire, comme en témoigne le mouvement des gilets jaunes. A partir des propositions et des savoirs-faire de chacun, impulsons au territoire un nouvel essor, passons d'une situation de dépendance économique et sociale à une prospérité locale partagée. L'implication concrète des citoyens permet de définir les orientations et les actions à engager. Ainsi chaque habitant devient un acteur de la construction de notre avenir. C'est pourquoi le Club citoyen propose à nouveau aux habitants de participer à cet Atelier d'Avenir sur le développement socio-économique, comme aux précédents Ateliers sur la démocratie locale et l'environnement.

Club citoyen "Paroles, Projets, Actions" 
Contact : Serge Maupouet
Courriel : clubcitoyen@laposte.net

mardi 11 juin 2019

Saintes : le mystérieux souterrain de la Maison Audiat

Non loin de l'amphithéâtre de Saintes, l'ancienne Maison Audiat (érudit saintais du XIXe siècle) était ouverte au public dimanche dernier à l'occasion des rendez-vous aux jardins. Elle abrite un souterrain gallo-romain dont la maçonnerie est restée intacte...

La maison Audiat
Selon les recherches effectuées au fil des siècles, ce souterrain situé sur la pente nord du vallon proche du remblai Reverseaux, a souvent été cité et exploré. Letelié le décrit : « il coupe l’arc de cercle que dessine la maison Audiat et traverse le mur de soutènement au niveau de la rue Audiat ». Des hypothèses ont placé le début de ce souterrain sur la colline de l‘ancien hôpital tandis que le géographe Claude Masse, sous Louis XIV, pense qu’il s‘agit d’un bout de l’aqueduc.

Maçonneries intactes (© Nicole Bertin)
La Sauvagère voit en cette construction un moyen d’alimenter en eau les arènes lors de batailles navales (naumachies), spectacles appréciés du public. L’historien Bourignon souligne « qu’il est possible d’accéder à ce souterrain par un effondrement au dessus du coteau des arènes et le visiter sur 40 mètres de longueur ». L’abbé Lacurie en parle également, de même que les érudits du XIXe siècle que sont Charles Dangibeaud et Louis Audiat.
Aujourd’hui, le mystère n’a pas vraiment été éclairci (sauf que la maçonnerie romaine a traversé le temps, comme le montrent les photos). De nouvelles fouilles apporteraient-elles une réponse ?

Cheminées "fermées" (© Nicole Bertin)
Un puits ?
De nombreuses interrogations et des époques successives...
• Louis Audiat (1833-1903) 

Il fut, entre autres, professeur de rhétorique et bibliothécaire-archiviste de Saintes. Valorisant la revue de l’Aunis et de la Saintonge, on lui doit de nombreuses recherches sur l’histoire de la ville.

• Personnalité saintaise : François Marie Bourignon

D’après la biographie de l’abbé Pierre-Damien Rainguet, on apprend qu’il est né à Saintes, en 1752, d’une famille d’artisans, s’appliquant dès sa jeunesse à l’étude des antiquités que favorisait si bien sa ville natale par les nombreux monuments gallo-romains qu’elle possédait alors. 

Bourignon ne tarda pas cependant à comprendre que, dépourvu de fortune, il lui importait de chercher un emploi plus lucratif que celui d’antiquaire.
Il se rendit à Paris pour y étudier la chirurgie. L’amour de la poésie l’emporta, et il s’appliqua, de concert avec quelques vaudevillistes, à la composition de petites pièces de théâtre qui lui assurèrent des triomphes faciles, mais sans beaucoup de profit.
Bientôt il rentra dans sa patrie sans avoir pris le temps de cultiver l’art de guérir, et se livra de nouveau à des recherches sur les antiquités de Saintes et des lieux environnants. Il établit, dans sa ville, un petit journal hebdomadaire intitulé : Affiches de Saintonge et d’Angoumois, qu’il sut rendre intéressant en y mêlant des articles scientifiques et littéraires. Plusieurs abonnés répondirent à son appel. La Révolution française étant survenue, Bourignon en embrassa les principes avec chaleur. Il fut nommé lieutenant-colonel de la garde nationale ; son journal devint dès lors l’écho des plus violentes déclamations républicaines.
Emporté par une ardeur peu commune, il parcourut les campagnes pour y prêcher les doctrines révolutionnaires, et il compromit, dans ces exercices forcés, sa frêle santé d’homme de lettres. On assure, de plus, que les mauvais traitements qu’il éprouva dans une localité, de la part de personnes opposantes et attachées à l’ancien ordre de choses, ne contribuèrent pas peu à son état maladif. Bourignon mourut au commencement de l’année 1793, victime de son enthousiasme démocratique.

« Qu’aurait dit Bourignon, s’il eût prévu qu’un demi-siècle après ses importants travaux sur les antiquités saintongeaises, son pays eût détruit ou laissé détruire l’arc de triomphe de Germanicus, qu’il avait étudié avec tant de soin et dont il nous a conservé la double inscription dans son ouvrage ? Quels blâmes sévères n’eût-il point infligé aux projets barbares de ses concitoyens, et dont le plus inexplicable consiste à relever, au XIXe siècle, avec d’anciennes et de nouvelles pierres, un monument du Ier siècle ? Comme si l’on pouvait improviser des antiquités ! Vrais jalons de l’histoire, les monuments ne doivent-ils pas, pour parler à l’esprit des hommes, être contemporains des faits historiques qu’ils rappellent ? »
• Source : Biographie saintongeaise - Pierre-Damien Rainguet - Paris - 1831

Quel dommage que ce pont, dont l'arc marquait l'entrée, n'ait pas été conservé...

lundi 10 juin 2019

Saintes/Arc de Germanicus : Les installations de l'artiste Gérard Dumora victimes de la tempête Miguel


Grande réalisation des 2000 ans de l'histoire de Saintes (2018), l’artiste Gérard Dumora avait tissé une toile au cœur de l'arc de Germanicus dont les fils lumineux étaient censés capter l’attention. Attiré par ces faisceaux qui illuminaient la structure, le public a été séduit dans un premier temps. Seul problème, le vent et les intempéries ont bouleversé ces installations qui ont fini par s'entremêler et pendouiller... Jusqu'à "rabaler" diraient les patoisants.
La mairie a voulu y remettre de l'ordre. C'était sans compter sur la tempête Miguel qui s'est fait un plaisir de tout chambouler. Bilan, les fils sont dans tous les sens et c'est franchement inesthétique. Peut-être faudrait-il rendre à l'arc de Germanicus son aspect premier ?
Une somme importante a été investie dans cette composition artistique soumise aux aléas de la météo. C'est bien là le problème...

En ce week-end de Pentecôte, donc d'affluence touristique, un spectacle un peu tristounet du côté de l'arc de Germanicus...

• C'était mieux l'été dernier !


(© Nicole Bertin)

Saintes/Site Saint-Louis : « pendant que les uns parlent, les autres agissent » souligne Jean-Michel Méchain

Président de l'association ACMS (Activae Civis Mediolanum Santonum), Jean-Michel Méchain est un ardent défenseur du site Saint-Louis, c'est pourquoi il est inquiet du projet d'aménagement qu'entend y concrétiser le groupe Linkcity. Il estime qu'il n'est pas trop tard pour rendre à ce lieu la valeur historique qu'il mérite...

L'aménagement du site Saint-Louis (ancien hôpital, logis du Gouverneur) par le groupe Linkcity
La vente du site Saint-Louis (ancien hôpital) par la mairie à Linkcity a fait couler beaucoup d'encre durant ces derniers mois et soulève encore de nombreuses remarques, y compris chez les commerçants du centre-ville. Le groupe y envisage des aménagements (hôtel de standing, restaurant, Ehpad appartements, etc) le sortant de sa léthargie. 
Que la mairie cède ce lieu historique à un groupe privé est contesté par les associations de défense du patrimoine dont ACMS. Jean-Michel Méchain, son président, déplore l'indifférence dont a fait part la municipalité face à ses observations, l'objectif étant de protéger l'ancien oppidum romain de Mediolanum quand la ville était capitale de la Gaule Aquitaine au 1er siècle avant J.C. « Saint-Louis est le cœur historique de Saintes, là où se trouvait le forum et où étant érigés de grands temples dont certains vestiges sont actuellement entreposés à la Trocante puisque nous n'avons plus de musée. Des fouilles d'envergure sur le site devraient y être menées. Le projet de Linkcity est présenté comme une certitude, c'est pourquoi l'association a engagé une action auprès du Tribunal administratif concernant deux décisions prises par le conseil municipal : le déclassement du domaine public du site Saint-Louis et la Place du 11 novembre. Si les recours aboutissent, le projet vient caduque ».
La Coopérative du Citoyen de Saintes a également déposé un recours auprès du TA de Poitiers contre la Ville relatif à l'approbation du compromis de vente du site Saint-Louis à la société Linkcity, filiale du Groupe Bouygues Construction (légalité de la délibération prise en conseil municipal le 16 novembre 2018, prix de vente du site). 
« Pendant que les uns parlent, les autres agissent » remarque Jean-Michel Méchain.

L'association ACMS s'est entourée des conseils de cabinets d'avocats poitevin et saintais. « Nous souhaitons que les candidats aux Municipales de 2020 se positionnent sur le dossier. Nous avons besoin d'un schéma directeur en ce qui concerne le gallo-roman à Saintes, amphithéâtre, oppidum, arc romain, thermes. L'actuelle municipalité a tendance à tout mélanger, restauration et valorisation de Saint-Eutrope, partenariat avec l'université de Bordeaux, site Saint-Louis, arènes. Nous sommes dans la communication et non dans le raisonnement de fond ». L'association prône une mise en réseau des sites gallo-romains de la région Nouvelle-Aquitaine dont Saintes serait l'un des maillons forts.

L'action d'ACMS porte aussi sur les travaux à la cathédrale Saint-Pierre, le transept sud en particulier, qui n'ont pas été réalisés. Par contre, le cloître est redevenu accessible, un point positif à souligner. 

Jean-Michel Méchain est-il candidat aux élections municipales ?  « Non, notre association est apolitique. Par contre, nous adresserons un courrier à chaque liste pour leur demander leur position sur la valorisation et la sauvegarde du patrimoine saintais. Il est important que les citoyens connaissent l'avis des différents candidats » souligne-t-il. 

A suivre...

Saintes/Evénement culturel : Toshio Matsuda expose à l'espace Korçë suivi du peintre albanais Enkeljd Zonja

• Toshio Mastuda : Le Japon a rendez-vous avec Saintes

Après l’exposition de Chantal Cartier qui s'est terminée le 8 juin, l’Espace Korçë invite Toshio Matsuda du 14 au 29 juin. Formé aux Beaux-Arts de Kyoto (Japon), sa ville natale, l’artiste s’est installé en France en 1974. Il dessine et peint les bistrots parisiens, les marchés provençaux comme les villes japonaises. Lors de son séjour à Saintes, vous ne manquerez pas de le croiser. En effet, il va croquer les ruelles de la ville. Les artistes et les personnes intéressées pourront se joindre à lui pour une exposition collective ! Vernissage le 14 juin à partir de 18 h.
Toshio Matsuda exposera également ses œuvres à la galerie Instant'Art (rue Desiles) dont est responsable Yvan Rotrou. Vernissage Instant'Art le 15 juin.


• Espace Korçë / 14 rue du général Sarrail / 17100 Saintes
Facebook : Espace Korce
Site : https://espacekorce.wordpress.com/
Mail : espacekorce@gmail.com
Site internet : www.matsuda-toshio.fr/

• Suivra le peintre albanais Enkeljd Zonja 

C'est avec plaisir que le propriétaire de l'espace Korçë recevra du 4 au 16 juillet prochains Enkeljd Zonja, peintre très connu en Albanie qui enseigne à Tirana (partenariat avec la galerie Instant'Art d'Yvan Rotrou). « L'accueillir à Saintes est une chance » souligne Jean-Michel Méchain. Un rendez-vous dont nous reparlerons. Vernissage Espace Korçë le 5 juillet, galerie Instant'Art le 6 juillet .

Hommage à la ville de Korçë

Jean-Michel Méchain a découvert cette ville albanaise à l’occasion de ses missions quand il était officier. Il s’agit d’une ancienne région autonome mise en place par la France dans le sud de l'Albanie durant la Première Guerre mondiale. Encouragée par le général Sarrail, la province de Korçë avait alors déclaré son indépendance sous le nom de « République de Korça ».
Située au Sud-Est du pays, proche des frontières grecques et macédoniennes, Korçë est l'une des villes les plus importantes, à la fois en terme de population et de par son rôle dans l'émergence d'un sentiment national albanais.
Même après sa réintégration à l'Albanie, les liens avec la France sont restés forts. Encore aujourd'hui, il n'est pas rare de rencontrer des habitants y parlant français grâce au lycée toujours ouvert et à l'Alliance française. Le cimetière militaire français regroupe 640 tombes de soldats de l’armée française morts en Albanie entre 1916 et 1918.
• A noter : Les estradiots (ainsi appelait-on les soldats d'origine croate ou albanaise) ont participé à la bataille de Coutras en 1587 (guerres de religion).