vendredi 17 avril 2026

Communauté de Communes de Haute-Saintonge : Les 38 membres du bureau communautaire élus à Montendre

Le nouveau bureau de la CDCHS est désormais constitué. Le vote, qui s'est déroulé jeudi à la salle municipale de Montendre sous la présidence de Christophe Cabri, a occupé une bonne partie de la journée. Heureuse réunion pour Montendre d'ailleurs puisque Christophe Boulle, qui s'était incliné devant le nouveau maire de Salignac lors de l'élection des vice-présidents la semaine dernière, a été élu membre du bureau. Idem pour Hugues Legendre (Saint Aigulin) et Jean-Michel Videau (Clam). Le dr Chaillou, maire de Châtenet, a été moins chanceux. 

Désormais, la CDCHS version 2026 est en ordre de marche : Prochaine réunion à Mirambeau le 30 avril (DOB) et nomination prochaine des membres des commissions, chaque élu ou délégué étant appelé à se prononcer sur les sujets auxquels il souhaite participer.  

Christophe Cabri et Fabienne Dugas-Raveneau

Composition du bureau communautaire : 

Président et 15 vice-présidents élus le 7 avril dernier : Christophe Cabri, Fabienne Dugas Raveneau, Thierry Clémenceau, Isabelle Tardy, David Defoulounoux, Julien Moucheboeuf, Bruno Robert, Christelle Neau, Jean-Pascal Cartron, Christophe Pavie, Maud Maingot, Benoit Meugniot, Nicolas Morassutti, Cécile Biron, Emmanuel Festal, Lise Mattiazzo.

Délégués élus : 

Christophe Boulle adjoint au maire de  Montendre

Les opérations de vote
Séverine Guinodie maire de La Clotte

Michel Masero maire de Neuvicq

Karine Lhermite maire de Corignac

Hugues Legendre maire de Saint Aigulin

Laurent Cuilhé maire de Souméras

Pascal Priouzeau maire de Clérac

Emmanuel Loriaud maire de Mirambeau

Jean Jacques Dessaivre maire de Belluire

Aurélie Pascault adjointe au maire de Saint Genis de Saintonge

Eliane Marsaud maire de Courpignac

Jean Michel Marchais maire de Salignac sur Charente

Jean Pierre Bouchet maire de Saint Quantin de Rançannes

Hugues Sciard maire de Saint Thomas de Conac

Marie Catherine Prévôt maire de Saint Hilaire du Bois

Antony Letourneau maire de Mortiers

Véronique Barbot maire d'Archiac

Claude Martial maire de Saint Germain de Lusignan

Jean Michel Videau maire de Clam

Jean Philippe Potier maire de Guitinières

Danielle Giraudeau maire de Fontaines d'Ozillac

Jean Reynal maire de Neulles

Communauté d'Agglomération Royan Atlantique : Patrick Marengo, maire de Royan, élu président de la CARA

Patrick Marengo succède à Vincent Barraud à la présidence de la CARA. La ville de Royan prend les rênes de l'intercommunalité 

Réunion d'installation (© Cara)
L'installation du conseil communautaire de la communauté d'agglomération Royan Atlantique a eu lieu lors de la séance du 16 avril. Les 63 élus communautaires ont désigné Patrick Marengo à la présidence de l'intercommunalité, recueillant 39 voix à l'issue du premier tour.

Le conseil communautaire a ensuite procédé à l'élection des vice-président(e)s et des conseiller(e)s communautaires délégué(e)s. Ils constitueront le bureau communautaire.

Le nombre de vice-président(e)s est établi à 15 sièges comme suit :

• Premier vice-président : Éric Renoux

• Deuxième vice-présidente : Marie-Christine Peraudeau

• Troisième vice-président : Pascal Ferchaud

• Quatrième vice-présidente : Marie Bascle

• Cinquième vice-président : Yves Trocmet

• Sixième vice-présidente : Eliane Ciraud-Lanoue

• Septième vice-président : Olivier Martin

• Huitième vice-président : Patrice Libelli

• Neuvième vice-présidente : Catherine Morin

• Dixieme vice-président : Pierre Bernardaud

• Onzième vice-président : Philippe Cussac

• Douzième vice-président : Emmanuel Cretin

• Treizième vice-président : Stéphane Cotier

• Quatorzième vice-présidente : Ghislaine Guillen

• Quinzième vice-Président : Christian Pitard

• Les autres membres du bureau sont établis au nombre de 10 sièges comme suit :

Premier délégué membre du bureau: Jean-Pascal Desplaces

Deuxième déléguée membre du bureau : Patricia Chaigneault

Troisième déléguée membre du bureau : Marie-Noëlle Groch

Quatrième déléguée membre du bureau : Angèle Bazin

Cinquième déléguée membre du bureau : Nelly Pinet

Sixième délégué membre du bureau : Bernard Pourpoint

Septième délégué membre du bureau : Philippe Betizeau

Huitième délégué membre du bureau : Robert Galon

Neuvième déléguée membre du bureau : Isabelle Prud'Homme

Dixième délégué membre du bureau : Carl Girerd

Cette liste ainsi que la composition du conseil communautaire de la CARA peuvent être consultées sur le site internet de la CARA : www.agglo-royan.fr/les-elus

• Les 33 communes qui composent la  CARA

Arces-sur-Gironde • Arvert • Barzan • Boutenac-Touvent • Breuillet • Brie-sous-Mortagne • Chaillevette • Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet • Corme-Écluse • Cozes • Épargnes • Étaules • Floirac • Grézac • L'Éguille-sur-Seudre • La Tremblade • Le Chay • Les Mathes - La Palmyre • Médis • Meschers-sur-Gironde • Mornac-sur-Seudre • Mortagne-sur-Gironde • Royan • Sablonceaux • Saint-Augustin • Saint-Georges-de-Didonne • Saint-Palais-sur-Mer • Saint-Romain-de-Benet • Saint-Sulpice-de-Royan • Saujon • Semussac • Talmont-sur-Gironde • Vaux-sur-Mer

jeudi 16 avril 2026

Jonzac : grand concours de peinture et de dessin samedi 20 juin. Premier prix : 500 euros

L'association des Amis de Jonzac organise un grand concours de peinture et de dessin samedi 20 juin dont le premier prix est doté de 500 euros. Le principe est simple : après inscription au cloître des Carmes, les artistes s'installent dans les lieux de la ville qui les inspirent (une liste sera fournie pour ceux et celles qui ne connaissent pas la capitale de la Haute-Saintonge). En fin de journée, remise des œuvres, sélection par le jury et remise des nombreux prix.

Inscriptions et règlement auprès de l'office de tourisme au 05 46 48 49 29 ou en scannant de QR Code de l'affichette.


Située dans le Sud de la Charente-Maritime, Jonzac est une ville médiévale traversée par une rivière, la Seugne, aux berges ombragées. Son patrimoine est riche, du passé (château du XVème, porte de ville, ruelles anciennes, cloître, église, marché couvert, gare) aux constructions contemporaines (complexe aquatique des Antilles, centre des congrès). A vous de choisir où vous poserez votre chevalet ! 

Communauté de Communes de Haute Saintonge : Christophe Boulle, représentant la ville de Montendre, entre dans le bureau

 Le 7 avril dernier, au centre des congrès de Jonzac, Christophe Cabri a été élu président de la CDCHS, succédant à Claude Belot. Dans la foulée, 15 vice-présidents ont été désignés par leurs pairs. Avec un bémol toutefois par rapport aux précédentes éditions : le candidat présenté par la ville de Montendre, Christophe Boule, s'est incliné devant le nouveau maire de Salignac, Benoît Meugniot. Jusqu'à présent, en effet, Montendre a toujours figuré parmi les vice-présidences, Bernard Lalande puis Patrick Giraudeau. D'où une déception dans les rangs de la cité des pins... 

Christophe Boulle aux côtés du maire de Montendre, Patrick Giraudeau

Ce jeudi, a lieu dans la salle municipale de Montendre, l'élection des 38 membres de la CDCHS qui composeront le bureau communautaire (sont inclus le président et les VP). A l'heure où ces lignes sont écrites, le vote est en cours. On peut d'ores et déjà annoncer que Christophe Boulle a été élu dans ce bureau par plus de 90 voix (contre une cinquantaine à Anita Collier, chef de file de l'opposition montendraise). Montendre retrouve donc des couleurs ! 

Les opérations de vote
En introduction, Christophe Cabri a souhaité que le territoire de la CDCHS soit largement représenté à travers les élus issus des votes, pour une meilleure cohérence. En conséquence, pas de candidature au bureau si la commune a déjà un vice-président... 

Président et Vice-Présidents

mercredi 15 avril 2026

Région Nouvelle-Aquitaine : Aux commandes d’un plan d’actions pour se libérer des énergies fossiles

Face aux enjeux climatiques, au contexte géopolitique actuel qui révèle une dépendance encore extrême aux énergies fossiles et à la flambée des prix du pétrole, la décarbonation peut être considérée comme un véritable « amortisseur de risques » pour la Nouvelle-Aquitaine.

En Nouvelle-Aquitaine, les dépenses énergétiques liées aux énergies fossiles ont atteint 13,5 milliards d’euros en 2025 : 75 % pour le transport routier (majoritairement véhicules particuliers), 10 % pour le résidentiel. La dépendance aux énergies fossiles nous rend vulnérables en termes d’approvisionnement et en termes de prix. Les ménages ruraux et périurbains sont aujourd’hui les plus dépendants au fossile. Ils effectuent les plus longues distances en voiture (ouvriers du rural 132 km/semaine, vs actifs urbains 68 km), et utilisent le plus le fioul pour se chauffer (20 % dans le rural, vs 3 % dans communes urbaines). Les secteurs industriels les plus dépendants en Nouvelle-Aquitaine sont les matériaux de construction, le verre, la chimie, et l’industrie alimentaire et agricole, très présente en milieu rural.

 La Région Nouvelle-Aquitaine est pleinement embarquée dans cet objectif de décarbonation via Néo Terra, sa feuille de route adoptée dès 2019 dédiée aux transitions sociétale, énergétique, écologique et économique.

• Quels moyens met en œuvre la Région Nouvelle-Aquitaine pour sortir de la dépendance au fossile, et tendre vers la souveraineté énergétique du territoire ?

 Décarboner les entreprises : Trois types de soutien 

 Réduire la consommation pour sécuriser la facture

Lancé dès le début de la grande Région, ce dispositif a pour objectif d’aider les sites industriels à sécuriser leur facture en améliorant leur efficacité énergétique ou en substituant leur consommation par des énergies renouvelables.

Plus de 200 entreprises ont été aidées, pour un total de 1,7 TWh/an d’économies d’énergie, l’équivalent de 200 000 logements bénéficiant d’une rénovation énergétique globale. Les entreprises les plus consommatrices sont accompagnées au travers de contrats de partenariat sur 3 à 5 ans. 

Près de 15 partenariats pluriannuels ont été signés : DRT (Vielle-Saint-Girons - Landes) ; Rayonier (Tartas - Landes), Smurfit Kappa Cellulose du pin (Biganos - Gironde) ; Panneaux de Corrèze (Ussel - Corrèze) ; Edilians (Saint-Geours-d'Auribat - Landes) ; Terréal (Roumazières - Charente), Bouyer Leroux (Gironde-sur-Dropt - Gironde).

 Grâce à la délégation du Fonds Chaleur de l’ADEME que la Région a obtenu en 2024 (25 millions d’euros pour 3 ans), un guichet unique est désormais accessible aux entreprises pour les aider à décarboner.

 Par ailleurs, depuis 2024, la Région propose aux entreprises de calculer leur Néo Terra Score (NTS), un outil simple et concret pour mesurer leur niveau de maturité en matière de transitions environnementales, sociales et économiques. Cet autodiagnostic, intégré au processus de demande d’aides régionales, permet d’adapter au mieux l’accompagnement proposé par la Région.

 Des achats longs termes pour sécuriser la facture énergétique : PPA

La Région a été à l’initiative du premier contrat d’achat groupé signé entre 9 entreprises de taille intermédiaire et un producteur d’électricité renouvelable en Nouvelle-Aquitaine, en 2025. Cela leur permet de couvrir 25 % des besoins d’électricité et d’obtenir un prix stable pendant 25 ans. Un deuxième contrat est en cours d’élaboration.

 Les 9 entreprises signataire du PPA :

Anett (Thouars – Deux-Sèvres)

Aqualande (Roquefort - Landes)

Avi-Charente (Aytré – Charente-Maritime)

Bernardaud (Limoges – Haute-Vienne)

Ceva Santé Animale (Libourne – Gironde)

Delmon Group (Terrasson-Lavilledieu – Dordogne)

Epsilon Composite (Gaillan-Médoc – Gironde)

HDF (Bordeaux – Gironde)

Groupe Ridoret (La Rochelle – Charente-Maritime)

Passer à l’électrification quand cela est pertinent

La Région aide aussi les entreprises situées en zones rurales et loin des réseaux de gaz, et utilisant du fioul et du propane, à décarboner. Un travail est actuellement mené avec ENEDIS pour cartographier les entreprises les plus vulnérables, en particulier celles de l’industrie alimentaire et agricole.

Des mesures pour décarboner les bâtiments 

 La Région anime et cofinance avec l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH) et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) un service public de conseil aux ménages pour les encourager à la rénovation énergétique de leur habitat. Cela représente au total une cinquantaine de guichets pour 120 conseillers.

 La rénovation énergétique des logements sociaux est également soutenue : logements communaux au sein de communes rurales (crédits de la Région), et logements des bailleurs sociaux grâce à l’union européenne via le Fonds européen de développement régional (23 millions d’euros pour la période) qui ont permis de soutenir 63 opérations.

Quelques exemples :

Résidence Montjovis à Limoges, soit 255 logements. Opérateur : OPH Limoges Métropole. Montant de l’aide : 867 000 euros.

Bâtiment 4S Résidence Grand Parc à Bordeaux, soit 360 logements. Opérateur : Aquitanis. Montant de l’aide : 1 224 000 euros.

Résidence VLS 200 quartier Les Salines à La Rochelle, soit 296 logements. Opérateur : OPH Agglo La Rochelle. Montant de l’aide : 1 006 400 euros.

La rénovation énergétique des bâtiments tertiaires publics est également soutenue via l’Union européenne et le Fonds européen de développement régional (FEDER) pour un montant total à hauteur de 21,5 millions d’euros. Cela a permis de soutenir 70 opérations (écoles, gymnases, mairies).

 Quelques exemples d’opérations soutenues :

Rénovation de l’école Georges-Sand à Niort : 400 000 euros ; rénovation de la mairie de la commune de Rivières (16) : 104 072 euros.

Focus sur le plan de décarbonation des lycées

Face au changement climatique et au constat de son accélération, la Région Nouvelle-Aquitaine mène de longue date une réflexion et des actions concernant son empreinte carbone dans les lycées dont elle a la compétence en matière de construction, d’entretien et de fonctionnement. L’adaptation du bâti scolaire au changement climatique avec une anticipation d’un réchauffement de + 4 °C en France d’ici 2100 entre dans cette optique.

 Compte-tenu de ces enjeux, quatre axes d’intervention ont été retenus lors la dernière séance plénière du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, en date du 2 avril dernier : La poursuite et le renforcement de la substitution des énergies fossiles pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire ; le développement du photovoltaïque sur les parkings de plus de 1 500 m² et l’étude des toitures sur les bâtiments associés ;     près étude, mise en place d’un plan d’adaptation au réchauffement climatique afin de définir les établissements les plus vulnérables et les solutions envisageables ;la mobilisation de tous les usagers des lycées.

Décarboner les transports

La mobilité est un levier primordial pour atténuer les impacts du réchauffement climatique, puisqu’il s’agit du premier secteur responsable de la consommation d’énergie fossile et des émissions de gaz à effet de serre. La question de la mobilité s’inscrit dans l’ensemble des ambitions de la feuille de route Néo Terra.

Quelles solutions concrètes existent pour rendre la mobilité plus durable ?

La Région et ses partenaires travaillent à leurs déploiements en adaptant les projets aux enjeux et territoires. Parmi ces solutions, des offres de mobilités repensées, de nouvelles infrastructures.

Exemples : Le service express régional métropolitain pour favoriser le report modal en milieu dense ; le verdissement progressif de la flotte de cars ; des lignes de cars express pour desservir le périurbain comme Blaye – Bordeaux ou Niort – La Rochelle ; la création des pôles d’échanges multimodaux (exemple Talence Médoquine) ; la régénération des lignes de fret (exemples Niort-Parthenay ; Laluque-Tartas).

Dans le domaine ferroviaire, le programme Rétrofit bioGNV des rames TER : où en est la Région Nouvelle Aquitaine ?

La Région Nouvelle-Aquitaine s'est lancée dans une stratégie de rétrofit des rames TER X73500. Une stratégie qui combine performance environnementale, maîtrise des coûts et amélioration du confort voyageur.

Ce projet de remotorisation répond aux enjeux de la décarbonation, avec une solution déjà mature dans d’autres mobilités comme le routier. Le rétrofit BioGNV s'accompagne d'une prolongation de la durée de vie des matériels, évitant un investissement insoutenable sur du matériel neuf à court terme. Elle constitue ainsi une solution de transition pragmatique, permettant de réduire les émissions de polluants et particules fines et les coûts d’exploitation, tout en limitant les investissements liés au renouvellement complet du matériel roulant.

Cette démarche est menée en partenariat avec GRDF et Ferrocampus, pôle unique en France situé à Saintes réunissant formation - innovation et expérimentation, autour des enjeux de la décarbonation des matériels roulants. Elle est désormais prête pour la phase de prototypage, marquant un tournant pour la mobilité ferroviaire bas-carbone dans la région.

Encourager la production d'énergie renouvelable 

Gaz renouvelable : accroître l’autonomie

En Nouvelle-Aquitaine, le biogaz représente 7 % de la consommation de gaz. La région compte 150 méthaniseurs en fonctionnement, dont 70 qui injectent du biométhane dans le réseau de gaz naturel. Une très large majorité des unités (75 %) est de type agricole. Au rythme actuel de développement de la méthanisation, près de 20 % de la consommation régionale devraient être atteints en 2030.

La Région accompagne une dizaine de projets par an dans le cadre d’une instruction rigoureuse, avec une attention portée en particulier aux Cultures intermédiaires (CIMSE), et la consommation en eau de ces projets.

 Concernant la chaleur renouvelable (bois-énergie, géothermie, solaire thermique), la Région soutient (via le FEDER 21-27) de nombreux projets de réseaux de chaleur urbains dans les agglomérations et les villes moyennes, pour plus de 30 millions d’euros au total.

Exemples : Réseau de chaleur de Biard à Poitiers : 3 millions d’euros ; réseau de chaleur du Pays de Nay en Pyrénées-Atlantiques : 615 000 euros.

 Elle pilote aussi le développement de la géothermie en finançant une animation régionale pour faire émerger des projets publics et privés, et en confiant à Avenia - seul pôle de compétitivité dédié aux filières industrielles du sous-sol - la structuration d’une filière.

 Pour ce qui concerne l’électricité renouvelable, la Région défend un mix « nucléaire + énergies renouvelables ». Elle cofinance avec l’ADEME, une ingénierie pour apporter un conseil neutre et gratuit aux collectivités sur le photovoltaïque et l’éolien. L’autoconsommation collective, permettant de partager entre acteurs privés ou publics, sur un territoire donné, l’électricité produite (études de faisabilité, investissement) est encouragée.

 La sensibilisation des élus et des citoyens est un enjeu majeur : c’est pourquoi la Région anime un réseau local permettant de former les élus et services des communes et EPCI ; elle soutient l’association CIRENA qui encourage l’implication des citoyens dans les projets d’énergie renouvelable ; elle encourage la participation citoyenne aux projets (participation au capital des sociétés et à la gouvernance), tel que cela s’est fait pour les 3 éoliennes à Andilly-les-Marais (17) portés par Valorem, le fonds d’investissement régional Terra Energies et la société citoyenne d’Aunis Atlantique.

 Les territoires sont également accompagnés via un soutien en ingénierie, pour planifier la transition énergétique et monter des plans d’action : le programme TEPOS a été un grand succès, et va se poursuivre via la sélection prochaine de Territoires Néo Terra.

En matière de photovoltaïque, la Région a souhaité, avec la DREAL, la DRAAF, la Chambre régionale d’agriculture et la SAFER, élaborer un outil d’identification du foncier à privilégier pour le photovoltaïque au sol. Cet outil d’aide à la décision vient d’être finalisé, et est en cours de présentation aux Chambres départementales d’agriculture. Il sera utile pour aider les communes et les EPCI dans leur planification.

Des expérimentations de solutions énergétiques innovantes sont soutenues, telles que l’agrivoltaïsme qui doit être vertueux (apportant protection des cultures et des élevages face aux intempéries, ainsi que des revenus supplémentaires aux agriculteurs), la production innovante de gaz verts (pyrogazéïfication : exemple du projet de Cap Ingélec) ou encore le captage et valorisation du CO2…

Le Comité régional de l’Energie pour planifier le développement des énergies renouvelables :

Le « Parlement de l’Energie » réunit les représentants des collectivités locales, des associations environnementales, des gestionnaires de réseaux, des producteurs. Présidé par le préfet et le président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, il proposera avant fin juillet des objectifs régionaux de production d’énergies renouvelables d’ici 2035 régionalisant ainsi la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée en février dernier. Enfin, lors de la séance plénière du 15 juin prochain, une délibération sera présentée sur cette programmation régionalisée, dans un contexte de sortie des énergies fossiles.