samedi 25 juillet 2026

Les armées pleinement mobilisées pour lutter contre les incendies du Sud-Ouest

Samedi 25 juillet, face à l’ampleur que prennent les feux de forêt, notamment dans la région bordelaise, une réunion de crise s’est tenue à l’état-major des armées en présence de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens Combattants et d'Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants.

Un dispositif d’ampleur hors normes est mis en place, par les armées, en appui des moyens de gestion de crise déjà engagés. Ce dispositif, qui comprendra 1500 militaires dès ce soir, s'adaptera en permanence à la situation.

Des unités militaires sont en cours de déploiement, en appui des forces de sécurité intérieure, pour protéger les biens et les personnes. Elles auront notamment pour mission d’appuyer l’évacuation des populations résidant dans les zones menacées par les incendies. Elles contribueront par ailleurs à protéger les habitations laissées sans surveillance. Des experts et des moyens sont enfin déployés pour la sécurité des sites industriels. Ces actions se font en coordination permanente avec les services de l'Etat.

En termes de soutien direct à la population, le service de santé des armées est mobilisé avec 11 équipes médicales. Les armées appuient également les autorités préfectorales en apportant des solutions d’hébergement (livraison de lits picots, capacité de restauration et de distribution d’eau, etc), et de transport (23 bus mobilisés).

Pour faciliter l’engagement des pompiers, des moyens lourds du génie (6 sous-groupes du génie équipés de bulldozers) sont déployés pour ouvrir des pistes forestières. Ces moyens sont aussi engagés pour réaliser des travaux qui doivent limiter la progression des incendies. 7 hélicoptères apportent par ailleurs leur concours en fournissant de l’appui logistique. Un peloton de circulation motocycliste est également mis à pied d’œuvre pour faciliter la mobilité des moyens engagés.

Afin de lutter directement contre le feu, 9 véhicules d’intervention des pompiers de l’air sont mobilisés avec leur personnel.

Les armées engagent enfin des capacités rares telles que le drone Reaper pour réaliser des missions de surveillance, l’avion A330 MRTT avec son kit d’évacuation sanitaire ou encore un hélicoptère NH-90 en mesure d’assurer des missions de recherche et de sauvetage. Enfin, un avion de transport A400M, équipé d’un kit « bombardier d’eau » est déployé sur la base aérienne d’Istres. En capacité de larguer vingt tonnes de produit retardant pour stopper la progression des incendies, il sera donc très complémentaire des missions réalisées par les avions de la sécurité civile.

Incendies en Gironde et dans les Landes : Plus de 500 lits d’internat de lycées pour héberger les pompiers et militaires

L’urgence est absolue : dans la lutte contre les feux qui embrasent la région, tout le monde doit agir vite et avec efficacité, à l'écoute des besoins des autorités compétentes. Dans cet esprit, la Région Nouvelle-Aquitaine met à disposition les internats des lycées pour les pompiers et militaires en Gironde et dans les Landes

Dans ce cadre, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional en charge de l’éducation, se rendront ce jour au lycée Robert-Badinter à Créon. L’internat de ce lycée accueille depuis hier 80 patients d’EHPAD du bassin d’Arcachon (Arès et Andernos). Ils iront ensuite, accompagnés de Yasmina Boultam, conseillère régionale, au lycée Jacques-Brel à Lormont, pour témoigner de leur solidarité aux 55 enfants de colonies de vacances et les 40 animateurs et encadrants qui ont dû évacuer les lieux de leur séjour, Andernos et Biscarosse

Pour rappel, les lycées proposant des internats sont priorisés pour héberger ou proposer des temps de repos aux pompiers et militaires mobilisés à combattre les feux.

Ainsi, dans les Landes, des pompiers sont accueillis au lycée Saint-Exupéry de Parentis-en-Born, des gendarmes sont installés au lycée Jean-Garnier à Morcenx.

 En Gironde, 160 pompiers sont répartis au lycée du Barp et au lycée professionnel Jehan-Dupérier à Saint-Médard-en-Jalles.

 Dans la journée, seront hébergés les pompiers appelés en renfort en Gironde, soit une colonne accueillie au lycée Philadelphe-de-Gerde à Pessac, deux colonnes reçues au lycée Alfred-Kastler à Talence, et une voire deux colonnes au lycée agricole à Blanquefort.

D’ores et déjà, le lycée Léonard-de-Vinci à Blanquefort, le lycée Fernand-Daguin à Mérignac, et Aérocampus à Latresne se tiennent prêts.

Dans les drames, les héros du quotidien se révèlent. Ils ne doivent pas rester anonymes. Alain Rousset et les élus régionaux tiennent ainsi à rendre hommage au courage et à l’abnégation de l’ensemble des services de sécurité et de secours, ainsi qu’à la générosité des bénévoles. A toutes les personnes déplacées et touchées par ces feux dantesques, aux acteurs économiques, le président du Conseil régional adresse également ses plus sincères marques de solidarité et de soutien. « Au-delà de l'urgence absolue, cet événement exceptionnel nous oblige à mieux penser, ensemble, la gestion des risques, notamment vis-à-vis des personnes vulnérables. Nous ne pouvons, moins que jamais, regarder ailleurs. Enfin, n’oublions pas que les dégâts environnementaux sont inestimables » précise Alain Rousset.

Pollution atmosphérique/Concentration de particules transportées par les fumées

Procédure d'information et de recommandations

Les incendies en Gironde et dans les Landes sont à l’origine d’une dégradation de la qualité de l’air liée à l’augmentation des concentrations en particules transportées par les fumées. Au regard des informations transmises par ATMO Nouvelle-Aquitaine concernant la pollution atmosphérique aux particules en suspension (PM10), le préfet a décidé le 25 juillet de déclencher le premier niveau du dispositif de gestion des épisodes de pollution : la procédure d'information et de recommandations. Cette procédure est active sur l’ensemble du département de la Charente-Maritime jusqu’à nouvel ordre.

Le préfet diffuse ainsi des recommandations sanitaires pour les populations vulnérables et sensibles. Ces recommandations sont disponibles dans leur intégralité sur le site : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/

Recommandations sanitaires : 

La pollution atmosphérique peut être à l’origine de la survenue de symptômes respiratoires (toux, essoufflement, majoration des crises d’asthme, etc.), d’irritations des yeux et de la gorge, mais peut aussi avoir des effets sur le système cardio-vasculaire. Le préfet recommande :

Pour les populations vulnérables (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques) et les populations sensibles (personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution, personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux) : de limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe ;  les activités physiques et sportives intenses autant en plein air qu’à l’intérieur. En cas de symptômes ou d’inquiétude, il est recommandé de prendre conseil auprès de son pharmacien ou de consulter son médecin.

Pour la population générale : Il n’est pas nécessaire de modifier ses activités habituelles.

Plus de précisions sur les messages sanitaires sont disponibles sur les sites internet : du ministère chargé de la santé : http://www.sante.gouv.fr/pollution-de-l-air-recommandations-sanitaires.html ; de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/ L’ensemble des recommandations par secteur sont disponibles sur le site internet de l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air ATMO Nouvelle-Aquitaine : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/


vendredi 24 juillet 2026

Conseil municipal/Jonzac : Christophe Cabri, Barbara Lachamp et Jean-François Mougard en désaccord sur le prix de vente de l'eau du forage à la Chaîne thermale du soleil

Une chaude ambiance règne dans la salle du conseil municipal en ce jeudi 23 juillet. Recherchant la fraîcheur, des élues ont sorti leurs éventails. Ils apportent au décor de la salle néo-gothique une note hispanique qui augure un futur changement climatique ! 

Il est 18 heures. Christophe Cabri ouvre la séance. Pas de quart d'heure charentais, semble-t-il. Quelques chaises sont vides. L'opposition arrive enfin, provoquant dans son sillage un léger remue-ménage. Comme au théâtre, leur entrée est remarquée. La "scène" municipale, où les deux parties campent sur leurs positions, peut commencer ! Jean-François Mougard s'installe. Barbara Lachamp se pose, ajustant au passage le lacet doré de son corsage. Le maire lève le regard et poursuit l'ordre du jour comme si de rien n'était. 

Durant cette mandature, il a face à lui des adversaires soucieux de déceler la moindre faille. Il le sait et adopte une attitude consensuelle, tout en restant sur ses gardes. La majorité s'y est préparée. Delphine Mattei-Péteau, première adjointe et ses collègues Emilie Pelette, Patrick Carré, Thomas Masson ou Stéphanie Menouvrier répondent en argumentant sur les aides à apporter aux commerçants s'installant en centre ville, les travaux, les écoles, la voirie et les problèmes résultant de la canicule. Les échanges approfondis présentent un avantage : les sujets sont abordés avec clarté. 

L'eau coule calmement sous les ponts de la Seugne jusqu'à la dernière question où le ton prend de l'ampleur. Le prix de vente de l'eau du dernier forage à la station thermale suscite, chez les opposants à Christophe Cabri, moult remarques. Présent dans le public, l'ancien directeur des thermes, Serge Espin soupire : « si Belot et Barthélémy n'avaient pas composé au départ, la station thermale de Jonzac n'aurait jamais vu le jour ». Est-ce à dire qu'en 2026, 40 ans après la création de la station dont on fête actuellement l'anniversaire, Christophe Cabri et Eléonore Barthélémy doivent, eux aussi, tracer le bon chemin pour avancer côte à côte ? La vitalité de Jonzac, basée sur la fréquentation des curistes (locations, commerces, etc), en dépend...

Eau du forage Soenna 2/Christophe Cabri : « Faire payer à la Chaîne thermale du Soleil le juste prix ». 

Question 15 - Fixation du prix de vente de l'eau thermale : Le maire rappelle que la commune de Jonzac assure la production et la mise à disposition de l'eau destinée à l'exploitation de l'établissement thermal. Lequel est appelé en contrepartie à assurer une rémunération. Afin de sécuriser juridiquement la présente décision, il est rappelé que le principe et la méthode de calcul du tarif ont été présentés et examinés lors de la réunion de la commission « Energie » du 22 juin dernier, que le prix proposé repose sur des critères objectifs prenant notamment en compte les investissements réalisés par la Ville de Jonzac pour la production et l'acheminement de l'eau thermale, les charges d'amortissement correspondantes, ainsi que les coûts d'exploitation et de maintenance des installations. Le prix de l'eau thermale, soumis au vote, est de 219 000 €/an pour la part fixe, de 1,92 €/m3 consommé pour la part variable.

Avant de relater les échanges, deux données sont à prendre en compte. Le dernier forage en date, route d'Ozillac, a été financé par la Ville et lui appartient. Soenna 2, dont le débit est d'ailleurs excellent, a été réalisé pour une raison simple : le précédent forage était devenu hors d'usage. L'avenir de la station thermale de Jonzac risquait d'être compromis : sans ce nouveau forage, l'activité pouvait être remise en cause. Autre point, les carrières troglodytiques où sont installés les Thermes sont la propriété de la Chaîne thermale du soleil. 

Bref, selon le calcul de la mairie et la délibération à valider, la Ville vendra son eau à l'exploitant, lequel profit servira à financer l'investissement consacré au forage (coût de la réalisation 5,67 millions d'euros). 

Barbara Lachamp : « On ne peut pas prendre l'exploitant en otage »

Christophe Cabri : « Le cabinet Antea nous accompagne historiquement dans ce dossier depuis une trentaine d'années. La Ville a investi une grosse somme dans le dernier forage Soenna 2, entre 5 et 7 millions. Afin d'assurer l'équilibre des chiffres, il a été décidé de faire payer une partie de cette eau à la CTS ». 

Barbara Lachamp : « J'étais présente à la réunion de la commission et je vous remercie de m'avoir invitée. J'avais besoin de comprendre. Je ne suis pas d'accord avec cette proposition après quarante ans de partenariat entre la Ville de Jonzac et la Chaîne thermale. Tu as remis en cause l'AMi  - Appel à manifestation d'intérêt - de ta propre initiative. Cette situation fragilise la relation avec notre interlocuteur. Je ne suis pas une grande matheuse, mais je suis cheffe d'entreprise. On va multiplier le prix de l'eau. Est-ce que la Chaîne thermale va accepter de telles conditions compte-tenu qu'elle rencontre certaines difficultés et que son nombre de curistes a baissé ? Je me mets à sa place : si l'eau thermale coûte cher à Jonzac, j'envoie mes curistes dans les autres stations Cambo, Barbotan, Eugénie, etc. On ne peut pas prendre l'exploitant en otage, cela doit se faire en négociation ». 

Christophe Cabri : « Notre cabinet juridique a établi une proposition qui est équitable »

Barbara Lachamp : « J'entends bien, mais la position de l'autre partie est à prendre en compte. Notre responsabilité à tous est d'avoir un consensus entre les deux parties avant de voter le prix de l'eau en conseil municipal. D'autant que nous avions un accord en amont qui aurait pu être aménagé. J'ai bien reçu les différents documents concernant cette question ainsi que la réponse de la Chaîne thermale que je n'ai pas pu lire ». 

En effet, des passages ont été noircis car ils concernent des points du contrat qui ne relèvent pas du grand public. Certaines informations restent confidentielles tant que le document n'est pas finalisé, l'ensemble des éléments étant protégé.

Au centre, Barbara Lachamp, élue de l'opposition,
aux côtés de Nathalie Sablon et d'Hélène Dubus-Héraud

Christophe Cabri : « Vous êtes une cheffe d'entreprise reconnue sur le territoire. Vous allez m'expliquer comment on amortit dix millions, voire 15 millions d'investissements ? Aujourd'hui, la ville de Jonzac n'est pas capable de rembourser sur son budget annexe les investissements et les travaux liés aux trois forages avec 100.000 euros par an de la Chaîne thermale du Soleil. Dans ce cas, je ne défends pas les intérêts des Jonzacais. Le prix de l'eau proposé a été étudié et si la Ville peut avoir une exclusivité sur dix ou vingt ans, ce serait encore mieux. La Ville ne souhaite pas non plus céder le dernier forage à la Chaîne thermale du soleil ». 

Ville de Jonzac, Chaîne thermale du Soleil : 40 ans après la création de la station thermale
de Jonzac, quel accord entre les deux partenaires ?

Jean-François Mougard : « Nous défendons les intérêts de la collectivité. Vous décidez de faire payer la Chaîne thermale du soleil. On ne peut pas aborder les choses de cette façon. On parle de "reste à charge". Ce forage dessert deux clients principaux, la Chaîne thermale et la ville de Jonzac au travers du réseau géothermique. Je mets de côté Léa Nature. Pour fonctionner, la Chaîne thermale a essentiellement besoin de l'eau du forage. C'est pourquoi on doit faire un deal avec elle. Le principe de base est le partenariat dans la durée. La CTS a plusieurs établissements, une centrale de réservations et un modèle économique. Comme toute société, elle mise sur la rentabilité de chaque site. Il faut donc que Jonzac soit parmi les bons sites ! D'où l'obligation pour nous d'avoir un partenariat économique équitable. Ce soir, je ne voterai pas cette délibération car il faut établir distinctement les coûts et la manière de les couvrir. Le second client du forage est la Ville : elle peut accepter de payer davantage la chaleur et refacturer aux Antilles ou à d'autres. Posons-nous une question : Si la Chaîne thermale refuse de payer, comment ferons-nous ? ». 

Denis Blanchard réagit : « Dans ce cas-là, ce seront les contribuables qui paieront ? »...

Christophe Cabri clôt le débat : « ce troisième forage a été fait en premier lieu pour la station thermale. Pour le rentabiliser, nos calculs sont rigoureux. Il s'agit de faire payer à la Chaîne thermale du Soleil le juste prix ». 

Le prix de l'eau thermale s'élèvera donc à : part fixe 219 000 €/ an, part variable 1, 92 €/m3 consommé. Adopté à l'unanimité. L'opposition (quatre voix) vote contre. 

Reste à connaître la position de la Chaîne thermale du soleil...

• Pour Barbara Lachamp, les retombées du thermalisme sur le territoire sont de 200 millions par an ; pour Christophe Cabri de 37 millions d'euros selon les chiffres de la CCI. Un sacré écart...

Face aux incendies en Gironde et dans les Landes, la Région Nouvelle-Aquitaine concrétise sa solidarité

Après le drame de Mérignac qui a vu disparaître deux jeunes sapeurs-pompiers, des violents incendies frappent la Gironde, autour de la presqu’île du Cap-Ferret, et les Landes avec un feu qui s’est déclaré à Biscarrosse. Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, tient à exprimer sa profonde solidarité envers toutes les personnes touchées.

Les sapeurs-pompiers, les personnels de la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) et ceux de la sécurité civile, les forces de l'ordre dont les militaires de la gendarmerie, les services de l'État, les élus locaux et les agents des collectivités, ainsi que les nombreux bénévoles dont les agriculteurs sont résolument mobilisés pour protéger les populations, les biens et les espaces naturels. Leur courage, leur engagement et leur professionnalisme forcent le respect. 

 Le président du Conseil régional adresse son soutien aux communes concernées, aux habitants contraints de quitter leur domicile, aux propriétaires de biens et de terrains forestiers durement éprouvés, aux acteurs économiques et professionnels du tourisme qui subissent cette crise en pleine saison, ainsi qu'aux vacanciers dont le séjour de repos annuel est bouleversé par ces événements dramatiques.

 Le président Rousset se félicite également de l’aide de l’Union européenne qui engage la réserve RescEU avec des appareils et des personnels qui arriveront aujourd’hui de plusieurs pays d’Europe : deux Canadair croates, deux Air Tractor portugais et deux hélicoptères lourds en provenance de Tchéquie et de Slovaquie.

 Après des semaines de canicules puis de sécheresse, ces incendies rappellent la vulnérabilité de notre territoire face aux effets du changement climatique. Au-delà des conséquences humaines et matérielles, ils portent une atteinte considérable à notre patrimoine forestier. Des milliers d'hectares de forêt, véritables puits de carbone et richesse économique de la Nouvelle-Aquitaine, sont menacés voire détruits.

 Ils ont également un impact majeur sur la biodiversité. La faune et la flore, déjà fragilisées par la météo, subissent des destructions dont les effets se feront sentir pendant de nombreuses années. La préservation et la restauration de ces milieux naturels constitueront un enjeu essentiel et crucial lorsque l'urgence sera passée.

 La Région Nouvelle-Aquitaine restera pleinement mobilisée aux côtés des collectivités, des services de secours, des acteurs de la filière forêt-bois, de l'ensemble des partenaires et de la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) afin de poursuivre l’aménagement des massifs contre les risques et pour faciliter les interventions.

 Dans cette épreuve, la solidarité de tous est plus que jamais indispensable. La Région Nouvelle-Aquitaine est unie aux côtés de celles et ceux qui combattent les flammes et de toutes les victimes de ces incendies.

 A ce titre, face à l’engagement des sapeurs-pompiers mobilisés, la Région Nouvelle-Aquitaine, en lien étroit avec les services de l’État et les collectivités locales, a rapidement structuré un dispositif d’hébergement adapté et évolutif. Gymnases et internats des lycées sont mobilisés à proximité des zones d’intervention pour accueillir les effectifs déjà présents et anticiper l’arrivée de renforts : l’internat du lycée du Barp avec 80 lits, ainsi que celui de Parentis-en-Born dans les Landes ; le lycée agricole à Sabres.

 En cas de besoins supplémentaires, les lycées de Pauillac, Blanquefort et Eysines se tiennent prêts avec leurs internats. Ainsi que le lycée Sud Médoc La Boétie au Taillan-Médoc avec son gymnase.

 L’organisation intègre également des solutions de restauration et des capacités logistiques adaptées, afin d’offrir aux équipes engagées des conditions d’accueil dignes et fonctionnelles, à la hauteur de leur engagement sur le terrain. 

Enfin, les cars habituellement mobilisés par la Région pour desservir le bassin et les côtes atlantique et landaise sont utilisés pour assurer l’évacuation des populations et des touristes.