mardi 10 mars 2026

Municipales/Jonzac/Jean-François Mougard souhaite « une ville heureuse » en gardant un œil attentif sur les finances locales

Jean-François Mougard est le premier candidat à s’être lancé dans l’élection municipale du 15 mars prochain. Il y a deux ans déjà, il annonçait à la presse son intention de se présenter face à Christophe Cabri, élu maire en 2020. Quatre conseillers municipaux de l'équipe actuelle l’ont rejoint. DGS de la Ville de Jonzac, puis de la CDCHS, en poste actuellement à Niort, il est avant tout un gestionnaire. Chargé de la mise en œuvre de décisions politiques locales, attentif aux événements, les analysant avec lucidité. A travers ses déclarations, se révèle le sérieux de la fonction d’un directeur général des services. Il a eu un atout, celui d'avoir travaillé durant des lustres auprès de Claude Belot. Aux côtés d’un élu moins visionnaire, l’expérience acquise n’aurait pas atteint ce degré de "finesse" qu'apportent l’importance et l’originalité des dossiers traités. Poussé par une volonté exceptionnelle de faire de Jonzac - 3600 habitants seulement  - une ville dotée des meilleures structures, Claude Belot a concrétisé le « yes we can » d’outre Atlantique. Aujourd’hui, il se retire et la place est libre, pourrait-on dire, après un demi-siècle. Les Jonzacais sauront dimanche soir, après le dépouillement, qui lui succédera. 

En l’attente, Jean-François Mougard occupe le terrain et ce mardi 10 mars à 18 h 30, il tiendra une réunion publique dans la salle municipale. Cet homme discret est aujourd’hui sous les projecteurs de l’actualité. Il s'est adapté aux effets de manche et shows scéniques ! L’ère est à la communication et chaque candidat se trouve confronté à cette formule connue, être ou paraître, voilà bien la question. Ainsi le « paraître » du dernier compte administratif de la commune de Jonzac, voté lundi dernier. Il a choisi « d’être » celui qui décortique les chiffres pour les non initiés. Explications dans l’interview qui suit :

• L’examen du dernier compte administratif a donc attiré votre attention…

J.F. M : En effet, lundi dernier, Christophe Cabri a présenté au Conseil Municipal les comptes 2025 de Jonzac : c'est le bilan financier de sa mandature. J'ai alors analysé les comptes du « budget pivot » sur lequel presque tout repose et je les ai comparés avec les comptes 2024 de Pons. Pons est une ville de 4300 habitants avec des charges de centralité. Jonzac, également avec des charges de centralité, compte 3600 habitants. Leurs budgets sont comparables.

Ceci étant posé, attardons-nous sur les chiffres les plus importants : l'épargne et la dette. En 2024, Pons a dégagé une « épargne brute » de 1 246 649 € : il s'agit de la différence entre les recettes et les dépenses courantes. Après déduction du remboursement du capital de sa dette, Pons disposait d'une « épargne nette » de 1.019.148 € : c'est ce qui lui restait pour financer des investissements pour son avenir.

En 2025, Jonzac a dégagé une « épargne brute » de 1 514 038 €. Après déduction du remboursement du capital de notre dette, nous disposions d'une « épargne nette » de seulement 616 403 €.

Or, non seulement nous n'avons pas une piscine ou une médiathèque à payer, mais nous avons un casino qui a rapporté au moins 1.600.000 € tout compris. Cela signifie que, sans le casino, nos comptes courants seraient négatifs et notre capacité à investir est inférieure de 400.000 € à celle de Pons.

Pourquoi ? Parce que nos dépenses courantes sont supérieures de 1.200.000 € à celles de Pons : on gaspille ! Et pour investir, on s'endette : en 2025, la charge de la dette (capital et intérêts) était de 1.076.486 €, en hausse de 167.000 € par rapport à 2024. A Pons, cette charge était de 306.890 €, en baisse de 180.000 € par rapport à 2022. Pour finir, notre « cagnotte » (les excédents capitalisés) était de 553.399 € en 2025. Elle s'établissait à 2.230.070 € à Pons en 2024. Le mauvais bilan financier du Maire sortant conduit à une spirale d'endettement : nous allons dans le mur. Si je suis élu, je redresserai les comptes en 2026, c’est ma responsabilité en repensant certaines politiques publiques. 

La force d’une commune réside dans sa capacité à investir, donc à construire l’avenir. Les communes qui n’ont pas de casino, comme Pons, parviennent à dégager des excédents meilleurs que ceux de Jonzac. Chez nous, où passe l’argent ? Pour l’instant, c’est difficile à dire. Il faudrait étudier les budgets attentivement. Le compte administratif 2025, présenté lundi dernier, est important parce qu’il clôture le bilan du maire sortant. Quand une ville a un casino qui lui rapporte une manne importante constituant une recette extraordinaire mais aléatoire, elle doit être affectée à l’investissement. Or, si on l’utilise pour le fonctionnement, c’est préoccupant. En dépenses d’investissement, on a quasiment rien consacré aux écoles en 2025 alors que des travaux y sont nécessaires (sanitaires, isolation des bâtiments). Par contre, on a mis 500.000 euros dans la scénographie du châtelet et 80.000 euros pour la herse. C’est un choix politique. Cet argent aurait pu servir aux établissements scolaires qui sont, à mon sens, prioritaires. En voirie, 300.000 euros ont été investis en 2024, puis 1 million d’euros en 2025, avec de l’enrobé partout, y compris sur des trottoirs qui ne sont pas aux normes. Des travaux sont prévus au centre des loisirs qui fonctionne 16 semaines par an alors que les écoles accueillent les élèves 36 semaines par an. Là encore, où est l’équilibre ? 

Réunion animée par Jean-François Mougard

• La ville de Jonzac aurait-elle un certain train de vie ?

Elle a pris l’habitude de vivre sur un certain train de vie en effet. Si vous dépensez ce que vous avez gagné, il ne vous reste plus rien pour investir. Quand il reste peu, on réalise des emprunts. C’est ce que fait Jonzac. La charge des emprunts - ligne 16 du budget - a augmenté en un an de 170.000 euros alors que celle de Pons a diminué. En conséquence, l’argent public que perçoit la Ville - impôts, etc - sert à rembourser les banquiers. La cagnotte - excédent reporté au 31 décembre 2025 - de 500.000 euros est en stagnation. A Pons, elle était de 2,2 millions d’euros en 2024. Nous avons des voisins qui non seulement dégagent un excédent de fonctionnement supérieur au nôtre et réussissent à investir, mais qui augmentent leur « trésor de guerre » pour préparer l’avenir. A Jonzac, on dépense trop. C’est le constat d’un gestionnaire public. Ce que je dis n’est pas politique. Si je deviens maire, je vais me pencher de près sur le grand livre comptable.

• Durant cette mandature, Claude Belot a été premier adjoint de Christophe Cabri, donc à ses côtés pour le conseiller...

Le premier adjoint, comme les autres adjoints, n’est pas l’ordonnateur de la collectivité. Le maire, c’est le patron, le chef de l’administration. Il présente le budget et les comptes. Ces dernières années, Claude Belot s’est intéressé au nouveau forage, aux énergies, à l’eau minérale, au thermalisme. Ce sont les dossiers qu’il a portés. En 2020, il a remis les clés de la mairie à Christophe Cabri. Ce dernier s’est alors chargé de la gérer pendant que Claude Belot tenait les rênes de la Communauté de Communes. En apprentissage à ses côtés pendant dix ans, Christophe Cabri pouvait voler de ses propres ailes, d’autant qu’il possède une expérience à la CDCHS et au Conseil départemental. En 2023, le président Belot s’est aperçu que la gestion de l’eau potable et de l’assainissement, confiée à la ville de Jonzac, ne fonctionnait pas correctement. La CDCHS a donc mis fin à cette délégation le 1er janvier 2024. Par ailleurs, il a également remarqué que le dossier de la mise en service du nouveau forage n’avait pas avancé au point que les services de l’Etat ont adressé une mise en demeure à la Ville en 2023. Il s’agissait de la DDTM et de la DREAL. Rien n’avait été fait pendant trois ans par rapport aux arrêtés délivrés en novembre 2020. Logiquement, le forage aurait dû être mis en service en 2023 pour alimenter la station thermale. Claude Belot a donc relancé les opérations en négociant avec les services de l’Etat. Une dérogation a été accordée et la mise en service du forage a eu lieu par la suite. A Jonzac, il y a trois forages. Lomega, le forage situé route de Champagnac, ne fonctionne plus et le plus ancien est obsolète (foré en 1979). Avec un débit d’une centaine de m3, l'actuel forage, route d'Ozillac, satisfait à la fois les besoins des Antilles et des Thermes.

• Quel est votre point de vue sur la zone bleue de Jonzac qui fait couler de l’encre ?

D’abord, ce n'est pas une opération rentable : la Ville paie un agent pour verbaliser les automobilistes et le produit des contraventions ne revient pas à la municipalité. D’autre part, l’attractivité commerciale en est-elle renforcée ? Deux boutiques ont fermé. Les cabinets d’études vendent aux collectivités un copié-collé de ce qu’ils ont fait ailleurs en l’adaptant au contexte local. Ils sont seulement des prestataires. Au maire d’appliquer leurs propositions ou pas. Je suis personnellement choqué par les panneaux placés dans le centre ville : « Après deux heures, c’est 35 euros ». Bienvenue à Jonzac ! C’est une communication négative et agressive. Combien de procès-verbaux ont-ils été dressés depuis l’application de cette zone bleue ?  Elle est inefficace et coûte cher : nous la supprimerons. Si nous sommes élus, nous créerons du stationnement et des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Nous investirons pour que chacun se sente bien et en sécurité dans le centre ville.

• Comment vivez-vous cette campagne électorale ? 

Elle est assez conforme à ce que j’imaginais. La vivre sur le terrain est une expérience. Nous arrivons dans la dernière ligne droite et le stress ressenti est positif. Il nous fait avancer !

 Les projets de la liste " Jonzac Cœur Battant" 

• Des logements 

Il est difficile de se loger à Jonzac. La commune va rénover et construire des logements à louer à l'année et à vendre ; elle soutiendra les bailleurs privés (défiscalisation et aides directes) ainsi que les primo-accédants.

• Pouvoir d'achat

À la cantine, un tarif à partir de 1€ pour les élèves de la Ville ; un "pass sport et culture" pour les jeunes Jonzacais adhérents à une association locale ; une mutuelle négociée par la commune pour que chacun ait accès à une complémentaire moins chère ; un mandat sans augmenter les taux des impôts locaux.

• Un accès facilité en centre ville

Une navette gratuite pour tous, entre la gare, les thermes, le centre ville et les Antilles. Tout compris, la dépense est estimée à 150.000 euros dont une partie sera à la charge de la ville de Jonzac. .

• Propreté urbaine et lutte contre les incivilités

Rénovation des espaces publics au travers d'un programme pluriannuel, co-construit avec les riverains ; augmentation de la fréquence de nettoyage des trottoirs et des espaces publics ; actions de sensibilisation contre les incivilités. 

• La santé, une priorité absolue

Trois médecins ont quitté Jonzac en 6 ans. Investissement dans une maison de santé pluridisciplinaire pour garder les professionnels de santé et en attirer de nouveaux. Aides aux médecins à s'installer (logement, recherche d'emploi pour le conjoint, incitations). Travail étroit avec l'hôpital et les professionnels de santé. Aider les étudiants à médecine à se loger durant leurs études avec, en contre-partie, une installation à Jonzac.

Karine Faustin et le dr Anne-Marie Nivet


• Jonzac, ville thermale

Mise en valeur des espaces publics : ombragés, agréables, avec des bancs et des fontaines. Développement du tourisme 4 saisons pour une ville vivante à l'année et soutien au thermalisme.

• Les halles, cœur battant du centre ville : 

Un grand projet pour les halles, plus ouvertes el plus gourmandes. Un lieu de rencontre, d'échanges et d'animation au contre ville.

• Plan d'eau de la base de loisirs

Moderniser le plan d'eau qui n'est plus entretenu et mettre au goût du jour l'aire de jeux.

• Acteurs économiques et création d'emplois

En renforçant la marque « Jonzac » autour de l'eau thermale (qui sera bientôt embouteillée) et de l'énergie ; en investissant dans l'économie circulaire pour manger local, pour soutenir nos productions et en créer de nouvelles ; en aidant à l'installation de nouveaux commerces (baux municipaux, boutiques éphémères), en accompagnant le développement du pôle aéronautique et l'installation des salariés à Jonzac.

• Grand projet pour la culture

Création d'un grand hall d'accueil commun au théâtre et à la salle des fêtes. Cette grande entrée, ouverte sur la place du château, offrira un nouvel écrin au théâtre et une nouvelle vie à une salle des fêtes désuète à rénover. La réunion de ces deux équipements constituera un pôle culturel complémentaire au centre des congrès.

• Des lieux plus ouverts, plus accueillants, plus fréquentés ; une programmation à l'année ; faire des Carmes un centre culturel pour tous.

• Vie scolaire

Les écoles étant primordiales, rassemblement des écoles pour faciliter la vie des parents et des enfants, tout en faisant d'importantes économies ; concentrer les investissements sur ce pôle scolaire pour améliorer le confort et réduire les factures d'énergie ; manger mieux et local à la cantine ; repenser les espaces de récréation.

• Politique pour la petite enfance

Mise en place d'un relais petite enfance pour soutenir les assistantes maternelles et les parents. En complément, création d'un lieu d'accueil enfants/parents.

• Au stade municipal

Stade repensé à la hauteur de la vie sportive et de l'ambition des clubs phares. Un « espace partenaires », ouvert aux associations, pour soutenir le sport de haut niveau.

• Une coopérative citoyenne d'énergies

Qu'est-ce que c'est ? Une énergie produite localement, renouvelable et qui permet aux habitants d'être actionnaires de la transition el de l'autonomie énergétique. Un rapport aux citoyens qui investiront et des économies à ceux qui achèteront l'électricité.

• Lieux pour les jeunes

Un skatepark couvert, sur un site identifié et éloigné de tout voisinage ; un espace dédié au gaming. D'autres projets à travailler en concertation avec les ados.

• Adapter la ville au changement climatique

En la végétalisant et en l'ombrageant ; en gérant mieux les eaux de pluie ; en préservant la vallée de la Seugne.

• Participation citoyenne

Création de commissions citoyennes thématiques pour permettre aux habitants de faire des propositions et donner leur avis sur les projets d'envergure. Mise en place d'un conseil municipal des jeunes.

• Budget  participatif

Mise en place d'un budget participatit pour que les habitants puissent proposer des actions d'amélioration de leur cadre de vie. Toutes les bonnes idées pour la commune.

• La transparence

Les débats du conseil municipal seront filmés pour être diffusés et mis en ligne sur le site de la ville. Facilitation de l'accès aux documents administratifs (décisions, délibérations, études).

• Respect des urnes : un poste d'adjoint sera proposé à l'opposition.

lundi 9 mars 2026

A la rencontre des Compagnons du Devoir de Nouvelle-Aquitaine

Les Compagnons du Devoir, comme chaque année, ouvrent les portes de leurs Maisons partout en France afin de faire découvrir l’ensemble de leurs formations mais aussi les valeurs qui les animent : fraternité, ouverture, accomplissement et partage


« Les Compagnons du Devoir sont porteurs de valeurs essentielles pour se construire positivement et s’insérer au mieux professionnellement. On découvre dans leurs formations, la rigueur, l’entraide, la persévérance et la bienveillance » souligne Thibaud, Compagnon Mécanicien

Ces journées permettent de découvrir un modèle de formation unique, ouvert après le collège, le baccalauréat ou dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Dans les centres de formation des Compagnons du Devoir, ce sont les Compagnons eux-mêmes qui transmettent leur savoir-faire technique en atelier aux apprenants et apprenantes. Grâce à l’alternance longue entre entreprise (4 à 6 semaines) et centre de formation (2 à 3 semaines), les apprentis et apprenties acquièrent des compétences solides, et développent leur autonomie de travail et leur maturité. 

Les journées portes ouvertes constituent une opportunité précieuse d’information et d’échanges, permettant aux futurs apprenants et apprenantes de préciser et d’affirmer leur projet d’orientation et professionnel. Elles et ils peuvent choisir de suivre une formation pour un premier diplôme de métier (CAP, bac professionnel ou BTS). Elles et Ils peuvent aussi choisir de continuer au-delà de ce premier diplôme pour faire le Tour de France et finalement devenir Compagnons du Devoir.

Au programme : la visite des Maisons, des démonstrations, des ateliers métiers et des réunions d’information !

« Devenir boulangère, c’était une évidence pour moi, j’en rêvais depuis mon enfance. Après ma 3ème, j’ai rejoint les Compagnons pour démarrer une formation en or. Zéro regret, j’adore mon métier ! » remarque Léa, Compagnon boulangère

Une jeune femme ou un jeune homme commence sa formation chez les Compagnons du Devoir pour apprendre un métier en étant apprentie ou apprenti. Au cours de son apprentissage – conclu par un CAP, un bac professionnel ou un BTS – elle ou il peut devenir Aspirante ou Aspirant et membre de l’association. Pour cela, elle ou il adopte les valeurs compagnonniques à travers un travail d’adoption, une réalisation professionnelle qui témoigne de la progression du savoir-faire et du savoir-être. Ainsi, l’Aspirante ou l’Aspirant peut commencer le Tour de France.

Le Tour de France est un voyage d’une maison de Compagnons à une autre. Il permet à chaque apprenant ou apprenante de se former en alternance dans une nouvelle entreprise chaque année. C’est une aventure humaine dans laquelle chaque étape, ville ou région différente, permet de découvrir de nouveaux environnements de travail et de nouvelles méthodes. Ce parcours est fondé sur la transmission, le respect et la solidarité. La progression ne se limite pas à l’acquisition de gestes techniques : elle représente une culture du métier, une histoire, une exigence de qualité et de rigueur.

Le printemps du dessin : Le grand rendez-vous national du dessin contemporain


Du 20 mars au 21 juin, Le Printemps du dessin déploie à travers toute la France une programmation foisonnante, qui fait dialoguer artistes, lieux patrimoniaux, centres d’art et publics de tous horizons. De Camille Chastang à l’Arc de Triomphe à Boris Labbé à Saint-Gratien, de Timo Herbst au Goethe-Institut à Jeanne Susplugas à Maisons-Alfort, de Didier Rittener à Saint-Étienne et Keita Mori à Angers, au Frac Picardie qui invite Aurélia Jaubert et Susanna Inglada, le dessin s’invite partout et pour tous et se propage sous une multitude de formes et de récits.

Créé en 2017 par l’équipe de Drawing Now Paris, Le Printemps du dessin est devenu au fil des années le rendez-vous national incontournable dédié au dessin contemporain. En 2026, l’événement réunit plus de 100 participants - dont 53 nouvelles structures et 16 Monuments Nationaux. L’événement bénéficie du soutien du ministère de la Culture et est réalisé en collaboration avec le Centre des monuments nationaux, aux côtés de partenaires prestigieux qui contribuent à son rayonnement et à sa dynamique.

Le Printemps du dessin fait battre le coeur du dessin contemporain à l’échelle nationale en réunissant musées, Frac, centres d’art, artothèques, monuments historiques, médiathèques ou espaces publics, et en proposant plus de 150 rencontres avec les artistes. Ateliers, performances, expositions, conférences, balades dessinées ou concerts dessinés composent une programmation généreuse, dont de nombreux rendez-vous gratuits, affirmant une volonté forte d’accessibilité et de partage

Municipales/Jonzac/Christophe Cabri, maire sortant : « Nous ne vendons pas du rêve »…

Dimanche prochain, les élections désigneront le prochain conseil municipal. En raison du scrutin à la proportionnelle, il n’y aura qu’un seul tour à Jonzac, c’est pourquoi les deux listes en lice - celles du maire sortant, Christophe Cabri, et de Jean-François Mougard - sont en pleine mobilisation, chacune exposant ses projets pour les six ans à venir dans des réunions, des documents et nouveauté, des petites vidéos mettant en scène les candidats. 

Vendredi soir, la liste de Christophe Cabri, « une énergie commune pour Jonzac », avait réuni quelque 300 personnes dans la salle municipale. A l’ordre du jour, la présentation du programme et le nom de la première adjointe si la liste est victorieuse : il s’agit de Delphine Matteï Peteau.

Christophe Cabri et Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental

Ce n’était pas la fièvre du samedi soir, mais celle du vendredi ! Plus l’élection se rapproche et plus les candidats se veulent convaincants et persuasifs. Rien à voir avec l’élection confortable de 2020 où, faute de combattants, la liste conduite par Christophe Cabri l’avait emporté, étant l’unique à solliciter les suffrages. « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » selon l’adage ! Cette fois-ci, le contexte est différent en raison d’un événement planétaire majeur : la succession de Claude Belot est ouverte. Cette personnalité de Haute-Saintonge, en poste durant un demi-siècle, a donné de sages conseils aux deux "prétendants", Christophe Cabri et Jean-François Mougard, lors du dernier conseil municipal. « Je vous observe, que le meilleur gagne » a-t-il dit. L’expression est neutre et permet à chaque camp d’espérer son attentive bienveillance…

18 h 30 vendredi. Christophe Cabri accueille la présidente du Conseil départemental, Sylvie Marcilly, venue lui apporter son soutien. Le maire sortant campe le décor : « cette liste n’a pas été faite avec les copains et les copines. Chaque candidat a été choisi selon ses compétences. Après un mandat consacré au logement et au patrimoine historique avec la restauration du châtelet et du cloître des Carmes, ce prochain mandat sera dédié au quotidien des Jonzacais, au bien vivre ensemble. Je remercie tous mes colistiers pour leur engagement à mes côtés ». Son programme comporte une dizaine de chapitres : « ce ne sont pas des projets en l’air, nous tiendrons financièrement ce qui est annoncé ». Et d’ajouter : « nous ne vendons pas du rêve ! ».

Parmi les axes prioritaires, figure la santé. La parole est donnée au dr Denis Blanchard : « Notre objectif est le recrutement d’un médecin par an pendant six ans »

« Dans les années 1980, les autorités ont décidé de diminuer drastiquement le nombre de médecins parce qu’elles craignaient une hausse des dépenses. Le recrutement annuel est alors passé à 3000 et ce durant 40 ans. Aujourd’hui, on a le résultat de cette inertie : nous manquons de médecins. Depuis 2020, le numerus clausus a été ouvert, mais nous n’en aurons les résultats qu’en 2030. Parallèlement, la population a vieilli et il y a une forte demande. En attendant, on fait quoi ? On cherche des médecins partout ! Actuellement, entre 10 et 12 millions de Français n’ont plus de médecin traitant. A l’échelle de Jonzac, aux côtés de Christophe Cabri, nous avons commencé à travailler au mois de décembre avec Corinne Imbert, sénatrice, et les médecins de Jonzac, ceux de la Garenne en particulier, pour trouver une solution. Le premier problème était que l’ARS considérait Jonzac comme une ville bien dotée car elle associait les médecins thermaux aux généralistes, soit seize au total. En conséquence, les jeunes médecins qui voulaient s’installer à Jonzac n’avaient droit à aucune aide, pas de prime à l’installation, ni exonération fiscale. Il fallait donc expliquer la situation réelle de Jonzac, d’autant que plusieurs généralistes vont prendre leur retraite, les drs Clavel et Fedon. Nombreux ont prolongé leurs activités et j’en suis d’ailleurs un exemple ! Dans moins d’un an, Jonzac se retrouvera avec seulement 5 médecins. La carte départementale a été modifiée le 16 janvier. Nous sommes désormais en zone fragile. Dès lors, les jeunes praticiens qui choisiront Jonzac auront les mêmes avantages que ceux qui s'installeront à Archiac, Mirambeau ou Jarnac-Champagne. Deux jeunes médecins sont intéressés dès cette année. Notre objectif est le recrutement d’un médecin par an pendant six ans. Deux autres médecins, étudiants à Poitiers, seront prêts en 2028. Au sujet de la maison médicale de santé, notre principe est le suivant. D’abord chercher des médecins avant d’entreprendre des travaux. Il y a une possibilité d’extension au cabinet de la Garenne. Parmi les autres idées, l’ancienne maison de retraite, propriété de l’hôpital, en centre de ville, le bâtiment du service des douanes, 400 m2 disponibles. Je suis également favorable au développement de la téléconsultation qui permet d’être en contact avec des médecins expérimentés disponibles sans rendez-vous, une prise en charge estimée à moins d'un quart d’heure, des diagnostics et des échanges sécurisés, la délivrance de traitements médicaux. Deux pharmacies de Jonzac offrent ce service. 60% des consultations pourraient se faire en ligne. Ce n’est pas une vraie consultation comme chez un médecin, mais elle apporte une solution. Le compte-rendu est réalisé par l’intelligence artificielle. La consultation coûte 25 euros. En 3 heures, on peut réaliser jusqu’à 30 consultations. L’installation de nouvelles cabines de téléconsultation semble intéressante, à la gare par exemple ».

Denis Blanchard, Christophe Cabri
• Les Halles vont devenir un autre poumon du centre ville de Jonzac, à l’intérieur et à l‘extérieur. Il s’agit de redynamiser  le quartier et de créer des espaces de rencontres. « Nous construirons ce projet avec les habitants et les commerçants » explique Christophe Cabri. La ville sera dotée de bancs, de mobilier urbain éphémère, de jeux. 

• Quid de la zone bleue ? « La ville est accessible grâce à la zone bleue, principe que nous avons défini ensemble, y compris avec des personnes qui y sont opposées aujourd’hui. Je m’appuie sur une étude du cabinet Lestoux : 70% des automobilistes sont satisfaits du stationnement à Jonzac. Si on supprime la zone bleue, on retrouvera les voitures ventouses et il n’y aura plus de place. Tout évolue puisque la place du marché est désormais en zone blanche et le lundi est entièrement libre à l’exception des arrêts minute » précise Christophe Cabri.

Dominique Soler, Vincent Dufour

• Travaux, urbanisme, environnement :

- Aménagement et végétalisation de la place Fillaudeau et de la place du Champ de Foire : 800 000 € ; embellissement de la rue de Verdun, de la rue James Sclafer et des rues du centre ville : 2 M ; réaménagement du Square Leclerc (Jardin Public) : 350 000 € ; création d'une brigade de propreté urbaine.

• Sports et associations

- Création d'un nouvel espace dédié à la vie associative et à la jeunesse au stade Henri Chat-Locussol : 250 000 €. A côté du plongeoir, se trouve une plateforme. L’idée est de réaliser une grande salle associative (150, 200 m2), dédiée à la jeunesse, qui donnera sur le stade. On pourra y accueillir des partenaires venant voir les matchs de rugby ou de football. Possibilité d’y organiser des réunions pour les associations. 

- Des travaux auront lieu à la salle des fêtes ainsi que dans les salles 2 et 3 de la mairie, utilisées pour les réunions ; maintien au soutien actif auprès des associations : 700 000 € , skate-park et Pump Track modulaires à la base de loisirs : 400 000 €

• Action sociale et solidarité

- Création d'un Forum du « Bien vieillir » (Jonzac compte de nombreux seniors) ; renforcer l'action du CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) 

• Commerce, attractivité et cadre de vie

 - Aide à l'installation de nouveaux commerces en centre-ville : 48 000 €/an (prise en charge de loyers, exonération foncière pour les propriétaires louant des magasins) ; création d'espaces intergénérationnels en centre ville (jeux enfants, bancs publics): 250 000 € ; création d'un parc canin sur une idée de Tuula Lahdelma

Pierre Piteau, Tuula Lahdelma, Delphine Matteï Peteau
• Soutien à l’hôpital public

Sans le bloc opératoire et les services, il n’y aura plus de service d’urgences accessible 24 h sur 24 h à Jonzac. Des travaux sont nécessaires dans le futur. Des financements à hauteur de 13 millions pour les bâtiments de médecine et chirurgie et de 3 millions pour le bloc opératoire ont été validés par l’ARS. « Le pouvoir politique est important. Il faut se battre tous ensemble » souligne Christophe Cabri. 

• Communication

Poursuivre les concertations citoyennes ; acquisition de trois écrans dynamiques : 45 000 € ; édition du bulletin municipal

• Culture

Poursuivre la valorisation de l'histoire de Jonzac par la création d'une maison de la Résistance « Marthe Robert » : 300 000 € ; valoriser la programmation culturelle et les animations actuelles ; proposer des résidences d'artistes ; programmation de spectacles « jeunes publics »

• Tourisme

- Installation de mobiliers urbains et entretien des bords de Seugne : 150 000 € ; mise en place d'une signalétique simple et repérable ; réfection du bassin de baignade et modernisation de la base de loisirs : 300 000 €

• Mobilité, accessibilité et inclusion

- Rendre les voiries et les espaces publics accessibles. Tout le monde veut circuler dans sa ville en toute sécurité ! Des travaux de voirie ont été faits ; trois ascenseurs ont été installés à la mairie, dans la salle des fêtes et aux Carmes. Dans le futur mandat, figure la mise en accessibilité des écoles. 

« On peut développer le handitourisme avec des Joëlettes » estime Thomas Masson. Il s’agit d’un fauteuil mono-roue tout terrain. L'offre concernera les parcours PMR, les bords de Seugne, les Terra Aventura.

- Mise en application du Schéma des Mobilités : préparer le Jonzac de demain en termes de circulation et de partage. Des études sont à réaliser : sens de circulation, limitation de vitesse. Créer un rond-point au carrefour de la Caisse d’Epargne. A voir aussi le carrefour du lycée.

• Finances

- Pas d'augmentation des taux d'imposition de la commune ; recourir à l'emprunt uniquement pour les projets générant des revenus ; autofinancement des autres projets avec une planification raisonnée

Stéphanie Menouvrier

• Enfance et jeunesse

- Travaux de performances énergétiques des écoles, mobilier extérieur et végétalisation des cours de récréation : 800 000 euros ; soutien à la parentalité : création d'un relais petite enfance (lieu gratuit d’informations et de rencontres) ; création d'un lieu d'accueil et d'échanges pour les 11/17 ans (dialogue, prévention, loisirs) ; soutenir les agents des centres d’accueil et les enseignants, poursuivre les aides financières aux projets (voyages scolaires, matériels, etc) ; améliorer le cadre de vie (on a commencé avec la crèche).

- Jeunesse : « Renforcer le lien entre le conseil municipal et les jeunes. S’assurer que le programme dédié à la jeunesse soit en lien avec ses attentes et besoins » remarque Paul Rahé. 

Conclusion de Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental : « J’ai rarement vu une équipe aussi douée, expressive, engagée et motivée. Christophe Cabri a un bilan, on peut lui faire confiance. Je l’ai découvert à travers le mandat cantonal qu’il assure avec Chantal Guimberteau. Il s’est révélé au fil des mois. Il porte la voix de Jonzac en dehors de ses frontières, tire profit de ses connaissances, de son réseau et fait grandir son territoire. Son cap est clair et financé. Jonzac est une ville qui compte en Charente-Maritime ». 

jeudi 5 mars 2026

Cancers pédiatriques : Lancement d’une démarche scientifique inédite à l’échelle territoriale

EXPOSCAN : UNE DÉMARCHE SCIENTIFIQUE COLLECTIVE AU SERVICE DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DU TERRITOIRE

Face aux interrogations sanitaires exprimées dans la plaine d’Aunis, l’État engage une réponse structurée, transparente et ambitieuse. Lundi 23 février, Brice Bondel, préfet de la Charente-Maritime, a réuni le premier comité de pilotage du projet EXPOSCAN – EXpositions environnementales et Spatialisation du sur-risque de cancers pédiatriques.

Cette réunion marque le lancement opérationnel d’une démarche scientifique inédite à l’échelle territoriale, destinée à apporter des éléments objectifs, fondés sur des données consolidées et des méthodes reconnues par la communauté scientifique.

EXPOSCAN vise à répondre à une question centrale

« Existe-t-il des expositions environnementales spécifiques sur des zones présentant un regroupement atypique de cas de cancers pédiatriques ? »

Conduit par le laboratoire public Qualyse, le projet est encadré par un consortium de scientifiques et de praticiens issus d’organismes de recherche et d’établissements hospitalo-universitaires.

La démarche associe la Préfecture, l’Agence Régionale de Santé, le CHU de Poitiers, l’Université de Rennes, la Ligue contre le cancer de Charente-Maritime, la Communauté d'Agglomération de La Rochelle, le Conseil départemental, la Région Nouvelle-Aquitaine et les Communes, l’Association Avenir Santé Environnement et des médecins.

Elle repose sur une approche progressive, validée scientifiquement et s’inscrit dans un cadre de concertation, de rigueur méthodologique et de respect des personnes, des activités et des équilibres du territoire.

Le calendrier des travaux s’étend sur trois années structurantes

2026 sera consacrée à la collecte et à la compilation des données historiques disponibles (qualité de l’eau, de l’air, des sols, données de surveillance, études antérieures), ainsi qu’à la conduite d’entretiens auprès des familles volontaires. Ces éléments permettront de constituer une base de données structurée, de développer une cartographie dynamique et de conduire des analyses statistiques robustes, afin de définir une stratégie d’échantillonnage qui sera présentée au comité de pilotage en novembre 2026.

2027 verra la mise en œuvre de campagnes complémentaires de prélèvements et d’analyses environnementales ciblées sur les matrices eau, air et sols.

2028 sera dédiée à l’analyse intégrée des résultats, à la formulation de recommandations et à la restitution publique des travaux, avec la soutenance de la thèse associée au projet.

EXPOSCAN s’inscrit pleinement dans une dynamique d’intelligence collective territoriale, d’ores et déjà soutenue financièrement par la Préfecture, la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, la Ligue contre le Cancer de la Charente-Maritime et le laboratoire Qualyse.