mercredi 4 février 2026

Elections Municipales/Eolien : Lettre adressée par l'association "Préservons la vie de notre campagne" aux élus et candidats

Lettre de la FED (Fédération Environnement Durable)

Imaginez ce même paysage avec six éoliennes...
« Vous êtes candidats pour les prochaines élections municipales et nous vous demandons au nom de la Fédération Environnement Durable (FED) de bien vouloir informer vos concitoyens sur les décisions que vous pourriez être amenés à prendre si vous êtes élus afin de protéger la biodiversité, préserver les paysages, le patrimoine naturel et historique de la collectivité que vous aurez la charge de représenter.

Comme vous le savez, la loi du 10 mars 2023 (loi APER) a confié aux élus locaux le droit de décider s'ils souhaitent accueillir des énergies renouvelables sur le territoire communal et surtout quel type d'énergie renouvelable et sur quels emplacements ils autorisent leur implantation.

Ainsi, dans certaines communes, des zones d'accélération pour le développement des énergies renouvelables (ZADER) ont été autorisées, soit pour permettre l'installation de panneaux solaires sur toitures, friches industrielles ou anciennes décharges, soit pour favoriser la géothermie ou la biomasse.

Enfin, convaincus que leur acceptation apporterait des ressources nouvelles pour la commune, certains élus ont accepté l'implantation d'éoliennes sur le territoire communal sans savoir que la partie de taxe perçue par la commune entraînerait mécaniquement une baisse des dotations de l'État.

Ils n'avaient pas mesuré l'impact sur les paysages et le patrimoine historique de la commune.

Ils ignoraient les risques de destruction pour la biodiversité et notamment les oiseaux et les espèces protégées qui font la richesse de la commune.

Ils n'avaient pas connaissance des conséquences de ces implantations sur la dépréciation immobilière des habitations dans un rayon de 2 kilomètres et donc d'une diminution des recettes communales issues des taxes foncières.

Ils n'avaient pas évalué les effets de telles implantations sur le tourisme vert, gîtes ruraux, chemins de randonnée, qui font partie de l'attractivité de la commune.

Enfin, le développement de ces énergies renouvelables intermittentes a entraîné un doublement du prix de l'électricité en 10 ans - une facture d'électricité comporte 3 parts égales : tarif réglementé de vente (TRV), l'accise (qui sert à subventionner ces énergies renouvelables éolienne et solaire) et la taxe dite TURPE (qui finance le raccordement de ces mêmes énergies renouvelables) - La facture d'électricité payée par les ménages a même augmenté de 18% entre 2023 et 2024 et une hausse est encore prévue cette année.

C'est certainement pour toutes ces raisons que seulement 1% des communes de France ont décidé de créer des zones d'implantation pour les éoliennes. Pour des motifs similaires, seulement 3% des communes de France ont accepté de définir des zones d'implantation de panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles.

Les SRADDET, celui de Nouvelle Aquitaine notamment, ont fixé des objectifs de développement des énergies renouvelables issues du vent et du soleil pour 2030 et 2050 et pour les départements de Poitou Charentes. Ces objectifs 2030 et même 2050 sont déjà atteints si on additionne tous les parcs installés et tous les parcs autorisés.

Pour l'ensemble de ces raisons, vos concitoyens sont aujourd'hui en droit de savoir :

- si vous envisagez, une fois élu, de vous opposer à toute implantation d'éoliennes sur le territoire communal,

- si vous entendez vous opposer à toute implantation de panneaux photovoltaïques sur les terres agricoles,

- si vous vous engagez à mettre en œuvre des règles d'urbanisme communales et communautaires qui traduisent clairement votre volonté de préserver les paysages, le patrimoine et la biodiversité de votre commune.

Je vous invite à rendre publiques vos réponses sur ces trois points qui intéressent particulièrement vos concitoyens et vous en remercie par avance ».

Bernard Largeau, président de l'APREVICA (Association "Préservons la vie de notre campagne")

Région Nouvelle-Aquitaine : Projets innovants et investissements des entreprises, Getade Environnement à Bussac-Forêt, déploiement du Ferrocampus à Saintes, recherche contre le cancer, rénovation des lycées

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et les élus régionaux se sont réunis en Commission permanente lundi 2 février à l’Hôtel de Région à Bordeaux. Au total, 192 délibérations ont été votées et 913 subventions attribuées pour un montant de 195 029 869,82 euros.

 La Région soutient les entreprises dans leurs projets innovants

 294 251 euros pour Bio Chaux – Beurlay

> Prévision de création d’emploi : 3

Créée en 2023, la société Bio Chaux, filiale du groupe ISO Renov Group spécialisé dans la rénovation de façades, développe une activité innovante de fabrication d’enduits à la chaux destinés aux professionnels du bâtiment. Son projet vise à proposer des produits écoconçus conditionnés en pots recyclables et humides afin de limiter les poussières, réduire la consommation d’eau, améliorer les conditions de travail et favoriser l’économie circulaire. Après l’installation d’un prototype sur son site de Beurlay, l’entreprise engage désormais une phase de prototypage à l’échelle industrielle intégrant de nouveaux équipements automatisés, des outils numériques de traçabilité et un système de consigne. Ce programme s’appuie sur un partenariat avec Chaux de Saint-Astier (Dordogne). La Région accompagne Bio Chaux à hauteur de 294 251 euros au titre du soutien aux projets innovants.

 249 200 euros pour Getade Environnement – Bussac-Forêt

Fondée par un vétérinaire, Getade Environnement développe des biostimulants destinés à l’agriculture, notamment biologique, selon les principes de l’isothérapie. L’entreprise conçoit des solutions visant à renforcer naturellement les défenses des plantes, réduire l’usage des produits phytosanitaires et préserver la biodiversité. Elle propose aujourd’hui 27 produits labellisés Ecocert, principalement utilisés en viticulture, maraîchage et arboriculture, et exporte notamment vers l’Espagne. Dans une logique d’innovation, Getade souhaite créer un capteur spectrométrique permettant d’analyser l’état physiologique des cultures et d’optimiser les stratégies de traitement. Ce projet de recherche est mené en partenariat avec le Centre Aquitain des technologies de l'Information et Électronique (CATIE) basé à Talence et des instituts scientifiques, avec une large campagne de tests terrain. La Région accompagne Getade Environnement à hauteur de 249 200 euros au titre du soutien aux projets innovants.

210 993 euros pour Nautitech Catamarans – Rochefort

> Prévision de création d’emploi : 10

Nautitech Catamarans conçoit et fabrique des catamarans de croisière à voile destinés au marché international. L’entreprise produit une trentaine de bateaux par an et maîtrise l’ensemble de la chaîne de fabrication, depuis les pièces en composites jusqu’à l’assemblage final. Pour renforcer sa compétitivité, Nautitech développe un nouveau modèle, le N41 Type S, plus léger, plus rigide et plus performant, permettant de réduire significativement l’usage du moteur et donc la consommation de carburant. Le projet intègre également l’utilisation de nouveaux matériaux composites, la réduction des déchets et l’amélioration de la performance énergétique de l’usine. La Région accompagne Nautitech Catamarans à hauteur de 210 993 euros au titre du soutien aux projets innovants.

 207 942 euros pour Chantiers Amel – Périgny

> Prévision de création d’emploi : 10

Spécialisés dans la fabrication de voiliers monocoques hauturiers, les Chantiers Amel mènent un vaste projet de modernisation de leur site industriel de Périgny dans le cadre du programme PHARE. Ce projet vise à optimiser les flux de production, améliorer la performance environnementale du site et préparer la production des voiliers de demain. Parallèlement, l’entreprise développe un nouveau modèle de voilier, plus grand et plus innovant, intégrant des matériaux biosourcés, des équipements photovoltaïques et de nouveaux procédés d’assemblage. Le programme comprend des phases de conception, de tests techniques et de fabrication du premier prototype. La Région accompagne Chantiers Amel à hauteur de 207 942 euros au titre du soutien aux projets innovants.

• Une chaire rochelaise étudie les mécanismes naturels de résistance au cancer

337 000 euros pour La Rochelle Université – La Rochelle

La chaire pour l’émergence, la science et la société (CHESS) « Cancer et Biodiversité », portée par La Rochelle Université, vise à comprendre les mécanismes naturels de résistance au cancer en étudiant la diversité du vivant. En croisant oncologie, biologie évolutive et physiologie, le programme explore pourquoi la prévalence du cancer varie fortement selon les espèces et les individus, afin d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour l’humain. La chaire a permis de structurer le groupe de recherche WICANE, aujourd’hui reconnu au niveau national et international, avec des collaborations majeures aux États-Unis et au sein de réseaux scientifiques mondiaux. Les travaux s’articulent autour de trois axes : l’étude des facteurs biologiques associés à la résistance au cancer, l’analyse des origines évolutives de la maladie chez les invertébrés, et l’identification de mécanismes anticancers chez des mammifères naturellement résistants. Au-delà de la recherche fondamentale, CHESS développe des actions de formation, de diffusion scientifique et de partenariats avec des institutions et entreprises. L’équipe a déjà levé près d’un million d’euros de financements complémentaires, confirmant l’effet levier du soutien régional. La Région accompagne La Rochelle Université à hauteur de 337 000 euros au titre du soutien à la recherche.

194 602,18 euros pour Atlantique Alimentaire – La Rochelle

> Prévision de création d’emplois : 7

Atlantique Alimentaire est spécialisée dans la fabrication de crêpes, galettes, tartes et quiches salées surgelées, commercialisées sous marques de distributeur. L’entreprise développe en co-construction avec ses clients des recettes innovantes, sans conservateurs de synthèse et avec un Nutri-Score amélioré. Reprise en 2019 par la coopérative agricole CAVAC, elle a relancé notamment la filière des mogettes de Vendée Label Rouge et s’engage désormais dans le développement des protéines végétales. Le projet soutenu consiste à créer une nouvelle ligne industrielle dédiée à la cuisson, surgélation et au conditionnement de légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots, fèves), afin de répondre à la demande croissante en alimentation végétale bas carbone. Cette ligne permettra de passer d’une production artisanale à industrielle dans les quatre prochaines années. La Région accompagne Atlantique Alimentaire à hauteur de 194 602,18 euros au titre du soutien aux investissements productifs des entreprises agroalimentaires.

 Saintes : Deux programmes d’investissement structurants

2 768 837 euros pour le Ferrocampus

Ferrocampus est un campus d’excellence dédié aux métiers et technologies de la mobilité ferroviaire décarbonée. Dans le cadre de son mandat de Service d’intérêt économique général (SIEG), la Région accompagne en 2026 deux programmes structurants visant à renforcer ses capacités pédagogiques, technologiques et d’innovation. Le premier concerne le programme d’investissement d’avenir (PIA3) « Campus des Métiers et des Qualifications », avec des investissements pour équiper les bâtiments du site, notamment « La Station », espace d’accueil du grand public et de vulgarisation, et le bâtiment « Campus » dédié à l’enseignement supérieur. Ces équipements permettront de développer des outils pédagogiques performants, favorisant la formation, la recherche appliquée et les collaborations avec les entreprises et universités. Le second programme porte sur le projet Train léger innovant, cofinancé par l’ADEME dans le cadre de France 2030. Il vise à moderniser l’écosystème technologique du train léger à travers des outils immersifs, des dispositifs de maintenance intelligente, des espaces collaboratifs et des solutions avancées de gestion des données. La Région accompagne Ferrocampus à hauteur de 1550000 euros au titre de ces deux programmes structurants. En complément, elle participe aux dépenses de fonctionnement de Ferrocampus à hauteur de 1 033 837 euros et aux dépenses liées à la gestion du site à hauteur de 85 000 euros.

Du côté des lycées

1,5 million d’euros pour le lycée hôtelier de La Rochelle

Pour la mise en sécurité des façades et de la couverture du bâtiment internat.

 340 000 euros pour l’EREA Theodore Monod de Saintes

Pour la réfection de couverture et de locaux de l'internat.

 • La Commission permanente du lundi 2 février en chiffres 

Nombre de projets de délibération : 192

Nombre de dossiers d’aides versées : 913

Nombre de dossiers d’aides affectés : 842

Montant affecté aides versées (attributions et opérations globales) : 195 029 869,82 euros

Nombre d’opérations des travaux dans les lycées : 282

Montant affecté des opérations concernant des travaux dans les lycées (attributions et opérations globales) : 61 308 681,69 euros.

 

 

lundi 2 février 2026

Saintes/Municipales : Les Ecologistes rejoignent la liste de Ludovic Norigeon

 • Communiqué du groupe local Les Écologistes de Saintes

« À l'issue d'un long processus de discussions, de débats et de réflexion collective, les Écologistes de Saintes ont décidé de s'engager avec la liste PS - PCF - PP - PRG conduite par Ludovic Norigeon.

Ce choix n'est ni un ralliement par défaut, ni un renoncement. Il procède d'une conviction politique claire : face aux urgences sociales, écologiques et démocratiques, Saintes a besoin d'un projet solide, lisible, tout en intégrant pleinement l'écologie politique comme colonne vertébrale de l'action municipale, au service du rassemblement, pour gagner en mars prochain.

Les échanges menés avec Ludovic Norigeon et les partenaires de cette liste ont permis de poser des bases de travail respectueuses : reconnaissance de l'autonomie écologiste, volonté partagée de transformation écologique de la ville, et engagement à inscrire durablement les enjeux climatiques, sociaux et démocratiques au cœur du projet municipal. Cette démarche de rassemblement permet de dépasser les fragmentations stériles et de construire une alternative crédible aux politiques menées jusqu'ici par les sortants.

Dans le même temps, nous souhaitons faire preuve de transparence quant aux raisons qui nous ont conduits à nous retirer de la démarche dite de « liste citoyenne participative », à laquelle nous avons initialement pris part avec sincérité et espoir.

Cette initiative portait une ambition que nous continuons de partager pleinement : redonner du pouvoir aux habitantes et aux habitants et construire collectivement un projet émancipateur pour la ville. Toutefois, au fil du processus, cette dynamique citoyenne a été progressivement affaiblie sous l'effet de logiques partisanes. L'absence de garanties démocratiques claires, les désaccords persistants sur la gouvernance ont conduit à une perte de confiance majeure. Ce qui devait être un espace d'émancipation citoyenne s'est trouvé siphonné, rendant impossible notre engagement dans des conditions conformes à nos valeurs. Nous affirmons avec force que la démocratie participative ne peut être un slogan, ni un habillage. Elle exige sincérité, clarté des règles, respect des équilibres et protection contre toute instrumentalisation.

Aujourd'hui, l'engagement des Écologistes de Saintes dans la liste conduite par Ludovic Norigeon nous permet de porter concrètement des propositions écologistes ambitieuses et opérationnelles : transition écologique juste, adaptation au changement climatique, protection du vivant, mobilités durables, urbanisme sobre, solidarité renforcée et dispositifs réels de participation citoyenne.

Nous nous engageons dans cette démarche avec exigence, responsabilité et vigilance, déterminés à faire de l'écologie politique un levier central de transformation démocratique et sociale pour notre ville ».

Le groupe local des Écologistes de Saintes

Alexandre Teysseyre, secrétaire du groupe local Les Ecologistes de Saintes

Stéphane Trifiletti, délégué aux élections du groupe local Les Ecologistes de Saintes

Municipales 2026 : faire des territoires des moteurs de la mixité dans les sciences

Les associations Femmes Ingénieures, Femmes et Mathématiques et Femmes et Sciences proposent des actions concrètes aux collectivités pour bâtir une société équitable et innovante. La place des femmes dans les sciences, les technologies et l’ingénierie constitue aujourd’hui un enjeu central pour la société. Elle conditionne à la fois la capacité d’innovation de la France, l’égalité entre les femmes et les hommes et la vitalité des territoires

Si les politiques nationales sont indispensables, l’égalité dans les sciences se construit aussi au quotidien. Les collectivités locales, par leur proximité avec les jeunes, les familles et les acteurs et actrices de l’éducation, disposent de leviers concrets et déterminants pour agir dès le plus jeune âge, faire évoluer les représentations et ouvrir l’accès à toutes les filières.

À l’heure où les collectivités définissent leurs priorités pour le prochain mandat municipal, les associations Femmes Ingénieures, femmes & Mathématiques et Femmes & Sciences, actrices historiques de la promotion des sciences auprès des jeunes, proposent aux maires et aux présidentes et présidents d’intercommunalités un ensemble de propositions concrètes et directement actionnables, destinées à faire des territoires des leviers majeurs de l’égalité et du progrès.

• Inspirer les jeunes et rendre les sciences accessibles

Ce premier axe vise à garantir un égal accès des jeunes aux sciences et aux technologies. Les collectivités peuvent jouer un rôle décisif en rendant visibles la diversité des métiers scientifiques et techniques, à travers des ateliers périscolaires, des sorties vers des lieux de science, des événements locaux ou des rencontres avec des femmes scientifiques et ingénieures issues des territoires. En rendant visibles des parcours variés et concrets, ces actions contribuent à susciter des vocations durables.

Exemples de propositions : Organiser des événements et des ateliers pour permettre aux enfants et à leurs parents de connaître la diversité des métiers scientifiques et technologiques et leur accessibilité aux femmes et aux hommes ; faciliter les rencontres entre les jeunes et des femmes scientifiques, techniciennes ou ingénieures, enseignantes ou chercheuses, en particulier issues de la commune ou des territoires environnant la Région

• Lutter contre les stéréotypes et créer des environnements inclusifs

Les choix d’orientation sont fortement influencés par les stéréotypes de genre. Les associations encouragent les collectivités à agir sur l’environnement éducatif et culturel : mise à disposition de ressources pédagogiques valorisant les femmes scientifiques, communication municipale attentive à la parité, équipements scolaires et espaces publics conçus de manière inclusive.

Ces leviers permettent d’installer, dès l’enfance, une culture de l’égalité favorable à toutes et tous.

Exemple de proposition : Mettre à disposition des écoles et des médiathèques, des mallettes pédagogiques et des ouvrages valorisant les femmes scientifiques 

• Renforcer la parité et l’exemplarité dans la vie locale

L’égalité passe également par l’exemple. Les recommandations soulignent l’importance d’une meilleure représentation des femmes dans les instances locales, qu’il s’agisse des conseils municipaux de jeunes, des commissions techniques, des délégations ou des postes techniques au sein des collectivités.

Une gouvernance paritaire constitue un signal fort pour les jeunes générations et renforce la crédibilité des politiques publiques en faveur de l’égalité.

Exemples de propositions : Assurer une représentation paritaire dans toutes les commissions techniques municipales et intercommunales ; accorder des délégations importantes aux femmes élues au sein des conseils municipaux.

• Un engagement structurant pour l’avenir des territoires

En mettant en œuvre ces actions, les collectivités locales deviennent des actrices majeures de la transformation sociale, au service de l’innovation, de l’attractivité et de la cohésion des territoires. Favoriser la mixité dans les sciences, c’est investir dans l’avenir et permettre à chaque talent de trouver sa place. « Les collectivités locales disposent de leviers concrets pour rendre les sciences visibles, accessibles et attractives pour toutes et tous. En s’engageant dès le prochain mandat, elles peuvent permettre à de nouveaux talents d’émerger et renforcer durablement l’innovation dans les territoires » souligne Fatima Bakhti, présidente de Femmes Ingénieures.

« Favoriser la place des femmes dans les sciences, c’est enrichir la recherche, la société et la démocratie. Les collectivités locales ont un rôle déterminant pour faire évoluer durablement les représentations et les pratiques, au plus près des citoyennes et des citoyens » Françoise Conan, présidente de Femmes & Sciences.

« Agir pour la mixité dans les sciences, c’est agir pour l’avenir et la démocratie. En structurant des politiques locales ambitieuses, les collectivités peuvent garantir un accès équitable aux disciplines scientifiques et mathématiques dès le plus jeune âge » Laurence Broze, présidente de Femmes et Mathématiques.

• À propos de Femmes Ingénieures

Créée en 1982, Femmes Ingénieures est une association d’intérêt général qui regroupe des ingénieures et ingénieurs engagé·es pour la mixité dans les métiers scientifiques et techniques. Membre de la communauté IESF, l’association agit sur tout le territoire pour promouvoir les filières scientifiques auprès des jeunes filles, valoriser les réussites féminines et collaborer avec les institutions et les entreprises pour une société plus égalitaire.

• À propos de Femmes & Sciences

L'association a été créée en 2000 par un groupe de femmes scientifiques de tous horizons, elle compte actuellement plus de 650 membres. Elle a pour buts de renforcer la position des femmes exerçant des carrières scientifiques et techniques dans les secteurs publics et privés, promouvoir l'image des sciences et des technologies  auprès des jeunes et notamment des jeunes filles, promouvoir les femmes dans les sciences et les technologies, inciter les jeunes filles à s'engager dans les carrières scientifiques et techniques.

• À propos de Femmes et Mathématiques 

L'association, créée en 1987, compte actuellement 200 membres, principalement des chercheuses et des enseignantes du supérieur ou du secondaire. Ses objectifs sont encourager la présence des filles dans les études mathématiques et plus généralement scientifiques et techniques, agir pour la parité dans les métiers des mathématiques et pour le recrutement de plus de femmes en mathématiques dans les universités, promouvoir la participation des femmes dans les milieux mathématiques, sensibiliser la communauté scientifique et éducative à la question de l’égalité femme/homme, être un lieu de rencontre entre mathématiciennes.

Saintes/Conférence : Découvrez le chantier de restauration des fortifications de Brouage

Conférence : Le chantier de restauration des fortifications de Brouage 2023-2025 vendredi 20 février 2026 à 18 h 30, salle Saintonge

La Société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime vous invite à sa prochaine conférence intitulée « Le chantier de restauration des fortifications de Brouage 2023-2025 : nouvelles données archéologiques », avec l'archéologue départementale Nadine Béague.

Les premiers remparts de Brouage ont été élevés au milieu du XVIe siècle par des ingénieurs italiens. Sur une période de 200 ans, ils vont être constamment transformés, modifiés afin de mieux protéger la place forte. Ces remparts vont aussi faire l'objet de réparations, de reconstructions et de restaurations à la suite d'événements guerriers ou climatiques ou d'épisodes de ruine. L'état de ces remparts résulte à la fois d'un abandon et d'un manque d'entretien.

Ce site patrimonial est aujourd'hui géré par le Syndicat Mixte de Mise en Valeur du site de Brouage qui est le maître d'ouvrage de l'ensemble des travaux de restauration et de valorisation. Le projet actuel de restauration et de valorisation des fortifications de la place forte répond à la fois à un état sanitaire dégradé et à une volonté de continuer à accueillir le public. Il s'accompagne d'un volet archéologique qui est décliné sous forme de tranchées classiques de diagnostic, de fouilles sédimentaires et d'archéologie du bâti ; l'abondante documentation relative à la ville de Brouage a été synthétisée tout en actualisant et complétant certaines données.

Les premières investigations ont été réalisées en 2023 au travers de tranchées de diagnostic à la pelle mécanique réparties à l'intérieur du corps de la place et sur le terre-plein du rempart.

Ces travaux à l'intérieur du bastion d'Hiers ont permis de mettre au jour les niveaux correspondant à la période d'érection du bastion vers 1630 par Pierre d'Argencourt. En 2025, la courtine et le bastion de la Mer ont fait l'objet de la seconde opération d'archéologie préventive, qui est toujours en cours actuellement. Les résultats des premiers sondages font état d'une antériorité du logis du Gouverneur de Brouage par rapport au rempart reconstruit au XVIIème siècle. Les deux opérations archéologiques ont donc permis de mettre en évidence plusieurs phases de construction et de reconstruction ; ces premiers résultats demanderont à être complétés par d'autres investigations sur les autres bastions et courtines de Brouage.

Rendez-vous ce vendredi 20 février 2025 à 18h30, à l'auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes. Entrée et participation libre.