jeudi 12 mars 2026

Infos : Thermalisme : « Où sont passés les 134.000 curistes qui manquent à l'appel ? », Jonzac : « La Banque Alimentaire n'a pas l'intention de fermer » ; terrains constructibles ; Hôpital psychiatrique ; Café citoyen à Montendre

• Jonzac/Serge Espin, candidat de la liste de Jean-François Mougard, au sujet du thermalisme : « Où sont passés les 134.000 curistes qui manquent à l'appel ?»

« En 2018, 2019, on comptait 600.000 curistes, le thermalisme était en pleine progression. Aujourd'hui, on a du mal à retrouver ce niveau national : comment faire ? La semaine dernière, Christophe Cabri a fait une petite présentation sur le thermalisme et disait, pour le relancer : « nous allons renforcer la collaboration entre la Chaîne Thermale du Soleil et la Ville de Jonzac ». S'il se limite à cette initiative, je pense que ça va être un peu difficile ! Sérieusement, aujourd'hui, pour retrouver un rythme de croisière, une question se pose : que veut faire la Sécurité Sociale de cette activité particulière qu'est le thermalisme ? Un certain nombre de propositions ont été faites. Amélie de Montchalin a envisagé de dérembourser le thermalisme pour économiser 200 millions. Heureusement, la profession s'est défendue. Les conditions entre 2019 et 2025 n'ont pas changé et pourtant, nous ne comptons plus que 466.0000 curistes. 134.000 curistes se sont donc évaporés. Pourquoi sont-ils partis ? Les raisons évoquées sont nombreuses : le contexte géopolitique, les gens font de l'épargne et préfèrent aider leurs familles que de partir en cure ; le produit lui-même a vieilli, il est le même depuis 1945. 

La Cour des Comptes a fait un rapport sur le thermalisme. Ses observations sont intéressantes. Les médecins thermaux ne peuvent pas moduler la durée de la cure. Trois semaines, point ! Deuxièmement, ils ne peuvent pas moduler le nombre de soins. Les professionnels du thermalisme seraient bien inspirés de reprendre à leur compte ces remarques. Si on perd tous les ans des curistes, nous terminerons dans quelques années à 300.000 curistes et le thermalisme deviendra "anecdotique" dans le processus de la Sécurité Sociale. A ce moment-là, on n'aura même pas besoin de dérembourser car il ne coûtera pas cher à la S.S. Il faut donc réfléchir. Nous avons la chance à Jonzac d'avoir trois orientations thérapeutiques, la rhumatologie, la phlébologie et les ORL ; le président du Conseil national de établissements thermaux est à Saujon et nous appartenons à la Nouvelle-Aquitaine qui a toujours considéré le thermalisme comme une pierre angulaire de son développement car elle possède de nombreuses stations thermales. Il faut donc travailler avec la Région, le CNETh et bien sûr l'opérateur local,  la Chaîne Thermale du Soleil, sur deux points essentiels : le marché du thermalisme et le format de la cure. Trois semaines sont accessibles aux seniors, pas aux actifs. N'oublions pas également que les stations sont en concurrence et que les villes doivent être attractives ». De judicieux conseils...


- Nombre de curistes à Jonzac : 15.000 curistes

• Jack Ros (réunion de Jean-François Mougard et ancien leader de l'opposition à Claude Belot) : « Je voulais émettre une réflexion. J'ai assisté à toutes vos réunions et j'ai constaté qu'un programme caméléon a pompé les idées que vous avez développées durant cette campagne. C'est scandaleux ». Réponse de Jean-François Mougard : « Je le prends positivement. Tant mieux si nos idées font consensus car elles auront une chance d'être concrétisées. Seule remarque, l'équipe Cabri aurait pu les avoir durant la dernière mandature »...


• Jonzac : « Non, la Banque Alimentaire ne fermera pas » précise Pascal Hannoyer

Lors d'une réunion électorale de la liste conduite par Christophe Cabri, Pierre Jacques Rambeaud s'est étonné de bruits circulant au sujet de la fermeture de la Banque Alimentaire de Jonzac. « Nous verrons ça après les élections » a-t-il dit, visiblement agacé. Pour en savoir plus, le plus simple était de contacter  le responsable de cette structure, Pascal Hannoyer. « Il n'a jamais été question de fermer la Banque Alimentaire. Elle fonctionne très bien ! » souligne-t-il.  Et d'apporter des éléments concernant cette association d’entraide caritative cantonale créée le 2 août 1993 par Maïté Auboin Hannoyer à la demande de Claude Belot, alors maire, au niveau du Sivom. « Nous sommes partenaires de la Banque Alimentaire de la Charente-Maritime et de quelques industriels. Pour l'année 2025, les chiffres sont les suivants : 121000€ de valeur marchande distribuée, répartie pour Jonzac 79200 €, et le territoire du Sivom 41800€. Soit 3800 h de bénévolat ». Des propos rassurants et une association qui n'envisage pas de fermer ses portes...

• Municipales/Jonzac : Jean-François Mougard s'interroge sur le PLU en cours d'élaboration et trois terrains classés en zone constructible :

Réflexion émise lors de la réunion de mardi dernier, salle municipale de Jonzac : « Pourquoi trois terrains stratégiques, dont un appartenant à la commune, basculeraient-ils en secteurs naturel ou agricole pour ne plus être constructibles quand trois autres terrains, sans aucun intérêt stratégique pour la ville, seraient maintenus en secteur AU (à urbaniser) ? Comme les communes doivent désormais restreindre l'étalement urbain, des choix doivent être faits : il y a dans le PLU actuel beaucoup trop de terrains constructibles. Il faudrait donc en enlever. Est-ce une simple coïncidence ? Les arbitrages retenus par le maire, Christophe Cabri, dans ce  projet de PLU, peuvent donc interroger ». « Côté business, avoir un terrain à construire à vendre est plus intéressant financièrement qu'une terre classée agricole ou naturelle » souligne un agent immobilier. 

Il est aussi question d'un terrain situé non loin du moulin du Cluzelet, vendu par la Semdas à l'époque. « Il passerait en zone agricole alors qu'il est situé à deux pas des Antilles. La ville s'appauvrit au moins sur un terrain qui vaut de l'or ! Au nord du Centre Leclerc, se trouve une parcelle de 4,5 hectares. Si je suis maire, elle sera constructible, mais pas pour y accueillir des grandes enseignes. Comment développer le centre ville si les grandes surfaces fleurissent en périphérie comme à Intermarché ? La commune a une arme absolue, c'est le droit de préemption urbain. En ce qui concerne les logements vacants dans le centre-ville, on passera par les foncières » précise Jean-François Mougard. 

• Jonzac/Pierre-Jacques Rambeaud : « On fait modèle au niveau de l’hôpital psychiatrique de Jonzac ». Réactions...

Propos tenus vendredi soir à la salle des fêtes de Jonzac lors d’une réunion publique des élections municipales. Au sujet de la santé mentale, Pierre-Jacques Rambeaud, animateur en gérontologie en psychiatrie, et candidat sur la liste de Christophe Cabri : « Depuis 1971, l’hôpital est en éternelle évolution. Les projets, il y en a tous les jours. L’image du Domaine des fossés, qui traite des problématiques en santé mentale, va bien au-delà des frontières de notre territoire, de la Belgique jusqu’à la Réunion. Nos médecins psychiatres font des conférences de partout, on fait modèle au niveau de l’hôpital psychiatrique de Jonzac ». 

Dans la salle, quelques-uns hochent la tête à cette déclaration. « Si les structures hospitalières connaissent le plus souvent des réussites, il arrive que surviennent des échecs. C'est ainsi. Dans ces conditions, vous comprendrez que certaines personnes aient des difficultés à partager l'enthousiasme de M. Rambeaud » murmure un participant. 

Autre remarque : Le nom de l'hôpital psychiatrique, Domaine des "Fossés", n'est pas très dynamique et porteur d'espoir... même s'il correspond au nom du lieudit. Pourrait-il être modifié, ne serait-ce que pour la symbolique : sortir du "domaine des fossés" pour reprendre la route ?

• A noter : l’arrivée d’une nouvelle psychiatre (à mi-temps) dans cet établissement. 

• Fresque au cimetière de Chardes : On ne peut pas la manquer !

L'artiste Norman Guyot a réalisé une grande peinture sur le mur du cimetière de Chardes qui donne sur le parking. « Cette réalisation entremêle des courbes très colorées avec quelques touches de verdure et présente deux statues allongées à la manière des empereurs romains. L’œuvre apporte une belle touche de couleur dans cet espace à l'origine très gris et minéral » peut-on lire. En effet, il est bon de donner de la vie à un lieu qui en manque...


• Montendre : Café citoyen

Dimanche matin, la liste aux Municipales conduite par Anita Collier a organisé un café gourmand au café de la  paix. Une bonne idée que cette rencontre pour débattre et échanger des idées sur l'avenir de Montendre. Surtout quand, en face, on aperçoit des halles fermées alors qu'elles pourraient accueillir les stands du marché du dimanche matin, lesquels se trouvent dehors par tous les temps...


Jonzac : Bravo aux jardiniers de la ville qui marient pensées et primevères dans ce massif éclatant situé devant l'entrée de la mairie.



• Original : Vu chez la fleuriste du centre ville de Montendre "Charlotte aux fleurs", ce gâteau orné de fleurs à offrir pour un anniversaire ! 

mercredi 11 mars 2026

Claude Belot en 1972 : « Puissent les historiens de l'avenir citer notre cher canton de Jonzac comme un exemple de réussite économique » !

Claude Belot a été élu conseiller général du canton de Jonzac en 1970. A ce moment-là, il ignorait que plus d'un demi-siècle de mandatures diverses et variées l'attendaient, du Palais du Luxembourg à la Seugne de son enfance, des tours de La Rochelle aux salles du conseil municipal de Jonzac et de l'ancienne Sagesse. En 2026, il a choisi de se retirer de la scène publique. Parce que le temps a passé et bien plus, l'époque elle aussi a pris d'autres aspects. 

En 1972, il s'exprime dans le bulletin municipal aux côtés d'Henri Chat-Locussol, alors maire. Les portables n'existent pas et internet reste à inventer. Toutefois une ambition l'anime qui ne l'a jamais quitté : créer des emplois et dynamiser la région. Conscient « que le canton de Jonzac dépérissait et la ville chef-lieu stagnait », il a œuvré pour que le territoire sorte de sa léthargie. Son vœu a finalement été exaucé. Les historiens d'aujourd'hui citent Jonzac comme un exemple de cité dynamique dotée de nombreuses structures dont deux, les Antilles et le centre des congrès, témoignent de l'architecture contemporaine du XXIème siècle.

Dimanche 15 mars, les électeurs désigneront son successeur. Deux listes sont en lice, celles de Christophe Cabri et Jean-François Mougard. Quel que que soit le vainqueur, donc le prochain maire et président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge, il héritera "d'outils" que peu de communes alentours possèdent (thermes, centre des congrès, aéropôle, complexe aquatique). Nul doute que Claude Belot lui apportera son expertise et lui soufflera de nouvelles idées au creux de l'oreille...

• Extrait d'un bulletin municipal publié en 1972 : Le mot du conseiller général Claude Belot 

Claude Belot a été élu conseiller général en 1970 (président de cette assemblée de 1994 à 2008), maire de Jonzac en 1977, président de la communauté de communes de Haute-Saintonge en 1993, sénateur de Charente-Maritime de 1989 à 2014

Claude Belot : « Il était une fois en Haute-Saintonge, dans le dernier tiers du XXème siècle un canton surtout rural pris dans le grand laminoir des bouleversements économiques français. Paris atteignait une taille demesurée, les grandes villes battaient leurs records de croissance, mais le canton de Jonzac dépérissait et la ville chef-lieu stagnait. De 1945 à 1970, des jeunes arrivant à l'âge de travailler avaient quitté la région, n'y trouvant pas d'emplois. Voila ce que pourront écrire les historiens du siècle prochain. Mais ils pourront dire aussi que les Jonzacais ont refusé l'avenir sombre qui s'ouvrait devant eux et qu'ils ont décidé de forcer le destin.

Un effort considérable d'equipements collectifs a été réalisé pour mettre Jonzac à l'heure de l'Europe, tant dans le domaine scolaire qu'hospitalier, et nous nous battons en ce moment pour obtenir vite l'automatisation du téléphone et des garanties sur le tracé saintongeais de la future autoroute A10. 
Une initiative importante est en cours pour industrialiser le canton. La zone industrielle, plateforme d'accueil de ce type d'activités, est maintenant une réalité et l'action de prospection pour attirer chez nous de nouveaux employeurs est bien engagée. 
Grâce à l'effort de toue les responsables de Jonzac et des communes du canton, il est certain que cette grande partie sera gagnée et le volume de ce bulletin municipal augure bien de ta vitalité et du dynamisme des Jonzacais, unis dans une lutte courageuse pour l'expansion de leur région.
Puissent les historiens de l'avenir citer notre cher canton comme un exemple de réussite économique, comme un exemple de canton rural compromis qui sera parvenu à changer de cap ! ».

Aujourd'hui, Jonzac a largement devancé Montendre !

En 1972, nous sommes encore dans les Trente Glorieuses. Meurtrie par le Seconde Guerre mondiale, la France se reconstruit et cette période est propice à l'entreprise. Dans ce bulletin municipal, le maire de Jonzac Henry Chat Locussol salue les infrastructures qui représentent l'avenir « sur la voie de l'an 2000 ». Les écoles, le lycée, l'hôpital, la voirie, le stade, le gymnase. S'y ajoutent de nouveaux logements et l'agencement d'une zone industrielle sur laquelle travaille assidûment le CEJECO, Comité d'Expansion Economique que préside M. Durant, propriétaire des Nouvelles Galeries, immeuble de la rue Sadi Carnot (transformé par la suite en appartements). Henry Chat Locussol est une personnalité appréciée et pourtant, il sera battu aux élections municipales par le conseiller général du canton depuis 1970, Claude Belot.
En 1972, Claude Belot siège donc à La Rochelle (où les observateurs le classent plutôt à gauche) et il a une idée bien précise dans la tête : que le canton rural de Jonzac, compromis, parvienne à changer de cap. « Il faut forcer le destin » écrit-il. Reconnaissons que devenu maire, il a tenu parole en faisant de Jonzac une sous-préfecture dont on parle, seule ville dans le Sud-Saintonge à avoir véritablement tiré son épingle du jeu. Pour y parvenir, l'élu a utilisé toutes les stratégies en son pouvoir, sans faire de sentiments...

En 1972, Montendre et Jonzac sont à peu identiques et l'on pourrait même dire que Montendre est plus dynamique commercialement que Jonzac. Aujourd'hui, la ville de Montendre ne peut plus rivaliser avec Jonzac et Claude Belot, en tant que président de la CDCHS, vient même de lui allouer 600.000 euros pour y créer un Terra Aventura afin de la valoriser après l'échec cuisant du parc Mysterra, situé au lac.  
« Durant sa carrière, Claude Belot s'est comporté en patron et il a su faire taire ses opposants politiques. Bernard Lalande, maire de Montendre, qui était censé promouvoir le parti socialiste après le passage remarqué du député Philippe Marchand, et les Radicaux de gauche, Pierre-Jean Daviaud, Michel Rigou, n'ont pas déployé un zèle particulier à le contrer. A la droite, les ex UDF et RPR ont fait part d'une étonnante compréhension. Pour preuve, la nouvelle rocade de Jonzac qui coûte une somme astronomique au Conseil départemental, donc aux contribuables, est faite sur mesure pour rejoindre le centre des congrès. Il y a un seul parti en Haute Saintonge, celui de Claude Belot qui a joué un rôle fédérateur. En conséquence, la gauche n'existe plus ou bien peu, et la droite compose » soulignait un élu de la CDCHS fondée en 1992. Et d'ajouter : « Ce système n'existe pas en dehors du Sud Saintonge. Dans le reste du département, les clivages gauche/droite sont toujours présents ».
Un sacré magasin à l'entrée de la rue Sadi Carnot

Sympas, les années 70 !

En 1972, Claude Belot, sourcils bruns fournis, regard séducteur, annonce la couleur. Henri Chat Locussol n'est pas mécontent de son mandat et les associations vivent leur vie, rugby, football, judo, pêche, etc. Elles sont immortalisées par le studio Dubroca, assisté d'Henri Sabadel. Installés en face de l'actuelle boulangerie de la Porte de Ville, les deux hommes ont un sacré talent et leurs tirages illustrent les colonnes du quotidien Sud Ouest. Les publicités de ce magazine mettent en scène des commerces dont certains ont disparu. La traditionnelle foire grasse, avec ses bovins "brômant" et "teurpant" sur la place du Champ de Foire, est alors prisée ; le syndicat d'initiative met les bouchées doubles pour valoriser Jonzac auprès des touristes ; les magasins du centre ville sont réunis sous la présidence de Raymond Compagnon qui possède un espace "prêt-à-porter" rue Sadi Carnot, non loin des boutiques Hillarion et Chevalier (cette rue autrefois animée aurait bien besoin d'être rénovée). La revue comporte aussi des parties historiques avec hommage aux deux héros d'Heurtebise, Pierre Ruibet et Claude Gatineau. Notons au passage que la population de Jonzac atteint 5000 habitants (comme mentionné) : de nos jours, elle est de 3600...
 
La foire grasse place du Champ de foire
Du monde dans les rues de Jonzac !
L'équipe première de football
Le club de judo
L'équipe de rugby
Au passage, admirez ce magnifique chignon bouclé !
On reconnaît M. et Mme Enaud
Le point sur les écoles par James Pitaud

mardi 10 mars 2026

Municipales/Jonzac/Jean-François Mougard souhaite « une ville heureuse » en gardant un œil attentif sur les finances locales

Jean-François Mougard est le premier candidat à s’être lancé dans l’élection municipale du 15 mars prochain. Il y a deux ans déjà, il annonçait à la presse son intention de se présenter face à Christophe Cabri, élu maire en 2020. Quatre conseillers municipaux de l'équipe actuelle l’ont rejoint. DGS de la Ville de Jonzac, puis de la CDCHS, en poste actuellement à Niort, il est avant tout un gestionnaire. Chargé de la mise en œuvre de décisions politiques locales, attentif aux événements, les analysant avec lucidité. A travers ses déclarations, se révèle le sérieux de la fonction d’un directeur général des services. Il a eu un atout, celui d'avoir travaillé durant des lustres auprès de Claude Belot. Aux côtés d’un élu moins visionnaire, l’expérience acquise n’aurait pas atteint ce degré de "finesse" qu'apportent l’importance et l’originalité des dossiers traités. Poussé par une volonté exceptionnelle de faire de Jonzac - 3600 habitants seulement  - une ville dotée des meilleures structures, Claude Belot a concrétisé le « yes we can » d’outre Atlantique. Aujourd’hui, il se retire et la place est libre, pourrait-on dire, après un demi-siècle. Les Jonzacais sauront dimanche soir, après le dépouillement, qui lui succédera. 

En l’attente, Jean-François Mougard occupe le terrain et ce mardi 10 mars à 18 h 30, il tiendra une réunion publique dans la salle municipale. Cet homme discret est aujourd’hui sous les projecteurs de l’actualité. Il s'est adapté aux effets de manche et shows scéniques ! L’ère est à la communication et chaque candidat se trouve confronté à cette formule connue, être ou paraître, voilà bien la question. Ainsi le « paraître » du dernier compte administratif de la commune de Jonzac, voté lundi dernier. Il a choisi « d’être » celui qui décortique les chiffres pour les non initiés. Explications dans l’interview qui suit :

• L’examen du dernier compte administratif a donc attiré votre attention…

J.F. M : En effet, lundi dernier, Christophe Cabri a présenté au Conseil Municipal les comptes 2025 de Jonzac : c'est le bilan financier de sa mandature. J'ai alors analysé les comptes du « budget pivot » sur lequel presque tout repose et je les ai comparés avec les comptes 2024 de Pons. Pons est une ville de 4300 habitants avec des charges de centralité. Jonzac, également avec des charges de centralité, compte 3600 habitants. Leurs budgets sont comparables.

Ceci étant posé, attardons-nous sur les chiffres les plus importants : l'épargne et la dette. En 2024, Pons a dégagé une « épargne brute » de 1 246 649 € : il s'agit de la différence entre les recettes et les dépenses courantes. Après déduction du remboursement du capital de sa dette, Pons disposait d'une « épargne nette » de 1.019.148 € : c'est ce qui lui restait pour financer des investissements pour son avenir.

En 2025, Jonzac a dégagé une « épargne brute » de 1 514 038 €. Après déduction du remboursement du capital de notre dette, nous disposions d'une « épargne nette » de seulement 616 403 €.

Or, non seulement nous n'avons pas une piscine ou une médiathèque à payer, mais nous avons un casino qui a rapporté au moins 1.600.000 € tout compris. Cela signifie que, sans le casino, nos comptes courants seraient négatifs et notre capacité à investir est inférieure de 400.000 € à celle de Pons.

Pourquoi ? Parce que nos dépenses courantes sont supérieures de 1.200.000 € à celles de Pons : on gaspille ! Et pour investir, on s'endette : en 2025, la charge de la dette (capital et intérêts) était de 1.076.486 €, en hausse de 167.000 € par rapport à 2024. A Pons, cette charge était de 306.890 €, en baisse de 180.000 € par rapport à 2022. Pour finir, notre « cagnotte » (les excédents capitalisés) était de 553.399 € en 2025. Elle s'établissait à 2.230.070 € à Pons en 2024. Le mauvais bilan financier du Maire sortant conduit à une spirale d'endettement : nous allons dans le mur. Si je suis élu, je redresserai les comptes en 2026, c’est ma responsabilité en repensant certaines politiques publiques. 

La force d’une commune réside dans sa capacité à investir, donc à construire l’avenir. Les communes qui n’ont pas de casino, comme Pons, parviennent à dégager des excédents meilleurs que ceux de Jonzac. Chez nous, où passe l’argent ? Pour l’instant, c’est difficile à dire. Il faudrait étudier les budgets attentivement. Le compte administratif 2025, présenté lundi dernier, est important parce qu’il clôture le bilan du maire sortant. Quand une ville a un casino qui lui rapporte une manne importante constituant une recette extraordinaire mais aléatoire, elle doit être affectée à l’investissement. Or, si on l’utilise pour le fonctionnement, c’est préoccupant. En dépenses d’investissement, on a quasiment rien consacré aux écoles en 2025 alors que des travaux y sont nécessaires (sanitaires, isolation des bâtiments). Par contre, on a mis 500.000 euros dans la scénographie du châtelet et 80.000 euros pour la herse. C’est un choix politique. Cet argent aurait pu servir aux établissements scolaires qui sont, à mon sens, prioritaires. En voirie, 300.000 euros ont été investis en 2024, puis 1 million d’euros en 2025, avec de l’enrobé partout, y compris sur des trottoirs qui ne sont pas aux normes. Des travaux sont prévus au centre des loisirs qui fonctionne 16 semaines par an alors que les écoles accueillent les élèves 36 semaines par an. Là encore, où est l’équilibre ? 

Réunion animée par Jean-François Mougard

• La ville de Jonzac aurait-elle un certain train de vie ?

Elle a pris l’habitude de vivre sur un certain train de vie en effet. Si vous dépensez ce que vous avez gagné, il ne vous reste plus rien pour investir. Quand il reste peu, on réalise des emprunts. C’est ce que fait Jonzac. La charge des emprunts - ligne 16 du budget - a augmenté en un an de 170.000 euros alors que celle de Pons a diminué. En conséquence, l’argent public que perçoit la Ville - impôts, etc - sert à rembourser les banquiers. La cagnotte - excédent reporté au 31 décembre 2025 - de 500.000 euros est en stagnation. A Pons, elle était de 2,2 millions d’euros en 2024. Nous avons des voisins qui non seulement dégagent un excédent de fonctionnement supérieur au nôtre et réussissent à investir, mais qui augmentent leur « trésor de guerre » pour préparer l’avenir. A Jonzac, on dépense trop. C’est le constat d’un gestionnaire public. Ce que je dis n’est pas politique. Si je deviens maire, je vais me pencher de près sur le grand livre comptable.

• Durant cette mandature, Claude Belot a été premier adjoint de Christophe Cabri, donc à ses côtés pour le conseiller...

Le premier adjoint, comme les autres adjoints, n’est pas l’ordonnateur de la collectivité. Le maire, c’est le patron, le chef de l’administration. Il présente le budget et les comptes. Ces dernières années, Claude Belot s’est intéressé au nouveau forage, aux énergies, à l’eau minérale, au thermalisme. Ce sont les dossiers qu’il a portés. En 2020, il a remis les clés de la mairie à Christophe Cabri. Ce dernier s’est alors chargé de la gérer pendant que Claude Belot tenait les rênes de la Communauté de Communes. En apprentissage à ses côtés pendant dix ans, Christophe Cabri pouvait voler de ses propres ailes, d’autant qu’il possède une expérience à la CDCHS et au Conseil départemental. En 2023, le président Belot s’est aperçu que la gestion de l’eau potable et de l’assainissement, confiée à la ville de Jonzac, ne fonctionnait pas correctement. La CDCHS a donc mis fin à cette délégation le 1er janvier 2024. Par ailleurs, il a également remarqué que le dossier de la mise en service du nouveau forage n’avait pas avancé au point que les services de l’Etat ont adressé une mise en demeure à la Ville en 2023. Il s’agissait de la DDTM et de la DREAL. Rien n’avait été fait pendant trois ans par rapport aux arrêtés délivrés en novembre 2020. Logiquement, le forage aurait dû être mis en service en 2023 pour alimenter la station thermale. Claude Belot a donc relancé les opérations en négociant avec les services de l’Etat. Une dérogation a été accordée et la mise en service du forage a eu lieu par la suite. A Jonzac, il y a trois forages. Lomega, le forage situé route de Champagnac, ne fonctionne plus et le plus ancien est obsolète (foré en 1979). Avec un débit d’une centaine de m3, l'actuel forage, route d'Ozillac, satisfait à la fois les besoins des Antilles et des Thermes.

• Quel est votre point de vue sur la zone bleue de Jonzac qui fait couler de l’encre ?

D’abord, ce n'est pas une opération rentable : la Ville paie un agent pour verbaliser les automobilistes et le produit des contraventions ne revient pas à la municipalité. D’autre part, l’attractivité commerciale en est-elle renforcée ? Deux boutiques ont fermé. Les cabinets d’études vendent aux collectivités un copié-collé de ce qu’ils ont fait ailleurs en l’adaptant au contexte local. Ils sont seulement des prestataires. Au maire d’appliquer leurs propositions ou pas. Je suis personnellement choqué par les panneaux placés dans le centre ville : « Après deux heures, c’est 35 euros ». Bienvenue à Jonzac ! C’est une communication négative et agressive. Combien de procès-verbaux ont-ils été dressés depuis l’application de cette zone bleue ?  Elle est inefficace et coûte cher : nous la supprimerons. Si nous sommes élus, nous créerons du stationnement et des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Nous investirons pour que chacun se sente bien et en sécurité dans le centre ville.

• Comment vivez-vous cette campagne électorale ? 

Elle est assez conforme à ce que j’imaginais. La vivre sur le terrain est une expérience. Nous arrivons dans la dernière ligne droite et le stress ressenti est positif. Il nous fait avancer !

 Les projets de la liste " Jonzac Cœur Battant" 

• Des logements 

Il est difficile de se loger à Jonzac. La commune va rénover et construire des logements à louer à l'année et à vendre ; elle soutiendra les bailleurs privés (défiscalisation et aides directes) ainsi que les primo-accédants.

• Pouvoir d'achat

À la cantine, un tarif à partir de 1€ pour les élèves de la Ville ; un "pass sport et culture" pour les jeunes Jonzacais adhérents à une association locale ; une mutuelle négociée par la commune pour que chacun ait accès à une complémentaire moins chère ; un mandat sans augmenter les taux des impôts locaux.

• Un accès facilité en centre ville

Une navette gratuite pour tous, entre la gare, les thermes, le centre ville et les Antilles. Tout compris, la dépense est estimée à 150.000 euros dont une partie sera à la charge de la ville de Jonzac. .

• Propreté urbaine et lutte contre les incivilités

Rénovation des espaces publics au travers d'un programme pluriannuel, co-construit avec les riverains ; augmentation de la fréquence de nettoyage des trottoirs et des espaces publics ; actions de sensibilisation contre les incivilités. 

• La santé, une priorité absolue

Trois médecins ont quitté Jonzac en 6 ans. Investissement dans une maison de santé pluridisciplinaire pour garder les professionnels de santé et en attirer de nouveaux. Aides aux médecins à s'installer (logement, recherche d'emploi pour le conjoint, incitations). Travail étroit avec l'hôpital et les professionnels de santé. Aider les étudiants à médecine à se loger durant leurs études avec, en contre-partie, une installation à Jonzac.

Karine Faustin et le dr Anne-Marie Nivet


• Jonzac, ville thermale

Mise en valeur des espaces publics : ombragés, agréables, avec des bancs et des fontaines. Développement du tourisme 4 saisons pour une ville vivante à l'année et soutien au thermalisme.

• Les halles, cœur battant du centre ville : 

Un grand projet pour les halles, plus ouvertes el plus gourmandes. Un lieu de rencontre, d'échanges et d'animation au contre ville.

• Plan d'eau de la base de loisirs

Moderniser le plan d'eau qui n'est plus entretenu et mettre au goût du jour l'aire de jeux.

• Acteurs économiques et création d'emplois

En renforçant la marque « Jonzac » autour de l'eau thermale (qui sera bientôt embouteillée) et de l'énergie ; en investissant dans l'économie circulaire pour manger local, pour soutenir nos productions et en créer de nouvelles ; en aidant à l'installation de nouveaux commerces (baux municipaux, boutiques éphémères), en accompagnant le développement du pôle aéronautique et l'installation des salariés à Jonzac.

• Grand projet pour la culture

Création d'un grand hall d'accueil commun au théâtre et à la salle des fêtes. Cette grande entrée, ouverte sur la place du château, offrira un nouvel écrin au théâtre et une nouvelle vie à une salle des fêtes désuète à rénover. La réunion de ces deux équipements constituera un pôle culturel complémentaire au centre des congrès.

• Des lieux plus ouverts, plus accueillants, plus fréquentés ; une programmation à l'année ; faire des Carmes un centre culturel pour tous.

• Vie scolaire

Les écoles étant primordiales, rassemblement des écoles pour faciliter la vie des parents et des enfants, tout en faisant d'importantes économies ; concentrer les investissements sur ce pôle scolaire pour améliorer le confort et réduire les factures d'énergie ; manger mieux et local à la cantine ; repenser les espaces de récréation.

• Politique pour la petite enfance

Mise en place d'un relais petite enfance pour soutenir les assistantes maternelles et les parents. En complément, création d'un lieu d'accueil enfants/parents.

• Au stade municipal

Stade repensé à la hauteur de la vie sportive et de l'ambition des clubs phares. Un « espace partenaires », ouvert aux associations, pour soutenir le sport de haut niveau.

• Une coopérative citoyenne d'énergies

Qu'est-ce que c'est ? Une énergie produite localement, renouvelable et qui permet aux habitants d'être actionnaires de la transition el de l'autonomie énergétique. Un rapport aux citoyens qui investiront et des économies à ceux qui achèteront l'électricité.

• Lieux pour les jeunes

Un skatepark couvert, sur un site identifié et éloigné de tout voisinage ; un espace dédié au gaming. D'autres projets à travailler en concertation avec les ados.

• Adapter la ville au changement climatique

En la végétalisant et en l'ombrageant ; en gérant mieux les eaux de pluie ; en préservant la vallée de la Seugne.

• Participation citoyenne

Création de commissions citoyennes thématiques pour permettre aux habitants de faire des propositions et donner leur avis sur les projets d'envergure. Mise en place d'un conseil municipal des jeunes.

• Budget  participatif

Mise en place d'un budget participatit pour que les habitants puissent proposer des actions d'amélioration de leur cadre de vie. Toutes les bonnes idées pour la commune.

• La transparence

Les débats du conseil municipal seront filmés pour être diffusés et mis en ligne sur le site de la ville. Facilitation de l'accès aux documents administratifs (décisions, délibérations, études).

• Respect des urnes : un poste d'adjoint sera proposé à l'opposition.

lundi 9 mars 2026

A la rencontre des Compagnons du Devoir de Nouvelle-Aquitaine

Les Compagnons du Devoir, comme chaque année, ouvrent les portes de leurs Maisons partout en France afin de faire découvrir l’ensemble de leurs formations mais aussi les valeurs qui les animent : fraternité, ouverture, accomplissement et partage


« Les Compagnons du Devoir sont porteurs de valeurs essentielles pour se construire positivement et s’insérer au mieux professionnellement. On découvre dans leurs formations, la rigueur, l’entraide, la persévérance et la bienveillance » souligne Thibaud, Compagnon Mécanicien

Ces journées permettent de découvrir un modèle de formation unique, ouvert après le collège, le baccalauréat ou dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Dans les centres de formation des Compagnons du Devoir, ce sont les Compagnons eux-mêmes qui transmettent leur savoir-faire technique en atelier aux apprenants et apprenantes. Grâce à l’alternance longue entre entreprise (4 à 6 semaines) et centre de formation (2 à 3 semaines), les apprentis et apprenties acquièrent des compétences solides, et développent leur autonomie de travail et leur maturité. 

Les journées portes ouvertes constituent une opportunité précieuse d’information et d’échanges, permettant aux futurs apprenants et apprenantes de préciser et d’affirmer leur projet d’orientation et professionnel. Elles et ils peuvent choisir de suivre une formation pour un premier diplôme de métier (CAP, bac professionnel ou BTS). Elles et Ils peuvent aussi choisir de continuer au-delà de ce premier diplôme pour faire le Tour de France et finalement devenir Compagnons du Devoir.

Au programme : la visite des Maisons, des démonstrations, des ateliers métiers et des réunions d’information !

« Devenir boulangère, c’était une évidence pour moi, j’en rêvais depuis mon enfance. Après ma 3ème, j’ai rejoint les Compagnons pour démarrer une formation en or. Zéro regret, j’adore mon métier ! » remarque Léa, Compagnon boulangère

Une jeune femme ou un jeune homme commence sa formation chez les Compagnons du Devoir pour apprendre un métier en étant apprentie ou apprenti. Au cours de son apprentissage – conclu par un CAP, un bac professionnel ou un BTS – elle ou il peut devenir Aspirante ou Aspirant et membre de l’association. Pour cela, elle ou il adopte les valeurs compagnonniques à travers un travail d’adoption, une réalisation professionnelle qui témoigne de la progression du savoir-faire et du savoir-être. Ainsi, l’Aspirante ou l’Aspirant peut commencer le Tour de France.

Le Tour de France est un voyage d’une maison de Compagnons à une autre. Il permet à chaque apprenant ou apprenante de se former en alternance dans une nouvelle entreprise chaque année. C’est une aventure humaine dans laquelle chaque étape, ville ou région différente, permet de découvrir de nouveaux environnements de travail et de nouvelles méthodes. Ce parcours est fondé sur la transmission, le respect et la solidarité. La progression ne se limite pas à l’acquisition de gestes techniques : elle représente une culture du métier, une histoire, une exigence de qualité et de rigueur.

Le printemps du dessin : Le grand rendez-vous national du dessin contemporain


Du 20 mars au 21 juin, Le Printemps du dessin déploie à travers toute la France une programmation foisonnante, qui fait dialoguer artistes, lieux patrimoniaux, centres d’art et publics de tous horizons. De Camille Chastang à l’Arc de Triomphe à Boris Labbé à Saint-Gratien, de Timo Herbst au Goethe-Institut à Jeanne Susplugas à Maisons-Alfort, de Didier Rittener à Saint-Étienne et Keita Mori à Angers, au Frac Picardie qui invite Aurélia Jaubert et Susanna Inglada, le dessin s’invite partout et pour tous et se propage sous une multitude de formes et de récits.

Créé en 2017 par l’équipe de Drawing Now Paris, Le Printemps du dessin est devenu au fil des années le rendez-vous national incontournable dédié au dessin contemporain. En 2026, l’événement réunit plus de 100 participants - dont 53 nouvelles structures et 16 Monuments Nationaux. L’événement bénéficie du soutien du ministère de la Culture et est réalisé en collaboration avec le Centre des monuments nationaux, aux côtés de partenaires prestigieux qui contribuent à son rayonnement et à sa dynamique.

Le Printemps du dessin fait battre le coeur du dessin contemporain à l’échelle nationale en réunissant musées, Frac, centres d’art, artothèques, monuments historiques, médiathèques ou espaces publics, et en proposant plus de 150 rencontres avec les artistes. Ateliers, performances, expositions, conférences, balades dessinées ou concerts dessinés composent une programmation généreuse, dont de nombreux rendez-vous gratuits, affirmant une volonté forte d’accessibilité et de partage