jeudi 2 avril 2026

Jonzac collège Léopold Dussaigne /Semaine de la presse : Les collégiens font la Une !

«  L’information n’est pas seulement un flux de nouvelles à consommer, mais un outil pour nous aider à mieux comprendre le monde »


Dans le cadre de la Semaine de la Presse et des Médias à l'École, des élèves de quatrième du collège de Jonzac viennent de participer au concours de Unes, organisé par le CLEMI (Académie de Poitiers), opérateur du ministère de l’Éducation nationale. Au cœur de cette "aventure", réalisation d'une première de journal avec sélection de l'information, rédaction et mise en page. « À l’heure où l'intelligence artificielle et les ingérences numériques redéfinissent notre rapport au réel, le CLEMI mobilise la communauté éducative pour une édition placée sous le signe de l'engagement citoyen. Dans un contexte où 65 % des Français estiment que la liberté de la presse est menacée et où 41 % utilisent l'IA pour s'informer, l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) s'avère plus que jamais essentielle » remarquent les organisateurs de ce rendez-vous annuel.

Mardi, l'ambiance est studieuse au CDI du collège Léopold Dussaigne dont M. Basin est principal. Autour de Julie Jougier, professeure de français, et Sylvie Bégué, professeure-documentaliste, plusieurs groupes d’élèves ont pour mission de composer la Une de leur journal sur écran. Les voici analysant l’information, la sélectionnant selon leurs priorités, choisissant les accroches : par cette une qui est le fruit de leur travail et où apparaissent en filigrane leurs sensibilités face aux événements dont ils sont les témoins - directs ou indirects - ils sont les acteurs du traitement de l’actualité. Au cœur des évolutions numériques dont la plus spectaculaire est l’IA, sans compter l’ère des influenceurs et influenceuses, où les news peuvent être détournées, comment reçoivent-ils la masse d’infos délivrées quotidiennement tant par la presse que les réseaux sociaux et surtout comment se forgent-ils une véritable opinion ? 

Comme dans une vraie salle de rédaction, les jeunes se répartissent les tâches, du rédacteur en chef aux journalistes en passant par les maquettistes. « Nous les préparons depuis des mois, choix du titre de leur journal, traitement de l'actualité, écriture, saisie des textes, mise en page » expliquent Julie Jougier et Sylvie Bégué. Le collège participe à ce concours depuis 2014. Les rédactions précédentes s'y sont largement impliquées et illustrées. 

Le choix des dépêches, le traitement de l'info...



Le CDI transformé en salle de rédaction

A la une de l’Authentique, du Contemporain, du Vérifiable, de Reporterre et d’Un monde des actus

Dès le matin, les participants analysent les dépêches venant de l'AFP qui recensent les principaux événements nationaux et internationaux, tous thèmes confondus. Les élèves les impriment, les classent et téléchargent les photos disponibles. Outre le titre, ils travaillent le chapô, c'est-à-dire l'introduction des articles, ces quelques lignes qui accrocheront le regard des lecteurs. Une touche humoristique est la bienvenue et, dans ce domaine, plusieurs dessinateurs se distinguent, de même que dans le contenu des publicités. Tout le monde planche : si l'implication de chacun est déterminante, la Une est le résultat d'un travail collectif. Les infos essentielles ont un point commun : la situation internationale, la guerre, le prix du pétrole, la liberté individuelle, le climat. Les incertitudes d’un monde qui tourne de plus en plus vite…

• Pour la manchette de l’Authentique, « Entre tension et inflation, voici les actus du moment », Ugo, Pia, Lenzo et Daphné ont mis en avant la flambée du prix du pétrole et le réchauffement climatique. A Aix en Provence, le procès de la DZ Mafia les intéresse également. Deux dessins sont consacrés à leurs préoccupations : « Somnifer, pour mettre fin à la guerre »…

• Le Contemporain, réalisé par Antonin, Léo, Emilie et Alban, s’attache aux conséquences des conflits, à la hausse du prix du pétrole, à la mort du leader de la gauche, Lionel Jospin et au fait que la politique ne passionne pas les jeunes : « Lors des élections municipales, plus de la majorité des jeunes majeurs ne sont pas venus voter. Devons-nous comprendre que la politique intéresse de moins en moins les jeunes ? ». Bonne question en effet…

• Le Vérifiable se penche sur la fiabilité et la véracité des infos avec Louan, Raphaël, Anatole, Eva et Lino. Prix du pétrole, bourse, lutte contre les violences numériques, espionnage, guerres, liberté de la presse, atteinte à la vie privée à Hong Kong, disparition de Lionel Jospin en France. Dans cette actualité plutôt maussade, les basketteuses de la WNBA annoncent une bonne nouvelle : elles auront une hausse de salaire grâce à leur nouvelle convention collective !

• Le Reporterre, composé de Lya, Tom, Mathis, Amina, Luka et Camille, met l’accent sur une attaque antisémite à Londres où quatre ambulances d’une association juive ont été incendiées. Il s'intéresse également à l’environnement (le sort des animaux), les libertés individuelles… et aux sports avec l'évolution professionnelle des basketteuses américaines.

• Un monde, des actus (Nina, Noéline, Louane et Luna) dresse une analyse réaliste de l’actualité dans son  éditorial :  « Aujourd’hui, les informations arrivent vite, très vite. Avec les réseaux sociaux et internet, on apprend presque tout instantanément. Mais cette rapidité a aussi ses inconvénients : les fausses informations se propagent rapidement, et parfois, il est difficile de savoir ce qui est vrai ou non. L’important, c’est de comprendre que l’information n’est pas seulement un flux de nouvelles à consommer, mais un outil pour nous aider à mieux comprendre le monde. Et, dans ce monde des actus, il est essentiel de se poser des questions avant de prendre pour acquis ce qu’on nous dit ». Le groupe rend hommage à Lionel Jospin, figure de la politique française, s’attarde sur la situation mondiale (pétrole, montée de l’antisémitisme, liberté de la presse) et suscite l’interrogation par ce titre accrocheur et inattendu : Que faisait un opossum parmi les peluches d’une boutique de souvenirs en Tasmanie ? 

Bravo pour toutes ces Unes, variées et révélatrices du thème « Où est l’info ? ». Aux côtés des autres établissements, elles seront soumises à l’appréciation d'un jury à La Rochelle. Souhaitons bonne chance à nos collégiens journalistes, motivés et réactifs, et aux dynamiques enseignantes qui les encadrent ! 

Après l'effort, le réconfort ! En fin de journée, un goûter a été servi à nos jeunes journalistes !

• La 37ᵉ Semaine de la presse et des médias à l’école a eu lieu du 23 au 28 mars. Le but est d’aider les élèves, dès le plus jeune âge, à apprendre à reconnaître les sources d’information et savoir lesquelles sont importantes, comprendre les images et apprendre à les analyser, voir comment on s’informe avec les réseaux sociaux, comprendre la désinformation et les manipulations sur internet.

• La participation en chiffres : Dans l'académie de Poitiers cette année, 67 collèges et 40 lycées ont participé au concours Faites la Une ! 

mercredi 1 avril 2026

CDCHS : Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux, soutient la candidature de Raphaël Gérard à la présidence : « les petites communes attendent beaucoup de la nouvelle gouvernance »

Qui présidera le fameux parti haut-saintongeais ?

Le 7 avril, et pour la première fois, la Communauté de Communes de Haute-Saintonge élira un nouveau président. En effet, Claude Belot tient les rênes de cette collectivité depuis 1993, date de sa création. Cette année, il a choisi de ne pas se représenter, laissant le champ libre aux nouvelles candidatures. Un exercice auquel il est peu habitué. Depuis des décennies, il a forgé le territoire à la manière d'un orfèvre, sertissant certains lieux de pierres fines (Jonzac en particulier), d'autres qu'il a dotés "d'ornements semi-précieux" (par la hauteur des montants consacrés). Quant aux toutes petites communes, certaines sont restées dans leur état brut. Aujourd'hui, des voix, longtemps tues, demandent à être entendues. La relève avance des arguments dont une représentation équilibrée des 129 communes au sein de la communauté ((elle compte 50 nouveaux maires) et une meilleure gouvernance démocratique. 

Parmi les élus qui participeront au J 7 mardi prochain, se trouve Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux, qui s'est rallié à la candidature de Raphaël Gérard, ex-député et maire de Lonzac. Dans l'entretien qui suit, il explique les raisons de son choix. « Nous avons derrière nous une succession d’élus rassemblés autour d'une seule personne. Une nouvelle génération arrive. Elle ne part pas d’une page blanche puisque la CDCHS a fait des réalisations, son patrimoine est riche et ses finances se portent bien. Quel avenir souhaitons-nous pour elle ? Si l'action de la CDCHS est largement identifiée à Jonzac à travers les Antilles ou le centre des congrès par exemple, ce n'est pas le cas sur tout le territoire. Demandez aux habitants de Chevanceaux ce que la CDCHS a fait pour eux ? Le moment est venu d'un rééquilibrage, avec une clarification entre ce que fait la ville de Jonzac et la CDCHS ». 

• Emmanuel Festal, commençons par faire un bref historique de l'intercommunalité sur le territoire ?

 Je considère le dr Louis Joanne, député, conseiller général et maire de la commune de Chevanceaux de 1965 à 1995, comme le père de l'intercommunalité en Charente-Maritime. Dès 1964, il a créé le premier SIVOM (syndicat intercommunal regroupant 12 communes) sur l'ancien canton de Montlieu-la-Garde. En parallèle, Claude Belot a commencé sa carrière politique en 1970, élu conseiller général du canton de Jonzac, puis maire de Jonzac en 1977. Il a créé le Comité d'Expansion (CEJECO) à Jonzac en réponse à la forte baisse de la démographie provoquée par l'exode rural de la jeunesse. Solidarité territoriale, mutualisation et intérêt communautaire, valeurs incarnées par le dr Joanne, associées à la forte volonté de développement économique personnifiée par Claude Belot, sont à l'origine du succès de l'intercommunalité que l'on connaît aujourd'hui.

Le 1er juillet 1976, s'est tenue la première réunion du Comité syndical du Conseil pour le Développement du Pays de Haute Saintonge (CDPHS), qui résultait d'un constat fait par le Gouvernement : chute de l'emploi agricole, exode rural, dévitalisation des campagnes. Une poignée d'élus a saisi l'opportunité de créer « un contrat de pays ». Le dr Louis Joanne en était le président et Claude Belot son seul et unique vice-président, Jacques Rapp, maire de Saint-Genis de Saintonge, élu secrétaire, complétait le bureau. A la tête d'une assemblée de 24 membres constituées des présidents de syndicats intercommunaux et des conseillers généraux des 8 cantons de l'époque, ce tandem a entraîné avec lui toute la Haute-Saintonge dans la grande aventure de l'intercommunalité. Pour son fonctionnement, outre des fonds de l'Etat, de l'Etablissement public régional et du Département, chaque syndicat contribuait en fonction de son nombre d'habitants. En 1976, le montant était fixé à un franc par habitant. Cette structure employait une secrétaire et deux animateurs, l'un industriel, l'autre touristique. Isabelle Chaumeton est arrivée en 1989, année où Claude Belot a été élu la présidence du CDPHS ; elle était en charge des problématiques hydrauliques. Les projets portés par les syndicats ou les communes étaient transmis au CDPHS qui, après arbitrages, les inscrivaient à son programme d'investissement. Elle permettait ainsi de faire bénéficier les communes de fortes subventions départementales et régionales : camping à Archiac, classe de maternelle à Germignac, pistes pare-feux à Chepniers, aménagements à Vitrezay et Port-Maubert, etc.

La loi Marchand a opéré un basculement dans les années 90 avec la création des intercommunalités telles que nous les connaissons aujourd'hui. Ce nouveau statut conférait à la Communauté de Communes de Haute-Saintonge l'autonomie financière par le recours à la fiscalité. Ses moyens financiers augmentèrent considérablement. De 4 millions de francs en 1989, le budget investissement est passé en 1993 à 18,5 millions de francs. Le budget de cette collectivité n'a pas cessé de croître et aujourd'hui, elle emploie plus de 300 agents. L'époque des pionniers, de 1976 à 1989, est révolue et c'est cet état d'esprit que je souhaite retrouver au sein de la future équipe dirigeante.

• Depuis combien de temps siégez-vous à la CDCHS ? 

J'y siège depuis 2020. Le 15 juillet, je me suis présenté à la présidence de la CDCHS où j'ai obtenu 42 voix. Claude Belot a été réélu. Je suis entré au bureau communautaire le 12 octobre 2020. J'ai assisté à quelques réunions et me suis retiré car l'implication des élus y était réduite à sa plus simple expression : on nous lisait l'ordre du jour et tout était déjà rédigé à l'avance. A l'opposé, j'ai assisté à la totalité des conseils communautaires et j'ai été assidu aux réunions des commissions "déchets" et "mobilité".

• Aujourd’hui, trois candidats briguent la succession de Claude Belot : Christophe Cabri, Jean-François Mougard, Raphaël Gérard. Vous avez rejoint Raphaël Gérard, ancien député de la circonscription. Quelles sont les raisons de votre choix ?

A l'issue du premier tour des élections municipales, Christian Dugué, maire de Pérignac, Jean-Marc Thomas, maire de Saint-Simon de Bordes, Lise Mattiazzo, maire de Bussac-Forêt et moi-même nous sommes réunis pour réfléchir à l'avenir de la CDCHS et à la réussite de cette période de transition qui s'ouvre à partir du 8 avril prochain. Nous avons rencontré Raphaël Gérard et sommes rapidement tombés d'accord sur le fond et la forme, c'est-à-dire la gouvernance et l'action future de la CDCHS. La logique était de s'associer pour maximiser nos chances de réussite. C'est pourquoi nous avons choisi de le rejoindre et lui apporter notre soutien. Il est tout à fait capable d'endosser le rôle de président et d'assumer la gestion de cette importante collectivité. 

Raphaël Gérard a fait part de sa candidature à Claude Belot. Nous avons une volonté de changement, de rééquilibrage. Si nous voulons réussir cette transition et repartir sur de nouvelles bases, l'union fera la force ! Des réunions destinées à tous les délégués communautaires sont actuellement organisées à Saint-Simon de Bordes, Pérignac, Saint-Martin d'Ary et Saint-Thomas de Conac. Nous y expliquons le fonctionnement envisagé avec une décentralisation du pouvoir par la création d'assemblées locales au sein de chaque bassin de vie. L'action future de la CDCHS se doit d'être facilitatrice pour ses communes membres, notamment en apportant un soutien en ingénierie par le biais des nombreux agents qualifiés. Le territoire est très grand avec ses avantages, la puissance financière et les réalisations qu'elle permet, et ses inconvénients. Les problématiques et les dynamiques ne sont pas les mêmes dans le Nord et dans le Sud. Pons est tourné vers Saintes, nous vers Bordeaux. Le SCOT a fait ressortir plusieurs bassins de vie, Pons, Saint-Genis/Mirambeau, Jonzac, Montendre, Montlieu/Montguyon, et Saint-Aigulin. Les élus de ces espaces de vie, qui ont une bonne connaissance de leur territoire et partagent souvent les mêmes problématiques, pourront se réunir en assemblées locales afin de faire émerger des projets qui seront étudiés dans les commissions spécialisées de la CDCHS, puis votés en assemblée communautaire.

Le 7 avril au centre des congrès, les vice-présidents seront élus au scrutin uninominal. Comme ils peuvent être au nombre maximal de 15, les opérations de vote à bulletins secrets prendront du temps...

Archives 2010 : Réunion de la CDCHS en présence de Bernard Louis-Joseph, Mme Arrivé,
Jean-Michel Rapiteau, Carine Wilfart, Claude Belot, Bernard Lalande,
Francis Savin, Chantal Guimberteau et Jacky Quesson (©NB)

Claude Belot a unifié politiquement la CDCHS au sein du "parti Haut-Saintongeais", tel qu'il l'a nommé. Une nouvelle présidence fera-telle ressortir les différents courants qui l'animent ?


• Comment vous situez-vous par rapport aux autres candidats ?

Christophe Cabri et Jean François-Mougard ont tous deux évolué auprès de Claude Belot. 20 ans à ses côtés ont façonné leurs visions de l'action de la CDCHS et leurs pratiques de l'exercice du pouvoir. Christophe Cabri a progressivement cumulé de nombreux mandats. Sera-t-il en capacité d'assumer la lourde charge que constitue le pilotage de la CDCHS avec son assemblée de 158 élus et ses plus de 300 agents ? Aux dernières nouvelles, il aurait déjà distribué tous ses postes de vice-présidents et formé son équipe. Avec la plupart des grandes communes disposant de plusieurs délégués communautaires, il s'est constitué un socle d'environ 30 voix. Restent les autres et surtout les petites communes qui constituent l'écrasante majorité des communes membres de la CDCHS (116 sur 129) et attendent beaucoup de la nouvelle gouvernance promise par tous. Sa réunion avec la présidente du Conseil départemental, la semaine passée aux Archives de Jonzac, était assez maladroite.

Jean-François Mougard, quant à lui, a été directeur général des services de la ville de Jonzac, puis de la CDCHS. C'est un fonctionnaire cadre territorial qui connaît bien ses dossiers et la "maison". C'est son gros point fort, mais il n'est pas maire et donc moins connaisseur de nos multiples problématiques quotidiennes. Je constate tout de même que nous avons beaucoup de points communs et je pense que nous serons en capacité de travailler ensemble. Nous aurons besoin de mobiliser toutes les volontés et expériences présentes au sein de l'assemblée de Haute-Saintonge.

• Dès le départ, vous avez été l’un des opposants "déclarés" à Claude Belot. En 2020, Jean-Michel Rapiteau, vice-président de la CDCHS, avait alors dit à votre sujet : « c’est dommage qu’il se brûle les ailes tout de suite ! »...

Mes débuts avec le président Belot ont été assez animés car nous n'avions pas la même approche sur certains dossiers, ni la même conception de l'exercice démocratique du pouvoir. Ce n'est un secret pour personne ! J'ai rapidement compris qu'avec lui, il y avait des sujets qu'il ne fallait pas aborder ! Je tenais à faire entendre une voix différente et une volonté de changement au sein de l'assemblée.

• On ne peut s'empêcher de penser à votre père, Gilbert, qui a rencontré avant vous des problèmes avec le Président...

En effet, Claude Belot m'a dit que j'en faisais une affaire personnelle et que c'était une opposition Festal/Belot. L'opposition, elle vient plutôt de Chevanceaux et elle est plus ancienne que moi. Claude Belot, soutenu par les Radicaux de gauche (PRG) à l'époque, s'est présenté contre le dr Louis Joanne aux élections législatives de 1973. La campagne a été assez agressive et il a été battu. En 1989, ce même Claude Belot a pris les rênes du CDPHS, écartant Louis Joanne. Depuis 1993, il est président de la CDCHS et il l'est toujours jusqu'au 7 avril prochain. Mon père s'est investi dans cette collectivité avec intérêt et autant qu'il a été autorisé à le faire. Jusqu'au jour où il a été question d'une énième augmentation de la taxe sur les ordures ménagères (TEOM). Mon père n'était pas du même avis que Claude Belot qui l'a apostrophé publiquement en réunion. En conséquence, il a démissionné le 10 mars 2009 de sa fonction de délégué communautaire, puis mis un terme à son engagement public en 2014. Il nous a quittés en 2019, à l'âge de 70 ans. Pas un jour ne passe sans que je me pose la question de ce qu'il aurait pensé ou dit de nos actions et projets. Nos échanges, son expérience et ses conseils me manquent terriblement, encore aujourd'hui.

• A votre avis, quels sont les dossiers "sensibles" qui attendent la nouvelle assemblée ?

Parmi mes plus grandes inquiétudes, je pense au velum (toit) du complexe aquatique des Antilles qui devra être changé très certainement au cours de ce nouveau mandat, sa durée étant de vingt ans. Les Antilles ont ouvert leurs portes en 2002. Soit plusieurs millions d'euros de travaux, un hectare de velum à enlever et remplacer et de nombreux problèmes pratiques à résoudre (arrêt activité, agents, flore tropicale).

Echec de Mysterra, abandon de Vitrezay, reprise en régie du restaurant du circuit de Haute-Saintonge auront marqué le précédent mandat. Ce seront d'importants défis à relever pour la future équipe dirigeante.

• Claude Belot a incontestablement marqué le territoire. Quel regard portez-vous sur lui ?

Des personnalités de la trempe de Claude Belot, il n'y en a plus beaucoup. On a cassé le moule ! Il fait partie des grands "fauves" en politique. Ce sont des personnalités qui ont fait carrière et occupé un grand nombre de mandats. Durant des décennies, on était avec lui ou contre lui ! 

Malgré nos profonds désaccords, je retiens surtout du personnage son immense volonté. Il est la preuve vivante du fameux "quand on veut, on peut". Il a privilégié le tertiaire, les activités de loisirs, le tourisme. Or, la crise sanitaire du covid a révélé la grande fragilité de cette économie qui n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2019. C'est pourquoi je suis plutôt favorable au développement industriel du territoire de la Haute-Saintonge en valorisant de grandes zones d'activité à proximité de notre réseau d'infrastructures routières. 

Mardi prochain, nous avons l'occasion de saisir une opportunité. A la CDCHS, il y a des leviers puissants qui permettent de changer la trajectoire et la dynamique d'un territoire. Jonzac est une belle réussite que nous devons continuer à accompagner et développer, mais il ne faut pas oublier les autres communes qui constituent cette grande entité. Une occasion unique et historique se présente à nous le 7 avril. Notre responsabilité à tous sera la réussite de cette journée en répondant positivement à cette volonté unanime de changement.

 A gauche de la photo, Raphaël Gérard

Pons/lycée Émile Combes : Elsa Roche-Ouedraogo remporte le concours d’éloquence organisé par le Lions club Pons Haute-Saintonge

Le 11 mars, le Lions club Pons Haute-Saintonge organisait le 38ème concours d’éloquence au lycée Emile Combes. Le thème sur lequel les élèves avaient à plancher ? « Il n'est pas nécessaire d'éteindre la lumière de l'autre pour que brille la nôtre » de Mahatma Gandhi. La lycéenne qui a remporté l’édition 2026 est Elsa Roche-Ouedraogo. La finale du district s'est déroulée récemment à Niort où elle a décroché la troisième place aux côtés de ses camarades sélectionnés dans les autres établissements. L’an dernier, Paolo Dias Tirant s’était distingué à cette même épreuve sur le thème : « Qui n’a jamais pétri et enfourné ne connaît point ce que coûte le pain » (citation de Bernard Clavel)


Mercredi après-midi. Le cœur des lycéens bat fort ! Cette année, ils sont huit à avoir préparé ce moment où ils seront jugés sur la pertinence de leurs propos et analyses, mais aussi sur leurs expressions personnelles, présentation, façon de bouger, art oratoire, capacité à retenir l’attention. Tout un travail de fond et de forme préparé en amont avec deux professeurs. 

En face d’eux, un jury composé de Véronique Chevalier, présidente du Lions club Pons Haute-Saintonge, Francis Boulanger, vice-président, Michel Valtierra, past président, Julie Bain, secrétaire, Pauline Dupont, membre, Blanche Rouxel-Lafont, avocate et Nicole Bertin, journaliste. 


Elsa Roche-Ouedraogo, Zoé Pineau, Romane Terrochaire, Evangéline Hamon Mana, Anna Fouché, Alice Benitez Cano, Paolo Das Tirant et Yolan Marchesseau, tous élèves de terminale, ont un temps imparti pour convaincre. Huit petites minutes pour partager le fruit de leurs recherches, leur vision du monde, leurs espoirs et leurs interrogations, sans oublier des pointes d’humour sur la condition humaine. Chacun et chacune avec ses arguments, la personnalité de son écriture, sa sensibilité et ce regard - à ne pas négliger - que porte la jeunesse sur la société où elle est appelée à trouver sa place. 


Au moment de désigner le vainqueur, le choix n’est pas facile, tous ayant fait preuve de talent. Elsa Roche-Ouedraogo est sélectionnée pour porter les couleurs du lycée Emile Combes lors de la finale du district à Niort. 

Elsa Roche-Ouedraogo
Bravo à tous et à toutes pour leur implication. Belle réussite à ces jeunes et à leurs camarades dans leur futur cursus universitaire !

• Elsa Roche Ouedraogo a remporté la  troisième place du concours d'éloquence au niveau du District organisé à Niort. La première, Zoé, est élève à Angoulême et la deuxième, Nada, étudie à Niort. En plus du diplôme qui leur a été remis, elles ont reçu respectivement une récompense financière de 400 €, 300 € et 200 €.


 • Le créateur du premier concours d‘éloquence du Lions est Jean Bézu en 1991

Yolan et Paolo, élèves à Pons : un bel esprit de camaraderie !

Jonzac : Une sculpture qui divise le conseil municipal ! Poisson d'Avril

Hier soir, le conseil municipal s'est réuni pour étudier une question d'importance inscrite à l'ordre du jour : l'avis au sujet d'une sculpture réalisée par Günter Mollerstar, de renommée internationale, en hommage au travail accompli par Claude Belot depuis un demi-siècle. « Ce cadeau est pour lui. Cependant, avant de le remettre à l'intéressé, j'ai préféré demander aux élus municipaux ce qu'ils pensent de ma création ». Installé en Haute-Saintonge depuis quatre ans, cet Alsacien est tombé amoureux de Jonzac et de sa région. Dans son atelier de la rue des Pierrières, il a longtemps hésité avant de choisir une représentation qui signifierait à la fois l'ardeur, le courage et la défense du territoire. « J'ai choisi un chevalier médiéval qui incarne ces valeurs à mes yeux » explique-t-il. 

Dans les rangs de l'assemblée, les avis étaient partagés. Si certains ont trouvé que « l'œuvre était forte et belle », d'autres ont estimé qu'elle était trop massive et sévère. « Au moins, cette œuvre répond à la devise de Jonzac : Post bella, otia Pacis, Après les guerres, les loisirs de la paix » a remarqué une élue de l'opposition. Le maire, quant à lui, a souligné que par-delà les goûts et les couleurs, « le soutien à l'expression artistique est une priorité dans la capitale de la Haute-Saintonge ». 

A suivre...

Sculpture de Günter Mollerstar

Infos/Saintes : Jean-Luc Marchais et Fabrice Barusseau regrettent « une polémique inutile et des responsabilités partagées », Christophe Cabri/Jonzac : jamais deux sans trois ? ; Raphaël Gérard en réunions ; Les écologistes pour la vigilance démocratique

• Saintes/au sujet du "front républicain" : Jean-Luc Marchais et Fabrice Barusseau répondent à Véronique Abelin Drapron

Jean-Luc Marchais, conseiller départemental de la Charente-Maritime, et Fabrice Barusseau, député de la 3ème circonscription de la Charente-Maritime, réagissent conjointement aux propos tenus par Véronique Abelin-Drapron lors de l'ouverture de la session de printemps du Conseil départemental du lundi 30 mars.

« Il nous est reproché de ne pas avoir réagi à la prise de position d'un ancien responsable politique de droite appelant à un « front républicain » contre le maire sortant. Nous le disons clairement : ces propos étaient inappropriés et injustifiés. Pour autant, nous sommes aujourd'hui les seuls élus mis en cause publiquement sur ce sujet alors qu'aucun autre élu du territoire - y compris parmi les plus proches partenaires politiques du candidat Drapron - n'a jugé utile de réagir publiquement à cette déclaration.

Il convient, par ailleurs, de rappeler que l'auteur de la déclaration polémique, a partagé lors de la mandature précédente, des engagements et des responsabilités politiques avec celles et ceux qui nous mettent aujourd'hui en cause. Une situation qui n'a jamais était la nôtre, de près comme de loin. Alors, cibler exclusivement deux élus de gauche du territoire interroge. Cela ressemble à un procès politique à géométrie variable, qui ne contribue ni à la sérénité du débat public, ni à la clarté des responsabilités.

Après une campagne électorale, il serait pourtant opportun de chercher l'apaisement et de respecter la diversité au lieu de la stigmatiser. À la veille de la constitution de l'exécutif de la Communauté d'agglomération de Saintes, chacun devrait mesurer la portée de ses propos et agir dans l'intérêt du territoire. La responsabilité du maire nouvellement réélu est de rassembler.

Ainsi, souhaitons nous réaffirmer une ligne constante : le front républicain ne saurait être instrumentalisé, ni détourné de son sens. Il ne consiste pas à désigner des adversaires politiques comme des ennemis, mais à faire barrage, sans ambiguité, aux idées qui menacent les valeurs fondamentales de la République. Nous appelons à dépasser ces polémiques et à revenir à l'essentiel : que les élus se mettent au service des Saintaises et des Saintais, et plus largement, de tous les habitants de la CDA, dans le respect de chacun ».

• CDCHS/Christophe Cabri : jamais deux sans trois ?

Archives CDCHS 2012 : A droite, Claude Belot aux côtés de l'ancienne préfète Béatrice Abollivier, Jean-Michel Rapiteau et Jacky Quesson (©NB)

Après le Conseil départemental, sa réélection à la mairie de Jonzac, Christophe Cabri brigue la présidence de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge. Il écrit récemment aux maires et délégués : « Alors qu'une nouvelle étape s'ouvre dans l'histoire de la Communauté de communes, c'est avec responsabilité que nous avons choisi de nous unir. Nous plaçons au cœur de notre engagement une solidarité renforcée entre nos 129 communes, afin d'amplifier la dynamique de réussite qui fait la force de la Haute-Saintonge. Cette union est fondée sur un pacte de gouvernance qui facilitera les prises de parole et l'écoute, avec des temps ; un projet qui fait de la Communauté de communes un véritable soutien à toutes les communes pour les accompagner dans leur quotidien comme dans leurs projets ; un développement du territoire s'appuyant sur les atouts de chacun des bassins de vie ; un exécutif représentatif de toutes les communes dans leur pluralité, avec un équilibre dans le positionnement géographique et dans les types de communes. Nous souhaitons partager avec vous cette volonté de rassemblement pour une gouvernance efficace, comprise de tous et performante pour notre communauté ».

• Composition du bureau communautaire proposée : Christophe Cabri (Jonzac) est candidat au poste de président. A ceux de vice-présidents : Christelle Neau (Jarnac-Champagne), Antony Letourneau (Mortiers), Marie-Hélène Vallier (Consac), Isabelle Tardy (Clion), Fabienne Dugas-Raveneau (Pons), Maud Maingot (Soubran), David Defoulounoux (Saint Léger), Cécile Biron (Brives sur-Charente), Bruno Robert (Saint Martial de Mirambeau), Patrick Giraudeau (Montendre), Julien Moucheboeuf (Montguyon), Thierry Clemenceau (Chepniers), Jean-Pascal Cartron (La Barde), Nicolas Morassutti (Montlieu la Garde), Hugues Legendre (Saint Aigulin).

• Réunions : Mercredi 1er avril à 20 h à Neuillac, jeudi 2 avril 18 h à Nieul le Virouil (salle des fêtes), à 20 h à Belluire (salle des fêtes).

• Les réunions organisées par Raphaël Gérard, candidat à la présidence de la CDCHS

Mercredi 1er avril à 19 h temps d’échanges à la salle des fêtes de Saint-Martin d’Ary - Jeudi 2 avril à 19 h à la mairie de Saint-Thomas de Conac. « Nous serons ravis d’échanger avec vous autour de nos propositions et d’entendre vos remarques » souligne-t-il.

• Séance plénière du Conseil régional/Bordeaux : Les écologistes pour la vigilance démocratique, l’innovation sociale et l’aide aux sinistrés des inondations

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen, salue la proposition de création d’un fonds régional exceptionnel de 3 millions d’euros pour soutenir les territoires touchés par les intempéries de l’hiver 2026. Ce dispositif contribuera à la reconstruction et à la prévention, mais aussi à soutenir les petites entreprises et les maraîchers qui sont souvent peu ou mal assurés face à de telles catastrophes climatiques.

Le groupe écologiste soutient également la nouvelle politique contractuelle territoriale 2026-2028, qui vise à renforcer l’équité entre les territoires et à mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux : sobriété foncière, préservation des ressources, soutien aux territoires ruraux, aide aux transitions écologiques. « Cette politique vise une meilleure convergence entre politiques régionales et initiatives locales, indique Christine Graval, conseillère régionale dans la Vienne et coprésidente du groupe. Toutefois, nous souhaitons qu’elle soit, dans son application, encore plus ciblée sur les territoires à enjeux, plus exigeante en matière de transitions, et mieux dotée, comme le préconise le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser). Les Ceser de nos régions nous apportent des avis et des rapports précieux sur les réalités socio-économiques et sur nos politiques publiques. Il est indispensable de faire échec aux tentatives répétées - au Sénat et à l’Assemblée nationale - de les supprimer ou de les rendre facultatifs ! » plaide au passage Christine Graval.

Par ailleurs, si le groupe constate quelques évolutions positives du règlement d’intervention des aides aux entreprises, il déplore la suppression des aides aux initiatives d’innovation sociale, un dispositif peu coûteux en direction des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Le groupe défendra donc un amendement pour maintenir l’Appel à Manifestation d’intérêt « Innovation sociale » qu’il avait obtenu et défendu depuis plus de dix ans.  « Sa suppression, envisagée sans concertation, fragiliserait les dynamiques d’innovation territoriale qui font vivre la démocratie et l’économie en répondant à des besoins non satisfaits » souligne Christine Seguinau, conseillère régionale en Gironde et coprésidente du groupe.

À l’occasion de cette séance plénière, le groupe portera également deux motions, l'une pour le renforcement de la démocratie dans l’assemblée régionale par la mise en place du vote électronique « Dans un contexte de crise démocratique et d’exigence accrue de transparence, cette motion vise à moderniser le fonctionnement de l’assemblée, à sécuriser les votes et à garantir l’effectivité du droit de vote de chaque élu·e » indique Émilie Sarrazin, conseillère régionale en Gironde. Le groupe écologiste propose sa mise en œuvre en 2027 ; l'autre pour une gestion éthique et républicaine des ressources pédagogiques dans les lycées en Nouvelle-Aquitaine. « En ces temps de concentration croissante des médias et des maisons d’édition, le groupe écologiste appelle à une utilisation éclairée de l’argent public dans les achats de manuels scolaires, afin de garantir le pluralisme et l’indépendance des contenus pédagogiques » remarque Katia Bourdin, conseillère régionale en Charente-Maritime.

• Royan/Cara : Matinée dédiée à la découverte des métiers au marché central 

Cette rencontre est organisée le 2 avril de 9 heures à 12h30 pour des jeunes de la Mission Locale, des collégiens, des lycéens, mais aussi pour le grand public. Portée par l'espace régional d'information de proximité (Erip) Royan Atlantique, la Mission locale de l'Agglomération Royan Atlantique et l'association des commerçants du marché central de Royan, avec le soutien de la ville de Royan, cette action vise à mettre en lumière les métiers et les formations par une approche concrète et immersive. L'évènement accueillera des jeunes accompagnés par la Mission locale, des demandeurs d'emploi et près d'une centaine d'élèves issus des collèges Emile Zola, Henri Dunant, Les Vieilles Vignes et du lycée de l'Atlantique. Sur place, plusieurs métiers seront représentés : boucherie-charcuterie, pâtisserie, chocolaterie, fleuristerie et ostréiculture. Des démonstrations seront proposées tout au long de la matinée par des professionnels de différents centres de formation : la chambre de métiers et de l'artisanat Nouvelle-Aquitaine Charente-Maritime, CMA Formation Lagord et Saint-Germain-de-Lusignan, le centre de formation Actoria ainsi que le Lycée de la mer et du littoral. Les professionnels du marché central interviendront également sur les stands afin de partager leur expérience et leur quotidien. Cette initiative illustre la volonté des acteurs locaux de valoriser les savoir-faire, susciter des vocations et faciliter les liens entre jeunes, formation et entreprises. Renseignements auprès de la Mission Locale 05 46 06 96 16 / contact@ml-ara.fr