mardi 17 février 2026

Jonzac/Pierre-Jean Ravet, adjoint à l'environnement, nous a quittés : Parmi ses dernières paroles « la Ville de Jonzac me manque »…

C’est avec une infinie tristesse que nous avons appris le décès, après une longue maladie, de Pierre-Jean Ravet à l’âge de 78 ans. Il s’est éteint la nuit dernière à l’hôpital de Jonzac. La nouvelle de sa disparition a provoqué une onde de choc dans les rangs du conseil municipal, dont il était adjoint, chez les pêcheurs et dans la population. « C’est un monument de la vie municipale qui nous quitte » remarque le maire Christophe Cabri


A Jonzac, qui ne connaissait pas Pierre-Jean Ravet ? Grand, charpenté, regard franc et franc-parler, il était l’homme des rivières, de la Gaule jonzacaise, de la protection de l’environnement. Ayant grandi en bordure de Seugne, dans l’ancien moulin du Pont de Pierre, le milieu aquatique lui était familier. La faune, la flore, les brochets, les goujons, les libellules, les nénuphars, il tutoyait tout cet écosystème pour l’avoir maintes fois observé. L’été, quand l’eau diminuait dans le lit des rivières et que se pratiquait massivement l’irrigation, il tirait la sonnette d’alarme et arrivait, les joues rouges - signe de mécontentement et d'engagement - au journal La Haute Saintonge où son copain Bernard Lévêque, directeur du titre à l’époque, rapportait ses arguments en faveur d’un juste équilibre entre producteurs de maïs et écologistes. Il était ainsi, Pierre Jean, toujours prêt à transmettre la voix de la nature à ceux qui voulaient l’écouter et la respecter.

Un engagement de plus de 40 ans

Dans ces conditions, rejoindre le conseil municipal de Jonzac coulait de source. Conseiller municipal à partir de 1983, il devient adjoint de Claude Belot en septembre 1992, après le décès de Gilbert Cessac. Cet « enfant de Jonzac » quitte alors la gauche, dont il est issu, pour suivre Claude Belot qui lui confie la commission de l’environnement. 

Seugne passion ! (©NB)

En 2008, dans une interview, il explique ses nombreuses missions : « Au départ, j’ai travaillé sur la nouvelle station d’épuration en binôme avec Gilbert Cessac. Ensuite, mon éventail d’activités s’est élargi. J’ai participé à différentes commissions et siégé dans les syndicats de rivières, Seugne amont et Seugne moyenne, sans oublier la gestion de l’eau dans la commune, le pluvial en centre ville, la gestion des inondations, les forages, le suivi du travail des fermiers, Régie des eaux, assainissement, nouveaux contrats d’affermage. J’ai fait partie de la commission qui a porté le casino sur ses fonts baptismaux et accompagné Claude Belot dans les démarches. En ce qui concerne les berges de rivières, j’ai contribué à la création de brigades d’entretien. Durant mon premier mandat d’adjoint, j’étais délégué de la ville de Jonzac à la CDCHS, chargé du patrimoine naturel. Avec les chargés de mission, nous avons créé le plan d’eau de Soubran et le coteau aux orchidées de Saint-Maurice de Tavernole avec M. Fouquet et Gilles Guéral. La création du moulin de chez Bret, qui a nécessité l’organisation d’une cinquantaine de réunions, m’a beaucoup intéressé, de même que la réalisation du centre de loisirs et de la halte-garderie. Deux cents mètres de berges ont vu le jour au plan d’eau d’Heurtebise en utilisant une méthode écologique, le génie végétal. Il s’agit de conforter les berges avec des végétaux. La réfection des berges entre le moulin de chez Bret et le centre ville a été faite. Au sein d’une commission, nous avons planché sur le projet d’aménagement allant du moulin de chez Bret au centre ville. Nous avons enfin résolu le problème de pollution à la distillerie du Cluzelet. Tout le monde disait qu’il n’y avait pas de problème, mais cette pollution perdurait. On s’est finalement aperçu que les réseaux pluviaux étaient défectueux. J’ai aussi participé au SPANC (Service pour l’assainissement non collectif). La régie nouvellement créée consiste à conseiller, contrôler et gérer les assainissements non collectifs. Enfin, être adjoint à l’environnement, c’est une diversité de tâches à effectuer : entretien des espaces verts par la brigade verte municipale, piégeage des ragondins sur les berges de la ville avec création d’un emploi à cet effet, ramassage des excréments canins, volonté d’enterrer les bacs à ordures sur la place de la République pour un meilleur environnement, gestion sanitaire des arbres en bordure de rues, renégociation à la baisse des nouveaux tarifs de l’assainissement avec la CGE ». Bref, il n’a pas le temps de s’ennuyer ! 

Archives : Braderie de Jonzac. Pierre Jean Ravet est à gauche de la photo

S’y ajoute la présidence de la Gaule Jonzacaise : « Étant pour la défense des milieux aquatiques, je préside cette association et je suis vice-président de la Fédération départementale de la pêche où nous veillons à la gestion de l’eau et à la protection de l’environnement. En 2007, une pluviométrie correcte nous a permis de passer les caps difficiles, même si nous avons eu vingt kilomètres d’assec sur les cours d’eau ».

Au fil des élections, il conserve son siège au conseil municipal. Ses fonctions restent les mêmes et il s’y emploie avec sérieux et détermination. 

Pierre Jean-Ravet et Claude Belot (©NB)

En octobre 2017, avec Christian Balout et Maïté Auboin Hannoyer, Pierre-Jean Ravet reçoit la médaille d’honneur régionale, départementale et communale pour son implication dans la vie locale lors d’une sympathique manifestation organisée dans la salle des mariages par Claude Belot.  En avril 2019, toujours après le conseil municipal, il est une nouvelle fois décoré (avec Gilles Clavel et Maïté Auboin Hannoyer) pour ses bons et loyaux services. A cette occasion, Claude Belot rappelle les liens qui l’unissent à la famille Ravet : « Je connaissais bien tes parents, commerçants rue des Carmes et je partageais avec ton père une même passion pour l'aviation ». Dans son allocution, Pierre-Jean fait sourire ses collègues en expliquant pourquoi il a d'abord appartenu à une liste de gauche : « les casse-croûtes y étant plus abondants que dans les rangs de la droite »…  dont il avait collé les affiches à une époque !

Pierre-Jean Ravet, Claude Belot, Gilles Clavel (©NB)

En 2020, Pierre-Jean Ravet rejoint Christophe Cabri, élu maire. Il est nommé... adjoint à l’environnement. En octobre de la même année, des tensions apparaissent avec Claude Belot (premier adjoint) au sujet de l’atlas de la biodiversité. Querelles ordinaires de la vie publique ! 

Conseil Municipal en 2020 : Pierre Jean Ravet est au second rang à gauche
 « La ville de Jonzac me manque » 

Malheureusement, peu à peu, l’état de santé de Pierre-Jean Ravet décline et on ne le verra plus guère en public. Sa dernière apparition est l’inauguration du châtelet de Jonzac en 2025. A ceux qui viennent le saluer, il annonce avec clarté et courage « mes jours sont comptés ». 

Inauguration du châtelet

Il a lutté jusqu’au bout. Christophe Cabri, maire, ne cache pas son émotion : « J’allais le voir régulièrement à l’hôpital et je connaissais la gravité de sa situation. Mais on ne se fait jamais à l’idée de la mort, même si elle est inexorable. Je suis bouleversé par sa disparition. Pierre-Jean était un monument de la vie municipale jonzacaise. Il était partout, environnement, espaces verts, rivières, il s’en occupait depuis si longtemps ! C’était une personnalité, il pouvait être grognon, rugir parfois, mais il était bienveillant et nous l’aimions. Il a tellement donné de son temps à la Ville, à la Gaule jonzacaise, à la pêche. Il m’a apporté son soutien, il est resté fidèle. Cloué sur son lit, il me parlait des élections municipales de mars prochain. Il voulait être parmi nous et me confiait : la Ville me manque. Son état s’est dégradé dans les quinze derniers jours, il s'est battu de toutes ses forces. Je lui suis infiniment reconnaissant car il m’a toujours accompagné dans mes fonctions électives avec franchise et générosité. Né en 1948, il avait l’âge de mon père et je voyais en lui l’homme d‘expérience que peut être un aîné pour la nouvelle génération. Lui aussi va nous manquer ».

Pierre-Jean Ravet était père de deux enfants. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et ses proches.

lundi 16 février 2026

Routes départementales fermées pour inondation

En raison des fortes pluies des jours derniers, certaines routes départementales sont actuellement fermées. Les équipes de la Direction des Infrastructures sont pleinement mobilisées sur le terrain : elles surveillent l’évolution des niveaux d’eau, sécurisent les zones à risque et mettent en place la signalisation adaptée

• ROUTES FERMÉES POUR INONDATIONS

RD272E1, La Barde

RD233, Dompierre-sur-Charente, Rouffiac (secteur route du Bac)

RD24, Chaniers, Chérac, Dompierre-sur-Charente

RD119, Crazannes, Le Mung

RD127, Port-d'Envaux, Taillebourg

RD138, Courcoury

RD238, Le Mung

RD232, Brives-sur-Charente (entre Brives et Virelet)

RD249E2, Mazerolles, Tanzac (secteur Machennes)

RD135, Brives-sur-Charente / Chérac (secteur l’écluse)

RD234E5, Bougneau, Pons (secteur château Renaud)

RD146, Marignac, Saint-Grégoire-d'Ardennes -(secteur Cordi)

RD220E2,  Saint-Pierre-de-l’Isle

RD210, Doeuil-sur-le-Mignon

RD117E1, Corme-Royal

RD139, Chenac, Saint-Seurin-d'Uzet

RD124, Tonnay-Charente

RD226, Les Touches‑de‑Périgny

RD253, Saint-Sigismond-de-Clermont (agglomération)

RD269E2, Pérignac - secteur Goux,

RD221, Cherbonnières, Loiré-sur-Nie

RD231E6, Le Seure

RD220E2, Saint-Pardoult (petit marais)

RD154, Ozillac, Saint-Médard

RD153, Agudelle, Allas-Bocage

RD148, Guitinières (Chez Goulard)

RD220, Les Églises-d'Argenteuil, Saint-Pardoult

RD218, Les Églises-d'Argenteuil, Vervant

RD109,  Saint-Jean-de-Liversay

RD232E2, Saint-Léger, Saint-Seurin-de-Palenne (Lijardière)

RD249E1, Pons (Marjolance)

RD128, Saintes, Courcoury, Les Gonds, Saint-Sever-de-Saintonge

RD138, Les Gonds

RD114, Saint-Vaize, Taillebourg

RD136, Rioux

• ROUTES SOUS SURVEILLANCE

RD112, Vérines

RD202E3, Saint-Xandre

RD106E3, Saint-Xandre

RD107, Nieul-sur-Mer

RD145, Arces, Meschers-sur-Gironde (marais)

RD205E5, Puyravault

RD205, Saint-Georges-du-Bois

RD241E1, Saint-Just-Luzac

RD241, Le Gua

RD210, Migré

RD9, Saint-Xandre

RD106, Villedoux

RD202, Saint-Ouen-d'Aunis

Retrouvez les mises à jour sur le site du Département de la Charente-Maritime : 

Intempéries : plusieurs routes départementales fermées | La Charente-Maritime - 17

Carte interactive : https://la.charente-maritime.fr/routes-transports/travaux-en-cours


Les Vignerons Indépendants en avant vers l'Europe et l'International

Luxembourg : La capitale européenne à l’heure bordelaise

Du 28 janvier au 2 février, le Salon des Vins des Vignerons Indépendants de Bordeaux et de Nouvelle-Aquitaine a pris ses quartiers à Luxexpo The Box, offrant aux visiteurs luxembourgeois une immersion gourmande au cœur des terroirs du Sud-Ouest.

Pendant cinq jours, les Vignerons Indépendants de Bordeaux et sa région Nouvelle-Aquitaine ont proposé une offre diversifiée, à l’image de leurs terroirs, illustrant le savoir-faire, l’authenticité et la passion de leur métier. 

Sans intermédiaire, vignerons et amateurs, simples curieux ou professionnels ont pu échanger en toute simplicité sur les vins, les méthodes et choix de vinification, d’élevage, de culture de la vigne… En effet, seuls maîtres à bord, ils maîtrisent toute leur production, de la culture des vignes jusqu’à la commercialisation, laissant leur empreinte personnelle à chacune des étapes.

Avec une quarantaine de vignerons présents sur place, le choix était large et chacun pouvait trouver son sésame : des vins aux appellations les plus emblématiques jusqu’aux vins plus confidentiels, méthodes innovantes et nouvelles tendances des consommateurs. 

Iris, croisée dans les allées du salon a particulièrement apprécié cette sortie improvisée : « Je suis venue accompagner un ami amateur des vins de Bordeaux qui me guide un peu. C’est agréable et très concret de rencontrer les vignerons en direct qui ont à cœur de partager leur savoir-faire et toutes leurs connaissances sur un produit millénaire mais qui garde encore quelques secrets pour beaucoup d’entre nous ! »

Les dégustations de vins ont été sublimées par une sélection de produits du terroir soigneusement choisis : jambons artisanaux, foie gras et magret du Périgord, fromages des Pyrénées, accompagnant les visiteurs dans une expérience gourmande complète et mettant à l’honneur la finesse et la richesse des saveurs de la Nouvelle-Aquitaine.

Le salon a rencontré un vif succès, attirant amateurs éclairés, professionnels et curieux, tous venus partager un moment de convivialité autour du vin et de la gastronomie. 

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la prochaine édition, qui promet de nouvelles rencontres, de nouvelles découvertes et toujours autant de passion.


Septième participation des Vignerons Indépendants de Nouvelle-Aquitaine au Salon Wine Paris - Une édition qui confirme une bonne fréquentation

Les Vignerons Indépendants de Bordeaux et de Nouvelle-Aquitaine ont participé au salon Wine Paris qui s’est tenu au Parc Expo de la Porte de Versailles du 9 au 11 février 2026

Après une édition 2025 déjà très dynamique, Wine Paris 2026 établit un nouveau record de fréquentation avec 61000 entrées annoncées pour 6500 exposants. Les Vignerons Indépendants de Nouvelle-Aquitaine ont pris place cette année encore au rez-de chaussée du hall N°7 qui regroupait tous les vins français sur les 3 étages du bâtiment.

Fidèle à son esprit, fluide, coloré et chaleureux, le stand collectif accueillait 24 exposants de Nouvelle-Aquitaine sur 108m² dans l’espace de l’AANA (Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine). Les vignerons sur le stand présentaient une riche palette des vins de Gironde.

Les exposants ont constaté un maintien, voire une augmentation de fréquentation des professionnels. Et pour certains, une fréquentation plus qualitative comme en témoigne un vigneron en Entre-deux-Mers. Un autre a constaté une fréquentation plus importante que d’habitude le dernier jour du salon qui lui a permis d’optimiser son salon. « Des acheteurs venus du monde entier, mais avec une baisse notoire des acheteurs asiatiques » notent d’autres vignerons. Cette édition 2026 dresse un bilan relativement positif et redonne l’espoir aux vignerons.

La grande majorité des vignerons présents sur le stand collectif déclare vouloir revenir pour l’édition 2027. La Fédération des Vignerons Indépendants de Nouvelle-Aquitaine se positionne donc dès à présent sur la prochaine édition de ce salon, incontournable commercialement. Ces salons bénéficient du soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine.

• L'alcool est à consommer avec modération

Rochefort : Le musée national de la Marine dévoile ses espaces renouvelés après trois mois de travaux

Fermé depuis le 3 novembre 2025, le musée national de la Marine, installé dans l'Hôtel de Cheusses à l'entrée de l'arsenal, a rouvert ses portes samedi 14 février avec une toute nouvelle expérience de visite

Le public découvrira des salles embellies d'une palette de couleurs surprenante, choisie avec Olivier Salmon, Architecte en Chef des Monuments Historiques, évoquant les styles décoratifs d'un hôtel particulier du XVIIème siècle et permettant d'enrichir le discours sur la fonction historique du bâtiment.

Les collections se dévoileront sous un nouveau jour, à la fois dans leur présentation, grâce au renouvellement de socles et vitrines, mais également à la suite d'opérations de conservation et de restauration leur donnant plus d'éclat. Par ailleurs, certaines pièces ont été sorties des réserves du musée pour enrichir le parcours. à l'image du tableau Escadre en mer en 1930 signé du Peintre Officiel de la Marine Jean-Louis Paguenaud. présenté dans la salle des cuirassés. Enfin, la Délégation au patrimoine de la Marine a consenti plusieurs prêts exceptionnels de pièces de mobilier provenant, pour la majorité, de l'Hôtel de la Marine à Paris. Ces pièces évoquent l'histoire du ministère de la Marine autrefois hébergé rue Royale et meublé, au fil des siècles, par des productions de grands ébénistes, actifs de l'ancien régime au xe siècle.

© musée national de la Marine/A.-L. Reynders

L'exposition temporaire « Pierre Loti, hommage sculpté », initialement présentée jusqu'au 2 novembre 2025, intègre le parcours permanent afin de proposer aux visiteurs de manière pérenne un espace dédié à cette figure emblématique de Rochefort.

À l'extérieur, dans la cour de l'Hôtel, des travaux d'aménagement paysager ont été menés en partenariat avec la Communauté d'Agglomération Rochefort Océan et les services techniques.

D'autres opérations moins visibles mais essentielles au confort et à la sécurité du bâtiment, des collections, des équipes et des visiteurs ont également été mises en œuvre, parmi lesquelles le changement des éclairages et la reprise du système de sécurité incendie.

Pour accompagner la refonte du parcours permanent, les équipes du musée ont également réfléchi à des évolutions de l'offre de visite. Les animations, visites guidées ou encore audioguide donnent ainsi accès, dès la réouverture, à un discours enrichi et renouvelé.

De septembre 2026 à août 2027, le musée accueillera une exposition temporaire sur les origines des premiers navires submersibles militaires, dont l'histoire est intimement liée à l'arsenal charentais. Intitulée « Au poste de plongée ! L'aventure des premiers submersibles », cette exposition s'inscrit dans le cadre de la saison spéciale « L'appel des profondeurs » présentée en 2026 sur l'ensemble du réseau du musée national de la Marine (Brest, Paris, Port-Louis, Rochefort et Toulon).

• L'Hôtel de Cheusses

Considéré comme le point de départ de l'installation de l'arsenal royal à Rochefort, l'Hôtel de Cheusses abrita les principales fonctions exécutives de la Marine.

Logis du dernier seigneur de Rochefort avant l'arrivée de Louis XIV, il devient la résidence des commandants de la Marine à la fin du xvi siècle, parmi lesquels Forbin (1682), La Galissonnière [1703, 1707) ou encore La Touche de Tréville (1781). À la fin du xvii siècle, les intendants de la Marine s'installeront dans ces murs pour administrer l'arsenal.

Premier bâtiment à Rochefort classé Monument Historique, en 1932, l'Hôtel de Cheusses est la propriété du musée national de la Marine depuis 1978. Les collections présentées, tout comme le bâtiment, témoignent de l'aventure historique de ce site patrimonial d'exception.

Musée national de la Marine, Hôtel de Cheusses/Arsenal, 1, place de la Gallissonnière, 17300 Rochefort

05 46 99 86 57 / rochefort@musee-marine.fr - www.musee-marine.fr

Horaires d'ouverture : Jusqu'au 31 mars : tous les jours (sauf le mardi) 13h30-18h

- Du 1er avril au 3 juillet: tous les jours (sauf le mardi). 10h-12h30 et 13h30-18h

- Du 4 juillet au 31 août : tous les jours, 10h-18h

- Du 1er septembre au 2 novembre : tous les jours (sauf le mardi), 10h-12h30 et 13h30-18h

• Droits d'entrée : Tarif plein : 10€ / Tarif réduit* : 8€, audioguide : 2€

* voir conditions et gratuités sur le site du musée

Centre hospitalier/Saintes/Saint-Jean d'Angély : Exposition "Les voix silencieuses" du 5 au 27 mars

Du 5 au 27 mars, le Groupe Hospitalier Saintes – Saint-Jean d’Angély et la Direction de la Prévention de la Mutuelle Nationale des Hospitaliers (MNH) présentent l’exposition « Les voix silencieuses ». Installée au cœur de l’hôpital, elle met en lumière des femmes hospitalières qui évoquent leur santé, leurs fragilités et la façon dont ces expériences intimes nourrissent leur manière de soigner. L’exposition sera visible sur les deux sites en simultané, à Saintes et Saint-Jean d’Angély.

Donner un visage aux « voix silencieuses » de l’hôpital

Dans les couloirs de l’hôpital, les femmes soignent, écoutent, rassurent, accompagnent. Elles sont infirmières,
aides-soignantes, sages-femmes, médecins, cadres de santé, techniciennes. Chaque jour, elles soutiennent
les autres, parfois au prix de leur propre santé. Longtemps, leurs douleurs, leurs maladies chroniques, leurs
parcours de grossesse, de ménopause, d’IVG ou de cancer sont restés à l’arrière-plan.
« Les voix silencieuses » rend hommage à ces histoires. L’exposition réunit des portraits photographiques et des récits forts. Les hospitaliers (11 femmes et 1 homme) évoquent la fatigue, le burn-out, la maladie
chronique, la rémission, mais aussi la solidarité des équipes, l’humour qui tient debout et la dignité au travail.
Derrière chaque blouse, il y a une femme, une histoire et une santé à protéger.
Les portraits sont signés de la photographe Florence Brochoire et prolongent le projet éditorial Nous sommes hospitalières, paru en 2024 à l’initiative de la MNH.

Des portraits issus de l’ouvrage Nous sommes hospitalières et un nouveau visage du GH
mis à l’honneur

L’exposition présentée au GH Saintes-Saint-Jean d’Angély s’appuie sur l’ouvrage Nous sommes
hospitalières – 13 témoignages de femmes qui font l’hôpital. On y retrouve des récits de soignantes et de professionnelles de l’hôpital public partout en France. Sage-femme, assistante médico-administrative, aide-soignante, infirmière, médecin, éducatrice spécialisée ou gestionnaire RH : toutes décrivent leur engagement, leurs contraintes, leurs combats et leur attachement à l’hôpital public.
Pour cette étape à Saintes et Saint-Jean-d’Angély, un portrait inédit d’un professionnel du GH vient enrichir la galerie :

• Renaud Tapon, responsable Transports, mobilités et environnement, agent de la fonction publique
hospitalière depuis 2002. Après un stage de fin d’études réalisé au sein de l’établissement, il est
recruté en septembre 2002 comme responsable sécurité, avant d’être titularisé en 2005. Il occupe
ensuite différentes fonctions techniques et d’encadrement, notamment en tant que chef du service
sécurité à l’ouverture du nouvel hôpital, puis lors de plusieurs missions de cadre technique. Depuis
2019, il est responsable logistique. Son parcours illustre un engagement durable, au plus près des
équipes et du fonctionnement quotidien de l’hôpital.
Son parcours fait écho à ceux des autres hospitalières de l’ouvrage et inscrit l’exposition dans la réalité locale du territoire. Ce portrait donne une résonance particulière à l’événement pour les équipes du GH, les patientes, les patients et les visiteurs.

« Aller vers elles » : un programme de prévention tourné vers la santé des hospitalières 

L’exposition « Les voix silencieuses » s’inscrit dans le programme « Aller vers elles », porté par la Direction de la Prévention de la MNH en lien avec le GH de Saintes – Saint-Jean d’Angély.
Ce dispositif repose sur trois temps forts. D’abord, l’exposition valorise la parole des femmes hospitalières sur leur santé et les freins rencontrés en matière de prévention, tout en contribuant à sensibiliser l’ensemble des acteurs de l’hôpital aux enjeux de la santé des femmes. Ensuite, une journée « Santé des femmes » propose à toutes les personnes concernées des consultations de 15 minutes avec une sage-femme, autour des cancers féminins, des cycles hormonaux, du post-partum et de la santé au travail. Enfin, une journée dédiée aux maladies cardiovasculaires permet aux collaboratrices et collaborateurs de bénéficier d’un dépistage rapide et un échange personnalisé avec une diététicienne.
L’ensemble renforce une culture de prévention adaptée aux réalités des hospitaliers, tout en incluant
l’ensemble des professionnels de l’hôpital.

En mars 2026, le programme « Aller vers elles » déploiera :
• une journée « Santé des femmes » le 10 mars 2026 sur les sites de Saintes et Saint-Jean-d’Angély,
avec des créneaux de consultation anonymisés et sécurisés, de 12h à 22h,
• une journée « Maladies cardiovasculaires » le 17 mars 2026 sur les deux sites, avec dépistage et
conseils personnalisés, de 12h à 22h.
L’objectif reste clair : prendre soin de celles et ceux qui soignent, en agissant sur les inégalités en santé
qui touchent encore les femmes, y compris au sein des établissements hospitaliers.

Une démarche commune GH Saintes – Saint-Jean d’Angély / MNH
Déjà engagé sur les sujets d’égalité femmes-hommes et de qualité de vie au travail, le GH de Saintes – Saint-Jean d’Angély s’associe à la MNH pour proposer à ses équipes un parcours de prévention concret, ancré dans le quotidien des agents. La démarche s’inscrit dans la durée, avec une offre de prévention ajustée aux besoins du terrain et reproductible dans d’autres établissements.
Jérôme Trapeaux, directeur du GH Saintes-Saint-Jean d’Angély, souligne : « Avec cette exposition
et le programme « Aller vers elles », nous regardons la réalité en face : nos équipes féminines font vivre
l’hôpital au quotidien. Leur santé reste une priorité. En valorisant leurs récits et en organisant des temps de dépistage ciblés, nous adressons un message simple : chacune compte, en tant que professionnelle et en tant que femme. »
Pour Rafaël Andreotti, directeur de la Prévention de la MNH : « Depuis 1960, la MNH accompagne les
hospitaliers dans leurs parcours de vie et de travail. Avec "Les voix silencieuses" et "Aller vers elles", nous associons la force des témoignages à une offre de prévention concrète, sur site, pensée pour les
hospitalières. La santé des soignantes s’inscrit au cœur de notre projet mutualiste ».

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition « Les voix silencieuses » – GH de Saintes – Saint-Jean d’Angély
Dates : du 5 au 27 mars 2026
Lieu : sur le site de Saintes dans le hall d’accueil sur le site Saint-Jean d’Angely dans le couloir du laboratoire
Horaires : Visible en tout temps
Accès : exposition ouverte aux professionnels de l’établissement, aux patientes, aux patients et aux visiteurs, entrée libre.


• À PROPOS DE LA MNH
La Mutuelle Nationale des Hospitaliers et des professionnels de la santé et du social (MNH) est née le 1er février 1960 de la volonté des hospitaliers de couvrir solidairement leurs besoins de protection en santé. La MNH est la mutuelle de référence du monde de la santé et du social, spécialiste de la couverture complémentaire santé et de la prévoyance des hospitaliers. La mutuelle a construit son action sur l’efficacité́ et la détermination à défendre, sans compromis, le bien-être des hospitaliers.
Elle agit pour améliorer les conditions et les parcours de vie de ses adhérents, en protégeant l’enfance, la famille, les personnes âgées ou handicapées.
www.mnh.fr

• À PROPOS DU GROUPE HOSPITALIER SAINTES – SAINT-JEAN-D’ANGELY
Situé au cœur de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, le Groupe Hospitalier Saintes – Saint-Jean-d’Angély est un établissement public de santé composé de deux sites, à Saintes et à Saint-Jean- d’Angély. Il propose une offre de soins complète et coordonnée, couvrant la médecine, la chirurgie, l’obstétrique, la psychiatrie, les soins de suite et de réadaptation, l’hospitalisation à domicile, l’USLD et les EHPAD. Établissement support du GHT Charente-Maritime Sud, il est également en direction commune avec les établissements médico-sociaux de Matha et de Saint-Savinien, au sein d’une coopération représentant près de 1 300 lits et places et 3 000 professionnels.