dimanche 8 novembre 2026

Mouvements sociaux du 7 novembre en Charente-Maritime

Cette nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère, samedi 7 novembre, s’est déroulée globalement dans le calme en Charente-Maritime. Près de 940 personnes ont participé aux trois rassemblements organisés dans le département.

LES CHIFFRES CLÉS

    • Environ 940 manifestants dans le département.

    • 3 sites de mobilisation recensés dans le département.

    • 1 interpellation à La Rochelle.

• LA ROCHELLE AU CŒUR DE LA MOBILISATION

La Rochelle, principal point de rassemblement

Près de 900 personnes étaient rassemblées au plus fort de la mobilisation, dans l’après-midi. Parti de la gare, le cortège a traversé le centre-ville avant de rejoindre la rocade rochelaise. Pour le quatrième samedi consécutif, la circulation a été interrompue sur cet axe dans les deux sens. 200 manifestants ont essayé de pénétrer dans la zone commerciale, refoulés par les forces de l'ordre.

Les autres rassemblements ont concerné Rochefort : 30 manifestants ; Saintes : 10 manifestants.

Les deux derniers rassemblements se sont déroulés dans le calme et n’ont donné lieu à aucun incident.

Activé dès 13 h, le centre opérationnel départemental (COD) a assuré la coordination et le suivi des événements sur l’ensemble du territoire. Aucun blessé n'est à déplorer, ni parmi les manifestants ni parmi les forces de l'ordre. Le COD a été levé à 17h45, après la fin des rassemblements et le retour à une situation normale dans l’ensemble du département.

vendredi 6 novembre 2026

Près de 5400 personnes mobilisées en Charente-Maritime jeudi 5 novembre

MOUVEMENTS SOCIAUX EN CHARENTE-MARITIME

BILAN DÉPARTEMENTAL DE LA JOURNÉE DU JEUDI 5 NOVEMBRE

La journée nationale de mobilisation interprofessionnelle du jeudi 5 novembre a donné lieu à six manifestations déclarées en Charente-Maritime, réunissant près de 5 400 personnes, dont 3 200 à La Rochelle au plus fort du rassemblement. En amont, du rassemblement en début de journée, trois tentatives de blocages ont eu lieu aux lycées Dautet, Vieljeux et Valin, écartées par les effectifs de police permettant des rentrées normales. Une interpellation a eu lieu dans ce cadre. Les manifestations interprofessionnelles se sont, quant à elles, déroulées dans le calme.

• LES CHIFFRES CLÉS

Environ 5 400 manifestants recensés dans le département ; une interpellation : à La Rochelle ; six sites de mobilisation recensés dans le département.

• SIX MANIFESTATIONS DÉCLARÉES, UNE MOBILISATION DANS LE CALME

À La Rochelle et son agglomération

Près de 3 200 personnes ont pris part à la mobilisation au plus fort de la journée. Au départ de la gare, le cortège a sillonné le centre-ville conformément au parcours déposé.

Les autres rassemblements ont concerné Rochefort : 850 manifestants ; Saintes : 900 manifestants ; Royan : 250 manifestants ; Saint-Jean-d'angély : 80 manifestants ; Jonzac : 80 manifestants.

Au total, les six manifestations déclarées se sont déroulées dans le calme, sans incident et dans le respect des parcours déclarés.

Activé dès 7 h 30, le centre opérationnel départemental (COD) a assuré la coordination et le suivi des événements sur l’ensemble du territoire. Aucun blessé n'est à déplorer, ni parmi les manifestants ni parmi les forces de l'ordre. Le COD a été levé à 14h, après la fin des rassemblements et le retour à une situation normale dans l’ensemble du département.

Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, salue le calme dans lequel les manifestations se sont déroulées et remercie les organisations syndicales de l'encadrement réalisé.

Infos/Jonzac : Les perceptions photographiques de Philippe Vivier ; les 8 de Maremne ont une pêche d'en faire ! Vente patchwork et braderie aux Carmes ; Saintes : Benoît Bossy à la galerie Imag’In Art

 • Jonzac /Cloître des Carmes : Les perceptions photographiques de Philippe Vivier 

Jusqu’au 8 novembre, Philippe Vivier invite le public à découvrir ses perceptions photographiques. Un monde rêvé en noir et banc où se conjuguent les chants du ciel aux champs élyséens. Cet univers poétique, incarné par la photographie, s'accompagne des commentaires de l'artiste. Il s'adresse à l'observateur : « voici ce que je propose. Et vous, que percevez-vous ? ». Une belle correspondance à partager au cloître des Carmes l'après-midi de 14 h30 à 18 h 30.

Un petit coin de parapluie contre un coin de paradis...

Philippe Vivier, Nathalie Sablon, adjointe à la culture, lors du vernissage

• « Je fais de la photo depuis longtemps et je pense en noir et blanc »
avoue Philippe Vivier qui développait ses premiers clichés en labo dès l’âge de 12 ans. Sa famille étant originaire de la région, ce pharmacien hospitalier est revenu s’y installer au moment de la retraite. « Je connais bien le marais, je m’y promenais enfant et j’ai navigué sur l’estuaire avec mon voilier. La passion pour la photo m’a toujours habité ». 

• Une impression particulière du noir et blanc : Cette technique relativement récente est réalisée par quelques labos en France en raison du matériel que ce procédé nécessite, Des microparticules de charbon, qui sont dans des solvants spéciaux, sont propulsées sur le papier par des injecteurs piezographiques. Le support est alors imprégné. Ce tirage présente plusieurs avantages : il permet d‘avoir des noirs profonds et comme ce ne sont pas des molécules mais des atomes de carbone, la photo ne vieillit pas ! Des tests ont montré qu’elle pourrait dépasser deux siècles.

Portrait d'un ami de Philippe Vivier
• Jonzac : vente d'ouvrages, patchwork et broderie
Une vente d'ouvrages de patchwork et de broderie au profit du Téléthon a lieu aujourd'hui, vendredi 6 novembre, jusqu'à 17h30 au Cloître des Carmes. Venez nombreux !


• Jonzac/Théâtre du château : Ils ont la pêche les 8 de Maremne ! 

Empêchés durant l'été, "Les 8 de Maremne" se sont produits mercredi au théâtre du château devant une nombreuse assistance. Au programme, des chants marins et des ballades celtiques mis en scène par des musiciens qui ont une pêche d'en faire ! Très belle ambiance et bravo à cette formation qui rendrait le moral aux plus déprimés (et ils sont nombreux actuellement) ! 

Superbe ambiance (©N.Bertin)
Ce groupe landais (chants, guitare, harmonica, accordéon, violon et percussions) est né de la rencontre de musiciens et de passionnés de la mer. Il compte entre autres Jean-Michel Guénichot, détenteur de deux titres, champion du monde d'endurance à l'accordéon et inscription dans le Guinness Book des Records, et Jacques Chuzeville, chanteur et guitariste (sans oublier l'harmonica). Ajoutons le violon, la batterie, le chant et hissons les voiles ! 

• Saintes/Benoît Bossy à la galerie Imag’In Art

Cet artiste présentait ses œuvres les 23 et 24 octobre dans la célèbre galerie de la rue Saint-Michel où il exposait pour la première fois. Comment cet ancien marbrier est-il venu à la peinture ? « Je me suis toujours intéressé au travail de Jean-Marie Grasset, un copain d'école de ma mère. Un jour, j'ai eu envie de faire comme lui, je me suis lancé ! ». Depuis, il peint la vie à travers un large prisme de couleurs. Parmi ses sources d'inspiration, l'Asie dont il apprécie les habitants, l'art de vivre et les paysages magnifiques. 

jeudi 5 novembre 2026

Jonzac/le château et le monument aux morts tagués : du grand n'importe quoi !

Aujourd'hui, 5 novembre, jour de grève et de revendications, certains ont cru intelligent de taguer le porche du château de Jonzac et le monument aux morts. Ce manque de respect choque de nombreux habitants. Le maire, Christophe Cabri, a publié le communiqué suivant :

Mort au roi ? Le dernier, Louis XVI, a été guillotiné en 1793 (©mairie de Jonzac)

(© mairie de Jonzac)

A l'intérieur du porche

« C’est avec une profonde colère et une immense tristesse que j’ai constaté ce matin les actes de vandalisme perpétrés sur la place du Château. Le Châtelet ainsi que notre Monument aux Morts ont subi de lourdes dégradations, notamment par des graffitis. S’attaquer à ces lieux, c’est s’attaquer directement à notre histoire commune et au respect dû à ceux qui se sont sacrifiés pour notre liberté.

Ces agissements interviennent dans un contexte d'actualité nationale particulièrement sensible. Je le dis avec force : dans une démocratie, toutes les revendications peuvent être entendues, mais rien — absolument rien — ne justifie que l'on détruise les biens publics qui appartiennent à tous les citoyens.

Une fois de plus, les mairies et les symboles locaux sont pris pour cibles. Certes, ces tags ne sont en rien comparables à l'incendie criminel qui a tragiquement ravagé l’hôtel de ville de Limoges le mois dernier. Pour autant, la symbolique reste la même : une volonté délibérée de s’en prendre à la République et à ses institutions de proximité.

Ces actes sont graves. Ils sont inacceptables. Ils ne peuvent être ni banalisés, ni justifiés.

Face à cette situation, je refuse de céder au cynisme des clivages politiques qui fracturent notre société. Comme je le rappelais déjà lors de mon discours du 19 octobre dernier : « La responsabilité politique existe. Personne ne devrait pouvoir jouer avec les tensions, attiser les affrontements ou banaliser les violences sans avoir à rendre de comptes sur ses propres paroles et ses propres actes ».

La liberté de manifester et de s'exprimer est un droit fondamental. Elle ne saurait cependant légitimer les dégradations, le vandalisme ou les atteintes aux institutions démocratiques.

Les élus de la République ont, à cet égard, une responsabilité particulière. Ils ont le devoir absolu de respecter nos institutions et de condamner sans la moindre ambiguïté toutes les formes de violence. Cette exigence de responsabilité et de décence ne doit pas être à géométrie variable : elle doit s’appliquer à tous, sans exception.

Une plainte a été déposée. Les services municipaux sont d'ores et déjà mobilisés pour nettoyer et restituer à la place du Château, tout sa beauté et sa dignité ».

Comme cette place est dotée des caméras de vidéo-surveillance, les enquêteurs devraient rapidement identifier le ou les "artistes". 

Jonzac/Projet de requalification du quartier de la Mouillère et du Chêne : Observations et lettre ouverte des riverains

Vers la création d’un groupe de travail avec des représentants du quartier ?

Le projet de requalification du quartier de la Mouillère et du Chêne engagé par la commune suscite des commentaires 

Suite à une réunion qui s'est tenue le 15 octobre dernier avec la municipalité, les riverains du chemin de la Mouillère, du chemin du chêne vert et de la rue de la Mouillère réagissent. Ils demandent avant le début des travaux « que ce projet de requalification d'une partie du chemin de la Mouillère soit retravaillé en concertation entre toutes les parties prenantes. Il est important de mesurer l'impact sécuritaire, social et environnemental du projet sur l'ensemble du quartier. Nous souhaitons une cohérence avec le schéma directeur d'aménagement local. Pour cela, une étude complète sur le trafic existant et futur en coordination avec les besoins des riverains est primordiale » expliquent-ils.

Chemin de la Mouillère, non loin des Thermes (©SAS)

Le projet a été examiné par le conseil municipal en juillet 2026, question 4 : "Aménagement doux et sécurisé chemin de la Mouillère, demande de subvention au titre du produit des amendes de police 2026". A cette occasion, Thomas Masson, adjoint au maire, avait annoncé que les travaux d’aménagement et de requalification de la rue de la Mouillère étant en cours d’étude, précisant au passage que ces travaux, présentés par le syndicat de voirie, étaient susceptibles d’être soutenus financièrement par le Département de la Charente-Maritime au titre du produit des amendes de police. 

Un habitant du quartier s'interroge : « S’il y a eu vote, il ne pouvait porter que sur le principe de l’aménagement car Thomas Masson avait précisé préalablement que ces travaux étaient en cours d’étude ». Et d'ajouter : « Dans le dernier bulletin municipal, il est précisé que "le chemin de la Mouillère est particulièrement dégradé, la chaussée déformée, les accotements enherbés, donnant lieu à des stationnements anarchiques et un double sens, mettant en péril la sécurité des cyclistes et piétons, nombreux dans le secteur". Nous ne contestons pas l’utilité d’un aménagement, mais nous souhaitons être concertés. Le trafic des voitures dans les deux sens est actuellement de 3 voitures à l’heure et serait de 1 à 2 voitures à l’heure avec un sens unique. A notre sens, le cheminement cyclistes et piétons envisagé en limite de propriété, côté impair, sera plus dangereux que la situation actuelle. En effet, aux deux extrémités, la visibilité est réduite. D’autre part, les multiples accès des particuliers sur cette voie rendraient périlleuses les sorties des véhicules et pourraient augmenter les risques de choc avec les cyclistes et piétons ».

• Lettre ouverte concernant le projet de requalification du quartier de la Mouillère et du Chêne Vert à Jonzac adressée à la municipalité, au Syndicat de Voirie 17 et au Préfet (43 signataires)

« Suite à la réunion du 15 octobre 2026, nous avons pu découvrir le projet envisagé, pour la requalification d’une partie de la voirie du chemin de la Mouillère à Jonzac, qui prévoit une circulation séparée entre, d’une part, les véhicules motorisés et, d’autre part, les cyclistes et les piétons. Nous remercions l’équipe municipale et le SDV 17 pour le travail effectué.

Suite à cette présentation par le maire et les échanges avec les personnes présentes, il paraît indispensable que ce projet soit retravaillé en prenant en compte les points suivants :

1- Établissement d’un schéma directeur de l’aménagement des voies qui doivent selon le PLU comporter une piste cyclable et un chemin piétons depuis la rue de la Frémigère jusqu’à la rocade afin d’avoir une cohérence et une lisibilité pour les usagers,

2- Étudier le trafic des véhicules, motorisés, cyclistes et piétons dans le chemin de la Mouillère, le chemin du chêne vert, et la rue de la Mouillère afin de mieux cerner le type d’aménagement à prévoir,

3- prise en compte de la rue, en tant que lieu de vie et de relations sociales des riverains en prévoyant le stationnement des amis, artisans, médecins, infirmières, taxis etc,

4- prendre en compte les contraintes physiques du projet, notamment la différence de niveau de 0,60 m existant entre le seuil de l’entrée du 7 chemin de la Mouillère et le niveau de la route actuelle,

5- prévoir un aménagement qui prend en compte les évolutions climatiques et favorise la végétalisation du projet et non son imperméabilisation,

6- acquérir les terrains sur lesquels la commune envisage son projet, notamment les parcelles AR 33, 70, 71, 72 et 73.

Parallèlement un plan de circulation cohérent avec les trajets habituels des usagers devra être étudié à l’échelle du quartier jusqu’à la rocade au sud et les avenues des Poilus et Mac Créa Fletcher à l’ouest.

Cette étude permettra de réfléchir également à l’aménagement futur du chemin du Chêne Vert qui va voir son trafic augmenter dès l’année prochaine.

Nous pensons que la prise en compte du contexte local et la concertation avec les usagers permettront de choisir les solutions les plus adaptées.

C’est la raison pour laquelle nous demandons, avant tout début de travaux, la création d’un groupe de travail avec des représentants de notre quartier afin de pouvoir en discuter ensemble.

Au vu des délais courts, nous attendons une réponse écrite de la municipalité concernant l’ensemble des points abordés précédemment ».

A suivre...

• Dans le secteur du Chêne Vert, une résidence pour seniors de standing, « le Hameau de la Haute Seugne » (30 logements) est en cours de développement.