mardi 2 juin 2026

Infos : Jonzac/la guerre des jardins médiévaux n'aura pas lieu ; Pons : des chèques cadeaux aux lycéens ; Delannoy : le corps et l'envers du décor ; Elections sénatoriales ; les 70 ans de l'Académie de Saintonge ; Clion : la recette d'un livre

Jonzac : La guerre des jardins médiévaux n'aura pas lieu !

Heureux habitants de Jonzac, touristes et curistes, vous avez désormais deux jardins médiévaux à visiter. L'un est le Jardin de la Sagesse (espace de la Communauté de Communes, 5 rue Taillefer) qui sera inauguré vendredi 5 juin à partir de 18 h ; l'autre est le Jardin des Douves, près de l'ancien chemin de ronde en contrebas du château (inauguration mercredi 3 juin à partir de 18 h 30). Les deux associations ont déployé tout leur savoir-faire pour présenter au public de nombreuses variétés de végétaux plantées dans des carrés. En effet, les jardins médiévaux obéissent à des règles précises. A titre d'information : « Le capitulaire de Villis (ou liste de Charlemagne) comprend une liste de 90 espèces à planter dans les cloîtres et les jardins. Parmi elles, des légumes, des herbes médicinales et plantes magiques pour préparer remèdes, tisanes, potions et onguents, ainsi que des herbes aromatiques et herbes condimentaires pour relever les plats de la cuisine médiévale. Les plantes admises sont toutes les plantes sauvages ou cultivées connues en Europe, telles que : absinthe, hysope, marjolaine, mélisse, menthe poivrée, menthe verte, origan, pimprenelle, romarin, sauge sclarée, sauge officinale, thym, verveine citronnelle, etc »

Un univers à découvrir !

Le jardin de la Sagesse, nouvellement créé dans le parc de la CDCHS
(ouvert les 6 et 7 juin de 14 h à 17 h 30)
Journées nationales des jardins, ouverture au public les 6 et 7 juin

A voir également : 

• Le jardin partagé, 26 avenue Joffre le samedi uniquement de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Rencontre avec les bénévoles animent le lieu, présentation de son organisation dans un esprit coopératif et convivial, explication des méthodes de jardinage pratiquées.

• Accès libre à la serre tropicale des Antilles samedi et dimanche de 10 h à 18 h. Savez-vous que l'on peut découvrir l'architecture remarquable des Antilles de Jonzac sans se baigner à la faveur d'une promenade dans le jardin tropical qui s'étend sur 1 500 m2 ? Il compte des dizaines d'espèces de plantes tropicales dont des orchidées, des hibiscus, des ananas et autres plantes d'exception.

• Station thermale/Accès libre au parc thermal d’Heurtebise samedi et dimanche de 9 h à 17 h. L'occasion de découvrir ce havre de paix et de verdure ouvert à tous, toute l'année où s'affiche pour ces rdv aux jardins 2026. Une exposition consacrée aux 40 ans de la station thermale de Jonzac s'y déroule.

• Garden party sur le thème du Mexique vendredi 5 juin à partir de 18 h au parc de la Corderie (quartier des artisans) : un moment champêtre, familial et festif au cœur du jardin des ateliers artisanaux de la corderie. Toute la soirée : animations famille avec des jeux pour les enfants, des animations menées par l'Interprofession des Fruits et Légumes Frais, la section BTS diététique du lycée et la Communauté de Communes de Haute-Saintonge, restauration sur place (stands de producteurs, food truck sucrés salés et aux saveurs mexicaines, tables et bottes de paille pour le pique-nique), ateliers d'artisans, musique et atelier papel picado mexicain.

• Eglise d'Usseau/Delannoy : Une exposition qui a du corps !


Vendredi, s'est inaugurée la nouvelle expo de l'artiste Didier Delannoy en l'église d'Usseau, « territoire annexé » où il fait une escale régulière depuis 35 ans : « j'aime être à l'assaut d'Usseau qui hisse haut mes toiles » ! Outre ses tableaux qui mettent en scène les formes féminines et les couleurs du temps, son discours, savamment concocté, est attendu avec impatience. Nom de baptême de l'expo 2026 : Oxymores. En rhétorique, un oxymore est une figure de style qui vise à rapprocher deux termes que leurs sens devraient éloigner comme « une obscure clarté » ou la « lumière noire ». Ingénieuse alliance des contradictions. 

Le vernissage

L'ouverture commence fort : « J'ai pété dans la chatte - ChatGPT ». Il insiste sur « les atmosphères ambiguës et obscures incandescences » qui accompagnent sa recherche artistique, « symbolique du croissant de lune avec ses changements et le retour aux deux aspects diurne et nocturne, créant un double passage ». La vie d'un artiste s'inscrit entre « le déclin et le renouveau, telle une montagne russe entre dépression et embellie ». Delannoy l'avoue humblement : il a sacrifié tout son être à la peinture. Sans cet engagement, nous n'aurions pas connu son talent, ni son goût à produire des jeux de mots truculents ! 

• A partir du 12 juin, Stéphanie Haye présentera ses œuvres à Usseau : « Métamorphoses, une exposition gaie et légèrement décalée, dans l'église d'Usseau chère à mon cœur, pour faire honneur à mes deux professeurs Didier Delannoy et Kristof Bonnet ».

• Les prochains rendez-vous de l'ECUM

• Le 27 juin de 14h à 19h et le 28 juin de 10 à 19h, bienvenue aux tourneurs sur bois « Le Bois en Fête » ; du 11 au 19 juillet de 14 h 30 à 19 h « De l'intime au sacré » de Mickaël Kerboas ; du 15 au 23 août de 14 h à 18 h 30 « Les 3 M » de Marie Morlet, Monique Brissac et Мapy ; le 19 septembre de 14 h à 19 h et le 20 septembre de 10 h à 19 h, Journées du Patrimoine avec un collectif d'artistes.

• Pons/Lions Club : un chèque cadeau aux lycéens

Récemment, les membres du Lions club de Pons Haute-Saintonge ont remis un chèque cadeau de 30 euros (Espace culturel du Leclerc) aux élèves qui ont participé aux concours organisés au lycée Emile Combes. Cette sympathique rencontre s'est déroulée en présence de M. Rennesson et Mme Bogard, respectivement proviseur et professeure du lycée, en présence des représentants du club, la présidente Véronique Chevalier, M. de Keersmaker et Mme Valtierra.

Pour le concours d'éloquence, ont été récompensés : Paolo Dias Tirant, Anna Fouché, Evangéline Hamon, Yolan Marchesseau, Elsa Roche-Ouedraogo (gagnante du concours Club, arrivée 3ème au concours du District), Romane Terrochaire. Pour le CERN : Sacha Charai, Paolo Dias Tirant et Spychala.

Bravo aux élèves et bonne chance dans leurs études supérieures. 

• Jonzac/Conseil municipal : Désignation de grands électeurs aux Sénatoriales de septembre

Vendredi 5 juin, le conseil municipal de Jonzac se réunira pour désigner les grands électeurs qui voteront le 27 septembre, jour de l'élection des prochains sénateurs. 

A l'ordre du jour : Approbation du procès-verbal de la séance du 29 avril 2026, élections sénatoriales 2026, désignation des délégués titulaires et délégués suppléants ; casino avis sur l'autorisation de renouvellement des jeux ; modalités de la taxe de séjour à partir du 1er janvier 2027 ; résidence Heurtebise modification des tarifs ; composition et organisation du Comité Social.

La Charente-Maritime compte actuellement trois sénateurs, Corinne Imbert, Mickaël Vallet et Daniel Laurent (Pons). Ce dernier ne se représente pas. En lice, une liste des Républicains conduite par Corinne Imbert, sénatrice sortante (suivie de Loïc Gérard) ; une liste de gauche conduite par Mickaël Vallet, sénateur sortant ; une liste du Rassemblement national et sans doute une liste centriste. 

• La grande histoire de l'Académie de Saintonge

« Les 70 ans de l’Académie de Saintonge » seront présentés sous forme d'exposition dans le hall du Conseil départemental dans un premier temps à La Rochelle. Inauguration le 10 juillet à 14 h 30 en présence des élus du département et des membres de l'association. Cette exposition, qui comportera de nombreux panneaux, sera visible par la suite à Saintes et à Jonzac.

L'Académie de Saintonge accueillie récemment à Mornac par C. Gérin

• Montendre : Première communion et professions de foi

Dimanche dernier, le père Bergson, curé de Montendre, avait le plaisir de célébrer la première communion de Sarah et les professions de foi de Joshua et Alexis en présence de la communauté paroissiale. Un moment chaleureux de fraternité.

Les choristes

• Micro-Folie de Saint-Aigulin : Un goûter d'exception, opéra Bastien et Bastienne mercredi 17 juin de 15 h à 18 h

Dans le cadre de sa collaboration avec l’Opéra national de Paris, le réseau Micro-Folie propose un nouvel événement dédié au jeune public et aux familles, le Goûter d’exception. Il est organisé dans la continuité des Soirées d’exception qui connaissent tous les ans un grand succès depuis 2021. Adaptée d’une œuvre de jeunesse de Mozart, l’opéra Bastien et Bastienne, mis en scène par Mirabelle Ordinaire, sera disponible gratuitement en simultané dans plusieurs centaines de Micro-Folie du réseau, aussi bien dans les quartiers prioritaires, que dans les zones rurales et à l’international. 

Diggi, daggi, shurry, murry, horum, harum… Avec cette formule magique, le jeune berger Bastien pourra regagner le coeur de sa chère bergère Bastienne ! Mozart compose ce court Singspiel à l’âge de 12 ans. Dans la mise en scène de Mirabelle Ordinaire, l’action est transposée dans une fête foraine contemporaine où des badauds viennent tirer sur les loups en carton du stand de tir. Le volage Bastien devient le mécanicien chargé d’entretenir les stands, pendant que les seize musiciens jouent dans leur kiosque à musique. Présenté dans une version française, fidèle à la sensibilité de Mozart, l’opéra est adapté pour être immédiatement compréhensible par tous les publics.

Pour la première fois au sein du réseau, l’opéra sera diffusé dans les conditions du direct en haute définition, en exclusivité pour les publics des Micro-Folies, implantées aujourd’hui dans plus de 650 sites en France.

• Clion : la recette d'un livre

Cette exposition (jusqu'au 6 juillet) présente la naissance d’un livre : De l’imagination d’une histoire par l’auteur, en passant par l’illustrateur, l’éditeur, l’imprimeur et le libraire. Présence de l'auteur, Jean-Charles Chapuzet, le 5 juin à 18h30 à la bibliothèque de Clion sur Seugne. Cette expo proposée par l'Amicale du Livre, est prêtée par la MD17.

Tessalia a choisi la Nouvelle-Aquitaine pour sa future usine : Une implantation stratégique pour la souveraineté industrielle française et européenne

Le projet avait été révélé il y un an lors du dernier sommet Choose France. Il est désormais officiel : c’est sur le site Laseris de la commune du Barp en Gironde (Nouvelle-Aquitaine) qu’a été posée la première pierre de la future usine de fabrication de composants électroniques du consortium formé par les industriels Foxconn, Thalès et Radiall. Avec plus de 250 M€ d’investissements et 800 emplois à la clé (à pleine capacité de production), ce projet hautement stratégique, qui porte désormais le nom de « Tessalia », démontre et consolide la force de la filière électronique néo-aquitaine

 

« La Nouvelle-Aquitaine est fière d’accueillir cette future usine d’électronique de packaging avancé, qui sera précieuse pour la souveraineté de l’Europe. Le contexte géopolitique actuel nécessite de nous renforcer et de mutualiser nos forces dans ce secteur stratégique. Ces dernières années, la Région a anticipé et fait monter en puissance, en soutenant l’innovation, son écosystème dans l’électronique, qui rassemble désormais plus de 20 000 emplois et 350 entreprises » souligne Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, présent lundi 1er juin sur le site de la future usine. « Enfin, la pose de cette première pierre illustre notre politique de réindustrialisation menée depuis plusieurs années. Et nos résultats sont probants : en 2019, la Nouvelle-Aquitaine a concentré 36 % des créations nettes d’emplois industriels en France ; et, en 2025, la Nouvelle-Aquitaine a été la première région française à créer des usines ».

Le résultat d’un important travail de coordination mené par un collectif d’experts sur plusieurs mois

Cohésion et concertation ont été les maîtres mots d’un travail de longue haleine entre les services de l’Etat, Business France, la Région Nouvelle-Aquitaine, la Communauté de communes du Val de l’Eyre, les agences de développement économique, la SEML Route des Laseris et des acteurs tels que le pôle de compétitivité Alpha RLH et le laboratoire IMS (Integration from Material to System), qui a conduit le consortium porteur du projet à valider le choix d’implantation au Barp, entre Bordeaux et Arcachon (Gironde).

Foxconn, Thalès et Radiall, acteurs mondiaux de référence dans les domaines respectifs de la fabrication électronique sous contrat, les technologies critiques pour l’industrie, et les solutions d’interconnexion haute performance, ont décidé d’unir leurs forces pour créer une nouvelle capacité annuelle de production de 50 millions de composants dits SIP pour « System in Package » (microélectronique embarquée dans un boîtier). Indispensables dans des secteurs tels que l’aéronautique, la défense, l’automobile, ou encore les télécommunications, ces composants sont majoritairement fabriqués en Asie du Sud-Est. Une production à grande échelle sur le sol français constitue donc une importante pierre à l’édifice de la souveraineté industrielle.

S’il a fallu d’abord convaincre le partenaire industriel taïwanais du bien-fondé d’une implantation en France, c’est ensuite le site de Laseris, propriété de la SEML, qui a fait la différence parmi plus de 60 sites candidats à l’accueil du projet à travers plusieurs régions françaises.

Pour arriver à ce résultat, le service Invest in Nouvelle-Aquitaine de l’Agence de Développement et d’Innovation de la Région, en étroite collaboration avec Invest in Bordeaux, a assuré un important travail de coordination d’un collectif d’experts permettant d’aborder tous les aspects du projet : atouts de l’écosystème néo-aquitain (industrie, recherche et développement, formation) dans la filière électronique et sur les marchés applicatifs, identification de sites d’implantation et organisation de visites sur le territoire, réponses techniques, contexte interculturel, etc.

Ce travail a permis de bâtir une stratégie d’accompagnement complète et efficace, garantissant au consortium une offre détaillée et sur mesure, et une grande réactivité. La mobilisation de tous les partenaires, et les caractéristiques techniques de l’offre du site de Laseris au Barp ont convaincu le consortium que la Nouvelle-Aquitaine offre un terrain propice à son aventure technologique et industrielle sur le long terme.

Rodolphe Mailles, directeur général des services de la Communauté de communes du Val de l’Eyre, souligne « l’anticipation du Val de l’Eyre dans les fondations invisibles (urbanisme, eau, habitat) qui a permis de répondre aux besoins essentiels du consortium ». Il assure que « le territoire mettra en place, via une cellule dédiée, les moyens nécessaires pour faciliter l’accueil des salariés et de leurs familles, dont l’insertion garantit la réussite durable de l’implantation ».

Pour Vincent Laroque, directeur général de la SEML Route des Lasers, opérateur immobilier dédié au soutien du développement économique et spécialisé dans l’implantation d’entreprises hautement technologiques et scientifiques, l’arrivée d’un nouvel acteur dans un environnement déjà propice à l’innovation, est un réel atout : « Cette dynamique positive pour l’implantation d’acteurs économiques majeurs consolide l’attractivité et la performance du territoire. L’écosystème de Laseris, déjà solide, se trouve renforcé par ce projet ambitieux porté par un consortium international ».

Même enthousiasme du côté d’Invest in Bordeaux, dont le directeur général, William Ballue, souligne que « cette implantation vient valider la stratégie engagée de longue date dans le domaine de la photonique et des semi-conducteurs. On peut s’attendre à des effets d’entraînement très forts, que ce soit dans le domaine de la sous-traitance et de la maintenance, mais aussi en matière de recherche et de formation. Un projet d’une telle envergure aura un réel retentissement et viendra conforter la place de Bordeaux et de la Gironde sur les radars internationaux ».

Vincent Bost, directeur général de l’Agence de Développement et d’Innovation Nouvelle-Aquitaine, souligne « la capacité de notre écosystème régional à travailler collectivement et efficacement, qui a permis d’aboutir aujourd’hui à l’officialisation du projet Tessalia. Cette implantation représente une véritable opportunité pour la région et ses territoires, renforçant le positionnement de la filière et ouvrant la voie à de nouveaux acteurs et de nouvelles collaborations industrielles. Présents dès le début, nous resterons pleinement mobilisés en lien avec le consortium pour faciliter les connexions avec l'écosystème régional et accompagner tout projet lié à cet investissement stratégique afin de renforcer encore la filière régionale autour de ses enjeux d’innovation et de souveraineté ».

En effet, si la décision d’implantation est une excellente nouvelle, le collectif reste mobilisé pour poursuivre le travail d’accompagnement dans la durée. L’ensemble des partenaires s’est engagé en ce sens auprès du consortium afin de garantir l’ancrage et le succès sur le long terme de ce projet unique. 

lundi 1 juin 2026

Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, réagit : « L’Etat veut-il la mort de l’apprentissage, des TPE et de l’artisanat ? »

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Karine Desroses, vice-présidente du Conseil régional en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’emploi, communiquent : 


« Les dotations de l'État aux Régions au titre de l’apprentissage passeraient de 134 à 33 M€ en 2026 : comment l’État assèche les territoires et creuse les inégalités.

Après avoir retiré aux Régions la compétence apprentissage avec la loi Pénicaud, l’État poursuit son désengagement. Les financements résiduels transférés aux Régions avaient déjà été divisés par deux pour 2026, passant de 268 à 134 millions d’euros. C’était déjà si peu, pour toutes les Régions, afin d’assurer cette mission des plus essentielles, au plus près des territoires, dans toute leur diversité hexagonale et ultramarine.

 Or, poussant toujours plus loin les logiques mortifères d’austérité centralisatrice, voilà qu’au détour d’une commission de Régions de France, nous apprenons, par une confidence du Cabinet du ministère du Travail et de l’Apprentissage, un arbitrage gouvernemental réduisant ces maigres 134 millions d’euros à des miettes : 33 millions d’euros ! Soit une baisse de 101 millions d’euros pour l’apprentissage et la formation professionnelle !

 Cette décision brutale, sans concertation, illustre une nouvelle fois le mépris de ce Gouvernement pour les territoires et les acteurs de terrain. Elle traduit un choix clair : centraliser, austériser, et s’en remettre aveuglément aux tableaux Excel de Bercy, au détriment des jeunes, de l’ascenseur social, des filières économiques, et de la cohésion territoriale.

 Depuis Paris, des arbitrages technocratiques viennent balayer des années de travail local, coconstruit au plus près des besoins. Une fois de plus, l’État impose des compétences sans en donner les moyens.

 Les élus de la Région Nouvelle-Aquitaine refusent ce recul. Nous poursuivrons notre engagement pour développer et moderniser l’apprentissage partout, au plus près des filières en tension, et appelons le Gouvernement à revenir immédiatement sur cet arbitrage injuste, dangereux, et insultant pour la jeunesse ».

Pons /Rendez-vous aux jardins : Découvrir les fleurs comme vous ne les avez jamais vues !

Les rendez-vous aux jardins sont à l'honneur au Jardin des Plantes médicinales. Annie, l'animatrice du jardin, vous propose des ateliers spécialement conçus pour l'occasion du vendredi 5 au dimanche 7 juin de 9 h à 21 h


• Le 5 juin à partir de 18 h et le 7 juin à partir de 15 h : Découvrir les fleurs comme vous ne les avez jamais vues. Vous n'êtes pas botaniste ? Aucune importance ! Une loupe, de la perspicacité et une bonne capacité d'observation suffisent

• Le 6 juin à 15 h : Les rendez-vous aux jardins sont à l'honneur au Jardin des Plantes médicinales. Les temps d'Aénor sera présente pour l'occasion avec son atelier "Les plantes à couleurs" puisque cette année, le fil conducteur est la vue

• Tous les jours (5, 6 et 7 juin) à partir de 10 h : "Le jardin d’origine ayant disparu, un nouveau jardin a été créé. Âgé d'une vingtaine d'année, il est une interprétation des jardins du Moyen-âge. Comment pouvaient-ils être conçus, quelle diversité végétale les composaient ? Vous en saurez plus au terme de cette visite guidée"

• Tous les matins (5,6 et 7 juin) à partir de 9 h : Annie, l'animatrice du jardin, sera présente pour répondre à vos questions lors de votre déambulation dans les allées du jardin sous réserve de conditions météo favorables

L'Anguille de Pons !

dimanche 31 mai 2026

Saint-Dizant du Gua/Château de Beaulon : Christian Thomas nous a quittés

C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Christian Thomas, survenu l'âge de 92 ans. A Saint-Dizant du Gua, ce gentleman-farmer veillait aux destinées du Château de Beaulieu (marque de pineau et cognac renommée) depuis des décennies. L'élégant château et ses fameuses fontaines bleues appartiennent aux lieux incontournables de la Haute-Saintonge. 

Les obsèques de Christian Thomas seront célébrées dans l'église de Saint-Dizant du Gua mercredi 3 juin  à 10 heures. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille.

Christian Thomas, le "gardien" du château de Beaulon (©N. Bertin)
Article publié en août 2021

Saint-Dizant du Gua - Château de Beaulon : « À la claire fontaine bleue, m’en allant promener »…

Rencontre avec Christian Thomas, "gardien" du château de Beaulon et ses merveilleuses fontaines bleues. Un havre de paix à découvrir où la nature s’étale en longs parterres, où les arbres racontent une histoire, où les vignes valorisent les cépages du terroir et où les hortensias paniculés illuminent l’été de leurs blanches inflorescences… 

Christian Thomas vous accueille au château de Beaulon

Christian Thomas a acquis le domaine viticole de Beaulon
dans les années 1960, après une carrière dans la Marine


C’est en 1965 que le château de Beaulon est devenu la propriété de Christian Thomas. Des travaux de rénovation importants ont été effectués tant au niveau de l’édifice que de l'aménagement et l'extension des vignobles. Inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1987, le site familial accueille des visiteurs toute l'année. Le cadre est idyllique conjuguant un château Renaissance au milieu d’un parc renommé. En effet, une algue microscopique colore en bleu les claires fontaines situées à proximité, rendant ces lieux à la fois magiques sous les frondaisons et énigmatiques car entourés de légendes.

Le château de Beaulon, c’est d’abord un domaine viticole qui produit des cognacs et pineaux de grande qualité. Alors que la crise liée au Covid-19 frappe le monde, comment les viticulteurs font-ils face à cette situation particulière ? « Par la persévérance, la réactivité et surtout par la qualité des produits proposés » souligne Christian Thomas. Récemment, il a enregistré une belle commande venant de Chine, pays qui mise sur des cognacs qui font la différence. Déjà, en mai 2020, l’un des cognacs du château de Beaulon avait reçu, à Vinexpo Hong-Kong, la médaille d’or des Citadelles du vin, concours prestigieux qui récompense les meilleurs vins et spiritueux de la planète. Il s’agissait d’un XO Collection, âgé d’une trentaine d’années. « Depuis le confinement, nous avons ouvert une boutique en ligne qui marche bien » explique-t-il. En cette période difficile, il s’agit de sensibiliser les clientèles internationales, cognacs et pineaux. 

Les cépages qui constituent le vignoble de Beaulon sont présentés dans le parc

S’étendant sur 95 hectares, les vignobles du château de Beaulon comptent 11 cépages dont l’Ugni blanc, le Colombard, le Montils, la Folle-blanche, le Folignan, le Sémillon, le Sauvignon blanc et gris, le Cabernet sauvignon et le Merlot. Ces variétés, vous pouvez les retrouver dans le parc où un espace leur est réservé. Actuellement fermée en raison du contexte sanitaire, la distillerie de Lorignac, véritable vitrine du domaine avec ses alambics, devrait rouvrir. Comment Christian Thomas voit-il l’avenir du marché dans le contexte actuel ? « Chacun devra s'adapter à la situation. Il est vraisemblable que les prix seront appelés à augmenter compte-tenu du coût des matières premières, bouteilles, étiquettes, etc ». 

Entourant le château, le parc ne souffre pas, quant à lui, des fluctuations ! Entretenu par trois jardiniers, agrémenté d’un pigeonnier, il abrite des arbres remarquables et des espèces rares. Les vagues bleues des parterres sont un clin d’œil aux fontaines dont la couleur résulte d’une algue microscopique. « Sur plus de dix hectares, ce parc est en mouvement. Quelle que soit la saison, le regard du visiteur est attiré. Aux côtés des fontaines, l’aménagement en jardin sauvage avec des sous-bois d’aulnes, de frênes, d’érables et de vivaces, constitue un havre de liberté au cœur de la nature » souligne Christian Thomas. 

Si vous ne connaissez pas le château de Beaulon, une visite en ce lieu apaisé vous donnera du baume au cœur. On peut s’y promener, y bouquiner, s’y reposer et pourquoi y refaire le monde à l’ombre d’un arbre plusieurs fois centenaire !

La légende du bras rouge...


• Les Fontaines bleues sont des exsurgences artésiennes dont la couleur bleu turquoise est due à la présence d'algues microscopiques. Au milieu de la clairière, les bassins des fontaines forment des entonnoirs de 10 à 18 mètres de profondeur. L'eau, d'une température constante de 13 °C, s'écoule avec un fort débit et forme l'Étier de Beaulon. Chaque fontaine porte un nom : la Grande Fontaine, le Miroir des fées, la Fontaine aux fées, les Fontaines sereines, les Sources vives et la Fontaine de la Main rouge avec sa légende. Le sous-bois, composé d'aulnes, de frênes, d'érables et des vivaces côtoie un parc aménagé où il fait bon se promener. Dans le passé, des histoires entouraient ces fontaines dont celle de Bras Rouge, un méchant bonhomme qui attirait lavandières et enfants vers les bas-fonds en faisant flotter un objet à la surface de l’eau. Une façon de recommander, à une époque où l’on ne savait guère nager, d’être prudent en ces lieux…

• Un chêne du Caucase en clin d'œil à l’Académie de Saintonge : 

Acheté aux Pépinières botaniques de la Preille, ce chêne du Caucase a déjà de belles proportions. Une plaque viendra compléter cette plantation : « j’ai confié ce travail à un tailleur de pierre en hommage au prix que j’ai reçu en 2019 de l’Académie de Saintonge » déclare Christian Thomas.


• En 2019, le parc du château de Beaulon a été distingué par l’Académie de Saintonge, prix remis par l’historien Marc Seguin

Marc Seguin : « Il existe des Trésors de Saintonge, et plus particulièrement de Haute-Saintonge, laquelle, comme chacun sait, en est la plus belle partie. Nous n’en retiendrons aujourd’hui que Beaulon, un site enchanteur si bien mis en valeur qu’il est sans doute le plus beau de Haute-Saintonge. Ouvrons une page d'histoire. Le 4 mars 1503, une transaction termine un procès confus entre les Belleville, seigneurs de Cosnac, et Me Pierre Beaulon, procureur au parlement de Bordeaux, époux de Françoise Tartarin. Les seconds reçoivent une partie de Saint-Dizant-du-Gua avec la permission de « faire bastir où bon leur semble – peut-être sur un site déjà occupé – une maison noble deffensable » sans pont-levis. S’ajoute le « droit de garenne, fuye et estang ». Les Beaulon sont gens de loi, bientôt magistrats à l’Ombrière. Comme leurs semblables, ils bénéficient alors d’une ascension sociale fulgurante, bousculant l’ancienne noblesse de sang à laquelle ils s’allient et qu’ils évincent. Ils sont travailleurs, cultivés, et de plus en plus riches, très portés aussi sur les querelles familiales. Ils ont voulu ce château qui marie le gothique flamboyant aux grâces de la Renaissance. Depuis ce temps, les lieux ont connu des fortunes diverses. En 1864, Rainguet se désolait de « l’état de dégradation et de ruine » du château « confié à des fermiers ». En 1961, Charles Connoué se réjouissait au contraire : « dans le très beau site du parc… jaillissent les « Fonts bleues », belles fontaines aux eaux profondes. Les eaux de ces magnifiques sources sont, par endroits, d’un bleu splendide comme le « Bouille-Bleu » de la Roche Courbon ». Venez à Beaulon ; vous serez émerveillés, vous n’oublierez ni la beauté de l’architecture, ni le charme des « Fontaines bleues », ni le sourire de ceux qui sauront vous y accueillir ».

Christian Thomas aux côtés de l'historien Marc Seguin et de Madeleine le Bars