lundi 1 juin 2026

Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, réagit : « L’Etat veut-il la mort de l’apprentissage, des TPE et de l’artisanat ? »

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Karine Desroses, vice-présidente du Conseil régional en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’emploi, communiquent : 


« Les dotations de l'État aux Régions au titre de l’apprentissage passeraient de 134 à 33 M€ en 2026 : comment l’État assèche les territoires et creuse les inégalités.

Après avoir retiré aux Régions la compétence apprentissage avec la loi Pénicaud, l’État poursuit son désengagement. Les financements résiduels transférés aux Régions avaient déjà été divisés par deux pour 2026, passant de 268 à 134 millions d’euros. C’était déjà si peu, pour toutes les Régions, afin d’assurer cette mission des plus essentielles, au plus près des territoires, dans toute leur diversité hexagonale et ultramarine.

 Or, poussant toujours plus loin les logiques mortifères d’austérité centralisatrice, voilà qu’au détour d’une commission de Régions de France, nous apprenons, par une confidence du Cabinet du ministère du Travail et de l’Apprentissage, un arbitrage gouvernemental réduisant ces maigres 134 millions d’euros à des miettes : 33 millions d’euros ! Soit une baisse de 101 millions d’euros pour l’apprentissage et la formation professionnelle !

 Cette décision brutale, sans concertation, illustre une nouvelle fois le mépris de ce Gouvernement pour les territoires et les acteurs de terrain. Elle traduit un choix clair : centraliser, austériser, et s’en remettre aveuglément aux tableaux Excel de Bercy, au détriment des jeunes, de l’ascenseur social, des filières économiques, et de la cohésion territoriale.

 Depuis Paris, des arbitrages technocratiques viennent balayer des années de travail local, coconstruit au plus près des besoins. Une fois de plus, l’État impose des compétences sans en donner les moyens.

 Les élus de la Région Nouvelle-Aquitaine refusent ce recul. Nous poursuivrons notre engagement pour développer et moderniser l’apprentissage partout, au plus près des filières en tension, et appelons le Gouvernement à revenir immédiatement sur cet arbitrage injuste, dangereux, et insultant pour la jeunesse ».

Pons /Rendez-vous aux jardins : Découvrir les fleurs comme vous ne les avez jamais vues !

Les rendez-vous aux jardins sont à l'honneur au Jardin des Plantes médicinales. Annie, l'animatrice du jardin, vous propose des ateliers spécialement conçus pour l'occasion du vendredi 5 au dimanche 7 juin de 9 h à 21 h


• Le 5 juin à partir de 18 h et le 7 juin à partir de 15 h : Découvrir les fleurs comme vous ne les avez jamais vues. Vous n'êtes pas botaniste ? Aucune importance ! Une loupe, de la perspicacité et une bonne capacité d'observation suffisent

• Le 6 juin à 15 h : Les rendez-vous aux jardins sont à l'honneur au Jardin des Plantes médicinales. Les temps d'Aénor sera présente pour l'occasion avec son atelier "Les plantes à couleurs" puisque cette année, le fil conducteur est la vue

• Tous les jours (5, 6 et 7 juin) à partir de 10 h : "Le jardin d’origine ayant disparu, un nouveau jardin a été créé. Âgé d'une vingtaine d'année, il est une interprétation des jardins du Moyen-âge. Comment pouvaient-ils être conçus, quelle diversité végétale les composaient ? Vous en saurez plus au terme de cette visite guidée"

• Tous les matins (5,6 et 7 juin) à partir de 9 h : Annie, l'animatrice du jardin, sera présente pour répondre à vos questions lors de votre déambulation dans les allées du jardin sous réserve de conditions météo favorables

L'Anguille de Pons !

dimanche 31 mai 2026

Saint-Dizant du Gua/Château de Beaulon : Christian Thomas nous a quittés

C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Christian Thomas, survenu l'âge de 92 ans. A Saint-Dizant du Gua, ce gentleman-farmer veillait aux destinées du Château de Beaulieu (marque de pineau et cognac renommée) depuis des décennies. L'élégant château et ses fameuses fontaines bleues appartiennent aux lieux incontournables de la Haute-Saintonge. 

Les obsèques de Christian Thomas seront célébrées dans l'église de Saint-Dizant du Gua mercredi 3 juin  à 10 heures. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille.

Christian Thomas, le "gardien" du château de Beaulon (©N. Bertin)
Article publié en août 2021

Saint-Dizant du Gua - Château de Beaulon : « À la claire fontaine bleue, m’en allant promener »…

Rencontre avec Christian Thomas, "gardien" du château de Beaulon et ses merveilleuses fontaines bleues. Un havre de paix à découvrir où la nature s’étale en longs parterres, où les arbres racontent une histoire, où les vignes valorisent les cépages du terroir et où les hortensias paniculés illuminent l’été de leurs blanches inflorescences… 

Christian Thomas vous accueille au château de Beaulon

Christian Thomas a acquis le domaine viticole de Beaulon
dans les années 1960, après une carrière dans la Marine


C’est en 1965 que le château de Beaulon est devenu la propriété de Christian Thomas. Des travaux de rénovation importants ont été effectués tant au niveau de l’édifice que de l'aménagement et l'extension des vignobles. Inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1987, le site familial accueille des visiteurs toute l'année. Le cadre est idyllique conjuguant un château Renaissance au milieu d’un parc renommé. En effet, une algue microscopique colore en bleu les claires fontaines situées à proximité, rendant ces lieux à la fois magiques sous les frondaisons et énigmatiques car entourés de légendes.

Le château de Beaulon, c’est d’abord un domaine viticole qui produit des cognacs et pineaux de grande qualité. Alors que la crise liée au Covid-19 frappe le monde, comment les viticulteurs font-ils face à cette situation particulière ? « Par la persévérance, la réactivité et surtout par la qualité des produits proposés » souligne Christian Thomas. Récemment, il a enregistré une belle commande venant de Chine, pays qui mise sur des cognacs qui font la différence. Déjà, en mai 2020, l’un des cognacs du château de Beaulon avait reçu, à Vinexpo Hong-Kong, la médaille d’or des Citadelles du vin, concours prestigieux qui récompense les meilleurs vins et spiritueux de la planète. Il s’agissait d’un XO Collection, âgé d’une trentaine d’années. « Depuis le confinement, nous avons ouvert une boutique en ligne qui marche bien » explique-t-il. En cette période difficile, il s’agit de sensibiliser les clientèles internationales, cognacs et pineaux. 

Les cépages qui constituent le vignoble de Beaulon sont présentés dans le parc

S’étendant sur 95 hectares, les vignobles du château de Beaulon comptent 11 cépages dont l’Ugni blanc, le Colombard, le Montils, la Folle-blanche, le Folignan, le Sémillon, le Sauvignon blanc et gris, le Cabernet sauvignon et le Merlot. Ces variétés, vous pouvez les retrouver dans le parc où un espace leur est réservé. Actuellement fermée en raison du contexte sanitaire, la distillerie de Lorignac, véritable vitrine du domaine avec ses alambics, devrait rouvrir. Comment Christian Thomas voit-il l’avenir du marché dans le contexte actuel ? « Chacun devra s'adapter à la situation. Il est vraisemblable que les prix seront appelés à augmenter compte-tenu du coût des matières premières, bouteilles, étiquettes, etc ». 

Entourant le château, le parc ne souffre pas, quant à lui, des fluctuations ! Entretenu par trois jardiniers, agrémenté d’un pigeonnier, il abrite des arbres remarquables et des espèces rares. Les vagues bleues des parterres sont un clin d’œil aux fontaines dont la couleur résulte d’une algue microscopique. « Sur plus de dix hectares, ce parc est en mouvement. Quelle que soit la saison, le regard du visiteur est attiré. Aux côtés des fontaines, l’aménagement en jardin sauvage avec des sous-bois d’aulnes, de frênes, d’érables et de vivaces, constitue un havre de liberté au cœur de la nature » souligne Christian Thomas. 

Si vous ne connaissez pas le château de Beaulon, une visite en ce lieu apaisé vous donnera du baume au cœur. On peut s’y promener, y bouquiner, s’y reposer et pourquoi y refaire le monde à l’ombre d’un arbre plusieurs fois centenaire !

La légende du bras rouge...


• Les Fontaines bleues sont des exsurgences artésiennes dont la couleur bleu turquoise est due à la présence d'algues microscopiques. Au milieu de la clairière, les bassins des fontaines forment des entonnoirs de 10 à 18 mètres de profondeur. L'eau, d'une température constante de 13 °C, s'écoule avec un fort débit et forme l'Étier de Beaulon. Chaque fontaine porte un nom : la Grande Fontaine, le Miroir des fées, la Fontaine aux fées, les Fontaines sereines, les Sources vives et la Fontaine de la Main rouge avec sa légende. Le sous-bois, composé d'aulnes, de frênes, d'érables et des vivaces côtoie un parc aménagé où il fait bon se promener. Dans le passé, des histoires entouraient ces fontaines dont celle de Bras Rouge, un méchant bonhomme qui attirait lavandières et enfants vers les bas-fonds en faisant flotter un objet à la surface de l’eau. Une façon de recommander, à une époque où l’on ne savait guère nager, d’être prudent en ces lieux…

• Un chêne du Caucase en clin d'œil à l’Académie de Saintonge : 

Acheté aux Pépinières botaniques de la Preille, ce chêne du Caucase a déjà de belles proportions. Une plaque viendra compléter cette plantation : « j’ai confié ce travail à un tailleur de pierre en hommage au prix que j’ai reçu en 2019 de l’Académie de Saintonge » déclare Christian Thomas.


• En 2019, le parc du château de Beaulon a été distingué par l’Académie de Saintonge, prix remis par l’historien Marc Seguin

Marc Seguin : « Il existe des Trésors de Saintonge, et plus particulièrement de Haute-Saintonge, laquelle, comme chacun sait, en est la plus belle partie. Nous n’en retiendrons aujourd’hui que Beaulon, un site enchanteur si bien mis en valeur qu’il est sans doute le plus beau de Haute-Saintonge. Ouvrons une page d'histoire. Le 4 mars 1503, une transaction termine un procès confus entre les Belleville, seigneurs de Cosnac, et Me Pierre Beaulon, procureur au parlement de Bordeaux, époux de Françoise Tartarin. Les seconds reçoivent une partie de Saint-Dizant-du-Gua avec la permission de « faire bastir où bon leur semble – peut-être sur un site déjà occupé – une maison noble deffensable » sans pont-levis. S’ajoute le « droit de garenne, fuye et estang ». Les Beaulon sont gens de loi, bientôt magistrats à l’Ombrière. Comme leurs semblables, ils bénéficient alors d’une ascension sociale fulgurante, bousculant l’ancienne noblesse de sang à laquelle ils s’allient et qu’ils évincent. Ils sont travailleurs, cultivés, et de plus en plus riches, très portés aussi sur les querelles familiales. Ils ont voulu ce château qui marie le gothique flamboyant aux grâces de la Renaissance. Depuis ce temps, les lieux ont connu des fortunes diverses. En 1864, Rainguet se désolait de « l’état de dégradation et de ruine » du château « confié à des fermiers ». En 1961, Charles Connoué se réjouissait au contraire : « dans le très beau site du parc… jaillissent les « Fonts bleues », belles fontaines aux eaux profondes. Les eaux de ces magnifiques sources sont, par endroits, d’un bleu splendide comme le « Bouille-Bleu » de la Roche Courbon ». Venez à Beaulon ; vous serez émerveillés, vous n’oublierez ni la beauté de l’architecture, ni le charme des « Fontaines bleues », ni le sourire de ceux qui sauront vous y accueillir ».

Christian Thomas aux côtés de l'historien Marc Seguin et de Madeleine le Bars 

vendredi 29 mai 2026

Site Butagaz/Le Douhet : Mercredi 3 juin, exercice grandeur nature de simulation de crise pour tester les dispositifs de sécurité

Mercredi 3 juin 2026, à partir de 10 h, le Préfet pilotera un exercice de gestion de crise touchant le Centre Emplisseur Butagaz du Douhet, à une douzaine de kilomètres de Saintes

Les objectifs ? Tester, en conditions réelles, la coordination des services mobilisés, l’efficacité des plans d’urgences (Plan d’Opération Interne - POI / Plan Particulier d’Intervention - PPI / Plan Communal de Sauvegarde - PCS) ainsi que le fonctionnement des dispositifs d’alerte et d’information à la population, en cas d’accident industriel majeur. Services de l’État, services de secours, forces de l’ordre, collectivités et acteurs de la sécurité civile seront mobilisés. L’ensemble des opérations sera coordonné depuis le Centre Opérationnel Départemental (COD), au sein de la préfecture à La Rochelle, sous l’autorité du préfet.

Sur le terrain, plusieurs postes de commandement seront activés pour orchestrer les opérations au plus près de l’événement : Butagaz dirigera les actions depuis son poste de commandement ; Guillaume Brault, sous-préfet de l’arrondissement de Saintes, prendra la tête du Poste de Commandement Opérationnel (PCO), en lien direct avec la préfecture ; Stéphane Taillasson, maire de Le Douhet, activera son Poste de Commandement Communal (PCC) ; Jacques Melloul, maire de Vénérand, apportera son appui à la commune du Douhet.

• SIRÈNE D’ALERTE ET NOTIFICATION FR-ALERT : CE QUE LES HABITANTS DOIVENT SAVOIR

Dans le cadre de cet exercice, la sirène d’alerte du site Butagaz sera déclenchée. Le signal est composé de 3 séquences sonores montantes et descendantes d’1 minute et 41 secondes, espacées de 5 secondes. La fin de l’alerte est signalée par un son continu de 30 secondes. Elle s’entend dans un rayon d’environ 4km. Attention : indépendamment de l’exercice, le test mensuel de la sirène, le 1er mercredi du mois, est maintenu à 12h.

Le dispositif national FR-Alert sera également activé, par le préfet de la Charente-Maritime, sur le périmètre du PPI (rayon de 735 mètres autour du site Butagaz*, avec des débordements possibles en fonction de la localisation des antennes relais). Les personnes présentes dans la zone concernée au moment de l’exercice recevront une notification sur leur téléphone portable. Un signal sonore spécifique accompagnera cette notification (même si l’appareil est en mode silencieux). Aucune action préalable n’est nécessaire pour recevoir l’alerte !

Ces alertes permettent d’informer immédiatement la population sur la nature du risque, la zone concernée, les consignes de sécurité et les comportements à adopter.

*communes dans le périmètre : Le Douhet, Ecoyeux

• SE PRÉPARER POUR MIEUX PROTÉGER LA POPULATION

Chaque année, la préfecture de la Charente-Maritime organise des exercices de sécurité civile pour préparer les services et les partenaires à faire face à des situations exceptionnelles.

Ces entraînements permettent notamment de tester les dispositifs d’alerte et de secours ; renforcer la coordination entre les acteurs ; améliorer la rapidité d’intervention en anticipant des situations d’urgence ; développer la culture du risque auprès de la population et identifier d’éventuels axes d’amélioration. Face aux crises, la préparation collective est essentielle !

Plus d’informations sur les risques industriels et les bons réflexes : www.georisques.gouv.fr

jeudi 28 mai 2026

Concours de l'innovation : Les collégiens de Gémozac, Montguyon et Montendre obtiennent la seconde et la troisième places ; coup de cœur pour le projet « Piou-Piou » à Pons

 2ème édition du concours de l'innovation des collégiens "Techno Talents"

Après une première édition du concours "Techno Talents", évènement inédit mettant à l'honneur la créativité et l'esprit d'innovation des collégiens du département, qui a fait émerger 10 projets technologiques originaux, la présentation des projets et la remise des prix de la seconde édition ont eu lieu mercredi 27 mai à la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle

©Dép.17

Ce concours, lancé en partenariat avec la Direction des Services Départementaux de l'Éducation Nationale (DSDEN), a pour objectif de stimuler l'inventivité des élèves et de développer leur intérêt pour les sciences, les technologies et l'ingénierie en les engageant dans une démarche de réflexion et de conception. À travers des projets concrets, les collégiens, ont été invités à imaginer des solutions répondant à des enjeux actuels tels que la transition écologique, l'innovation technologique, le lien social, la santé et le bien-être, etc.

Pour cette deuxième édition, six collèges de Charente-Maritime (43 collégiens), ont présenté six projets originaux.
Les projets ont été évalués par un jury composé des élus du Département, de professionnels et de personnels du monde éducatif. Les critères d'évaluation ont notamment porté sur l'originalité de l'idée, la faisabilité technique ou encore la pertinence du projet au regard des enjeux sociétaux.

Trois prix ont été remis, valorisant les projets les plus innovants dans les catégories suivantes :

• Première place pour le collège du Pertuis d'Antioche à Saint-Pierre d'Oléron avec le projet "Coquille d'innovation : Perle d'avenir ?": valorisation des coquilles d'huîtres, explorant de nouveaux
usages pour ce matériau dans une démarche écologique et locale.

• 2ème place pour le collège Jules Ferry à Gémozac avec le projet "Tech Care": une coque de téléphone qui alerte en cas de mauvaises postures et vise à prévenir les troubles musculosquelettiques ainsi que les effets d'un usage excessif du smartphone.

• 3ème place pour les collèges de la Tour de Montguyon et Samuel Duménieu à Montendre avec le projet « Light guardian »: un dispositif lumineux intelligent capable de détecter la présence pour adapter l'éclairage. Une solution innovante pour réduire la consommation d'énergie et améliorer la sécurité.

Coups de cœur pour les collèges Emile Combes à Pons (projet « Piou-Piou » d'une mangeoire intelligente) et Jules Ferry à Gémozac (projet « Roadix » application pour favoriser les échanges entre collégiens lors des trajets scolaires) et prix de l'engagement pour le collège Jeanne d'Arc à Surgères (projet « pilulier électronique » équipé d'un signal lumineux pour indiquer les horaires de prise de médicaments).