vendredi 10 juillet 2026

Bassin Charentes-Cognac : face à l’accentuation de la crise viticole, la profession et l’État restent mobilisés

Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine et Christophe Forget, vice-président du conseil de bassin viticole Charentes-Cognac, ont réuni le Conseil de bassin viticole Charentes-Cognac mardi 30 juin, en présence de Jérôme Harnois, préfet de la Charente, de Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, et des représentants des filières et des appellations Charentaises.

La récolte 2026 s’annonce abondante et précoce sur le bassin, tandis que, dans le même temps, les exportations de Cognac continuent de se contracter.

Dans ce contexte au regard du manque de visibilité sur la reprise des exportations sur les principaux marchés US et Chine, du Cognac, ce Conseil de bassin a permis de faire un bilan sur les leviers d’actions nécessaires pour adapter le vignoble. Les représentants professionnels ont interpellé la préfète de région sur l’importance d’un appui public permettant de compenser les pertes dues aux conflits géopolitiques.

Ils ont également présenté les trois volets de leur plan de réduction du potentiel viticole et de réduction des charges pour les viticulteurs :

- L’arrachage ouvrant droit à des volumes complémentaires de production, lequel permet la réduction des charges d’exploitation et aide ainsi au maintien du revenu des viticulteurs, dispositif ayant conduit à date à retirer plus de 3 300 ha de la production ;

- L’arrachage définitif financé par l’État à concurrence de 4 000 €/ha et l’interprofession pour un montant complémentaire de 6 000 €/ha, dispositif dans lequel se sont engagées 128 exploitations pour une surface de l’ordre d’un peu plus de 500 ha ;

- La proposition d’arrachage temporaire primé en cours de construction par le BNIC qui a pour objet de réduire temporairement le potentiel de production, sans affecter la capacité du secteur à rebondir si le marché repart dans quelques années. Une enquête en cours auprès des viticulteurs devrait permettre d’estimer d’ici la fin du mois de juillet quelles sont les surfaces qui pourraient être concernées par ce dispositif.

La résilience de la filière repose également sur sa capacité à diversifier ses marchés et à valoriser le raisin via de nouveaux débouchés.

En conclusion de ce conseil de bassin viticole Charentes-Cognac, de nouvelles perspectives en termes de diversification des marchés et de produits, de réduction des charges sur les secteurs de l’amont et de l’aval de la filière ont été dégagées et appellent à des travaux conjoints d’ici à sa prochaine session.

Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine : « Je suis aux côtés des professionnels et de cette filière d’excellence qui est un fleuron français, afin de poursuivre les travaux en cours et en initier conjointement de nouveaux pour offrir de nouvelles perspectives. L’heure appelle à dégager des voies d’avenir pour dépasser cette crise ».

Christophe Forget, vice-président du Conseil de bassin Charentes-Cognac et président de l’ODG Cognac : « Nous sommes honorés d’accueillir la Préfète pour son premier Conseil de bassin Charentes-Cognac sur cette terre de traditions. Malheureusement, notre écosystème traverse aujourd’hui une crise profonde qui trouve son origine en partie dans la diplomatie et la géopolitique. Si nous remercions les services de l’État qui sont à nos côtés, nous attendons davantage d’aide de l'Union européenne en compensation du dossier chinois qui ne s'est pas encore matérialisée. Par ailleurs, le secteur se trouvant dans une situation de vulnérabilité extrême, il appelle à un dialogue renforcé avec les services de l’État pour la mise en oeuvre rapide au plan administratif des solutions identifiées en réponse à la crise et plus généralement, dans l'accompagnement de l'activité économique de ses opérateurs ».

Collège Edgar Quinet/Saintes : L’agglomération interpelle le Rectorat suite à la suppression de deux classes de sixième

Véronique Abelin-Drapron, vice-présidente du département de Charente-Maritime et conseillère communautaire déléguée à la réussite éducative, l’agglomération Saintes Grandes Rives, vient d'interpeller le Recteur de l’Académie de Poitiers sur la suppression de deux classes de 6ème au collège Edgar Quinet, pourtant inscrit « Cité Educative ».

 Pour l’élue, « la suppression de deux divisions de sixième apparaît en totale contradiction avec les ambitions affichées par l'État. Les effectifs atteindraient désormais près de 28 élèves par classe, alors même que les enjeux éducatifs nécessitent davantage d'accompagnement individualisé, une attention particulière aux apprentissages fondamentaux et un climat scolaire propice à la réussite de chacun ».

• Courrier de l’agglomération de Saintes adressé au Rectorat : 

Distribution de l'eau potable : la Charente-Maritime passe en niveau alerte

• MESURES DE RESTRICTION POUR TOUS LES USAGERS

À compter du samedi 11 juillet à 12 h, Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, place l’ensemble du département en niveau "Alerte" pour les usages de l’eau alimentés par le réseau public d’eau potable.

Cette décision marque une nouvelle étape dans la gestion de la ressource en eau dans le département. Jusqu’à présent, les mesures de restriction concernaient principalement d’autres ressources en eau, notamment pour certains usages agricoles. Désormais, c’est le réseau d’eau potable qui est à son tour concerné. Cette évolution implique donc l’ensemble de la population, mais aussi les collectivités, les entreprises et tous les usagers raccordés au réseau public.

PRÉSERVER L’EAU POTABLE AVANT QUE LA SITUATION NE SE DÉGRADE

La situation actuelle impose d’agir dès maintenant pour préserver durablement une ressource essentielle à la vie quotidienne. L’objectif de ces restrictions est clair : réduire les consommations non indispensables aujourd’hui pour éviter d’avoir à prendre demain des mesures plus contraignantes si la situation venait à se dégrader.

Cette décision s’inscrit dans une logique d’anticipation, de responsabilité collective et de prévention. Elle vise à protéger la ressource, à garantir dans la durée l’alimentation en eau potable de la population et à limiter les tensions sur les réseaux pendant la période estivale.

QUI EST CONCERNÉ ?

Ces restrictions s’appliquent à tous les usages alimentés par le réseau public d’eau potable : les particuliers; les collectivités ; les entreprises ; les exploitants agricoles lorsqu’ils utilisent l’eau du réseau potable. Elles ne concernent pas l’usage de l’eau de pluie récupérée et stockée, des eaux usées traitées lorsqu’elles respectent la réglementation.

LES PRINCIPALES RESTRICTIONS À RETENIR

ARROSAGE

Potagers : interdit de 13 h à 20 h.

Pelouses, massifs fleuris, jardins d’agrément et espaces verts : interdit de 8 h à 20 h.

Terrains de sport : interdit de 13 h à 20 h.

Golfs : arrosage interdit de 8 h à 20 h avec une réduction de 30 % de la consommation hebdomadaire.

LAVAGE ET NETTOYAGE

Lavage des véhicules chez les particuliers : interdit, sauf impératif sanitaire.

Lavage par les professionnels : interdit sauf avec matériel haute pression ou système de recyclage de l’eau.

Nettoyage des façades, toitures, trottoirs et voiries : interdit, sauf nécessité sanitaire, sécuritaire ou liée à des travaux.

PISCINES, FONTAINES ET DOUCHES DE PLAGE

Remplissage des piscines familiales : interdit, sauf remise à niveau ou premier remplissage dans certains cas encadrés.

Remplissage des piscines accueillant du public : interdit, sauf impératif sanitaire validé par l’ARS.

Vidange des piscines : interdite.

Fontaines d’ornement en circuit ouvert : interdites.

Douches de plage : interdites.

JUSQU’À QUAND ?

Ces mesures s’appliquent jusqu’à nouvel ordre, en fonction de l’évolution de la situation hydrologique. Elles pourront être levées, prolongées ou renforcées par un nouvel arrêté préfectoral.

APPEL À LA MOBILISATION DE TOUS

La préservation de la ressource en eau est l’affaire de tous. Chacun est invité à adopter dès maintenant des gestes économes au quotidien : limiter les arrosages, reporter les lavages non indispensables, réduire sa consommation domestique et éviter tout usage non essentiel.

PLUS D'INFOS EN LIGNE

Retrouver les restrictions à respecter liées au niveau "Alerte" sur le site Internet de la préfecture >> https://urlr.me/7J8uNj

Suivre l’évolution de la situation et rester informés sur les restrictions d’eau en période de sécheresse sur le site internet Vigieau >> https://vigieau.gouv.fr

Retrouvez plus d’informations sur les gestes qui comptent pour préserver l'eau sur le site internet info.gouv.fr >> https://urlr.me/2ShgE9


Visite exclusive de Fort Boyard : La Fondation du Patrimoine organise un jeu concours

Du 2 juillet au 23 août, la Fondation du patrimoine organise un grand jeu concours afin de mobiliser le grand public en faveur de la sauvegarde du fort Boyard. La Fondation du patrimoine, avec le soutien du Département de Charente-Maritime, propriétaire du fort, propose 25 tickets (valable pour 2 personnes) offrant à 50 personnes une visite exclusive du fort Boyard, habituellement fermé au public. Cette visite aura lieu le samedi 19 septembre, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2026.

©Fort Boyard Dép.17

Pour tenter sa chance et être tiré au sort, un don minimum de 30 € doit être effectué sur le site de la Fondation du patrimoine (www.fondation-patrimoine.org/fort-boyard). Les dons réalisés ouvrent droit à une réduction fiscale de óó % de l'impôt sur le revenu pour les particuliers, dans la limite prévue par la législation en vigueur. L'ensemble des dons rejoindra la collecte en faveur du projet de sauvegarde et de restauration du fort Boyard lancée en décembre 2024. Cette dernière compte au 2 juillet plus de 495 000 euros.

UN MONUMENT EMBLÉMATIQUE EN PÉRIL

Imaginé par Louis XIV, impulsé par Napoléon ler et achevé sous Napoléon III, le fort Boyard représente fièrement l'identité charentaise-maritime, qu'il fait rayonner en France, comme à l'international.

Depuis plusieurs décennies, le fort Boyard subit les assauts des vagues et du temps. S'il était, à l'origine, protégé par un éperon sur sa façade Nord-Ouest et par un havre d'accostage sur sa façade Sud-Est, il est depuis plusieurs années exposé directement aux assauts de la mer: ses ouvrages de protection ayant été détruits au fil du temps. Cela se traduit aujourd'hui par une forte exposition du fort Boyard aux attaques de la houle, menant à sa ruine. Afin de ne pas le laisser périr, le Département de la Charente-Maritime s'est lancé dans un chantier de sauvegarde d'envergure, en reconstruisant ses ouvrages originels, avec les technologies et les matériaux actuels. Ces travaux hors normes sont financés, en partie, par la campagne d'appel aux dons lancée en partenariat avec la Fondation du patrimoine.

A la suite des travaux de sauvegarde engagés, le fort ouvrira au grand public et aux milliers de croisiéristes qui en font le tour chaque année et qui ne demandent qu'à le visiter.

Pour Alexandre Giuglaris, Directeur général de la Fondation du patrimoine : « Depuis trente ans, la Fondation du patrimoine et son réseau de 1500 bénévoles agit partout en France pour sauver et restaurer tous les patrimoines. Depuis décembre 2024, nous nous mobilisons pour le fort Boyard aux côtés du département de la Charente-Maritime. Aujourd'hui, avec ce jeu concours, la Fondation du patrimoine invite chacun à soutenir un monument qui rassemble et qui incarne l'imaginaire collectif ».

Pour Sylvie Marcilly, Présidente du Département de la Charente-Maritime : « En agissant pour la sauvegarde du fort Boyard, c'est un geste historique pour les 100 prochaines années que nous réalisons à la fois pour les Charentais-Maritimes et nos visiteurs, si attachés à cet édifice ».

• Règlement du jeu concours fort Boyard : https://www.fondation-patrimoine.org/c/reglement-jeu-concours-fort-boyard/1987

• A propos de la Fondation du patrimoine

Premier acteur de la générosité en faveur du patrimoine, la Fondation du patrimoine a été créée par la loi du 2 juillet 1996 et reconnue d'utilité publique par un décret du 18 avril 1997. Organisée autour de ses 21 délégations régionales, elle appuie son action sur un réseau de 1 500 bénévoles qui œuvrent chaque jour à la préservation du patrimoine de proximité. Depuis sa création il y a 30 ans, la Fondation du patrimoine a soutenu financièrement la restauration de plus de 46 487 sites patrimoniaux publics et privés. Ces théâtres, églises, fontaines, manufactures, parcs, demeures, véhicules anciens... constituent une immense richesse pour la France dans un monde en évolution constante. En participant activement au renforcement de l'attractivité des territoires, la Fondation est devenue au fil des années, un partenaire privilégié des acteurs locaux et un moteur efficace du développement économique durable de notre pays, en contribuant à la création d'emplois, en participant à la transmission des savoir-faire, à l'insertion professionnelle, et à la formation des jeunes. Le mécénat populaire qui fait appel à la générosité publique est l'outil le plus emblématique de la Fondation du patrimoine. Actuellement, la Fondation du patrimoine porte près de 2 500 projets ouverts aux dons sur son site internet.

www.fondation-patrimoine.org.

jeudi 9 juillet 2026

Communauté d'Agglomération Royan Atlantique/Premier conseil des communes rurales : « Leur donner une place reconnue dans la construction des politiques communautaires »

La CARA installe son Conseil des communes rurales pour renforcer la proximité et la solidarité territoriale. Un nouvel espace de dialogue régulier pour mieux accompagner les projets des communes rurales et garantir une équité territoriale à l'échelle de l'agglomération.

La Communauté d'Agglomération Royan Atlantique (CARA) a réuni mercredi 8 juillet à Boutenac-Touvent, le premier Conseil des communes rurales, une nouvelle instance voulue par le Président de la CARA, Patrick Marengo, et piloté par Nelly Pinet, maire de Boutenac-Touvent et conseillère communautaire déléguée au suivi et à la mise en œuvre du conseil des communes rurales, réaffirmant ainsi l'un des grands objectifs de son projet politique. Il s'agit de donner une place pleinement reconnue aux communes rurales dans la construction des politiques communautaires, de mieux prendre en compte leurs spécificités et développer une relation adaptée entre l'intercommunalité et les communes.

« Les communes rurales représentent une part essentielle de l'identité et de la richesse de notre territoire. Elles ont des réalités, des contraintes et des besoins spécifiques. Notre responsabilité est de construire avec elles une relation fondée sur l'écoute, la proximité et la solidarité territoriale » souligne le Président de la CARA.

Réunion de travail (© Antoine Bigot CARA)

Un dialogue renforcé avec les communes rurales

Réunissant les maires de 18 communes du territoire, ce premier conseil a permis à chaque commune de présenter ses caractéristiques, ses projets et ses attentes. Les échanges ont mis en lumière des enjeux communs : maintien des services de proximité, rénovation des équipements publics, entretien des voiries, développement des mobilités, accompagnement des commerces et activités locales, valorisation du patrimoine, adaptation au changement climatique ou encore soutien aux initiatives économiques et agricoles. Au-delà de la diversité des situations, les communes ont exprimé un besoin partagé : disposer d'un accompagnement plus lisible, d'une ingénierie renforcée et d'un partenariat plus étroit avec la CARA.

Un pacte de développement rural pour structurer l'action communautaire

Afin de répondre à ces attentes, le Président de la CARA a proposé le principe de l'élaboration d'un pacte de développement rural, à travailler en commun. Celui-ci pourrait cibler et décliner les priorités d'intervention de la CARA en faveur des communes rurales et mieux organiser les dispositifs d'accompagnement, dans une logique de complémentarité entre les compétences communautaires et les projets communaux. L'objectif est de permettre à chaque commune, quelle que soit sa taille, de bénéficier d'un accompagnement adapté pour concrétiser ses projets.

Une instance appelée à se réunir régulièrement

Le Conseil des communes rurales s'inscrit dans la durée. Il se réunira trois à quatre fois par an tout au long de la mandature afin de travailler collectivement sur des sujets opérationnels et de dégager des réponses concrètes.

Les prochaines réunions permettront notamment d'aborder les dispositifs d'accompagnement en matière de défense incendie ; l'évolution des fonds de concours communautaires ; les mobilités et le transport à la demande ; les outils de soutien aux investissements communaux ; les enjeux environnementaux et de gestion de l'érosion côtière et des inondations.

Avec cette nouvelle instance, la CARA affirme son engagement en faveur d'un développement équilibré de son territoire. « L'équité territoriale ne signifie pas appliquer les mêmes réponses partout, mais apporter à chaque commune les moyens adaptés à sa situation et à ses ambitions. C'est le sens de cette nouvelle démarche : faire de la solidarité entre les territoires une réalité concrète » conclut Patrick Marengo.

. 18 communes siègent au conseil des communes rurales: Arces-sur-Gironde, Barzan, Boutenac-Touvent, Brie-sous-Mortagne, Chaillevette, Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet, Epargnes, Floirac, L'Eguille-sur-Seudre, Grézac, Le Chay, Mornac-sur-Seudre, Sablonceaux, Saint-Romain-de-Benet, Talmont-sur-Gironde, Corme-Ecluse, Cozes, Mortagne.