mercredi 29 avril 2026

CDCHS/Pour un débat sur l'évolution de la fiscalité intercommunale : Lise Mattiazzo, Philippe Chaillou, Christian Dugué, Emmanuel Festal, Raphaël Gérard, Jean-Marc Thomas et Jean-François Mougard proposent...

À l’approche du débat d’orientation budgétaire de la CDCHS, Lise Mattiazzo, Philippe Chaillou, Christian Dugué, Emmanuel Festal, Raphaël Gérard, Jean-Marc Thomas et Jean-François Mougard font part de leurs réflexions concernant l’évolution de la fiscalité intercommunale au service du développement économique et de la solidarité territoriale. « Notre objectif ? Ouvrir un travail collectif sur ce sujet structurant pour l’avenir de la Communauté de communes de la Haute-Saintonge. Nous proposons une méthode : prendre le temps d’analyser, d’échanger et d’évaluer ensemble les différentes options possibles » souligne le groupe.

Christophe Cabri, président de la CDCHS et les vice-présidents

Pistes de réflexion « pour un débat sur l'évolution de notre fiscalité intercommunale »

« Au sein de la Communauté de communes de la Haute-Saintonge, nous partageons une ambition commune : renforcer le développement économique de notre territoire et consolider la solidarité entre nos communes.
• Un constat à partager : Le développement économique constitue une compétence centrale de notre intercommunalité. Pourtant, aujourd'hui, la part de fiscalité économique directement perçue par la communauté reste limitée au regard de l'ensemble de ses ressources fiscales. Ce constat interroge collectivement : nos outils sont-ils pleinement en cohérence avec nos ambitions ?
• Donner une traduction concrète à la solidarité territoriale : Nous affirmons régulièrement notre attachement à la solidarité entre communes. Dans un territoire composé de 129 communes, aux réalités diverses, cette solidarité est essentielle. La question qui se pose est simple : comment rendre cette solidarité territoriale plus concrète et plus lisible dans la durée ? Plusieurs pistes existent. Parmi elles, la fiscalité professionnelle unique constitue un levier structurant, déjà mis en œuvre dans de nombreux territoires. Elle repose sur un principe clair: mutualiser les ressources issues du développement économique pour mieux les partager à l'échelle intercommunale.
• Ouvrir un travail collectif et approfondi : Un tel sujet mérite du temps, de la transparence, une analyse partagée. C'est pourquoi nous proposons que la commission des finances, dès sa mise en place, se saisisse de cette question avec pour mission d'analyser les différentes options d'évolution fiscale, d'évaluer leurs impacts pour les communes, d'identifier les mécanismes d'accompagnement nécessaires (attributions de compensation, dispositifs de solidarité, etc), de s'appuyer, si nécessaire, sur des expertises extérieures.
• Une méthode claire et progressive : Nous proposons que ce travail puisse s'inscrire dans un calendrier lisible. Un premier temps d'analyse et d'échanges (printemps-été 2026) un point d'étape partagé à l'ensemble des élus communautaires en septembre et, le cas échéant, une prise de décision éclairée avant la fin de l'année pour une mise en place au 1er janvier 2027. Cette démarche ne préjuge pas d'une décision. Elle vise à nous donner collectivement les moyens d'ouvrir un débat structurant d'évaluer objectivement les options et de construire, ensemble, une éventuelle évolution adaptée à notre territoire ».

lundi 27 avril 2026

Jonzac : Salon du livre ancien et de collection

Organisé par Jean-Luc Mourreau, le salon du livre ancien et de collection avait lieu samedi et dimanche derniers sous les arcades du cloître des Carmes. Libraires et bouquinistes avaient répondu présent, moins nombreux que les années précédentes, de même que la fréquentation en baisse. La période et surtout les inquiétudes liées au prix des carburants expliquent sans doute cette situation. Les amateurs, déterminés à dénicher l'ouvrage de leur choix, ont trouvé leur bonheur dans les différents stands ! La mairie a salué cette manifestation lors du verre de l'amitié organisé samedi en fin de journée. 


Le stand de Denis Gandouet. Il a écrit la biographie de G. Chataigné, résistant charentais

Le verre de l'amitié
L'allocution de Nathalie Sablon aux côtés de MM. Mourreau et Cabri
Marc Seguin et Madeleine Perrin de l'Université d'Eté

Archives départementales/La Rochelle : Exposition "Reconstruire en Charente-Maritime"

Exposition "Reconstruire en Charente-Maritime : les dossiers des dommages de guerre (1945-1965), jusqu'au 10 juillet aux Archives départementales de La Rochelle du mardi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30, entrée libre. Fermetures exceptionnelles les 1er, 8, 14 et 15 mai.

La Charente-Maritime, à l’échelle de la Région Nouvelle-Aquitaine, a été le département le plus touché par les destructions de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), regroupant 55 % des destructions. En 1945, 5 millions de personnes sont sinistrés en France. Les centres urbains sont fortement touchés, l’habitat, les équipements et les infrastructures sont profondément affectés. Le pays se trouve dans une situation inédite où les besoins de relogement et de rétablissement des moyens de production et de communication sont considérables.

Recenser les dommages de guerre, engager les indemnisations et planifier un nouvel urbanisme sont nécessaires à la reconstruction de logements et au rétablissement d’infrastructures importantes pour la relance de l’économie (industries, bâtiments agricoles, routes, gares, ports, services publics, etc.).

À travers une sélection de “dossiers de dommages de guerre”, témoins de parcours individuels durant la période de la Reconstruction, l’exposition des Archives départementales, propose de (re)découvrir ce type d’archives aux renseignements précieux tant pour l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, que pour l’histoire sociale, économique, architecturale et urbanistique de l’immédiate après-guerre jusqu’en 1965.

Nouveautés : deux visites commentées avant les conférences les mardis 19 mai et 9 juin à 17 h (durée : 45 minutes, entrée libre, visite limitée à 15 personnes) ; et des visites "flash" commentées les mercredis 29 avril, 6 et 27 mai, 3 et 24 juin et le 8 juillet à 13h30 (durée : 20 minutes, entrée libre, visite limitée à 15 personnes).

Montendre/Valorisation du centre ville : Que feriez-vous avec 5 millions d’euros ?

Les 5 millions d'euros consacrés à la création et au fonctionnement de Mysterra (parc des sept labyrinthes inauguré en 2021 situé près du lac de Montendre) n'ont pas suffi à dynamiser ce grand projet porté par la Communauté de Communes de Haute-Saintonge. Les résultats étaient insuffisants pour assurer sa rentabilité. « Nous pensions pouvoir relancer en 2022, mais nous avons à peine atteint 15000 visiteurs. À la fin de l'été 2024, avec seulement 10000 entrées, nous avons pris la décision d'une fermeture provisoire » soulignait à l'époque Patrick Giraudeau, maire de Montendre. Situation que confirma Claude Belot, alors président de la CDCHS  : Pas de réouverture en 2025, ni en 2026, le site étant mis en sommeil pour éviter des frais supplémentaires de gestion, payés par les deniers publics. Début 2026 toutefois, dans un acte de générosité et avant de laisser les rênes de cette collectivité à Christophe Cabri, il a fait voter en assemblée une enveloppe de 600.000 euros : en vue, un nouveau Terra Aventura scénographié à la cité des Pins. Une chance à saisir !

Bien sûr, il n'est pas question de revenir sur le passé. Errare humanum est ! Toutefois, si ces 5 millions d'euros avaient été utilisés à d'autres fins, auraient-ils été mieux investis ? Comme Jonzac ou Montguyon, Montendre a un passé qui pourrait enrichir sa promotion touristique. Les communes environnantes, possédant comme elle des vestiges médiévaux, donnent déjà l'exemple. Chaque année, Montguyon organise une grande fête "son et lumière" désormais inscrite dans les Sites en Scène.  A Montendre, le célèbre combat de sept chevaliers anglais et français au moment de la guerre de Cent Ans pourrait servir de trame à une évocation historique. A Jonzac, le châtelet du château accueille un musée original dédié aux Cinq Sens, le tableau immortalisant les enfants du Comte de Jonzac et pour les Journées du Patrimoine, les heaumes et les armures sont de retour ! Dans les années 1960, Montendre proposait des soirées théâtrales de qualité sur l'esplanade de l'ancienne demeure des La Rochefoucauld. Plus près de nous, Robert Renaud et son épouse ont aménagé un musée dans la tour carrée. Dernièrement, ce patrimoine a retenu l'attention de l'association Andronysiaque qui le considère comme un élément phare parmi les atouts montendrais. Signe de renouveau, des visites du musée sont à nouveau organisées.

La fameuse tour carrée de Montendre qui servait autrefois d'entrée au site. Elle a été remaniée au cours des siècles et la dernière intervention en date est l'installation d'une antenne téléphonique dissimulée sous une sorte de "pansement" (en haut à droite). Qu'importe l'esthétique, tout le monde a du réseau !!!

Vue de la ville à partir de l'esplanade

Un classement  ? « Plus de contraintes que d'avantages » selon la majorité du conseil municipal

Elue de fraîche date au conseil municipal (dans l'opposition), Anita Collier est favorable au classement des éléments les plus remarquables de Montendre : tour carrée, halles, calvaire. Elle propose une consultation citoyenne qui permettrait de connaître l'avis des habitants de Montendre Chardes Vallet quant à la valorisation de leur patrimoine. Claude Augier, maire de 1971 à 1989, l'a fait autrefois au sujet des halles que d'aucuns voulaient détruire. Grâce au résultat des urnes, elles sont encore présentes avec une fort belle charpente. 

La charpente des Halles
Carte postale ancienne 
Le sujet a été évoqué récemment au conseil municipal. Pour elle, la Ville devrait demander un classement auprès de la DRAC, démarche entreprise par Claude Augier en d'autres temps, puis abandonnée par son successeur. L'élue se demande pour quelles raisons la commune n'a pas donné suite alors que l'histoire du site s'y prête. 
Selon le maire Patrick Giraudeau et Elisabeth Diez, « le château ne semble pas classable, la DRAC pouvant étudier un dossier sur la base d’un intérêt historique ». Effectivement, le château initial a été rasé pendant la Guerre de Cent ans et les ruines de la maison des La Rochefoucauld (ou ce qu'il en reste) datent du XVIIIe siècle. Subsistent néanmoins des vestiges dignes d'intérêt (tour carrée, enceinte, remparts, cave voûtée, etc). A Montendre, « seule la charpente des halles semble classable ». Michel Lathière se fait pragmatique : être dans le périmètre d'un classement sous-entend que les travaux engagés aux alentours par les riverains doivent être soumis à l'appréciation de l'Architecte de Bâtiments de France. Pas de panneaux photovoltaïques, ni de ciment, ni de volets roulants, etc. La tour abrite également, dissimulée sous une sorte de "pansement", une antenne téléphonique : « elle sera démontée si le château est classé ». Ludovic Poujade fait ressortir une difficulté : la cloche de l’église de Vallet, pourtant classée, ne bénéficie pas « des financements de la DRAC ». Le maire complète en indiquant que «quand bien même la charpente des halles serait classée, la participation de la DRAC serait modeste en regard du coût total des travaux ». 
Bref, la mairie est défavorable à un quelconque classement. Anita Collier argumente. Selon elle, « la valorisation historique est un vecteur de développement touristique ». Le maire est au moins en accord avec elle sur un point : « développer le site par des visites, les animations, une bonne communication ». 

Association Andronysiaque : D'anciens Montendrais misent sur le potentiel du château

Musée de la Tour Carrée

Créée en 2024, cette association, que préside Bruno Barthe, a pour objectif de valoriser le patrimoine naturel et historique de Montendre. Des bénévoles organisent des visites, à la découverte des lieux emblématiques du bourg de Montendre et des environs. Le musée de la Tour Carrée, consacré aux "coutumes et traditions saintongeaises",  est ouvert à la demande. Il comporte une terrasse qui offre une belle perspective sur l'horizon. Les référents sont Jean-Luc Perrier et Huguette Fedon, du cercle généalogie de Haute-Saintonge. La démarche de l'association a séduit d'anciens Montendrais qui considèrent le château comme étant l'élément majeur que remarquent d'abord les touristes. Au pied, se trouve également un dolmen daté de -4500 ans avant J.C.

Le dolmen
Le nombre de visiteurs a été de 500 en 2025 et 2026 est prometteur. « Nous souhaitons faire évoluer le projet avec plusieurs itinéraires à partir des Halles où se tient le salon des artisans. Direction le Temple, la tombe en hommage à François de la Rochefoucauld, puis différentes découvertes et explications avant de se retrouver sur l'esplanade du château pour un moment convivial » explique Bruno Barthe. Les prochains rendez-vous sont le feu de la Saint-Jean le 23 juin (avec évocation du combat des sept chevaliers anglais et français qui n'aurait pas eu lieu à la Motte à Vaillant, mais dans les landes entre Saint-Yzan de Soudiac et Blaye), suivi d'un repas en juillet. Par ailleurs, en septembre, des balades à thèmes sont organisées, les chapelles de la région en 2024, les moulins dont celui de Reguignon à Marcillac en 2025 et cette année, les fontaines (Pipou à Sousmoulins, etc). A suivre !

Pour tout renseignement, contacter le 06 86 71 90 59.

L'ancienne demeure des La Rochefoucauld réduite à sa plus simple expression...

• L'info en plus

Les trois collines de Montendre

Lorsqu'on évoque le Sud Saintonge, l'expression des Trois Monts est couramment utilisée, les villes de Montendre, Montlieu et Montguyon se trouvant sur des hauteurs. Néanmoins, elle pourrait s'appliquer à Montendre uniquement pour une raison géographique : le site comporte trois collines élevées (à 260 mètres au-dessus du niveau de mer, d'après Rainguet). Celle du château, visible loin à la ronde, conserve les témoignages de constructions anciennes ; celle du calvaire surplombe l'actuelle avenue de Royan ; enfin celle située « entre les deux » accueillait en son sommet des moulins qui tournaient allègrement au temps d'avant. Cette imposante masse de terre est masquée par les hautes maisons construites dans le secteur de la place des Halles et la Grand'Rue. Il suffit de prendre la rue du Calvaire pour être convaincu de sa présence ! L'actuelle rue des Jardins était l'ancienne voie d'accès à Montendre avant le XIXe siècle.

• Certains se souviennent encore de la gendarmerie qui s'élevait près du l'actuel marché couvert (construit en 1969). En fait, les forces de l'ordre occupaient l'ancien hospice édifié par le marquis de Villegagnon en 1751 sur les recommandations de sa tante, Anne de la Rochefoucauld. Outre l'accueil des vieillards nécessiteux, on y instruisait les jeunes filles indigentes. L'édifice a été démoli en 1966. Les gendarmes sont alors partis route de Blaye, puis Boulevard de Saintonge (où d'importants travaux ont lieu actuellement).

Dommage d'avoir détruit cet hospice du XVIIIe siècle...

• A voir à l'entrée du château : la pierre tombale de François de la Rochefoucauld, né à Montendre. 

Cadet de la famille, il se convertit au protestantisme, ce qui l’oblige à émigrer. Il rejoint alors l’Angleterre et s’engage dans l‘armée à condition de ne pas avoir à porter les armes contre les Français, condition qui est respectée. Il met tant de zèle dans sa mission qu’il gravit les échelons militaires, combattant en Espagne, aux Pays-Bas, jusqu’en Bulgarie dans la guerre de succession d’Espagne. Il termine sa carrière comme Master General of the Ordnance, sans oublier d’autres gratifications. Nommé Maréchal de Grande-Bretagne en 1739, il est inhumé dans l'abbaye de Westminster près d‘éminents monarques dont Édouard et Henri V. Une plaque est gravée en hommage à cet homme au destin singulier qui meurt sans descendance directe. Son retour" à Montendre a été dignement célébré en 2014 en présence d'une branche de ses descendants.

samedi 25 avril 2026

Jonzac/Salon du livre ancien et de collection : Rendez-vous samedi 25 et dimanche 26 avril sous les arches du cloître

Samedi et dimanche, aura lieu le Salon du livre ancien et de collection au Centre culturel des carmes. Cette nouvelle édition rassemblera des bouquinistes toujours prompts à échanger autour de leur passion du livre et de la lecture.

Michèle Perault, artisane relieur et Denis Gandouet, auteur d'un ouvrage dédié au résistant Guy Chataigné, seront présents pour des moments d'échanges et des dédicaces. 

Un verre de l'amitié, organisé par l'association Livres et Plumes, sera servi samedi 25 avril à 18 h.

• Salon ouvert samedi 25 avril de 14h à 18h et dimanche 26 avril de 10h à 17h