vendredi 2 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : Intervention des forces de l’ordre dans plusieurs lycées de La Rochelle

Ce vendredi 2 octobre, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie en Charente-Maritime. Si la situation est restée calme dans la majorité des établissements du département, des incidents ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre dans plusieurs lycées de La Rochelle.

Pour assurer la coordination de l’ensemble des services mobilisés, Michel Prosic, Préfet de la Charente-Maritime, a activé le Centre opérationnel départemental (COD) de 7h15 à 16h00.

• DES TENSIONS LOCALISÉES À LA ROCHELLE, UNE SITUATION GLOBALEMENT APAISÉE DANS LE RESTE DU DÉPARTEMENT

Le lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle a constitué le principal point de rassemblement au cours de la matinée. Environ 300 lycéens se sont regroupés devant les grilles de l’établissement. La présence de nombreux individus extérieurs au lycée a été constatée parmi les manifestants. Des incidents ont été signalés, notamment des comportements hostiles à l’encontre des forces de l’ordre, avec des jets de pierres ainsi que plusieurs départs de feu qui ont nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers.

Lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle

En début d’après-midi, deux autres lycées ont été l’objet de tentatives d’intrusion et de dégradations.

Au lycée Doriole, une cinquantaine d’individus cagoulés ont forcé le portail et tenté, sans succès, d’entrer dans le bâtiment. Les forces de l’ordre, arrivées immédiatement sur place, ont permis la dispersion rapide du groupe et ont procédé à l’interpellation de quatre individus, extérieurs à l’établissement. Ils ont été placés en garde à vue.

Au lycée Valin, une quinzaine d’individus ont tenté de s’introduire dans les locaux avant de prendre rapidement la fuite à l’arrivée des fonctionnaires de police. L’établissement est épargné de toute dégradation.

Au lycée Bellevue de Saintes, à la suite d’une tentative d’intrusion échouée, deux individus mineurs ont été interpellés.

Au lycée Émile Combe de Pons, la mobilisation s’est réalisée pacifiquement et dans le calme. Aucune intervention des forces de l’ordre n’a donc eu lieu devant cet établissement.

Au total, 9 individus, tous mineurs, ont été interpellés, 7 à La Rochelle et 2 à Saintes. 7 d’entre eux ont été placés en garde à vue. Ils devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment des dégradations et violences à l’encontre de personnes commises au cours de la journée.

Les arrêtés préfectoraux d’interdiction de rassemblement pris aux abords des deux lycées rochelais Dautet et Saint-Exupéry ont été respectés. Aucun incident n’est à signaler à proximité.

Le Préfet de la Charente-Maritime salue l’action des forces de l’ordre, qui a été décisive pour garantir la sécurité des élèves, des enseignants, des personnels administratifs et des riverains.

DES MESURES RECONDUITES POUR PRÉVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES

À l’annonce de nouvelles mobilisations et afin d’éviter de nouveaux actes de violence et de nouvelles dégradations, le Préfet de la Charente-Maritime a reconduit pour le lundi 5 octobre l’arrêté interdisant temporairement, sur l’ensemble du département la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature ; le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

APPEL AU CALME ET À LA RESPONSABILITÉ

Le préfet de la Charente-Maritime condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté les actes de violence, les incendies et les dégradations commis au cours de cette journée.

Il appelle enfin chacun à faire preuve de responsabilité et de civisme et rappelle que la liberté de manifester et d’exprimer des revendications doit s’exercer dans le calme et le respect de la sécurité des personnes, des biens et des forces mobilisées.

Mobilisation lycéenne : bilan de la journée du 1er octobre

« Dans plusieurs secteurs, des manifestants ont fait preuve d’une extrême violence »

Le jeudi 1er octobre, le mouvement lycéen a pris de l’ampleur en Charente-Maritime avec une mobilisation dans plusieurs villes du département (notamment La Rochelle, Royan, Saintes, Rochefort, Surgères, Jonzac et Pons) et un degré de violence qui s’est traduit par d’importants troubles à l’ordre public.

Le lycée de Pons

Pour assurer la coordination de l’ensemble des services mobilisés, Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, a activé le Centre opérationnel départemental (COD) de 8h45 à 16h30.

Les premiers incidents sont survenus très tôt dans la matinée, avec des premières interpellations intervenues dès 4h du matin de personnes transportant des matières dangereuses (pyrotechnie, mortiers) et les suivantes entre 5h et 7h. Il est constaté une aggravation de la situation qui n’a plus rien de l’expression légitime de revendications lycéennes, mais présente désormais toutes les caractéristiques de violences urbaines : jets de mortiers, usage d’armes par destination à l’encontre des forces de l’ordre, dégradation de mobilier urbain, tentatives d’incendie, dégradations sur la voie publique, jets de projectiles visant des véhicules de transport en commun, de particuliers, de sapeurs-pompiers ou de policiers. Ces incidents ont nécessité l’intervention des forces de sécurité et des services de secours afin de protéger les personnes et les biens.

Dans plusieurs secteurs, des manifestants ont fait preuve d’une extrême violence. Les établissements de l’agglomération rochelaise ont concentré l’essentiel des difficultés. Un bus du réseau de transport de l’agglomération rochelaise, avec à bord son conducteur et ses passagers, a été dégradé par des manifestants à proximité du lycée Rompsay en milieu de matinée, entraînant l’arrêt de la circulation du réseau de bus de l'agglomération rochelaise jusqu'à 15h30. Deux véhicules des sapeurs-pompiers ont été également subis le jet de projectiles.

La réponse des forces de l’ordre a toujours été proportionnelle à la menace. Leur action a eu pour seul objectif de garantir la sécurité des enseignants, des personnels administratifs, des élèves et de la population. Aucune intervention des forces de l’ordre n’a eu lieu devant les établissements où les manifestations ont été pacifiques.

DE MULTIPLES INTERPELLATIONS, DÉGRADATIONS ET BLESSÉS

Au total, 15 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre (9 à La Rochelle, 5 à Royan et 1 à Jonzac), dont 14 ont été placées en garde à vue. Ces individus devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment des dégradations et violences à l’encontre de personnes commises au cours de la journée.

Le préfet de la Charente-Maritime, Michel Prosic, déplore la violence exercée à l’encontre des forces de l’ordre. 8 policiers nationaux (6 à La Rochelle et 2 à Royan) ont été blessés, dont trois d'entre eux ont dû être conduits aux urgences.

DES MESURES POUR PRÉVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES

Afin d’éviter de nouveaux actes de violence et de nouvelles dégradations, le préfet a pris un arrêté applicable du jeudi 1er octobre à 14h00 au vendredi 2 octobre à 20h00. Sur l’ensemble du département, cet arrêté interdit temporairement la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature et le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

Par ailleurs, le recteur de l’académie de Poitiers a décidé la fermeture de deux lycées à La Rochelle, compte tenu des dégradations constatées sur les bâtiments : les lycées Dautet et Saint-Exupéry. En complément, le préfet a pris deux arrêtés interdisant les rassemblements aux abords de ces établissements durant la journée du vendredi 2 octobre.

APPEL AU CALME ET À LA RESPONSABILITÉ

Le préfet de la Charente-Maritime condamne avec la plus grande fermeté les actes de violence commis au cours de cette journée. Il appelle chacun à la responsabilité afin que les manifestations puissent se dérouler dans le calme et dans le respect des personnes, des biens et des forces mobilisées.

Tout nouvel acte de violence entraînera une réponse ferme des forces de l’ordre et pourra donner lieu à de nouvelles interpellations.

Le préfet, invite chacun à faire preuve de prudence et à éviter dans la mesure du possible les abords des établissements scolaires.

jeudi 1 octobre 2026

Domaine de La Tenaille/Saint-Sigismond de Clermont : Les travaux se poursuivent

Dans la région, la Tenaille est une vieille histoire. Celle d'une abbaye, monastère bénédictin construit en 1137 par Guillaume de Conchamps, et puis d'un château édifié au XIXe siècle. Ce beau domaine saintongeais abandonné a retenu l'attention d'un Jonzacais, Pierre Seguin. Est née l'idée d'un projet de restauration. Il s'agit d'un complexe hôtelier haut de gamme de plus de 70 chambres qui donnerait un véritable renouveau à ce site. 

Les travaux se poursuivent et pour les Journées du Patrimoine, les portes étaient ouvertes. Une bonne occasion pour se rappeler le passé - l'abbaye détenait une relique exceptionnelle, le « saint Clou », l'un des clous de la croix du Christ - et envisager l'avenir avec cette prometteuse perspective de valorisation. 

La partie XIXe siècle


• La Tenaille détenait une relique exceptionnelle, l'un des clous de la croix du Christ, sans doute arrivé dans le flot des reliques pillées à Byzance lors du saccage de 1204 par les Croisés. Ce saint-Clou bénéficiait d'une large renommée puisque, jusqu'au milieu du XVIe siècle, le Parlement de Bordeaux envoyait des plaideurs y prêter serment ; il était l'occasion de pèlerinages et il est probable que de puissants personnages demandèrent à être inhumés au plus près. Rainguet (XIXe siècle) y avait vu « une quantité de tombeaux ».

Restauration de la chapelle

Le dôme
Sur la coupole de l'abbaye, une sculpture du saint-Clou de la Tenaille

Bâtiments en cours de restauration

Fouilles préventives

Photos Nicole Bertin

mercredi 30 septembre 2026

Mickaël Vallet, réélu sénateur de Charente-Maritime : « « Représenter les élus de Charente-Maritime, lutter contre l'esprit de défaite et renforcer concrètement la République »

Michaël Vallet : « Il faut nourrir les débats de fond et y répondre sérieusement »


« Ce dimanche 27 septembre, les grands électeurs de la Charente-Maritime m'ont désigné à nouveau pour les représenter au Sénat en m'accordant près d'un tiers de leurs suffrages (32,7%). Je reviendrai ces prochaines semaines sur quelques leçons tirées de cette campagne et de cette élection.

Pour l'heure, je tenais à remercier en premier lieu les 595 grands électeurs qui m'ont accordé leur confiance. La liste que j'ai eu l'honneur de conduire a recueilli quasiment 20 % de voix en plus par rapport aux sénatoriales de 2020 (500 voix) pour atteindre un tiers du corps électoral de cette élection (32,7%).

Le travail accompli depuis 2020, la clarté du discours tenu durant nos réunions de campagne et le choix de parler avant tout du fond des sujets semblent avoir été reconnus, à tout le moins par les électeurs qui ont choisi de nous soutenir. Oui, il faut toujours être clair sur ses valeurs et sur son orientation politique. La mienne est celle de la gauche républicaine qui refuse d'opposer la question nationale et la question sociale, qui refuse la vision paresseuse et pourtant répandue qui oppose l'Etat et les collectivités, qui veut affronter les sujets de l'ultra-global comme de l'ultra-local. Il faut être clair car c'est la base d'un échange constructif pour travailler ensemble, y compris avec ceux qui s'engagent avec une autre orientation politique, dès lors qu'il s'agit de mettre nos envies et nos projets au service de la République à l'heure où l'extrême-droite attaque si profondément ses fondements.

Oui, il faut nourrir les débats de fond et y répondre sérieusement dans un moment dangereux de notre histoire démocratique où le tout "réseaux sociaux" détourne l'attention des vrais sujets, polarise les échanges et réduit la politique à sa part la plus futile (la forme et la communication creuse) et à de simples questions de personnes.

Pendant ces semaines de campagne, nous avons donc pris soin de vous entendre et d'échanger sur la situation du pays et des communes, sur les questions budgétaires  et internationales, sur l'état de vos routes, de vos écoles et des collèges, sur la cohésion territoriale au sein de notre département à l'heure où revient l'idée d'un péage sur Oléron et alors que le diesel tutoie les 2,50 euros par litre. Et ces rencontres bien souvent nous ont fait nous dire que la France avait une grande chance d'avoir des élus municipaux aussi investis, aussi inventifs et aussi clairvoyants.

J'adresse mes remerciements les plus amicaux aux coéquipiers de notre liste "Au cœur des communes". Chacune et chacun, dans son arrondissement respectif a pris une part déterminante dans ce beau résultat : Jeanne Blanc pour la Haute-Saintonge, Marc Maigné pour l'arrondissement de La Rochelle, Françoise Mesnard pour les Vals de Saintonge et Jean-Luc Marchais pour l'arrondissement de Saintes. C'était la bonne équipe pour faire une bonne campagne et pour continuer à alimenter le travail de terrain et la réflexion.

Enfin, je me dois de saluer l'élection de mes deux autres collègues sénateurs de la Charente-Maritime. La France est riche de ceux qui s'investissent pour le bien public et c'est le cas dans les communes de la Charente-Maritime. La France vaut mieux que l'esprit de défaite qui semble paralyser nos responsables nationaux comme certains de nos concitoyens. L'avenir de la France est ce qu'elle en fera dans les mois et les années à venir. Rien n'est écrit. J'y prendrai ma part au Sénat avec l'idée chevillée au corps que la solidarité que nous nous devons entre compatriotes et entre humains vaut mieux, tellement mieux, que le réflexe de repli qui se veut l'air du temps. A nous de travailler pour changer d'air en trouvant à adapter nos fondamentaux républicains aux nouveaux défis de l'époque. Comptez sur moi pour œuvrer dans ce sens ».

Mickaël Vallet

Sénateur de la Charente-Maritime

Vendredi 2 octobre à Bordeaux : Lancement de la quinzaine de la mode responsable en Nouvelle-Aquitaine

La Quinzaine de la mode responsable en Nouvelle-Aquitaine ne cesse de prendre de l’ampleur. Initiée en 2023 par la Région, l’évènement fédère de nombreux partenaires et propose cette année plus de 60 rendez-vous sur tout le territoire du 5 au 18 octobre

 Le lancement de la Quinzaine aura lieu le vendredi 2 octobre à l’occasion des Rencontres de la matière responsable à l’Hôtel de Région de Bordeaux (14, rue François de Sourdis).

Les Rencontres de la matière responsable réunissent celles et ceux qui conçoivent, sourcent, transforment, réemploient, recyclent et innovent autour des matières, afin de rendre les solutions plus visibles et d’accélérer les coopérations. Toutes les filières sont concernées : mode, textile, cuir, design, ameublement, aménagement, bâtiment, aéronautique, automobile. La journée s’articulera autour de conférences, d’ateliers, de rendez-vous B2B…

 Une édition 2026 avec une attention particulière portée à la jeunesse

La Quinzaine de la mode responsable réunit des acteurs de l’industrie, des consommateurs engagés et des citoyens soucieux d’inscrire leur consommation de vêtements dans une approche plus durable et donc responsable. En 2025, plus de 11 000 participants ont pris part aux rendez-vous professionnels et grand public.

 Défilés de créateurs locaux engagés dans une démarche éthique, boutiques éphémères, conférences, ateliers de sensibilisation, visites d'entreprises, expositions, démonstrations de solutions innovantes seront au programme. Parmi les temps forts, notons, entre autres, les Journées de la mode responsable dans 7 villes néo-aquitaines, les Rencontres du Cuir en Région à Saint-Junien, Biarritz Good Fashion à Bidart, qui accueillera notamment la journée nationale du projet européen Skillbridge autour des enjeux de compétences, d'attractivité et d'innovation dans la filière textile.

Cette année, l’accent sera mis sur les actions auprès des scolaires avec notamment des ateliers menés par Texticologie et financés par la Région. 7 établissements issus de l'ensemble des académies de la région accueilleront ces sessions ludiques et participatives. Objectif : décrypter l'impact de l'industrie textile, comprendre les enjeux environnementaux et sociaux de la fast fashion, et donner aux jeunes les clés pour devenir des consomm'acteurs éclairés.