dimanche 15 mars 2026

Jonzac/Christophe Cabri réélu maire : « C'est une victoire qui réside dans l'intelligence collective »

 « C'est un nouveau Jonzac qui démarre aujourd'hui »

L'élection de Jonzac était scrutée de près et pour cause, il s'agissait de la succession de Claude Belot, longtemps maire de Jonzac et actuel président de la Communauté de Communes. Aux Municipales, deux listes étaient en lice : l'une conduite par Christophe Cabri, maire sortant, et l'autre menée par Jean-François Mougard, ayant reçu le soutien de Claude Belot. Après une campagne où chaque formation a présenté un programme détaillé, les observateurs annonçaient un score serré. Où pencherait la balance ? C'est finalement Christophe Cabri qui est sorti vainqueur de cette consultation. Dimanche soir, la salle était archi-comble, preuve de l'intérêt que portent les habitants à ce scrutin.

Christophe Cabri réélu maire
Les opérations de dépouillement

Après comptage et recompte des bulletins blancs et nuls, bien après 20 heures, les résultats ont été annoncés par Christel Brière : nombre de votants 1768, suffrages exprimés 1732, blancs 17, nuls 19. La liste "Une énergie commune pour Jonzac" recueille 1132 voix, soit 65,36% ; la liste "Jonzac cœur battant" 600 voix, soit 34,64%. 

Jean-François Mougard, Christel Brière, Christophe Cabri
• Membres élus au conseil municipal, liste Cabri : Christophe Cabri, Delphine Matteï Peteau, Patrick Carré, Nathalie Sablon, Julien Glémet, Stéphanie Menouvrier, Thomas Masson, Sandra Perot, Pierre Jacques Rambeaud, Tuula Lahdelma, Pierre Piteau, Christine Joubert, Nicolas Lacouture, Fabienne Richard, Denis Blanchard, Monique Husson, Paul Rahé, Emilie Pelette, Daniel Ho, Alexandra Paulay, Vincent Dufour, Élodie Forte, Christopher Chaplain.

Liste Mougard : Jean-François Mougard, Barbara Lachamp, Christophe Gadrat, Hélène Dubus Héraud. 

• Délégués à la Communauté de Communes : 

Liste Cabri : Christophe Cabri, Delphine Matteï Péteau, Patrick Carré, Nathalie Sablon, Julien Glémet,

Liste Mougard : Jean-François Mougard

Ont suivi les interventions de Jean-François Mougard et Christophe Cabri :

La traditionnelle poignée de main
Jean-François Mougard : « Je félicite la liste de Christophe Cabri qui vient d'être élue. Je salue les 65% de participation. Les Jonzacais se sont impliqués dans cette élection, ils se sont manifestés pour leur ville. J'ai le sentiment d'y avoir contribué avec l'équipe en créant un débat, une émulation qui conduit vers le haut. C'est aussi quelque chose qui stimule et qui rapproche. Il y a un temps pour le combat politique. Maintenant, il est au conseil municipal et sur certains sujets, il y aura nécessité de travailler ensemble car la seule chose qui importe, c'est la ville de Jonzac ! ».

Christophe Cabri : « Merci à ceux et celles qui nous ont fait confiance. Je serai maire de l'ensemble de Jonzacais. Je partage l'avis de Jean-François Mougard : il y a le temps de la campagne électorale, puis celui du rassemblement qui arrivera rapidement. Merci à l'équipe, c'est une victoire qui réside dans l'intelligence collective. Quand j'ai constitué cette liste, je ne suis pas allé chercher des noms, j'ai recherché des experts dans chaque domaine. Le résultat d'aujourd'hui est important car il s'agit d'une victoire d'équipe. J'en profite pour remercier mes collègues qui ne se représentaient pas, Christel Brière, Annick Thibault, Michel Robert. On a vécu de sacrés moments ensemble. Je pense aussi au personnel municipal, à la présidente du Conseil départemental Sylvie Marcilly, à Dominique Bussereau qui m'a encouragé depuis 2015 et cette semaine, j'ai eu un échange très intéressant avec le dr Jean-Claude Beaulieu. Depuis deux ans, date où s'est créée une opposition au conseil municipal,  j'ai beaucoup évolué, je me suis amélioré, je suis vraiment devenu maire de Jonzac ! Un nouveau Jonzac démarre aujourd'hui, on est plus fort quand on travaille dans l'unité ». 

Un nombreux public

Jonzac/Elections Municipales : 31,60% de participation à 12 h

Grosse affluence aux alentours de midi dans la salle de vote de Jonzac. Les électeurs (au nombre de 2753 au total) sont au rendez-vous de cette consultation importante pour la vie de la cité. En effet, contrairement à 2020, deux listes sont en lice, celles du maire sortant Christophe Cabri, et de Jean-François Mougard. A 10 h, la participation était de 7,86%, à midi 31,60%. 

Dépouillement à partir de 18 h. Suspense...

vendredi 13 mars 2026

Jonzac/Municipales/Claude Belot dévoile enfin ses vrais sentiments : compliments à Mougard, vacheries à Cabri

• Municipales/Jonzac : Claude Belot à cœur ouvert

Claude Belot et Christophe Cabri

Claude Belot, en poste durant 56 ans dans la région, tire sa révérence en 2026. Il quitte la mairie de Jonzac et la Communauté de Communes. Quand on a tenu les rênes d'un territoire pendant des lustres, les laisser est un moment difficile. Celui où l'on tourne une page du grand livre. Il a donc choisi La Haute-Saintonge, son hebdomadaire préféré, pour délivrer son testament politique et dire tout haut ce qu'il pense des deux prétendants à sa succession. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait officiellement lors d'une réunion publique ? Voilà bien la question.

Bref, dans une interview réalisée par Mallory Bouron et Jonathan Roger, Claude Belot affiche une nette préférence pour Jean-François Mougard : « Jean-François Mougard a longtemps été mon directeur général des services à Jonzac. C'est un garçon de qualité. Il a été à la hauteur. Il a une personnalité affirmée et il en faut lorsqu'on veut briguer des fonctions de ce genre. Il a envie de passer dans des fonctions de décisions, c'est respectable. Il a toute la légitimité et de grandes capacités ». 

Quant à Christophe Cabri, il souligne ses qualités de communication, mais sans plus : « Christophe Cabri est un garçon qui est arrivé dans tout cela complètement par hasard, il n'était pas programmé pour être l'une des personnalités du futur à Jonzac. Il y a six ans, en 2020, j'avais 83 ans, et j'ai décidé de laisser la mairie. J'ai donc mis en place Christophe Cabri puisqu'apparemment, il fallait prendre un jeune et le jeune, ça été Cabri ! Mais ça aurait pû être quelqu'un d'autre. Il a essayé de faire son boulot avec son style à lui. Chacun a sa façon de faire et c'est normal. Il s'est fait peu à peu connaître avec un sens de la communication important ». 

Si on lit entre les lignes, Christophe Cabri serait arrivé sur la scène publique par un heureux hasard. Des interrogations se posent. Quand Christophe Cabri a été élu maire en 2020, Claude Belot, bien qu'ayant « 83 ans », connaissait bien sa tête de liste (C. Cabri est entré au conseil municipal en 2008). Il cherchait « un jeune » selon ses propos. Même au titre de la jeunesse - si magnifique soit-elle - on imagine mal Christophe Cabri s'imposant à Claude Belot pour conduire l'équipe municipale ! Et puis, de nombreux jeunes s'étaient succédé aux côtés de Claude Belot avant Christophe Cabri. Citons entre autres Louis Chalié (le premier à avoir soutenu une thèse sur les eaux curatives de Jonzac avant l'ouverture officielle de la station thermale), Jean-Charles Chapuzet, Valérie David Delcroix, tous deux titulaires d'un doctorat, etc. Malgré des espérances bien légitimes, ils n'ont pas fait long feu...

Autre événement qui retient l'attention : Il est demandé à Jean-Claude Beaulieu de démissionner de son poste de conseiller départemental à mi-mandat, en 2017, pour le céder à Christophe Cabri sur Jonzac. Rafraîchissons-nous la mémoire.

Extrait d’un article publié de mars 2017 : « Lors des dernières élections départementales, en 2015, le premier adjoint à la mairie de Jonzac, Christophe Cabri, pensait qu’il serait désigné candidat de la droite, succédant ainsi à Jean-Claude Beaulieu. En douceur de préférence. Il avait commencé à faire campagne, espérant le soutien du conseiller général sortant qui validerait la nouvelle génération. Que nenni ! « J’étais le seul à ne pas savoir que je ne me représentais pas. Claude Belot a voulu me placer devant le fait accompli en imposant son poulain sans l'ombre d'une concertation » souligne Jean-Claude Beaulieu. On imagine aisément le malaise qui a résulté de la situation. Et l'élu d’ajouter : « en conséquence, j’ai brigué un nouveau mandat et même si je n’ai pas reçu l’aide logistique habituelle - on peut très bien faire sans - j’ai été élu. Néanmoins, j’ai dû signer un accord écrit où je m’engageais à laisser la place en cours de mandat à Christophe Cabri. Disons que j’ai été contraint ». Qui remettrait en cause les propos tenus à l'époque par Jean-Claude Beaulieu ? Et pourquoi confier un poste de conseiller départemental à Christophe Cabri (qui va devenir vice-président du Département) « s'il n'était pas programmé pour être l'une des personnalités du futur à Jonzac »...

Que faut-il en conclure ? Que la presse et surtout les archives sont importantes pour se remémorer les faits.  

Et maintenant, que le meilleur gagne dimanche prochain ! Comme dit James, un homme plein de bon sens : « les élections municipales sont importantes, mais pendant que nous parlons, des gens meurent sous les bombardements et la guerre sévit dans plusieurs pays du monde. Les gens souffrent et un jeune militaire vient de trouver la mort. Cette liberté qui nous guide est bien difficile à atteindre. En conséquence, tous les petits problèmes d'égos et de pouvoirs locaux semblent bien dérisoires par rapport aux tragédies que subit l'humanité ». 

• Jonzac : soirée d’échanges avec la liste conduite par Christophe Cabri, maire sortant

Vendredi 13 mars à 18h30, salle des fêtes du château. « Pour cette rencontre, nous avons choisi un format différent d’une réunion publique classique ; plusieurs espaces thématiques (mobilité, jeunesse, santé, inclusion, cadre de vie, etc.) seront installés dans la salle. Vous pourrez circuler librement, venir discuter directement avec les candidats, poser vos questions et partager vos idées. Un moment d’échange simple, ouvert et convivial. Nous serons ravis de vous accueillir et d’échanger avec vous » souligne Christophe Cabri.


• Si Jean-François Mougeard remporte les élections, qui seront ses adjoints ?

Barbara La champ, première adjointe, chargée de l'attractivité, du tourisme,  et de la vie culturelle ; Christophe Gadrat, adjoint chargé des travaux, espaces publics, cycle de l'eau, biodiversité ; Hélène Dubus Héraud, chargée des séniors, du social, des ressources humaine  ; Serge Espin, adjoint chargé du développement économique, du thermalisme, de la démocratie locale et de la vie de quartie ; Hélène Dubus, adjointe chargée de la santé, des mobilités et du patrimoine ; Caroline Magréault d'Attoma, adjointe chargée du logement, de l'enfance-jeunesse et de la vie sportive, plus un poste d'adjoint proposé à l'opposition. 

jeudi 12 mars 2026

Infos : Thermalisme : « Où sont passés les 134.000 curistes qui manquent à l'appel ? », Jonzac : « La Banque Alimentaire n'a pas l'intention de fermer » ; terrains constructibles ; Hôpital psychiatrique ; Café citoyen à Montendre

• Jonzac/Serge Espin, candidat de la liste de Jean-François Mougard, au sujet du thermalisme : « Où sont passés les 134.000 curistes qui manquent à l'appel ?»

« En 2018, 2019, on comptait 600.000 curistes, le thermalisme était en pleine progression. Aujourd'hui, on a du mal à retrouver ce niveau national : comment faire ? La semaine dernière, Christophe Cabri a fait une petite présentation sur le thermalisme et disait, pour le relancer : « nous allons renforcer la collaboration entre la Chaîne Thermale du Soleil et la Ville de Jonzac ». S'il se limite à cette initiative, je pense que ça va être un peu difficile ! Sérieusement, aujourd'hui, pour retrouver un rythme de croisière, une question se pose : que veut faire la Sécurité Sociale de cette activité particulière qu'est le thermalisme ? Un certain nombre de propositions ont été faites. Amélie de Montchalin a envisagé de dérembourser le thermalisme pour économiser 200 millions. Heureusement, la profession s'est défendue. Les conditions entre 2019 et 2025 n'ont pas changé et pourtant, nous ne comptons plus que 466.0000 curistes. 134.000 curistes se sont donc évaporés. Pourquoi sont-ils partis ? Les raisons évoquées sont nombreuses : le contexte géopolitique, les gens font de l'épargne et préfèrent aider leurs familles que de partir en cure ; le produit lui-même a vieilli, il est le même depuis 1945. 

La Cour des Comptes a fait un rapport sur le thermalisme. Ses observations sont intéressantes. Les médecins thermaux ne peuvent pas moduler la durée de la cure. Trois semaines, point ! Deuxièmement, ils ne peuvent pas moduler le nombre de soins. Les professionnels du thermalisme seraient bien inspirés de reprendre à leur compte ces remarques. Si on perd tous les ans des curistes, nous terminerons dans quelques années à 300.000 curistes et le thermalisme deviendra "anecdotique" dans le processus de la Sécurité Sociale. A ce moment-là, on n'aura même pas besoin de dérembourser car il ne coûtera pas cher à la S.S. Il faut donc réfléchir. Nous avons la chance à Jonzac d'avoir trois orientations thérapeutiques, la rhumatologie, la phlébologie et les ORL ; le président du Conseil national de établissements thermaux est à Saujon et nous appartenons à la Nouvelle-Aquitaine qui a toujours considéré le thermalisme comme une pierre angulaire de son développement car elle possède de nombreuses stations thermales. Il faut donc travailler avec la Région, le CNETh et bien sûr l'opérateur local,  la Chaîne Thermale du Soleil, sur deux points essentiels : le marché du thermalisme et le format de la cure. Trois semaines sont accessibles aux seniors, pas aux actifs. N'oublions pas également que les stations sont en concurrence et que les villes doivent être attractives ». De judicieux conseils...


- Nombre de curistes à Jonzac : 15.000 curistes

• Jack Ros (réunion de Jean-François Mougard et ancien leader de l'opposition à Claude Belot) : « Je voulais émettre une réflexion. J'ai assisté à toutes vos réunions et j'ai constaté qu'un programme caméléon a pompé les idées que vous avez développées durant cette campagne. C'est scandaleux ». Réponse de Jean-François Mougard : « Je le prends positivement. Tant mieux si nos idées font consensus car elles auront une chance d'être concrétisées. Seule remarque, l'équipe Cabri aurait pu les avoir durant la dernière mandature »...


• Jonzac : « Non, la Banque Alimentaire ne fermera pas » précise Pascal Hannoyer

Lors d'une réunion électorale de la liste conduite par Christophe Cabri, Pierre Jacques Rambeaud s'est étonné de bruits circulant au sujet de la fermeture de la Banque Alimentaire de Jonzac. « Nous verrons ça après les élections » a-t-il dit, visiblement agacé. Pour en savoir plus, le plus simple était de contacter  le responsable de cette structure, Pascal Hannoyer. « Il n'a jamais été question de fermer la Banque Alimentaire. Elle fonctionne très bien ! » souligne-t-il.  Et d'apporter des éléments concernant cette association d’entraide caritative cantonale créée le 2 août 1993 par Maïté Auboin Hannoyer à la demande de Claude Belot, alors maire, au niveau du Sivom. « Nous sommes partenaires de la Banque Alimentaire de la Charente-Maritime et de quelques industriels. Pour l'année 2025, les chiffres sont les suivants : 121000€ de valeur marchande distribuée, répartie pour Jonzac 79200 €, et le territoire du Sivom 41800€. Soit 3800 h de bénévolat ». Des propos rassurants et une association qui n'envisage pas de fermer ses portes...

• Municipales/Jonzac : Jean-François Mougard s'interroge sur le PLU en cours d'élaboration et trois terrains classés en zone constructible :

Réflexion émise lors de la réunion de mardi dernier, salle municipale de Jonzac : « Pourquoi trois terrains stratégiques, dont un appartenant à la commune, basculeraient-ils en secteurs naturel ou agricole pour ne plus être constructibles quand trois autres terrains, sans aucun intérêt stratégique pour la ville, seraient maintenus en secteur AU (à urbaniser) ? Comme les communes doivent désormais restreindre l'étalement urbain, des choix doivent être faits : il y a dans le PLU actuel beaucoup trop de terrains constructibles. Il faudrait donc en enlever. Est-ce une simple coïncidence ? Les arbitrages retenus par le maire, Christophe Cabri, dans ce  projet de PLU, peuvent donc interroger ». « Côté business, avoir un terrain à construire à vendre est plus intéressant financièrement qu'une terre classée agricole ou naturelle » souligne un agent immobilier. 

Il est aussi question d'un terrain situé non loin du moulin du Cluzelet, vendu par la Semdas à l'époque. « Il passerait en zone agricole alors qu'il est situé à deux pas des Antilles. La ville s'appauvrit au moins sur un terrain qui vaut de l'or ! Au nord du Centre Leclerc, se trouve une parcelle de 4,5 hectares. Si je suis maire, elle sera constructible, mais pas pour y accueillir des grandes enseignes. Comment développer le centre ville si les grandes surfaces fleurissent en périphérie comme à Intermarché ? La commune a une arme absolue, c'est le droit de préemption urbain. En ce qui concerne les logements vacants dans le centre-ville, on passera par les foncières » précise Jean-François Mougard. 

• Jonzac/Pierre-Jacques Rambeaud : « On fait modèle au niveau de l’hôpital psychiatrique de Jonzac ». Réactions...

Propos tenus vendredi soir à la salle des fêtes de Jonzac lors d’une réunion publique des élections municipales. Au sujet de la santé mentale, Pierre-Jacques Rambeaud, animateur en gérontologie en psychiatrie, et candidat sur la liste de Christophe Cabri : « Depuis 1971, l’hôpital est en éternelle évolution. Les projets, il y en a tous les jours. L’image du Domaine des fossés, qui traite des problématiques en santé mentale, va bien au-delà des frontières de notre territoire, de la Belgique jusqu’à la Réunion. Nos médecins psychiatres font des conférences de partout, on fait modèle au niveau de l’hôpital psychiatrique de Jonzac ». 

Dans la salle, quelques-uns hochent la tête à cette déclaration. « Si les structures hospitalières connaissent le plus souvent des réussites, il arrive que surviennent des échecs. C'est ainsi. Dans ces conditions, vous comprendrez que certaines personnes aient des difficultés à partager l'enthousiasme de M. Rambeaud » murmure un participant. 

Autre remarque : Le nom de l'hôpital psychiatrique, Domaine des "Fossés", n'est pas très dynamique et porteur d'espoir... même s'il correspond au nom du lieudit. Pourrait-il être modifié, ne serait-ce que pour la symbolique : sortir du "domaine des fossés" pour reprendre la route ?

• A noter : l’arrivée d’une nouvelle psychiatre (à mi-temps) dans cet établissement. 

• Fresque au cimetière de Chardes : On ne peut pas la manquer !

L'artiste Norman Guyot a réalisé une grande peinture sur le mur du cimetière de Chardes qui donne sur le parking. « Cette réalisation entremêle des courbes très colorées avec quelques touches de verdure et présente deux statues allongées à la manière des empereurs romains. L’œuvre apporte une belle touche de couleur dans cet espace à l'origine très gris et minéral » peut-on lire. En effet, il est bon de donner de la vie à un lieu qui en manque...


• Montendre : Café citoyen

Dimanche matin, la liste aux Municipales conduite par Anita Collier a organisé un café gourmand au café de la  paix. Une bonne idée que cette rencontre pour débattre et échanger des idées sur l'avenir de Montendre. Surtout quand, en face, on aperçoit des halles fermées alors qu'elles pourraient accueillir les stands du marché du dimanche matin, lesquels se trouvent dehors par tous les temps...


Jonzac : Bravo aux jardiniers de la ville qui marient pensées et primevères dans ce massif éclatant situé devant l'entrée de la mairie.



• Original : Vu chez la fleuriste du centre ville de Montendre "Charlotte aux fleurs", ce gâteau orné de fleurs à offrir pour un anniversaire ! 

mercredi 11 mars 2026

Claude Belot en 1972 : « Puissent les historiens de l'avenir citer notre cher canton de Jonzac comme un exemple de réussite économique » !

Claude Belot a été élu conseiller général du canton de Jonzac en 1970. A ce moment-là, il ignorait que plus d'un demi-siècle de mandatures diverses et variées l'attendaient, du Palais du Luxembourg à la Seugne de son enfance, des tours de La Rochelle aux salles du conseil municipal de Jonzac et de l'ancienne Sagesse. En 2026, il a choisi de se retirer de la scène publique. Parce que le temps a passé et bien plus, l'époque elle aussi a pris d'autres aspects. 

En 1972, il s'exprime dans le bulletin municipal aux côtés d'Henri Chat-Locussol, alors maire. Les portables n'existent pas et internet reste à inventer. Toutefois une ambition l'anime qui ne l'a jamais quitté : créer des emplois et dynamiser la région. Conscient « que le canton de Jonzac dépérissait et la ville chef-lieu stagnait », il a œuvré pour que le territoire sorte de sa léthargie. Son vœu a finalement été exaucé. Les historiens d'aujourd'hui citent Jonzac comme un exemple de cité dynamique dotée de nombreuses structures dont deux, les Antilles et le centre des congrès, témoignent de l'architecture contemporaine du XXIème siècle.

Dimanche 15 mars, les électeurs désigneront son successeur. Deux listes sont en lice, celles de Christophe Cabri et Jean-François Mougard. Quel que que soit le vainqueur, donc le prochain maire et président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge, il héritera "d'outils" que peu de communes alentours possèdent (thermes, centre des congrès, aéropôle, complexe aquatique). Nul doute que Claude Belot lui apportera son expertise et lui soufflera de nouvelles idées au creux de l'oreille...

• Extrait d'un bulletin municipal publié en 1972 : Le mot du conseiller général Claude Belot 

Claude Belot a été élu conseiller général en 1970 (président de cette assemblée de 1994 à 2008), maire de Jonzac en 1977, président de la communauté de communes de Haute-Saintonge en 1993, sénateur de Charente-Maritime de 1989 à 2014

Claude Belot : « Il était une fois en Haute-Saintonge, dans le dernier tiers du XXème siècle un canton surtout rural pris dans le grand laminoir des bouleversements économiques français. Paris atteignait une taille demesurée, les grandes villes battaient leurs records de croissance, mais le canton de Jonzac dépérissait et la ville chef-lieu stagnait. De 1945 à 1970, des jeunes arrivant à l'âge de travailler avaient quitté la région, n'y trouvant pas d'emplois. Voila ce que pourront écrire les historiens du siècle prochain. Mais ils pourront dire aussi que les Jonzacais ont refusé l'avenir sombre qui s'ouvrait devant eux et qu'ils ont décidé de forcer le destin.

Un effort considérable d'equipements collectifs a été réalisé pour mettre Jonzac à l'heure de l'Europe, tant dans le domaine scolaire qu'hospitalier, et nous nous battons en ce moment pour obtenir vite l'automatisation du téléphone et des garanties sur le tracé saintongeais de la future autoroute A10. 
Une initiative importante est en cours pour industrialiser le canton. La zone industrielle, plateforme d'accueil de ce type d'activités, est maintenant une réalité et l'action de prospection pour attirer chez nous de nouveaux employeurs est bien engagée. 
Grâce à l'effort de toue les responsables de Jonzac et des communes du canton, il est certain que cette grande partie sera gagnée et le volume de ce bulletin municipal augure bien de ta vitalité et du dynamisme des Jonzacais, unis dans une lutte courageuse pour l'expansion de leur région.
Puissent les historiens de l'avenir citer notre cher canton comme un exemple de réussite économique, comme un exemple de canton rural compromis qui sera parvenu à changer de cap ! ».

Aujourd'hui, Jonzac a largement devancé Montendre !

En 1972, nous sommes encore dans les Trente Glorieuses. Meurtrie par le Seconde Guerre mondiale, la France se reconstruit et cette période est propice à l'entreprise. Dans ce bulletin municipal, le maire de Jonzac Henry Chat Locussol salue les infrastructures qui représentent l'avenir « sur la voie de l'an 2000 ». Les écoles, le lycée, l'hôpital, la voirie, le stade, le gymnase. S'y ajoutent de nouveaux logements et l'agencement d'une zone industrielle sur laquelle travaille assidûment le CEJECO, Comité d'Expansion Economique que préside M. Durant, propriétaire des Nouvelles Galeries, immeuble de la rue Sadi Carnot (transformé par la suite en appartements). Henry Chat Locussol est une personnalité appréciée et pourtant, il sera battu aux élections municipales par le conseiller général du canton depuis 1970, Claude Belot.
En 1972, Claude Belot siège donc à La Rochelle (où les observateurs le classent plutôt à gauche) et il a une idée bien précise dans la tête : que le canton rural de Jonzac, compromis, parvienne à changer de cap. « Il faut forcer le destin » écrit-il. Reconnaissons que devenu maire, il a tenu parole en faisant de Jonzac une sous-préfecture dont on parle, seule ville dans le Sud-Saintonge à avoir véritablement tiré son épingle du jeu. Pour y parvenir, l'élu a utilisé toutes les stratégies en son pouvoir, sans faire de sentiments...

En 1972, Montendre et Jonzac sont à peu identiques et l'on pourrait même dire que Montendre est plus dynamique commercialement que Jonzac. Aujourd'hui, la ville de Montendre ne peut plus rivaliser avec Jonzac et Claude Belot, en tant que président de la CDCHS, vient même de lui allouer 600.000 euros pour y créer un Terra Aventura afin de la valoriser après l'échec cuisant du parc Mysterra, situé au lac.  
« Durant sa carrière, Claude Belot s'est comporté en patron et il a su faire taire ses opposants politiques. Bernard Lalande, maire de Montendre, qui était censé promouvoir le parti socialiste après le passage remarqué du député Philippe Marchand, et les Radicaux de gauche, Pierre-Jean Daviaud, Michel Rigou, n'ont pas déployé un zèle particulier à le contrer. A la droite, les ex UDF et RPR ont fait part d'une étonnante compréhension. Pour preuve, la nouvelle rocade de Jonzac qui coûte une somme astronomique au Conseil départemental, donc aux contribuables, est faite sur mesure pour rejoindre le centre des congrès. Il y a un seul parti en Haute Saintonge, celui de Claude Belot qui a joué un rôle fédérateur. En conséquence, la gauche n'existe plus ou bien peu, et la droite compose » soulignait un élu de la CDCHS fondée en 1992. Et d'ajouter : « Ce système n'existe pas en dehors du Sud Saintonge. Dans le reste du département, les clivages gauche/droite sont toujours présents ».
Un sacré magasin à l'entrée de la rue Sadi Carnot

Sympas, les années 70 !

En 1972, Claude Belot, sourcils bruns fournis, regard séducteur, annonce la couleur. Henri Chat Locussol n'est pas mécontent de son mandat et les associations vivent leur vie, rugby, football, judo, pêche, etc. Elles sont immortalisées par le studio Dubroca, assisté d'Henri Sabadel. Installés en face de l'actuelle boulangerie de la Porte de Ville, les deux hommes ont un sacré talent et leurs tirages illustrent les colonnes du quotidien Sud Ouest. Les publicités de ce magazine mettent en scène des commerces dont certains ont disparu. La traditionnelle foire grasse, avec ses bovins "brômant" et "teurpant" sur la place du Champ de Foire, est alors prisée ; le syndicat d'initiative met les bouchées doubles pour valoriser Jonzac auprès des touristes ; les magasins du centre ville sont réunis sous la présidence de Raymond Compagnon qui possède un espace "prêt-à-porter" rue Sadi Carnot, non loin des boutiques Hillarion et Chevalier (cette rue autrefois animée aurait bien besoin d'être rénovée). La revue comporte aussi des parties historiques avec hommage aux deux héros d'Heurtebise, Pierre Ruibet et Claude Gatineau. Notons au passage que la population de Jonzac atteint 5000 habitants (comme mentionné) : de nos jours, elle est de 3600...
 
La foire grasse place du Champ de foire
Du monde dans les rues de Jonzac !
L'équipe première de football
Le club de judo
L'équipe de rugby
Au passage, admirez ce magnifique chignon bouclé !
On reconnaît M. et Mme Enaud
Le point sur les écoles par James Pitaud