jeudi 16 avril 2026

Jonzac : grand concours de peinture et de dessin samedi 20 juin. Premier prix : 500 euros

L'association des Amis de Jonzac organise un grand concours de peinture et de dessin samedi 20 juin dont le premier prix est doté de 500 euros. Le principe est simple : après inscription au cloître des Carmes, les artistes s'installent dans les lieux de la ville qui les inspirent (une liste sera fournie pour ceux et celles qui ne connaissent pas la capitale de la Haute-Saintonge). En fin de journée, remise des œuvres, sélection par le jury et remise des nombreux prix.

Inscriptions et règlement auprès de l'office de tourisme au 05 46 48 49 29 ou en scannant de QR Code de l'affichette.


Située dans le Sud de la Charente-Maritime, Jonzac est une ville médiévale traversée par une rivière, la Seugne, aux berges ombragées. Son patrimoine est riche, du passé (château du XVème, porte de ville, ruelles anciennes, cloître, église, marché couvert, gare) aux constructions contemporaines (complexe aquatique des Antilles, centre des congrès). A vous de choisir où vous poserez votre chevalet ! 

Communauté de Communes de Haute Saintonge : Christophe Boulle, représentant la ville de Montendre, entre dans le bureau

 Le 7 avril dernier, au centre des congrès de Jonzac, Christophe Cabri a été élu président de la CDCHS, succédant à Claude Belot. Dans la foulée, 15 vice-présidents ont été désignés par leurs pairs. Avec un bémol toutefois par rapport aux précédentes éditions : le candidat présenté par la ville de Montendre, Christophe Boule, s'est incliné devant le nouveau maire de Salignac, Benoît Meugniot. Jusqu'à présent, en effet, Montendre a toujours figuré parmi les vice-présidences, Bernard Lalande puis Patrick Giraudeau. D'où une déception dans les rangs de la cité des pins... 

Christophe Boulle aux côtés du maire de Montendre, Patrick Giraudeau

Ce jeudi, a lieu dans la salle municipale de Montendre, l'élection des 38 membres de la CDCHS qui composeront le bureau communautaire (sont inclus le président et les VP). A l'heure où ces lignes sont écrites, le vote est en cours. On peut d'ores et déjà annoncer que Christophe Boulle a été élu dans ce bureau par plus de 90 voix (contre une cinquantaine à Anita Collier, chef de file de l'opposition montendraise). Montendre retrouve donc des couleurs ! 

Les opérations de vote
En introduction, Christophe Cabri a souhaité que le territoire de la CDCHS soit largement représenté à travers les élus issus des votes, pour une meilleure cohérence. En conséquence, pas de candidature au bureau si la commune a déjà un vice-président... 

Président et Vice-Présidents

mercredi 15 avril 2026

Région Nouvelle-Aquitaine : Aux commandes d’un plan d’actions pour se libérer des énergies fossiles

Face aux enjeux climatiques, au contexte géopolitique actuel qui révèle une dépendance encore extrême aux énergies fossiles et à la flambée des prix du pétrole, la décarbonation peut être considérée comme un véritable « amortisseur de risques » pour la Nouvelle-Aquitaine.

En Nouvelle-Aquitaine, les dépenses énergétiques liées aux énergies fossiles ont atteint 13,5 milliards d’euros en 2025 : 75 % pour le transport routier (majoritairement véhicules particuliers), 10 % pour le résidentiel. La dépendance aux énergies fossiles nous rend vulnérables en termes d’approvisionnement et en termes de prix. Les ménages ruraux et périurbains sont aujourd’hui les plus dépendants au fossile. Ils effectuent les plus longues distances en voiture (ouvriers du rural 132 km/semaine, vs actifs urbains 68 km), et utilisent le plus le fioul pour se chauffer (20 % dans le rural, vs 3 % dans communes urbaines). Les secteurs industriels les plus dépendants en Nouvelle-Aquitaine sont les matériaux de construction, le verre, la chimie, et l’industrie alimentaire et agricole, très présente en milieu rural.

 La Région Nouvelle-Aquitaine est pleinement embarquée dans cet objectif de décarbonation via Néo Terra, sa feuille de route adoptée dès 2019 dédiée aux transitions sociétale, énergétique, écologique et économique.

• Quels moyens met en œuvre la Région Nouvelle-Aquitaine pour sortir de la dépendance au fossile, et tendre vers la souveraineté énergétique du territoire ?

 Décarboner les entreprises : Trois types de soutien 

 Réduire la consommation pour sécuriser la facture

Lancé dès le début de la grande Région, ce dispositif a pour objectif d’aider les sites industriels à sécuriser leur facture en améliorant leur efficacité énergétique ou en substituant leur consommation par des énergies renouvelables.

Plus de 200 entreprises ont été aidées, pour un total de 1,7 TWh/an d’économies d’énergie, l’équivalent de 200 000 logements bénéficiant d’une rénovation énergétique globale. Les entreprises les plus consommatrices sont accompagnées au travers de contrats de partenariat sur 3 à 5 ans. 

Près de 15 partenariats pluriannuels ont été signés : DRT (Vielle-Saint-Girons - Landes) ; Rayonier (Tartas - Landes), Smurfit Kappa Cellulose du pin (Biganos - Gironde) ; Panneaux de Corrèze (Ussel - Corrèze) ; Edilians (Saint-Geours-d'Auribat - Landes) ; Terréal (Roumazières - Charente), Bouyer Leroux (Gironde-sur-Dropt - Gironde).

 Grâce à la délégation du Fonds Chaleur de l’ADEME que la Région a obtenu en 2024 (25 millions d’euros pour 3 ans), un guichet unique est désormais accessible aux entreprises pour les aider à décarboner.

 Par ailleurs, depuis 2024, la Région propose aux entreprises de calculer leur Néo Terra Score (NTS), un outil simple et concret pour mesurer leur niveau de maturité en matière de transitions environnementales, sociales et économiques. Cet autodiagnostic, intégré au processus de demande d’aides régionales, permet d’adapter au mieux l’accompagnement proposé par la Région.

 Des achats longs termes pour sécuriser la facture énergétique : PPA

La Région a été à l’initiative du premier contrat d’achat groupé signé entre 9 entreprises de taille intermédiaire et un producteur d’électricité renouvelable en Nouvelle-Aquitaine, en 2025. Cela leur permet de couvrir 25 % des besoins d’électricité et d’obtenir un prix stable pendant 25 ans. Un deuxième contrat est en cours d’élaboration.

 Les 9 entreprises signataire du PPA :

Anett (Thouars – Deux-Sèvres)

Aqualande (Roquefort - Landes)

Avi-Charente (Aytré – Charente-Maritime)

Bernardaud (Limoges – Haute-Vienne)

Ceva Santé Animale (Libourne – Gironde)

Delmon Group (Terrasson-Lavilledieu – Dordogne)

Epsilon Composite (Gaillan-Médoc – Gironde)

HDF (Bordeaux – Gironde)

Groupe Ridoret (La Rochelle – Charente-Maritime)

Passer à l’électrification quand cela est pertinent

La Région aide aussi les entreprises situées en zones rurales et loin des réseaux de gaz, et utilisant du fioul et du propane, à décarboner. Un travail est actuellement mené avec ENEDIS pour cartographier les entreprises les plus vulnérables, en particulier celles de l’industrie alimentaire et agricole.

Des mesures pour décarboner les bâtiments 

 La Région anime et cofinance avec l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH) et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) un service public de conseil aux ménages pour les encourager à la rénovation énergétique de leur habitat. Cela représente au total une cinquantaine de guichets pour 120 conseillers.

 La rénovation énergétique des logements sociaux est également soutenue : logements communaux au sein de communes rurales (crédits de la Région), et logements des bailleurs sociaux grâce à l’union européenne via le Fonds européen de développement régional (23 millions d’euros pour la période) qui ont permis de soutenir 63 opérations.

Quelques exemples :

Résidence Montjovis à Limoges, soit 255 logements. Opérateur : OPH Limoges Métropole. Montant de l’aide : 867 000 euros.

Bâtiment 4S Résidence Grand Parc à Bordeaux, soit 360 logements. Opérateur : Aquitanis. Montant de l’aide : 1 224 000 euros.

Résidence VLS 200 quartier Les Salines à La Rochelle, soit 296 logements. Opérateur : OPH Agglo La Rochelle. Montant de l’aide : 1 006 400 euros.

La rénovation énergétique des bâtiments tertiaires publics est également soutenue via l’Union européenne et le Fonds européen de développement régional (FEDER) pour un montant total à hauteur de 21,5 millions d’euros. Cela a permis de soutenir 70 opérations (écoles, gymnases, mairies).

 Quelques exemples d’opérations soutenues :

Rénovation de l’école Georges-Sand à Niort : 400 000 euros ; rénovation de la mairie de la commune de Rivières (16) : 104 072 euros.

Focus sur le plan de décarbonation des lycées

Face au changement climatique et au constat de son accélération, la Région Nouvelle-Aquitaine mène de longue date une réflexion et des actions concernant son empreinte carbone dans les lycées dont elle a la compétence en matière de construction, d’entretien et de fonctionnement. L’adaptation du bâti scolaire au changement climatique avec une anticipation d’un réchauffement de + 4 °C en France d’ici 2100 entre dans cette optique.

 Compte-tenu de ces enjeux, quatre axes d’intervention ont été retenus lors la dernière séance plénière du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, en date du 2 avril dernier : La poursuite et le renforcement de la substitution des énergies fossiles pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire ; le développement du photovoltaïque sur les parkings de plus de 1 500 m² et l’étude des toitures sur les bâtiments associés ;     près étude, mise en place d’un plan d’adaptation au réchauffement climatique afin de définir les établissements les plus vulnérables et les solutions envisageables ;la mobilisation de tous les usagers des lycées.

Décarboner les transports

La mobilité est un levier primordial pour atténuer les impacts du réchauffement climatique, puisqu’il s’agit du premier secteur responsable de la consommation d’énergie fossile et des émissions de gaz à effet de serre. La question de la mobilité s’inscrit dans l’ensemble des ambitions de la feuille de route Néo Terra.

Quelles solutions concrètes existent pour rendre la mobilité plus durable ?

La Région et ses partenaires travaillent à leurs déploiements en adaptant les projets aux enjeux et territoires. Parmi ces solutions, des offres de mobilités repensées, de nouvelles infrastructures.

Exemples : Le service express régional métropolitain pour favoriser le report modal en milieu dense ; le verdissement progressif de la flotte de cars ; des lignes de cars express pour desservir le périurbain comme Blaye – Bordeaux ou Niort – La Rochelle ; la création des pôles d’échanges multimodaux (exemple Talence Médoquine) ; la régénération des lignes de fret (exemples Niort-Parthenay ; Laluque-Tartas).

Dans le domaine ferroviaire, le programme Rétrofit bioGNV des rames TER : où en est la Région Nouvelle Aquitaine ?

La Région Nouvelle-Aquitaine s'est lancée dans une stratégie de rétrofit des rames TER X73500. Une stratégie qui combine performance environnementale, maîtrise des coûts et amélioration du confort voyageur.

Ce projet de remotorisation répond aux enjeux de la décarbonation, avec une solution déjà mature dans d’autres mobilités comme le routier. Le rétrofit BioGNV s'accompagne d'une prolongation de la durée de vie des matériels, évitant un investissement insoutenable sur du matériel neuf à court terme. Elle constitue ainsi une solution de transition pragmatique, permettant de réduire les émissions de polluants et particules fines et les coûts d’exploitation, tout en limitant les investissements liés au renouvellement complet du matériel roulant.

Cette démarche est menée en partenariat avec GRDF et Ferrocampus, pôle unique en France situé à Saintes réunissant formation - innovation et expérimentation, autour des enjeux de la décarbonation des matériels roulants. Elle est désormais prête pour la phase de prototypage, marquant un tournant pour la mobilité ferroviaire bas-carbone dans la région.

Encourager la production d'énergie renouvelable 

Gaz renouvelable : accroître l’autonomie

En Nouvelle-Aquitaine, le biogaz représente 7 % de la consommation de gaz. La région compte 150 méthaniseurs en fonctionnement, dont 70 qui injectent du biométhane dans le réseau de gaz naturel. Une très large majorité des unités (75 %) est de type agricole. Au rythme actuel de développement de la méthanisation, près de 20 % de la consommation régionale devraient être atteints en 2030.

La Région accompagne une dizaine de projets par an dans le cadre d’une instruction rigoureuse, avec une attention portée en particulier aux Cultures intermédiaires (CIMSE), et la consommation en eau de ces projets.

 Concernant la chaleur renouvelable (bois-énergie, géothermie, solaire thermique), la Région soutient (via le FEDER 21-27) de nombreux projets de réseaux de chaleur urbains dans les agglomérations et les villes moyennes, pour plus de 30 millions d’euros au total.

Exemples : Réseau de chaleur de Biard à Poitiers : 3 millions d’euros ; réseau de chaleur du Pays de Nay en Pyrénées-Atlantiques : 615 000 euros.

 Elle pilote aussi le développement de la géothermie en finançant une animation régionale pour faire émerger des projets publics et privés, et en confiant à Avenia - seul pôle de compétitivité dédié aux filières industrielles du sous-sol - la structuration d’une filière.

 Pour ce qui concerne l’électricité renouvelable, la Région défend un mix « nucléaire + énergies renouvelables ». Elle cofinance avec l’ADEME, une ingénierie pour apporter un conseil neutre et gratuit aux collectivités sur le photovoltaïque et l’éolien. L’autoconsommation collective, permettant de partager entre acteurs privés ou publics, sur un territoire donné, l’électricité produite (études de faisabilité, investissement) est encouragée.

 La sensibilisation des élus et des citoyens est un enjeu majeur : c’est pourquoi la Région anime un réseau local permettant de former les élus et services des communes et EPCI ; elle soutient l’association CIRENA qui encourage l’implication des citoyens dans les projets d’énergie renouvelable ; elle encourage la participation citoyenne aux projets (participation au capital des sociétés et à la gouvernance), tel que cela s’est fait pour les 3 éoliennes à Andilly-les-Marais (17) portés par Valorem, le fonds d’investissement régional Terra Energies et la société citoyenne d’Aunis Atlantique.

 Les territoires sont également accompagnés via un soutien en ingénierie, pour planifier la transition énergétique et monter des plans d’action : le programme TEPOS a été un grand succès, et va se poursuivre via la sélection prochaine de Territoires Néo Terra.

En matière de photovoltaïque, la Région a souhaité, avec la DREAL, la DRAAF, la Chambre régionale d’agriculture et la SAFER, élaborer un outil d’identification du foncier à privilégier pour le photovoltaïque au sol. Cet outil d’aide à la décision vient d’être finalisé, et est en cours de présentation aux Chambres départementales d’agriculture. Il sera utile pour aider les communes et les EPCI dans leur planification.

Des expérimentations de solutions énergétiques innovantes sont soutenues, telles que l’agrivoltaïsme qui doit être vertueux (apportant protection des cultures et des élevages face aux intempéries, ainsi que des revenus supplémentaires aux agriculteurs), la production innovante de gaz verts (pyrogazéïfication : exemple du projet de Cap Ingélec) ou encore le captage et valorisation du CO2…

Le Comité régional de l’Energie pour planifier le développement des énergies renouvelables :

Le « Parlement de l’Energie » réunit les représentants des collectivités locales, des associations environnementales, des gestionnaires de réseaux, des producteurs. Présidé par le préfet et le président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, il proposera avant fin juillet des objectifs régionaux de production d’énergies renouvelables d’ici 2035 régionalisant ainsi la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée en février dernier. Enfin, lors de la séance plénière du 15 juin prochain, une délibération sera présentée sur cette programmation régionalisée, dans un contexte de sortie des énergies fossiles.

Fort Boyard retenu pour l'édition 2026 du Loto du Patrimoine

Dix-huit projets emblématiques du patrimoine des régions de métropole et collectivités d’outre-mer sont retenus chaque année, selon quatre critères principaux : l'intérêt patrimonial et culturel, l’état de péril, la maturité du projet, son impact sur le territoire et le projet de valorisation

Sylvie Marcilly, présidente du Département de la Charente-Maritime et Ghislaine Guillen, conseillère départementale déléguée au mécénat et aux partenariats ont été reçues mardi 14 avril au Ministère de la Culture pour l'annonce officielle des projets retenus pour l'édition 2026 du Loto du Patrimoine. Fort Boyard en fait partie.

Le Loto du patrimoine : jeu de loterie, organisé par FDJ UNITED (en partenariat avec la Fondation du patrimoine & la Mission Bern et le Ministère de la Culture), permet de récolter des fonds pour financer la restauration de sites sélectionnés. Les bénéfices générés par les ventes de tickets et de grilles de loto sont reversés à la Fondation du patrimoine pour soutenir des projets de restauration.

Projet de restauration "Sauvons le fort Boyard" : Plus qu’un simple fort et véritable joyau du patrimoine, le fort Boyard représente fièrement l’identité charentaise-maritime, qu’il fait rayonner en France, comme à l’international. Imaginé par Louis XIV, impulsé par Napoléon Ier et achevé sous Napoléon III, il a accueilli des légendes du cinéma telles qu'Alain Delon et Lino Ventura, tout en défiant les plus intrépides participants de l’émission culte « Fort Boyard ». Depuis toujours son mystère intrigue, et chaque année, les milliers de croisiéristes qui en font le tour demandent à le visiter. Un rêve qui va devenir réalité en 2028, grâce aux travaux de restauration engagés par le Département de la Charente-Maritime, propriétaire des lieux. Et c'est ainsi que le mystère laissera place à l’émerveillement d’être là, dans ce vaisseau de pierre au milieu de la mer. Malheureusement, aussi robuste qu’il puisse paraître, le fort Boyard subit depuis plusieurs décennies les assauts des vagues et du temps et se trouve menacé. Afin de ne pas le laisser périr, le Département de la Charente-Maritime s’est lancé dans un important projet de sauvegarde de ce monument et s’est associé à la Fondation du patrimoine pour mener une campagne de mécénat.

« En agissant pour la sauvegarde du fort Boyard, c'est un geste historique pour les 100 prochaines années que nous réalisons à la fois pour les Charentais-Maritimes et nos visiteurs si attachés à cet édifice » souligne Sylvie Marcilly, Présidente du Département de la Charente-Maritime.

mardi 14 avril 2026

Maladie de Parkinson : Rendez-vous à Pons samedi 18 avril

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, un événement d’information, de sensibilisation et de partage, ouvert à tous, se tiendra à Pons le 18 avril. Rendez-vous à la salle municipale de Pons à partir de 13 h


Au programme de cette rencontre de 13 h à 18 h (entrée libre)

• Conférence à 13 h 30 « Les troubles du sommeil chez les personnes atteintes de Parkinson » par le dr Marc Antoine Ghorayeb

• Ateliers kit immersif, Gym sur chaise, Brain Ball, tennis de table, simulateur de conduite, jeux de société, stand pâtisseries, boissons

Organisation : Association TREMA et la MSA

Non, Parkinson n'est pas « une petite maladie »

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, France Parkinson dévoile les résultats d’un sondage réalisé avec l’institut Viavoice auprès du grand public. L’étude met en lumière un paradoxe : si les Français pensent bien connaître la maladie, leur perception demeure en réalité largement incomplète, voire erronée. Ses manifestations les plus sévères restent encore peu présentes dans les représentations collectives. 

Alors que plus de 270 000 personnes vivent aujourd’hui avec la maladie en France et que leur nombre devrait tripler d’ici 2050, les idées reçues demeurent tenaces. L’ampleur des incompréhensions continue d’entraver la pleine reconnaissance de cet enjeu sanitaire majeur. Une première enquête menée en 2022 mettait déjà en évidence une méconnaissance marquée de la maladie. Quatre ans plus tard, ce nouveau sondage démontre que sa représentation reste largement biaisée, sous l’effet de stéréotypes persistants, et notamment : 

Une image de la maladie largement cantonnée aux tremblements, son symptôme le plus visible ; ils sont cités parmi les symptômes les plus fréquents par plus de 7 répondants sur 10, alors même qu’un tiers des patients n’en présente pas.

Une méconnaissance des symptômes moteurs les plus courants et les plus invalidants (lenteur des mouvements et rigidité du corps), identifiés par moins de 3 sondés sur 10.

Une confusion persistante avec la maladie d’Alzheimer : 4 répondants sur 10 associent à la maladie de Parkinson des troubles cognitifs tels que la désorientation dans le temps et/ou dans l’espace ou encore les troubles de la mémoire, davantage caractéristiques de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences.

Une pathologie fortement associée au grand âge, en dépit du nombre croissant de jeunes malades : plus de 7 répondants sur 10 n’ont pas conscience que 20% des personnes malades sont touchées avant 65 ans.

Le sentiment qu’il s’agit d’une maladie rare, alors même que sa fréquence est élevée et que sa prévalence ne cesse d’augmenter : 8 Français sur 10 ne savent pas que la maladie de Parkinson touche 1 adulte sur 250 et imaginent qu’elle affecte 10 à 100 fois moins de personnes.

 Cette vision déformée contribue à maintenir Parkinson à l’écart des grandes priorités de santé publique.

 Une cause déjà prise au sérieux dans d’autres pays

Dans certains pays, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, la maladie de Parkinson s’est pourtant imposée comme un sujet de premier plan dans le débat public et scientifique, comparable à la place qu’occupent en France des causes telles que le VIH, la maladie d’Alzheimer ou l’autisme.

Malgré une progression fulgurante qui en fait la maladie neurologique à la croissance la plus rapide au monde, la France accuse un retard préoccupant dans la reconnaissance de cet enjeu, à la hauteur de sa gravité.

Au regard des enseignements de cette enquête, France Parkinson appelle à une compréhension plus juste de la maladie - dont les traitements ne permettent toujours pas, à ce jour, la guérison - et à une évolution du regard porté sur les personnes malades. L’association alerte également sur l’urgence de s’attaquer pleinement à ce défi majeur de santé publique.

UNE CAMPAGNE PUBLICITAIRE POUR REVEILLER LES CONSCIENCES

L’objectif de cette nouvelle campagne est de révéler le véritable visage de la maladie : celui d'une pathologie qui handicape, bouleverse profondément le quotidien des personnes touchées et demeure, à ce jour, incurable. La maladie de Parkinson est grave : elle n’est pas directement mortelle, mais elle impose de vivre et de vieillir avec ses lourdes conséquences. Une personne sur 50 verra sa vie basculer avec la maladie de Parkinson.

Déployée jusqu’à la fin du mois de mai, avec le soutien de l’agence Médias Values pour la recherche d’espaces gracieux, la campagne sera largement diffusée à la télévision, à la radio, dans la presse, sur les supports d’affichage ainsi que sur les réseaux sociaux. Imaginée et conçue gracieusement par l’agence TBWA, elle vise à faire de la maladie de Parkinson un sujet de préoccupation partagé par l’ensemble de la société.

Pour porter ce message, l’association a fait appel à l’écrivaine Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, personnellement touchée par la maladie à travers l’un de ses proches, qui a accepté d’en être la porte-parole en prêtant sa voix à la campagne.