lundi 8 juin 2026

Jonzac/Inauguration du Jardin médiéval de la Sagesse : Un nouveau départ pour les Amis de Jonzac !

C'est grâce à Claude Belot, alors président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge, que les Amis de Jonzac, qui cultivaient depuis des lustres le jardin des douves situé près du chemin de ronde de l'ancien château, ont pu rebondir. Fini la saison I qui s'achève tristement avec la décision du propriétaire du terrain de dénoncer le bail au motif que des arbres de grande taille s'y trouvent (d'où la fameuse affaire du figuier !), vive la saison II avec l'attribution par la collectivité d'une nouvelle parcelle située dans le parc de la CDCHS, rue Taillefer. Durant des mois, les mains vertes de l'association ont recréé un jardin médiéval dans la tradition. Le challenge était que tout soit prêt pour les journées des jardins les 6 et 7 juin. Pari tenu grâce aux efforts soutenus des membres et l'aide de M. Bienvenue et de son équipe (service de l'environnement pour l'enclos). Palissade, création des carrés, choix des plantes, ardoises descriptives, panneau (Michel), signalétique réalisée par Christophe et Rodolphe, film rétrospective dont le montage a été fait par Guy Magnaval, Pascal Renaud chargé de la vidéo, rien ne manquait pour l'inauguration vendredi 6 juin. Bonne aubaine, le soleil était au rendez-vous !

Inauguration du jardin de la Sagesse
Parmi les invités, Claude Belot sans qui ce projet n'aurait pas eu lieu

Présente à l'inauguration, Hélène Lemesle, sous préfète de Jonzac
Devant plus d'une soixantaine invités, les trois co-présidentes ont présenté non seulement le jardin, mais aussi l'endroit qui l'accueille. Celui-ci est bien connu des anciens Jonzacais et Saintongeais puisqu'il s'agit de la Sagesse, école que des générations de jeunes filles ont fréquentée. Ses locaux sont actuellement occupés par la CDCHS. Annie Lavaud a rappelé l'histoire du site. 

Annie Amaudruz, quant à elle, a expliqué la "renaissance" du jardin médiéval des Amis de Jonzac : 

« Un jardin médiéval, ce n'est pas simplement un bel espace planté de sauge et de lavande. Pourquoi ce projet ? Nous sommes nombreux à avoir eu l'occasion de visiter des abbayes, des monastères et des églises qui ont conservé leurs jardins médiévaux. Je pense notamment, dans notre région, aux jardins médiévaux de Tusson près de Rouillac, de Dignac près d'Angoulême, ou encore de Saint-Sulpice près de Royan. Ces jardins ordonnés, où chaque plante a une fonction précise, nous ont interpellés. À cette époque, un jardin n'était pas un lieu de décoration ou de loisirs tel qu'on l'entend aujourd'hui. C'était avant tout un espace utilitaire et symbolique, souvent entretenu par des moines dans les monastères ou par des seigneurs dans leurs domaines. Les plantes y étaient choisies pour leur utilité concrète : des herbes médicinales pour soigner les malades (comme la sauge, la mélisse ou la valériane), des plantes aromatiques pour cuisiner et conserver les aliments, des légumes pour nourrir la communauté, et des plantes tinctoriales pour teindre les tissus.

Comment était-il organisé ? Le jardin médiéval typique, appelé hortus conclusus (le « jardin clos » en latin), était entouré de haies ou de murs pour le protéger. À l'intérieur, les plantes étaient regroupées en carrés de culture bien délimités, séparés par des allées de gravier. Un puit trônait souvent au centre, à la fois pour l'arrosage et pour sa dimension symbolique. Que représentait-il ? Au-delà de l'utilitaire, ce jardin avait une forte dimension spirituelle. Pour les moines, il était une image du paradis terrestre. Un espace d'ordre, de paix et d'harmonie au milieu d'un monde souvent chaotique.

Un jardin médiéval, c'est un livre vivant : chaque plante y raconte quelque chose sur la façon dont on vivait, on se soignait et on concevait le monde au Moyen Âge. L'objectif final de notre association, en créant ce type de jardin, a été de rendre ce savoir toujours vivant et surtout accessible à tous.

Les grandes étapes : La recherche historique  avec la consultation de traités médiévaux (dont le Capitulaire de Villis), étude des enluminures et des plans monastiques, et collaboration avec des botanistes ainsi que des conservatoires de plantes anciennes ; la conception - Une fois les bases historiques posées, il a fallu réfléchir: comment être fidèle à l'histoire tout en créant un espace accessible, sécurisé et utilisable par le public d'aujourd'hui ? Nous avons défini les grandes lignes du jardin : la structure en hortus conclusus, le jardin clos, symbole de paix et d'ordre, souvent associé à la figure de la Vierge et au paradis terrestre ; l'organisation en carrés de culture séparés par des allées de gravier, de sable ou d'herbe, chacun dédié à une famille de plantes : médicinales, aromatiques, potagères, tinctoriales ; un puits central ou une fontaine, élément indissociable du jardin monastique, à la fois fonctionnel et symbolique ; une clôture en plessis : cette technique de clayonnage médiéval, faite de branches tressées, qui délimite l'espace avec élégance et authenticité. Chaque détail a été pesé, discuté, parfois abandonné et repensé.

Les travaux et la plantation : Nous avons souhaité repartir sur les bases de l'ancien jardin en modifiant les dimensions, passant de 70 m2 à 150 m2. Les neuf carrés ont été répartis de façon harmonieuse, avec des bordures extérieures soignées et des allées suffisamment larges. La plantation elle-même a été une étape de haute précision. Certaines plantes médiévales sont rares et difficiles à trouver en dehors de réseaux spécialisés. Nous avons fait appel à des conservatoires botaniques et à des producteurs passionnés qui conservent des variétés oubliées, mais aussi à des plantes glanées lors de sorties botaniques dans les prairies, en lisière de chemins ou dans les bois.

Les démarches administratives et le financement : Une convention a été mise en place avec la Communauté de communes de Haute-Saintonge, avec le soutien financier de la mairie de Jonzac. Je tiens à souligner l'aide précieuse et les conseils de M. Bienvenue, responsable des espaces verts de la Communauté de communes de Haute-Saintonge, ainsi que le travail remarquable de tous les bénévoles et amis sympathisants de notre association, sans qui ce projet n'aurait pas vu le jour. et son équipe ».

Enfin, Romane Paronneau a détaillé les variétés de plantes visibles dans le jardin et leurs vertus médicinales.

Cette sympathique rencontre s'est terminée par le verre de l'amitié. Le vin blanc à base de cépage Chauché, récemment distingué, était offert par Hugues Chapon, viticulteur à Ozillac (chai du Roussoir). Diverses compositions culinaires, inspirées du Moyen âge, étaient proposées (tarte aux herbes, etc). Durant le week-end, le jardin médiéval de la Sagesse était ouvert au public. Plus d'une centaine de visiteurs ont découvert ce nouveau rendez-vous touristique de Jonzac. 

Un breuvage réalisé par Romane aux côtés de Paul Rahé et Christophe Chassin

Après le conseil municipal, le maire Christophe Cabri était présent à l'inauguration.
A ses côtés, Hugues Chapon du Chai du Roussoir
Au centre de la photo, notre ami Eric Depré, membre de l'Académie de Saintonge,
venu d'Aigrefeuille avec son épouse découvrir le jardin médiéval de Jonzac

Un buffet original et délicieux ! 
Le film rétrospective de Guy Magnaval était diffusé dans le pigeonnier

Visite au jardin dimanche après-midi guidée par les deux Annie !

vendredi 5 juin 2026

Jonzac : Gil Pras, notre ami potier nous a quittés

C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Gil Pras à l'âge de 90 ans. Ses obsèques seront célébrées lundi 8 juin à 10 h en l'église de Jonzac


Gil Pras était bien connu à Jonzac où il a été le premier potier à installer un atelier rue Taillefer (à l'emplacement de l'actuel parking de la CDCHS). Avec des amis tunisiens dont Mongi, il a développé cette activité artistique en Haute Saintonge. Ses créations, aux motifs délicats et d'une grande finesse, étaient appréciées et faisaient la joie des collectionneurs. Par la suite, il a ouvert à Nabeul, en Tunisie, une entreprise entièrement dédiée aux fèves des galettes. En juin 2013, il a rejoint à Jonzac les ateliers de la Corderie, projet initié par la Ville, continuant la poterie et nous surprenant agréablement avec des sculptures aux lignes épurées. Fourmillant d'idées conviviales, il était à l'origine de nombreuses animations, dont une soirée "grosse soupe", plat qui faisait le bonheur des familles paysannes rentrant des champs après un dur labeur. 

Gil Pras était une belle personne et un artiste de talent. Nous ne l'oublierons pas.

Gil Pras ne manquait ni d'imagination, ni d'humour. Ici une poterie-arrosoir en céramique
créée par ses soins, avec test en direct à l'atelier !

jeudi 4 juin 2026

Collèges/Retour sur les concours d’expression orale “Dire pour convaincre” et d’écriture “Tape m’en 5 !”

Mardi 2 juin, la Maison de la Charente-Maritime a accueilli deux temps forts, marquant l’engagement du Département en faveur de la jeunesse et de la culture : la remise des prix du concours d’expression orale “Dire pour convaincre” et la finale du concours d’écriture collaborative “Tape m’en 5 !”, suivie de sa propre cérémonie de récompenses

©Dépt.17
Le concours “Dire pour convaincre”, organisé par l’AMOPA 17, a permis à 34 collégiens finalistes de 4e et 3e de défendre un discours argumenté de 3 à 5 minutes sur le thème : “Peut-on s'enrichir de nos différences ?”. Les lauréats ont été récompensés ce jour pour la qualité de leur prise de parole et leur engagement.

Dans le même temps, la finale du concours “Tape m’en 5 !”, coordonnée par le Réseau Canopé a réuni près de 40 collégiens finalistes de 6e et 5e. Par équipe de 3, ils ont rédigé en temps limité une nouvelle intégrant 5 mots imposés, sous le regard de l’autrice de littérature jeunesse et poésie Sophie Grenaud, marraine de cette édition.

©Dépt.17
• Les lauréats 2026 :

Concours “Dire pour convaincre” :

Lauréats, classe 4ème   

1 : Batista Léa, collège les vieilles vignes de Cozes

2 : Chan Nolan, collège les vieilles vignes de Cozes

3 : Rousseau Tom, collège les vieilles vignes de Cozes

Lauréats, classe 3ème

1 : Ianga Fatoumata, collège Pierre Mendès France de La Rochelle

2 : Bonnet Clémence, collège Jean Monnet de Courçon

3 : David Diane, collège Fromentin de La Rochelle

Concours “Tape m’en 5 !” :

1 er prix: Texte intitulé "Je t'aime" : Dany, Iris et Laurène du collège A. Camus à La Rochelle.

2eme prix : Texte intitulé "La fourmi et la fameuse pile" : Paul, Ugo et Augustin du collège La salle St Louis à Pont l'Abbé d'Arnoult

3eme prix : Te texte "Voyage au Fort Boyard" : Alix, Roxane et Jules du collège Beauregard à la Rochelle

©Dépt.17

CARA/Royan : Séminaire de formation des élus

Le président de la Communauté d'Agglomération Royan Atlantique, Patrick Marengo, a réuni l'ensemble des élus communautaires, lundi 1er juin, lors d'un premier séminaire de formation consacré au partage d'une culture commune de l'intercommunalité


Cette première réunion avait pour objectif de donner aux nouveaux élus une vision claire et partagée du fonctionnement de l'intercommunalité, de son histoire et de ses compétences tout en complétant l'information des élus sortants sur l'ensemble des dossiers en cours. Ce sont plus de cinquante élus ont répondu présent à cette initiative, ce qui prouve la nécessité et l'utilité d'un tel dispositif. « L'efficacité collective repose en premier lieu sur un bon niveau de formation des élus et par la connaissance partagée des dossiers majeurs » rappelle Patrick Marengo, Président de la CARA.

Pour compléter ce dispositif, une réunion d'information des DGS et des secrétaires de mairie des 33 communes sera organisée en septembre. Au-delà de l'accompagnement des nouveaux élus communautaires dans l'exercice de leur mandat, ce séminaire symbolise la volonté de disposer rapidement d'une assemblée pleinement opérationnelle, soudée et mobilisée sur le terrain.

Cette démarche vise également à renforcer la cohésion entre les élus et à favoriser une meilleure proximité avec les habitants. En permettant aux élus communautaires de mieux se connaître, de partager une culture commune et de construire une méthode de travail collective, ce séminaire contribue à rendre l'action communautaire plus lisible, plus humaine et plus proche des réalités du territoire.

Cette organisation traduit également un engagement de campagne et une méthode de travail impulsés par la nouvelle présidence de la CARA.

mercredi 3 juin 2026

Don d'organes : le groupe hospitalier Saintes-Saint Jean d'Angely organise un ciné-débat

À l'occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, le Groupe Hospitalier Saintes - Saint-Jean d'Angély propose au grand public un ciné-débat autour du film Réparer les vivants, vendredi 26 juin à 20 h au Gallia Théâtre de Saintes

Organisée par l'équipe de la coordination hospitalière des prélèvements multi-organes et de tissus, cette soirée a pour objectif de sensibiliser le public à la question du don d'organes et de favoriser les échanges autour de ce sujet essentiel de santé publique.

Réalisé par Katell Quillévéré et adapté du roman de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants retrace le parcours d'un don d'organes et met en lumière les dimensions humaines, médicales et éthiques qui entourent ce geste de solidarité.

À l'issue de la projection, les spectateurs seront invités à participer à un temps d'échange avec les professionnels de la coordination hospitalière des prélèvements multi-organes et de tissus du Groupe Hospitalier Saintes - Saint-Jean d'Angély. Cette rencontre permettra de répondre aux questions du public, de mieux comprendre les modalités du don d'organes en France et d'échanger sur les enjeux liés à la greffe.

Cette initiative s'inscrit dans l'engagement du Groupe Hospitalier en faveur de l'information et de la sensibilisation de la population. Elle intervient également dans un contexte particulier pour la ville de Saintes, engagée dans la promotion du don d'organes en tant que ville ambassadrice.

INFORMATIONS PRATIQUES

Gallia Théâtre Cinéma - Saintes vendredi 26 juin à 20 h, accueil du public à partir de 19 h

TARIFS : 6 € sur réservation, 8 € sur place. Réservation conseillée - nombre de places limité.

• À PROPOS DU DON D'ORGANES

En France, chacun est considéré comme donneur potentiel après son décès, sauf s'il a exprimé de son vivant son opposition au don d'organes. Informer ses proches de sa position demeure néanmoins essentiel afin de faciliter le dialogue avec les équipes médicales le moment venu.

Chaque année, des milliers de patients sont en attente d'une greffe. Le don d'organes permet de sauver ou d'améliorer durablement de nombreuses vies.