jeudi 26 mars 2026

Jonzac/Sous-Préfecture : Bienvenue dans la nationalité française !

Jeudi, dans les salons de la sous-préfecture, Hélène Lemesle, sous-préfète de Jonzac, a présidé la cérémonie d'accueil dans la nationalité française de huit nouveaux citoyens habitant le territoire. Ils étaient accompagnés par les maires de leurs communes de résidence. Un sympathique moment en présence de Marie-Christine Bureau, Yves Poujade, Jacky Botton, conseillers départementaux, des familles et amis des nouveaux citoyens français 

La signature des documents officiels
Arnault Van der Donck, alias Nol, est bien connu dans la région. Il préside l'association Humour
et Vigne et ses qualités d'artiste sont unanimement reconnues
(il est aux côtés de sa belle-fille et de ses petits-enfants)

Les huit nouveaux citoyens : Il s'agit de Salma Alioui, originaire du Maroc, résidente de Bussac-Forêt, Caridad Carbonell Vinent, originaire de Cuba, résidente de Saint-Quantin-de-Rançannes, Daniel Guerre Argiles, originaire de l'Equateur, résident de La Clotte, Muhammed Hasnain Ahsan, originaire du Pakistan, résident d'Archiac, Siaka Kone, originaire de Côte d'Ivoire, résident de Saint-Georges-des-Agoûts, Jane McCarty, originaire des Etats-Unis, résidente de Saint-Thomas-de-Conac, Bronislava Trajtelova, originaire de Slovaquie, résidente de Consac et Arnault Van der Donck, alias Nol, originaire des Pays-Bas, résidant à Tugeras-Saint-Maurice.

Avant le remise des documents officiels, Hélène Lemesle a rappelé les valeurs que représentent la nationalité française : « Ce moment républicain, à la fois solennel et chaleureux, marque une étape importante dans vos parcours de vie, et dans la vie de notre Nation. Aujourd'hui, la France vous ouvre pleinement ses portes. Mais au-delà d'un acte administratif, devenir français est un engagement réciproque. C'est l'aboutissement d'un chemin souvent exigeant, fait de démarches, d'efforts, d'apprentissage de notre langue et de compréhension de nos valeurs. C'est aussi, et surtout, un choix : celui d'adhérer librement aux principes de la République. Vous êtes huit aujourd'hui, huit parcours, huit histoires singulières, venues d'horizons différents. Et pourtant, vous êtes désormais réunis par un même lien : celui de la citoyenneté française. Cette diversité est une richesse. Elle incarne la vitalité de notre pays, sa capacité à accueillir, à rassembler, à faire vivre un projet commun. Être français, ce n'est pas renoncer à ses origines. C'est ajouter une appartenance, partager une langue, une histoire, et surtout des valeurs fondamentales : la liberté, l'égalité, la fraternité. Ces valeurs ne sont pas de simples mots gravés sur le fronton de nos institutions. Elles sont le socle de notre vivre-ensemble, les principes qui guident nos droits et nos devoirs. La liberté, c'est celle de penser, de croire, de s'exprimer. L'égalité, c'est celle qui garantit à chacun les mêmes droits et les mêmes chances. La fraternité, enfin, c'est ce lien invisible qui nous unit et nous oblige à la solidarité. En devenant français, vous accédez à des droits essentiels : voter, vous engager dans la vie démocratique, participer pleinement à la vie de la cité. Mais ces droits s'accompagnent de devoirs : respecter les lois de la République, contribuer à la cohésion sociale et faire vivre au quotidien ces valeurs qui nous rassemblent. Chers nouveaux Français, votre parcours est une richesse pour notre pays. Par votre travail, votre engagement, vos talents, vous contribuez déjà à la vie de la Nation. À compter d'aujourd'hui, vous en êtes pleinement membres, avec tout ce que cela implique de droits, mais aussi de responsabilités ».

Salma Alioui, originaire du Maroc, aux côtés
du maire de Bussac-Forêt, Lise Mattiazzo
Arnault Arnault Van der Donck, alias Nol, originaire des Pays-Bas,
aux côtés du maire de Tugeras-Saint-Maurice, Pierre Amat
Bronislava Trajtelova, originaire de Slovaquie,
aux côtés du maire de Consac Marie-Hélène Vallier

Jane McCarty, originaire des Etats-Unis, aux côtés du maire
de Saint-Thomas de Conac, Hugues Sciard 
 Siaka Kone, originaire de Côte d'Ivoire, aux côtés du maire
de Saint-Georges-des-Agoûts, Bernard Maurin
Muhammed Hasnain Ahsan, originaire du Pakistan, aux côtés
du maire d'Archiac, Véronique Barbot
Daniel Guerre Argiles, originaire de l'Equateur, aux côtés d'Hélène Lemesle
Caridad Carbonell Vinent, originaire de Cuba, aux côtés
du maire de Saint-Quantin-de-Rançannes Jean Pierre Bouchet

Cette rencontre s'est terminée par la photo de famille et le verre de l'amitié

Montendre/Patrick Giraudeau, réélu maire : « Les projets sont nombreux, mais ils devront toujours s'inscrire dans le cadre de notre budget »

Samedi matin, avait lieu l'installation du nouveau conseil municipal de Montendre. Rappelons que la liste du maire sortant, Patrick Giraudeau, l'a emporté sur celle conduite par Anita Collier, désormais chef de file de l'opposition. 

Le conseil municipal 2026

Michel Lathière : « Il suffit juste d'avoir du bon sens paysan et cette foi du charbonnier qui donne envie d'avancer »

Selon la coutume, le doyen d'âge, Michel Lathière, a prononcé « quelques mots avant l'installation du maire ». Il en a profité pour donner des conseils personnels à l'opposition, au nombre de quatre élus : « Les électeurs et les électrices de la belle endormie ne se sont pas laissé bercer d'illusions qui ont traîné sur la voie d'une aventure aux lendemains qui déchantent. Ainsi, avec 59,42% de suffrages exprimés, la liste Montendre Naturellement l'a largement emporté avec 19 sièges sur 23. Sans occulter un taux d'abstention très important, plus de 41, 24 % et inquiétant pour la vie démocratique, ces résultats marquent à mes yeux la reconnaissance de l'importance et de la qualité du travail fourni depuis des années, nous confortant dans notre vision de l'avenir. 

La campagne électorale est désormais terminée et j'en tire un certain nombre d'enseignements. Paraphrasant Antoine de Saint-Exupéry, le secret de la réussite d'une campagne électorale ne serait-il pas dans cette réflexion ? "On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux". Le cœur, l'intelligence du cœur et cet état de conscience qui se caractérise par la compassion, l'amour de l'autre et la reconnaissance que tout est lié. Ici, l'ego s'efface pour accueillir la réalité dans sa globalité selon une approche non violente. Pour cela, il suffit juste d'avoir du bon sens paysan et cette foi du charbonnier qui donne envie d'avancer. Ici comme ailleurs, les gens ont un passé, une histoire. Les connaître est indispensable pour comprendre ce qui a forgé leur caractère et leurs valeurs. Les connaître, c'est savoir que la vérité alternative, la victimisation et autres manipulations n'en font pas partie. Ils ne se jettent pas dans les bras du premier venu. Comme l'a écrit Victor Hugo « Blâmer tout, c'est ne comprendre rien ». Mesdames et Messieurs les élus de la liste Agir à Montendre ensemble, vous allez être confrontés aux dures lois de la gestion municipale. Ici, pas d'IA ! Face à la réalité, après la politique de façade de votre campagne, en fonction de vos opinions et de cette transparence qui vous est chère, vous allez devoir faire des choix politiques car, que vous le vouliez ou non, tout action a une portée politique au sens noble du terme. Vous allez également devoir apprendre à appréhender les codes de l'action municipale. Vous allez passer du virtuel, si facile, si beau est surtout pas cher, au réel, beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît. Vous êtes conscients de ce qui peut être mis en œuvre pour la mandature à venir. Nous avons un programme que nous appliquerons avec force et rigueur pour la satisfaction du plus grand nombre ».


Election du maire : 

Patrick Giraudeau est élu maire par 23 voix contre 3 voix à Anita Collier (assesseurs Alexandra Miranda da Silva et Antoine Métayer). Isabel Fabien-Bourdelaud et Ludovic Poujade sont respectivement élus maires délégués des communes associées Chardes et Vallet. 

Ludovic Poujade et Isabel Fabien Bourdelaud, élus maires délégués de Chardes et Vallet

Les remerciements de Patrick Giraudeau : 

« Je mesure pleinement l'honneur qui m'est fait et aussi la responsabilité qui m'incombe. Etre maire, c'est avant tout être dans l'écoute, le respect et le dialogue. Je remercie les membres du conseil municipal pour la confiance qu'ils m'ont accordée, je salue également votre engagement et celui de nos agents. Nous entamons ensemble un nouveau mandat qui sera placé sous le signe du travail, de l'action, du respect des autres et des règles qui s'imposent à tout élu municipal. Les projets sont nombreux, mais ils devront toujours s'inscrire dans le cadre de notre budget. Nous avons à faire face à une baisse continue des dotations ainsi qu'une diminution importante des aides liées aux contrats aidés. Pourtant, les besoins restent les mêmes, voire s'intensifient. Je suis convaincu que grâce à notre détermination, nous saurons relever ce défi. Je m'engage à rester un maire disponible, attentif aux attentes des citoyens, investi et au service de l'intérêt général ». 

• Elections des adjoints 

1ère adjointe Elisabeth Dietz, 2ème adjoint Michel Lathière, 3ème adjointe Céline Braud, 4ème adjoint Christophe Boulle, 5ème adjointe Daphné Lequien-Jounet, 6ème adjoint Emeric Moumni. 

Les opérations de vote
Suivirent la lecture de la charte de l'élu local et la présentation des indemnités versées au maire et adjoints (dont le montant n'a pas été précisé). La séance s'est achevée sous le soleil par la traditionnelle photo de groupe sur le perron de la mairie. 

Jonzac/Expositions : Photos surréalistes, pastels et poésie au Cloître des Carmes

Exposition Centre Culturel des Carmes

La première exposition de la saison 2026 au Centre Culturel des Carmes a pris place. Deux artistes y présentent leurs créations : 

• Jacques Lair avec des clichés surréalistes dans l’esprit René Magritte accompagnées de textes poétiques. Les images totalement inventées sont réalisées à partir de photographies et ne font pas appel à l’intelligence artificielle. Ce sont des assemblages mis en forme par l’artiste à l’aide de logiciels spécifiques. Jacques Lair a reçu en 2024, le Prix de la photographie surréaliste de l’année au festival international de Fréjus.


• Aux côtés du photographe, la peintre Dominique Bèche expose des pastels poétiques, eux aussi, entre rêve et réalité : « C’est à travers le pastel que j’exprime mes émotions et que je parviens à partager mes rêves et mes pensées ». Dominique Beche a reçu le premier prix du Festival Off de Saintes 2025.

Venez nombreux à leur rencontre dans ce lieu superbe qu'est l'ancien couvent des carmes !

Exposition présentée jusqu'au 6 avril du mardi au dimanche de 14 h 30 à 18 h 30. Ouvert également le lundi de Pâques.

mercredi 25 mars 2026

Infos : Qui sera le successeur de Claude Belot à la CDCHS ? Saintes : Ludovic Norigeon s'interroge sur l'abstention ; Mirambeau : Un nouveau conseil municipal ; Réactions de Jean-François Mougard et Anita Collier

• CDC de Haute-Saintonge : Le fauteuil convoité et capitonné de Claude Belot...

A ce jour, trois candidats ont déclaré leur candidature à la succession de Claude Belot : Raphaël Gérard, maire de Lonzac, Christophe Cabri, maire de Jonzac, et Jean-François Mougard, chef de file de l'opposition jonzacaise. Tout va se jouer le 7 avril au centre des congrès, jour de l'élection du nouveau président et de ses co-présidents. Ils étaient au nombre de 10. Combien seront-ils dans le nouveau bureau ? Quant à leurs indemnités, elles se situeraient aux environs de 3000 euros pour le président et de 1000 euros pour les vice-présidents.

• Saintes/Municipales/Ludovic Norigeon : « Il y a des combats dont nous ne ressortons jamais perdant, celui-ci en est un »

Candidat de gauche opposé à Bruno Drapron (Horizons), Ludovic Norigeon s'est incliné devant le maire sortant dimanche 22 mars. Il sera donc le nouveau chef de l'opposition au conseil municipal de Saintes. « Je remercie les 4 368 électeurs qui nous ont accordé leur confiance dimanche ainsi que l’ensemble de mon équipe et des sympathisants pour cette très belle campagne, remarquable d’engagement et de sincérité. J’adresse mes félicitations à Bruno Drapron pour son élection. Cette salutation ne masque cependant pas un regret : l’absence de pensée envers nos électeurs et les abstentionnistes lors de sa prise de parole à l’annonce des résultats dimanche soir. J’ai également une pensée pour les trois autres candidats : Rémy Catrou, Laurent Daviet et Jean-Philippe Machon. Une campagne électorale est toujours synonyme de sacrifices, d’engagement et de dévotion. Fervent défenseur de la démocratie, je m’adresse aussi au 45% d’électeurs qui n’ont pas voté. Je mesure le travail à réaliser pour vous redonner foi en l’action publique et l’envie de vous exprimer. Il y a des combats dont nous ne ressortons jamais perdant, celui-ci en est un. Des graines d’espoir ont été semées, puissent-elles germer à présent » déclare-t-il dans ses remerciements.

• A la CDA de Saintes : L'entente cordiale va-t-elle se poursuivre ?

Jusqu'à présent, les élus de gauche et de droite, présidés par Bruno Drapron, s'entendaient plutôt bien au sein de cette collectivité. Le climat risque de se tendre en raison des Municipales où certains maires ont défendu avec ardeur Ludovic Norigeon contre Bruno Drapron. A suivre... 

• Saintes/Municipales/Jean-Philippe Machon : « Le silence de l'abstention nous oblige, autant que les votes exprimés »

Remerciements de PJ. Machon : « Dimanche soir, une majorité d'entre vous a fait le choix de reconduire l'équipe municipale sortante. Dont acte. Mais ce résultat ne peut pas être lu sans un autre chiffre : 45% des électeurs ne se sont pas déplacé. Cette abstention massive dit quelque chose. Elle dit une lassitude, un doute, peut-être un sentiment que rien ne peut changer. Ce silence, nous l'entendons. Et il nous oblige autant que les votes exprimés. À celles et ceux qui nous ont fait confiance, je veux dire merci. Votre soutien, vos messages, vos échanges sur le terrain ont compté à chaque instant. Merci aussi à toute l'équipe J'aime Saintes, engagée avec énergie, loyauté et conviction du premier au dernier jour de cette campagne. Ensemble, nous avons porté une ambition claire pour Saintes: un programme d'actions concret pour le quotidien, une gouvernance ouverte et respectueuse des citoyens, une vision exigeante pour l'avenir de notre ville. Nous avons proposé le changement. Nous n'avons pas réussi à convaincre qu'il était non seulement possible, mais nécessaire. Cet élan n'a pas suffi. Mais nous sommes fiers d'avoir mené une campagne digne et honnête, à un moment où le débat démocratique n'a pas toujours été respecté. Je reste pleinement engagé pour Saintes avec l'ensemble de l'équipe J'aime Saintes. Les valeurs de respect et d'humanité que nous avons portées ne s'arrêtent pas avec cette élection. Les attentes que vous nous avez confiées, les convictions que nous défendons continueront de guider mon action pour cette ville que j'aime profondément ». 

• Écologistes/Marine Tondelier : « Il y a une compétition entre les tontons flingueurs de la gauche pour être les rois du cimetière »

Communiqué : « Les élections municipales en Poitou-Charentes ont confirmé notre présence dans de nombreuses communes, en milieu urbain comme rural. Si nous perdons Poitiers, cette défaite ne doit pas masquer notre ancrage réel dans la région : notre présence dans des dizaines de communes, grandes et petites, montre que les questions écologiques et sociales restent une préoccupation centrale pour les citoyens. Pour les présidentielles, nous défendons une idée simple : si la gauche et les écologistes veulent peser, ils doivent avancer ensemble. Nous appelons donc à une primaire ouverte, que nous voyons comme le meilleur moyen de faire émerger une candidature porteuse d’espoir et capable de rassembler. Comme l’a déclaré Marine Tondelier : « Il y a une compétition entre les tontons flingueurs de la gauche pour être les rois du cimetière. C'est déplorable. Construisons autre chose qui suscite de l'enthousiasme, qui soit désirable et gagnant. Tout le monde a bien compris que, sans primaire, c'est fichu... C'est pour cela que je vais mettre toute mon énergie pour qu'elle ait lieu. Notre objectif est d’aider à faire le lien entre les forces écologistes, sociales et démocratiques. L’enjeu n’est pas seulement de tenir un discours commun, mais de construire quelque chose qui parle vraiment aux gens et qui donne envie d’y croire ».

• Mirambeau : un nouveau conseil municipal avec l'élection de la liste d'Emmanuel Loriaud

Dimanche, le taux de participation au second tour des élections municipales a été de 67.19% (733 votants sur 1.091 inscrits). La liste conduite par Emmanuel Loriaud "Tout simplement" est arrivée en tête avec un score de 40.98%. Elle obtient 14 sièges au conseil municipal.


• Emmanuel Loriaud, Nathalie Mary-Anne Funck, Frédéric Devedeix, Mélanie Rainteau, Bernard Savin, Béatrice Boutet, Cyril Rolland, Sophie Lise Godet, Dimitri Héraud, Nelly Fabregas-Geneau, Xavier Ribot, Nathalie Cassou, Didier Nicolau, Myriam Biro.

La liste de Gérard Leclerc "Mirambeau d'abord", maire sortant, obtient 3 sièges

• Gérard Leclerc, Sylvie Morgan, Sébastien Graufel 

La liste de William Robert "Mirambeau avenir" réunit deux sièges

• William Robert, Annie Annaheim

• Jonzac/Jean-François Mougard s'interroge sur la réunion de Christophe Cabri

En effet, dans un communiqué, il s'interroge sur la réunion qu'organiseront le 26 mars, aux Archives de Jonzac, Christophe Cabri et Sylvie Marcilly : « A l'heure où les ciseaux devraient couper les dépenses inutiles, Monsieur Cabri, en sa qualité de conseiller départemental, a le plaisir d'inviter les maires à un moment de convivialité, jeudi 26 mars à 18h30, à l'espace culturel Jean Glénisson, en présence de Sylvie Marcilly, présidente du département de la Charente-Maritime. Cette invitation intervient le 26 mars : pourquoi ? ». Et d'ajouter : « J'ai signé la charte de l'élu local vendredi dernier lors de l'installation du nouveau conseil municipal, dont les articles 2 et 4 sont ainsi rédigés : "Dans l'exercice de son mandat, l'élu local poursuit le seul intérêt général, à l'exclusion de tout intérêt qui lui soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt particulier" et "L'élu local s'engage à ne pas utiliser les ressources et les moyens mis à sa disposition pour l'exercice de son mandat ou de ses fonctions à d'autres fins" ». 

Bref, Jean-François Mougard et Christophe Cabri n'ont pas encore fumé le calumet de la paix d'autant qu'ils sont tous deux candidats à la présidence de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge...

• Montendre : Anita Collier avait raison !

Lors de l'installation du conseil municipal samedi dernier, Anita Collier, chef de file de l'opposition à Patrick Giraudeau, avait la procuration de l'un de ses collègues, absent pour raisons professionnelles. Cette procuration n'a pas été prise en compte lors du vote car jugée « non recevable ». Trouvant cela anormal, Anita Collier a réagi. Finalement, « cette procuration était bien recevable » ont répondu par la suite les services de la mairie : « nous avons contacté la préfecture pour les informer de ce fait et connaître la marche à suivre ».

Réponse d'Anita Collier : « Je souhaite que la procuration soit actée. Nous y reviendrons afin de savoir comment procéder par rapport à la tenue de ce conseil et les moyens de régularisation ». A suivre.

CDCHS/Raphaël Gérard, candidat à la succession Belot : « « Voulons-nous continuer à nous laisser mener par un attelage de barons locaux ou préférons-nous prendre notre destin en main ? »

Raphaël Gérard, maire de Lonzac, ancien député de la 4ème circonscription, dessine les nouveaux contours de la gouvernance de la Communauté de Communes, telle qu'il la conçoit. Claude Belot a dirigé cette collectivité pendant plus de 30 ans, y créant des habitudes et un fonctionnement dont il connaissait bien les mécanismes pour les avoir rodés au fil du temps. Ses plus proches co-présidents, Jean-Michel Rapiteau et Jacky Quesson entre autres, ne seront pas présents en 2026. L'un s'est incliné aux dernières élections municipales à Orignolles et le maire de Saint-Genis s'est retiré de la scène publique. Le temps a passé et une page se tourne. 

Aujourd'hui, les prétendants à la succession Belot ont face à eux les élus et délégués des 129 communes qui composent la CDCHS. Pour l'instant, trois se sont déclarés : Raphaël Gérard, Jean-François Mougard et Christophe Cabri. Ils détaillent leurs arguments, leur façon de concevoir l'avenir, de diriger cette structure de 350 salariés. L'équivalent d'une grosse entreprise.

Premier à être entré en lice, Raphaël Gérard a choisi de ne pas avoir la langue de bois et de présenter un modus vivendi qui permettra à chacune des communes, de la plus petite à la plus grande, d'avoir son droit d'expression. Dans la lettre ouverte qu'il vient d'adresser aux élus, il expose les motivations qui sous-tendent sa candidature :

Archives CDCHS : aux côtés du président Belot, Bernard Lalande, alors vice-président
 et Carine Wilfart, directrice générale des services (©NB)
• Préparer la succession de Claude Belot : « l'idée d'une candidature unique »

« À l’occasion des élections municipales, nous nous sommes réunis à plusieurs élus de divers secteurs de la CDC pour réfléchir à l’avenir et à la nécessaire réforme de la gouvernance de cette collectivité dont la vitalité est essentielle pour nos 129 communes. De nos échanges, a émergé l’idée de nous rassembler autour d’une candidature unique pour éviter un scénario établi comme acquis auquel il faudrait nous résoudre.

Une page majeure de l’histoire et du développement de notre territoire est sur le point d’être tournée. En se retirant, le Président Claude Belot nous lègue un héritage solide, qu’il nous appartiendra de faire fructifier et rayonner. Mais le temps des parcours solitaires, aussi visionnaires fussent-ils, est révolu. Les hommes de la trempe du Président Belot incarnaient une autre époque, une autre approche de la politique, une autre manière d’exercer le pouvoir. Ces figures, aussi marquantes soient-elles, appartiennent désormais au passé.

Un nouveau chapitre s’ouvre devant nous. Ce chapitre, aussi déterminant soit-il, n’est encore qu’une ébauche. Une ébauche imparfaite, dont je ne saurais me satisfaire. Dans quelques jours, il faudra faire un choix, un choix qui engagera l’avenir de nos 129 communes. Aurons-nous enfin le courage de dire que le mode de décision et la gouvernance actuelle ne nous conviennent plus ? Saurons-nous lutter contre l’inertie qui, par faiblesse ou par intérêt, nous conduirait à rester passifs, à accepter de proroger un système qui ne tenait que par un seul homme et quelques fidèles ? ».

• « Rien ne nous oblige à reconduire un système et un fonctionnement qui n’ont plus lieu d’être »

« Ce que je propose, avec les maires qui m’entourent, c’est de redonner la parole à chacun des anciens cantons de notre Communauté de communes, et non plus seulement aux villes-centres. Cela passe par des instances qui fonctionnent réellement. Nous aurons besoin de vice-présidents solides, engagés et travailleurs, animés par l’intérêt général, cette valeur cardinale de l’action publique qui m’anime depuis toujours. Nous devrons revitaliser les commissions, en faire des lieux de débats, de propositions et de veille active sur leurs domaines de compétence.

Rien ne nous oblige à reconduire un système et un fonctionnement qui n’ont plus lieu d’être. Il ne faut pas se laisser emporter par des promesses de fonctions ou des arrangements entre amis. L’enjeu est trop important pour céder aux vieilles pratiques et aux vieilles passions.

Chacun de nous portera une responsabilité majeure au moment de glisser son bulletin dans l’urne : voulons-nous continuer à faire comme si Claude Belot était encore là, sans son engagement, ni son intelligence ? Ou souhaitons-nous faire entrer notre collectivité dans une ère de gouvernance moderne, agile et partagée ?

Contrairement à une idée reçue, aucun texte ne stipule qu’un EPCI à fiscalité propre doive revenir de droit à la ville centre, ni que les édiles des plus grandes communes doivent systématiquement en être les pilotes. Sur 158 délégués communautaires, une large majorité (environ 75 %) sont issus des petites communes, comme celle de Lonzac. Il n’y a donc aucune fatalité à reproduire les modes de fonctionnement du passé ».

• « Aujourd’hui, notre Département ressemble à l’Italie : très riche au Nord, très pauvre au Sud »

« Je ne remets pas en cause les choix assumés et posés en règle par le Président Belot. Oui, il nous faut une ville centre forte, pour assurer un équilibre à l’échelon départemental et faire contrepoids au suréquipement du nord de la Charente-Maritime. Oui, il faut soutenir et développer des bassins d’activité économique autour des villes centres. Mais ces efforts doivent profiter et rayonner sur l’ensemble du territoire, et non se limiter aux seules villes centres.

Aujourd’hui, notre département ressemble à l’Italie : très riche au nord, très pauvre au sud. Notre Département ainsi que notre Communauté de communes reproduisent ce même déséquilibre. Un rééquilibrage n’est pas seulement indispensable, il est urgent. Les territoires de confins, situés aux limites de notre Communauté, méritent toute notre attention. L’un des rôles régaliens des EPCI est précisément la mise en commun de pratiques, de conseils, de soutien et d’accompagnement des communes, souvent démunies faute de moyens propres.

Nous savons tous combien il est difficile de fonctionner avec un secrétariat de mairie à temps partiel, submergé par les formalités et les missions. La notion de « Communauté » prend alors tout son sens : travailler ensemble à l’intérêt général. Il n’y a donc pas de place pour les ambitions personnelles ou l’accumulation des mandats ou des fonctions. Nous devons nous concentrer sur nos communes et sur leur capacité à œuvrer ensemble pour le bien commun. C’est l’essence même des CDC et des CDA ».

• « Voulons-nous continuer à nous laisser mener par un attelage de barons locaux ou préférons-nous prendre notre destin en main ? » 

« Sans prétendre faire une révolution, une question cruciale se pose à nous : voulons-nous continuer à nous laisser mener par un attelage de barons locaux, ou préférons-nous prendre notre destin en main ? Face à l’alliance des « trois grands », je me présente, avec les maires qui me font confiance, comme le candidat du « tiers état », celui de toutes nos communes isolées, de tous les élus désabusés par l’absence de considération pour leurs idées et leur envie de servir l’intérêt général ».

« Le pire qui puisse arriver à notre belle Communauté serait de devenir le supplétif ou le vassal du Département » 

« Par ailleurs, à l’instar de Claude Belot, je tiens à maintenir une certaine distance avec le Conseil départemental. Peut-on sérieusement être Vice-Président du Département et Président de la Haute-Saintonge ? Il n’existe aucun lien fonctionnel entre une CDC et un département, mais il existe des pratiques dont nous devons nous départir. Qui a eu la force de s’indigner de la mise en place de cette « Taxe Fort Boyard », justifiée par d’improbables retombées économiques ? Qui peut sérieusement croire que des communes comme La Barde, La Clotte, Celles ou Saint-Thomas en bénéficieront ? Un refus collectif, porté par la CDCHS, aurait dû s’imposer. Mais la présence écrasante de ces mêmes conseillers au sein de notre exécutif nous a condamnés au silence. Le système est bien tenu, mais ceux qui l’ont mis en place ne sont plus aux commandes. Le pire qui puisse arriver à notre belle Communauté serait de devenir le supplétif ou le vassal du Département.

Je reste convaincu que l’échelon départemental est de moins en moins pertinent. L’avenir appartient à des Régions fortes et puissantes à l’échelle européenne, et à des EPCI bien structurés et structurants à l’échelle locale ».

« Transition concertée et équilibrée ou dilettantisme ? »

« La solution est entre nos mains. Choisissons notre destin, car le choix que nous ferons nous engagera bien au-delà de cette mandature. L’avenir de notre collectivité dépendra de cette alternative : intelligence collective ou ambition personnelle ? Transition concertée et équilibrée ou dilettantisme ?

Pour être totalement transparent avec chacune et chacun d’entre vous, je sais que certains, à commencer par le Président Belot, s’interrogent sur ma supposée inexpérience à la tête d’une collectivité. Certes, je n’ai pas exercé cette fonction. Mais pendant sept ans, en tant que député, j’ai accompagné et facilité de nombreux projets municipaux dans l’ensemble de la 4e circonscription, dans tous les domaines. J’ai également été fonctionnaire territorial et je connais la culture et les arcanes des collectivités. J’ai ensuite dirigé des établissements ou services au sein de grandes entreprises internationales. Le management des forces vives, la coordination d’équipes importantes et multiculturelles, la gestion de projets complexes et de budgets conséquents, dans une recherche permanente de qualité et d’efficacité, sont autant d’atouts indéniables pour piloter une institution comme la nôtre. Notre Communauté doit rester un territoire de projets et d’ambition collective ».

• La candidature de Raphaël Gérard est accompagnée par Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux, Christian Dugué, maire de Pérignac, Jean-Marc Thomas, maire de St-Simon de Bordes et soutenue par des élus sur toute la CDC.