lundi 26 octobre 2026

Jonzac : Une pétition pour dire non au projet de déremboursement des cures thermales

Le jonzacais Thomas Antoncznyk, propriétaire de locations thermales, tire la sonnette d'alarme et s'associe à la pétition lancée par Marie Costa, présidente de la Fédération Thermale Occitanie quant au déremboursement des cures thermales. Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 est actuellement examiné par les députés et un premier vote est prévu le 27 octobre. Face à la perspective de transfert de 200 millions d'euros de l'Assurance Maladie vers les mutuelles santé, la mobilisation s'organise. Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées et président du groupe d'études sur le thermalisme à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Boyer, sénateur du Puy de Dôme, et Julien Dubois, maire de Dax et président de l'Association nationale des maires des communes thermales, ont demandé au Gouvernement de maintenir les conditions actuelles de remboursement jusqu'aux conclusions de la Haute Autorité de santé (HAS). 

« Le thermalisme est essentiel à la santé des patients, à l'emploi et à la vitalité de nos territoires. En tant qu'établissement thermal, nous soutenons cette mobilisation pour préserver l'accès aux soins et l'avenir de nos stations thermales. Chaque soutien compte » souligne la station thermale de Jonzac sur son site.

A suivre...


Thomas Antoncznyk :
« Chaque signature compte. Le gouvernement envisage de transférer 200 millions d’euros de dépenses liées aux cures thermales de l’Assurance Maladie vers les complémentaires santé dès 2027. Mais qui paiera réellement la facture ? Les mutuelles prendront-elles le relais ? Et combien de curistes devront renoncer à leur cure si leur reste à charge augmente ? Les précédentes annonces de déremboursement en 2025 ont provoqué une baisse de fréquentation des stations thermales. Une baisse de 13 % du nombre de curistes a été évoquée au niveau national avec des conséquences pour les commerces, les emplois et l’économie locale. Fin 2025, la mobilisation avait permis de faire reculer cette même mesure gouvernementale. Aujourd’hui, une nouvelle menace se profile avec le projet de transfert de dépenses vers les complémentaires santé dans le cadre du PLFSS (Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale). Près de 500 000 patients suivent chaque année une cure thermale. Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’une médecine de confort, mais d’une prise en charge de maladies chroniques, avec des bénéfices sur la douleur et la qualité de vie. Et l’impact ne s’arrête pas aux portes des Thermes.

À Jonzac comme dans les 88 autres stations thermales, les curistes font aussi vivre les commerces, les artisans, les restaurants, les hébergements et de nombreux emplois locaux. Selon les chiffres avancés par les défenseurs du thermalisme, la filière représente 4,5 milliards d’euros de retombées économiques annuelles et 25 000 emplois non délocalisables. Fragiliser l’accès aux cures, c’est risquer de fragiliser toute une économie locale : moins de curistes, c’est potentiellement moins de clients pour nos commerçants, moins d’activité pour nos entreprises et moins de recettes pour nos territoires. Le thermalisme est le poumon socio-économique de nos territoires. Ne le sacrifions pas pour une économie budgétaire qui pourrait coûter bien davantage à nos villes et à nos villages. Je vous invite à signer et à partager cette pétition pour défendre les cures thermales, les patients et tous ceux qui en dépendent économiquement » explique-t-il.

https://www.change.org/.../non-au-deremboursement-des...

Extraits de la pétition : 

« DITES NON AU DEREMBOURSEMENT DES CURES THERMALES

Non à la disparition des cures thermales et des territoires thermaux ! Non à un déremboursement qui ne dit pas son nom. Pour une économie estimée à 200 millions d’euros, serait remise en cause l’existence même de la médecine thermale. De quoi tuer nos communes et nos vallées excentrées déjà frappées par les tragédies ordinaires de la ruralité. Avec nos eaux, durables, éternelles même, chaque année, près de 500 000 patients atteints de maladies chroniques trouvent un traitement durable et naturel. Dans 90 % des cas, les cures présentent un service médical rendu démontré : elles réduisent la douleur, améliorent la qualité de vie et limitent le recours aux médicaments et aux hospitalisations. Les cures thermales représentent 0,1 % du budget de l’Assurance Maladie pour 8,3 millions de journées de soins. Un coût dérisoire pour un bénéfice inestimable.

L’économie espérée de 200 millions serait marginale et rapidement explosée par les coûts des médicaments, des hospitalisations et des consultations qui s’y substitueraient. L’Etat se retrouverait avec 25000 personnes à indemniser durablement sans en percevoir les cotisations, ni l’impôt et 4,8 milliards d’euros de retombées économiques annuelles en moins ! Près de 70 % des stations thermales sont situées dans des communes de moins de 5 000 habitants : les fragiliser reviendrait à aggraver la désertification médicale et économique de nos campagnes.

Non à la mort lente de notre économie, de notre santé, de nos territoires. Le plan de licenciement de 25000 personnes est en marche. Un chiffre digne de la sidérurgie lorraine et nordiste. L’enterrement des communes, qui vivent de leurs eaux, est commandé. Ni fleurs, ni couronnes, juste une vague passe aux mutuelles. Ce diktat, nous le refusons ». 

Marie Costa, présidente de la Fédération Thermale Occitanie

Arrondissement de Jonzac/Les débuts de la résistance de 1940 à 1942 : Face à la terrible répression allemande, des hommes et des femmes courageux...

Le courage, le film en deux parties consacré au Général de Gaulle, le cite en exemple. En cette période agitée du monde où les contours de l'avenir sont auréolés d'un flou peu artistique, le message est puissant. La Seconde Guerre mondiale inspire les cinéastes puisque sont sortis entre autres Pressure, Les raisons et les ombres, Nuremberg, les enfants de la résistance, le Salut dont une partie a été tournée en Nouvelle-Aquitaine. Liste non exhaustive. Dans le contexte actuel où les consciences s'interrogent, le passé démontre une évidence : dans les périodes les plus difficiles, se dressent des hommes et des femmes qui font preuve d'audace et de pugnacité. Souvent au péril de leur vie quand d'autres, par confort, intérêt ou couardise, se rangent du côté du plus fort...

Invité par le Rotary-Club Jonzac Haute-Saintonge, l'historien Denis Gandouet a présenté récemment une conférence aux Archives sur "les débuts de la Résistance dans l’arrondissement de Jonzac entre 1940 et 1942". Au départ deux gendarmes, l'adjudant-chef Georges Bernard et le maréchal des logis-chef René Gibeau. Tous deux sont en poste à Jonzac. D'autres résistants les rejoignent... 

Denis Gandouet est professeur d’histoire-géographie au lycée Audouin-Dubreuil à Saint-Jean-d’Angély. Membre associé du CRHIA (Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, universités de Nantes et de La Rochelle), vice-président de la Société rochelaise d’histoire moderne et contemporaine, il collabore à la revue d’histoire régionale Écrits d’Ouest

Nous sommes en Charente-Inférieure (qui deviendra plus tard la Charente-Maritime) après la débâcle de juin 1940. L'armistice est catastrophique : la France doit verser 400 millions de francs/or par jour et 1.800.000 soldats sont faits prisonniers. Dès lors, le pays est partagé par une ligne de démarcation. Les trois cinquièmes du territoire (Nord et Ouest, ainsi que l'Alsace-Moselle annexée et le Nord-Pas-de-Calais rattaché au commandement de Bruxelles) sont occupés par l'armée allemande. Le Sud forme la "zone libre", sous l'autorité du gouvernement de Vichy. C'est le coup de massue. En Haute-Saintonge, la résistance ne se constitue pas immédiatement sous la forme de maquis organisés. Elle se développe progressivement à travers des solidarités locales, la transmission des informations, des sabotages et l’aide aux personnes. La période 1940-1942 est avant tout celle de la formation des réseaux et des engagements clandestins. 

Une France coupée en deux


Parmi les premiers actes, citons André Ransac. Instituteur à Saint-Martial-sur-Né, il découvre à Lonzac, au début de l’été 1940, des armes abandonnées par l’armée belge en retraite. Avec René Gibeau, maréchal des logis à la gendarmerie de Jonzac, il cache une partie de ces munitions. Le principe est d'en laisser sur place afin de ne pas attirer l'attention des Allemands. Cet acte illustre l’une des préoccupations des premiers résistants : disposer de moyens matériels susceptibles de servir ultérieurement. « Ils ont agi de leur propre initiative » souligne le conférencier. A cette même période, l'occupant perquisitionne chez l'habitant, recherchant fusils de chasse et cartouches le plus souvent, à déposer en mairie. 

Dès l’été 1940, alors que l’armistice vient d’être signé, des Saintongeais commencent à réagir. Le caractère rural du secteur, ses relations avec les départements voisins, la présence de personnels des administrations et des services publics favorisent la constitution de petits réseaux de confiance. Des filières de "passages" s'organisent tant vers la Charente que la Gironde. Une aide est apportée notamment à 17 prisonniers évadés. Il s'agit également de fabriquer de faux papiers pour permettre de circuler et de rejoindre un territoire moins dangereux. Au sabotage des télécommunications, s'ajoute la collecte des renseignements sur les troupes allemandes, les déplacements et leurs installations. En novembre 1941, René Gibeau dérobe des documents à Saint-Genis-de-Saintonge. Un prisonnier évadé, René Roullet, est hébergé chez Georges Bernard à Jonzac. Il trouve un emploi au camp de réfugiés espagnols à Montendre (actuelle cité des Chaumes). « Les personnes engagées ne disposent ni d’un commandement unifié, ni de moyens importants. Leur action repose surtout sur des liens personnels, des relations professionnelles et des solidarités de proximité » remarque Denis Gandouet.

Les réseaux de Résistance se structurent : SR Kléber, Jade Amicol, CND Castille et OCM

Le groupe Bernard, par exemple, coupe 185 mètres du câble téléphonique reliant Royan à Bordeaux, entraînant une interruption de 18 heures ! A Châtenet, la maison d'Abel Sauvêtre, située en hauteur, permet d'observer les allées et venues des Allemands qui occupent l'habitation d'en face. Il cache des prisonniers dans son grenier et ne sera jamais pris. Des tracts contre Vichy sont imprimés et distribués. Les contacts entre militants, fonctionnaires, cheminots, gendarmes et autres citoyens permettent de mettre en place des activités régulières. Georges Bernard évite la mort de 6 otages en 1942 : « il a catégoriquement refusé de désigner six personnes aux Allemands qui finiront par abandonner leur funeste projet ». Les Juifs, peu nombreux dans la région, sont également protégés. Les gendarmes ont cet avantage d'être avertis parmi les premiers des personnes recherchées : ils peuvent donc les prévenir. Parallèlement, les lettres de dénonciation arrivent en grand nombre.

Membres du groupe Gibeau
En 1941, un groupe est créé par le Parti communiste français clandestin. Jusqu'à présent, le PC ne faisait pas parler de lui en raison de l'accord entre Hitler et Staline, lequel a volé en éclat quand l'Allemagne nazie a lancé l'opération Barbarossa, c'est-à-dire l'invasion militaire surprise de l'Union soviétique. 

Le jonzacais Guy Châtaignié, âgé de 16 ans, le rejoint en novembre. Il participe à des activités de renseignement, de collecte d’armes et de diffusion de tracts. Ce groupe s’inscrit dans la dynamique du Front National de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France, mouvement de résistance associé aux communistes. 

L’année 1942 constitue un tournant. Les groupes locaux se sont renforcés, mais leur clandestinité les rend vulnérable : les communications, les déplacements et les réunions exposent leurs membres à la surveillance et à la délation. René Peltant est nommé chef du réseau PC de Jonzac et rencontre sa "supérieure", Madeleine Normand, tous les quinze jours au calvaire de Saint-Léger. Les dirigeants sont arrêtés et Peltant se retrouve seul. Pas pour longtemps avec la relève d'Alice Varrailhon et Maxime Bacquet, dit "Rolland". Le dynamisme revient avec la création de six sections dans le sud Saintonge. Guy Châtaigné appartient à ce mouvement. Arrêté par la Gestapo le 23 septembre 1942, il sera emprisonné à Lafond, à La Rochelle, puis transféré au camp de Compiègne et déporté à Sachsenhausen. Il ne sera libéré que le 2 mai 1945, après avoir survécu notamment à une marche forcée de 220 kilomètres en dix jours. 

Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France,
mouvement de résistance associé aux communistes

En juillet 1942, des imprimés sont tirés en grand nombre près de la Garenne et certains sont distribués à la sortie de la messe de Jonzac ! Le feu est mis à la LVF, située rue Laporte (Légion des volontaires français contre le bolchevisme, organisation armée collaborationniste française créée en juillet 1941 pour combattre l'Union soviétique aux côtés de l'Allemagne nazie. Elle a été dissoute en 1944 et ses membres intégrés dans la division SS Charlemagne). 

Chacun apporte sa pierre à l'édifice dont André Arrivé, Henri Bossuet, Paul Comte, Léopold Dussaigne, Maurice Chastang, Georges Rideau, Renée Manon, la fratrie Fradon, etc. 

Maxime Bacquet a été fusillé le 13 décembre 1943 à Belle-Beille, Angers.
Militant communiste, il était résistant OS-FTPF-Front national dans le Maine-et-Loire,
les Deux-Sèvres et la Gironde.
Sous l’Occupation, Alice Varrailhon loge des clandestins. Elle est également agent de liaison des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), recueille des fonds et des vivres pour les camarades emprisonnés. Arrêtée, elle trouvera la mort en camp de concentration

Deux jeunes résistants jonzacais. Denis Gandouet a consacré un ouvrage
aux témoignages de Guy Châtaigné. 

Comme on s'en doute, les Allemands ne restent pas inactifs. Les résistants et la cellule communiste sont traqués. La répression ne touche pas seulement des saboteurs et des groupes armés : elle vise également les militants chargés du renseignement, de la propagande clandestine et de la coordination locale. Les enquêtes s'effectuent avec la participation des services français du régime de Vichy. Les réseaux sont fragiles et les personnes interrogées sont torturées. Ainsi, Roger Peltant est arrêté à Saint-Jean-d’Angély et déporté. « Il faut éviter de considérer tous les groupes du territoire jonzacais comme une organisation unique. Les militants communistes, les réseaux de renseignement et les groupes qui se rapprochent de l’OCM (Organisation civile et militaire) et de la Résistance départementale ont des origines et des modes d’action différents. Leur rapprochement progressif appartient à une histoire qui se poursuivra en 1943 » mentionne le conférencier. 

Les premiers résistants du secteur ont payé un lourd tribut. Sur 50, 26 ont été déportés et 16 sont morts. Deux ont été fusillés. « Un résistant sur deux a été transféré dans un camp durant cette période et un sur trois est décédé ». Ayons une pensée affectueuse et reconnaissante envers ces hommes et ces femmes qui se sont élevés pour combattre l'intolérance. 

Un échange avec le public (nombreux) a clôturé cette présentation. Un participant s'est étonné de ne pas entendre les noms de Pierre Ruibet et Claude Gatineau, liés à l'explosion des carrières d'Heurtebise. Cet évènement est plus tardif, en 1944. Un prochain sujet pour Denis Gandouet ?

Denis Gandouet et Brigitte Rokvam, du Rotary club Jonzac Haute-Saintonge


• Raymond Bouchet et Roger Faraud : Ces deux instituteurs, engagés dans la vie politique et sociale locale, ont contribué à mettre en relation des groupes du sud du département avec des organisations de résistance plus structurées. Malgré les mesures administratives qui les éloignaient de Jonzac, ils conservaient des contacts et contribuaient au recrutement. Roger Faraud s’appuyait notamment sur ses relations dans le secteur de Clérac. 

Séance de dédicaces
• Le Réseau Kléber (ou SR Kléber) est l'un des services de renseignements militaires clandestins les plus importants de la Résistance française. Issu des services spéciaux de l'armée française d'Armistice (Vichy) après l'armistice de 1940, il a opéré dans la clandestinité la plus totale pour fournir des informations stratégiques cruciales aux Alliés et à la France libre.

• Jade-Amicol est un réseau de la Résistance intérieure française entre 1940 et 1944. Le réseau s'est développé dans le Sud-Ouest de la France et travaillait pour les Anglais de l'Intelligence Service (MI6)

• La Confrérie Notre-Dame (CND), devenue plus tard le réseau CND-Castille, est l'un des plus importants réseaux de renseignement de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, fondé à l'été 1940 par Gilbert Renault, connu sous le pseudonyme du colonel Rémy.

L'OCM (Organisation Civile et Militaire) est un mouvement de résistance français né en décembre 1940, dirigé notamment par le colonel Maxime Touny.

dimanche 25 octobre 2026

Mouvement du samedi 24 octobre : Circulation perturbée à La Rochelle et Saintes A La Rochelle, les forces de l'ordre protègent des commerces de la zone de Beaulieu

La mobilisation contre la vie chère a réuni environ 3 600 personnes en Charente-Maritime, dont près de 3000 à La Rochelle.

Six sites de rassemblement ont été recensés dans le département. Si les mobilisations se sont déroulées globalement dans le calme, des blocages ont perturbé la circulation à La Rochelle et à Saintes. Il est à noter, toutefois, que près de 400 manifestants ont essayé de s'attaquer aux commerces de la zone commerciale de Beaulieu, qui a été protégée par les forces de l'ordre. Les forces de sécurité intérieure ont ainsi été mobilisées tout au long de la journée pour assurer la sécurité des personnes et préserver l’ordre public.


• LES CHIFFRES CLÉS : Environ 3 600 manifestants recensés dans le département ; 5 interpellations avec garde à vue ; 6 sites de mobilisation recensés dans le département ; 2 feux ont été éteints à proximité de la rocade par les sapeurs-pompiers.

• DES RASSEMBLEMENTS DANS LE CALME MALGRÉ QUELQUES HEURTS

À La Rochelle et son agglomération

Après une première déambulation dans le centre-ville, le cortège s’est dirigé vers la rocade rochelaise, dont la circulation a été bloquée dans les deux sens de circulation, avant de regagner le centre-ville. En parallèle, un groupe de 400 manifestants s’est dirigé vers le centre commercial Beaulieu, où les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles en protégeant la zone afin qu'aucune dégradation et aucun pillage ne soient perpétrés.

Les autres rassemblements ont concerné Rochefort (max 250) ; Saintes (max 230) ; Royan (max 20 ; Jonzac (max 85) ; Montendre (5). Ces mobilisations se sont déroulées dans le calme.

UN DISPOSITIF DE SÉCURITÉ MOBILISÉ TOUTE LA JOURNÉE

Activé dès 8 h, le Centre opérationnel départemental (COD) a assuré la coordination des services et le suivi de la situation sur l’ensemble du département. Cinq interpellations (3 majeurs et 2 mineurs) ont été réalisées pour participation à un attroupement en vue de commettre des violences, dissimulation de son visage, participation à une manifestation interdite, jet de projectiles envers les forces de l’ordre, outrage, et transport d'arme de catégorie D.

Le COD a été levé à 19 h après la fin des rassemblements et alors que la situation était redevenue normale dans l’ensemble du département.

Le préfet de la Charente-Maritime rappelle que les manifestations déclarées ont été autorisées. Les forces de l'ordre avaient pour mission de protéger la sécurité des personnes et des biens, y compris les manifestants. Il condamne, toutefois, fermement les agissements des manifestants qui ont affronté les forces de l’ordre.

vendredi 23 octobre 2026

Mouvements sociaux en Charente-Maritime : « Après les blocages, dégradations et incidents survenus lors de la mobilisation du 17 octobre, l’État mobilise pleinement les forces de sécurité »

À la veille de nouveaux mouvements sociaux annoncés en Charente-Maritime, le préfet, Michel Prosic, renforce le dispositif de sécurité afin de prévenir tout trouble à l’ordre public. Après les blocages, dégradations et incidents survenus lors de la mobilisation du 17 octobre, l’État mobilise pleinement les forces de sécurité et rappelle les règles applicables aux rassemblements. L'État fera preuve de la plus grande fermeté et sera intraitable face aux casseurs, aux auteurs de dégradations et à toute personne qui se livrerait à des violences ou à des exactions

• MANIFESTATIONS NON DÉCLARÉES : LES INTERDICTIONS RAPPELÉES

À ce jour, une seule manifestation a fait l’objet d’une déclaration préalable en Charente-Maritime, à Jonzac. Par ailleurs, de nombreux appels à se rassembler samedi 24 octobre circulent sur les réseaux sociaux. Le préfet rappelle que toute manifestation non déclarée est par nature illégale. De ce fait, les rassemblements annoncés mais non déclarés auprès des services de l’État, dans les conditions prévues par la loi, sont interdits. Le préfet appelle chacun à prendre ses responsabilités, à respecter strictement ces interdictions et à renoncer à toute participation à un rassemblement interdit. En revanche, les manifestations qui ont fait l’objet d'une déclaration sont bien évidemment autorisées.

• UN DISPOSITIF DE SÉCURITÉ RENFORCÉ

Les forces de sécurité seront pleinement mobilisées pour prévenir les troubles à l'ordre public, protéger les personnes et les biens et faire respecter les mesures en vigueur. Le Centre Opérationnel Départemental (COD) sera activé samedi 24 octobre afin de coordonner l’action des services de l’État et de garantir une réponse rapide à l’évolution de la situation.

Des mesures complémentaires applicables samedi 24 octobre

Interdiction des manifestations, attroupements et rassemblements revendicatifs non déclarés à : Saintes, Rochefort, Royan, Bourcefranc le Chapus, La Rochelle, Puilboreau et Montendre.

Objets dangereux : le préfet a pris, dans les communes où les manifestations non déclarées sont interdites, un arrêté interdisant temporairement : la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature ; le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

Captation d’images par drone à La Rochelle : les opérations de captation, d’enregistrement et de transmission d’images au bénéfice de la direction interdépartementale de la police nationale sont autorisées.

• INFRACTIONS : UNE RÉPONSE FERME SUR LE TERRAIN ET DEVANT LA JUSTICE

Les parquets sont d'ores et déjà mobilisés afin que les infractions constatées soient traitées avec diligence. Les organisateurs de manifestations non déclarées et les personnes qui enfreindraient les interdictions s’exposent aux sanctions prévues par la loi, selon les faits commis. Violences, dégradations, pillages ou autres infractions : les auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice. Le préfet rappelle que les forces de sécurité interviendront pour faire respecter les mesures en vigueur et prévenir tout débordement.

Le préfet appelle à la responsabilité de chacun

Le préfet de la Charente-Maritime appelle chacun à respecter les interdictions et les consignes de sécurité. La liberté de manifester ne saurait servir de prétexte aux violences et aux dégradations. L’État prendra les mesures nécessaires pour garantir l’ordre public et faire respecter la loi.

mardi 20 octobre 2026

Jonzac/Expo Cloître des Carmes : Philem ou l'imaginaire de la réalité

Jusqu'au 25 octobre, Philipe Dernet, alias Philem, présente ses toiles au cloître des Carmes. Un monde coloré tel que le perçoit l'artiste, un univers libéré de ses contraintes où s'exprime la paix, sans retouches...

L'exposition de Philippe Dernet tombe à point. Par ses couleurs, ses harmonies et sa précision, elle écarte la violence qui déferle aujourd'hui sur la France. Elle constitue ce havre que nombreux recherchent : l'équilibre et cette volonté qui guide les artistes à créer des plages de sérénité quand, ailleurs, les esprits s'échauffent pour ne générer que du vide. 

Après nous avoir régalé avec la "Galette réaulaise", Philippe Dernet a rejoint la Barbouille en 2011, association qui lui a fait découvrir un univers qu'il connaissait peu. Celui de la palette, du trait, de l'inspiration ! En 2015, il vole de ses propres ailes et présente sa première exposition. Depuis, il poursuit sur sa lancée, utilisant plusieurs techniques :  « Ce que je présente sont des réalités que je transforme en imaginaire » dit-il. Esprit en mouvement, il aime l'œuvre de Dali, mais pas seulement : « je suis attentif au travail des autres peintres et je m'inspire des scènes qu'offre la vie quotidienne ». A suivre !

Philippe Dernet, alias Philem (©NB)
Lors du vernissage, Nathalie Sablon, adjointe à la culture, présente Philem

• A découvrir jusqu'a u 25 octobre, tous les jours de 14h30 à 18h30

Un aperçu des toiles de Philem

Le château de Jonzac

Les lavandières
L'Eglise de Royan