lundi 23 mars 2026

Elections Municipales/Saintes : La liste de Bruno Drapron réélue... après une campagne plus que mouvementée

Bruno Drapron peut dormir tranquille. Il a échappé au sort faisant que depuis l'époque Baron, tout premier magistrat n'assurait qu'un seul mandat. Ainsi, Bernadette Schmitt, Jean Rouger et Jean-Philippe Machon s'inclinèrent une fois leur temps accompli. Élu en 2020 durant la période covid, Bruno Drapron allait-il connaître une issue aussi peu réjouissante ? Eh bien non puisqu'il s'est imposé dimanche 22 mars face au socialiste Ludovic Norigeon par 55,19% des voix contre 44,81%. Toutefois, la campagne a été jonchée d'épreuves et de rebondissements. Au point que l'ancien maire de Saintes, le centriste Jean-Philippe Machon, piqué par la mouche du coche, s'est allié à la gauche pour contrer celui qui fut pourtant son adjoint aux sports dans une vie antérieure. En vain...

Dimanche soir au Hall Mendès France. La liste de Bruno Drapron est réélue


Au premier tour, cinq listes étaient en lice. Trois à droite, celles de Bruno Drapron (Horizons), de Laurent Davier, un conseiller dissident de B. Drapron et de Jean-Philippe Machon, ancien premier magistrat de la cité santone de 2014 à 2020. A gauche, se trouvaient le PS avec Ludovic Norigeon (adjoint au maire de la Jard) ainsi que la liste LFI, conduite par Rémy Catrou. A noter le rapprochement entre Pierre Dietz, membre de l'opposition durant le précédent mandat, et Bruno Drapron à l'occasion des Municipales de 2026. Un rapprochement remarqué qui s'est avéré judicieux, vous le verrez par la suite ! Bref, la campagne du premier tour a battu son plein avec des réunions, des débats, se poursuivant à distance sur les réseaux sociaux qui ont joué pleinement leur rôle.

Bruno Drapron et Ludovic Norigeon au second tour

Lors du premier tour, la liste "L'important, c'est vous" a obtenu 40,59% des suffrages, celle de Ludovic Lorigeon "Saintes Demain" 24,34%, suivie en troisième position de la liste de Laurent Daviet "Saintes au quotidien" 16,11%, la liste "J'aime Saintes" de Jean-Philippe Machon 12,5% et enfin la liste de Rémy Catrou, "Saintes solidaire et citoyenne" 6,48%. Le taux de participation a atteint 55,66%. A l'exception de LFI, quatre listes pouvaient se maintenir.

Dès le 16 mars, puisqu'il y avait ballottage, les téléphones ont sonné bon train. Recherche d'alliances en vue. Difficile pour Bruno Drapron de contacter des candidats ayant une sensibilité proche de la sienne pour une raison évidente : le manque de communication, voire de l'adversité. A gauche, le PS et LFI ne pouvaient guère s'entendre non plus. Faute d'avoir trouvé des accords, Laurent Daviet et Jean-Philippe Machon se sont retirés. C'est là qu'intervient un cas de figure assez peu courant. Jean-Philippe Machon a appelé à faire un "front commun" contre Bruno Drapron en appelant à voter pour le socialiste Ludovic Norigeon. Ce dernier n'a pas modifié sa liste pour autant. Quant à LFI, son représentant n'a pas donné de consigne particulière.

Au centre, Ludovic Norigeon, candidat du PS

Le 22 mars, deux candidats ont donc sollicité les suffrages des électeurs, Bruno Drapron, maire sortant, et Ludovic Norigeon. La campagne a été ardue, chacun défendant non seulement son programme et ses ambitions pour la ville, mais sa place dans cet univers impitoyable qu'est devenue la si charmante cité santone ! Là encore, la toile internet s'est largement déployée, passant de l'étoile filante à l'étoile déflagrante. Chacun y est allé de son opinion, de sa verve, de son parti pris, de ses espérances et de ses intimes convictions. 

« La ville de Saintes mérite d'être servie »

Résultat des courses : Bruno Drapron a été réélu hier par 55,19% des voix contre 44,81% à Ludovic Norigeon (participation 51,83%). Lequel, à 37 ans, a tout l'avenir devant lui. Ainsi, Bruno Drapron n'aura, lors de ce nouveau mandat, qu'une seule opposition contrairement à 2020 où elles avaient eu l'art de croître avec Jean-Philippe Machon, Pierre Dietz, Renée Benchimol Lauribe, Pierre Maudoux et Rémy Catrou. Nous revenons à un schéma classique droite/gauche en quelque sorte. Devant un nombreux public réuni dans le hall Mendès France, Bruno Drapron a remercié électeurs et électrices : « C'est une victoire historique, je suis fier d'effectuer un second mandat. Le travail commence demain matin. Dès l'installation du conseil, on embraye et on continue à vous servir car la ville de Saintes le mérite ». Le grand perdant de cette élection est Jean-Philippe Machon dont la déclaration suivante : « faire appel à un front républicain saintais contre la reconduction du maire sortant » a profondément choqué Véronique Abelin Drapron. « En effet, cette expression est employée en politique pour faire barrage à l'extrême droite. C'est inadmissible de l'utiliser envers notre liste » dit-elle. Dans les rangs de Jean-Philippe Machon, un de ses colistiers n'a pas apprécié non plus que son chef de file prenne des libertés avec le vocabulaire : « fallait-il qu'il fût contrarié pour que les événements le désespérassent à ce point ? » ... 

• Installation du nouveau conseil vendredi 27 mars à 15 h. Désignation du maire et des adjoints. 

Liste Drapron : 27 élus, 22 sièges à la CDA

Liste Norigeon : 8 élus, 6 sièges à la CDA

• Dimanche soir au Hall Mendès France

Bruno Drapron, entouré de ses colistiers, remercie électeurs et électrices
A droite de la photo, Ludovic Norigeon devient chef de file de l'opposition
 
Pierre Maudoux, un ex de l'opposition saintaise, s'est largement exprimé sur la toile
Deux observateurs avisés, Eric Pannaud, maire de Chaniers
et Bernard Goursaud, maire de Brie sous Matha
Dans l'assistance nombreuse, Jean Rouger, ancien maire de Saintes
A droite de la photo, Renée Lauribe Benchimol, élue de l'opposition durant plusieurs mandats
Au centre, Véronique Abelin Drapron. Après une campagne assez mouvementée, la liste Drapron peut être satisfaite : elle remporte 27 sièges



Jonzac : Christophe Cabri, réélu maire ; pour la première fois une femme première adjointe, Delphine Matteï Péteau

Delphine Matteï Péteau succède à Claude Belot au poste de premier adjoint

Le conseil municipal édition 2026
Le nouveau conseil municipal a été officiellement installé vendredi en présence d'une nombreuse assistance. Christophe Cabri, vainqueur de cette élection, peut être satisfait : au-delà de retrouver son fauteuil de maire, il a travaillé "à sa façon" (choix de ses colistiers, thèmes de campagne) sans l'aile protectrice de Claude Belot, l'homme qui a dirigé le territoire pendant des décennies et l'a doté de structures (complexe des Antilles, centre des congrès) plus importantes qu'à Saintes, ville de 25000 habitants ! Cette fois-ci, pas de personne imposée sur la liste comme ce fut le cas en 2020. « Christophe Cabri vole désormais de ses propres ailes » souligne un  Jonzacais qui ajoute en riant : « on pourrait quasiment donner le nom de "grand remplacement" à cette nouvelle configuration, mais sans le sens actuel de cette expression ». En conséquence, dix nouveaux visages dans la liste Cabri et un dans l'opposition, Jean-François Mougard. Laquelle opposition est en majorité composée des anciens alliés de Christophe Cabri, entrés en dissidence en 2024. Le rideau s'ouvre sur une nouvelle ère où chacun trouvera son place. Contrairement à 2020, l'opposition est "opérationnelle" dès maintenant et elle entend bien faire entendre sa voix. Avec un souhait, elle ne goûte pas trop les ardeurs fécondes des caricaturistes ! 

Le nouveau conseil municipal (manquent trois conseillers)
Une nombreuse assistance

8 adjoints

Après l'appel des noms (24 conseillers présents, 3 procurations Denis Blanchard, Emilie Pelette, Christophe Gadrat)), la désignation de la secrétaire de séance, Nathalie Sablon, et deux assesseurs, Pierre Piteau et Paul Rahé, Monique Husson, en sa qualité d'aînée, annonce la candidature de Christophe Cabri au poste de maire. Suivent les opérations de vote qui ne présentent pas un grand suspense ! Nombre de votants 27. Christophe Cabri est élu par 23 voix, Jean-François Mougard obtient 4 voix. Suit la liste d'adjoints au nombre de 8. Nombre de votants 27, formation conduite par Delphine Matteï Péteau 23, 4 blancs.  

Paul Rahé, le plus jeune des conseillers municipaux, son aînée Monique Husson, Pierre Piteau

Les opérations de vote
Christophe Cabri, réélu maire, Monique Husson
Première adjointe, Delphine Matteï Péteau
Patrick Carré, adjoint aux travaux

Christophe Cabri rassembleur

« Au moment de recevoir cette écharpe, symbole de la confiance que vous m'avez accordée, j'adresse mes remerciements à l'ensemble des électeurs qui se sont déplacés aux urnes dimanche dernier. Par leur participation, ils ont fait vivre un moment essentiel de notre démocratie et ont exprimé leur attachement à notre ville. Je remercie chaleureusement toute l'équipe qui m'a accompagné tout au long de cette campagne. Votre engagement, votre énergie et votre implication ont été déterminants. Cette victoire est avant tout collective. Je veux aussi féliciter l'ensemble des 27 élus qui siègent aujourd'hui dans cette salle de conseil. Quelle que soit votre sensibilité, vous représentez tous et toutes les habitants de notre commune et c'est ensemble que nous devons œuvrer dans l'intérêt général. Recevoir cette écharpe, c'est prendre pleinement conscience de la charge qui accompagne la fonction de maire. C'est une responsabilité exigeante faite de décisions parfois difficiles, d'écoute permanente, et d'un engagement de chaque instant. J'en mesure le poids, mais aussi l'honneur qui m'est fait. Je m'engage à l'assumer avec sérieux, humilité et sens du devoir. Aujourd'hui, s'ouvre un nouveau mandat. Il débute avec une détermination totale et un engagement sans faille au service de Jonzac et de ses habitants. Nous aurons à cœur d'agir avec responsabilité, proximité et action pour notre territoire. Vous pouvez compter sur mon implication et celle de toute l'équipe du conseil municipal ».  Christophe Cabri se veut rassembleur par-delà les clivages.

Grande première à Jonzac : Tous les adjoints ont reçu une écharpe tricolore 

• COMPOSITION DU CONSEIL MUNICIPAL

Maire : Christophe Cabri

Les adjoints au Maire : 

Delphine Matteï Péteau 1ère adjointe ; Patrick Carré adjoint aux travaux ; Nathalie Sablon adjointe à la culture et au tourisme ; Julien Glémet adjoint au sport et aux associations ; Stéphanie Ménouvrier adjointe aux finances et aux ressources humaines ; Thomas Masson adjoint à la mobilité et à l’accessibilité ; Sandra Pérot adjointe à l’enfance et à la jeunesse ; Pierre-Jacques Rambeaud adjoint au social et à la solidarité

Lors du dernier conseil municipal, Claude Belot a souhaité que cette salle de conseil puisse rester telle qu'elle est aujourd'hui. C'est vrai qu'elle est belle avec sa cheminée néogothique, ses tableaux, son agencement et sa tapisserie.
La moderniser lui enlèverait son cachet et son histoire.

Les conseillers municipaux : Tuula Lahdelma, Pierre Piteau, Nicolas Lacouture, Christine Joubert, Denis Blanchard, Paul Rahé, Daniel Ho, Vincent Dufour, Fabienne Richard, Monique Husson, Émilie Pelette, Alexandra Paulay, Élodie Forte, Christopher Chaplain

L’opposition « Jonzac Cœur Battant » est représentée par Jean-François Mougard, Barbara Lachamp, Christophe Gadras et Hélène Dubus-Héraud.

Quand les histoires se succèdent : Le châtelet de Jonzac a été édifié dans la seconde moitié du XVème siècle par Renaud de Sainte-Maure. Il a été restauré au XXIème siècle par la municipalité de Jonzac, soucieuse de protéger et valoriser son patrimoine. Royauté, République...
Le nouveau conseil municipal pose devant l'entrée, dotée récemment d'une herse
 (comme autrefois).

• Photos Nicole Bertin

dimanche 22 mars 2026

Raphaël Gérard, maire de Lonzac, candidat à la présidence de la CDC de Haute-Saintonge : « Rétablir un équilibre entre le nord et le sud, entre les grandes et les petites communes »

L'ancien député de Jonzac et nouveau maire de Lonzac, élu de fraîche date dans cette commune du secteur d'Archiac, sera candidat à la présidence de la CDCHS, Claude Belot quittant la sphère politique. « Je suis le candidat du renouveau, du rassemblement et de la juste représentation de l'ensemble du territoire. Il est temps d'instaurer une gouvernance moderne, transparente et équilibrée » dit-il.


À l'issue des élections municipales, qui marquent la fin d'une page fondatrice de l'histoire de la Haute-Saintonge avec le retrait de son président Claude Belot, la Communauté de Communes (CDCHS) se trouve à un toumant décisif. Qui pourra succéder à celui qui a façonné la Haute-Saintonge et faire fructifier son héritage ?

Pour Raphaël Gérard, la réponse est sans équivoque : « Les figures de la trempe de Claude Belot sont rares et notre territoire n'en compte plus aujourd'hui. Mais les temps ont changé. On ne peut plus administrer un espace aussi vaste et diversifié comme on l'a fait jusqu'à présent. Si la notion de "communauté de projets" doit rester au cœur des préoccupations, il est urgent de repenser en profondeur la gouvernance de la collectivité. Les compétences existent dans chaque canton. Il est temps de les rassembler et d'en faire une force collective. Il n'y a aucune fatalité à ce que la politique de développement soit dictée par les représentants des trois ou quatre communes les plus importantes. Sans nier leur poids économique, nous devons dépasser les logiques de chacun pour soi et les pratiques clientèlistes afin de rétablir un équilibre entre le nord et le sud, entre les grandes et les petites communes. C'est là l'essence même d'une communauté ».

Pour Raphaël Gérard, l'avenir de la CDCHS repose sur « une équipe solide, compétente et pleinement investie, dotée de réels pouvoirs de proposition, de débat et d'action. Avec le départ de Claude Belot, nous ne pouvons plus nous permettre de conserver des élus fantômes et des décisions prises par trois ou quatre personnes. Nous devons nous prémunir contre toute tentative de mainmise du Département sur la CDCHS au détriment de son autonomie et de sa vocation. Claude Belot a toujours veillé à éviter la confusion des rôles et des compétences ».

Et d'ajouter : « L'âme d'une communauté de communes réside dans sa capacité à décider et à agir ensemble, à mutualiser les compétences au service d'une ambition partagée. Pour y parvenir, il faut un chef d'orchestre capable de faire résonner chaque instrument - bois, cuivres ou percussions - et non pas seulement une famille d'instruments. Si la CDCHS est le grand œuvre de Claude Belot, chaque délégué communautaire doit désormais choisir : jouer une partition commune et faire rayonner cette œuvre ou céder à la tentation du solo et laisser la symphonie aux mains d'un quatuor de grandes communes ».

La CDC de Haute Saintonge se réunira au centre des congrès de Jonzac pour élire son président le 7 avril prochain...

vendredi 20 mars 2026

Saintes/Ferrocampus : La Région Nouvelle-Aquitaine répond au maire sortant

Dans le communiqué qui suit, la Région Nouvelle-Aquitaine réagit aux propos de Bruno Drapron, maire sortant, publiés dans la presse régionale au sujet du Ferrocampus : 

(@Ferrocampus)
« Dans un article publié ce jour dans Sud Ouest, le maire sortant de Saintes indique que le projet du Ferrocampus est « malheureusement à l’arrêt et qu’il n’y a pas eu d’avancées concrètes ».

Suite à l’annonce de la SNCF de réduire drastiquement les activités du Technicentre de Saintes en 2017, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, lance l’idée de créer un pôle de formation dédié au ferroviaire « FERROCAMPUS », à l’image de ce qu’il avait porté avec Aérocampus à Latresne (Gironde).

Saintes avait vu coup sur coup partir à La Rochelle le siège régional du Crédit Agricole, fermé le site Saintronic puis une grande partie des activités industrielles du technicentre, du fait de l’arrêt de la maintenance des trains CORAIL. Ce projet figurait à ce titre comme action structurante du contrat de territoire signé entre la Région et la Saintonge Romane.

 Où en est ce projet ?

Les études d’opportunité et de faisabilité ont été réalisées entre mai 2019 et octobre 2019, date à laquelle un premier retour favorable a été fait aux élus du territoire quant au lancement de l’opération.

 En avril 2020, la Région a délibéré pour acter le contour définitif du projet dont l’ambition est largement élargie pour créer un pôle unique en France réunissant Formation/Innovation et expérimentation autour des enjeux de la décarbonation des matériels roulants.

 En juillet 2020, sont réunis à Bordeaux les acteurs représentatifs sur le plan national et régional de la filière (fédérations, SNCF, universités, écoles d’ingénieur). Confirmant leur volonté de soutenir le projet, est alors actée la création d’une association dénommée FERROCAMPUS réunissant tous les partenaires.

 En novembre 2020 est déposée une candidature au PIA3 (Projet d’Investissement d’Avenir – France 2030) pour positionner FERROCAMPUS comme le seul campus national dédié à la Mobilité ferroviaire décarbonée. Le programme d’action est validé et la Région officiellement lauréate en mai 2021 (budget régional mobilisé à hauteur de 3 millions d’euros).

 Courant 2021, plusieurs délibérations actent le lancement du volet opérationnel de déploiement (budget, mission SRIAUB)

 En 2021 également, la Région se positionne aux cotés des plus grands acteurs de la filière ferroviaire française et répond à l’appel à projet CORIFER lancé par l’Etat (PIA4). La Région est retenue courant 2021 (participation de la Région à hauteur de 6,5 millions d’euros).

 Après des études techniques lourdes (séparation de réseaux, études de sols pollués), les premières acquisitions immobilières auprès de SNCF IMMOBILIER sont effectives fin 2023.

L’attribution des lots de maitrise d’œuvre (architecte) est effective en mai 2024.

Le démarrage des travaux de la première tranche a commencé en janvier 2025. A la rentrée 2025, ouvraient un nouveau BTS et une LICENCE PRO (installation au lycée Palissy le temps que les bâtiments du FERROCAMPUS soient construits). Le FERROCAMPUS bénéficie de l’obtention de fonds vert par la Région en 2024/2025 à hauteur de 6 millions d’euros.

 • Prochaines étapes : Livraison de la Tranche 1 prévue en octobre de cette année ; livraison de la Tranche 2 prévue en septembre 2028 ; ouverture d’une deuxième Licence Pro en septembre 2028 avec école d’ingénieurs SUPFERRO

Autant d’avancées très concrètes qui n’ont pas dû échapper au premier magistrat de la commune, à moins que celui-ci fasse preuve de mauvaise foi en période électorale.

Jacky Emon, conseiller régional et président de FERROCAMPUS, rappelle que les financements de FERROCAMPUS, tant sur le volet Innovation – formation – expérimentation que sur le volet Immobilier ne relèvent que des engagements de la Région et de l’Etat, voire des fonds européens.

Le seul engagement sur ce programme est l’adhésion de la Communauté d’agglomération à l’association à hauteur de 10 000 euros par an et membre du CA dans le collège « institutionnels ».

Enfin, une demande a été formulée par courrier par le Président Rousset visant à solliciter le maire sortant pour l’échange terrain entre SNCF, la Région et la Ville afin de sécuriser l’entrée du Technicentre. Cédé pour l’euro symbolique, l’échange de ce hangar aurait pu représenter une maigre contribution du territoire dans la mise en œuvre par la Région du volet immobilier du FERROCAMPUS. Il n’y a pas eu de réponse à ce courrier de la part du maire sortant. 

Ce beau projet structurant pour la Nouvelle-Aquitaine est bel et bien porté par la Région ».  

 

Municipales : A Jonzac, réaction de Jean-François Mougard aux caricatures de P.J. Rambeaud ; à Montendre, lettre anonyme adressée à Anita Collier

Jean-François Mougard : « Si Christophe Cabri ne sait pas tenir ses troupes, je peux être un redoutable adversaire »

Décidément, les lendemains de campagnes électorales ne sont pas un long fleuve tranquille. Alors que le soleil prête à la poésie, il est des situations où l'engagement se transforme en un emballement qui amplifie l'évènement. Rassurez-vous, ce phénomène terrestre ne se produit que tous les six ans... 

A Jonzac, P.J. Rambeaud, élu dimanche soir sur la liste (victorieuse) de Christophe Cabri, a donné libre cours à ses penchants picturaux en publiant sur Facebook des caricatures montrant Jean-François Mougard avant, pendant et après l'élection. Ce triptyque, lié au scrutin municipal, n'aurait pas dû entrer dans l'histoire, mais il y pénètre toutefois ! L'agacement de certains membres de la liste Cœur Battant ne s'est pas fait attendre. Question : Pourquoi cibler Jean-François Mougard par ces dessins ? N'est-il pas temps de passer à autre chose ?

Contacté, Jean-François Mougard apporte son point de vue : « Mercredi, on m'a averti de ces caricatures que je n'avais pas vues. Comme je l'ai dit dimanche soir, il y a un avant l'élection et un après. Un moment pour présenter son programme, exposer ses idées et l'autre où le conseil municipal constitué travaille pour l'avenir de Jonzac. Pierre-Jacques Rambeaud a jugé bon de me caricaturer. Etait-ce pour m'humilier ? Depuis, la publication a été retirée de sa page. Avec la liste Cœur Battant, nous sommes fiers de notre campagne. Elle avait du fond, du contenu. Je crois que si la participation au vote a été élevée, c'est grâce aux deux listes qui ont mobilisé l'électorat. Après la proclamation des résultats, j'ai félicité Christophe Cabri. Je pensais que nous étions dans la "paix des braves", si l'on peut dire. Quand P.J. Rambeaud me caricature, il s'en prend indirectement aux 600 personnes qui ont voté pour Cœur Battant. Les conseillers municipaux doivent se respecter, c'est un fondement des valeurs républicaines. L'intérêt pour Jonzac est d'avoir, au sein du conseil municipal, des échanges constructifs. Si ce n'est pas le cas, je peux être un redoutable adversaire politique ! Le maire de Jonzac doit tenir ses troupes. Je ne demande rien de plus, ni de moins. Ceux qui ne sont pas capables d'établir un contact apaisé avec leurs collègues doivent s’interroger. Il y a deux ans, P.J. Rambeaud me courtisait pour rejoindre ma future liste aux Municipales. La porte est restée fermée pour des raisons qui sont évidentes à comprendre aujourd'hui. J'ai échangé récemment avec Christophe Cabri pour que les choses soient claires entre nous. A ce sujet, j'attends toujours des réponses sur les finances de la ville de Jonzac et je serai candidat à la présidence de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge en avril prochain ». 

La liste de Christophe Cabri, souriante, vue par P.J. Rambeaud 
• A Montendre : La veste, l'important est de ne pas la retourner !

A Montendre, Anita Collier et deux de ses colistiers ont reçu une lettre anonyme en début de semaine, disant « Alors, les gars, ça s'arrose la défaite » assortie d'une veste et des photos des candidats. Anita Collier estime que ce genre de message est désagréable et inutile. Elle a d'ailleurs déposé une main courante à la gendarmerie. « Samedi matin, nous installerons le conseil municipal de Montendre et les quatre membres de l'opposition ont bien l'intention de travailler à l'avenir de la cité aux côtés de la majorité de Patrick Giraudeau. Comment pourrait-il en être autrement dans une ville qui s'honore d'être humaniste et fraternelle ? » dit-elle. A suivre...

Anita Collier : « un message anonyme désagréable et inutile »