mercredi 25 février 2026

Municipales/Jonzac : Serge Espin, candidat de la liste de Jean-François Mougard : « Après des années d'une certaine verticalité, il faut qu'on arrive à ouvrir les portes et les fenêtres de cette ville ! »

Mercredi, une nombreuse assistance était réunie dans la salle municipale. Jean-François Mougard, principal adversaire au maire sortant, Christophe Cabri, a présenté officiellement 27 de ses colistiers, dont certains siègeront à la Communauté de Communes si la liste est victorieuse le 15 mars. Chaque candidat a expliqué ses motivations à rejoindre Jean-François Mougard. La déclaration de Serge Espin, ancien directeur de la station thermale, a eu le mérite de la clarté : « Premièrement, il est bon que les Jonzacais puissent avoir le choix aux Municipales avec deux listes puisqu'en 2020, il n'y en avait qu'une seule. Deuxièmement, je suis attaché à la démocratie locale. Après des années d'une certaine verticalité, il faut qu'on arrive à ouvrir les portes et les fenêtres de cette ville ! ». Parmi les autres réactions : « Jean-François est un leader, il a la capacité pour continuer ce que d'autres ont lancé. Jonzac est une petite ville qui a tout d'une grande » ; « Jean-François est intègre, il y a beaucoup de choses à faire pour la ville de Jonzac ». A suivi la présentation des projets (intéressants) que nous exposerons prochainement. A noter que si la liste de Jean-François Mougard l'emporte, elle offrira un poste d'adjoint à un candidat de la liste opposée. 

Les 28 noms de la liste (il en manque un - non communiqué - puisque le nombre de candidats est de 27, plus deux suppléants, total 29) : Jean-François Mougard (tête de liste), Hélène Dubus Héraud (cheffe d'entreprise, conseillère municipale sortante), Christophe Gadras (vétérinaire, conseiller municipal sortant), Barbara Lachamp (cheffe d'entreprise, conseillère municipale sortante), François Perrogon (médecin retraité), Marie-Christine Nougues (infirmière retraitée, conseillère municipale sortante), Serge Espin (ancien directeur des thermes), Anne-Marie Nivet (médecin), Simon Alloy (ergothérapeute), Laurent Fromentin, Agnès Marie, Hugo Rouillon, Sophie Masteau, Béatrice Vidal-Schwartz, Patrice Penchemat, Thierry Puythorac, Marie-Annick Roy-Plantevigne, Jean-François Viaud, Sylvie Garraud, Carole Magréault-d’Attoma, Philippe Proust, Anne-Marie Nivet, Thomas Antonczyk, Karine Faustin, Catherine Catin, Marylin Triou, Nelly Petit, Théo Glémet.

• Candidats à la CDCHS : Anne-Marie Nivet, Marie-Christine Nougès, Serge Espin, Barbara Lachamp, Christophe Gadrat, Hélène Dubus Héraud.

Les candidats à la Communauté de Communes

mardi 24 février 2026

Montendre : Accrobranches, filets dans les arbres, laser game et paint ball au Lac ; gestion de la tourbière du lac Baron Desqueyroux

• Résiliation du bail emphytéotique Mysterra pour de nouvelles activités au Lac

Jeudi dernier, lors de la réunion de la CDCHS à Jonzac, Claude Belot, président, rappelle aux conseillers communautaires qu'il a été décidé fin 2024 de suspendre l'activité du Parc Mysterra et de se donner quelques mois pour réfléchir à une autre destination de ce site. Comme cela a déjà été évoqué lors des deux conseils communautaires de septembre et décembre 2025, le site du parc agrandi vers le lac de Montendre devrait donc accueillir des l'été 2026 des activités de pleine nature type accrobranches, filets dans les arbres, mais également laser game et paint ball, le tout mis en œuvre par la société Natéa qui crée d'ailleurs une entreprise spécifique pour le site de Montendre. A cela s'ajoutera un futur parcours de Terra Aventura scénographié.

Ces perspectives amènent à reconsidérer, en accord avec la commune de Montendre, le bail emphytéotique qui lie les deux collectivités, les parcelles concernées n'étant plus tout à fait les mêmes tout comme les activités. Il semble donc plus simple de résilier le bail existant et d'en rédiger un nouveau plus adapté aux besoins actuels et projets.

L' assemblée approuve la résiliation du bail emphytéotique liant actuellement la CDCHS à la Commune de Montendre considérant que cette résiliation interviendra à la signature du nouveau bail emphytéotique en cours de rédaction.

• Tourbière du lac Baron Despayroux : La gestion du site confiée au Conservatoire d'Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine.

La commune de Montendre est située dans le sud de la Charente-Maritime. Son territoire s'étend en partie sur le bassin versant de la Livenne, et comprend le réseau Natura 2000 (SC FR 7200684). Le long du ruisseau de l'Étang. on retrouve le lac du Baron Desqueyroux. Il s'agirait d'une ancienne lande marécageuse. Ce type d'habitat, remarquable et protégé, doit faire l'objet d'une protection particulière.

Afin d'assurer la préservation et la conservation de cette lande tourbeuse, la mairie de Montendre a récemment engagé une réflexion sur la gestion du site, en concertation avec les structures référentes du secteur, ainsi qu'en vue de la cession du parcellaire au Conservatoire d'Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine.

Cette convention engage notamment les parties à reconnaître l'intérêt écologique d'un habitat naturel remarquable et protégé ; convenir d'un engagement commun en faveur de sa conservation, dans la limite de leurs compétences respectives ; attribuer la gestion du site par le Conservatoire d'Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine.


lundi 23 février 2026

Inondations en Charente-Maritime : le point sur la situation

VIGILANCE CRUES TOUJOURS EN COURS

VIGILANCE ROUGE : Tronçon de la Charente aval.


La décrue du fleuve Charente est amorcée. Afin de coordonner l’action des différents services de l'État, des associations de protection civile et des communes et collectivités appelés à gérer l'ensemble des opérations liées à la décrue, Brice Blondel, Préfet de la Charente-Maritime maintient le Centre Opérationnel Départemental (COD), dispositif renforcé de gestion de crise activé depuis le début de l’événement.

• Principaux objectifs

Accompagner toutes les communes impactées par les inondations et anticiper leurs besoins, humains, matériels, financiers et psychologiques, pour gérer la longue phase de décrue.

• ACCOMPAGNEMENTS FINANCIERS ET DISPOSITIFS EXCEPTIONNELS DE L’ÉTAT

L’État anticipe l’accompagnement financier indispensable au retour à la normale des communes.

Procédure accélérée de reconnaissance de Catastrophe Naturelle (CATNAT), avec recensement en cours des communes impactées par les services de la préfecture.

Mobilisation du Fonds d’aide au relogement d’urgence (FARU) pour soutenir les communes et EPCI dans la prise en charge des dépenses liées au relogement des sinistrés.

ACTEURS MOBILISÉS SUR LE TERRAIN AUX CÔTÉS DES COMMUNES IMPACTÉES

Plus de 100 sapeurs-pompiers, gendarmes et escadrons de gendarmerie mobile, policiers, CRS, militaires sont mobilisés depuis le début des évènements. Après leurs actions de sauvetage et de sécurisation, ils débutent le travail de recensement des besoins humains, matériels et psychologiques en lien avec la décrue afin d’anticiper les actions à programmer (pompage, évacuation, nettoyage).

Pour rappel, des renforts nationaux ont été déployés, notamment : 3 véhicules TRM 2000 (camions 4x4 surélevés) afin d’assurer la continuité des déplacements des habitants de Courcoury, commune temporairement coupée du monde.

• DISPOSITIFS DE SOUTIEN AUX POPULATIONS

NOUVEAU

Activation d’une Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) à Les Gonds au sein de la Mairie 

Dispositifs toujours opérationnels :

À Saintes, accueil des impliqués & CUMP

*Gymnase du Grand Coudret

*Accueil du grand public et des professionnels de 11h à 18h.

*Service gratuit

Pour l’ensemble du territoire, Cellule téléphonique départementale.

*De 9 h à 17 h au 0 800 719 912 (numéro vert gratuit)

Ces dispositifs visent à prévenir et prendre en charge les conséquences psycho traumatiques liées aux événements climatiques exceptionnels.

Mobilisation des associations de protection civile

Les associations sont engagées sans relâche notamment pour assurer : maraudes auprès des habitants isolés, aide aux déplacements, soutien logistique, présence de proximité

La Croix-Rouge française a renforcé son action à Saintes :

Engagement de sa brigade nautique

Organisation de maraudes en zones inondées pour « Aller vers » les personnes isolées

Orientation vers la CUMP

Continuité des soins à domicile assurée par des infirmiers bénévoles

La protection Civile procède à l’accompagnement des résidents du foyer médicalisé de Matha qui avait dû être évacué.

Des bénévoles de la SNSM ont également contribué au maintien des liaisons lorsque les routes ont été coupées.

• EFFECTIFS MOBILISÉS ...

La Croix Rouge : 20 bénévoles déjà en action et pourra en mobiliser 50 en plus.

La Protection Civile : 7 bénévoles en intervention et pourra en mobiliser en plus sur 200 pré-alertés au national.

• ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES & TRANSPORTS SCOLAIRES

La Ville et la CDA de Saintes, avec les services de l’Éducation nationale de la CharenteMaritime, ont adapté le fonctionnement des Éts scolaires impactés par les inondations,

>> Pour toute information les familles sont invitées à se rapprocher des services de la mairie.

Les transports scolaires sont également impactés par les inondations. Pour suivre l’évolution du trafic en temps réel :

>> transports.nouvelle-aquitaine.fr/info-trafic-et-abonnement

>> 0970 870 870 (du lundi au samedi, de 8h00 à 19h00)


Montendre/Terra Aventura : Claude Belot fait voter 600.000 euros HT pour relancer une activité sur l’ancien site de Mysterra au Lac

Montendre n’a pas eu de chance avec son premier grand projet. Inauguré en 2018, Mysterra, parc de labyrinthes, a coûté 5 millions d’euros financés par la Communauté de Communes de Haute-Saintonge, sans compter les frais liés au fonctionnement de la structure jusqu’à sa fermeture définitive fin 2024. Jeudi, lors de la réunion de la CDCHS à Jonzac, il a été question du renouveau du site avec la création d'un nouveau Terra Aventura. Une perspective prometteuse qui suscite un véritable espoir : que les décideurs aient enfin fait le bon choix pour le développement de Montendre, ville connue pour ses lacs, ses pinèdes et sa fameuse tour carrée

Au micro, Patrick Giraudeau, maire de Montendre, jeudi dernier à la CDCHS
Mysterra : Tout avait bien commencé en 2018. Après des années d’attente, Montendre avait enfin son grand centre de loisirs « unique en France et en Europe ». Comme Jonzac qui arborait fièrement son complexe aquatique et ludique des Antilles, Montendre voulait, elle aussi, posséder une attraction digne de ce nom. Durant des années, Bernard Lalande, alors maire, s’était battu pour imposer un grand projet à Claude Belot, président de la CDCHS. Et à chaque élection, les lignes d’une belle réalisation étaient présentées aux électeurs montendrais, lesquels y prêtaient une vive attention et se mettaient à rêver d’égalité avec la capitale de la Haute-Saintonge. A une époque, une idée avait été évoquée s’inspirant du village de Samuel Champlain en Nouvelle France. Autrement dit, pour les historiens, son « habitation » avant la fondation de Québec au XVIIe siècle. Autour du lac Baron Desqueyroux, auraient fleuri des éléments rappelant ces moments pionniers des Français outre Atlantique avec bâtisse en bois, parc animalier, sentiers pédestres, partie restauration. D’autres avaient suggéré des parcours sportifs et de remise en forme, tout simplement. L’endroit s’y prête. Bref, un rendez-vous familial qui aurait sans doute coûté moins cher que Mysterra. 

En 2018, tout le monde était donc heureux et lors de l’inauguration, on ne tarissait pas d’éloges sur cet aménagement censé attirer la foule dans la cité de Pins. Malheureusement, la réussite n’a pas été au rendez-vous et chaque année, la CDCHS a dû insuffler des euros sonnants et trébuchants pour équilibrer les chiffres. D'autant qu’est arrivé le covid qui n’a guère arrangé les choses avec ses confinements.   

Le bâtiment de Mysterra en construction (©NB)
Une fois achevé
Quelques années plus tard, le bois a vieilli...

Faute d’avoir trouvé son public, le lieu n'a pas rouvert en 2025. L'heure est à l'économie, dit-on. Le maire de Montendre, Patrick Giraudeau, est alors fataliste : « Mysterra a coûté un petit peu cher depuis ces dernières années ». Léger euphémisme. Selon certaines sources, confrontée à la situation, la CDCHS aurait déboursé « une moyenne de 345.500 euros par an entre 2021 et 2024 » en subventions de fonctionnement émanant du budget principal de la CDCHS afin d'équilibrer le budget annexe de Mysterra. 

Claude Belot l’avoue avec franchise en réunion de la Communauté de Communes : « le parc Mysterra est un échec. Sans doute s’est-on trompé sur le concept, on s’est emballés » admet-il. Trop novateur, technologie parfois défaillante (besoin d’un smartphone pour résoudre les énigmes) et fil conducteur pas assez renouvelé pour inciter le public à retenter l'aventure ? Et puis, par les jours de grande chaleur, on suffoquait au milieu des bruyères ! 

Terra Aventura, ouverture en 2027/2028

Claude Belot n’aime pas les histoires qui se finissent mal et c’est pourquoi une perspective se dessine pour "l'after Mysterra" avec la mise en place d’un nouveau Terra Aventura. Le projet a été détaillé jeudi dernier au centre des congrès de Jonzac. Dans un esprit de largesse que seuls les grands humanistes savent déployer, Claude Belot a fait voter une somme de 600.000 euros HT pour relancer une activité ludique sur le site du Lac de Montendre.

A l'ordre du jour : « Déjà évoqué lors du conseil communautaire de septembre 2025, le sujet a été travaillé avec un cabinet d'assistance à maîtrise d'ouvrage (TED Conseils) et une consultation a été lancée à l'automne 2025 pour trouver un concepteur en l'occurrence « La Prod est dans le Pré ».

Après plusieurs réunions et visites sur le terrain, le projet est maintenant quasi défini. Ce sera le premier parcours hybride et scénographié de Terra Aventura, hybride car associant un parcours physique et numérique et scénographie avec l'aménagement de différentes structures (mobiliers, dispositifs, équipements).

Le budget susceptible d'être consacré à cette opération est estimé en investissement entre 550.000 et 600.000 € HT comprenant les travaux proprement dit, mais également tout l'accompagnement nécessaire à la bonne mise en œuvre de cette opération. A noter qu'une première tranche de 200.000 € HT de travaux a d'ores et déjà été budgétisée via décision budgétaire modificative en décembre dernier. L'ensemble de cette opération se réaliserait sur deux ou trois années budgétaires (2026-2028).

Le fonctionnement, quant à lui, est estimé à 40.000 € HT par an, essentiellement la maintenance du matériel et le financement de la licence « Terra Aventura ».

Les Conseillers Communautaires ont donné l'autorisation au président Belot « de lancer la phase de réalisation du projet, solliciter les subventions pouvant concourir au financement du projet (région, fonds européens), conventionner avec Terra Aventura - CRT, lancer la consultation adéquate pour la conception-réalisation du projet, contractualiser avec une AMO pour accompagner la réalisation de ce projet «.

Les interventions de Patrick Giraudeau, Sophie Marnier et Claude Belot

• Patrick Giraudeau, maire de Montendre : « Ne restons pas sur un échec. Nous allons nous appuyer sur un Terra Aventura qui fait partout ses preuves. C’est une marque populaire reconnue. Il existe 650 parcours sur la Nouvelle Aquitaine, soit plus de 3 millions de joueurs. Le parcours scénographique qui sera mis en place à Montendre s’insèrera dans les Terra Aventura déjà élaborés en Haute Saintonge. Le Terra Aventura nocturne que nous avons proposé au lac l’an dernier, en juin et juillet, a attiré 9000 joueurs. Et il a boosté les autres Terra Aventura de 25%. Ce nouveau Terra Aventura avec scénographie sera le premier du genre dans la Région. Montendre a trouvé le bon produit pour recréer des nuitées dans son secteur ».

• Sophie Marnier, cheffe de pôle au Comité régional du Tourisme de Nouvelle-Aquitaine : « Nous travaillons sur ce projet de territoire avec la CDCHS et la mairie de Montendre. Il existe à ce jour en Haute Saintonge huit Terra Aventura auxquels s’ajoutera à l’automne une micro aventure. 30% des joueurs passent au moins une nuit sur le territoire, c’est important. Terra Aventura est un bon levier en stratégie touristique. Le nouveau Terra Aventura utilisera pratiquement l’ensemble de la forêt, la boussole étant le lieu de départ avant d’explorer différentes zones. L’histoire gravite autour d'un personnage, Zouch, et d’une chasse au trésor. Nous réutiliserons un maximum d’éléments disponibles sur le parcours. Il s’agit en quelque sorte de recréer une nouvelle activité à l’intérieur d’un dispositif Mysterra qui existait déjà ! A l’entrée, la CDCHS a souhaité un zoom sur la Haute Saintonge avec l’ensemble des éléments à découvrir. On estime le nombre de joueurs entre 15000 et 20000 la première année. Il s’agit d’une super mise en scène qui se termine par la découverte des traditionnels badges ». 

© Tèrra Aventura

Zouch, personnage central du Terra Aventura (12 à 15 étapes) :  « La mission est de sauver ce personnage et pour y parvenir, le joueur (via son smartphone) a des énigmes à résoudre et des méchants à affronter. La forêt de la Double sera mise en valeur ainsi que le labyrinthe végétal situé au bout du parc. Il sera exploité avec des éléments des univers graphiques de Terra Aventura. Le final se déroule dans le pavillon en pierre, lieu du trésor ».

• Claude Belot, président de la CDCHS : « Depuis la fermeture en 2025, nous essayons de trouver des solutions. Le Terra Aventura nocturne mis en place l’été dernier a plu, on a fait quelque chose d’original. L’investissement que nous présentons aujourd’hui n’est pas grand chose par rapport à ce que la CDCHS a déjà consacré. Le nouveau Terra Aventura, situé dans l’ancien Mysterra, enrichira l’ensemble de la Haute-Saintonge. Les choses bougent à Montendre avec le terrain de camping et le village vacances ». 

• Jacky Quesson : « Un vacancier dépense 70 euros par jour. Faites le calcul avec 20000 visiteurs ! Montendre est un lieu qui a une vocation touristique évidente ». C’est évident, en effet !

Labyrinthe végétal de Mysterra en 2019 (©NB) 

• Le nombre d’hébergements sur la région de Montendre sera-t-il suffisant ?

Cette présentation n'a suscité aucune question des élus présents. Toutefois, certaines peuvent être posées dont la première concerne les sommes déjà dépensées aux frais des contribuables de Haute-Saintonge. A une époque où les budgets sont serrés et les subventions réduites, qu’on investisse 600.000 euros HT dans un Terra Aventura, certes doté d’une scénographie, semble élevé. Par ailleurs, où les nombreux joueurs passeront-ils leurs nuitées respectives compte-tenu du faible nombre d'hébergements disponibles sur Montendre ? Quelle sera la destination du bâtiment principal jouxtant dont le bois a si mal vieilli (ex accueil) ? Des lieux de restauration seront-ils créés ? Bref des interrogations qui demandent des réponses. Chouette, on est justement en période électorale !

• L'info en plus

Montendre : Création du premier parcours hybride et scénographié de Terra Aventura. Mise en réseau de tous les parcours de la Haute-Saintonge (8 parcours en 2026 + Micro Z'aventure). Création d'un badge virtuel apparaissant sur le profil du joueur une fois tous les parcours de Haute-Saintonge réalisés. Ambition de création de nuitées.

En Haute Saintonge : près de 38.000 joueurs en 2025, + 35% par rapport 2024, 5.400 joueurs en moyenne par parcours, 70% des joueurs viennent d'un autre département.

samedi 21 février 2026

Infos/Jonzac/Les dessous des élections municipales : De l'influence de Claude Belot...

• La « sainte » bénédiction de Claude Belot à Barbara Lachamp

Vu de l’extérieur, nombreux se sont demandés les raisons du clash survenu dans la majorité du conseil municipal de Jonzac voici deux ans. Aux Municipales de 2020, tout le monde était parti la fleur au fusil, sans grand risque toutefois car seule une liste était en lice sous l’étendard de Christophe Cabri. Et puis, cette belle complicité s’est désagrégée en 2024, la fronde étant conduite par trois élues, Barbara Lachamp, adjointe, Marie-Christine Nougès et Hélène Dubus Héraud (déléguées). « Femmes émancipées » disaient alors les phalanges féministes qui voyaient en elles des personnalités s’affranchissant des autorités masculines ! Eh bien non, les voici infiniment déçues par la bouche de Barbara Lachamp elle-même. En effet, elle a déclaré cette semaine dans l’hebdomadaire La Haute Saintonge : « j’ai eu la bénédiction de Claude Belot lorsque je lui ai dit que j’allais rejoindre la liste de Jean-François Mougard. Il nous soutient ». Désormais, on sait tout !!! On apprend même dans la foulée qu’elle sera « première adjointe de J.M. Mougard s’il est élu ». Un sage conseil toutefois à ces ambitions verbales : il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué…

Claude Belot : Un homme ouvert 
 • Christophe Cabri : « je ne savais pas que Barbara Lachamp était la porte-parole de Claude Belot »

Bravo à l’hebdomadaire La Haute-Saintonge (pour qui nous avons beaucoup d’affection pour y avoir travaillé durant de nombreuses années). Grâce à lui, nous avons appris que Claude Belot avait approuvé Barbara Lachamp dans la voie à emprunter aux Municipales. Parmi les propos recueillis, cette dernière prend cependant des précautions : « je ne sais pas si Claude Belot fait partie de la liste Mougard, je ne peux pas me prononcer à sa place » dit-elle. 

Le fait qu’elle ait reçu « la bénédiction de Claude Belot » pour se présenter chez J.F. Mougard fait grand bruit, dans les rangs de la liste du maire sortant, Christophe Cabri, en particulier : « je ne savais pas que Barbara Lachamp était la porte-parole de Claude Belot » dit-il. On en saura plus sur les arcanes de ces stratégies politiciennes lors de la présentation de la liste de Jean-François Mougard mercredi prochain à 18h30, salle municipale de Jonzac. Venez nombreux !

Jean-François Mougard

• Jonzac/Débat entre Mougard et Cabri : « Ce qu’a dit Mougard en 2024 sur l’intelligence à Jonzac m’a choqué »

L’idée de ce débat avant les Municipales est dans l’air du temps : « Jeudi, j’ai eu un appel du journaliste de la Haute-Saintonge qui me parlait d’un débat avec J.M Mougard, lequel allait me contacter. Par la suite, j’ai croisé J.F. Mougard à la Communauté de Communes vendredi après-midi et il ne m’a rien dit à ce sujet. Cette rencontre aurait pu avoir lieu si J.F. Mougard n’avait pas déclaré en 2024 au journal Sud-Ouest : « « L’intelligence n’est plus au pouvoir à Jonzac ». Le conseil municipal dans son ensemble a été blessé par cette remarque désobligeante. Peut-on débattre avec le candidat adverse dans ces conditions ? » souligne Christophe Cabri. A suivre…

Christophe Cabri s'interroge...

• Difficile rapprochement entre Chaunac et Vibrac

Les deux communes sont voisines et pourraient effectivement envisager une fusion, proposition émise par Jérémie Pelette, candidat aux Municipales à Vibrac. Le maire sortant de Chaunac, Patrick Picq, n’est pas très emballé par cette union…