vendredi 2 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : Intervention des forces de l’ordre dans plusieurs lycées de La Rochelle

Ce vendredi 2 octobre, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie en Charente-Maritime. Si la situation est restée calme dans la majorité des établissements du département, des incidents ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre dans plusieurs lycées de La Rochelle.

Pour assurer la coordination de l’ensemble des services mobilisés, Michel Prosic, Préfet de la Charente-Maritime, a activé le Centre opérationnel départemental (COD) de 7h15 à 16h00.

• DES TENSIONS LOCALISÉES À LA ROCHELLE, UNE SITUATION GLOBALEMENT APAISÉE DANS LE RESTE DU DÉPARTEMENT

Le lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle a constitué le principal point de rassemblement au cours de la matinée. Environ 300 lycéens se sont regroupés devant les grilles de l’établissement. La présence de nombreux individus extérieurs au lycée a été constatée parmi les manifestants. Des incidents ont été signalés, notamment des comportements hostiles à l’encontre des forces de l’ordre, avec des jets de pierres ainsi que plusieurs départs de feu qui ont nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers.

Lycée Léonce Vieljeux à La Rochelle

En début d’après-midi, deux autres lycées ont été l’objet de tentatives d’intrusion et de dégradations.

Au lycée Doriole, une cinquantaine d’individus cagoulés ont forcé le portail et tenté, sans succès, d’entrer dans le bâtiment. Les forces de l’ordre, arrivées immédiatement sur place, ont permis la dispersion rapide du groupe et ont procédé à l’interpellation de quatre individus, extérieurs à l’établissement. Ils ont été placés en garde à vue.

Au lycée Valin, une quinzaine d’individus ont tenté de s’introduire dans les locaux avant de prendre rapidement la fuite à l’arrivée des fonctionnaires de police. L’établissement est épargné de toute dégradation.

Au lycée Bellevue de Saintes, à la suite d’une tentative d’intrusion échouée, deux individus mineurs ont été interpellés.

Au lycée Émile Combe de Pons, la mobilisation s’est réalisée pacifiquement et dans le calme. Aucune intervention des forces de l’ordre n’a donc eu lieu devant cet établissement.

Au total, 9 individus, tous mineurs, ont été interpellés, 7 à La Rochelle et 2 à Saintes. 7 d’entre eux ont été placés en garde à vue. Ils devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment des dégradations et violences à l’encontre de personnes commises au cours de la journée.

Les arrêtés préfectoraux d’interdiction de rassemblement pris aux abords des deux lycées rochelais Dautet et Saint-Exupéry ont été respectés. Aucun incident n’est à signaler à proximité.

Le Préfet de la Charente-Maritime salue l’action des forces de l’ordre, qui a été décisive pour garantir la sécurité des élèves, des enseignants, des personnels administratifs et des riverains.

DES MESURES RECONDUITES POUR PRÉVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES

À l’annonce de nouvelles mobilisations et afin d’éviter de nouveaux actes de violence et de nouvelles dégradations, le Préfet de la Charente-Maritime a reconduit pour le lundi 5 octobre l’arrêté interdisant temporairement, sur l’ensemble du département la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature ; le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

APPEL AU CALME ET À LA RESPONSABILITÉ

Le préfet de la Charente-Maritime condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté les actes de violence, les incendies et les dégradations commis au cours de cette journée.

Il appelle enfin chacun à faire preuve de responsabilité et de civisme et rappelle que la liberté de manifester et d’exprimer des revendications doit s’exercer dans le calme et le respect de la sécurité des personnes, des biens et des forces mobilisées.

Mobilisation lycéenne : bilan de la journée du 1er octobre

« Dans plusieurs secteurs, des manifestants ont fait preuve d’une extrême violence »

Le jeudi 1er octobre, le mouvement lycéen a pris de l’ampleur en Charente-Maritime avec une mobilisation dans plusieurs villes du département (notamment La Rochelle, Royan, Saintes, Rochefort, Surgères, Jonzac et Pons) et un degré de violence qui s’est traduit par d’importants troubles à l’ordre public.

Le lycée de Pons

Pour assurer la coordination de l’ensemble des services mobilisés, Michel Prosic, préfet de la Charente-Maritime, a activé le Centre opérationnel départemental (COD) de 8h45 à 16h30.

Les premiers incidents sont survenus très tôt dans la matinée, avec des premières interpellations intervenues dès 4h du matin de personnes transportant des matières dangereuses (pyrotechnie, mortiers) et les suivantes entre 5h et 7h. Il est constaté une aggravation de la situation qui n’a plus rien de l’expression légitime de revendications lycéennes, mais présente désormais toutes les caractéristiques de violences urbaines : jets de mortiers, usage d’armes par destination à l’encontre des forces de l’ordre, dégradation de mobilier urbain, tentatives d’incendie, dégradations sur la voie publique, jets de projectiles visant des véhicules de transport en commun, de particuliers, de sapeurs-pompiers ou de policiers. Ces incidents ont nécessité l’intervention des forces de sécurité et des services de secours afin de protéger les personnes et les biens.

Dans plusieurs secteurs, des manifestants ont fait preuve d’une extrême violence. Les établissements de l’agglomération rochelaise ont concentré l’essentiel des difficultés. Un bus du réseau de transport de l’agglomération rochelaise, avec à bord son conducteur et ses passagers, a été dégradé par des manifestants à proximité du lycée Rompsay en milieu de matinée, entraînant l’arrêt de la circulation du réseau de bus de l'agglomération rochelaise jusqu'à 15h30. Deux véhicules des sapeurs-pompiers ont été également subis le jet de projectiles.

La réponse des forces de l’ordre a toujours été proportionnelle à la menace. Leur action a eu pour seul objectif de garantir la sécurité des enseignants, des personnels administratifs, des élèves et de la population. Aucune intervention des forces de l’ordre n’a eu lieu devant les établissements où les manifestations ont été pacifiques.

DE MULTIPLES INTERPELLATIONS, DÉGRADATIONS ET BLESSÉS

Au total, 15 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre (9 à La Rochelle, 5 à Royan et 1 à Jonzac), dont 14 ont été placées en garde à vue. Ces individus devront répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés, notamment des dégradations et violences à l’encontre de personnes commises au cours de la journée.

Le préfet de la Charente-Maritime, Michel Prosic, déplore la violence exercée à l’encontre des forces de l’ordre. 8 policiers nationaux (6 à La Rochelle et 2 à Royan) ont été blessés, dont trois d'entre eux ont dû être conduits aux urgences.

DES MESURES POUR PRÉVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES

Afin d’éviter de nouveaux actes de violence et de nouvelles dégradations, le préfet a pris un arrêté applicable du jeudi 1er octobre à 14h00 au vendredi 2 octobre à 20h00. Sur l’ensemble du département, cet arrêté interdit temporairement la détention, le transport et l’usage, sans motif légitime, d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination ; la détention, le transport et l’utilisation de fusées et d’artifices de toute nature et le port, sans motif légitime, d’équipements de protection individuelle sur la voie publique.

Par ailleurs, le recteur de l’académie de Poitiers a décidé la fermeture de deux lycées à La Rochelle, compte tenu des dégradations constatées sur les bâtiments : les lycées Dautet et Saint-Exupéry. En complément, le préfet a pris deux arrêtés interdisant les rassemblements aux abords de ces établissements durant la journée du vendredi 2 octobre.

APPEL AU CALME ET À LA RESPONSABILITÉ

Le préfet de la Charente-Maritime condamne avec la plus grande fermeté les actes de violence commis au cours de cette journée. Il appelle chacun à la responsabilité afin que les manifestations puissent se dérouler dans le calme et dans le respect des personnes, des biens et des forces mobilisées.

Tout nouvel acte de violence entraînera une réponse ferme des forces de l’ordre et pourra donner lieu à de nouvelles interpellations.

Le préfet, invite chacun à faire preuve de prudence et à éviter dans la mesure du possible les abords des établissements scolaires.

jeudi 1 octobre 2026

Domaine de La Tenaille/Saint-Sigismond de Clermont : Les travaux se poursuivent

Dans la région, la Tenaille est une vieille histoire. Celle d'une abbaye, monastère bénédictin construit en 1137 par Guillaume de Conchamps, et puis d'un château édifié au XIXe siècle. Ce beau domaine saintongeais abandonné a retenu l'attention d'un Jonzacais, Pierre Seguin. Est née l'idée d'un projet de restauration. Il s'agit d'un complexe hôtelier haut de gamme de plus de 70 chambres qui donnerait un véritable renouveau à ce site. 

Les travaux se poursuivent et pour les Journées du Patrimoine, les portes étaient ouvertes. Une bonne occasion pour se rappeler le passé - l'abbaye détenait une relique exceptionnelle, le « saint Clou », l'un des clous de la croix du Christ - et envisager l'avenir avec cette prometteuse perspective de valorisation. 

La partie XIXe siècle


• La Tenaille détenait une relique exceptionnelle, l'un des clous de la croix du Christ, sans doute arrivé dans le flot des reliques pillées à Byzance lors du saccage de 1204 par les Croisés. Ce saint-Clou bénéficiait d'une large renommée puisque, jusqu'au milieu du XVIe siècle, le Parlement de Bordeaux envoyait des plaideurs y prêter serment ; il était l'occasion de pèlerinages et il est probable que de puissants personnages demandèrent à être inhumés au plus près. Rainguet (XIXe siècle) y avait vu « une quantité de tombeaux ».

Restauration de la chapelle

Le dôme
Sur la coupole de l'abbaye, une sculpture du saint-Clou de la Tenaille

Bâtiments en cours de restauration

Fouilles préventives

Photos Nicole Bertin

mercredi 30 septembre 2026

Mickaël Vallet, réélu sénateur de Charente-Maritime : « « Représenter les élus de Charente-Maritime, lutter contre l'esprit de défaite et renforcer concrètement la République »

Michaël Vallet : « Il faut nourrir les débats de fond et y répondre sérieusement »


« Ce dimanche 27 septembre, les grands électeurs de la Charente-Maritime m'ont désigné à nouveau pour les représenter au Sénat en m'accordant près d'un tiers de leurs suffrages (32,7%). Je reviendrai ces prochaines semaines sur quelques leçons tirées de cette campagne et de cette élection.

Pour l'heure, je tenais à remercier en premier lieu les 595 grands électeurs qui m'ont accordé leur confiance. La liste que j'ai eu l'honneur de conduire a recueilli quasiment 20 % de voix en plus par rapport aux sénatoriales de 2020 (500 voix) pour atteindre un tiers du corps électoral de cette élection (32,7%).

Le travail accompli depuis 2020, la clarté du discours tenu durant nos réunions de campagne et le choix de parler avant tout du fond des sujets semblent avoir été reconnus, à tout le moins par les électeurs qui ont choisi de nous soutenir. Oui, il faut toujours être clair sur ses valeurs et sur son orientation politique. La mienne est celle de la gauche républicaine qui refuse d'opposer la question nationale et la question sociale, qui refuse la vision paresseuse et pourtant répandue qui oppose l'Etat et les collectivités, qui veut affronter les sujets de l'ultra-global comme de l'ultra-local. Il faut être clair car c'est la base d'un échange constructif pour travailler ensemble, y compris avec ceux qui s'engagent avec une autre orientation politique, dès lors qu'il s'agit de mettre nos envies et nos projets au service de la République à l'heure où l'extrême-droite attaque si profondément ses fondements.

Oui, il faut nourrir les débats de fond et y répondre sérieusement dans un moment dangereux de notre histoire démocratique où le tout "réseaux sociaux" détourne l'attention des vrais sujets, polarise les échanges et réduit la politique à sa part la plus futile (la forme et la communication creuse) et à de simples questions de personnes.

Pendant ces semaines de campagne, nous avons donc pris soin de vous entendre et d'échanger sur la situation du pays et des communes, sur les questions budgétaires  et internationales, sur l'état de vos routes, de vos écoles et des collèges, sur la cohésion territoriale au sein de notre département à l'heure où revient l'idée d'un péage sur Oléron et alors que le diesel tutoie les 2,50 euros par litre. Et ces rencontres bien souvent nous ont fait nous dire que la France avait une grande chance d'avoir des élus municipaux aussi investis, aussi inventifs et aussi clairvoyants.

J'adresse mes remerciements les plus amicaux aux coéquipiers de notre liste "Au cœur des communes". Chacune et chacun, dans son arrondissement respectif a pris une part déterminante dans ce beau résultat : Jeanne Blanc pour la Haute-Saintonge, Marc Maigné pour l'arrondissement de La Rochelle, Françoise Mesnard pour les Vals de Saintonge et Jean-Luc Marchais pour l'arrondissement de Saintes. C'était la bonne équipe pour faire une bonne campagne et pour continuer à alimenter le travail de terrain et la réflexion.

Enfin, je me dois de saluer l'élection de mes deux autres collègues sénateurs de la Charente-Maritime. La France est riche de ceux qui s'investissent pour le bien public et c'est le cas dans les communes de la Charente-Maritime. La France vaut mieux que l'esprit de défaite qui semble paralyser nos responsables nationaux comme certains de nos concitoyens. L'avenir de la France est ce qu'elle en fera dans les mois et les années à venir. Rien n'est écrit. J'y prendrai ma part au Sénat avec l'idée chevillée au corps que la solidarité que nous nous devons entre compatriotes et entre humains vaut mieux, tellement mieux, que le réflexe de repli qui se veut l'air du temps. A nous de travailler pour changer d'air en trouvant à adapter nos fondamentaux républicains aux nouveaux défis de l'époque. Comptez sur moi pour œuvrer dans ce sens ».

Mickaël Vallet

Sénateur de la Charente-Maritime

Vendredi 2 octobre à Bordeaux : Lancement de la quinzaine de la mode responsable en Nouvelle-Aquitaine

La Quinzaine de la mode responsable en Nouvelle-Aquitaine ne cesse de prendre de l’ampleur. Initiée en 2023 par la Région, l’évènement fédère de nombreux partenaires et propose cette année plus de 60 rendez-vous sur tout le territoire du 5 au 18 octobre

 Le lancement de la Quinzaine aura lieu le vendredi 2 octobre à l’occasion des Rencontres de la matière responsable à l’Hôtel de Région de Bordeaux (14, rue François de Sourdis).

Les Rencontres de la matière responsable réunissent celles et ceux qui conçoivent, sourcent, transforment, réemploient, recyclent et innovent autour des matières, afin de rendre les solutions plus visibles et d’accélérer les coopérations. Toutes les filières sont concernées : mode, textile, cuir, design, ameublement, aménagement, bâtiment, aéronautique, automobile. La journée s’articulera autour de conférences, d’ateliers, de rendez-vous B2B…

 Une édition 2026 avec une attention particulière portée à la jeunesse

La Quinzaine de la mode responsable réunit des acteurs de l’industrie, des consommateurs engagés et des citoyens soucieux d’inscrire leur consommation de vêtements dans une approche plus durable et donc responsable. En 2025, plus de 11 000 participants ont pris part aux rendez-vous professionnels et grand public.

 Défilés de créateurs locaux engagés dans une démarche éthique, boutiques éphémères, conférences, ateliers de sensibilisation, visites d'entreprises, expositions, démonstrations de solutions innovantes seront au programme. Parmi les temps forts, notons, entre autres, les Journées de la mode responsable dans 7 villes néo-aquitaines, les Rencontres du Cuir en Région à Saint-Junien, Biarritz Good Fashion à Bidart, qui accueillera notamment la journée nationale du projet européen Skillbridge autour des enjeux de compétences, d'attractivité et d'innovation dans la filière textile.

Cette année, l’accent sera mis sur les actions auprès des scolaires avec notamment des ateliers menés par Texticologie et financés par la Région. 7 établissements issus de l'ensemble des académies de la région accueilleront ces sessions ludiques et participatives. Objectif : décrypter l'impact de l'industrie textile, comprendre les enjeux environnementaux et sociaux de la fast fashion, et donner aux jeunes les clés pour devenir des consomm'acteurs éclairés.

mardi 29 septembre 2026

Jonzac/Banque Alimentaire/Pascal Hannoyer, ancien président de l'Association caritative d'entraide : « Nous n'avons pas décidé de dire stop ! ». Explications

Désormais encadrée par Le Panier Solidaire, la Banque Alimentaire fera sa première distribution à Jonzac vendredi 2 octobre prochain. Dans une interview donnée à la presse hebdomadaire, Pierre-Jacques Rambeaud, adjoint au social et responsable du CCAS, estime que « la Banque Alimentaire repart de zéro ». Il n'y a pas si longtemps, la distribution était assurée par l'Association caritative d'entraide (aujourd'hui dissoute lors de l'assemblée générale extraordinaire) qu'animaient Pascal Hannoyer et un groupe de bénévoles. Cette structure avait été créée en août 1993 par Maïté Auboin, à la demande du maire Claude Belot. Sa mission : la distribution de vivres et l'organisation d'actions de solidarité pour les familles de Jonzac et son canton. Pendant 33 ans, elle a œuvré « avec le souci que chacun puisse être accueilli avec équité » explique l'ancien président qui tient à apporter des précisions pour une meilleure compréhension de la situation. Il répond à nos questions : 

Pascal Hannoyer et l'équipe de bénévoles de l'Association caritative d'entraide

• L'article publié récemment dans la presse hebdomadaire suscite des réactions de votre part, en particulier cette phrase : « une page se tourne à la Banque alimentaire de Jonzac, Après trente ans de bons et loyaux services, l'association qui gérait la structure, située rue Paul Bert, a décidé de dire stop ». Qu'en est-il exactement ? 

Pascal Hannoyer : Après plus de 33 ans d'activités, nous n'avons pas décidé de dire stop à la distribution de denrées à la Banque Alimentaire. Des événements sont survenus l'été dernier qui nous ont surpris. Je m'explique. Nous avons reçu une lettre, datée du 11 juin, du directeur de la Banque Alimentaire de la Rochelle, nous indiquant que six lettres de plaignants lui étaient parvenues. Elles disaient que nous avions refusé de prendre en compte des demandes ou de les servir et, pour l'un, que nous l'avions radié. Il était ajouté « que d'autres associations lui avaient rapporté qu'elles auraient été amenées à prendre en charge des personnes refusées ou rejetées par nous ». 

Nous avons alors demandé à avoir les doubles des courriers afin d'y apporter une réponse précise. Ces éléments factuels nous étaient nécessaires pour la consultation des archives. Nous ne les avons pas obtenus. Jusqu'à présent, nous n'avons jamais refusé d'aider une personne en difficulté. Dans son rapport de juillet 2025, la Direction  régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarité qui nous a contrôlés, écrit dans ses conclusions : « L'association Entraide caritative cantonale de Jonzac effectue sa mission de distribution alimentaire dans le respect des procédures attendues de l'habilitation régionale aide alimentaire. Les locaux sont propres et fonctionnels. Ils permettent de proposer une zone d'accueil et d'attente confortable. Suite au contrôle réalisé en 2019, la partie stockage a été réorganisée et la ville de Jonzac a installé un local poubelles avec une station de désinfection. L'association dispose d'une chambre froide permettant la conservation des produits frais sur palettes directement en sortie du camion de ramassage des denrées. Lors du contrôle effectué un jour de distribution, les colis proposés sont conséquents et les primeurs en provenance de la banque alimentaire (pommes, carottes, artichauts, pommes de terre) de qualité. La part distribuée à 1 € correspond en moyenne à 38 € de produits.. Des produits d'hygiène sont proposés en sus des colis d'aide alimentaire. Le président et les bénévoles rencontrés sont très investis et connaissent leurs rôles et le territoire. Les bénéficiaires sont connus, ce qui favorise les échanges et les conseils d'orientation si nécessaire. La distribution s'effectue dans un climat de bienveillance et de convivialité ». Je tiens ce document à la disposition des personnes qui souhaitent le consulter. Ajoutons que l'attribution de l'aide est encadrée par la loi.

• Votre action ne se limitait pas à la distribution ?

P.H : Conventionné par la Banque alimentaire de la Rochelle, nous profitions d'autres sources d'approvisionnement, d'industriels de la région en particulier. Ainsi, nous proposions 130 parts. Notre rôle ne s'arrêtait pas à la distribution de denrées : nous accompagnions les bénéficiaires dans la recherche d'un emploi et continuions à les servir pendant un an après leur retour à la vie professionnelle. Ainsi, leur quotidien s'en trouvait simplifié. Le retour à l'emploi a été de 18%. Par ailleurs, nous étions à l'écoute de chacun et les nombreux témoignages qu'on nous a adressés le montrent.  

• L'été a donc été difficile pour vous ? 

P.H : Oui. L'Association caritative d'entraide a reçu une lettre de déconventionnement fin juillet. Elle ne pouvait donc plus exister par rapport à ses statuts. Les distributions alimentaires des mois d'août et de septembre n'ont pas eu lieu. J'ai essayé de rencontrer le maire, Christophe Cabri, pour parler de la situation, mais il n'acceptait de me recevoir qu'en présence de Pierre-Jacques Rambeaud, adjoint au social. Finalement, je n'ai pas obtenu de rendez-vous personnel avec le maire et je le regrette. On m'a demandé de démissionner de mes fonctions de président de l'association. Je ne l'ai pas fait car je ne me sentais pas en faute. 

• L'Association caritative d'entraide a finalement été dissoute après l'assemblée générale extraordinaire ?

P.H : En effet, elle a été dissoute lors de l'assemblée générale extraordinaire, qui a eu lieu durant l'été, et nous avons un délai de trois mois pour déclarer cette dissolution auprès de l'administration. Après un état des lieux du local dressé par huissier, rue Paul Bert, nous avons remis les clés à ce même huissier récemment. Nous avons constaté qu'une douche était en train d'être installée, changeant la destination du bâtiment où se déroule la distribution. 

En ce qui concernait la participation, l'Association caritative d'entraide demandait à chaque bénéficiaire un euro pour une part complète, soit 4 euros pour une famille de 4 par exemple. La part servie était 70% plus importante qu'une part classique de la Banque Alimentaire car s'y ajoutaient les produits fournis par les industriels. J'ai lu que le montant demandé par la nouvelle association "Le panier solidaire" est de 3 euros. Cela me semble élevé dans le contexte actuel. 

Enfin, pour répondre à Pierre-Jacques Rambeaud qui « estime que la Banque alimentaire repart de zéro», je réponds : Eh bien non, elle ne repart pas de zéro puisque, pendant 33 ans, nous avons assuré les distributions. Jusqu'à une époque récente...

• Témoignages d'amitié de bénévoles et bénéficiaires travaillant avec Pascal Hannoyer et Maïté Auboin Hannoyer : 

« Maïté, Pascal, du fond du cœur : merci !

L'Entraide Caritative Cantonale de Jonzac, telle que nous l'avons connue, ferme ses portes après 33 belles années au service de centaines de familles et de personnes bénéficiaires. Une page importante de notre vie locale et solidaire se tourne, et nous, bénéficiaires et bénévoles, tenions absolument à vous exprimer toute notre gratitude.

Plus qu'un simple lieu de distribution, vous avez fait de cet endroit un véritable havre de chaleur, de bienveillance et d'humanité. Vous avez su tisser à Jonzac une formidable chaîne de solidarité, portée par la générosité, l'entraide et le respect de la personne. Derrière chaque colis distribué, il y avait un sourire, une écoute attentive et des mots réconfortants.

Pour nous, bénévoles qui avons partagé votre quotidien, et pour nous, bénéficiaires qui avons trouvé chez vous tant de soutien, vous avez été bien plus que des responsables : une véritable famille de cœur.

Au nom de l'ensemble des bénéficiaires et de toute l'équipe des bénévoles : un immense merci ! Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite de vos projets ».

• Des messages d'amitié (parmi beaucoup d'autres)


Dessin d'enfant

lundi 28 septembre 2026

Infos/Montendre : le "juste prix" de Mysterra ; Une nouvelle rédactrice en chef à la CDCHS ; Le chœur Beania en concert à Jonzac ; Conférence sur la tapisserie de Bayeux à Saintes ; Les 40 ans du Téléthon avec l'ECMA ; Sauvetage d'un surfeur à Lacanau

Mysterra/Montendre : 13 897 000 €, le "juste prix" du coût de ce parc de loisirs

Au sujet du coût de Mysterra, l'ex grand projet de Montendre, la Communauté de Commune apporte les précisions suivantes : montant total des investissements réalisés de 2016 à 2024 : 7 330 000 € TTC ; montant total des dépenses de fonctionnement réalisées de 2016 à 2024 : 3.857 M€ ; montant total de la subvention exceptionnelle de fonctionnement versée par la CDCHS entre 2016 et 2024 : 2 710 000 €. Total : 13 897 000 €

Voilà qui a le mérite de la clarté !

Publicité accompagnant l'ouverture de Mysterra

• Félicitations à Fabienne Dugas Raveneau, rédactrice en chef du magazine de la Communauté de Communes Le 123

2026 est une année très favorable à Fabienne Dugas Raveneau qui bénéficie d'un alignement parfait des planètes : maire de Pons, première vice-présidente de la CDCHS proche du président Christophe Cabri,  et maintenant rédactrice en chef du magazine de la Communauté de Communes Le 123. Félicitations pour cette nouvelle fonction. 

La présentation du magazine, distribué récemment dans les boîtes à lettres, est aérée, lisible et facilement accessible. Les nostalgiques cherchent les articles de fond de Laurent Diouf, mais ils devront s'y faire : autres temps, autre manière d'opérer en période de promotion et de communication. Il s'agit « d'étendre le lectorat » en proposant des textes courts et ciblés (le tirage de 40.000 exemplaires est le même qu'à l'époque Belot). Il n'en reste pas moins que  - pour quelques-uns - lire un bon portrait et des articles approfondis est agréable et instructif. 

Instructif est aussi le budget de la CDCHS de 90 millions d'euros : les dépenses de fonctionnement de 53 609 897 euros y sont plus importantes que celles consacrés à l'investissement 37 159 193 euros. La CDCHS est une "grosse" structure ! A noter qu'un comité de pilotage et de rédaction a été créé qui n'existait pas dans l'ancienne formule. Il est composé de Véronique Barbot, Jean-Pierre Bouchet, Christophe Pavie, Isabelle Tardy, Maud Maingot, Catherine Senand-Arramy. En fin de bulletin, se trouve une page "jeux" dont un Sudoku qui séduira les amateurs. 

• Jonzac/Baignes : Le chœur Beania de Karen Broughton en concert les 3 et 4 octobre prochains 

A ne pas manquer : Du baroque, du contemporain, du latin, du français, de l'anglais, du sacré, du romantique...

Au programme : Credo Antonio Vivaldi ; Magnificat Antonio Vivaldi ; Plorate Filii Israel Giacomo Carissimi ; A Chloris Reinaldo Hahn ; Le papillon et la fleur Gabriel Fauré ; Madrigal (opus 35) Gabriel Fauré ; Chanson d’Amour  Gabriel Fauré ; Cantique de Jean Racine Gabriel Fauré ; Ubi Caritas Ola Gjeilo ; Northern Lights Ola Gjeilo ; Look at the world John Rutter ; For the beauty of the earth John Rutter ; I will sing with the Spirits John Rutter. Venez nombreux ! Baignes le 3 octobre à 20 h 30, Jonzac le 4 octobre à 15 h 30.

• Forum des emplois saisonniers d'hiver jeudi 1er octobre à la Maison de la Charente-Maritime à La Rochelle

Depuis 2008, le Département de la Charente-Maritime organise un forum, unique sur la façade atlantique, dédié aux emplois saisonniers d’hiver à la montagne. La 19e édition se déroulera le jeudi 1er octobre de 9 h à 16 h 30, à la Maison de la Charente-Maritime (85 bd de la République à La Rochelle) et rassemblera divers employeurs (hôteliers, restaurateurs, résidences vacances, commerces) en recherche de collaborateurs pour la saison d’hiver dans les Alpes et les Pyrénées (postes logés). France Travail et les maisons de saisonniers seront également présents pour accompagner les candidats. Plus de 1 000 postes sont à pourvoir.

• « Notre salut », tourné en partie en Haute-Vienne, sort au cinéma mercredi 30 septembre

Un long-métrage soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine et accompagné par ALCA (Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine) sera à l’affiche mercredi 30 septembre.
 
« Notre salut » est un long-métrage d’Emmanuel Marre, produit par Kidam Production (basé à Bordeaux), Michigan Films et distribué par Condor distribution. Ce film accompagné par ALCA, a bénéficié de trois soutiens de la Région Nouvelle-Aquitaine : une aide à l’écriture de 8 000 euros en 2024, une aide au développement de 14 500 euros, en 2024, une aide à la production d’un montant de 200 000 euros en 2025.
 
 « Notre salut » tourné en partie en Haute-Vienne, notamment à Limoges, était en compétition au Festival de Cannes 2026 où il a obtenu le prix du meilleur scénario pour Emmanuel Marre, le prix CST de l'artiste-technicien pour Nicolas Rumpl et une mention spéciale du prix ECOPROD.
 
Synopsis : Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de trouver enfin la place qu’il mérite. Dans sa valise, son traité politique édité à compte d’auteur, Notre Salut, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur. Son credo : « gagner en efficacité » pour relever la France de la débâcle. Mais peut-être qu’Henri cherche avant tout à fuir sa propre débâcle…
 
• Avec Swann Arlaud, Sandrine Blancke, Mathieu Perotto,

• Jonzac : Grande fête du Téléthon samedi 24 octobre

Une magnifique soirée est programmée à Jonzac le 24 octobre prochain pour fêter dignement le 40ème anniversaire du Téléthon. Elle sera animée par l'ECMA au centre des congrès. 

Amenez votre famille, vos amis, vous ne le regretterez pas, et vous ferez une bonne action en soutenant la cause de la recherche médicale contre les maladies rares de l'AFM Téléthon. Inscrivez-vous, ce sera une belle soirée !

• Saintes : Connaissez-vous la tapisserie de Bayeux ?

La prochaine conférence organisée par les Amis des Musées aura lieu 2 octobre à 18 h 30 au théâtre Gallia. Thème : La tapisserie de Bayeux par Fabrice Conan, historien de l'art.
La séance sera précédée de l'assemblée générale de l'association à 17 h.
La soirée se terminera par la projection du film "Le Nom de la rose" de Jean-Jacques Annaud  à 21 h.
Tarifs: 8€ non adhérent/ 5€ adhérent AMS et Gallia/ gratuit moins de 18 ans et demandeurs d'emploi.
Entrée cinéma : tarifs Gallia. 


• Saint-Jean d'Angély : Inauguration de la Maison Relais Hestia
 
Mardi 29 septembre, la Maison Relais Hestia, avenue Pasteur à Saint-Jean d’Angély, sera officiellement inaugurée.
Gérée par l’UDAF de la Charente-Maritime (Union Départementale des Associations Familiales), dont le siège est situé à Lagord, la Maison Relais Hestia propose un habitat autonome, accompagné et pérenne à des personnes en situation de précarité souhaitant bénéficier d’un accompagnement individualisé. Située à proximité immédiate du centre-ville de Saint-Jean-d’Angély, la Maison Relais compte 21 appartements neufs et équipés. Elle offre à ses résidents un logement privatif et autonome, ainsi que différents espaces collectifs favorisant les échanges et la convivialité : une salle à manger destinée notamment aux animations, un salon, une buanderie et un parking.
 La présence de professionnels sur site, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h ainsi que le dimanche, permet d’assurer un accompagnement adapté aux besoins des locataires et de favoriser leur autonomie et leur insertion dans la vie locale.

• Conférence au Café estuarien 

Auberge du caviar et de l'esturgeon de Saint-Seurin-d'Uzet : la prochaine réunion aura lieu jeudi 15 octobre à 18 h. Jean-Jacques Chasseraud présentera une carte datant de 1767, la "carte des entrées et cours de la Gironde depuis son embouchure jusqu’à Blaye". Venez nombreux, entrée libre.

• Sauvetage d'un surfeur à Lacanau

Mercredi 23 septembre, le Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde (CODIS 33) relaie au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage Atlantique (CROSS-A) Étel le signalement d’un témoin faisant état d’un nageur en difficulté au large de la plage de Lacanau (33).
Le CROSS-A Étel prend alors la coordination de l’opération de sauvetage et engage immédiatement les moyens suivants : un véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) du Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde (SDIS 33) ; l’hélicoptère Dragon 33 de la Sécurité civile. Les sauveteurs du poste de plage poursuivent les recherches depuis le littoral tandis que l’hélicoptère Dragon 33 effectue des recherches sur zone.
Le pratiquant de surf est finalement localisé par l’équipage du Dragon 33. Il est hélitreuillé puis déposé sur la plage, où il est pris en charge par le VSAV.

Jonzac : Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental, inaugure l'avenue Monseigneur Chauvin

Embellie et modernisée, l'avenue Monseigneur Chauvin. correspond à une époque où les mobilités douces sont privilégiées. Cette voie, située devant le centre commercial Leclerc, a été repensée pour permettre aux automobilistes de circuler, mais aussi aux cyclistes et piétons. Les poids lourds et remorques, quant à eux, sont invités à prendre la rocade. 

Cet aménagement a été inauguré samedi après-midi en présence de Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental, l'un des soutiens financiers au projet, du maire Christophe Cabri, du conseil municipal, et Chantal Guimberteau, conseillère départementale.

Sylvie Marcilly, Christophe Cabri, Chantal Guimberteau, M. Dornier (©MG)

D'une durée de 18 mois, ces travaux ont représenté un investissement de 808204 €, porté par la commune à hauteur de 525 332 € et le Département à hauteur de 282 871 € (également maître d'ouvrage et maître d'œuvre). Ils comprennent la réfection complète des trottoirs et de la chaussée, la création de pistes cyclables et la mise en valeur paysagère de l'avenue.

Ce nouvel aménagement répond aux ambitions du schéma directeur des mobilités, mis en place dès 2024 par la Ville. « L'avenue est pensée pour permettre à tous les usagers de l'emprunter en sécurité : voitures, mobilités douces et piétons. Un cheminement réservé aux piétons se trouve côté ouest tandis qu'une piste cyclable est aménagée côté est. Ces deux cheminements sont physiquement séparés de la chaussée, ce qui permet aux usagers de les emprunter en toute sécurité » remarque Christophe Cabri.

La requalification de cette avenue passe par sa mise en valeur paysagère. Des bandes engazonnées de part et d'autre de la chaussée ainsi que des arbres permettront la création de sols perméables. Les pluies automnales (espérées ardemment) devraient donner de la vigueur à ces plantations. L'activité commerciale locale s'en retrouve renforcée, avec un espace public plus agréable et plus durable.

Jonzac : Pierre-Jean Ravet, l'ami des rivières et des pêcheurs, donne son nom à la Maison de la pêche

En février dernier, c'est avec tristesse qu'une foule immense conduisait Pierre-Jean Ravet à sa dernière demeure. La nouvelle de sa disparition avait provoqué une onde de choc dans les rangs du conseil municipal dont il était adjoint, chez les pêcheurs et dans la population. « C’est un monument de la vie municipale qui nous quitte » remarquait alors le maire Christophe Cabri. 

Samedi dernier, la Ville a honoré sa mémoire en donnant le nom de "Pierre-Jean Ravet" à la Maison de la pêche, rue des Pierrières. Ainsi, il restera parmi nous, près de la Seugne où les pêcheurs tendent leurs lignes, dans cette maison qui est leur "point central", dans le frémissement des feuilles quand souffle le vent, dans les reflets de l'eau, dans les sentiers où randonnent les promeneurs, dans les herbes et fleurs aquatiques. Ainsi, s'écrit le souvenir. La présence invisible... 

Gilles Brichet, président de la Gaule Jonzacaise, et Christophe Cabri, maire de Jonzac

• Portrait d'un homme engagé pour la protection de l'environnement 

A Jonzac, qui ne connaissait pas Pierre-Jean Ravet ? Grand, charpenté, regard franc et franc-parler, il était l’homme des rivières, de la Gaule jonzacaise, de la protection de l’environnement. Ayant grandi en bordure de Seugne, dans l’ancien moulin du Pont de Pierre, le milieu aquatique lui était familier. La faune, la flore, les brochets, les goujons, les libellules, les nénuphars, il tutoyait tout cet écosystème pour l’avoir maintes fois observé. L’été, quand l’eau diminuait dans le lit des rivières et que se pratiquait massivement l’irrigation, il tirait la sonnette d’alarme et arrivait, les joues rouges - signe de mécontentement et d'engagement - au journal La Haute Saintonge où son copain Bernard Lévêque, directeur du titre à l’époque, rapportait ses arguments en faveur d’un juste équilibre entre producteurs de maïs et écologistes. Il était ainsi, Pierre Jean, toujours prêt à transmettre la voix de la nature à ceux qui voulaient l’écouter et la respecter.

Un engagement de plus de 40 ans

Dans ces conditions, rejoindre le conseil municipal de Jonzac coulait de source. Conseiller municipal à partir de 1983, il devient adjoint de Claude Belot en septembre 1992, après le décès de Gilbert Cessac. Cet « enfant de Jonzac » quitte alors la gauche, dont il est issu, pour suivre Claude Belot qui lui confie la commission de l’environnement. 

En 2008, dans une interview, il explique ses nombreuses missions : « Au départ, j’ai travaillé sur la nouvelle station d’épuration en binôme avec Gilbert Cessac. Ensuite, mon éventail d’activités s’est élargi. J’ai participé à différentes commissions et siégé dans les syndicats de rivières, Seugne amont et Seugne moyenne, sans oublier la gestion de l’eau dans la commune, le pluvial en centre ville, la gestion des inondations, les forages, le suivi du travail des fermiers, Régie des eaux, assainissement, nouveaux contrats d’affermage. J’ai fait partie de la commission qui a porté le casino sur ses fonts baptismaux et accompagné Claude Belot dans les démarches. En ce qui concerne les berges de rivières, j’ai contribué à la création de brigades d’entretien. Durant mon premier mandat d’adjoint, j’étais délégué de la ville de Jonzac à la CDCHS, chargé du patrimoine naturel. Avec les chargés de mission, nous avons créé le plan d’eau de Soubran et le coteau aux orchidées de Saint-Maurice de Tavernole avec M. Fouquet et Gilles Guéral. La création du moulin de chez Bret, qui a nécessité l’organisation d’une cinquantaine de réunions, m’a beaucoup intéressé, de même que la réalisation du centre de loisirs et de la halte-garderie. Deux cents mètres de berges ont vu le jour au plan d’eau d’Heurtebise en utilisant une méthode écologique, le génie végétal. Il s’agit de conforter les berges avec des végétaux. La réfection des berges entre le moulin de chez Bret et le centre ville a été faite. Au sein d’une commission, nous avons planché sur le projet d’aménagement allant du moulin de chez Bret au centre ville. Nous avons enfin résolu le problème de pollution à la distillerie du Cluzelet. Tout le monde disait qu’il n’y avait pas de problème, mais cette pollution perdurait. On s’est finalement aperçu que les réseaux pluviaux étaient défectueux. J’ai aussi participé au SPANC (Service pour l’assainissement non collectif). La régie nouvellement créée consiste à conseiller, contrôler et gérer les assainissements non collectifs. Enfin, être adjoint à l’environnement, c’est une diversité de tâches à effectuer : entretien des espaces verts par la brigade verte municipale, piégeage des ragondins sur les berges de la ville avec création d’un emploi à cet effet, ramassage des excréments canins, volonté d’enterrer les bacs à ordures sur la place de la République pour un meilleur environnement, gestion sanitaire des arbres en bordure de rues, renégociation à la baisse des nouveaux tarifs de l’assainissement avec la CGE ». Bref, il n’a pas le temps de s’ennuyer ! 

S’y ajoute la présidence de la Gaule Jonzacaise : « Étant pour la défense des milieux aquatiques, je préside cette association et je suis vice-président de la Fédération départementale de la pêche où nous veillons à la gestion de l’eau et à la protection de l’environnement. En 2007, une pluviométrie correcte nous a permis de passer les caps difficiles, même si nous avons eu vingt kilomètres d’assec sur les cours d’eau ».

Au fil des élections, il conserve son siège au conseil municipal. Ses fonctions restent les mêmes et il s’y emploie avec sérieux et détermination. 

En octobre 2017, avec Christian Balout et Maïté Auboin Hannoyer, Pierre-Jean Ravet reçoit la médaille d’honneur régionale, départementale et communale pour son implication dans la vie locale lors d’une sympathique manifestation organisée dans la salle des mariages par Claude Belot.  En avril 2019, toujours après le conseil municipal, il est une nouvelle fois décoré (avec Gilles Clavel et Maïté Auboin Hannoyer) pour ses bons et loyaux services. A cette occasion, Claude Belot rappelle les liens qui l’unissent à la famille Ravet : « Je connaissais bien tes parents, commerçants rue des Carmes et je partageais avec ton père une même passion pour l'aviation ». Dans son allocution, Pierre-Jean fait sourire ses collègues en expliquant pourquoi il a d'abord appartenu à une liste de gauche : « les casse-croûtes y étant plus abondants que dans les rangs de la droite »…  dont il avait collé les affiches à une époque !

En 2020, Pierre-Jean Ravet rejoint Christophe Cabri, élu maire. Il est nommé... adjoint à l’environnement. En octobre de la même année, des tensions apparaissent avec Claude Belot (premier adjoint) au sujet de l’atlas de la biodiversité. Querelles ordinaires de la vie publique ! 

Malheureusement, peu à peu, l’état de santé de Pierre-Jean Ravet décline et on ne le verra plus guère en public. Sa dernière apparition est l’inauguration du châtelet de Jonzac en 2025. A ceux qui viennent le saluer, il annonce avec clarté et courage « mes jours sont comptés », ajoutant « la ville me manque ».

Il a lutté jusqu’au bout, quittant ce monde en février 2026. Juste avant les Municipales. Que Jonzac lui rende hommage est une belle preuve d'affection et de respect.

Le dévoilement de la plaque (©GM)

L'inauguration samedi matin (©GM)

dimanche 27 septembre 2026

Corinne Imbert, Mickaël Vallet et Christophe Plassard élus sénateurs de Charente-Maritime

Le scrutin des élections sénatoriales s’est tenu dimanche 27 septembre. Les 1856 grands électeurs, membres du collège électoral sénatorial, étaient appelés à élire trois sénateurs pour représenter le département au Sénat

À l’issue du dépouillement et de la proclamation des résultats, sont élus sénateurs de la Charente-Maritime : Corinne Imbert (sortante, Beauvais-sur-Matha), Mickaël Vallet (sortant, Marennes) et Christophe Plassard (Royan). La Haute-Saintonge, longtemps représentée par le pontois Daniel Laurent (s'y ajoutent Claude Belot et Bernard Lalande à d'autres époques), ne compte plus aucun élu au Palais du Luxembourg.  

• Résultats du scrutin

Nombre d'électeurs inscrits 1856, abstentions 16, votants 1840, blancs 14, nuls 7. Suffrages exprimés 1819.

Cinq listes étaient candidates à l’élection :

- Union pour la Charente-Maritime  : 682 voix, un siège Corinne Imbert (LR)

- Au cœur des communes : 595 voix,  un siège Mickaël Vallet (PS)

- Faisons entrer le programme du nouveau Front Populaire au Sénat  : 50  voix, 0 siège

- Au service des communes pour défendre la Charente-Maritime : 150 voix, 0 siège

- 17 au cœur : 342 voix,  un siège Christophe Plassard (Horizons)

vendredi 25 septembre 2026

Montendre : matinée de sensibilisation aux obligations légales de débroussaillement (OLD)

Vendredi matin, à Montendre, Hélène Lemesle, sous-préfète de Jonzac, était aux côtés de la DDTM, du SDIS, de l’ONF et de l’Union des communes forestières pour une matinée de sensibilisation aux obligations légales de débroussaillement (OLD). Près de 100 élus, agents, gestionnaires d’infrastructures et acteurs de terrain ont partagé leurs pratiques et leurs connaissances. L'objectif ? Passer de la règle à l'action !

Pensé comme un temps d'échange concret, cet évènement a permis d'aborder quatre thématiques majeures : la réglementation et la préservation des espaces sensibles (atelier 1),  les contrôles et mise en œuvre opérationnelle (atelier 2), le débroussaillement et l'intervention des secours (atelier 3), l'accompagnement des élus et les bonnes pratiques (atelier 4).

Matinée de sensibilisation (©SousPréfecture/Jonzac)


• PRÉVENTION DES FEUX DE FORÊT EN CHARENTE-MARITIME

Débroussailler pour protéger : l’État prépare dès maintenant la saison 2027

Après un été 2026 marqué par des incendies particulièrement importants dans le Sud-Ouest, la prévention du risque incendie reste une priorité. En Charente-Maritime, l’État et ses partenaires mobilisent les acteurs locaux autour des obligations légales de débroussaillement (OLD). 72 communes de Charente-Maritime sont situées dans des massifs forestiers à risque. Les OLD constituent l’un des premiers gestes de prévention pour limiter la propagation des feux, protéger les habitations et faciliter l’intervention des secours.

• DES CHIFFRES QUI RAPPELLENT L’ENJEU

9 feux sur 10 sont d’origine humaine ; 80 % des feux de forêt démarrent à moins de 50 mètres des constructions ; 90 % des maisons détruites lors des feux de forêt se situent sur des terrains non ou mal débroussaillés. Débroussailler, c’est réduire la quantité de végétation combustible autour des bâtiments, limiter la propagation du feu et créer de meilleures conditions d’intervention pour les sapeurs-pompiers.

• UN ÉTÉ 2026 QUI RAPPELLE L’URGENCE DE LA PRÉVENTION

Les incendies survenus cet été dans le Sud-Ouest ont ravagé plus de 48 000 hectares, avec 3 560 départs de feux et plus de 500 bâtiments endommagés ou détruits. Face à l’intensification du risque incendie, l’anticipation est essentielle : la prévention se prépare bien avant le premier départ de feu. 

Jonzac : Samedi après-midi, inauguration de l'avenue Monseigneur Chauvin (devant Le Centre Leclerc)

Samedi 26 septembre à 14 h 30, la ville de Jonzac et le Département de la Charente-Maritime inaugurent l'avenue Monseigneur Chauvin entièrement requalifiée, embellie et modernisée


C'est une avenue embellie, modernisée, qui fait la part belle aux mobilités douces que vont fouler Christophe Cabri, maire de Jonzac et Sylvie Marcilly, présidente du Département de la Charente-Maritime ce samedi 26 septembre à 14 h 30.

Des travaux et un investissement ambitieux

D'une durée de 18 mois, ces travaux représentent un investissement de 808 204 €, porté par la ville de Jonzac à hauteur de 525 332 € et le Département de la Charente-Maritime à hauteur de 282 871 € (également maître d'ouvrage et maître d'œuvre).

Ce projet de requalification comprend la réfection complète des trottoirs et de la chaussée, la création de pistes cyclables et la mise en valeur paysagère de l'avenue.

Une avenue apaisée et sécurisée

Ce nouvel aménagement répond aux ambitions du schéma directeur des mobilités, mis en place dès 2024 par la ville de Jonzac. L'avenue est pensée pour permettre à tous les usagers de l'emprunter en sécurité : voitures, mobilités douces et piétons. Un cheminement réservé aux piétons se trouve côté ouest tandis qu'une piste cyclable est aménagée côté est. Ces deux cheminements sont physiquement séparés de la chaussée, ce qui permet aux usagers de les emprunter en toute sécurité.

Une entrée de ville mise en valeur

La requalification de cette avenue passe par sa mise en valeur paysagère. Des bandes engazonnées de part et d'autre de la chaussée ainsi que des arbres plantés permettent la création de sols perméables. L'activité commerciale locale s'en retrouve soutenue, avec un espace public plus sûr, plus agréable et plus durable.

Jonzac/In mémoriam : Feuillets d'automne et Prélude au printemps, c'est fini...

Créés il y a une vingtaine d'années, ces rendez-vous printaniers et automnaux, organisés par la mairie de Jonzac et Jeanine Belot, ont attiré un nombreux public pendant des lustres, tant au théâtre du château qu'au centre des congrès depuis son ouverture. « Si tu ne vas pas à la culture, la culture viendra à toi » était la devise de Claude Belot, alors maire et président de la CDCHS, collectivités qui assuraient entre autres les financements. 

Il est vrai que nous avons vécu de belles soirées avec des troupes et artistes renommés ! Les scolaires étaient associés aux rencontres et échangeaient avec les comédiens. Au fil du temps, les spectateurs s'étaient habitués à ces événements qui égayaient des périodes où l'animation s'étiole en milieu rural, les fins et débuts d'année. Ils attendaient alors la programmation « des spectacles de Mme Belot ». A l'office de tourisme, Elisabeth, Delphine and Cie se faisaient un plaisir de leur répondre et effectuaient les réservations.

Bien sûr, il y avait aussi des critiques, dont le coût financier et la centralisation du choix des spectacles. En démocratie, chacun s'exprime et l'opposition, au conseil municipal, n'y a pas manqué. Mais sans agressivité. Le but recherché par les organisateurs a toujours été atteint : offrir des pièces de théâtre et des concerts de qualité (parfois des comédies musicales et de la danse) à un prix d'entrée défiant toute concurrence. La ville s'est ainsi taillée une belle renommée, attirant dans ses salles des Saintais et des Cognaçais, séduits par les ambitions jonzacaises ! 

Une ère nouvelle s'écrit depuis les dernières Municipales. Rompant avec ses prédécesseurs, la mairie a choisi une autre ligne "éditoriale" de festivités que nous découvrirons au fil des mois. Fini les Feuillets d'automne et Prélude au printemps ! La génération issue des urnes souhaite apporter sa propre pierre à l'édifice : quoi de plus naturel ? Au centre des congrès, samedi 14 novembre,  elle propose la comédie musicale jeune public, Sherlock Holmes, d'après l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle, mise en scène par les frères Safa. 

A noter que l'équipe jazz, gravitant autour de Maïté Auboin Hannoyer, a été remerciée. Un adjoint à Christophe Cabri a repris les rênes. Par manque de temps, sans doute, un seul concert de jazz a eu lieu aux Carmes cet été.

Retour sur quelques spectacles des Feuillets d'automne et de Prélude au printemps

• Naïs de Marcel Pagnol 

L'histoire d'une jeune paysanne provençale amoureuse du fils de ses maîtres, protégée en secret par un ouvrier bossu au grand...

Un très bon moment !

(©NicoleBertin)

« Montaigne, Les Essais » 

Séance de dédicaces après le spectacle, un succès !

Adaptation et interprétation d'Hervé Briaux

Montaigne, après s’être retiré des affaires publiques, passa les vingt dernières années de son existence à inviter le monde dans sa bibliothèque, afin de se mesurer aussi justement que possible à cette immensité. Hervé Briaux s’en fait le vivant interprète et nous livre, une heure durant, les meilleurs morceaux des Essais, cet indémodable manuel de savoir-vivre.

• « Merteuil » Les Liaisons dangereuses 15 ans après

Pièce de théâtre écrite par Marjorie Frantz qui imagine une suite à l'œuvre de Pierre Choderlos de Laclos. 1799 : L'histoire se déroule plus de quinze ans après la mort du vicomte de Valmont. Retirée du monde et vieillie, la marquise de Merteuil arrive dans un relais de chasse après avoir reçu un mystérieux billet. Un piège se referme sur elle à travers un combat final entre deux femmes où l'issue s'annonce fatale.

Marjorie Frantz et Chloe Berthier : Duo intime et talentueux
« Du charbon dans les veines » 

de Jean-Philippe Daguerre - 5 Molières sur 5 nominations

L'action se déroule en 1958 à Nœux-les-Mines, une ville minière du Nord de la France. Sosthène, un père joyeux atteint de silicose, achète une télévision pour voir la Coupe du monde de football en Suède et Raymond Kopa. Son fils Pierre et son ami Vlad travaillent dur à la mine tout en jouant de l'accordéon et en élevant des pigeons. L'arrivée d'une jeune femme nommée Leila bouleverse leur quotidien et aborde l'amour, la solidarité et les combats ouvriers...

Magnifiquement interprété !
• UBU Président

Le centre des congrès de Jonzac a accueilli la pièce « Ubu président », une adaptation musicale et contemporaine de l’œuvre d’Alfred Jarry mise en scène par Isabelle Starkier. Tout simplement génial ! Et tellement d'actualité...

(©NicoleBertin)
• Love, Linda, La vie de Mrs. Cole Porter

Avec Isabelle Georges

« La folle vie du mythique compositeur de comédie musicale américaine Cole Porter, racontée par Linda, sa femme, sa muse. Ouvertement homosexuel, il vivra avec elle trente-cinq ans d'un compagnonnage amoureux hors normes. Dans ce portrait d'une femme brillante, exquise et sophistiquée, éprise de liberté, les chansons immortelles de Cole Porter tissent la trame d'un récit fascinant, célébrant la lumière et les ombres d'une relation défiant toutes les conventions. Isabelle Georges, accompagnée d'un trio subtilement jazzy, incarne une bouleversante Linda et coule sa voix irréelle dans l'univers du prince des songwriters, auteur de plus de 800 chansons pour Marilyn, Fred Astaire ou Frank Sinatra ». 

Superbe et émouvant

Dans le public, Claude Belot et Jeanine Belot, à l'origine des Feuillets d'automne
et Prélude au printemps