mardi 25 janvier 2022

Sel de l'Ile de Ré : Le député Olivier Falorni soutient les sauniers, le ministre de l’Agriculture s'engage

Dans l’hémicycle, devant le ministre de l’Agriculture et de l'Alimentation, le député Olivier Falorni a pris la parole au nom de tous les sauniers de l’Ile de Ré pour défendre leur filière menacée par la Commission européenne qui travaille à la rédaction des critères pour labéliser en bio la production de sel en Europe

Pour les sauniers, les critères du futur label ne sont pas assez exigeants. Ce texte rendrait éligible au label AB quasiment toutes les méthodes de production existantes, ce qui représente 90% de la production européenne.

« Un mouvement d’ampleur transnational et transpartisan voit le jour afin de soutenir la filière artisanale du sel. L'enjeu est de taille. Il s'agit de préserver un patrimoine historique et culturel, un modèle de production ancestrale, respectueux de son environnement et de la biodiversité, qui contribue à l'attractivité des territoires, mais qui pourrait disparaître comme ses 800 emplois, par la position dominante des groupes industriels face aux producteurs artisanaux » affirme Olivier Falorni.

A sa demande de « porter une position ambitieuse, une position forte, une position exigeante, pour faire respecter la force qualitative du label bio », le Ministre a répondu au député que, comme lui, il fait le même constat et qu’en conséquence, il tiendra « une position claire et exigeante pour différencier les méthodes de production de sel biologique et les sels plus conventionnels ».

Hermione Académie : l’offre de formation s’enrichit

Sous la marque Hermione Académie, la mission formation de l’Association Hermione-La Fayette se structure. L’Association est certifiée Qualiopi au titre de ses actions de formation. Cela montre que la formation est une partie importante du modèle économique de l’Association, outre son importance intellectuelle et sociale. Plusieurs formations se concrétisent : la poursuite de la formation « Savoir-être, savoir-faire, savoir agir », le démarrage des séminaires « Esprit d’équipage » avec le Campus des Industries navales et le lancement du programme « Engagement citoyen »

Formation des gabiers © Association Hermione-La Fayette/Maxime Franuslak

L’Association reçoit la certification Qualiopi au titre de ses actions de formation

Début 2022, la certification Qualiopi a été attribuée à l’Association au titre de ses actions de formation. Cette certification de l’Etat atteste de la qualité du processus de formation mis en œuvre par l’Association et permet d’obtenir des financements publics. De nombreux critères ont été passés à la loupe au cours de l’automne 2021, tels que les objectifs et les moyens pédagogiques des formations, les process d’évaluation et de validation des objectifs, etc. Aujourd’hui, cette certification invite les apprenants à candidater en toute confiance aux formations Hermione Académie. Pour l’Association, c’est une étape marquante dans l’une de ses missions stratégiques, la transmission. Sensibiliser, orienter, former, insérer, et faire de L’Hermione un formidable support de formation à ciel ouvert.

Recrutement pour la 4e session de la formation « Savoir-être, savoir-faire, savoir agir »

Cette nouvelle session de formation débutera fin février 2022. Elle est ouverte à 12 candidats. La formation se déroulera au Pays-Basque. L’Association encourage donc les jeunes originaires du sud de la Nouvelle-Aquitaine à candidater. 86 % des apprenants sont très satisfaits et jugent cette formation très utile*. C’est une véritable passerelle vers l’emploi  : ils étaient 68 % à être au chômage avant la formation et sont 92 % à avoir un emploi deux mois après la formation*.

Les séminaires « Esprit d’équipage » avec le Campus des industries navales (Cinav) commencent

5 seminaires « Esprit d’équipage » auront lieu en 2022 dans les 5 régions partenaires du Cinav. Construit avec le Cinav, ce séminaire s’adresse aux jeunes (lycéens, étudiants). Pendant 3 jours, ils sont plongés dans l’univers professionnel maritime. L’acculturation acquise leur permet de mieux connaître la communauté maritime et d’orienter leur parcours professionnel. Le premier séminaire a eu lieu à Cherbourg en janvier, le suivant se prépare pour février à L’Hermione, au port de Bayonne. 

Un nouveau programme débute : « Hermione, engagement citoyen »

Destiné aux jeunes de 18 à 30 ans, ce programme de formation permet de se mettre au service de la restauration d’un objet patrimonial, la frégate L’Hermione. Concrètement, les participants s’engagent à effectuer une quarantaine d’heures de travaux sur le navire, réparties selon leur disponibilité entre le 7 février et le 30 juin 2022. Tout au long du programme, leur carnet citoyen sera complété, permettant in fine de justifier de leur engagement. Leur expérience pourra ainsi être valorisée dans leur CV ou dans leur parcours d’orientation La découverte d’un environnement professionnel riche de nombreux métiers différents sera aussi un atout pour faire grandir leur projet professionnel.

* Enquête menée en 2021 auprès des participants des deux premières sessions de la formation « Savoir-être, savoir-faire, savoir agir ».

Formation Savoir-être, savoir-faire, savoir agir

Cette formation de 8 semaines s’adresse à tous les jeunes et a pour objectif de leur faire découvrir différents métiers, d’apprendre à travailler en équipe, de maintenir leurs compétences et de vivre une expérience humaine qu’ils pourront valoriser dans leur parcours professionnel.

Prochaine session de formation : du 28 février au 22 avril 2022, en partenariat avec le Centre de Formation d’Apprentis de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat 64. 

• Candidatures à adresser à Argitxu Bellecave : a.bellecave@cma64.fr

Situation épidémiologique du Covid-19 en Charente-Maritime

Le point de l'ARS17 :

Chiffres et éléments clés de la semaine en Charente-Maritime (semaine du 17 au 23 janvier 2022)

La  circulation  virale  continue  toujours  d’augmenter  de  façon  exponentielle.  Elle  atteint  désormais  plus  de  3 400 cas pour 100 000 habitants en Charente-Maritime (avant cette vague hivernale, son maximum était 381 le 27 juillet). Les hospitalisations  augmentent  encore  avec  151  hospitalisations  en  cours.  Les  déprogrammations  sont  nombreuses. 12 nouveaux décès sont encore à déplorer. Le variant Omicron représente quasiment 99% des contaminations. 

- Actuellement, le  taux  d’incidence  s’établit  à 3 418  cas  pour  100 000  habitants,  soit  plus  de  22000  personnes contaminées sur 7 jours. En région, les taux d’incidence sont entre 2 400 (Creuse) et 4 124 (Pyrénées-Atlantiques). La Charente-Maritime est le 7ème département en terme de circulation virale. Le taux de positivité est supérieur à 32 %.

- Fin  de  semaine 3,  151 hospitalisations  Covid-19  étaient  en  cours (89  entrées et  61 fins  d’hospitalisations).  Depuis mars 2020, plus de 2 100 séjours d’hospitalisation pour Covid-19 ont eu lieu et 441 décès sont à déplorer.  En moyenne, 90% des réanimations concernent des personnes non vaccinées. 

Actuellement : 

- 51 séjours au CH La Rochelle dont 6 en réanimation/soins continus  

- 23 séjours au CH de Saintonge dont 4 en réanimation/soins continus 

- 41 séjours au CH de Rochefort dont 29 en médecine conventionnelle 

-   9 séjours au CH de Saint-Jean-d’Angély dont 1 en médecine conventionnelle et 5 en soins de suite 

-   9 séjours au CH de Royan dont 6 en médecine conventionnelle 

-   8 séjours au CH de Jonzac dont 8 en médecine conventionnelle 

-   3 séjours au Centre Richelieu de La Rochelle dont 2 en médecine conventionnelle et 1 en soins critiques 

-   2 séjours à la clinique Pasteur de Royan 

-   2 séjours à la polyclinique Saint Georges de Didonne 

-   2 séjours à clinique de soins de suite Korian à Clavette 

-   1 séjour au centre Alpha de soins de suite à Royan 

- 36 clusters identifiés et actifs sur le département au sein  des établissements médico-sociaux ou sanitaires.

-Actuellement, quasiment 7 % des 10-20 ans, et un peu de 5 % des 20-40 ans sont infectés par la Covid-19.


Hôpital de Saintes/Infos : Le dr Alain Grentzinger, nouveau président de la CME, portes ouvertes des instituts de formation samedi 29 janvier

• Elections des Commissions Médicales d’Etablissement

Les Commissions Médicales d’Etablissement (CME) des Centres Hospitaliers de Saintonge et de Saint-Jean-d’Angély ont élu leurs présidents et vice-présidents pour les quatre prochaines années

Le dr Alain Grentzinger, nouveau président de la CME du CH de Saintonge

Au Centre Hospitalier de Saintonge :

• Dr Alain Grentzinger, président et Dr Antony Delhomme, vice-président.

Au Centre Hospitalier de Saint-Jean-d’Angély :

• Dr Jean-Jacques Gicquel, président, et Dr Isabelle Aucher, vice-présidente

Dr Alain Grentzinger : La première qualité du CH, ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent avec beaucoup de courage »

« Originaire de l’est de la France, j’ai été formé au CHU de Nancy, puis praticien hospitalier au Centre Hospitalier de Belfort où j’ai mis en place un premier centre de cardiologie interventionnelle. J’ai participé à la gouvernance de l’établissement en tant que chef de pôle et membre du directoire. En 2014, j’ai rejoint l’établissement de Saintes pour ouvrir également un centre de cardiologie interventionnelle coronaire avec une forte activité permettant au patient d’être traité au sein du territoire plutôt que de se rendre à la Rochelle, Bordeaux ou Poitiers.

Ma première expérience de chef de pôle m’a permis de développer des capacités de management que je vais mettre au service de l’établissement pour piloter les différents projets médicaux et continuer de renforcer l’offre de soins de l’établissement pour l’agglomération saintaise, mais aussi pour tout le territoire de santé au sein du Groupement Hospitalier de Territoire.

Le contexte actuel, de par la pandémie et les difficultés de financement de l’hôpital public, ne doivent pas nous faire baisser les bras.

L’hôpital de Saintes dispose de beaucoup de qualités. Il faut continuer à les mettre en valeur et corriger ses défauts. Sa première qualité, ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent avec beaucoup de courage actuellement et j’espère que mon action permettra de valoriser celle-ci ».

• Journée portes ouvertes des instituts de formation (IFSI/IFAS) du Centre Hospitalier de Saintonge

Les instituts de formation du Centre Hospitalier de Saintonge (IFSI et IFAS) ouvrent leurs portes le samedi 29 janvier prochain.

Au programme de cette journée : Découverte des instituts (en présentiel ou à travers une vidéo), informations sur les métiers et les formations du milieu sanitaire et social (infirmier, aide-soignant, assistant de soins en gérontologie) ; échanges en visioconférence avec l’équipe pédagogique, administrative et les étudiants (sur RDV).

L’antenne saintaise de l’IRTS Poitou-Charentes sera également présente.

En raison du contexte sanitaire, deux formules sont proposées : En présentiel de 9h00 à 16h30 avec contrôle du PASS sanitaire à l’entrée des instituts ; en distanciel : rendez-vous sur le site internet des instituts : www.ch-saintonge.fr/ifsi-et-ifas

Renseignements au 05 46 95 15 40, Chemin des Carrières de la Croix à Saintes près du Centre Hospitalier de Saintonge (indications depuis la rocade / rond point de la Rochelle)

• Suspension de l’unité de néonatalogie durant 48 h

En raison d’une contamination Covid de deux des pédiatres, l’équipe pédiatrique se trouve désormais réduite à minima et en surcharge de travail depuis de longs mois. Pour cette raison, du vendredi 21 janvier à 18 h jusqu’au lundi 24 janvier à 8 h, le Centre Hospitalier de Saintonge s'est vu dans l’obligation de suspendre pour 48 h son service de néonatalogie. « Dès jeudi soir, lorsque nous avons appris l’éviction de nos deux pédiatres, en concertation avec l’Agence Régionale de Santé, nous avons tenté de nous rapprocher des Centres Hospitaliers de la Région pour pallier ces deux absences, mais l’ensemble des Centres Hospitaliers sont soumis aux mêmes contraintes sanitaires et cela n’a pas été possible » expliquent les responsables.

2022, année électorale présidentielle et législative : Candidats et partis politiques en campagne en Charente-Maritime

• La République Ensemble : nomination des référents de la Charente-Maritime

Pascal Daunit, adjoint au maire de La Rochelle, conseiller communautaire de la CdA de La Rochelle et Katherine Chipoff, conseillère municipale de Lagord, conseillère communautaire de la CdA de La Rochelle ont été désignés comme responsables de La République Ensemble pour le département de la Charente-Maritime.

La République Ensemble est la fédération des élus progressistes. Elle est présidée par Stéphane Travert, ancien ministre, député de la Manche. Elle a pour vocation de fédérer l’ensemble des élus qui soutiennent le Président de la République. « Nous sommes un relais pour faire remonter les problématiques territoriales que nous vivons dans nos communes. Notre rôle est aussi d’expliquer les dispositifs nationaux, comme le plan de relance pour les collectivités. Ainsi, nous nous réunissons régulièrement  ». La République Ensemble travaille en lien étroit avec le gouvernement pour alimenter et participer la réflexion sur de nombreux sujets : le déploiement de la 5G, la loi 3DS, la gestion de la crise sanitaire, la DGF, etc. « Un mandat d’élu est exigeant, au service de nos concitoyens et de nos territoires. Il est à la fois enthousiasmant et dévorant d’investissement et de travail. C’est pourquoi il est utile d’avoir des espaces d’échanges entre élus. Ne pas rester isolé, saisir toutes les opportunités pour échanger sur les problématiques rencontrées et partager nos expériences, c’est la mission fixée. Nous invitons à nous rejoindre les élus qui se reconnaissent dans les valeurs et les actions du Président de la République et de son Gouvernement » expliquent Pascal Daunit et Katherine Chipoff.

Contact : lre@la-republique-ensemble.fr

• Déplacement de Christelle Morançais, porte-parole de Valérie Pécresse en Charente-Maritime

Christelle Morançais, présidente de la Région des Pays de la Loire, sera en déplacement en Charente-Maritime mercredi 26 janvier. Porte-parole de Valérie Pécresse, candidate des Républicains à la présidentielle, elle rencontrera de nombreux élus ainsi que les candidats aux législatives, Françoise de Roffignac, Bertrand Giraud et David Labiche. Christelle Morançais verra également des chefs d’entreprises du département afin d’échanger sur le programme notamment économique de Valérie Pécresse. 

• Le Rassemblement National de Charente-Maritime en ordre de bataille 

Séverine Werbrouck et Edwige Diaz
Le Rassemblement National de Charente-Maritime a accueilli Edwige Diaz, membre du bureau exécutif du Rassemblement National et présidente des élus RN au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, samedi dernier à Saintes. Ce fut l’occasion pour les nombreux militants présents d’échanger sur les principales mesures du programme de Marine Le Pen :  « seule Marine Le Pen propose un programme ambitieux pour rendre aux Français leur pays et leur argent, pour défendre leur identité, leur sécurité et leur pouvoir d’achat » soulignent les responsables du parti. 

À moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, ce rendez-vous a également été l’occasion de faire un point sur les prochaines actions de campagne pour les militants de la fédération. Le RN 17 organise un bus au départ de Saintes pour le lancement de campagne de Marine Le Pen qui se déroulera à Reims le 5 février prochain. Il invite les sympathisants qui souhaitent participer à cet évènement populaire à contacter la fédération. Dernier point abordé, « la fédération participe au lancement de l’opération "5000 marchés" partout en France. Les militants du RN 17 seront désormais présents sur tous les marchés jusqu’au premier tour pour convaincre les Français. Ils pourront utiliser l'imposant bus mis à leur disposition pour la campagne qui sillonnera les routes du département ».

• L'écologie au centre : Jean-Marc Governatori, candidat à l'élection présidentielle

Jean-Marc Governatori explique ses motivations : « Face à la désunion de la gauche qui choque le centriste que je suis, face à l’absence de sujets capitaux et solutions audacieuses dans le débat présidentiel, j’ai décidé de me porter candidat à la Présidence de la République. Les problématiques climatique, démocratique, éducative, énergétique, financière, sanitaire et sociale sont éclipsées pour se consacrer aux sondages et à Zemmour ! Une étude du 18 janvier dans la revue "Environnemental Science and Technology" démontre que nous avons atteint la limite planétaire en matière de pollutions chimiques et plastiques. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, annonce l’inhabitabilité de 50% de notre planète dans 50 ans si rien ne change. Des experts du FMI prévoient une inflation incontrôlable suite à la raréfaction des matières premières conjuguée à la fabrication artificielle de 20000 milliards de dollars liée à la gestion de la Covid par les gouvernements mondiaux. Des matières premières dont dépendent des emplois vont être en rupture de stock. Toute l’économie mondiale repose sur l’informatique : une panne ou une cyberattaque et plus rien ne fonctionne. Quelques multinationales et 2 pays (Chine/Usa) maîtrisent le monde, donc nos emplois, nos libertés et nos finances ! Les phénomènes climatiques extrêmes vont se multiplier, plombant nos finances et générant des flux de population colossaux. La solution est l’autonomie. Autonomie des personnes et des territoires en matière alimentaire et énergétique. Économie circulaire, éducation à la santé, rénovation énergétique, potagérisation partout, systèmes d’échanges locaux dans chaque quartier, etc. Changer notre rapport à l'argent, changer notre rapport à l'animal et au végétal, prendre conscience de nos responsabilités, c’est maintenant ».

Jean-Marc Governatori, président de la Fédération Agissons (association humanitaire et écologiste)

• Saintes : Jean-Marie Matagne arrête sa grève de la faim et maintient sa candidature à la présidence de la République

Le candidat explique sa position : « Le 7 janvier, j’ai rejoint à Saintes les 12 grévistes de la faim parisiens de la Primaire Populaire qui visaient à obtenir un candidat unique de la gauche et des écologistes à la présidentielle. Au 12e jour de jeûne, quoique supportant fort bien ce régime et prêt à continuer, je considère que ma grève n’a plus de raison d’être. En effet, Pierre Larrouturou et ses amis ont arrêté la leur ; les candidats de gauche et écolo déjà déclarés à la présidentielle et soutenus par des partis ont tous récusé la procédure de la Primaire et affirmé que, quels qu’en soient les résultats, ils maintiendront leur propre candidature à la présidentielle. Les candidats (5 hommes, 5 femmes) sélectionnés dans une première étape de la Primaire ne sont plus que 7, moins 3 (Mélenchon, Jadot, Hidalgo). Finalement la Primaire est devenue la plate-forme de lancement d’une candidature de plus, probablement celle de Christiane Taubira. Préalablement soumis à l’agrément des partis, le "socle commun" ne souffle mot de la "question qui fâche" : la question nucléaire. En conséquence, j’arrête mon jeûne, mais je maintiens ma candidature pour une France démocratique et conviviale, dans un monde vivable, décarboné, dénucléarisé, démilitarisé. Mon programme est clair, global et cohérent. C’est la charte pour une France et un monde humains, élaborée par de simples citoyens, essentiellement fidèle à l’humanisme, aux valeurs de la République et au bon sens ».


dimanche 23 janvier 2022

Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus

A l’occasion de la 16ème semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus, du 24 au 30 janvier, le site de Charente-Maritime du CRCDC-NA* (ex Lucide 17) et ses partenaires, rappellent leur mobilisation autour de cet enjeu de santé publique.

Une bande dessinée a été écrite et illustrée par le dessinateur rochelais Lamisseb pour informer sur l’importance du dépistage du cancer du col de l’utérus et de la vaccination

Encore responsable de 1100 décès chaque année en France, ce cancer pourrait pourtant être évité. L’espoir d’éradiquer ce cancer, dont la cause principale est une infection persistante par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV), est bien réel et repose sur deux armes complémentaires :

- un dépistage pour toutes les femmes de 25 à 65 ans et une vaccination contre les HPV pour les jeunes dès 11 ans.

Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus

Le programme national de dépistage concerne les femmes âgées de 25 à 65 ans. En Nouvelle-Aquitaine, le programme a été lancé en août 2020 et est coordonné par le CRCDC-NA*. Le CRCDC-NA* adresse notamment des courriers d’invitations aux femmes n’ayant pas réalisé leur examen dans les intervalles recommandés.

En Charente-Maritime, près de 40 % des femmes participent peu ou pas au dépistage, surtout après 50 ans : 67 469 Charentaises-Maritimes ont déjà été invitées depuis août 2020.

• Les recommandations actuelles :

Le dépistage du cancer du col de l’utérus des femmes de 25 à 65 ans (même vaccinées) consiste en un prélèvement cervico-utérin (frottis). Le type d’analyse et le rythme varient selon l’âge :

 Entre 25 et 29 ans : analyse cytologique (recherche d’anomalies des cellules au microscope) tous les 3 ans, et ce, après deux frottis normaux à 1 an d’intervalle

 De 30 à 65 ans : test HPV-HR (détection de la présence du virus HPV à haut risque) tous les 5 ans.Cet examen se réalise chez un gynécologue, une sage-femme, un médecin généraliste ou dans un laboratoire.

La vaccination des filles et des garçons à partir de 11 ans

La vaccination protège contre les infections à plusieurs HPV (sexuellement transmissibles) à l’origine de cancers du col de l’utérus, mais aussi d’autres organes (anus, vulve, vagin, pénis, cavité orale, oropharynx, larynx).

En France, depuis janvier 2021, la vaccination contre les HPV est recommandée aux filles et garçons :

 Entre 11 et 14 ans : seules 2 doses sont nécessaires

 Entre 15 et 19 ans (rattrapage) : 3 doses sont nécessaires

Un nouvel outil pour informer et sensibiliser le grand public 

Le site de Charente-Maritime du CRCDC-NA* a collaboré à une initiative des associations Symphonie 17 et Eole : une bande dessinée écrite et illustrée par le dessinateur rochelais Lamisseb pour informer de manière ludique et vulgarisée sur l’importance du dépistage du cancer du col de l’utérus et de la vaccination. A lire de 11 à 65 ans !

* Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers de Nouvelle-Aquitaine

vendredi 21 janvier 2022

Nouveaux dispositifs de l'Etat pour aider les entreprises touchées par la prolongation de la crise sanitaire

Le Comité de sortie de crise de la Charente-Maritime, organe de gouvernance du plan d’action pour l’accompagnement des entreprises en sortie de crise, qui regroupe les institutions publiques et les partenaires de l’entreprise, s’est réuni le 11 janvier 2022. À l'occasion de cette session, les nouveaux dispositifs mis en place par l'État pour aider les entreprises particulièrement touchées par la prolongation de la crise sanitaire ont été présentés aux membres du comité :

• Aides financières

Les entreprises dont l'activité est interdite d'accueil du public au mois de décembre 2021 (discothèques et restaurants/bars ayant des pistes de danse) et qui ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 %, peuvent bénéficier de l'aide « renfort », qui est égale à 100 % du montant des charges du mois de décembre. Les demandes d'aide pour le mois de décembre 2021 peuvent être déposées par les entreprises par le biais de leur messagerie sécurisée présente dans leur compte professionnel sur le site impots.gouv.fr, depuis le 6 janvier 2022.

Les entreprises des secteurs les plus touchés par la crise depuis 2020 (S1 et S1Bis : hôtellerie, restauration, événementiel) pourront bénéficier du dispositif «coûts fixes» pour les mois de décembre 2021 et janvier 2022 dès lors qu’elles perdent plus de 50 % de leur chiffre d’affaires par rapport au même mois en 2019. Ce dispositif compensera 90 % de la perte d'exploitation (70 % pour les entreprises de plus de 50 salariés et 100 % pour les discothèques ayant un EBE négatif). Ce dispositif sera prochainement accessible aux entreprises par le biais de leur messagerie sécurisée présente dans leur compte professionnel sur le site impots.gouv.fr.

• Activité partielle

Le bénéfice du taux majoré de l’allocation et de l’indemnité d’activité partielle est prolongé jusqu’au 31 janvier 2022 pour les entreprises fermées administrativement et les secteurs protégés (S1 et S1 bis) subissant une baisse de chiffre d'affaires. Le pourcentage de baisse du CA permettant de bénéficier du taux majoré est abaissé à 65 % dès le 1er décembre 2021.

Depuis le 1er juillet 2021, la durée maximale d’autorisation est de trois mois, dans la limite de six mois, consécutifs ou non, sur une période de référence de douze mois consécutifs. Depuis le décret n°2021-1817 du 27 décembre 2021, il n’est pas tenu compte des périodes d’autorisation d’activité partielle dont l'employeur a pu bénéficier avant le 31 décembre 2021 pour le calcul de la durée maximale d’autorisation. Ainsi l’atteinte de la durée maximale de 6 mois ne sera appréciée qu’au 31 mars 2022.

• Charges sociales

Les discothèques, qui font l’objet d’une fermeture administrative, peuvent reporter tout ou partie de leurs cotisations sociales (part salariale et part patronale) pour les échéances du 15 décembre 2021 et des 5 ou 15 janvier 2022 en remplissant le formulaire dédié sur le site de l'URSSAF (https://www.urssaf.fr/portail/home/actualites/covid-19--mise-en-place-des-mesu.html).

Elles pourront également bénéficier de mesures d’exonération des cotisations pour les périodes d’emploi de novembre et décembre 2021.

Les demandes d’accompagnement des entreprises et travailleurs indépendants intervenant dans des secteurs dont l’activité est fortement liée à la réception du public, tels que l’événementiel ou le tourisme, feront l’objet d’une analyse prioritaire et de bienveillance de la part des services de l’Urssaf.

• Prêt garanti par l’État (PGE)

Les entreprises de moins de 10 salariés en situation de grave tension de trésorerie pourront bénéficier d’un allongement des délais de remboursement de leur PGE de 6 à 10 ans. Après avoir pris contact avec leur banque, ces entreprises devront s’adresser à la médiation du crédit de la Banque de France (mediation.credit.17@banque-france.fr).

jeudi 20 janvier 2022

Port du masque : obligatoire dans les zones à forte concentration à partir du 20 janvier

La Charente-Maritime connaît une circulation active du coronavirus, avec un taux d’incidence qui s’établissait à 2014 cas pour 100 000 habitants

Prenant en compte la récente jurisprudence du Conseil d’État et des tribunaux administratifs,

Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime, a décidé d’adapter les mesures relatives au port du masque dans l’espace public à compter du 20 janvier 2022.

• Dans l’ensemble des communes de la Charente-Maritime, le port du masque de protection demeure obligatoire pour toute personne de onze ans ou plus dans les espaces publics suivants : sur les marchés alimentaires ; lors des rassemblements publics générant un regroupement important de population : brocantes et vide-greniers, foires et fêtes foraines, ventes au déballage, manifestations sur la voie publique déclarées, spectacles de rue, festivals, feux d'artifice, concerts en plein-air, événements sportifs de plein-air, inaugurations, cérémonies ; dans les files d'attente ; aux abords des gares, aéroport, ports, abris-bus (rayon de 50 m) ; aux abords des centres de vaccination, des établissements médico-sociaux et des hôpitaux (rayon de 50 m) ; aux abords des centres commerciaux (rayon de 50 m) ; aux abords des lieux de culte (rayon de 50 m), aux heures d’entrée et de sortie du public lors des offices et des cérémonies ; aux abords des accueils collectifs de mineurs (rayon de 50 m), aux heures d’entrée et de sortie du public ; aux abords des établissements scolaires, des établissements d’enseignement supérieur et professionnel, publics ou privés (rayon de 50m), aux heures d’entrée et de sortie du public.

• En concertation avec les maires des communes concernées, le port du masque est obligatoire dans les secteurs les plus fréquentés des quatre principales communes de la Charente-Maritime, de 8h à 20h : La Rochelle, Rochefort, Royan et Saintes (selon les périmètres joints à l’arrêté du 19 janvier 2022).

Ces mesures s’appliquent jusqu’au 9 février et pourront être réévaluées en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Le préfet rappelle l’importance du respect des gestes barrières pour limiter le risque de contamination et la propagation du virus et appelle fermement à la responsabilité individuelle et collective.

mercredi 19 janvier 2022

Le point sur l'épidémie du Covid-19 en Charente-Maritime

Délégation départementale de l’ARS : Chiffres et éléments clés de la semaine en Charente-Maritime (du vendredi 7 au jeudi 13 janvier 2022) 

La circulation virale continue toujours à augmenter. Elle atteint désormais plus de 1 900 cas pour 100 000 habitants en Charente-Maritime (avant  cette  5ème  vague,  son  maximum  était  381  le  27  juillet).  Les  hospitalisations  augmentent encore avec 123 hospitalisations en cours dont 15 réanimations. Six nouveaux décès sont encore à déplorer.  

- Actuellement, le  taux  d’incidence  s’établit  à 1 919  cas  pour  100 000  habitants,  soit  plus  de  12500  personnes contaminées sur 7 jours. 

En région, les taux d’incidence sont entre 1725 (Dordogne) et 3236 (Pyrénées-Atlantiques). La Charente-Maritime est le 7ème département en terme de circulation virale. Le taux de positivité est supérieur à 20%.

-  Fin  de  semaine 2,  123  hospitalisations  Covid-19  étaient  en  cours (49  entrées  et  45 fins  d’hospitalisation). Depuis mars 2020, plus de 2000 séjours d’hospitalisation pour Covid-19 ont eu lieu et 429 décès sont à déplorer.  En moyenne, 90% des réanimations concernent des personnes non vaccinées. 

Actuellement : 

- 42 séjours au CH La Rochelle dont 9 en réanimation/soins continus  

- 29 séjours au CH de Saintonge dont 7 en réanimation/soins continus 

- 26 séjours au CH de Rochefort dont 18 en médecine conventionnelle 

-   9 séjours au CH de Saint-Jean-d’Angély dont 3 en médecine conventionnelle et 4 en soins de suite 

-   3 séjours au CH de Royan dont 2 en médecine conventionnelle 

-   4 séjours au CH de Jonzac dont 3 en médecine conventionnelle 

-   3 séjours au Centre Richelieu de La Rochelle dont 2 en médecine conventionnelle et 1 en soins critiques 

-   1 séjour à la clinique Pasteur de Royan 

-   2 séjours à la polyclinique Saint Georges de Didonne 

-   2 séjours à clinique de soins de suite Korian à Clavette 

-   1 séjour au centre Alpha de soins de suite à Royan 

- 28 clusters identifiés et actifs sur le département, dont 22 en établissements médico-sociaux ou sanitaires. 5 autres services ou établissements médico-sociaux sont touchés sans être en situation de cluster.

- Plus de 17000 personnes sont aujourd’hui isolées (personnes contaminées et personnes contact à risque isolées).


mardi 18 janvier 2022

Amis de Jonzac : remise des prix du concours de décorations des maisons et jardins illuminés

Tous les ans en fin d'année, l'association des Amis de Jonzac sélectionne les maisons et jardins qui sortent leurs plus beaux atours pour célébrer les fêtes de Noël. Maisons décorées, effets spéciaux, guirlandes lumineuses, points multicolores, personnages scintillants : un vrai plaisir pour les yeux ! 

Les gagnants 2021 ont reçu un chèque cadeau directement à leur domicile (crise sanitaire oblige) remis par Josée Bousseau Couprie, Katherine Labadie et Christophe Gadrat. L'association remercie l'Union des commerçants et Intermarché pour leur soutien financier.

Le premier prix résidence Mignonneau
1er prix : M. et Mme Luton, lotissement Mignoneau, façade illuminée et jardin avec mise en scène élaborée, bon de 50 euros

2ème prix : M. Ongi-Etorri, décor illuminé terrasse et jardin, bon de 40 euros

3ème prix : M. Bougnaud, décor illuminé façade terrasse jardin, bon de 30 euros

4ème prix : M. Rousseau, décor illuminé façade et projections sur mur, bon de 30 euros

5ème prix : M. et Mme Vidal, décor sapins blancs fenêtres et porte sur maison du XVIIème siècle, bon de 20 euros

6ème prix : M. Maxant, sapin illuminé sur terrasse, bon de 20 euros

7ème prix : M. Magnant, maison illuminée, bon de 20 euros

8eme prix : Mme Voyez, décor jardin, bon de 20 euros 

La remise des prix aux sélectionnés
Oh le joli sapin !
Bravo à tous les participants et à l'année prochaine

lundi 17 janvier 2022

Pierre Babin : les confidences de l’ancien maire de Jarnac-Champagne

« Les étapes de ma vie » : tel est le titre du livre que vient de publier Pierre Babin aux éditions « Le passage des heures » à partir du témoignage recueilli par Judith Rapet

Les étapes de la vie de Pierre Babin, de 1933 à aujourd'hui. Que d'évolutions !
Pierre Babin - Pierrot pour les intimes - avait des choses à dire et que de souvenirs ! Politiques, professionnels, une sorte de patchwork où se mêlent ses activités agricoles riches en diversité, ses mandats de maire, son engagement socialiste dans le sillon de Philippe Marchand, sa famille, la vie associative, la maladie aussi. Par quoi commencer ? Par un hommage à ses ancêtres vendéens ? 

Après la crise du phylloxéra, en 1911, ses grands-parents viennent s’installer au domaine du Rat à Jarnac-Champagne. Pierre voit le jour en 1933. L’œil noir, le sourcil brun, il est courageux, il a envie d’apprendre et d’avancer. C’est tout naturellement qu’il rejoint l’exploitation le moment venu. Il épouse Chrystiane qui travaille alors chez cet homme remarquable qu’est Maxime Dunesme, à la fois notaire, artiste et poète. Naissent quatre enfants. La vie est un tourbillon et comme tous les tourbillons, il y a des moments de joie et de tristesse.

Il devient maire en 1965 succédant à André Panau. Il le reste jusqu’en 2008 où il tend le relais à Jean-Louis Girard. De son engagement à gauche, il se souvient de René Marty, d’Henri Vion, de quelques autres... et forcément de Claude Belot qui ne partageait pas ses convictions. Les débuts de la communauté de communes de Haute-Saintonge sont épiques puisque Jarnac est plutôt récalcitrante à son entrée ! Tout ça, on l’a oublié, mais pour ceux qui l’ont vécu, c’était tout de même de sacrés moments et parfois des échanges ardents ! Le contexte avait fini par s’arranger. 

Parmi ses belles réalisations, Pierre Babin est heureux d’avoir accueilli sur sa commune l’entreprise Chalvignac, spécialisée dans les cuves inox et alambics. Il évoque aussi les aménagements communaux, écoles, installation de commerces, services médicaux qui font de Jarnac une commune animée. 

Pierre Babin, 43 ans de vie municipale

Depuis, le temps a passé et la politique, c’est plus son truc : « j’ai 88 ans et je vis le jour présent. Mon épouse nous a quittés et ce fut une épreuve très douloureuse. J’ai la chance d’avoir autour de moi des enfants, petits et arrière petits-enfants. Je me sens apaisé, j’ai réalisé des choses constructives. Quand je l’ai pu, j’ai aidé les autres. Pour moi, l’entraide n’est pas un vain mot. Aujourd’hui, le covid a tout bouleversé, les mentalités ont changé, le contexte est bien différent du passé ». C’est grâce à Judith Rapet, écrivain renommé, qu’il a publié cet ouvrage, lui livrant ses confidences qu’elle a fidèlement couchées sur le papier. 

Pierre Babin est toujours actif et c’est avec un immense bonheur qu’il a serré dans ses bras son arrière petit-fils, Remy né en août 2021. La relève est assurée !

Illustré d'une belle série de photos, ce livre retrace les différentes étapes de la vie de Pierre Babin, une époque que vous avez peut-être connue et que vous aurez plaisir à partager. Pour conclure, ajoutons qu’au journal la Haute-Saintonge, Bernard Lévêque et moi-même aimions discuter avec le maire de Jarnac-Champagne, d’autant que Maryline, sa belle-fille, faisait partie de notre équipe !  

• Pierre Babin, les étapes de ma vie, éditions Le passage des heures

Saintes : Sur les rives de Saintonge, ta chandelle ne sera jamais morte !

Jean-Patrick Miler a ouvert son atelier-boutique au 65 rue de l’Arc de Triomphe baptisé « Rives de Saintonge ». Sa spécialité ? Les bougies…

Si vous aimez la lumière mystérieuse des bougies, ce magasin est fait pour vous. Le maître des lieux, Jean Patrick Miler, en propose une large gamme. Il élabore les cires, imagine les formes, adopte les parfums. Il adore la création ! Après avoir travaillé dans les produits bio liés au bien-être naturel, il a suivi une formation et ouvert cette boutique en novembre 2021. 

Il possède ses propres "recettes" : « les bougies rappellent des souvenirs,  suscitent des émotions, leurs odeurs ne laissent pas insensible. Elles créent une ambiance ». Rose, oranger, gardénia, voire colza. Liste non exhaustive ! Les étagères abritent des diffuseurs à froid propices aux huiles essentielles, des photophores, des candélabres anciens qui retrouvent ici une seconde jeunesse. Les bougies ont bien sûr des mèches en coton non traité. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses.

Vous aurez plaisir à rencontrer cet artisan cirier qui vous parlera avec passion de son métier. 

• Ouvert du lundi au samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 19 h 30 - www.rivesdesaintonge.com


Jean Patrick Miler, artisan cirier

Groupe écologiste, solidaire et citoyen de Nouvelle-Aquitaine : Katia Bourdin et Stéphane Trifiletti adressent leurs vœux 2022

Lundi matin à Saintes, le groupe écologiste, solidaire et citoyen de Nouvelle-Aquitaine a présenté ses vœux 2022 en présence de Katia Bourdin et Stéphane Trifiletti, élus du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen souhaite en 2022 des actions déterminantes au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine pour le climat, la biodiversité, la lutte contre les inégalités et le renouvellement des pratiques démocratiques. Voici leurs propositions : « La création d’une convention citoyenne pour le climat ; un droit d’interpellation beaucoup plus facile d’accès pour que les Néo-Aquitains puissent faire inscrire des sujets à l’ordre du jour des assemblées régionales ; plus de présence de la Région dans tous les territoires ; la baisse des tarifs pour les cantines des lycées et les transports régionaux ; un renforcement des actions pour l’égalité femmes-hommes et contre les discriminations et les violences sexistes, sexuelles et racistes ».

« La résilience de nos territoires va nécessiter d’accompagner très finement les initiatives locales vertueuses, si petites soient-elles. Le temps des grands projets inutiles imposés d’en haut est révolu » expliquent-ils. Leurs souhaits ? L’exemplarité en matière d’éthique financière ; des subventions régionales conditionnées à des critères écologiques et sociaux et une véritable politique des achats responsables de la collectivité, un plan d’urgence pour le développement des trains du quotidien et autres transports collectifs, notamment pour les trajets domicile-travail ; des aides renforcées pour la lutte contre la précarité, avec une attention spéciale à la jeunesse, à partir des actrices et acteurs du terrain.

La transition écologique est un sujet majeur : « Nous devons enfin regarder en face la réalité scientifique sur le climat et la biodiversité et en tirer les conséquences. Faire de l’affichage n’est pas suffisant, nous voulons par exemple prioriser l’agriculture biologique et arrêter la confusion avec la HVE ; préserver nos terres de l’artificialisation et régénérer nos sols pour mieux résister aux épisodes climatiques extrêmes ; cesser les aberrations écologiques, comme les bassines, les constructions de LGV au sud de Bordeaux ou d’autoroute Poitiers-Limoges, qui vont assécher nos finances régionales tout en aggravant les problèmes qu’elles sont censées résoudre ».

Sans oublier la santé : « Outre le Covid qui nous frappe, le nombre d’affections liées à la dégradation de notre environnement ne cesse d’augmenter. Il est temps d'imaginer une réelle politique de sortie des pesticides en agriculture... et un doublement du budget de la culture pour contribuer à la préservation de notre santé mentale ! ». 

Et de conclure : « Les 19 élus du groupe écologiste, solidaire et citoyen se tiennent à la disposition des Néo-Aquitaines et Néo-Aquitains pour relayer leurs souhaits, leurs envies et leurs inquiétudes au sein du Conseil régional ».

Saintes : les tapisseries de la Génèse devraient retrouver les murs de l'Abbaye aux Dames prochainement...

Après un premier décrochage des tapisseries qui ornent les murs de l'Abbaye aux Dames en 2020, la mobilisation de la communauté avait permis leur retour. Nouvel émoi fin 2021 quand l'association qui veille à leur conservation remarque qu'elles ont été une nouvelle fois enlevées. Elles devraient retrouver leurs emplacements respectifs prochainement. Maurice Rousseau, président de l'association, ose l'espérer... 

« Ce travail communautaire de plusieurs années reste de nos jours une proposition qui traduit et exprime une vision contemporaine du sacré » explique Maurice Rousseau, président de l'association des tapisseries de l'Abbaye aux Dames. En effet, l'abbatiale accueille un ensemble de 13 tapisseries conçues par l'artiste Jean-François Favre sur le thème de la création du monde : "La Tapisserie de la Genèse". 

En 2020, premier émoi quand des habitants remarquent qu'elles ont été ôtées, roulées et entreposées avant de rejoindre la sacristie. A l'époque, Lucien Normandin, saintais bien connu, prend la plume  : « Lors du festival de musique, les auditeurs habitués des lieux ont été surpris de constater que les célèbres tapisseries présentant le récit de la Genèse de la Bible ont été déposées. Depuis cet événement culturel, ces tapisseries restent entassées dans un coin du transept de l'église abbatiale. Il fut un temps assez récent où la paroisse se mobilisait tout le mois d'août pour présenter aux visiteurs ces tapisseries réalisées il y a quelques décennies par une armée de bénévoles qui y consacrèrent des centaines d'heures. Tout ce travail est ainsi mis aux oubliettes »

L’association qui en a la charge lance une pétition pour leur réinstallation : « Ces 12 tapisseries ont été retirées début juillet pour le Festival de musique et n’ont pas été remises en place jusqu’à ce jour. Ce retrait s’est effectué sans consulter, ni informer l’association des Tapisseries ayant pour objet "l’exécution, la conservation et la promotion des tapisseries de l’Abbaye aux Dames". Jean-François Favre, l’auteur des tapisseries, n’a été lui-même ni consulté, ni informé. Créées à l’origine en 1982, selon le souhait du directeur du Festival de musique ancienne, elles ont été réalisées par plus de 700 personnes de 1982 à 1990 sous l’égide de la paroisse Saint-Pallais, s’inscrivant ainsi progressivement depuis 38 ans dans l’histoire de l’Abbaye aux Dames. Par cette pétition, nous demandons instamment aux instances responsables de procéder à la réinstallation des douze tapisseries de la Genèse dans la nef de l’abbatiale de l’Abbaye aux Dames ». 

« Elles ont été enlevées pour le Festival à la demande de la société qui assurait la retransmission des concerts. Dans un but uniquement esthétique, l’église a été vidée de son contenu, mobilier, chaises, bancs et tapisseries afin de libérer l’espace. Nombreux ont trouvé qu’ainsi, les prises de vue étaient exceptionnelles. Le retrait des tapisseries s’est fait avec l’accord du prêtre de la paroisse. Elles seront remises en place rapidement » explique alors Philippe Terville, responsable du festival. L’Abbé Guillaume Salin confirme cette déclaration : « les tapisseries vont être réinstallées et elles sont actuellement en sécurité. Le moment est peut-être venu d’imaginer un autre grand projet culturel et cultuel qui motiverait la création artistique. Les tapisseries de J.F. Favre appartiennent au patrimoine de Saintes et de la Saintonge et elles pourraient être exposées dans un autre lieu de la ville par exemple ». « On a commis l’erreur de décrocher les tapisseries sans concerter J.F. Favre. Je regrette la forme que tout cela est en train de prendre. L’Abbaye aux Dames est un lieu de partage, d’œcuménisme » ajoute Odile Pradem-Faure, directrice de l'Abbaye aux Dames à cette époque. 

Bref, les tapisseries finissent par retrouver leur place en septembre 2020. 

Les treize tapisseries : douze, de 3 m x 1,80 m chacune, sont placées dans la nef et la dernière, de 6 m x 3,60 m, est située dans le transept. Elles évoquent les principales étapes de la création du monde

Nouveau rebondissement fin 2021 quand l'association s'aperçoit que les tapisseries ont à nouveau quitté leurs emplacements respectifs : « A ce jour, un nouveau pas a été franchi vers un avenir inquiétant au sujet des tapisseries. En effet, elles ont été décrochées fin novembre 2021 par la paroisse Saint-Pallais et ont été remplacées en décembre par des bannières de drap blanc mises en place en utilisant le système d’accrochage des tapisseries. La grande tapisserie du transept sud a été retirée. Les douze tapisseries de la nef ont été entreposées par la paroisse Saint-Pallais à proximité de l’entrée de l’abbaye, enroulées et appuyées contre le mur. Jean-François Favre, en tant que créateur de l’œuvre, n’a pas été consulté, ni même informé du retrait des tapisseries et de leur lieu de stockage, alors que cette œuvre a été faite de manière spécifique pour l’abbatiale, à la demande en 1982 du prêtre de la paroisse et du directeur du festival de l’Abbaye. Maurice Rousseau, en tant que président de l’association des Tapisseries de l’Abbaye aux Dames, n’a pas non plus été informé. Il a adressé plusieurs courriers au Père Guillaume Salin, curé de l’Abbaye, en lui demandant de faire raccrocher au plus vite les tapisseries de la nef pour leur permettre de sécher et d’éviter leur détérioration par moisissure. Un courrier a également été adressé par le président au maire de Saintes pour l’informer de la situation actuelle. Jean-François Favre a lui-même adressé un courrier à Mg Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes ». 

Aux dernières nouvelles, la paroisse a retiré temporairement les tapisseries pour positionner les éléments d’accompagnement de l’Avent, puis de Noël. « Il est prévu que les tapisseries soient repositionnées dans l’abbatiale dans les huit jours. En l'attente, elles sont conservées à l’abri sous la responsabilité de la paroisse » précise la mairie. 

Maurice Rousseau (qui a été prêtre à Villeneuve les Salines, Archiac et Saintes) fait part de son incompréhension : « Les tapisseries de J.F. Favre sont un travail collectif. Elles ont été conçues en relation avec l'Abbaye aux Dames et je faisais moi-même partie de l'équipe à l'origine des Académies musicales. J'ose espérer que leur raccrochage aura lieu prochainement. Je ne comprends pas pourquoi elles suscitent certains commentaires car ayant pour thème la Genèse, elles ont forcément leur place durant le temps de l'Avent, moment où on les a enlevées. Par ailleurs, je n'ignore pas que des travaux ont et vont être effectués dans l'Abbatiale, mais un dialogue peut s'instaurer entre les parties concernées favorisant l'information et la communication ». 

Compte-tenu de la valeur patrimoniale, artistique, religieuse et sentimentale que représentent ces œuvres, peut-être serait-il judicieux de les faire classer ? A suivre... 

Saintes : Première édition de la nuit de la lecture samedi 22 janvier

Le Ministère de la Culture propose chaque année, les « Nuits de la lecture », dispositif crée en 2017 pour célébrer le plaisir de lire et mettre en avant les établissements culturels et les librairies. Fort de son succès et malgré la crise sanitaire, cet évènement a su rassembler un public de plus en plus large.

Pour sa première édition, les équipes des médiathèques de Saintes mettent en éveil les espaces grâce à des animations et une mise en lumière de l’architecture du bâtiment.

Alors, à la tombée de la nuit, prenez vos lampes torches et partez à la découverte de ce lieu comme vous ne l’avez jamais vu !

La nuit de la lecture aura lieu samedi 22 janvier à partir de 17 h à la médiathèque François Mitterrand et aura pour thème « la nuit ».

Le public aura également accès aux différents ouvrages et pourra également les emprunter s’ils le souhaitent.

vendredi 14 janvier 2022

Corderie royale/Musée national de la marine/ ancienne école de Médecine navale : Rochefort s’immerge dans l’univers d’Elsa Guillaume

Pour sa nouvelle exposition temporaire, le Centre international de la mer rend hommage aux mystères des profondeurs océaniques en invitant l’artiste Elsa Guillaume à investir les espaces de la Corderie Royale, dédiés aux imaginaires maritimes


Déployant sa pratique artistique au sein d’une scénographie inédite, Elsa Guillaume a conçu un parcours d’œuvres qui plonge le visiteur dans l’univers onirique des explorations abyssales. De la céramique au verre, en passant par la vidéo et le son, les techniques de l’art viendront se croiser avec l’histoire de la technologie sous-marine, célébrant avec nostalgie les récits d’imagination scientifique de la fin du XIXe siècle.

Spécialement produites pour l’exposition Bathyskaphos, les œuvres présentées sont issues d’une résidence de recherche que l’artiste a réalisée à Rochefort entre le printemps et l’été 2021. Pendant son séjour, la découverte des ateliers du Centre International de la Mer, ainsi que l’étude des collections du Musée national de la Marine et de l’ancienne Ecole de médecine navale, ont nourri ses connaissances et alimenté son répertoire formel.

Puisant dans la chronologie des grandes découvertes sous- marines, l’artiste s’est inspirée des trajectoires des premiers submersibles et bathyscaphes pour proposer une remontée progressive vers la surface depuis les profondeurs. Cette traversée ascendante embarquera les visiteurs au cœur de mondes liquides et flottants, peuplés de créatures et d’engins fantastiques, où l’art fait s’hybrider ingénierie, histoire, science et nature.

Rochefort s’immerge dans l’univers merveilleux d’Elsa Guillaume...

Une seconde exposition intitulée "Collecter les ombres, mesurer l’écume" se tiendra parallèlement au Musée national de la Marine et à l’Ancienne école de médecine navale. Ici, les œuvres de l’artiste seront mises en résonance avec les collections permanentes afin d’y injecter un regard actuel et esthétique, imprégné d’émerveillement et de fiction.

Dans l’art comme dans la vie, Elsa Guillaume évolue au rythme des matières et des voyages. Depuis son diplôme aux Beaux-Arts de Paris en 2013, elle développe une recherche plastique consacrée à l’exploration et aux univers marins.

Sa pratique alterne des temps de travail en atelier, où elle modèle les matériaux afin de créer ses sculptures, et des temps de recherche sur le terrain, où elle ausculte les environnements naturels, qu’elle documente par le dessin, la vidéo et la photo.

Son parcours l’a amenée à réaliser de nombreuses résidences artistiques à l’étranger, partant à la découverte d’écosystèmes et de techniques artisanales spécifiques. C’est ainsi qu’entre 2013 et 2017, Elsa Guillaume séjourne à plusieurs reprises en Chine et au Japon où elle se familiarise avec les techniques de la porcelaine. Puis en 2016, elle embarque à bord de la goélette Tara qui réunit des chercheurs afin de mener des expéditions scientifiques en mer, dont elle rapporte un volumineux carnet de voyage composé de notes et de dessins. Plus localement, elle réside un temps à Dourven, en Bretagne, où elle s’intéresse aux recherches scientifiques menées à la Station biologique de Roscoff.

La goélette Tara à Bordeaux (© NB)

Depuis 2019, Elsa Guillaume a établi son atelier à Bruxelles où elle réalise ses œuvres dessinées, sculptées et installatives. Celles-ci sont régulièrement exposées en France et à l’international lors d’expositions collectives et personnelles. Elles ont en outre été récompensées de plusieurs prix, notamment le prix COAL pour l’art et l’environnement.

• Du 5 février au 31 décembre 2022 : Lieux d'exposition : 

- Musée national de la Marine - Hôtel de Cheusses 1, place de la Gallissonnière à Rochefort Tél. 05 46 99 86 57 rochefort@musee-marine.fr

- École de médecine navale 25, rue Amiral Meyer à Rochefort Tél. : 05 46 99 59 -rochefort@musee-marine.fr

- Corderie royale (Centre international de la mer) rue Jean-Baptiste Audebert à Rochefort tél. 05 46 87 01 90

jeudi 13 janvier 2022

Saintes : Une première au Centre Hospitalier avec la retransmission en direct d'une opération

Le Centre hospitalier de Saintonge s’apprête à réaliser une opération en Facebook Live. Une deuxième en France, mais une première totalement inédite dans notre région

Avec l’accord de la patiente, l’équipe chirurgicale d’urologie procédera à une chirurgie du prolapsus (également communément appelé descente d’organes). Ce geste chirurgical consiste à remettre en place les organes (vessie, utérus et vagin ou rectum) qui sont descendus trop bas dans le petit bassin.

Cette opération d’une durée d’environ une heure sera retransmise en direct (seulement une vingtaine de minutes pour être plus concis) sur la page Facebook des Centres hospitaliers de Saintonge et Saint-Jean-d’Angely.

Plusieurs objectifs à cela : permettre aux internes, aux étudiants en médecine et à ceux qui auraient pour vocation de travailler dans le domaine médical d’en savoir plus sur ce geste chirurgical, mais également au public de découvrir l’envers du décor, de s’immerger dans le milieu médical et découvrir la pratique du bloc opératoire avec beaucoup de pédagogie.

L’horaire de l’intervention sera précisé sur la page Facebook des Centres hospitaliers de Saintonge et Saint-Jean-d’Angely vendredi dans la matinée.

mercredi 12 janvier 2022

Saintes : pour faire le portrait de... Daniel Pirrotta, artiste peintre

Les domaines artistiques sont multiples. Héritier d’une tradition familiale, Daniel Pirrotta a choisi la peinture. En expansion, son univers pictural abrite des couleurs qui s’étirent et se combinent pour constituer une palette empreinte de subtilité. Il nous propose de le suivre sur le chemin qu’il s’est tracé au rythme des inspirations…

Rendez-vous à l’atelier-galerie de l’Abbaye, rue de l’Arc de Triomphe. Une artère où se devine, à l’horizon, l’un des monuments emblématiques de Saintes, l’arc de Germanicus érigé au premier siècle de notre ère. En s’installant rive droite, Daniel Pirrotta participe à la renaissance du quartier. La venue d’artistes et d’artisans est toujours un bon signe ! Pour révéler « la substantifique moelle » en effet , les lieux doivent être propices à la création. En dans l’ancienne Mediolanum, règne une ambiance qui conjugue passé et présent.

Après avoir vécu dans la région parisienne et à Bordeaux, c’est en Charente-Maritime que Daniel Pirrotta a posé ses valises. La peinture, il la fréquente depuis son plus jeune âge. L’entendre parler de sa famille sicilienne est un plaisir : le grand-père, un dessinateur extraordinaire, ses oncles pareillement. Autodidactes bien sûr. Ils manient tous les supports, l’huile, le fusain, voire le stylo à bille. Il se souvient de Giuseppe le prenant sur ses genoux et lui expliquant une toile prête à éclore. Copiste de génie, il était aussi à l’aise dans les reproductions de tableaux anciens que des médaillons immortalisant les beautés du cinéma, Sophia Loren ou Marilyn Monroe. Talent, quand tu nous tiens ! 

C’est dans cette ambiance que Daniel Pirrotta fait ses débuts en croquant ses héros préférés de B.D. Entré dans la vie professionnelle, il n’abandonne pas sa passion : « en parallèle, j’ai toujours peint ». Son premier tableau date de 1984. Heureux père de famille, il compose alors des scènes de la vie familiale, colorées, baignées par le soleil ou les ambiances feutrées. « A cette époque, je suis figuratif ». Ces décors ont une belle vertu, celle de dégager de la joie ! 

En lui-même, Daniel Pirrotta sait qu’il ne s’arrêtera pas là : « j’ai fini par trouver mes personnages un peu simples. Je voulais montrer ce que j’avais en moi, la part de mystère, de spiritualité ». 

Sa confrontation avec la peinture abstraite contemporaine a lieu en 2000 à la galerie du Domaine perdu en Dordogne (quel joli nom !). « A en suivi une profonde remise en question sur l’orientation que je voulais donner à mon travail ». Des rencontres déterminantes avec les peintres abstraits, Michèle Destarac et Antoni Ros Blasco, lui permettent d’entrevoir des perspectives. « Je me documente, je lis beaucoup pour comprendre ce que j’attends de la peinture contemporaine car il s'agit alors pour moi de réapprendre à peindre autrement, de développer un langage abstrait qui m'est propre ».  

Il se lance, fait ses preuves, intègre le groupe abstraction lyrique du Salon Comparaisons, puis celui des Réalités Nouvelles. A Pessac en Gironde, il prend un vaste atelier pour réaliser des grands formats. En changeant de dimension, l’espace s’aère et s’étend comme les branches d’un arbre qui va chercher la lumière. En son sein, les couleurs se propagent et s’expriment. 

Il vogue au gré de son pinceau, aborde des rivages inconnus, les explore, les teinte de bleu, rouge, jaune, vert, gris, noir ou mauve, gerbes qui s’élancent en conquérantes pour enfin se lover dans le berceau originel de la toile. Ainsi, chaque composition est une porte ouverte sur l’intériorité dévoilée. 

Bientôt, Daniel Pirrotta se sent à nouveau attiré par le large : « l’abstraction pure me semblait répétitive, figée dans des moyens d'expression inchangés depuis 60 ans. Or, l'art est en mouvement et le rôle des artistes est précisément de le faire bouger. Cela implique pour eux de porter un regard sincère sur ce qu'ils produisent et de se remettre en question s'ils ne sont pas satisfaits, même si les commentaires du public ou des galeries sont positifs ». Introspection et le voici reparti vers ces terrae incognitae qui l’ont toujours fasciné : « ce que recherche un peintre, c’est l’authenticité, sa vérité intérieure ». En l'attente, il dessine. 

En 2019, il change d’air et rejoint la Saintonge. A Saintes, il ouvre une galerie, mais la crise sanitaire complique les choses. Au printemps 2021, il reprend la peinture à l’huile et les grands formats : « moins abstrait qu’auparavant, mon travail s'insère dans un univers singulier, une synthèse personnelle entre abstraction et figuration ». En juillet dernier, le public est invité à une première exposition. Cet « imaginarium », vous êtes invités à le découvrir au 66 de la rue de l’Arc de Triomphe et à échanger avec Daniel Pirrotta qui souhaite, à l'avenir, accueillir d’autres artistes (sculpteurs, etc) à ses côtés.

Chaque tableau est une sphère qui varie selon l’émotion qu’elle suscite. Si l’esprit domine la matière, il est fort probable qu’elle lui échappe pour ouvrir cette formidable fenêtre qu’est la liberté de penser et d’interpréter. A chacun ses jardins secrets !

Mind flowers (huile sur toile)
Dark Dance (huile sur toile)
• Atelier galerie de l'Abbaye 66 rue de l'Arc de Triomphe 17100 Saintes 
Daniel Pirrotta - mail : contact@danielpirrotta.com - www.danielpirrotta.com

mardi 11 janvier 2022

Covid-19 : La Charente-Maritime, 5ème département de la Région en terme de circulation virale

Communiqué de l'ARS DD17 (point au 11 janvier)

La circulation virale continue toujours à être plus intense. Elle atteint désormais plus de 1 600 cas pour 100 000 habitants en Charente-Maritime (avant cette 5ème vague, son maximum était 381 le 27 juillet). Les hospitalisations augmentent aussi nettement avec 119 hospitalisations en cours dont 19 réanimations (la moitié des places de réanimations). Onze nouveaux décès sont encore à déplorer.  

- Actuellement, le  taux  d’incidence  s’établit  à 1 618  cas  pour  100 000  habitants,  soit  plus  de  10500  personnes contaminées sur la semaine écoulée. En région, les taux d’incidence sont entre 1 279 (Charente) et 2 590 (Pyrénées-Atlantiques). La Charente-Maritime est le 5ème département en terme de circulation virale. Le taux de positivité est supérieur à 14 %.

- Fin  de  semaine  01,  119  hospitalisations  Covid-19  étaient  en  cours (52  entrées  et  23 fins  d’hospitalisation).  Depuis mars 2020, environ 1 980 séjours d’hospitalisation pour Covid-19 ont eu lieu et 423 décès sont à déplorer.  En moyenne, 90% des réanimations concernent des personnes non vaccinées. 

Actuellement : 

- 42 séjours au CH La Rochelle dont 10 en réanimation/soins continus 

- 36 séjours au CH de Saintonge dont 9 en réanimation/soins continus 

- 15 séjours au CH de Rochefort dont 11 en médecine conventionnelle 

- 10 séjours au CH de Saint-Jean-d’Angély dont 4 en médecine conventionnelle et 4 en soins de suite 

-  2 séjours au CH de Royan en médecine conventionnelle 

-  6 séjours au CH de Jonzac en médecine conventionnelle 

-  1 séjour au CH de Boscamnant en soins de suite et réadaptation 

-  3 séjours au Centre Richelieu de La Rochelle dont 2 en médecine conventionnelle et 1 en soins critiques 

-  1 séjour à la clinique Pasteur de Royan 

-  1 séjour à la polyclinique Saint Georges de Didonne

-  2 séjours à clinique de soins de suite Korian à Clavette

- 17 clusters identifiés et actifs sur le département, dont 14 en établissements médico-sociaux ou sanitaires. 11 autres services ou établissements médico-sociaux sont touchés sans être en situation de cluster. 

-     Environ 15 000 personnes sont aujourd’hui isolées (personnes contaminées et personnes contact à risque isolées).

La Maison du dessin de presse à Paris ? « Cette décision ne remet pas en cause le projet Jidé-Saint-Just-le-Martel développé par la Région Nouvelle-Aquitaine » réagit Alain Rousset

Suite à l’annonce par le président de la République, Emmanuel Macron, du choix de Paris pour accueillir la Maison du dessin de presse et du dessin satirique, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, prend acte de cette décision et réaffirme sa volonté de transformer l’ancienne usine Jidé à Limoges, dont la Région est propriétaire, en un pôle culturel régional vivant, festif, fédérateur et humaniste.

Nol, président d'Humour et Vigne et dessinateur bien connu à Jonzac, aux côtés du président Rousset lors du salon de Saint Just le Martel en 2019 

La caricature et le dessin de presse méritent d’être défendus, encouragés, valorisés et promus. Cela a été le combat quotidien de Gérard Vandenbroucke, président-fondateur du « Salon international de la caricature, du dessin de presse et d’humour ». Le Salon international est ainsi devenu une référence incontournable pour les dessinateurs du monde entier. Depuis 40 ans, il fait la promotion du dessin de presse et du dessin satirique, défend les libertés d’expression et de création des auteurs/dessinateurs, jusqu’à sa présence à l’ONU en 2006.

Aussi, la Région Nouvelle-Aquitaine, qui militait activement pour une candidature s’appuyant sur les installations existantes de Saint-Just-le-Martel, et la création d’un lieu complémentaire à Limoges, avec la proposition de mise à disposition et la réhabilitation du bâtiment Jidé, va poursuivre le travail mené depuis deux ans avec les partenaires publics, les collectivités de la Haute-Vienne et la DRAC Nouvelle-Aquitaine.

« Le site de Jidé accueillera donc bel et bien un pôle culturel axé sur la création et l’image, comme je m’y étais engagé, et ce projet sera inscrit dans le Contrat de plan Etat-Région » insiste Alain Rousset. « Le dessin de presse y aura évidemment toute sa place, avec des espaces d’expositions, de médiations, de résidences artistiques, et de réserves qui bénéficieront également de la compétence et de l’expertise du Frac-Artothèque pour la conservation du fonds. Les antennes de nos agences culturelles ont vocation à s’y installer. Nous proposons aussi d’intégrer la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine, dont le développement nécessite l’installation dans de nouveaux locaux, le festival Les Francophonies – des écritures à la scène, qui recherche des espaces de création et de résidence, et de réaffirmer le lien avec la jeunesse et les étudiants en associant à ce projet l’Université de Limoges ».