mardi 29 novembre 2022

Jacques Gérault, préfet de région honoraire, élu président de la Fondation Hermione

Jacques Gérault a été élu Président de la Fondation Hermione lors du Comité exécutif qui s’est tenu mercredi 23 novembre dernier. Il succède ainsi à Daniel Ridoret, entrepreneur rochelais qui a œuvré de nombreuses années pour le projet. Haut fonctionnaire, officier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite, Jacques Gérault a occupé de nombreuses responsabilités au sein de différentes administrations. 

« Je suis ravi de rejoindre l’aventure Hermione et de mettre mon engagement au service du projet de l’Association Hermione - La Fayette, présidée par l’Amiral Marc de Briançon. Ce projet maritime unique favorisant la cohésion sociale est aujourd’hui essentiel par les valeurs qu’il porte, mais aussi par la fierté et le rêve qu’il apporte à de nombreux jeunes » déclare Jacques Gérault.

Jacques Gérault, président de la Fondation Hermione @DR
Les missions de la Fondation Hermione

La Fondation Hermione, sous l'égide de la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) présidée par Jean Castex, poursuit trois missions principales :

- soutenir la connaissance des métiers manuels, en particulier ceux de la construction navale, auprès de jeunes en difficulté d’apprentissage ou en rupture sociale 

- former des jeunes volontaires (bénévoles) à la manœuvre d’un grand voilier dans une démarche d’intégration citoyenne et d’ouverture au monde 

- promouvoir les filières de métiers et des processus d’apprentissage afin de susciter l’intérêt des jeunes en questionnement sur leurs orientations professionnelles.

La Fondation Hermione participe activement à financer les actions de promotion des métiers, d’engagement citoyen et bénévole, de formation et d’insertion mises en œuvre par l’Association Hermione - La Fayette tout autour de la frégate.

L’Hermione est devenue aujourd’hui bien plus qu’un navire, c’est un lieu de travail, de transmission, d’apprentissage, de mixité sociale, de culture, d’évènements et de convergence des acteurs économiques. C’est un véritable tiers-lieu qui permet à tous les publics et donc à chacun de participer, de partager, d’apprendre, d’être valorisé, de se sentir utile et en lien avec les autres. C’est un formidable projet territorial de lutte contre les exclusions.

La Fondation Hermione, grâce à l’engagement de ses mécènes, participe à ce que de nombreuses forces vives contribuent aujourd’hui dans le port de Bayonne à la restauration de L’Hermione – actuellement fragilisée par un développement de champignons – à sa maintenance courante, à la formation à la manœuvre de ce patrimoine navigant emblématique ainsi qu’au développement du savoir-être de jeunes.

Formation savoir-être, savoir-faire, savoir-agir au port de Bayonne – avril 2022

© association Hermione - La Fayette, Marine Lebrun, 2022

• Appel aux dons

Jacques Gérault et l’ensemble du Comité exécutif de la Fondation remercient l’ensemble des donateurs particuliers et entreprises et encouragent tous ceux qui le peuvent à faire ou à renouveler dès à présent un don à la fondation Hermione.

- En ligne sur : https://fondationhermione.org/devenir-donateur/

- En envoyant un soutien par chèque à l’ordre de la « Fondation Hermione » à l’adresse : Fondation Hermione – Arsenal Maritime - Place Amiral Dupont – BP 70177 - 17308 Rochefort  

Le marché de Noël de Meschers

Cette année encore, la mairie et l’association des commerçants de Meschers (ACAP) s’associent pour vous proposer un marché de Noël sous le signe de la convivialité et de la gourmandise, pour le plaisir de se retrouver tous ensemble

Le samedi 3 et le dimanche 4 décembre, venez découvrir les nombreux stands des commerçants à la salle La Passerelle. Réchauffez-vous auprès du chalet de dégustation de chocolat chaud et de vin chaud. 

L’ouverture du marché se fera en musique samedi 3 décembre avec le groupe de jazz de la Nouvelle Orléans Oracasse. 

Départ à 10 h 30 de la place du Marché

Le dimanche 4 décembre, une chorale programmée par l’ACAP se produira de 10 h à 12 h

Sans oublier l’incontournable tombola et ses nombreux lots à gagner !

Mortagne/Animations : Téléthon, marché de Noël, Brocante, Cinéma

Manifestations prévues sur Mortagne 

• MARCHÉ DE MORTAGNE-SUR-GIRONDE TOUS LES DIMANCHES MATIN 

Tous les dimanches matin de 8h à 13h sur la place Bel Air qui offre un des plus beaux points de vue sur l’estuaire de la Gironde.  

Chaque dimanche, des producteurs et commerçants locaux vous proposeront un large choix de produits pour le plaisir de tous !  

• TÉLÉTHON VENDREDI 2 & SAMEDI 3 & DIMANCHE 4 DÉCEMBRE  


• MARCHÉ DE NOËL DIMANCHE 4 DÉCEMBRE 

De 9h à 18h Place Bel Air (sous tivolis et en extérieur), nombreux exposants et animations diverses. Décoration par la Boîte à Coudre. Présence du Père-Noël Buvette et restauration  

2 € le ML (reversé entièrement au Téléthon) 

Renseignements et inscriptions à l’office de tourisme 05 46 08 17 66 /mortagne@royanatlantique.fr  

• SOIRÉE CINÉMA SAMEDI 10 DÉCEMBRE

Le Club des 400 coups ouvre les portes de la salle Parias Frères sur le port de Mortagne et vous propose des soirées cinéma en hiver. 

Cinéma en Hiver est un concept unique : il y a deux films projetés simultanément, le son est diffusé sur les casques audio. Pour la programmation des films, regardez sur www.domainedumeunier.com. L’ouverture de la salle est à 17 h, vous pouvez jouer à volonté sur les flippers des années 60/70. Plateaux apéro et bar sur place. La salle est chauffée et la projection des films commence à 20 h. 

Entrée de la salle : 10€, une soupe est offerte. Devenez membre (1€/saison) et profitez-en ! Les places sont limitées, réservez-les par téléphone au 0546977510 ou par mail à clubdes400coups@gmail.com 

• BROCANTE DE NOËL DIMANCHE 11 DÉCEMBRE

Organisée par l'Atelier Brocante de la Minoterie, présence du Père-Noël tout le week-end à la Minoterie, brocante ouverte aux professionnels et particuliers. Objets anciens ; pas d'alimentaire 

Restauration à toute heure sur le port

Accueil des exposants à partir de 7h – 3 € le ML 

Réservations au 06 72 55 25 06 / 06 87 76 30 66

Annulation par temps de pluie. 


lundi 28 novembre 2022

Saintes/Société d'archéologie et d'histoire : Tout savoir sur les voies romaines de la Saintonge

La Société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime a le plaisir de vous présenter sa nouvelle publication : « Les voies romaines de la Saintonge »

Elle est le résultat de dix années de recherches sur le sujet, une véritable enquête policière fondée sur une connaissance approfondie des terroirs, des reliefs et des paysages. Cette étude s'est déroulée en longues explorations à travers les champs, les prés et les taillis des campagnes de la Saintonge et de l'Aunis. Elle s'est révélée d'actualité par une recherche originale, par les moyens mis en œuvre, par la mobilisation et la compétence des auteurs, par les nouveautés qu'ils font découvrir. On y trouvera la restitution la plus précise et la plus exhaustive possible des voies qui ont été créées, remaniées et utilisées dans la Saintonge romaine, avec leur réseau, leur tracé, leurs structures, leur origine et les monuments spécifiques qui les bordaient. Encore fallait-il dater ce réseau : en l'analysant, Jean-Louis Hillairet a souvent trouvé les arguments pertinents pour vaincre de façon positive l'écueil de la chronologie.

Ce livre est le dénouement d'un programme élaboré et suivi de bout en bout par un groupe réuni par Alain Michaud. Il est composé d'auteurs qui viennent d'horizons divers, mais qui ont tous opéré en tant que membres de la Société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime.

Rendez-vous vendredi 2 décembre 2022, à 18 h, auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes (entrée libre). L'événement se déroulera en trois temps, la présentation du livre par le collectif de chercheurs, puis la distribution aux souscripteurs et la mise en vente officielle. Enfin, le collectif sera disponible pour échanger avec le public et dédicacer l'ouvrage.

• « Les voies romaines de la Saintonge » 208 pages, 174 photos et cartes - Prix public 25 €


Saintes : La passionnante histoire du haras

Jeudi dernier aux Archives de Jonzac, Étienne Petitclerc, archiviste et historien, spécialiste du patrimoine hippomobile animait une conférence sur le haras de Saintes, ancien établissement de l'Institut français du cheval et de l'équitation, dont la mission première était la sélection, l'amélioration et la conservation des races équines. Un endroit connu de tous les Saintais !

En 2014 au haras, magnifique spectacle équestre avec le cheval ibérique Tissao présenté par Benoit Lemaire (archives N. Bertin)

C’est à une conférence passionnante sur l’histoire des haras que le public était convié jeudi dernier. Il y a une dizaine d’années, invité de l’Université d’Eté, Etienne Petitclerc avait présenté le patrimoine hippomobile. « Et le cheval dans tout ça ? » lui avait-on dit. « Aujourd’hui, je vais vous parler du haras national de Saintes » propose-t-il. Haras qui a fermé ses portes, le site ayant été vendu à la société Védiaud en 2019 sous la mandature de Jean-Philippe Machon. 

« Ce haras a une histoire singulière, il occupe une place tout à fait intéressante. J’ai travaillé sur les documents d’archives nationales, départementales, municipales, les procès-verbaux d’inspection, les fonds préfectoraux » explique le conférencier qui fait remonter son histoire au XVIIIe siècle. En effet, des observations de la Généralité de La Rochelle permettent d’en savoir plus sur cette activité qui fournit alors des chevaux pour l’armée (animaux robustes et solides) et les tâches quotidiennes (agriculture, transport, etc). On y apprend que la région est propice aux élevages qui ont bonne réputation et rivalisent avec ceux de Bretagne et de Normandie. A cette époque, l’administration des haras royaux, dont la vocation est de veiller à la préservation des meilleures races équines, achète des chevaux qu’elle confie à des gardes, lesquels les mettent à disposition des éleveurs pour leurs juments. Ce système disparaît avec la Révolution. En 1790, les reproducteurs sont vendus et dispersés, d’où une diminution des effectifs.

En 1806, un décret impérial met en place une structure centralisée rattachée au ministère de l’Intérieur. La Saintonge produit des chevaux vendus tant en France qu’à l’étranger. Six arrondissements sont créés dont dépendent les dépôts. L’un d’eux se trouve à Saint-Jean d’Angély. Au XIXème siècle, le cheval devient un enjeu politique, économique et social en raison des mutations agricoles et des nouvelles mobilités (postes, messageries). La société d’agriculture de Saintes s’empare de la question chevaline. Avoir un dépôt d’étalons à Saintes permettrait de répondre aux sollicitations des éleveurs et développer les corps de métiers qui gravitent autour de la profession (une trentaine dont palefreniers, maréchaux-ferrants et bourreliers). En 1844, le projet prend forme, soutenu par les autorités locales qui voient en cette perspective un "créneau porteur". Des études sont lancées par la municipalité et après plusieurs « tentatives », le projet d’un haras à Saintes est validé en 1846 sous Louis Philippe. 
L'investissement est important, la Ville est prête à participer à hauteur de 264.000 francs, le Conseil général s'engage également financièrement. L'ensemble sera placé sur la rive droite de la Charente, près de la route Cognac/Niort. Les plans sont confiés à l'architecte renommé Victor Fontorbe. Ils sont validés en 1847. Au total, les travaux s’élèvent à 324.599 francs, prix inférieur à l’enveloppe prévue initialement. 
Les bâtiments comprennent un grand pavillon central encadré de deux ailes symétriques, des écuries et une vaste demeure pour le directeur. La première tranche est livrée en 1850 et la réception définitive a lieu en 1854. « Les bâtiments sont inclus dans un parc clos de murs de 9 hectares aux allées sinueuses dédiées aux chevaux. Sur les côtés et l'arrière, se trouvent un paddock et une carrière. L'entrée est encadrée de deux pavillons de concierge. L'infirmerie, les logements et la maréchalerie se trouvent le long de la rue d'entrée, avec une serre ». 

Le haras au début du XXème siècle

La construction s'étale sur 7 ans. Bientôt, arrive le premier étalon Xénophon, un demi-sang normand gris. La liste s’allonge avec des Pur-sang anglais, arabes et anglo-normands. Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si le rayonnement du haras s’étendait sur tout le département. Hors, le nord dépend d'un autre dépôt ! Mailhard de la Couture est nommé directeur du haras de Saintes. Il occupe ce poste durant 23 ans. Avec lui, émerge un cheval de type charentais. 
En 1872, l’industrie chevaline est à son apogée et la Vienne est rattachée à Saintes. Le haras, qui travaille avec le dépôt de remonte de Saint-Jean d’Angély et l'école de dressage de Rochefort, subit peu les effets de la guerre de 1870. Lors du conflit 1914/1918, la cavalerie acquiert des chevaux destinés aux militaires et se développe, en parallèle, un commerce consacré à l’agriculture et aux attelages. 
Le haras appartient à un réseau dynamique soutenu par les syndicats d’élevage, de dressage, les sociétés hippiques. Les années passant, le cheval de trait s’incline peu à peu devant la motorisation des matériels. 

Affiche de 1875 (archives bibliothèque municipale)

Le haras de Saintes abrite des étalons à l’année qui partent vers des stations de monte de mars à juillet pour la reproduction. Au début du XXe siècle, l'établissement abrite une centaine d'étalons. Au fil du temps, l'établissement va acquérir une dimension patrimoniale et architecturale. Des bâtiments et le parc sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1934. 

En 2001, la France compte 23 haras ou dépôts, 220 stations de monte et plus de 1470 chevaux. En 2003, l’Etat envisage la réduction de nombre des sites, passant de 23 à 17. En 2008, la seule mission des haras reste l’étalonnage. Le 1er février 2010, un nouvel établissement public administratif, l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), issu du regroupement des Haras nationaux et de l'École nationale d'équitation (ENE), entre en vigueur. Il est placé sous la tutelle des Ministères chargés des sports et de l'agriculture.

Le haras, lieu emblématique de Saintes

En novembre 2015, l'IFCE présente une liste de haras qui seront mis en vente, dont celui de Saintes. Sur place, nombreux se mobilisent afin que les décideurs politiques reprennent en main le destin de ce fleuron. Au conseil municipal en particulier, les débats sont animés ! La question est de savoir comment promouvoir ce site magnifique et quelle destination lui donner... La vente à un privé (agence de publicité) est confirmée en 2019. De nombreux habitants regrettent la disparition du haras qui figurait parmi les structures emblématiques de la ville. 

Avant sa fermeture, le haras a proposé diverses manifestations, faisant découvrir son patrimoine à travers des visites, des événements culturels et sportifs. Une sélection de poneys a même eu lieu pour la création d'un poney-club à Pékin (dans le cadre de la plateforme de coopération initiée par le Département "Horizon Chine"). Une page s’est tournée, emportant avec elle cette mémoire qui a marqué de son sceau la ville de Saintes. Fort heureusement, il reste suffisamment de documents pour inspirer la rédaction d’ouvrages détaillés…

Animations au haras avec des poneys. Certains partiront en Chine !
Découverte des différentes races locales

• Le haras était doté d'un laboratoire, de boxes et de structures adaptées à l'élevage des chevaux de selle, de trait, ainsi que des races locales, tels les baudets du Poitou ou les mules poitevines. Il possédait une collection de voitures hippomobiles. A ce sujet, une collection hippomobile est désormais présentée à Saumur. Elle évoluera au fur et à mesure des restaurations, des recherches historiques et de l’apport de nouveaux biens culturels.

• En avril 2019, à la mairie de Saintes, a eu lieu la signature du compromis de vente entre l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE), propriétaire du haras, et l’acquéreur du site Philippe Védiaud (agence de publicité). Prix de vente du haras : 1,2 millions d’euros.

dimanche 27 novembre 2022

Saintes/Nécrologie : Didier Catineau nous a quittés

Tombent les feuilles en cet automne et les plumes avec elles. Les authentiques, les belles, les engagées. Celle de Didier Catineau, disparu brutalement à l'âge de 69 ans, en fait partie. Elle nous éclairait sur le monde, sur son monde. Epris de justice et de liberté, il a écrit pour que la société devienne meilleure, que les plus humbles soient reconnus, que le patrimoine soit valorisé, que l'environnement soit protégé. Il a écrit par conviction sur moult sujets nous offrant des gerbes de souvenirs aux couleurs mordorées. 

Un hommage sera rendu à Didier Catineau au Crématorium de Saintes lundi 28 novembre à 17 h. Salut camarade, rendez-vous dans la grande bibliothèque de l'éternité ! 

• Maryse Guédeau, fondatrice du journal patoisant Xaintonge, rend hommage à Didier Catineau :

« C’est avec stupéfaction que l’on a appris le décès de Didier Catineau. Incroyable, inconcevable, inhumain. On sait que la vie est fragile, mais est-il nécessaire que la mort soit si violente...

Didier, c’est quelqu’un, on peine à dire c’était. Un incontournable, par sa voix que l’on ne retrouvera jamais plus (et y’en a marre de ça, de tous ces silences de voix perdues qui s’empilent), par ses savoirs, Didier sait tout, par sa curiosité, Didier s’intéresse à tout (sauf à ce qui ne l' intéresse pas du tout), par ses connaissances de tout et de tout le monde. En Saintonge, bon nombre ne se connaissent que parce qu’il y a eu Didier Catineau qui a branché entre eux les fils. Didier, c’est un tout, un caractère surtout, entier qui lui a valu souvent de passer pour une forte gueule (il préfère le mot “grognon”), mais de cela il s’en fout, Didier est un garçon d’opinion. Etre en prise avec le monde et revendiquer qu’il soit autrement, n’est-il pas le propre du concept “Etre vivant ?”

Didier Catineau si vivant nous a laissé récemment un très beau bouquin, encore sur nos tables de chevet au titre de “Un esprit saintongeais”. Il y a recensé toutes ces dernières actions qui encombraient son ordinateur, ses combats, ses coups de sang sur Saintes notamment, sa capitale, et sur ses émotions de rencontres qui pour lui ont compté. Dans ses pages, son esprit saintongeais que l’on découvre bourré d’empathie s’y promène en toute liberté, “c’est mon grand œuvre” disait-il. On ignorait qu’il signait là son testament, quand on attendait davantage qu’il continue à mette le nez dans ses archives pour nous raconter sa Saintonge depuis au moins les temps de Bénurâ. Didier avait tant de projets, mais nous voilà devant sa page maintenant blanche. Un saintongeais de cette trempe qui meurt, et c’est tout un pan de mémoire saintongeaise qui disparaît et bien davantage...

Qu’allons-nous faire sans Didier Catineau, l’alter égo, le bon copain, notre savant, notre curieux, notre ami ? Celui qui était devenu notre président du Collectif de la défense de l’identité saintongeaise ? Qu’allons-nous faire sans lui ? Plus saintongeais militant toujours en alerte que lui, nous n’avons pas. Sans doute dit-on que nul n’est irremplaçable, mais qui va remplacer Didier Catineau ? Il était si unique que nous sommes sous le choc de sa disparition, il avait encore tant à faire, il n’avait que 69 ans...

Il a participé à la dernière nuit de la Ganipote qu’il organisait tous les ans à Trizay pour contrer la propagande Halloween anglo-saxone avec ses costumes de cadavres ensanglantés qui détournent nos enfants de nos propres fêtes mémorielles de Toussaint. Nous avons nos propres légendes saintongeaises qu’il n’est nul besoin de chercher ailleurs, “Défendons de ce que nous avons !” disait-il en nous faisant hurler à suivre Aouh !, le cri de la ganipote.

Toutes nos pensées vont à Françoise son épouse, compagne et complice depuis 40 ans. Ce qui arrive à Françoise et nous arrive, est terrible... Un hommage sera rendu à Didier au Crématorium de Saintes le lundi 28 novembre à 17 h où il sera difficile de lui dire adieu, tant il restera présent dans notre Saintonge de lui si reconnaissante ».

Photo d'archives : Le dessinateur Jean-Claude Lucazeau, Pierre Peronneau et Didier Catineau 

Bruno Albert, ancien maire de Montlieu la Garde, nous a quittés

C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Bruno Albert à l'âge de 64 ans. S'intéressant à la politique régionale, il avait été maire de Montlieu La Garde de 2001 à 2008 avant de se consacrer à l'écriture. Ses obsèques seront célébrées en l'église Saint-Pierre d'Ambarès-et-Lagrave en Gironde mardi 29 novembre à 10 h 30. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille.

Bruno Albert lors d'une séance de dédicaces

En 2013, Bruno Albert venait de publier son premier roman "Un souper au Médoc". Sa façon à lui de rebondir en révélant une nouvelle facette de sa personnalité. On ne l'attendait pas sur ce terrain. Et pourtant, il y avait des signes ! Un esprit d'analyse, fin et aiguisé, assorti d'un humour aigre-doux qui ne manquait jamais d'amuser la galerie. Il répondait à nos questions :

• Bruno Albert, les Saintongeais se souviennent de vous en tant que maire de Montlieu. Avec la publication de "Un souper au Médoc", ils découvrent une nouvelle corde à votre arc. S'agit-il de votre premier roman ou avez-vous d'autres essais sous le coude ? 

Oui. C’est un premier roman, le second est au stade de la correction et le troisième à l’écriture. En fait, si « Un Souper en Médoc » trouve son lectorat - et cela semble être le cas - je vais, au fil du temps, proposer une saga familiale dans les vignes du Bordelais depuis le Second Empire. Mais, au-delà de la vigne, j’ai souhaité rendre hommage aux gens de la terre. Dans ses mémoires, le Baron Haussmann, à l’époque sous-préfet de Blaye, avait été sidéré par un paysan, totalement illettré, capable de réciter par cœur la liste de tous les candidats à l’élection présidentielle de 1848. Comme quoi, être rural en bord d’Estuaire - Saintonge ou Médoc - est une situation bénéfique ! 

• D'une manière générale, ce livre vous libère-t-il d'un monde professionnel où la parole n'est pas forcément libre ?  

Si j’ai voulu que « Un Souper en Médoc » soit un vrai roman, avec une vraie histoire, des vrais gens, c’est que justement j’ai souhaité montrer des personnes libres. Totalement libres. Y compris de dire des bêtises. Mais, dès lors que l’on sort des dialogues souvent cocasses, la base documentaire doit être solide. Spécialement en matière viticole puisque mon éditeur - Féret à Bordeaux - est depuis 200 ans la référence absolue et universelle dans le domaine. 

• L'intrigue se déroule dans le Médoc. Toute ressemblance avec des personnages existants y est-elle purement fortuite ?

Evidemment que non… Personnellement, je n’envisage pas une seconde, dans l’écriture, partir de rien du tout. Ma grand-mère maternelle, Anne Pillet, de Cussac Fort-Médoc, même si elle était l’épouse d’un garçon de Bussac-Forêt, connaissait son Médoc sur le bout des doigts. Elle m’a nourri de gestes, de paroles impérissables. De façon générale, je ne me débrouille pas trop mal à l’oral, mais j’ai compris qu’il était encore plus enrichissant d’écouter. Sur un marché, à la sortie d’un enterrement, au bistrot, autour d’un café, etc. C’est fantastique comme les gens fabriquent, plus ou moins volontairement, des pépites ! 

D’un point de vue littéraire, mon livre va concourir pour le prix du Premier Roman du Vin au Clos Vougeot en Bourgogne. Pour l’été prochain, je souhaite que « Un Souper en Médoc » trouve son interprétation sous forme de théâtre déambulatoire. Au passage, j'indique qu’en écrivant, j’ai tout de suite pensé à un scénario pour la télévision. A la grâce de Dieu. 

dimanche 20 novembre 2022

CDA Saintes/Appel à Projet Economie Sociale et Solidaire : Elisez votre « Coup de Cœur Citoyen 2022 »

Après le lancement de la plateforme de financement à abondement participatif « J’adopte un projet » en partenariat avec la Coop Atlantique et le CRESS, la Communauté d’Agglomération de Saintes poursuit ses actions dans la promotion et le développement des initiatives économiques au sein du territoire à travers son appel à projet « Economie Sociale et Solidaire ».

Dans le cadre de cet appel à projet, sept lauréats ont été récemment récompensés :

• L’association « le 17 à la ferme » pour le prix de la consommation responsable en circuit court. Cette association a pour objectif d’acheter des petits équipements pour continuer l’organisation de marchés itinérants dans les fermes du territoire favorisant une logique de circuit court et une ambiance festive conviviale.

• L’association « MCA Episol » pour le prix de la solidarité alimentaire. Elle souhaite pérenniser le poste de chauffeur de véhicule réfrigéré dans le cadre de l’activité de banque alimentaire.

• L’association « les Piafs Actifs » pour le prix de l’audace éducative citoyenne. Les Piafs Actifs veulent créer une école avec un concept pédagogique innovant, partenarial et créatif.

• L’association d’insertion « SAS » pour le prix de l’économie circulaire et de l’insertion. Le SAS a pour projet de construire un four à chaux, ce qui lui permettra de diversifier les supports de formation de ses salariés en insertion.

• L’association « Arche en Sel », pour le prix de la dynamique sociale de quartier. L’association désire créer un poste de coordinateur de projet pour structurer son projet « La Lucarne », un espace intergénérationnel ouvert à tous, vecteur de transmission et diffusion de savoir-faire.

• L’association « des Racines et des Pro en Territoire Saintais » pour le prix de la compensation carbone. L’association ambitionne de financer la communication grâce à cette aide financière pour inciter les entreprises à compenser leur empreinte carbone en finançant des arbres.

• L’association « SPOT » pour le prix du soutien à l’activité locale. SPOT a pour projet de financer un poste d’apprenti qui s’occupera de consolider l’activité de l’association notamment autour de l’animation de la gare ferroviaire de Saintes.

Découvrez les lauréats à travers des vidéos promotionnelles : https://www.agglo-saintes.fr/l-economie-et-l- emploi/economie-sociale-et-solidaire/566-appel-a-projet-prix-coup-de-coeur-citoyen.html

Les sept gagnants de cet appel à projet 2022 participent au concours du prix « Coup de cœur citoyen » permettant d’obtenir un bonus financier d’un montant de 2 000 €.

Les habitants de l’Agglomération de Saintes sont donc invités à voter pour leur projet préféré. Le vote se déroule jusqu'au 5 décembre sur le site internet de l’agglomération : https://sondage.cloud-agglo- saintes.fr/891443    


Prévenir les risques liés à l’inhalation du monoxyde de carbone

Incolore, inodore, sans saveur et non irritant, le monoxyde de carbone (CO) est un gaz toxique imperceptible. Il est à l’origine de nombreuses intoxications pendant l’hiver dues, principalement, à l’utilisation inappropriée de matériel de chauffage d’appoint (chaudière, chauffage d’appoint, poêle, cheminée, etc.), d’un groupe électrogène et de l’obstruction des systèmes d’aération dans les logements ne permettant pas une bonne évacuation des gaz de combustion

En Nouvelle-Aquitaine, entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2022, 49 signalements d’intoxication au CO ont été reçus et gérés par l’ARS. Dans la majorité des cas, il s’agissait d’intoxications survenues au domicile ou dans le cadre de loisirs. Elles étaient liées à une mauvaise utilisation de systèmes de chauffage, mal réglés et mal entretenus, voire détournés de leur usage (ex : barbecue). La majorité des victimes ont été prises en charge en milieu hospitalier et on déplore un décès. Plusieurs intoxications ont également eu lieu en milieu professionnel ou dans des établissements recevant du public, exposant potentiellement un plus grand nombre de personnes.

Pourtant, ces accidents sont évitables !

L’ARS Nouvelle-Aquitaine souhaite rappeler les consignes à respecter afin de les éviter pendant l’hiver. Pour cela, il est indispensable de faire vérifier, chaque année, son installation de chauffage par un professionnel et de ne pas utiliser de matériels inadaptés pour se chauffer.  

Cet hiver, ce risque est potentiellement plus important, compte tenu de l’obligation pour les ménages de réduire leurs dépenses énergétiques. Il faut donc être particulièrement vigilant car les dangers sont réels. 

| Les dangers du monoxyde de carbone (CO) 

Le monoxyde de carbone est produit par la combustion incomplète de n’importe quel combustible (bois, charbon, gaz naturel, fuel, essence, propane, etc).  

Les premiers symptômes de l’intoxication sont des maux de tête, de la fatigue, un état nauséeux et l’apparition de malaises. Ils surviennent plus ou moins rapidement après l’inhalation.

Une intoxication sévère peut conduire au coma et au décès, parfois en quelques minutes seulement.  

En cas de suspicion d’intoxication, il faut agir très vite :

Aérez immédiatement le local ;

Stoppez les appareils de combustion ;

Evacuez le local et appeler les secours en composant le 15, le 18 ou le 112 (et le 114 pour les personnes malentendantes). Les personnes intoxiquées doivent être prises en charge très rapidement. 

| Des gestes simples à adopter chaque hiver pour réduire les risques 

Afin d’éviter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone, certaines recommandations, limitant aussi la déperdition de chaleur, doivent être respectées :  

Chaque année avant l’hiver, faites vérifier et entretenir vos installations de chauffage et de production d’eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié. Lors de l’entretien annuel de votre chaudière, le professionnel qualifié qui intervient est tenu de mesurer le monoxyde de carbone pour s’assurer que votre installation n’émet pas de monoxyde de carbone.

Aérez au moins 10 minutes votre logement tous les jours, même quand il fait froid ;

Couvrez-vous et portez des vêtements chauds pour limiter le recours au chauffage d’appoint ;

N’utilisez jamais pour vous chauffer des appareils qui ne sont pas destinés à cet usage (cuisinière, plaques électriques, brasero, barbecue) ;

Maintenez vos systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et n’obstruez jamais les entrées et sorties d’air qui vont permettre d’évacuer l’humidité ;

Respectez systématiquement les consignes d’utilisation des appareils à combustions indiquées par le fabriquant : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu, placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments et ne les utilisez pas à l’intérieur y compris dans une cave, un garage, une remise ;

Agissez sur les déperditions de chaleur en vous dotant d’appareil de chauffage électrique basse consommation, de rideaux thermiques, de tapis et couvertures de sol.

Festisol en Nouvelle-Aquitaine jusqu'au 4 décembre : Embarquer la jeunesse dans la solidarité internationale

L’actualité internationale et les crises successives interpellent chaque jour un peu plus les politiques, l’opinion publique, les citoyens, les jeunes sur la nécessaire solidarité entre les peuples. Récemment, la guerre en Ukraine a vu naître un élan de générosité au cœur des territoires pour apporter une aide aux habitants touchés par la guerre. Dernièrement, l’actualité autour de l’Ocean Viking a remis sur le devant de la scène la question de l’accueil des migrants. Demain, le réchauffement climatique imposera une solidarité internationale accrue.

Si tous les citoyens sont concernés, les jeunes sont des acteurs essentiels de la solidarité internationale. Ils sont au cœur de l’édition 2022 du Festisol en Nouvelle-Aquitaine, déclinaison du festival des solidarités qui se déroule jusqu'au 4 décembre en proposant près de 200 évènements sur tout le territoire. La Région Nouvelle-Aquitaine, qui a à cœur de sensibiliser, d’embarquer les jeunes mais aussi de saluer leur engagement, est partenaire de l’évènement.

En plus de l’appui à l’équipe de coordination pour la promotion du Festisol, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine cofinance, dans le cadre de l’appel à projet « Education à la citoyenneté et à la solidarité internationale », 10 actions-évènements portés par la ville de Billère ou encore des associations à hauteur de 57 000 euros.

 • Quelques exemples d’évènements interactifs sur l’engagement des jeunes :

• Samedi 26 novembre : Jeunesse et solidarités locales ou internationales au théâtre Geoffroy Martel de Saintes à 14 h. Témoignages et échanges entre jeunes en France et à l’étranger, organisé par le Collectif Festisol Saintes (ems.collectif@gmail.com).

• Jeudi 1er décembre : Festi’show ! à la résidence Lafayette de La Rochelle. Coup de projecteur sur les jeunes inspirants et engagés par le Collectif Actions Solidaires.

• Du 24 novembre au 2 décembre : journées « Jeunes engagés » au lycée Ramiro Arrue de Saint-Jean-de-Luz (64). Animations et rencontres entre acteurs locaux et lycées, organisées par le Collectif Solidarité Internationale - Pays Basque.

• Samedi 3 décembre : Forum des solidarités à la médiathèque de Guéret (23).

jeudi 17 novembre 2022

Saintes : Anne Queffélec pour la première fois en concert à l'Abbaye aux Dames vendredi 25 novembre

C'est avec une grande fierté que la ville de Saintes accueille, pour la première fois, Anne Queffélec en concert à l'Abbaye aux Dames. Elle ira à la rencontre du public saintais en abordant, au début de ce récital, l'univers Mozartien pour lequel elle a affirmé une réelle affinité. La grande dame du piano nous livrera ensuite une interprétation rare des deux derniers opus des sonates de Beethoven avec la grâce et le toucher si particulier qui la caractérisent. Rendez-vous vendredi 25 novembre à 20 h à l'auditorium 

Anne Queffélec @Caroline Doutre

Considérée comme l’une des personnalités majeures du piano français, Anne Queffélec jouit d’une notoriété internationale et d’un rayonnement exceptionnel sur la vie musicale. À la scène comme pour ses enregistrements, elle cultive un répertoire éclectique. En témoigne sa riche discographie : elle a consacré plus d’une quarantaine d’enregistrements à Scarlatti, Schubert, Liszt, Chopin, Bach, ou encore Debussy.

• Le programme :

Haydn, Sonate Hob.XVI 32 en si mineur ; Mozart, Sonate K 333 en si bémol majeur ; Beethoven, Sonate n°31 en la bémol majeur opus 110, Sonate n°32 en ut mineur opus 111 

Dédicace du CD Beethoven à l'issue du concert

24€ plein tarif / 20€ tarif réduit / 10€ tarif adapté Durée : 1h30 / Placement libre

• Réservation sur notre boutique en ligne boutique.abbayeauxdames.org ou par téléphone au 0546974848

mercredi 16 novembre 2022

Saint-Jean-d’Angély : les étudiants internes en médecine de ville et les internes de l’hôpital sous le même toit

Françoise Jeanson, vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de la santé et de la Silver économie participera mardi 22 novembre à l’inauguration de l’internat rural partagé du Centre hospitalier de Saint-Jean-d’Angély

L’internat rural partagé vient d’être aménagé pour répondre à une double problématique. D’une part, plusieurs communes des Vals de Saintonge connaissent un problème de démographie médicale, notamment en lien avec les perspectives de départ en retraite supérieures aux installations nouvelles. D’autre part, un fort taux de vacance d'emplois médicaux hospitaliers est observé.

 Le projet du Centre hospitalier consiste à réunir les internes de ville et de l'hôpital au sein d'une maison commune, créant ainsi un internat rural partagé. Il pourra également accueillir des professionnels paramédicaux, en particulier des kinésithérapeutes très recherchés en Vals de Saintonge.

 Situé à proximité immédiate du Centre hospitalier et relié directement au centre ville, l'internat offre aux futurs professionnels médicaux du territoire des conditions d'accueil et de vie attractives. Les 7 logements de 28 à 72 m² permettront, pour certains, d'accueillir une famille et, pour d'autres, d'organiser une colocation. Une salle de formation aux internes et médecins est aménagée et sera également utilisée pour l'encadrement des maîtres de stage par l'Université de Poitiers et pour les travaux afférents au projet de Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS). Enfin, le Centre hospitalier s'engage à proposer des loyers d'un montant modéré.

La Région a soutenu ce projet, dans le cadre du Contrat de dynamisation et de cohésion des Vals de Saintonge, à hauteur de 110 000 euros.

Lundi 21 novembre à Talence : remise du prix « Optica Advocate of Optics 2021 » à Alain Rousset pour son engagement en faveur de la filière photonique

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, recevra le prix international « Optica Advocate of Optics 2021 » lundi 21 novembre à 18h30 à l’Institut d'Optique Graduate School Nouvelle-Aquitaine à Talence 

Alain Rousset, président du Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine

 Cette distinction est décernée à une personnalité qui a fait preuve d’un soutien exceptionnel à l’avancement de la photonique. Parmi les récents récipiendaires de cet honneur figurent France Córdova, directrice de la « U.S. National Science Foundation », Carol Monaghan, membre élue du Parlement britannique, le sénateur Stephen Conroy d'Australie, ou encore l'ancien secrétaire à l’Énergie des États-Unis et lauréat du prix Nobel de Physique Steven Chu.

 « C’est un véritable honneur pour moi de recevoir ce prix. La filière photonique, laser et hyperfréquences en Nouvelle-Aquitaine bénéficie d’une expertise mondialement reconnue. Elle rassemble des entreprises, des universités et des centres de recherche, de transfert de technologies et de formation autour de grands projets d’innovation. En créant une chaîne de valeur allant de la recherche technologique jusqu’aux marchés applicatifs, cet écosystème particulièrement dynamique travaille au développement de sources laser, de lasers de puissance, de fibres optiques de nouvelle génération, de composants hyperfréquences très pointus (microsystèmes électromécaniques -MEMS-, amplificateurs de puissance, antennes, filtres), ainsi que de systèmes complets (radars, radionavigation). C’est tout cet écosystème qui est aujourd’hui récompensé par cette distinction ! » précise Alain Rousset. 

Concert de la Sainte-Cécile/Saint-Genis de Saintonge : Le Chœur d’hommes du Haut Poitou à l’honneur

A l'occasion de la Sainte-Cécile, les Chœurs des Enfants d'Apollon invitent le Chœur d’hommes du Haut Poitou sous la direction de Maryse Sonnet samedi 26 novembre à 18h30 à l'Église de Saint-Genis-de-Saintonge

Né il y a maintenant 17 ans, ce Chœur d’Hommes du Haut-Poitou est composé de 48 choristes tous amateurs, d’un pianiste accompagnateur professionnel, d’une soliste mezzo-soprano, et à l’occasion d’un clarinettiste ou flûtiste. Son développement au fil des années sous la direction de Maryse Sonnet – ancienne professeur de piano et chef de plusieurs chœurs – lui a permis d’étoffer et d’équilibrer les différents pupitres pour enrichir son programme musical. Aujourd’hui, son répertoire éclectique est constitué de poèmes, de musiques de films, de chants traditionnels provenant de différentes régions et différents pays, mais aussi de grands airs d’opéra d’auteurs illustres tels que Mozart, Berlioz, Gounod, etc....

Pour ce concert, la première partie sera assurée par les chœurs des Enfants d’Apollon. Composé d’une vingtaine d’hommes volontaires, le chœur d’hommes de Pons, dirigé par Claude Révolte, ouvrira le concert avec des œuvres qui feront voyager le public dans le monde entier. Il sera suivi par le Chœur mixte du Donjon de Pons dirigé par Alice Durand avec un répertoire mélangeant musique classique et musique de film. La deuxième partie sera consacrée au chœur d’hommes du Haut Poitou.

Un rendez-vous à ne pas manquer ! Renseignements et réservations possibles au 06.85.11.19.93 ou au 06.31.27.98.46

Photos Jacky Berthelot
 • Infos pratiques :

Concert de la Sainte-Cécile samedi 26 novembre à 18h30 église de Saint-Genis-de-Saintonge

Tarifs : 10€ / -16 ans : gratuit

Renseignements : 06.85.11.19.93 / 06.31.27.98.46

mardi 15 novembre 2022

Implantation d'éoliennes à Coux : Aprevica appelle à manifester le 10 décembre prochain

L'association APREVICA appelle à manifester contre l'implantation de deux éoliennes sur la commune de Coux (à côté de Montendre) samedi 10 décembre. Elle donne rendez-vous place du 8 mai (en face de l'entrée de la CDCHS) à partir de 10 heures

• Compte-rendu de la réunion du 18 octobre dernier :

Sous la présidence de Bernard Largeau, la réunion s’est déroulée à la salle des fêtes de Tugéras-Saint-Maurice en présence d'une trentaine de personnes. Le but de cette rencontre était de « mobiliser les troupes et de passer rapidement à l'action ». La décision d’organiser une manifestation à Jonzac courant décembre a été prise à l’unanimité. En effet, nombreux ont pensé que le projet d'éoliennes était arrêté. Or, une nouvelle demande d’autorisation a été déposée afin de prolonger l’étude du mât de mesure une année supplémentaire : « Il faut se rassembler dans une action de terrain pour exprimer clairement notre position et notre détermination. En Saintonge, l’opposition à l’éolien est forte. Si une commune cède et accepte, c’est la porte ouverte ! A noter qu'actuellement, le maire d'une commune qui reçoit une demande de projet éolien ne peut seulement donner qu'un avis consultatif ». 

Raphaël Georgeon, maire de Vanzac représentant la Communauté de Communes pour l’observatoire de l’éolien, déclare qu'il apportera son aide et ses conseils. Lors d’une réunion à la Préfecture en septembre dernier, la DREAL ( Direction Régionale de l’Environnement et du Logement ) a présenté une carte des lieux qui pourraient accueillir de l’éolien, dont la Haute-Saintonge. Dès lors, le Département est appelé à définir des zones propices et la Préfète de Région rendra sa décision en début d'année prochaine. Face à cette situation, Aprevica doit « construire sa défense et exposer ses arguments en vue de l’enquête publique qui va avoir lieu ».

* Dominique Fleuret, de l'association les « Hurle-vents du Seudre », a fait état du projet d’implantation de quatre éoliennes, prévu à l’horizon 2025, à Saint-Germain du Seudre : « ne jamais baisser la garde » !

• Aprevica souhaite la présence des élus et autres associations engagées dans la défense environnementale à la manifestation du 10 décembre pour un défilé commun. « La manifestation restera neutre, sans orientation politique. Il s'agira d'une marche pacifique et informative » expliquent les responsables. 

Conférence/ Jonzac/Marc Dufumier : « Se diriger vers une agriculture diversifiée en faisant le plus grand usage possible de l’énergie solaire et du carbone de l’air »

Le bon sens paysan près de chez nous ! 

Samedi 5 novembre, l’agronome Marc Dufumier animait une conférence au centre des congrès de Jonzac où il était l’invité de la Communauté de Communes et du Conseil de développement qui viennent de lancer une démarche de projet alimentaire sur le territoire. 

De gauche à droite, Estelle Leprêtre, Christophe Pavie, Marc Dufumier,
Nathalie de Poix, Vincent Badie

Favoriser l’évolution des modes d’exploitation agricole, développer les filières bio, réduire l’usage des pesticides, acheter directement du producteur au consommateur sont autant de questions qui reviennent dans le débat national. Changer nos habitudes n’est pas facile compte-tenu qu’il faut produire plus et moins cher. Réactive face à de tels enjeux, la communauté de communes de Haute-Saintonge a initié un projet alimentaire de territoire. « Le contexte actuel, avec les conséquences des crises successives, nous pousse plus que jamais à une indépendance alimentaire. Il nous faut pour cela donner corps à ce projet à partir des initiatives existantes en prônant une approche intégrée pour co-construire à court terme, avec les acteurs, les outils méthodologiques indispensables, et en émettant les préconisations aptes à mieux intégrer le projet alimentaire dans les politiques publiques locales. Bien vivre, c’est bien se nourrir » explique Nathalie de Poix, vice-présidente du comité de développement. 

Les enjeux mondiaux : nourrir et satisfaire les besoins de la population, assurer une alimentation de qualité, enrayer l'exode rural, promouvoir le développement durable

 • Quelle agriculture pour demain ?

Qui mieux que Marc Dufumier pour développer ce sujet d’actualité, lui qui a dirigé la chaire d'agriculture comparée et de développement agricole à AgroParisTech ? Enseignant, chercheur, spécialiste des systèmes agraires et de leur évolution, il a assisté, comme beaucoup d'entre nous, à l’arrivée de la "modernité", l’instauration d’une politique agricole visant à créer des espaces de culture toujours plus grands pour constituer d’immenses parcelles à l'aspect impeccable après labour… dont l’inconvénient est de ne plus retenir les eaux de ruissellement. L’accroissement des produits phytosanitaires, nécessaires pour combattre maladies et prédateurs, a augmenté les rendements, mais les pesticides suscitent des interrogations. On se souvient du long combat judiciaire qui a opposé un agriculteur charentais à une firme américaine. D’autres cas ont été exposés par la presse, dont un viticulteur de la région de Jonzac.

Marc Dufumier : « Ce n'est pas la planète qui est en danger, c'est nous ! »

Il est vrai que depuis sa naissance, la Terre a vécu de nombreux cycles. Réchauffements, glaciations, dérives des continents, éruptions volcaniques, extinctions. Liste non exhaustive. Alors que les signes d'un nouveau réchauffement sont perceptibles, que l'Ukraine, l'un des plus grands producteurs et exportateurs de céréales, a été attaquée par la Russie, comment faire pour nourrir une population croissante en privilégiant la qualité nutritionnelle ? Marc Dufumier dresse le bilan du contexte actuel où l’on remarque l’accentuation des accidents climatiques, l’élévation des températures, l’extension des villes sur les terres agricoles, la raréfaction des ressources naturelles non renouvelables (énergies fossiles), l’accroissement de leur coût et d’importants mouvements migratoires. « Un système agricole durable est possible » estime le conférencier. 840 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde et trois milliards ont des carences nutritionnelles. « En conséquence, on nous dit de produire toujours plus, mais dans quelles conditions ? La première cause d’émission de gaz à effet de serre, à l’échelle mondiale, c’est la déforestation, notamment amazonienne, qu’impose la culture de soja nécessaire à l’alimentation des élevages industriels. Dans l’Union européenne, 90% du soja consommé par les animaux d’élevage est importé. D'autre part, au lieu d'acheter des produits de synthèse fabriqués avec du gaz russe, les agriculteurs pourraient planter du trèfle, de la luzerne, du sainfoin ou toute autre légumineuse qui apportent naturellement de l'azote au sol. Nous ne retrouverons notre souveraineté nationale qu’en produisant des protéines végétales ». Au passage, notons la flambée des engrais azotés, fertilisants largement utilisés en France, dont les prix ont augmenté de 300% en un an, situation qui déstabilise, voire met en péril les finances des exploitations. 

Marc Dufumier évoque également les perturbateurs endocriniens « qui pourraient avoir des effets sur la santé. La jeunesse est la plus concernée car les précédentes générations y étaient moins exposées ». Et d’enchaîner « nous avons pris 30 ans de retard. Avez-vous encore le moral ? » demande-t-il à la salle qui sourit à l’interrogation. « Le modèle d’agriculture que nous observons depuis des décennies montre ses limites. Nous devons nous diriger vers une agriculture diversifiée qui ne met pas tous ses œufs dans le même panier ». Avec une priorité : « faire le plus grand usage possible de l’énergie solaire et du carbone de l’air : que pas un rayon du soleil ne tombe à terre ». Il lui semble intéressant de « favoriser l’infiltration, puis la rétention de l’eau dans la couche arable ; de pratiquer des associations culturales et couvertures végétales permanentes ; de planter des légumineuses dans les rotations et les assolements afin de favoriser la fixation biologique de l’azote de l’air ; de réconcilier agriculture et élevage ; de reconstituer l’humus de sols ; de chercher des éléments minéraux en profondeur et de les restituer à la surface ». Il préconise le retour « au bon sens paysan », celui d'une époque où le monde, moins matérialiste, n'était pas pris dans l'étau de la productivité. 

 Marc Dufumier est expert auprès de la Banque mondiale et de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation (FAO). Merci à lui de nous avoir fait partager ses expériences

Aujourd’hui, une prise de conscience s’opère résultant de la préoccupation légitime des jeunes à vivre dans une nature préservée. De plus en plus d’agriculteurs changent leurs modes de culture en les diversifiant (bio), en utilisant des insectes auxiliaires, du fumier, en mettant d'autres variétés dans les rotations, en replantant des haies. Ils s’inspirent des méthodes de leurs aînés qui, loin d’être démodées, étaient en harmonie avec l’environnement. Dans ce domaine, le film « Tapis Vert, l'homme qui arrêta le désert » de Claver Yameogo, est révélateur : Après avoir constaté l'avancée rapide du désert dans son village, Yacouba Sawadogo décide de tout abandonner pour lutter contre ce sol aride en pratiquant une technique spéciale et ancestrale. Et ça marche ! Cette histoire, joliment racontée, est une porte d’entrée sur l’agroécologie : « L'essentiel, c’est de rendre le secteur agricole attractif en permettant un revenu décent. Si on veut changer, on peut commencer la transition écologique très rapidement. Nous le pouvons si nous en avons la volonté. Aujourd’hui, tout est mondialisé. A titre d’exemple, le prix du blé est indexé sur la bourse de Chicago ! ». Une prise en compte est d‘autant plus importante que le nombre de suicides chez les agriculteurs est alarmant…

La rencontre se poursuit par un débat dont l’intervention de Michel Amblard, de la Chambre d’Agriculture. Ce sexagénaire, qui a vécu les transformations du monde agricole, s’inquiète de l’avenir de la profession. Côté consommateurs, on constate que les filières courtes sont appréciées (ventes directes sur les marchés, paniers hebdomadaires de fruits et légumes, magasins comme Les Délices de Saintonge à Jonzac où des producteurs se sont regroupés sur un même site). Pour leurs enfants, les parents souhaitent des menus sains et équilibrés dans les cantines élaborés en partenariat avec des exploitants locaux. 

Bref, le sujet est vaste et ce ne sont pas les terribles images des affrontements de Sainte-Soline (création de méga bassines) qui vont adoucir les différentes positions sur la manière de cultiver la terre. En l'attente, on peut toujours entretenir son propre potager et obtenir de belles tomates à la saison !

Accueil de Marc Dufumier au centre des congrès

• Le Centre des congrès accueillait une exposition et une conférence autour du PAT (projet alimentaire territorial).

• De nombreux élus et acteurs du projet alimentaire territorial (PAT) participaient à cette conférence. Autour de Marc Dufumier, Nathalie de Poix, vice-présidente du Conseil de Développement, Christophe Pavie, maire de Nieul le Virouil, élu référent et animateur des débats, Estelle Leprêtre, sous-préfète de Jonzac, Claude Belot, président de la CDCHS, Fabienne Dugas Raveneau, coordinatrice du Contrat Local de Santé de Haute-Saintonge au sein du Conseil de développement, Vincent Badie, maire adjoint de Cercoux, Marie-Reine Sciard, conseillère régionale, Jeanne Blanc, conseillère départementale, l’AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), etc.

• Le Projet Alimentaire Territorial (PAT) de la CDCHS définit une stratégie, des objectifs et des actions partagées entre les multiples acteurs économiques et institutionnels de Haute Saintonge.

lundi 14 novembre 2022

Saintes/Samedi 19 novembre : Vente exceptionnelle des anciennes publications des sociétés d'archéologie et des archives historiques

La Société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime et la Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis bradent leurs anciennes publications lors d'une vente exceptionnelle samedi 19 novembre de 10 h à 18 h sans interruption

Les ouvrages seront vendus à prix déstockage, de 1€ à 5€. Vous pourrez retrouver les publications des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, les anciens bulletins de la SahCM, les revues de la Saintonge et de l'Aunis de 1975 à 2014, les Recherches Archéologiques de 1970 à 2008, les cahiers de l'aqueduc, tout un tas de livrets sur des fouilles locales, mais aussi les doublons de notre bibliothèque, tout ça à prix bradé, ou en lot.

Le déstockage des livres aura lieu au siège de la SahCM au 8 rue Mauny à Saintes (accès par la place de l'Échevinage). 

Rendez-vous samedi 19 novembre 2022, de 10h à 18 h, au 8 rue Mauny (à côté de la Médiathèque) à Saintes pour découvrir ces trésors de la littérature locale, de la recherche patrimoniale, archéologique et historique. Entrée libre.

• Renseignements : Romain Charrier - ro.charrier@gmail.com 

samedi 12 novembre 2022

Jonzac/cérémonie du 11 novembre : « Le souvenir, ce sont les jeunes générations qui doivent s’en emparer pour venir raviver la flamme de la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, pour notre liberté »

Vendredi matin, comme toutes les communes de France, la ville de Jonzac a célébré l'armistice du 11 novembre mettant fin à la terrible guerre 1914-1918. Elle a rendu hommage aux hommes, très nombreux, qui ont perdu leur vie dans le premier conflit mondial

Hommage aux Poilus de la guerre 14-18 par des enfants de l'école Malraux 

A cette cérémonie émouvante, participaient les représentants des associations patriotiques, les porte-drapeaux, les autorités militaires, Christophe Cabri, maire de Jonzac, Estelle Leprêtre, sous-préfète, Evelyne Delaunay, représentant le député Raphaël Gérard, Jean Bougeois, président de la FNACA, Daniel Salmon du Souvenir Français, enfants et enseignants de l’école Malraux, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le conseil municipal et la population.

Dépôt de gerbes au monument aux morts. De gauche à droite, Patrick Carré, maire adjoint, Evelyne Delaunay représentant le député Gérard, Christophe Cabri, maire de Jonzac, Estelle Leprêtre, sous-préfète, Jean-Claude Laby, président de la section de l’UNC
de Saint-Germain de Lusignan, Jean-Pierre Rospide
Lecture du message de S. Lecornu, ministre des Armées
Lecture du message du Souvenir Français par Daniel Salmon
Rassemblement devant le château, en cours de restauration
Transmettre le flambeau de la mémoire aux jeunes générations
Les cadets des sapeurs-pompiers

Après la montée des couleurs, les messages lus par des enfants de l’école primaire Malraux, l’appel des disparus "morts pour la France", les allocutions, la Marseillaise jouée par la fanfare de l'Ecole des Arts, des dépôts de gerbes ont eu lieu au monument aux morts et place de la République. « En cette journée de recueillement, ayons une pensée également pour nos soldats tués ou blessés, ces derniers mois, en opérations extérieures et inclinons-nous devant la douleur de leurs familles. Depuis février dernier, un conflit majeur se déroule sur notre continent en Ukraine et des conflits régionaux sont en cours ou latents un peu partout avec le risque qu’ils dégénèrent ou s’étendent. Dans cette situation stratégique périlleuse, le travail de mémoire a toute son importance afin d’éviter un retour des erreurs du passé pouvant entraîner les mêmes conséquences désastreuses. Ainsi, l’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre, fidèle au souvenir de toutes celles et tous ceux victimes de toutes les guerres, invite la jeunesse à œuvrer pour un monde plus juste, plus solidaire, plus fraternel et en paix » souligne le message de l’UFAC.

Cette cérémonie s'est achevée par un vin d'honneur offert par la municipalité de Jonzac.

Dépôt de gerbes place de la République
La fanfare dirigée par Hervé Sardin
Les salutations aux porte-drapeaux
Les sapeurs-pompiers

• Message du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, lu par Estelle Leprêtre, sous-préfète, en hommage à tous les "Morts pour la France"

« La nouvelle de la Victoire se répand à la volée dans tout le pays, de clocher en clocher. L’écho du clairon vient d’annoncer la fin d’un conflit qui a éprouvé le monde et décimé les Hommes. La fureur du canon s’est enfin tue, couverte par un immense éclat de joie.

11 novembre 1918, il est 11 heures : c’est l’Armistice.

Pour des millions de soldats venus du monde entier, c’est la fin de quatre terribles années de combat. Le soulagement est immense. La guerre est finie, mais pour les survivants commence un funeste décompte, celui d’un million quatre cent mille soldats français tombés au champ d’honneur, de quatre millions de nos militaires blessés ou mutilés, ces braves aux « gueules cassées » qui plongent la Nation entière dans l’effroi et l’émotion.

Le traumatisme est mondial. En tout, ce sont près de 10 millions de soldats qui ont été tués, 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins. Les morts sont presque aussi nombreux parmi les civils.

Ceux qui sont revenus des combats racontent la puanteur des tranchées et le fracas des obus. Ils expliquent la peur avant les charges, le courage qu’il faut pour sortir des abris et donner l’assaut aux lignes ennemies sous la mitraille. Ils disent l’horreur du spectacle de leurs frères d’armes qui tombent à leurs côtés.

Souvenons-nous de leur bravoure et de leur sacrifice. Commémorons ces soldats dont les noms doivent rester gravés dans nos mémoires comme ils le sont sur nos monuments aux morts, dans les villes et les villages de France, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer.

Souvenons-nous des soldats venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie, de ces soldats alliés venus verser leur sang pour la France, et défendre avec nous la liberté sur une terre qu’ils ne connaissaient pourtant pas. Le sacrifice de nos Poilus nous oblige, il nous rappelle que la Paix a un prix, et que nous devons être désormais unis avec ceux qui étaient hier nos adversaires, car « ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir » écrivait Anatole France.

Ce souvenir, ce sont les jeunes générations qui doivent désormais s’en emparer, pour venir raviver la flamme de la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, pour notre liberté. C’est la reconnaissance que la Nation doit à ses combattants, à ceux qui sont tombés et à ceux qui ont survécu.

Aux combattants d’hier et à ceux d’aujourd’hui, comme à leurs familles et ayants droit, la Nation doit continuer d’assurer réparation, reconnaissance et droit, comme l’a voulu le Président de la République.

Cette année, nous honorons deux soldats morts pour la France au Mali : le maréchal des logis chef Adrien Quélin et le brigadier-chef Alexandre Martin. Honorons leur sacrifice et celui de tous les soldats qui ont versé leur sang pour la France.

Le monde était convaincu en 1918 que la Première guerre mondiale devait être la « Der des der », la dernière des dernières. Nous savons ce qu’il advint de cet espoir et aujourd’hui, en ce 11 novembre 2022, alors que la guerre est de retour sur notre continent, n’oublions pas le combat des Poilus pour la Paix et le sacrifice de nos soldats morts pour la France ».

• Discours du maire, Christophe Cabri : « Des enfants de Jonzac, il en est tombé en Belgique, en Artois, dans la Somme, l’Aisne, la Marne, la Meuse, en Lorraine, à Monastir, en Serbie, à Salonique et en Afrique »

104 ans après l’armistice de la Première Guerre mondiale, je me permets de reprendre des extraits du discours de James Sclafer, maire de Jonzac, du 4 décembre 1921, jour de l’inauguration de notre monument aux morts. « Habitants de Jonzac, le jour de gloire est arrivé ! Vous êtes ici, non pas pour verser de nouvelles larmes, mais pour glorifier les Jonzacais qui, de 1914 à 1918, sont morts pour la patrie. Vous avez voulu que notre cité possède un monument élevé à leur mémoire. La population en son entier a souscrit pour l’élévation de ce monument ; les plus petites bourses comme les autres ont apporté leur coopération. Nous avons confié la construction au statuaire René Buthaud et à son fidèle collaborateur, M. Chaveron, qui se sont chargés de camper, sur la pierre, celui qui demeurera dans l’histoire l’éternel Poilu. Il est pour nous le Grand Anonyme, notre Poilu inconnu, le symbole en qui revivent les 103 des nôtres morts pour la France, dont le nom est à jamais gravé dans cette pierre.

Il n’est pas un champ de bataille qui n’ait été arrosé du sang jonzacais. Des Jonzacais, il y en avait sur tous les fronts. Des enfants de Jonzac, il en est tombé en Belgique, en Artois, dans la Somme, l’Aisne, la Marne, la Meuse, en Lorraine, à Monastir, en Serbie, à Salonique et en Afrique. Ce Poilu ! c’est tous ceux qui ont fait la guerre, tous ceux qui sont partis à l’appel de la patrie en danger, ceux qui sont revenus, et aussi ceux qu’on n’a jamais revus »...

James Sclafer termine son discours par : « Ce monument vous appartient. En France, à la fin de la guerre, on dénombre quelque 1,4 million de soldats tués sous l'uniforme français. La volonté du conseil municipal est de perpétuer la mémoire de ces hommes dont leurs noms sont gravés dans la pierre ».

• Mais qui étaient ces Jonzacais morts pour la France ? Ce pupitre est là pour vous informer 

Le monument aux morts a été entièrement restauré par les Compagnons de Saint-Jacques. Patrick Carré, maire adjoint, a contribué à l’élaboration d’un « pupitre » (située derrière le monument aux morts) où sont présentés les soldats originaires de Jonzac morts pour la France. Un travail de mémoire à saluer.  

 Le monument aux morts est l'œuvre de René Buthaud et son fidèle collaborateur, M. Chaveron
Un pupitre présente les Jonzacais morts durant les dernières guerres