mercredi 29 juin 2022

La Rose des Vents : 120 danseurs et danseuses de haut niveau en Haute-Saintonge

Des spectacles de danses traditionnelles hauts en couleurs enchanteront la Haute Saintonge du 9 au 14 juillet prochains

Le groupe « Barvinok » Ukraine

Créé en 1993, le groupe « Barvinok », d'Ukraine, propose des danses des régions de son pays et du monde d'un tel niveau qu'il est lauréat de plusieurs concours panukrainiens et internationaux d'art chorégraphique. Les lettons du groupe « Dancari », tout comme les lituaniens de l'ensemble « Pryjazn » (qui signifie fraternité) mettront en valeur leur pays à travers leurs danses et leurs tenues. Enfin, le groupe « Xihuitzilli » apportera le folklore et la culture mexicaine.

Ensemble lituanien « Pryjazn »
Le groupe "Dancari" Lettonie
Le groupe mexicain « Xihuitzilli »

Cinq spectacles au programme

Le spectacle d'ouverture de ce Festival « La Rose des Vents » aura lieu le samedi 9 juillet à 21h au Centre des Congrès de Jonzac où les 4 troupes de danses se succèderont tout au long de la soirée. Le Festival se poursuivra le dimanche 10 juillet à 21h au Parc Barabeau de Jarnac-Champagne avec les 120 danseurs pour une nouvelle représentation et un spectacle différent. La ville de Jonzac accueillera le groupe mexicain « Xihuitzilli » au Centre culturel des Carmes le mardi 12 juillet à 21h pour un spectacle « spécial Mexique ». Les 4 troupes de danses se retrouveront à Pons le lendemain, mercredi 13 juillet à 21h, pour un nouveau spectacle au Pied du Donjon, avant une clôture de ce festival le jour de la Fête Nationale au Parc des Charmilles de Saint-Germain-de-Lusignan à 21h.

Des spectacles époustouflants de danses folkloriques (différents à chaque représentation) à ne pas manquer ! 

Une action en faveur de l'Ukraine !

Ce festival sera une parenthèse enchantée pour tous ces jeunes ukrainiens et une occasion d'affirmer et de partager leur identité. L'association "Arts et Spectacles en Haute Saintonge" a décidé d'aider la troupe de danse d'Ukraine « Barvinok » à participer au festival. Si vous aussi, vous voulez participer aux frais engagés pour leur venue (transport, logistique, etc.), vous pourrez faire des dons dans les différentes urnes déposées sur les lieux de spectacles !

Venez nombreux ! Renseignements au 05 46 48 25 30 ou par e-mail : communication.arts.spectacles@orange.fr

Toutes les infos sont également disponibles sur www.arts-et-spectacles.e-monsite.com

Renseignements pratiques :

Samedi 9 juillet à 21h : Spectacle d'ouverture au Centre des Congrès de Jonzac. Tarifs : 15€ / Étudiants et -16 ans : 10€ / Gratuit pour les moins de 5 ans; Réservations : OT de Jonzac : 05.46.48.49.29 ou sur HelloAsso*.

Dimanche 10 juillet à 21h : Spectacle au Parc Barabeau [ou salle polyvalente suivant météo] de Jarnac-Champagne. Tarifs : 12€ / Étudiants et -16 ans : 10€ / Gratuit pour les moins de 6 ans; Renseignements et réservations : 05.46.48.25.30 ou sur HelloAsso*

Mardi 12 juillet à 21h : Spectacle du groupe mexicain "Xihuitzilli" au Centre culturel des Carmes de Jonzac [ou salle des fêtes suivant météo]. Entrée gratuite (offert par la municipalité); Renseignements : 05.46.48.25.30.

Mercredi 13 juillet à 21h : Spectacle au pied du Donjon de Pons [ou salle polyvalente suivant météo] (Entrée gratuite (offert par la municipalité); Renseignements 05.46.48.25.30).

Jeudi 14 juillet à 21h : Spectacle de clôture au Parc des Charmilles (derrière la Mairie) de Saint-Germain de Lusignan [ou salle polyvalente suivant météo]. Tarifs : 12€ - Étudiants et -16 ans : 10€ / Gratuit pour les moins de 6 ans; Renseignements et réservations:05.46.48.25.30 ou sur HelloAsso*.

*HelloAsso:www.helloasso.com/associations/arts-et-spectacles-en-haute-saintonge

Fontaines d'Ozillac/Saint-Ciers du Taillon : Bach passionnément samedi 9 et dimanche 10 juillet

Samedi 9 juillet à 21 h église de Fontaines d'Ozillac, dimanche 10 juillet à 11 h 30 église de Saint-Ciers du Taillon. Au programme de l'ensemble vocal intermezzo dirigé par Claire Marchand :

Nativité :

• Pachelbel : Magnificat

• Sicut locutus est (extraits du Magnificat)

• Vom Himmel hoch :

Luther : choral

Böhm : choral pour orgue

Praetorius : Motet à 5 voix

Schein : Motet à 3 voix

Bach (extrait du Magnificat)

Passion :

• Schütz : die mit Tränen säen

• Kuhnau : Tristis est anima mea

• Bach : Komm, Jesu komm

Résurrection :

• Montevedi : Cantate Domino

• Schütz : Singet dem Herrn

• Haendel : Singet dem Herrn

• Buxtehude : Cantate Domino

• Bach : Singer dem Herrn

Champagnolles : les 100 ans du vélodrome des acacias samedi 2 juillet

PROGRAMME DU SAMEDI 2 JUILLET 

10 h 00: Ouverture des festivités par Georges Bertrand, maire de Champagnolles

10 h 15: Grand Prix AMCC (Elimination Cadets et Cadettes) : 15 tours

10 h 50: Grand Prix Domaine du Seudre (Course aux points Cadets et Cadettes) : 18 tours

11 h 30: Grand Prix Vélo Club champagnollais (Scratch Cadets et Cadettes) : 15 tours

12 h 00: Restauration rapide

14 h 00: Grand Prix SARL Vivanbois (Elimination Dames) : 18 tours

14 h 35 : Grand Prix Groupama  (Elimination Juniors, Séniors, Professionnels) 30 tours

15 h 15 : Grand Prix Crédit Agricole Saint-Genis de Saintonge (Course aux points Dames) : 24 tours

15 h 50 : Grand Prix Domaine du Chêne (Course aux points Juniors, Séniors, Professionnels) : 24 tours

16 h 20: Interprétation de la chanson du Vélo-Club et entracte

16 h 55: Grand Prix SAS Yves Roudier (Scratch Dames) : 25 tours

17 h 15: Remise du maillot à la première du classement général, parrainé par la Communauté de communes de Haute Saintonge

17 h 30: Grand Prix de la mairie de Champagnolles (Scratch Juniors, Séniors, Professionnels) : 25 tours

17 h 50: Remise du maillot au vainqueur du classement général parrainé par le Département

18 h 00 : Inauguration du vélodrome par Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental de la Charente-Maritime

18 h 50 : Grand Prix Super U Gémozac (Américaine Juniors, Séniors, Professionnels) : 100 tours

20 h 00: Repas champêtre et spectacle

23 h 00 : Feu d'artifice

• Interviews d'anciens coureurs, animations, hommages et expositions ouvertes au public de 10 h à 19 h.

mardi 28 juin 2022

« De Saintes à l’Océan » : le patrimoine de la Vallée de la Charente mis en lumière par la série documentaire Vidéoguide Nouvelle-Aquitaine

Avis aux amateurs de patrimoine et d’histoire : un nouveau cycle consacré au patrimoine de la Vallée de la Charente, de Saintes à l’Océan, est disponible sur le site Internet et la chaine YouTube Vidéoguide Nouvelle-Aquitaine.

Réalisé par la Région Nouvelle-Aquitaine, ce cycle de quatre vidéos thématiques vous invite à découvrir le patrimoine lié à la navigation sur la partie basse de la Charente, en aval de Saintes, autour de l'arsenal de Rochefort et jusqu'à l'embouchure du fleuve sur l'océan. Au programme : les aménagements de l'arsenal, des forts et des redoutes, des phares et des balises, des canaux et leurs écluses, des barrages, des ponts mobiles et des ponts suspendus.

A retrouver sans tarder sur : https://www.videoguidenouvelleaquitaine.fr/destinations/de-saintes-locean !

• Zoom sur les quatre vidéos documentaires réalisées :

L’arsenal de Rochefort

Ce documentaire retrace l'histoire et l'organisation de l'arsenal de Rochefort, vaste complexe créé en 1666 dans un méandre de la Charente pour la construction et l'armement des navires de guerre de la Marine Royale Française.

La navigation sur la Charente

Pour améliorer les conditions de navigation sur la Charente et faciliter la traversée du fleuve, d'importants aménagements ont été réalisés tout au long du 19ème siècle, comme la construction de canaux à Saint-Savinien et Chaniers ou la construction du pont transbordeur de Rochefort et du pont suspendu de Tonnay-Charente. Ce documentaire en fait le récit.

Les forts de l'embouchure de la Charente

Pour protéger l'arsenal de Rochefort, 14 forts et redoutes ont été bâtis de part et d’autre de l’embouchure de la Charente à partir du 17ème siècle, avec notamment plusieurs chantiers menés par Vauban. Parmi les constructions plus récentes se trouve le célèbre fort Boyard, achevé en 1860. A découvrir à travers de magnifiques vues aériennes dans ce documentaire de 9 minutes !

Les phares de l'estuaire de la Charente

Chassiron, le phare des Baleines, Antioche et leurs semblables, signalent les dangers des côtes et récifs aux marins qui abordent la rade de l'île d'Aix et l'embouchure de la Charente. Ce documentaire retrace l'histoire et l'évolution technique de ces inestimables aides à la navigation édifiés sur les îles d'Oléron, de Ré, d'Aix, mais aussi sur des rochers en pleine mer ou sur la côte.

• Un nouveau format et une nouvelle formule

Le projet de médiation culturelle patrimoniale Vidéoguide Nouvelle-Aquitaine évolue aujourd’hui vers une nouvelle forme, avec des vidéos plus longues (6 à 8 minutes), sur des sujets plus vastes, s’inscrivant dans des cycles thématiques. Ces 4 vidéos sur la Charente viennent inaugurer le premier cycle consacré au patrimoine maritime et fluvial, qui sera bientôt complété par 4 vidéos sur l’estuaire de la Gironde, puis une série sur Bidart au Pays Basque. Le rythme de publication est d’un nouveau documentaire par mois, mis en ligne sur la chaîne YouTube Vidéoguide Nouvelle-Aquitaine -YouTube et sur le site internet du même nom : www.vidéoguidenouvelleaquitaine.fr

Les Amis des Musées de Saintes fêtent leurs 50 ans : remise d'un tableau au musée de l'Echevinage et de dessins au musée Dupuy Mestreau

Jeudi 9 juin dernier, les 50 ans des Amis des Musées de Saintes ont été marqués par deux événements, la remise d’un tableau d’Anathase Bourgeois au musée de l’Echevinage et de six dessins au musée Dupuy Mestreau. Une sympathique manifestation en présence du maire Bruno Drapron, de Philippe Ravon, président des Amis des Musées, de Matthieu Dussauge, conservateur en chef, et d'une nombreuse assistance. 

Philippe Ravon présente le tableau peint à la Roche-Courbon par Anathase Bourgeois
C. Sebert-Badois, propriétaire de la Roche-Courbon, intéressée par cette œuvre
L’œuvre remise au musée de l’Echevinage a été peinte par d’Athanase Bourgeois qui se passionnait pour la nature. Retouchée par Courbet, elle a été réalisée à La Roche-Courhon avec Corot et Auguin. Elle synthétise ainsi le mouvement qui s'est constitué en une petite colonie d'artistes, pendant un an (1862-1863), dans les environs de Saintes. Entré dans l'histoire de l'art sous le nom de « Groupe de Port Berteau », il a été remis à l'honneur lors de l'exposition Courbet en Saintonge (2007) portée par les Amis des Musées de Saintes. Ce tableau appartenait à M. Morand, juge de paix à Saintes. La mairie l’a acheté à ses descendants. Matthieu Dussauge a salué l’investissement de la ville, « soutien qui vient enrichir les collections et permet un renouvellement des accrochages ». Le public peut ainsi découvrir les nombreuses richesses artistiques dont dispose la ville. 

« Au musée Dupuy Mestreau, le dédicataire des six dessins, Abel Mestreau (1855-1939), reste surtout connu pour avoir acquis, en 1905, le bel hôtel de Montconseil afin d'y rassembler et mettre en scène ses multiples collections. Réalisés par un artiste saintais, ces dessins nous dévoilent un autre aspect de cet homme aussi soucieux de conserver et protéger la présence des objets que la vie des arbres, dont l'auteur nous indique qu'il était leur ami et si souvent leur sauveur » a expliqué Philippe Ravon. Ces croquis ont été offerts par Mme Bonnaud.

MM. Dussauge, Ravon, Mme Bonnaud
Parmi les arbres, le fameux chêne de Pessines
Les Amis des Musées de Saintes ont cinquante ans ! 

Ils remercient la municipalité qui les a autorisés à célébrer leur cinquantenaire dans les musées et Matthieu Dussauge, conservateur en chef, et ses services, qui leur ménagent toujours un accueil chaleureux.
Les conférences mensuelles, données par des historiens de l'art ou des commissaires d'expositions, accueillent un public varié et sont suivies une fois sur deux, par la projection d'un film sur le même thème ou le même artiste. L'association organise en outre des voyages visant à faire connaître le patrimoine de la Saintonge ou permettant de visiter les expositions majeures qui se tiennent dans les grands musées de Paris ou de la région.
Contact : amis.musees.saintes.17@gmail.com

Philippe Ravon, Bruno Drapron. Bon anniversaire, les Amis des Musées !

La petite histoire : En 1863 déjà, le peintre Louis-Augustin Auguin, sous l'impulsion de Gustave Courbet, de Corot et Pradelles, avec qui il expose dans la sous-préfecture de Saintes, fait le projet de fonder une société des Amis des Arts, qui est finalement créée par le conservateur Louis Audiat. C’est seulement en 1972 que Paul Josse, maire de Saintes, avec l’appui de personnalités du monde de l’art et des musées, fonde l’association des Amis des Musées de Saintes.
Aujourd’hui, elle est membre de la Fédération Française des Sociétés des Amis des Musées (FFSAM) et contribue par ce réseau au rayonnement des musées de Saintes. Elle a pour objectif de participer à l'acquisition ou à la restauration de collections publiques locales et de soutenir la publication d'études concernant ces dernières.
Attentive à la vie et au devenir des musées, elle les défend sans relâche et leur apporte à l’occasion et bénévolement une aide concrète.

• Rappelez-vous, c'était en 2007 et en 2019
• Livre publié aux éditions le Festin à l'occasion d'une première exposition "autour de Courbet en Saintonge" organisée à Saintes en 2007 à l'initiative de Philippe Ravon


• En 2019, la célébration du bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet a été l’occasion pour les musées de Saintes et l’Institut Courbet d’Ornans de présenter une exposition inédite sur l’artiste et sur son séjour saintongeais, au travers de lettres, d'objets et d'une vingtaine d’œuvres rassemblés pour la première fois au musée de l'Echevinage

« Excepté la Franche-Comté natale qui constitue son principal réservoir d'inspiration, la Saintonge, parmi les régions de France où il s'est rendu, a particulièrement marqué Gustave Courbet. Elle représente une parenthèse dans son oeuvre qui a longtemps embarrassé les historiens de l'art. 
Fin mai 1862, sous l'impulsion du critique Castagnary, Courbet se rend en Saintonge pour une semaine. L'accueil chaleureux qu'il y trouve le détermine à rester une année. Il donne libre cours à sa nature dionysiaque en repoussant tous les tabous. Courbet se livre, comme il ne l'avait encore fait, à tous les genres de la peinture. En août, Corot vient le rejoindre chez le mécène Étienne Baudry et son passage donne lieu à une étonnante confrontation.
À l'automne 1862, Courbet s'installe à Port-Berteau, sur les rives de la Charente où il retrouve ses élèves Auguin et Pradelles. Avec eux, il multiplie les pochades sur le motif. Cette production, qui donne lieu début 1863 à une exposition singulière à la mairie de Saintes, suscite une véritable vision saintongeaise. C'est sur cette expérience collective du plein air que l'accent s'est principalement porté. Franchise gestuelle, énergie, célébration de la pâte dans une peinture travaillée au couteau préoccupée de valeurs de tons, tel est le principal legs transmis par « le Passeur de Port Berteau » à ses camarades. Bousculant toutes les règles admises, l'artiste voit dans l'épanouissement de la matière et le culte de la sensation les conditions de la liberté.
Cette aventure amorce la naissance d'une école de paysage qu'Auguin fondera à Bordeaux à la fin des années 1860 ».

Saint-Georges de Didonne : Présentation de l'ouvrage « Estuaire de la Gironde, deux rives, un territoire ». A découvrir !

Illustré de plus de 500 photographies, cet ouvrage recense les résultats d’un important travail de recherche sur le patrimoine riche et varié des deux rives de l'estuaire de la Gironde. Documents, archives et cartes permettent de mieux appréhender l’ensemble du territoire et comprendre son évolution au cours des siècles. Sa présentation officielle avait lieu jeudi 16 juin à la Maison de l’Estuaire de Saint-Georges de Didonne en présence des auteurs Claire Steimer, Alain Beschi, Yannis Suire et de personnalités dont Marie-Pierre Quentin et Francoise de Roffignac, conseillères départementales

L'inventaire a été rendu possible grâce au partenariat entre la Nouvelle-Aquitaine et le Département de la Gironde. 

« Aboutissement de l’opération débutée en 2009 dans plus de 50 communes, cet ouvrage, publié par l’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région aux éditions Le Festin, définit la singularité de ce territoire pluriel en présentant ses multiples facettes. 

L’estuaire de la Gironde, réputé le plus vaste d’Europe, s’étire sur près de 80 kilomètres jusqu’à son embouchure océanique placée sous bonne garde du phare de Cordouan. Bordé de prestigieux terroirs agricoles et viticoles, il révèle les richesses de Bordeaux et son port de la Lune, formant avec Cordouan deux polarités reliées par ce bras de mer nourricier qui offre aux hommes et aux navires une ouverture vers des horizons lointains.

Désormais distingué à travers ses sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, la basilique Notre-Dame de la fin des Terres à Soulac, le verrou de Vauban à Blaye et Cussac-Fort-Médoc et dernièrement le phare de Cordouan, cet espace fluvio-maritime demeure toutefois méconnu et, par son immensité, difficile à cerner.

L’ouvrage propose un regard à la fois global et précis sur son milieu, ses paysages et son patrimoine. Global, en prenant en compte l’ensemble de l’estuaire et de ses rivages. Précis, en s’attardant sur chacune de ses composantes architecturales pour mieux comprendre l’histoire de l’implantation humaine et de l'aménagement de ces terres sur une longue durée.

Milieu naturel, les deux rives ont été modelées et structurées par la volonté et les efforts déployés par une multitude de générations depuis les temps les plus reculés. Maîtrisé, habité et travaillé, l'estuaire apparaît autant comme une ligne de partage qu’une zone de contacts ouverte aux échanges. Quoique dépourvu de pont, il est, à bien des égards, un trait d’union entre l’amont et l’aval.

Une lecture historique de ce territoire confronté à de nouveaux enjeux environnementaux, économiques et sociaux, permet de nourrir la réflexion sur son devenir et de mieux envisager la préservation de ce cadre de vie exceptionnel. L’inventaire du patrimoine contribue à renouveler la connaissance de l’estuaire, dessinant par touches et approches successives un tableau d’ensemble inédit, documenté et sensible » expliquent ses concepteurs.

Marie Pierre Quentin et Francoise de Roffignac ont salué la parution de cette publication

Marie-Pierre Quentin et Françoise de Roffignac ont salué cette publication qui constitue une véritable base de données sur les communes bordant l’estuaire de la Gironde. Terres occupées depuis des lustres et qui ont évolué au cours des siècles, créant des sites particuliers, détaillés dans les différents chapitres. L’estuaire comprend cette formidable bande littorale naturelle que nous retrouvons en Haute-Saintonge à Vitrezay, Port Maubert, Saint-Seurin d'Uzet, Mortagne. Des endroits où l'on aime s'évader et où les couchers de soleil sont uniques. « Un territoire qui impressionne d’emblée quiconque le parcourt » écrit Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. 

Parmi les participants, Georges-André Morin, historien et fin connaisseur de la région

• Estuaire de la Gironde - Deux rives, un territoire

Collection « CAHIERS DU PATRIMOINE »
Ouvrage réalisé par le service du patrimoine et de l'Inventaire de la Région Nouvelle-Aquitaine
Textes d'Alain Beschi et Claire Steimer avec la collaboration de Yannis Suire et la participation de Léopold Maurel. Photographies d'Adrienne Barroche, Gilles Beauvarlet, Michel Dubau et Christian Rome. Éditions Le Festin 33 euros, 368 pages.

• Évènements à venir : Journées européennes du patrimoine les 17-18 septembre
« Flashs patrimoniaux » sur les bacs de l'estuaire, visites à Blaye et au Verdon-sur-Mer
• Journées d'études 29-30 septembre à Bordeaux : « Estuaires : des patrimoines en partage »
Communications et journée découverte de l'estuaire de la Gironde à bord du Sicambre (River Cruise) et visite de l'ile Nouvelle

Saintes/ Restauration de la basilique Saint-Eutrope : Vous n’allez pas reconnaître le mur du chevet nord !

La basilique Saint-Eutrope, classée au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, vient de bénéficier d’une campagne de restauration. Samedi dernier, était saluée la première phase de travaux relative au mur nord. Ce chef d’œuvre de l’art roman saintongeais a retrouvé sa splendeur !

La basilique Saint-Eutrope est un monument emblématique de Saintes. Chef d’œuvre de l’art roman, sa crypte constitue l’un des hauts lieux à découvrir dans la région. Endroit secret, énigmatique, il fascine par son impressionnante forêt de piliers romans, massifs et sculptés, qui entoure le tombeau du premier évangélisateur de la Saintonge. Chacun attendait avec impatience que soient exécutés des travaux permettant de protéger ce patrimoine remarquable. Vœu exaucé : samedi matin, le maire de Saintes, Bruno Drapron, entouré par de nombreuses personnalités dont la sous-préfète, Véronique Schaaf, et Margarita Sola, conseillère régionale, aux côtés des associations spécialisées dans le patrimoine et l’histoire, ont inauguré la première phase de travaux de restauration concernant le mur du chevet nord et son décor roman (près du clocher) ainsi que la gestion des infiltrations des eaux pluviales dans les maçonneries. En effet, en 2019, un diagnostic urbain, archéologique et architectural de l'édifice a souligné de nombreux désordres (érosion des parties sculptées du décor roman, forte usure de l'étai de soutènement du parvis ouest, problème d'humidité de la crypte et développement d'algues sur les chapiteaux) nécessitant un programme rapide d’intervention. Après cette première étape, suivront l’assainissement et le traitement de la crypte, puis l’aménagement et sa mise en valeur avec le parvis.

• Les travaux détaillés par le service « Patrimoine et inventaire de Nouvelle-Aquitaine, site de Poitiers »  : Les travaux de maçonnerie et de taille de pierre ont permis de nettoyer l'ensemble des pierres qui étaient couvertes d'une épaisse couche de mousses et lichens. Les pierres les plus altérées ont été remplacées par des pierres locales des carrières de Thénac. Pour ne pas avoir à les remplacer, certaines colonnettes et certains chapiteaux ont été retournés sur leur verso. Les maçons ont également consolidé les fractures et lézardes qui fragilisaient l'absidiole, remplacé les joints en ciment par des joints à la chaux, et redonné de la cohésion aux maçonneries situées à l'intérieur des murs en procédant à des coulis de chaux. Enfin, les sculpteurs ont procédé à la restauration de l’ensemble des ornementations.

Cette première phase de travaux a permis également de restaurer la couverture et la charpente du chœur de l’édifice. Les charpentes ont été nettoyées et la couverture en tuiles plates a été restaurée. Le système d’évacuation des eaux de pluie a été entièrement remplacé pour assurer le bon état sanitaire du monument. Un dallage calcaire évitant l’infiltration au pied des murs et préservant le sous-sol archéologique a été aménagé au pied de la façade. Les verrières du mur nord du chœur et de la crypte ont été restaurées par un maître-verrier. Les travaux ont été accompagnés de recherches en archéologie du bâti qui ont permis aux archéologues, chercheurs et universitaires d’avoir accès aux échafaudages. Grâce à cela, plusieurs découvertes ont eu lieu pendant le chantier. Une colonne romane, provenant d’un état antérieur de l’édifice, a ainsi été mise au jour. Des traces d’incrustations de matériaux polychromes ont également été découvertes sur certaines pierres de parement .

Originalité des modillons contemporains : « Un certain nombre de modillons étaient inachevés et laissés nus, vraisemblablement au moins depuis le XIXe siècle. Il a été décidé de réaliser, pendant cette première phase de travaux, des sculptures contemporaines, inspirées de notre époque, sur douze de ces modillons. Le thème choisi a été celui de la crise du covid-19 qui a touché le monde à partir de 2020. En s’inspirant des bestiaires et de la symbolique animale fréquemment utilisés par les artistes romans, l'architecte et les sculpteurs ont imaginé un discours narratif illustré par des animaux, des postures humaines et des symboles propres aux croyances populaires habituellement illustrées par les modillons ».


• Des entreprises agréées « Monuments Historiques » ont réalisé les travaux sous la conduite de Sunmetron, agence d’architectes du patrimoine, et sous le contrôle scientifique de la Conservation régionale des Monuments historiques (DRAC Nouvelle-Aquitaine).

Les intervenants : Pierre de taille : Les Compagnons de Saint-Jacques ; Sculpture : Ateliers Enache ; Charpente - couverture : Gautier ; Vitraux : Dupuy ; Archéologie : Inrap.

La prochaine phase, programmée en 2023 et qui devrait se terminer en 2024, permettra de restaurer et d’assainir la crypte et l’avant-crypte.


• Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre des « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France », la basilique est classée Monument historique depuis 1846.

• Le Conseil régional Nouvelle-Aquitaine a soutenu cette première tranche du projet à hauteur de 200.000 euros dans le cadre de l'enveloppe du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) 2015-2020, au titre de la restauration et à la valorisation des monuments jacquaires.

• Les « rendez-vous de chantier », mis en place par le service Ville d’art et d’histoire de Saintes, ont permis au public de suivre les travaux et de rencontrer les différents corps de métiers. Des ateliers pédagogiques ont été mis en place. Plus de 1000 enfants ont découvert le chantier, les métiers, l’art roman, l'architecture.

lundi 27 juin 2022

Concours « Chefs et équipiers de cuisine des lycées de Nouvelle-Aquitaine » : le savoir-faire des agents et d'un apprenti du Poitou-Charentes valorisé et récompensé

1er prix pour « Les Vic’Thoursais » du lycée Jean Moulin à Thouars, 2ème prix pour « Les Zhyppolitains » du lycée Jean Hippolyte à Jonzac, 3ème prix pour le lycée Bois d’amour à Poitiers 

La Région Nouvelle-Aquitaine et  l'Institut du Goût Nouvelle-Aquitaine organisaient, samedi 25 juin, dans les cuisines du lycée de l’Atlantique à Royan, la seconde édition du concours des Chefs et équipiers des lycées publics de Nouvelle-Aquitaine.

Ce concours, réservé aux personnels de restauration des lycées publics, lycéens et apprentis en formation professionnelle restauration, vise à promouvoir les circuits courts en restauration scolaire et valoriser les productions régionales. Il s’agit également de favoriser une cuisine de qualité à la fois raisonnée et respectueuse de l’environnement.

Huit équipes de trois personnes (22 agents et 2 étudiants) issues des lycées néo-aquitains, devaient cuisiner toute la matinée, afin de proposer au jury un plat principal et un dessert, élaborés à partir de produits agro-alimentaires de la région en respectant le budget de 3 euros par personne et le thème imposé « retour de pêche » ou plat végétarien.

Les 8 équipes ont su faire preuve d’audace, d’innovation car il fallait respecter un critère, celui de proposer des recettes originales et reproductibles en restauration collective.

A 14 heures, accompagné de Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional en charge de l’éducation et des lycées, de Pierre Chéret, conseiller régional et questeur, et de Rémi Justinien, conseiller régional, Alain Rousset, président, a rappelé que « ce concours donne du sens à la politique régionale ». En effet, il met en valeur deux ambitions régionales : la lutte contre le gaspillage alimentaire et la question de l’approvisionnement. Avec 25 millions de repas servis, « la commande publique compte pour les agriculteurs locaux ».

Enfin, le président du jury, Jean-Yves Homo, maître cuisinier de France et chef de cuisine, a annoncé les 3 équipes gagnantes, toutes trois originaires du Poitou-Charentes.

• 1er prix pour « Les Vic’Thoursais » du lycée Jean Moulin de Thouars.

L’équipe était composée de Stéphane Grignon, chef de cuisine ; Linda Boissinot, aide de cuisine ; Frédéric Molton, cuisinier.

Le plat : un risotto de céréales et légumineuses en habit de courgettes, sushi de polenta, condiment de moule façon éclade.

Le dessert : Macaron de Saint-Emilion, crème diplomate au citron vert, siphon rhubarbe et sa tuile aux fruits frais.

Prix : un dîner avec nuitée d’une valeur de 500 euros dans un hôtel restaurant étoilé de Nouvelle-Aquitaine pour les 3 personnes de l'équipe, accompagnées d'une personne de leur choix. Et 20.000 euros pour le lycée pour acheter des équipements de restauration.

 

Remise du premier prix à l’équipe « Les Vic’Thouarsais » du lycée Jean Moulin de Thouars (© Région N-A - Thierry Martrou)

• 2ème prix pour « Les Zhyppolitains » du lycée Jean Hippolyte de Jonzac 

L’équipe était composée de Laurent Peneaud, chef de cuisine ; Xavier Varoqui, second de cuisine ; Mamadou Sdibe, apprenti en filière restauration.

Le plat : Le maigre embayonné et salicornes, crème de biquettes de l’estuaire, risotto d’épeautre aux brebis des Pyrénées.

Le dessert : Le dôme chocolat framboise.

Prix : Un dîner d’une valeur de 300 euros dans un restaurant étoilé de Nouvelle-Aquitaine, valable pour les 3 personnes accompagnées d'une personne de leur choix. Et 10.000 euros pour le lycée pour acheter des équipements de restauration. 

L’équipe « Les Zhyppolitains » du lycée Jean Hippolyte de Jonzac © Région N-A – Thierry Martrou

• 3ème prix pour le lycée Bois d’amour de Poitiers

L’équipe était composée de James Frodeau, chef de cuisine ; Frédéric Thevenet, second de cuisine ; Ludovic Thirault, cuisinier.

 Le plat : Dos de merlu rôti au beurre mousseux aux bouchots, risotto aux salicornes et légumes de saison.

Le dessert : Fraicheur d’été.

Prix : Un déjeuner d’une valeur de 150 euros dans un restaurant étoile de Nouvelle-Aquitaine valable pour les 3 personnes de l'équipe, accompagnées d’une personne de leur choix. Et 5 000 euros pour le lycée pour acheter des équipements de restauration. 

Equipe du lycée Bois d’Amour à Poitiers © Région N-A – Thierry Martrou


samedi 25 juin 2022

Château d'Oléron,/Pons : Pascale Galinier présente "Portrait de Famille"

L'artiste jonzacaise vous donne rendez-vous jusqu'au 26 juin à la citadelle du Château d'Oléron (salle 3) de 10 h à 18 h, puis au donjon de Pons du 8 au 14 août. A travers l'exposition "Portrait de famille", elle propose « un huis clos familial, démarré pendant le second confinement avec, comme objectif, de capter en image fixe des scènes de vie, des émotions et moments éphémères. Ce fut un réel défi qui connut d'abord une étape de destruction avant une recomposition apportant à la scène ses éléments constitutifs » explique-t-elle.

SA PETITE HISTOIRE : 

« Née en 1965, j'ai grandi, étudié l'art et la communication à Paris. Après quelques années d'expérience professionnelle comme illustratrice, retoucheuse photo (argentique), rough woman et infographiste, je me suis installée en free-lance pour quelques clients de renom. Ce fut ma vie jusqu'en 2007, dynamique mais stressée. Je quitte Paris avec valises, enfants et m'installe à Jonzac. Ici, je trouve rapidement un poste d'infographiste dans une imprimerie et comme loisirs, je dessine à la croquade, je peins, je crée de petites collections de vêtements que je dépose dans les magasins nouveaux créateurs à Paris, mais rien qui fasse matière à une exposition. Puis arrive le confinement. Avec lui, le temps de se projeter artiste professionnelle et de produire une toute première collection artistique. Et comme une évidence, d’un jeu de cacher/dévoiler à une fréquence particulière qui deviendra mon alphabet, j'obtiendrai, d'une image découpée et réassemblée, plusieurs niveaux de lecture modifiant le sujet central ». 

« Après avoir peint à l'acrylique sur un minimum de deux toiles, je les découpe en bandes, puis les rassemble en un tissage pour obtenir un seul tableau très différent de mes peintures d'origine ».

vendredi 24 juin 2022

Conseil Départemental : convention cadre avec la Safer Nouvelle-Aquitaine

La Commission permanente du Conseil départemental s’est réunie le vendredi 24 juin à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle, sous la présidence de Sylvie Marcilly

● CONVENTION-CADRE AVEC LA SAFER NOUVELLE-AQUITAINE

La Commission permanente a approuvé cette convention-cadre qui concerne les modalités techniques et financières d’intervention de la SAFER Nouvelle-Aquitaine pour le compte du Département de la Charente-Maritime. Dans ce cadre, elle a également approuvé plusieurs lettres de mission concernant divers projets : contournements de Cozes (nord), de Mirambeau, de Marans, de Saint-Genis- de-Saintonge et de Plassac, de Saint-Jean d’Angély, aménagements du site du Fâ, des entrées nord d’Angoulins-sur-Mer et sud d’Aytré, de la voie de desserte portuaire de Tonnay-Charente, mise aux normes de la RD 25 à Vaux-sur-Mer et Saint-Palais-sur-Mer.

● CENTRE D’INCENDIE ET DE SECOURS DE SAINT-PIERRE D’OLÉRON

À la suite du lancement de la consultation des architectes sous la forme d’un concours restreint anonyme, une équipe d’architecture a été retenue. La Commission permanente autorise la Présidente à signer le marché.

● PONT DU BRAULT

Le dossier de consultation des entreprises relatif aux travaux de réhabilitation de la travée mobile du pont du Brault a été approuvé. Le montant global des travaux s’élève à 2,4M€. Ils sont financés à parité par les Départements de la Charente-Maritime et de la Vendée.

● PONT DE L’ÎLE DE RÉ

Des travaux de sécurisation vont être lancés pour les viaducs 3 à 6 du pont. Leur montant est estimé à 12,5M€. Le lancement du dossier de consultation des entreprises a été approuvé.

● PRÉSERVATION DU PATRIMOINE ROUTIER

Les opérations du programme 2022 au titre de la préservation de patrimoine routier (remplacement des couches de roulement usées) ont été individualisées. Leur montant total s’élève à 17, 115M€.

● LOGEMENT SOCIAL

Le Département participe pour un total de 1,121M€ au financement de 11 programmes de construction de logements locatifs sociaux à La Rochelle (17 logements), Saint-Pierre-d’Oléron (7), Angliers (6), Médis (30), Royan (31), Saintes (24), Vaux-sur-Mer (36 et 23), Saintes (24), Villars-les-Bois (4) et Fontouverte (9). Il finance aussi la réalisation de 13 logements en résidence sociale à Dolus d’Oléron (subvention : 91 000€).

● ATELIERS ET CHANTIERS D’INSERTION

Deux aides au démarrage d’un atelier et chantier d’insertion, d’un montant de 20 000€ chacune, sont attribuées aux associations Faim de loup au Château d’Oléron et Floricotte à Geay.

● RAPPORT DU MÉDIATEUR DU DÉPARTEMENT

L’Assemblée départementale a pris acte du rapport annuel du Médiateur, chargé de régler à l’amiable les litiges entre l’administration départementale et les usagers. En 2021, il a traité 504 saisines (+ 28% par rapport à 2020) dont 47% hors du champ de compétence du Département.

● LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET POUR L’ACCÈS À L’EMPLOI

Le rapport d’exécution de la convention avec l’Etat (2019–2021) a été approuvé. Les montants financiers engagés par le Département s’élèvent à 4,476M€.

● CONTRAT TERRITORIAL RE-SOURCES ARNOULT-LUCÉRAT 

Ce contrat territorial, conclu pour la période 2022–2026, est adopté.

● GESTION DE L’EAU ET DES MILIEUX AQUATIQUES/BASSIN DE LA SÈVRE NIORTAISE Plusieurs subventions, pour un montant total de 103 700€, sont individualisées au bénéfice de l’Institution interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise.

 • QUALITÉ DES MILIEUX MARINS

Une convention est signée entre l’Office français de la biodiversité, le Comité régional de la conchyliculture de Charente-Maritime et le Département. Elle concerne une action visant à réduire la quantité des plastiques sur les estrans.

● AIDE AUX CIRCUITS COURTS/ATELIERS DE TRANSFORMATION

Une aide représentant 30% des dépenses est accordée pour l’aménagement d’une miellerie.

● IMPLANTATION DE RUCHES/COLLÈGES

Le Plan pluri-annuel "Plan Aliénor – Collège de toutes les réussites" soutient notamment les actions significatives en faveur du développement durable, dont le dispositif d’implantation de ruches. Des subventions d’un montant total de 14 000€ sont accordées à 8 collèges dont l’un vient de lancer cette action (Tonnay-Boutonne) et les 7 autres la poursuivent (Gémozac, Marennes-Hiers-Brouage, Montendre, La Rochelle Jean Guiton, Saintes Edgar Quinet, La Tremblade et Montguyon).

● IMPLANTATION DE RUCHES/CENTRE SPORTIF DE BOYARDVILLE

Une subvention de 5 000€ est accordée pour l’implantation de ruches sur ce site et une action de sensibilisation sur la nécessité de protéger la biodiversité.

● PROGRAMME DÉPARTEMENTAL D’ÉQUIPEMENT RURAL

Plusieurs subventions, d’un montant total de 727 698€, sont votées pour financer des travaux et des études hydrauliques, ainsi que la lutte contre les espèces exotiques envahissantes (jussie, animaux aquatiques nuisibles).

● POLITIQUE CULTURELLE

Plusieurs subventions sont individualisées pour des montants de :

● 187 500€ au titre de l’animation culturelle et des festivals audiovisuels, dont 50 000€ pour le Festival de la fiction TV.

● 297 200€ en faveur de la musique et de la danse, dont 220 000€ pour les Francofolies.

● 60 131€ au titre des aides attribuées dans le cadre du Fonds d’aide à la diffusion culturelle.

● 26 200€ en faveur des manifestations théâtrales

Conseil départemental : Solidarité, espaces naturels, lancement d'une campagne de mécénat pour la protection de Fort Boyard

Le Conseil départemental s’est réuni en session du lundi 20 au vendredi 24 juin à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle sous la présidence de Sylvie Marcilly

Le budget supplémentaire 2022 a été approuvé. Il reprend les résultats de l’exercice 2021, les crédits reportés, effectue des ajustements et inscrit des crédits nouveaux.

• En fonctionnement, les dépenses nouvelles s’élèvent à 22,960M€. Elles concernent notamment la mise en œuvre des mesures adoptées lors de cette session pour abonder le budget des établissements et services pour adultes handicapés (2,5M€) ou relevant de la protection de l’enfance (2M€), les aides aux SAAD, qu’il s’agisse des rémunérations des salariés (1,4M€) ou de leur mobilité (770 000€).

• En investissement, les principales dépenses concernent :

● La voirie départementale à hauteur de 11M€, ce qui porte ce budget à 52,5M€ pour 2022. 

● Le Plan digues pour 8M€ (19,1M€ pour 2022)

● Le port de Saint-Martin-de-Ré pour plus de 2M€ et le programme Oléron 21 pour 1,4M€.

Une réserve de 14M€ est constituée pour la préfiguration du contournement de Marans.

Des dépenses nouvelles sont également inscrites aux budgets annexes et notamment 41,1M€ pour le pont de Ré, 11,8M€ pour le port de La Cotinière, 15,4M€ pour la taxe d’aménagement et 9,1M€ pour les ports départementaux non concédés. Enfin, une partie des résultats sera dédiée à la diminution de l’emprunt d’équilibre.

À la suite de ces opérations, le montant total du budget principal 2022 du Département s’élève à 1,336 milliard d’euros. Tous budgets confondus il atteint 1,527 milliard d’euros.

Le Compte administratif 2021 a également été approuvé.

• CONTOURNEMENT DE MARANS

Le Conseil départemental a pris acte de la déclaration d’intention relative au projet d’aménagement du contournement de la commune de Marans.

La solution la plus pertinente est celle d’une route bidirectionnelle de 7 mètres de chaussée passant à l’est de la commune et exclusivement sur son territoire. Quatre variantes de tracé sont à l’étude ; leur longueur varie entre 6 et 8 km (dont 4 à 6 km en tracé neuf).

Le coût de l’opération est estimé à 60 M€.

• REVALORISATION DES RÉMUNÉRATIONS DES PERSONNELS DES ÉTABLISSEMENTS ET SERVICES POUR ADULTES HANDICAPÉS ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE

Dans le cadre du "Ségur de la Santé", un complément de traitement indiciaire est attribué aux personnels des établissements et services pour personnes adultes handicapées et de la protection de l’enfance. Cette hausse salariale de 183€ nets par mois s’applique à compter du 1er avril 2022.

Le Département de la Charente-Maritime participe activement à cette démarche en apportant son soutien financier aux établissements et services concernés à hauteur de 4,550M€.

• REVALORISATION DES RÉMUNÉRATIONS POUR LES SALARIÉS DES SERVICES PRESTATAIRES D’AIDE ET D’ACCOMPAGNEMENT À DOMICILE (SAAD) PUBLICS

Le Département participe à l’extension des mesures du Ségur de la santé aux agents des SAAD publics relevant de la fonction publique territoriale. Ces salariés vont bénéficier d’un complément de traitement indiciaire de 183€ nets par mois auquel s’ajoute pour les personnels de catégorie C une revalorisation de l’échelonnement indiciaire de 85€ par mois.

Ces mesures prennent effet à compter du 1er avril 2022. Le montant total de la dotation versée par le Département aux structures concernées s’élève à 1,401M€.

• SOUTIENS À LA MOBILITÉ DES INTERVENANTS À DOMICILE DES SAAD

Le Département de la Charente-Maritime met en œuvre un dispositif de soutien à la mobilité pour les salariés des services prestataires d’aide et d’accompagnement à domicile associatifs et publics. Ce dispositif revêt deux modalités :

● Une aide à la location ou à l’acquisition de véhicules de service ou de fonction pour les salariés des SAAD ayant conclu un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Cette aide s’élève à 1500€ par an et par véhicule.

● Une augmentation du montant de l’indemnité kilométrique pour les salariés utilisant leur véhicule personnel, qui passera ainsi de 0,35€ à 0,42€.

Le montant des crédits estimés pour financer ces mesures est de 770 000€ en 2022 (530 000€ + 240 000€).

• HABITAT INCLUSIF ET AIDE À LA VIE PARTAGÉE

Un accord-cadre sera conclu par le Département avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et le Préfet de la Charente-Maritime ; il est relatif au déploiement des projets d’habitat inclusif et d’aide à la vie partagée en faveur des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

• PRÉVENTION ET PROTECTION DE L’ENFANCE

Le Conseil départemental valide la création de sept places supplémentaires de Placement éducatif à domicile par extension de la capacité d’accueil des structures de l’association SOS Village d’enfants.

• ACTIONS EN FAVEUR DES VALS DE SAINTONGE

Dans le cadre du Plan départemental Vals de Saintonge, le Département finance :

● La création d’une salle de formation des arts vivants à Saint-Jean d’Angély (subvention : 33 900€). 

● Les travaux d’aménagement d’un lieu d’accueil du public et d’un espace de formation à la base nautique de Saint-Jean d’Angély (subvention : 81 750€).

● Au profit de l’Office de tourisme des Vals de Saintonge, la maîtrise d’ouvrage pour l’élaboration d’un Schéma d’accueil et de diffusion de l’information et l’aménagement des 4 bureaux d’informations touristiques (subvention : 6 000€).

● Les travaux de réfection de la toiture du bureau de l’Office de tourisme de Matha (subvention : 5480€).

• CONTRATS DE PROXIMITÉ

Le Conseil départemental a approuvé le principe de la conclusion d’un Contrat de proximité avec chacun des 13 territoires charentais-maritimes. Le Contrat de proximité du territoire de l’île d’Oléron, qui permet d’assurer la continuité des actions menées dans le cadre du programme Oléron 21, a été approuvé. Le montant des crédits départementaux alloués aux différents volets de ce programme est fixé à 10,264M€ sur 5 ans.

• ESPACES NATURELS SENSIBLES

Le règlement d’aides au titre de la politique de préservation des Espaces Naturels Sensibles est révisé afin de revaloriser les aides et d’ouvrir plus largement le champ de ces actions aux espaces rétro-littoraux.

• AMÉNAGEMENT ET GESTION DU LITTORAL

Le Département de la Charente-Maritime adhère à l’Observatoire de la Côte de Nouvelle-Aquitaine (OCNA) pour la période 2022 – 2027. La Charente-Maritime va ainsi pouvoir bénéficier de l’expertise de l’OCNA s’agissant notamment des stratégies d’adaptation au changement climatique et aux risques côtiers.

• PROTECTION DU FORT-BOYARD

La pérennité des ouvrages de protection du Fort Boyard est menacée. Des études préconisent leur reconstruction à l’identique dans leur géométrie mais préfabriqués en s’assurant de leur insertion architecturale. Le coût de ces travaux est estimé à 35,6M€. D’autres travaux (restauration, remise aux normes) sont nécessaires (coût : 3,6M€) ainsi que l’acquisition d’un bateau permettant la pérennité des accès nautiques au Fort (coût : 1,8M€) et la mise en œuvre de l’électrification de l’édifice par un câble sous-marin (coût : 3M€). Le montant total de l’enveloppe est donc porté à 44M €. Des subventions à hauteur de 12M€ sont attendues de l’Etat et de la Région, et une campagne de mécénat va être lancée avec un objectif de 9M€.

Grêle, cultures sinistrées en Haute-Saintonge : la détresse des agriculteurs

Jeudi après-midi, le préfet Nicolas Basselier, aux côtés d’Estelle Leprêtre, sous-préfète de Jonzac, Cédric Tranquard, président de la Chambre d'agriculture, M. Prioul de Direction Départementale des Territoires et de la Mer, et des responsables de la profession agricole (dont le BNIC), se sont rendus dans des communes de Haute-Saintonge où le violent orage de grêle de lundi dernier a ravagé 80% des récoltes, voire la totalité en certains endroits. Dans le pays, ces « scènes d'apocalypse » ont touché un couloir allant des Charentes aux Pyrénées-Atlantiques. Une rude épreuve pour les exploitants sinistrés, confrontés à de nombreuses difficultés, économiques en premier lieu.

Les vignobles ont été sévèrement touchés par l'orage de grêle de lundi dernier. Sur cette photo, une parcelle exploitée par M. Mariau à Neulles
Des vignes... sous le choc (région Mirambeau/estuaire)

Sur la Haute-Saintonge (régions de Jonzac, Archiac et Mirambeau en particulier), les dégâts sont importants tant dans les vignes que les champs de céréales, le maïs ou les plantations de kiwis, noyers. Pour l’instant, on ignore à combien s'élèvera le préjudice des pertes provoquées par la grêle, suivie par des intempéries dont des pluies diluviennes. Une somme importante, à n’en pas douter, qui place une nouvelle fois les agriculteurs dans des situations préoccupantes. 

En peu de temps, des viticulteurs ont vu le fruit de leur travail anéanti. Une récole est une succession d’étapes précises. Tailler, tirer les bois, attacher, relever : toutes ces opérations permettent d’obtenir des raisins dorés qui seront vendangés à l’automne. Lesquels entreront dans la composition du cognac, le fleuron du terroir. Les grêlons, dont certains avaient la grosseur d'un œuf de caille, ont "massacré" les grappes en formation et blessé tiges et ceps. Les champs de maïs ont été anéantis et les vergers sont en piteux état. Pour les éleveurs, se pose la question de l’herbe qu’ils donneront à leurs animaux. Si elle est couchée dans les prés, quelle sera sa qualité ? Il en est de même pour les blés et les orges : quels rendements espérer s’ils ont souffert ?

Toutes ces questions ont été abordées lors de la venue du préfet, Nicolas Basselier, à Neulles sur l’exploitation de M. Mariau, puis à Saint-Bonnet sur Gironde chez M. Brun. Partout la même désolation.

Rien n'a été épargné, pas même les céréales
Champ de maïs anéanti (Saint-Bonnet)

80% du vignoble de M. Mariau (Petite Champagne), où les grappes étaient en bonne voie, sont concernés. « La vigne est fragilisée, il faudra l’aider à cicatriser. La récolte est compromise et désormais, nous devons éviter que la maladie ne s’installe comme le mildiou » explique-t-il. A Saint Bonnet et les communes alentours, le constat est aussi dramatique. Vignes, kiwis, céréales. « Nous travaillions dans une parcelle quand l’orage est arrivé avec des bourrasques extrêmes. Le vent a soulevé le toit de la cabine dans laquelle se trouvait ma compagne. Nous n’avions jamais vu ça. Elle est encore sous le choc. Nous avons tout perdu » souligne un jeune agriculteur qui ne cache pas ses larmes. Trop, c’est trop. 

Il porte le flambeau de la nouvelle génération et le voici confronté à de multiples problèmes, dont des engagements à honorer. Mais comment le faire quand les intempéries vont le priver de ressources ? Comme beaucoup d’autres, il s’est montré actif en investissant dans du matériel de production. Arme à double tranchant. Les achats endettent les jeunes agriculteurs sur le long terme ; ils peuvent alors être asphyxiés s'ils sont confrontés à des pertes sèches de trésorerie. « Nous prenons des risques en nous installant parce que nous aimons notre travail, entendons le valoriser et souhaitons poursuivre la tradition familiale » déclare l'un d'eux, marchant dans les pas de son père et de son grand-père. Et d’ajouter « espérons qu’on ne nous appliquera pas de pénalités »… 

Le préfet aux côtés des agriculteurs (ici dans une plantation de kiwis) : « Une mission est actuellement conduite par le ministre de l’Agriculture pour évaluer les dégâts »
La question est de savoir comment les cultures vont se refaire après cette épreuve...

• Que faire face aux aléas climatiques ?

Souscrire des assurances, c’est possible, mais elles sont élevées. En conséquence, est attendue l’application de la réforme de l’assurance récolte. « Après un vote à une large majorité à l’Assemblée nationale puis au Sénat, le projet de loi portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture a été définitivement adopté par le Parlement. Cette réforme, portée par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, revoit en profondeur le système actuel pour mieux protéger tous les agriculteurs face aux aléas climatiques » remarque Evelyne Delaunay, suppléante du député Raphaël Gérard. Selon Bruno Le Maire, « à partir de 2023, tous les agriculteurs pourront avoir accès à une couverture universelle, fondée sur la solidarité nationale, pour couvrir les risques les plus graves. En parallèle, un accès plus simple à l’assurance privée permettra de se protéger des autres risques. C’est un travail partenarial mené avec les fédérations professionnelles de l’agriculture, les assureurs et les parlementaires qui permet d’aboutir à cette réforme historique »

On peut aussi se tourner vers le régime des calamités agricoles qui vise à assurer aux exploitations ayant subi une perte de récolte ou une perte de fonds d’origine climatique - et qui remplissent les conditions d’éligibilité - une indemnisation financée par le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA). Sont considérées comme calamités agricoles « les dommages résultant de risques, autres que ceux considérés comme assurables, d’importance exceptionnelle dus à des variations anormales d’intensité d'un agent naturel climatique, lorsque les moyens techniques de lutte préventive ou curative employés habituellement dans l'agriculture, compte-tenu des modes de productions considérés, n'ont pu être utilisés ou se sont révélés insuffisants ou inopérants ».

L’heure est aujourd'hui à la mobilisation et la solidarité. Un état des lieux est dressé afin d’estimer et d’évaluer les préjudices tant chez les viticulteurs que les céréaliers, les éleveurs, les maraîchers, les pépiniéristes. Suivra une mise en place des procédures qui devraient permettre aux exploitations sinistrées de sortir la tête hors de l’eau. Cette mission est conduite par le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau. 

D’ici quelques semaines, on devrait en savoir davantage tant sur les dispositions prises que la manière dont les cultures vont se refaire après cette épreuve. En souhaitant que les cieux veuillent bien rester cléments…

M. Brun, président de l’Union Générale des Viticulteurs pour l'AOC Cognac, cultive une trentaine d’hectares à Saint-Bonnet

• Les canons à grêle : Ils empêchent la formation de la grêle en limitant la croissance des grêlons grâce à l'onde de choc créée par une détonation. Toutefois, ils ne font pas l’unanimité.

jeudi 23 juin 2022

Jonzac/Cloître des Carmes : La Barbouille expose

Deux peintres fidèles de la Barbouille, Delannoy et Kristof Bonet
Jusqu'au 26 juin, la Barbouille invite le public à son exposition annuelle. Vous y découvrirez les créations des ateliers adultes et enfants, peintures, dessins, sculptures et modelage. 
L'imagination et la créativité sont au rendez-vous. Un vrai plaisir que cette découverte au milieu d'œuvres diverses et variées. Bravo aux artistes et aux enseignants !

• Cloître des Carmes, Jonzac, tous les jours de 15 h à 19 h

Le discours du président, Bernard Chabineau, lors du vernissage 
Un moment convivial qui fait oublier les années particulières du covid !
Au centre, Josée Couprie - de l'association Les Amis de Jonzac - donne rendez-vous aux artistes le 2 juillet à l'occasion de la manifestation "Jonzac à croquer"
La découverte des dessins !
Venise, ville éternelle
La Barbouille est ouverte aux jeunes et moins jeunes
Un peu d'humour par les temps qui courent !