samedi 31 janvier 2026

Saintes : Conférence "Vaccination : bienfaits, sécurité et désinformation"

Dans le cadre des conférences « La santé en questions », gratuites et ouvertes à tous, une nouvelle conférence "Vaccination : bienfaits, sécurité et désinformation" se tiendra le 5 février à 18 h 30, auditorium de la Cité Entrepreneuriale, 18 boulevard Guillet Maillet à Saintes

Cette conférence vise à informer et à sensibiliser le public sur l'importance de la vaccination, de ses bienfaits, de a sécurité et de la désinformation dont elle fait parfois l'objet. La vaccination est un pilier essentiel de la santé publique. Les vaccins constituent des médicaments d'une importance capitale pour la protection de la santé des populations. En prévenant un très grand nombre de maladies infectieuses et d'épidémies, la vaccination joue un rôle déterminant dans la réduction de la morbidité et de la mortalité à l'échelle mondiale. Les personnes les plus à risque - nourrissons, enfants, adolescents, personnes atteintes de maladies chroniques et personnes âgées - doivent être vaccinées en priorité afin de prévenir les formes graves de maladies.

Cette présentation sera assurée par le professeur Mathieu Molimard, pneumologue et pharmacologue, lutte contre la désinformation en santé, Avec deux confrères, il vient de remettre à Mme la ministre un rapport et des propositions contre la désinformation en santé, le professeur Jean-Louis Koeck, biologie médicale, expertise vaccinale, Fondateur de www.mesvaccins.net, plate-forme numérique d'information et de communication sur les vaccins et les voyages. Elle inclut notamment un carnet de vaccination électronique intégrant un système d'IA qui personnalise l'information des citoyens, apporte une aide à la décision aux professionnels de santé et améliore la mise à disposition de données factuelles pour une prise de décision adaptée en santé publique, la professeure Simone Pathurin Pelissier, professeure de santé publique et d'épidémiologie. Directrice à l'institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement (ISPED), praticien hospitalier au Centre Bergonié de Bordeaux, elle coordonne aussi l'action des centres de vaccination HPV en collège en Gironde et en sud Charente-Maritime.

Les conférences sont aussi diffusées en direct sur la chaîne Youtube de l'ARS Nouvelle-Aquitaine et peuvent être regardées en différé : https://www.youtube.com/@arsnouvelleaquitaine/streams

Cette série de conférences, organisée environ tous les deux mois, des jeudis en fin de journée, est à destination de tous les publics, étudiants, citoyens et professionnels. Les conférences abordent des enjeux et des questions d'actualité de santé. Elles offrent aussi une plateforme d'échanges pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux et au bien-être de la population.

En partenariat avec le Conseil Territorial de Santé, la communauté d'agglomération de La Rochelle et l'Université de La Rochelle, cette initiative rassemble des professionnels spécialisés de divers horizons pour aborder des sujets variés. Pour chaque conférence, ce sont des intervenants qualifiés, notamment des experts du domaine de la santé publique.

23 avril 2026 - Le sommeil et la santé

25 juin 2026 : La santé dans les politiques publiques

24 septembre 2026 : Apprendre à (s')aider en santé mentale

26 novembre 2026 : Les spécificités de la santé de la femme (cœur, endométriose, ménopause)

vendredi 30 janvier 2026

Nouvelle-Aquitaine/Bilan des investissements directs étrangers en 2025 : une attractivité régionale solide et durable

Malgré un environnement économique marqué par de fortes incertitudes, la Nouvelle-Aquitaine enregistre en 2025 une progression du nombre de projets d’investissements étrangers et une hausse significative des emplois associés. Industrie, innovation et transition écologique structurent cette dynamique de long terme.

 En 2025, la Nouvelle-Aquitaine confirme son attractivité auprès des investisseurs internationaux, avec une hausse de 17% du nombre de créations d’emplois annoncés par rapport à 2024. Cette dynamique est portée à la fois par les investissements productifs et par l’ouverture de nouveaux points de vente. Les principaux pays contributeurs en matière d’emplois sont l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni. Le nombre de projets d’investissement enregistrés est également en augmentation. Au total, 120 décisions d’investissement ont été enregistrées, représentant 2 140 emplois annoncés, créés ou maintenus sur le territoire. De plus, le volume d’opérations liées à l’industrie (investissements productifs, R&D et centres de décision) reste stable et solide témoignant d’une attractivité régionale solide et durable, y compris dans un climat économique incertain.             

Ces résultats illustrent la dynamique économique régionale et la capacité de la Nouvelle-Aquitaine à attirer, accompagner et sécuriser des projets internationaux structurants. Ils s’appuient sur la diversité du tissu industriel, la qualité des infrastructures et un écosystème propice à l’innovation et au développement des entreprises, confirmant le positionnement de la région comme une destination de choix pour les investissements étrangers et pour les projets contribuant à la réindustrialisation à l’échelle nationale et européenne.

 Analyse des projets industriels à forte valeur ajoutée

 Les projets industriels, à forte valeur ajoutée stratégique pour la Région — qu’il s’agisse d’investissements productifs, de R&D ou de centres de décision — concentrent 38 % des projets et génèrent 44 % des emplois créés. La part des emplois induits par ces investissements progresse significativement, avec une hausse de 8 points par rapport à 2024. Cette dynamique est principalement portée par les opérations de réinvestissement d’entreprises à capitaux étrangers sur des sites déjà implantés en région, qui représentent 86% des emplois générés.

 Les Etats-Unis sont le premier pays investisseur en nombre de projets (9 projets, 105 emplois). Toutefois, plus de la moitié des investissements provient de pays européens, au premier rang desquels l’Allemagne, avec 8 projets et 410 emplois, suivie de l’Italie, qui totalise 4 projets et 45 emplois.

Les projets se répartissent sur 19 secteurs d’activité, illustrant la grande diversité du tissu économique régional. Cette pluralité témoigne à la fois de la diversification des investissements étrangers en Nouvelle-Aquitaine et de l’attractivité durable du territoire sur des filières stratégiques, confirmée au fil des années. L’ouverture d’une filiale France à Pau de l’entreprise américaine sHYp (développement d’un électrolyseur innovant), ou les investissements portés par le groupe hollandais Burg au sein de sa vinaigrerie basée à La Tremblade, reflètent cette diversité. En 2025, les filières « Aéronautique, Naval et Ferroviaire », « Energie, Recyclage » et « Equipements électriques, électroniques et informatiques » se démarquent.

On note également cinq investissements spécifiquement dédiés à la décarbonation, portés par de grands industriels régionaux soucieux d’accélérer leur transition énergétique et écologique. Cette dynamique s’inscrit en cohérence avec le déploiement de la feuille de route Néo Terra, qui vise à faire de la Nouvelle-Aquitaine la première région écoresponsable de France à horizon 2030. Parmi ces projets, nous pouvons citer la modernisation de l’usine du groupe japonais Nidec en Charente, ou encore les investissements pour la rénovation thermique des ateliers de l’entreprise M3M Mécanique des Trois-Moutiers, filiale du groupe danois SKF, dans la Vienne.

 Si la Gironde accueille 38 % des projets recensés, les investissements étrangers irriguent l’ensemble du territoire régional, illustrant la complémentarité des territoires néo-aquitains. Chacun dispose d’atouts distinctifs et une capacité éprouvée à accueillir et à accompagner le développement de projets à capitaux étrangers. En témoignent les récents investissements d’Airbus Atlantique à Rochefort, lui permettant d’étendre ses activités de logistique et d’assemblage, l’ouverture d’un centre Zeiss, spécialisé en métrologie industrielle à Mérignac, ou encore les investissements du groupe espagnol Egger, spécialiste des panneaux de bois, sur son site de Rion-des-Landes. 

Un accompagnement important pour la concrétisation des projets

 Les projets d’investissement confirment leur ancrage dans la durée

 Pour la deuxième année consécutive, la CCI Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec la Région et ADI NA, a mené une étude dans le cadre de l’Observatoire régional des échanges internationaux afin d’analyser le devenir des projets d’investissements étrangers à trois ans après leurs annonces. Réalisée en 2025, cette étude porte sur les investissements étrangers annoncés en 2022, hors points de vente. Sur les 73 entreprises sollicitées, 49 ont répondu à l’enquête.

 Le bilan de l’étude montre que 85 % des entreprises répondantes ont mené leur projet à terme. La tendance montre donc que plus de la moitié des projets suivent une trajectoire très positive de concrétisation de l’implantation annoncée sur la période 2022 2025.

 L’attractivité de la Nouvelle-Aquitaine ressort fortement de l’étude : 93 % des entreprises interrogées recommanderaient à d’autres investisseurs de s’implanter sur le territoire. Parmi les principaux atouts cités figurent la qualité du cadre de vie, le dynamisme du territoire, les infrastructures et les opportunités de recrutement. De plus, une entreprise sur deux a bénéficié d’un accompagnement des pouvoirs publics, principalement sous forme d’aides financières, mais également à travers des mises en relation et un appui à la recherche de locaux.

 Enfin, un quart des entreprises répondantes envisage de nouveaux investissements en Nouvelle-Aquitaine, assortis de créations d’emplois. Ces résultats traduisent la solidité des projets engagés et la capacité du territoire à accueillir et à développer des investissements dans la durée, en particulier pour les opérations les plus structurantes.

 Sélection d’illustrations de projets d’investissements étrangers recensés en 2025

 • Extension d’un site de démantèlement d’hélicoptères : OPTIMA AERO [Canada, Landes, aéronautique]

 Optima Aero est une entreprise canadienne spécialisée dans la réutilisation et le reconditionnement de pièces d’hélicoptères. Acteur pionnier de l’économie circulaire aéronautique, elle prolonge la durée de vie des aéronefs tout en réduisant les coûts et l’empreinte carbone. Implantée en Nouvelle-Aquitaine depuis 2022 à Tarnos, dans les Landes, Optima Aero a récemment déménagé ses activités à Tarnos, dans les Landes, dans un nouveau site industriel de plusieurs milliers de mètres carrés. Ce site lui permettra d’augmenter ses capacités de démantèlement, de stockage de revalorisation et de développer des capacités de réparation MRO, au plus près des grands acteurs de l’aéronautique.

Cet investissement s’inscrit dans une stratégie claire : faire du site néo-aquitain un centre d’excellence européen pour le démantèlement et la réparation d’hélicoptères. Il contribue également à la création d’emplois industriels qualifiés en Nouvelle-Aquitaine et à la structuration d’une filière aéronautique plus responsable sur le plan environnemental.

 • Création d’un site de production de chaudières : Babcock Wanson [Italie, Lot-et-Garonne, équipements électriques]

 Babcock Wanson, leader européen des solutions de décarbonisation industrielle, engage un projet majeur à Nérac pour accompagner sa croissance et moderniser sa production. L’entreprise va investir 20 millions d’euros pour construire une nouvelle usine sur 7 hectares au sein de la technopole Agrinove, comprenant un espace R&D. Ce site produira des chaudières électriques et traditionnelles, ainsi que des brûleurs avec des combustibles spécifiques et de l’hydrogène, permettant de réduire jusqu’à 95 % des émissions de CO₂ de ses clients industriels. Ce site sera opérationnel en 2026 et permettra la création de 30 emplois supplémentaires d’ici 2030. 

 • Extension d’un site de production de pièces aluminium : THE GILL CORPORATION [Etats-Unis, Pyrénées-Atlantiques, matériel aéronautique]

Implantée à Anglet, Gill Corporation France est la filiale d’un groupe industriel américain spécialisé dans la conception et la fabrication de pièces en nid d’abeille aluminium. Ces matériaux techniques, reconnus pour leur légèreté et leur résistance, sont destinés à de nombreux secteurs de pointe, notamment l’aéronautique. L’entreprise a récemment engagé une importante diversification, en particulier pour le transport de matières sensibles. Ce développement s’est traduit par un investissement industriel majeur sur le site d’Anglet, avec la construction d’un nouveau bâtiment de 800 m² et la création d’une vingtaine d’emplois. 

 • Création d’un site industriel aérospatial : THE EXPLORATION COMPANY [Allemagne, Gironde, spatial]

 La start-up franco-allemande The Exploration Company, également présente en Italie et aux USA, développe la première capsule spatiale européenne, réutilisable pour transporter du fret en orbite basse puis, plus tard, des astronautes. Elle installe au Haillan son centre de compétences propulsion, dédié au développement, à la fabrication et aux tests de ses moteurs, ainsi que son centre d’opérations en vol de ses véhicules. Ce site accueillera aussi la ligne de protection de la protection thermique. L’entreprise investira plus de 200 millions d’euros et créera une centaine d’emplois, positionnant la métropole bordelaise comme un acteur clé du New Space européen. The Exploration Company est certifiée B-Corp.

 • Investissement financier dans le secteur des analyses : ORITAIN [Nouvelle-Zélande, Pyrénées-Atlantiques, services à l’industrie]

 Créée en 2017 à Pau, la startup Advanced Isotopic Analysis (AIA) est spécialisée dans les services d’analyses de haute précision. Ces analyses permettent notamment de détecter la provenance des éléments chimiques et de garantir scientifiquement l'origine des matières premières. La startup a récemment rejoint le groupe néo-zélandais Oritain, leader mondial de la vérification scientifique d’origine. Cette intégration permet à AIA d’accélérer son développement et ses investissements en recherche et développement, et ainsi, contribuer à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement dans des secteurs clefs comme l’agroalimentaire, le luxe, l’Oil&Gaz et les minéraux critiques et stratégiques. La startup ambitionne de créer 10 emplois pour répondre à ses objectifs de croissance.

 L'info en plus

 Une cartographie des établissements à capitaux étrangers en Nouvelle-Aquitaine, est accessible en ligne. Développée par la CCI Nouvelle-Aquitaine, avec l’appui de ses partenaires la Région Nouvelle-Aquitaine et ADI Nouvelle-Aquitaine, cet outil interactif offre une visualisation détaillée de la répartition des investissements directs étrangers (IDE)* sur l'ensemble du territoire régional. Les utilisateurs peuvent visualiser sur la carte les données filtrées selon divers critères, notamment : l'année d'investissement, le pays d'origine de l'investisseur, le type de projet, le secteur d'activité.

Dans sa version anonymisée, la cartographie est accessible gratuitement à tous les acteurs économiques, chercheurs et citoyens intéressés : cette ressource précieuse est disponible à l'adresse suivante : https://www.carto-na-international.fr/capitaux-etrangers/

 *Ces données sont issues du Bilan annuel des investissements étrangers mené par Business France, en partenariat avec ADI Nouvelle-Aquitaine.

A Jonzac, on ne perd pas la carte !

 Jour de la Carte au Centre culturel des Carmes le 4 février prochain

Plan Dolivet
Mercredi 4 février prochain, sera le premier Jour de la carte. Ce projet, porté par le collectif scientifique La République des Cartes, invite chacun à s'emparer du pouvoir de la cartographie pour regarder le monde autrement. Il est notamment porté par l’IGN qui souhaite pérenniser l'évènement chaque premier mercredi de février. 

200 villes participent à cette toute première édition dont Jonzac :

Mercredi 4 février, nous vous donnons rendez vous de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h au centre culturel des carmes avec au programme :

- Des projections sur l'écran géant de la Micro Folie qui vous feront "remonter le temps" : grâce aux outils et nouvelles applications de l'IGN, vous pourrez (re)découvrir l'histoire et l'évolution de la ville, de ses quartiers et du territoire de la Haute-Saintonge. Loupe magique, double affichage, photos aériennes et vues satellites offriront un effet saisissant quant aux réalisations des dernières décennies. Vous pourrez aussi, si vous le souhaitez, consulter l'évolution de lieux qui vous sont chers.

- Une exposition :  Trois siècles d'innovation cartographique de l'encre au pixel (IGN) et reproduction de plans anciens de la ville de Jonzac 

- Un espace convivialité (boissons chaudes, jus de fruits, galettes) pour échanger en toute amitié sur l'évolution du territoire

Important : L'Espace culturel Jean Glénisson - Archives départementales 81/83 rue Sadi Carnot vous accueillera aux mêmes horaires pour une présentation de originaux des plans anciens du fonds de la Ville de Jonzac où vous pourrez découvrir notamment les noms aujourd'hui disparus de certaines de nos rues et mesurer les transformations de la ville (place Fillaudeau, ancien minage, modifications de la voirie).

Venez nombreux !

mercredi 28 janvier 2026

Infos/Jonzac : Cabri, c'est parti ; Les Amis de Jonzac occupent le terrain ; Saint-Genis fait son cinéma ; Quand Catherine Laborde parlait météo à Saint-Césaire ; Montendre : un mort dans le lac ; Saintes : feu d'artifice de la Saint-Valentin et travaux sur le site Saint-Louis

• Jonzac : Cabri, c'est parti !

Présentation de la liste "Une énergie commune pour Jonzac" mercredi 4 février à 19 h 30 salle municipale.

Après une période plutôt discrète, le maire de Jonzac Christophe Cabri vient d'annoncer (via un document) sa candidature aux prochaines élections municipales. « C'est donc avec détermination, humilité et surtout un profond attachement à Jonzac que je souhaite aujourd'hui être à nouveau candidat. Être votre maire, c'est avant tout être à l'écoute, présent, et profondément attaché à cette ville et à celles et ceux qui la font vivre. Aujourd'hui, je souhaite poursuivre ce projet à vos côtés. Pour cela, je m'appuie sur une équipe largement renouvelée, composée de femmes et d'hommes engagés, présents et à l'écoute, qui partagent un amour sincère pour Jonzac, un profond respect pour ses habitants et animés par le même désir : servir les Jonzacais avec proximité, sens du devoir et esprit collectif ».

Pour en savoir plus, rendez-vous la semaine prochaine !

• Saint-Genis fait son cinéma !

Festival Ciné’Genis dédié à l'agriculture du 29 janvier au 1er février. Cette année, le festival propose 9 films à l’affiche, autour du thème « De la terre à l’assiette »

• Temps forts à ne pas manquer, débats après les projections :

• Les Chèvres de ma mère samedi à 20 h  : présence exceptionnelle de la réalisatrice Sophie Audier (Après une enfance dans les Gorges du Verdon, sur le plateau isolé et sauvage de Saint-Maymes, Sophie a vécu avec sa mère et des chèvres. Cette enfance, profondément marquée par la beauté et la rudesse du lieu, a façonné sa sensibilité. A seize ans, elle quitte ce territoire pour s'installer à Aix, où elle découvre le cinéma, une révélation. Cotte passion la conduit a entreprendre des études de cinéma et à devenir scripte. En 2011, sa mère lui annonce qu'alle va prendre sa retraite. Sophie pose ses cahiers de scripte pour filmer).

• Marché de producteurs samedi 31 janvier ; 

• Dimanche 1er février à 15 h : "Rural" d’Édouard Bergeon en avant-première 

• Les Amis de Jonzac ont trouvé un nouvel espace...

... grâce à la compréhension du président Claude Belot qui leur a attribué un bout de terrain en face des bureaux de la CDCHS. Nos jardinières, qui ont été "remerciées" par le propriétaire du Jardin des Douves, s'activent pour recréer un nouveau jardin médiéval. Nul doute qu'elles proposeront un espace superbe dans quelques mois ! Des perspectives s'offrent avec le printemps.

Ce carré a été attribué par la CDCHS aux Amis de Jonzac
pour créer un nouveau jardin médiéval

• Antilles/Jonzac : L'espace ludique rouvrira le 7 février

Réouverture de l'Espace Détente le 17 janvier, les cours aquatiques ont repris le 19 janvier, l'Espace Ludique ouvrira le 7 février pour les vacances scolaires, le bassin de natation reprendra à partir du 23 février. A noter sur vos tablettes.


• Saint-Césaire/Catherine Laborde, ancienne présentatrice météo, nous a quittés

Cette charmante présentatrice météo s'est s'éteinte il y a un an après un long combat contre la maladie. En 2009, elle avait participé aux Entretiens de Saint-Césaire qui attiraient un nombreux public à l'époque. Elle y avait donné une conférence sur un thème qu'elle connaissait bien : « j'observe le ciel », non pas pour y apercevoir des objets non identifiés, mais nuages, soleil ou précipitations. Comme Hubert Reeves auparavant (eh oui, il est venu à Saint-Césaire !), elle avait parlé du réchauffement climatique. Au mot « réchauffement », quelques-uns avaient tiqué. « On ne peut dire que l'été a été particulièrement torride ! Pourtant, dans la moitié Nord, il a fait partie des plus chauds enregistrés en France depuis que les stations météo existent » avait-elle remarqué. Par réchauffement, il fallait entendre bouleversement climatique, avec des phénomènes qui peuvent se transformer en déchaînements.

Dédicaces après la conférence (©NB)

Bien sûr, diront certains observateurs, la Terre a toujours connu des fluctuations avec des glaciations et des périodes plus agréables. Quand Pierrette, l'égérie néandertalienne du Paléosite, vivait en Saintonge il y a 35000 ans, elle évoluait dans la toundra. Un autre exemple est « le petit âge glaciaire » au XVIle siècle où les fleuves, dont la Seine et la Garonne, ont gelé jusqu'à la Méditerranée (il faisait - 23 degrés). Les habitants avaient du mal à résister : « on mettait les enfants sur le fumier des animaux pour les réchauffer, les autres étaient mangés par les loups ou les chiens ». Près de deux millions de Français périrent de froid et de famine sous le règne de Louis XIV...

Catherine Laborde a rejoint les étoiles (©NB)

• N'oubliez pas votre Valentine ou votre Valentin !


Si vous souhaitez une soirée éblouissante, la Ville de Saintes propose un feu d'artifice le 14 février à 19 h 30, place Bassompierre. 

• Un noyé retrouvé dans le lac de Montendre

Le 12 janvier, des promeneurs ont découvert un cadavre dans le lac de Montendre. L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, avait l'habitude, semble-t-il, de consommer des stupéfiants. Une enquête a été ouverte par le parquet de Saintes.

• Art contemporain à Jonzac

Au carrefour de la rue James Sclafer et de la rue Sadi Carnot, cette œuvre contemporaine des tuyaux de la géothermie s'offre au regard. A découvrir si vous ne l'avez pas encore vue ! 

• Saintes : Travaux sur le site Saint-Louis

Dans le cadre de travaux sur le réseau électrique, l'entreprise CANA ELEC, pour le compte de ENEDIS, interviendra rue de la place du 11 Novembre ainsi que sur le parking du site Saint-Louis, jusqu'au 9 février.

• L'entreprise est autorisée à installer sa base de vie sur le site Saint-Louis à compter du vendredi 23 janvier après-midi.

• Le stationnement des véhicules y est interdit.

• La zone est balisée et sécurisée.

• Une remise en état du site sera réalisée à l'issue des travaux.

° Parking du site Saint-Louis

• La circulation et le stationnement seront interdits sur le parking les lundis, mardis, mercredis et jeudis, sauf pour les véhicules de l'entreprise.

• Une intervention est prévue le vendredi 30 janvier, sous réserve du maintien de l'accès au parking.

° Rue de la place du 11 Novembre ! La vitesse sera limitée à 30 km/h.

• La circulation se fera sur chaussée rétrécie avec alternat par panneaux.

• Aucune intervention n'est prévue les vendredis 30 janvier et 6 février dans cette rue.

• Le stationnement sera interdit de part et d'autre de la chaussée au droit du chantier afin de permettre le maintien de la circulation.

mardi 27 janvier 2026

Projets éoliens /Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux : « Je ne crois pas à la réalité économique du développement éolien à partir du moment où la France produit déjà trop d'électricité »

L'APREVICA (Association "Préservons la vie de notre campagne") a tenu son assemblée générale jeudi dernier dans la salle municipale de Tugéras. Cette association a vu le jour en réaction à l'implantation d'éoliennes à Coux, projet qui a finalement échoué. Mais les promoteurs poursuivent leurs prospections dans le secteur. Ainsi le témoignage du maire de Chevanceaux, Emmanuel Festal, qui s'interroge sur le développement de l'éolien dans les circonstances actuelles (la France est largement exportatrice d'électricité). Seul hic, si l'électricité est abondante, pourquoi les factures des consommateurs sont-elles toujours aussi élevées ?

Le bureau présidé par Bernard Largeau
Devant un nombreux public, en présence de Dominique Fleuret (représentant du PADD), le président Bernard Largeau a fait le point. « Après quatre années de lutte contre les projets éoliens invasifs dans nos communes, le projet de Coux a été arrêté suite au vote du conseil municipal au début de l’année. Les opposants à Messac peuvent aussi respirer pour le moment. Leur projet vient de subir un avis défavorable venant du Tribunal Administratif de Bordeaux, annulant les trois arrêtés préfectoraux concernant l’autorisation d’exploiter et la dérogation. La décision a été prise le 16 décembre, mais la bataille juridique risque fort de se poursuivre devant le Conseil d’État. Nous devons rester vigilants car très discrètement, de nouvelles installations se profilent à l’horizon : Expiremont, Chevanceaux, Saint-Palais de Négrignac, Mortiers (le conseil municipal a voté contre), Saint-Maigrin. Nous continuons à nous opposer à la prolifération de tous ces projets qui détériorent l’environnement et la beauté de nos paysages au nom de l’écologie, mais quelle écologie ? ». Pour lui, l'important concerne les conseils municipaux : ils doivent afficher une position claire dans leur plan local d'urbanisme au sujet des éoliennes (distance, hauteur des mâts au cas où) et le notifier. 

Pour certains propriétaires, l'éolien est synonyme de revenus : « L'installation d'une éolienne rapporte un loyer annuel de 10 000 € à 20 000 € par an en moyenne ». Seul hic, sa durée de vie est de 20/25 ans et son démantèlement « peut coûter entre 30 000 et 120 000 euros par unité, selon la taille ». « Un cadeau empoisonné légué à vos héritiers ! » souligne un participant. Dans la salle, on s'interroge sur les intentions politiques des dirigeants : « On doit passer de 10.000 à 20.000 éoliennes, multiplier le photovoltaïque par 5, mettre une cinquantaine de parcs off shore, soit 300 milliards auxquels il faut ajouter 100 milliards pour RTE (Réseau Transport Electricité) et 100 milliards pour Enedis. Les énergies renouvelables seraient nécessaires au fonctionnement des data centers (stockage des données). Je crois qu'on nous raconte tout et n'importe quoi » déplore Bernard Largeau. « Le problème, c'est qu'on fragilise les centrales nucléaires. Il nous faudrait des techniciens réalistes qui agiraient pour le bien-être de la population et non pour les intérêts des entreprises privées ».


Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux : « J'ai reçu le promoteur QEnergy »

Dans les rangs, Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux, fait part de ses observations et des démarches dans sa commune : « En septembre dernier, nous avons reçu le promoteur QEnergy qui a réalisé Baignes-Chantillac. Nous avons visité le parc avec le conseil municipal. J'ai pris les devants en convoquant les deux plus gros propriétaires fonciers de Chevanceaux qui possèdent environ 60 à 70% des terres. Elles sont situées dans la partie de la commune la moins peuplée et sur le deuxième point le plus haut du département. Il m'ont répondu être opposés à l'implantation d'éoliennes sur leurs parcelles. A Chevanceaux, existent deux zones Natura 2000, la Vallée du Lary et les landes de Touvérac Saint-Vallier. En conséquence, j'ai dit au promoteur que toute implantation paraissait compliquée. Toutefois, je n'empêche personne de travailler. Je l'ai donc autorisé à prospecter les autres propriétaires afin d'estimer s'il y a un réel potentiel éolien sur la commune. En réalité, je n'ai pas envie de recevoir des promoteurs tous les trois mois et recommencer mes explications. J'aimerais être fixé une bonne fois pour toute ! Finalement, le promoteur a trouvé des terrains, soit 25 propriétaires. Il m'a présenté un scénario d'implantation, quatre à cinq mâts de 180 mètres de hauteur, comme à Chantillac. J'ai contacté les propriétaires fonciers intéressés. Ils ont visité des sites et vu la réalité des choses. S'est ensuite posée la question : avis favorable ou défavorable ? Les études peuvent-elles être poussées plus loin ? J'en ai parlé en Conseil Communautaire et le président Claude Belot m'a répondu : Débrouillez-vous ! De ce fait, j'ai invité mes maires voisins pour les informer. Plusieurs communes de Charente ont des projets éoliens, Brossac, Guizengeard, etc. Le promoteur m'a relancé : "Que faites-vous ?". J'attends de voir la réaction des habitants qui vivent près de ces structures à Chantillac et Baignes. Pour l'instant, ma position personnelle est la suivante : il faut faire des constats. S'il n'y a pas d'acheteur d'électricité en face, cela ne sert à rien de développer des projets photovoltaïques ou éoliens. Si on regarde le marché spot européen, durant l'année et de plus en plus fréquemment chaque mois, on a des prix négatifs entre 11 h et 16 h où personne ne veut d'électricité. S'il y a surproduction en France, pourquoi ajouter des éoliennes et du photovoltaïque ? Je suis plutôt d'un avis défavorable, je ne crois pas à la réalité économique du projet selon le marché actuel ». 

Des avis opposés...
Suivent des échanges sur les nuisances que provoqueraient les éoliennes: « le bruit, ça passe à travers les murs, c'est très particulier et imprévisible. La nuit, elles clignotent et cela peut être gênant pour les habitations proches ». Emmanuel Festal évoque sa jeunesse auprès de la Nationale 10 dans le bourg de Chevanceaux : « Jour et nuit, on entendait les voitures et les camions, c'était des vraies nuisances ». Tout le monde n'est pas sur la même longueur d'ondes...

S'y ajouteraient des informations discutables : « En Nord Gironde, on a annoncé voici quelques années que les éoliennes feraient baisser le taux de CO2 et remplaceraient les centrales nucléaires. Où est la vérité ? ». Par contre, leur présence fait baisser le prix de l'immobilier. 

Bref, le sujet est inépuisable tant les anti et les pro-éoliens ont des arguments. Une chose est sûre toutefois : la facture d'électricité des consommateurs ne baisse pas ou si peu qu'on préfère en rire de crainte d'avoir à en pleurer....


• Emmanuel Festal : « Plus généralement, le danger est d'atteindre un taux visuel de saturation en éoliennes comme dans le Pays Mellois. D'où la nécessité d'établir un plan éolien. Or, en Haute-Saintonge, on ne veut pas en parler ! C'est ainsi que pourraient sortir des projets anarchiques »...

La galette et le verre de l'amitié

Guichet France Rénov' de l'Agglomération de Saintes : Fabrice Barusseau, député, s'interroge

Communiqué du député Fabrice Barusseau : 


« La décision de ne pas renouveler deux des trois contrats de conseillers du guichet France Rénov' au sein de la Communauté d'Agglomération de Saintes est un choix politique lourd de conséquences. Il relève directement des compétences communautaires et in fine, de la responsabilité de son président, Bruno Drapron.

A l'heure où les besoins en accompagnement pour la rénovation énergétique des ménages n'ont jamais été aussi pressants, cette mesure sonne comme un coup d'arrêt à un service public de proximité indispensable. Indispensable au point que la CDA de Saintes lui consacrait récemment la couverture de son magazine institutionnel, saluant son efficacité et son utilité pour les habitants.

Or, recruter des conseillers France Rénov compétents est un processus long et exigeant. Il nécessite des profils qualifiés, une formation technique poussée, une maîtrise des dispositifs nationaux et locaux, ainsi qu'un travail de terrain patient pour instaurer la confiance avec les ménages et les professionnels du secteur. Grace à cet investissement, un réseau d'artisans locaux s'était structuré, des ménages avaient été accompagnés, et une dynamique vertueuse s'était mise en place au service de l'emploi local, du pouvoir d'achat et de la lutte contre la précarité énergétique.

En abandonnant ce pôle structuré et reconnu, l'exécutif de la CDA de Saintes mesure-t-il les conséquences de sa décision ? Demain, il faudra tout reconstruire, avec un coût renouvelé pour la collectivité. Après des mois, voire des années d'investissement financier, de formation et de montée en compétence des salariés, la fin brutale de ces contrats représente un gâchis manifeste d'argent public.

Au niveau national, je me suis battu avec mes collègues parlementaires socialistes, pour préserver les crédits de MaPrimeRénov, précisément afin que les territoires puissent s'appuyer sur des guichets France Rénov stables et performants. Ce que l'Etat maintient, l'exécutif de la CDA de Saintes choisit aujourd'hui de démanteler. Sur quelle vision de la transition écologique une telle décision peut-elle bien s'appuyer ?

Rappelons que France Rénov est l'une des actions phares du PACET (Plan Air Climat Énergie Territorial) de l'Agglomération. Une question s'impose désormais: avec qui cette décision a-t-elle été prise ? Avec le bureau communautaire ? En conférence des maires ? Lors d'un conseil communautaire ?

Je demande à Bruno Drapron et à la Communauté d'Agglomération de Saintes de revenir sur cette décision, de garantir la pérennité du guichet France Rénov, de préserver les compétences existantes, et de respecter à la fois les engagements du PACET et le fonctionnement démocratique de l'intercommunalité ».

lundi 26 janvier 2026

Jonzac/Rencontre de doyenné : Mgr Bozo aux paroissiens « Surmontez vos blocages en vous écoutant, en essayant de vous comprendre »

Dimanche 18 janvier, Jonzac réunissait les paroisses du doyenné pour une grande rencontre fraternelle en présence du nouvel évêque coadjuteur. Avant le célébration de la messe, Mgr Bozo s'est présenté aux paroissiens avec simplicité. Un style qui a séduit l'auditoire. Fracturée par une affaire qui l'a agitée durant l'été, la paroisse de Jonzac trouve en cet interlocuteur un pilier qui devrait lui permettre d'effacer les divisions qui l'ont animée. Une situation à Montlieu La Garde a également été citée dans la presse. « Surmontez vos blocages en vous écoutant, en essayant de vous comprendre. Je prie pour que la paix vous soit donnée » a-t-il déclaré. 

Dimanche 18 janvier à Jonzac. Le doyenné est en fête avec une journée d'animation permettant aux fidèles de se retrouver autour du nouvel Evêque. Nombreux attendaient sa nomination, son prédécesseur, Mgr Colomb, étant absent de la scène publique depuis un certain temps. L'Evêque de Luçon, Mgr Jacolin, a temporairement assuré cette charge. Mais 210 km séparent la Vendée du Sud Saintonge !


Mgr Bozo : « J'ai trouvé la lumière qui manquait à ma vie »

Ayant grandi dans le département de l'Orne où ses parents avaient un haras, Mgr Bozo a expliqué, devant les paroissiens rassemblés, le chemin qui l'a conduit à rejoindre l'Église. 

« Dans ma jeunesse, à la campagne au milieu des chevaux, j'étais tellement heureux que cela suffisait à mon bonheur. J'ai fait quatre années d'études de droit à Caen. Quand je suis arrivé à l'université et même si j'étais baptisé, confirmé, je n'avais pas vraiment rencontré le Seigneur. J'étais un chrétien un peu tiède, je priais peu. Je me contentais d'aller à la messe le dimanche. En faculté, j'ai rencontré la liberté. Puis est venu le temps de se poser des questions, dont celle-ci, essentielle : que devons-nous faire pour que notre vie soit réussie ? Je me suis aperçu que malgré une vie familiale unie, des amis, il me manquait quelque chose. Dans ses confessions, Saint-Augustin dit : «"je suis entré en moi-même pour m'interroger sur ce qui ferait que ma vie soit heureuse et réussie". C'est là que Dieu m'a fait grâce de rencontrer la figure de Jésus-Christ, la beauté de l'Evangile et j'ai été ébloui. A mes côtés, se trouvaient des jeunes engagés pour qui être chrétien avait changé leur quotidien. Je les ai accompagnés à la messe en semaine. Je sentais très profondément la présence de Jésus dans l'Eucharistie. Voilà la lumière qui manquait dans ma vie. J'avais la réponse ou la clé pour ouvrir la porte de mon existence. 

Un jour, j'ai contacté mon Evêque que je ne connaissais pas. Je lui ai dit : "je crois que je veux devenir prêtre, mais je n'ai aucune expérience ecclésiale". Il m'a entendu. J'ai donc passé six années au Séminaire français de Rome. J'y ai découvert la richesse extraordinaire du trésor de l'Église, sa tradition, la théologie, les saints, la ville elle-même. Il y a des raisons de croire en Dieu, c'est un plongeon dans la foi. "Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect" a écrit Saint-Pierre. 

J'ai été ordonné diacre en 1993, puis prêtre en 1994 dans le diocèse de Séez avant d'être nommé à Alençon, chargé des jeunes. Au bout de 13 ans, l'Evêque m'a envoyé à Caen comme aumônier des étudiants et j'enseignais la théologie au Séminaire. L'Evêque m'a rappelé auprès de lui pour être son vicaire général et prêtre d'une petite paroisse dans l'Orne. En mai 2017, j'ai reçu un appel du représentant du Pape en France, le nonce apostolique, qui m'a invité à le rencontrer. Le pape François m'avait nommé évêque de Limoges. Deux grandes nouveautés pour moi, évêque et Limoges. Le Limousin et l'épiscopat. On apprend à être évêque. Au début, on est très impressionné. Il me restait beaucoup de choses à faire à Limoges quand j'ai reçu un nouvel appel du nonce qui m'annonçait que Léon XIV, le nouveau Pape, m'avait nommé évêque coadjuteur de La Rochelle et Saintes. 

Ainsi, depuis octobre dernier, je suis parmi vous. Je découvre le diocèse, je ne connais pas la Charente-Maritime et j'avoue ignorer l'existence de Jonzac jusqu'à aujourd'hui ! Ce soir, je vais chez Mgr Housset à Saint-Aigulin. Je me rendrai dans les paroisses progressivement. Je suis heureux d'être parmi vous. Les  évêques sont les successeurs des douze apôtres à l'exception de l'évêque de Rome qui est l'unique successeur de Saint-Pierre. Il y a environ 5000 évêques dans le monde et nous recevons la même mission. En 2026, si nous sommes vraiment les disciples de Jésus-Christ, l'Eglise sera belle et resplendissante. Depuis 2000 ans, l'Église est marquée par des difficultés, des conflits, voire des scandales qui ont émaillé son histoire et pourtant, depuis 2000 ans, elle continue à annoncer Jésus. Je vous invite à lui faire confiance. Continuons à cheminer ensemble ».

Les prêtres du doyenné étaient réunis autour de Mgr Bozo
Une animation musicale remarquée

Le Père Pablo, curé de Jonzac
Le chorale de l'église de Jonzac
Après l'office et le verre de l'amitié, le groupe s'est retrouvé au centre des congrès où les attendaient un déjeuner, un spectacle animé par les enfants de la catéchèse, l'intervention sur la Communauté de Communes par Claude Belot, président de la CDCHS, et le discours de clôture de Mgr Bozo. Il s'est attardé sur des questions qui animent les débats de société : l'humanisme athée, le changement climatique, comment construire un monde meilleur après le terrible XXème siècle ? la loi sur la fin de vie, l'assistance médicale à mourir.  Et de conclure sur des sujets locaux : « L'urgence, ce ne sont pas les guerres de clocher, les petites histoires. On peut passer son temps à remarquer les défauts des autres. Pourquoi regardes-tu la paille dans l'œil de ton voisin et ne vois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? dit Jésus dans l'Evangile. Quand il y a un problème, on va voir directement l'intéressé. Le dernier mot, c'est la miséricorde, c'est le pardon ». Et d'ajouter : « Votre Evêque est joignable, à votre écoute. Toutefois, pour des changements d'horaire de messe, parlez-en plutôt avec votre équipe pastorale » !

Des saynètes proposées par les jeunes au centre des congrès

Cette rencontre de doyenné, conduite par le Père Coly, doyen, Mgr Housset, les prêtres, les diacres, les équipes (dont Maguy, chargée l'intendance), les jeunes, les animatrices, les animateurs, les choristes, Jean-Charles Sarrazin, musicien, Jean à l'orgue, et toutes les bonnes volontés a été un succès. 

Mgr Bozo fait la rencontre des paroissiens
Le verre de l'amitié servi après la messe

Le repas au centre des congrès

samedi 24 janvier 2026

Saintes/Pierre Maudoux : « A ceux qui doutent de la politique, je dirai qu'il vaut mieux s'investir et agir que de critiquer de l'extérieur »

Dans un message publié sur son site, Pierre Maudoux, conseiller municipal de l'opposition à Bruno Drapron, explique pourquoi il ne se représente pas aux élections municipales de mars prochain :

Pierre Maudoux lors de la campagne des Municipales de 2020
« J'annonce ne pas m'impliquer directement dans les élections municipales à venir sur la ville de Saintes. Par conséquent, je ne me porterai pas comme en 2008, 2014 et 2020 à la tête d'une liste électorale de 35 personnes. Je tiens à remercier vivement pour leur confiance celles et ceux qui m'ont accompagné dans chaque campagne électorale sur ces listes. Je remercie également les électeurs qui ont soutenu nos propositions et nos projets successifs. Je n'ai pas abandonné les valeurs que nous défendions à chaque échéance. Une ambition de développement économique et culturel pour la ville et son territoire, une rigueur budgétaire et la modération fiscale, une vision engagée en terme d'environnement, une démocratie locale apaisée et collégiale, un meilleur vécu pour les habitants dans tous les domaines...

Le mandat qui s'achèvera en mars prochain, celui de conseiller municipal d'opposition, mérite quelques remarques. Nous avions formé une alliance Unis pour Saintes qui a tenu, à part une défection, toute la mandature, dans le travail et la sympathie. La preuve s'il le fallait, qu'un investissement politique permet des rencontres humaines heureuses. Le rôle de conseiller municipal revêt plusieurs qualités et défauts. Il est ingrat, comment le nier ? De plus, la gouvernance de Bruno Drapron ne restera pas, à mon avis, comme un exemple d'ouverture dans l'histoire locale. Néanmoins, nous avons travaillé avec assiduité les délibérations successives que présentait la majorité. Nous les avons cautionnées quand elles nous semblaient favorables. Nous les avons, et j'y ai pris part avec mon coeur, mes recherches, mes investigations, mes tripes parfois, combattues quand elles ne convenaient ni à nos principes, ni à nos souhaits pour les habitants. Nous avons réussi à faire changer la majorité d'avis plusieurs fois (Bois de la Grelauderie, stationnement payant des infirmiers, communication des aides aux entreprises de l'Agglo, activité des commerçants, centrale d'enrobage) et malheureusement reçu peu ou pas d'écoute sur des amendements que nous proposions (fiscalité, concurrence vis-à-vis de commerçants, marchés publics comme le siège de l'Agglomération, site Saint-Louis et tant d'autres sujets).

J'ai, pour mon compte, toujours souhaité rester cordial et respectueux envers tous les élus. Et j'espère avoir tenu cet engagement qui devrait être partagé. Je ne désespère pas de pouvoir servir encore la collectivité et la démocratie locale pour des sujets qui remueront une fibre dans mon coeur. Je resterai donc disponible pour combattre pour de nobles causes, contre des projets contraires à l'intérêt général, ou soutenir des particuliers soumis à une injustice menée par les pouvoirs publiques. Le monde actuel est dans un état préoccupant et la démocratie est attaquée partout sur la planète. Puissions-nous croire à la collégialité, au dialogue, au débat, à la confrontation sérieuse et ouverte des choix qui nous seront proposés... plus qu'au leader charismatique, sauveur qui se révèle bien souvent à l'échelon local, national et international, fragile, inconséquent et autoritaire. A ceux qui doutent de la politique, je dirai qu'il vaut mieux s'investir et agir que critiquer de l'extérieur. A ceux qui dénigrent tous ceux qui s'investissent pour la chose publique, j'affirme que l'intérêt pour l'investissement publique et la défense d'idéaux et de projets sont passionnants, et que nombre de personnes se lancent désintéressées dans ces aventures destructrices à bien des niveaux (perte de temps, d'anonymat, mise sous les projecteurs et sous la critique), sans aucune rémunération.

Davantage disponible pour la vie familiale, associative, pour la musique, l'écriture, la lecture, le sport et les voyages, je continuerai à suivre d'un œil attentif les activités publiques, avec la liberté qui a toujours été la mienne ».

vendredi 23 janvier 2026

Jonzac/ Elections municipales : Qui n'a pas rêvé d'être un jour l'objet du désir ?

Qui n'a pas rêvé d'être un jour l'objet du désir ? D'attentions et de qualités qui réchauffent le cœur ? Une existence mérite-t-elle d'être vécue sans cette reconnaissance de la postérité ? Un homme connu et reconnu est dans ce cas. Vous l'avez deviné, il s'agit de Claude Belot, ancien maire de Jonzac et actuel président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge. A ses actions locales, il convient d'ajouter la présidence du Conseil Général et des années de sénateur au Palais du Luxembourg. Depuis des lustres, il gère le territoire d'une main de fer qu'il préfère au velours. La texture de ce tissu soyeux ne lui sied guère. Pour maîtriser les troupes et les prétendants, la fermeté, assortie de la finesse du jugement, est une meilleure stratégie. 2026 est une année charnière : il annonce se retirer de ses fonctions et ouvrir sa succession... sans en nommer l'héritier. La situation s'en trouve compliquée.

Aujourd'hui, la ville de Jonzac est à l'aube des élections municipales et deux listes sont en lice, conduites par Christophe Cabri, maire sortant, et Jean-François Mougard, ancien DGS à la Communauté de Communes après avoir occupé ce même poste à la mairie de Jonzac. L'une et l'autre revendiquent la "paternité" de Claude Belot dans leurs vœux publiés en dernière page du bulletin municipal. "De même nature que le Père" pourrait-on dire ! Enfin, pas tout à fait puisqu'elles s'opposent dans l'arène électorale. 

L'affaire est née d'un différend entre l'actuel premier magistrat et quatre conseillers municipaux élus en 2020 sur sa liste, Barbara Lachamp, Marie-Christine Nouguès, Hélène Dubus-Héraud et Christophe Gadrat. Les amis d'hier ont rompu leurs liens avec Christophe Cabri et vivent de nouvelles aventures aux côtés d'un Jonzacais resté discret avant de se dévoiler, Jean-François-Mougard. Dès lors, ils sont entrés dans l'opposition. Les habitants comprennent-ils quelque chose à ces subtilités aussi sensibles que la tectonique des plaques ? La question reste posée.

Aujourd'hui, il semble important pour les candidats aux prochaines élections de rappeler leur proximité avec Claude Belot. Ainsi, l'expression publiée par la majorité du conseil municipal signée « Christophe Cabri, Claude Belot, Christel Brière, Pierre-Jean Ravet, Annick Thibault, Patrick Carré, Beauffigeau André, Madeleine Perrin, Marie-Thérèse Auboin-Hannoyer, Michel Robert, Thomas Masson, Tuula Lahdelma, Fabienne Richard, Christine Joubert, Christelle Pothier, Julien Glémet, Nicolas Belot, Christophe Rodier, Pierre Piteau ». Claude Belot père, actuel premier adjoint de la ville de Jonzac, et son fils Nicolas (très peu présent en séances publiques) sont mentionnés. Après avoir détaillé les réalisations, on peut lire : « Au cours de ce second semestre 2025, notre équipe a poursuivi un objectif constant : améliorer le cadre de vie des Jonzacais, accompagner le développement de Jonzac et restaurer son patrimoine exceptionnel. Ces actions s'inscrivent dans la continuité du travail mené tout au long de ces dernières années. Votre exigence guide notre action ». Claude Belot est donc inclus dans "notre équipe".

Mai 2020 : Claude Belot transmet le flambeau de la mairie de Jonzac à Christophe Cabri (©NB)
Le nouveau conseil municipal en 2020 (©NB)
Idem pour les vœux de l'opposition, Barbara Lachamp, Hélène Dubus-Héraud, Marie-Christine Nouguès et Christophe Gadrat. Effectivement, ils ont été élus avec Claude Belot en 2020 et lui sont restés fidèles : « 2026 est une année importante : le 15 mars, vous élirez vos 27 conseillers municipaux et vos 6 conseillers communautaires. En 2020, vous nous avez accordé votre confiance en nous élisant aux côtés de Claude Belot qui a choisi de laisser sa place de maire à Christophe Cabri. Ce dernier a fait le choix de nous écarter de notre légitimité, nous interdisant tout débat alors que nous étions très engagés. Néanmoins, nous sommes fiers que les grands projets imaginés et décidés par l'équipe municipale élue en 2014 aient été réalisés : la rénovation du château et du cloître des Carmes, la mise en service du nouveau forage géothermal ou encore la rénovation du dernier des quatre immeubles de la résidence Philippe ». Claude Belot est cité en référence. A noter qu'en 2020, il n'y avait qu'une seule liste permettant une victoire confortable à Christophe Cabri. Un cas de figure inédit. Jusqu'à présent en effet, la gauche avait toujours été présente aux Municipales sous la bannière de Gilles Clavel et Jack Ros. 

Le dépouillement en mai 2020 : 23 voix pour le nouveau maire, Christophe Cabri. Sur cette photo, on reconnaît Barbara Lachamp qui va devenir adjointe avant de donner sa démission en 2024. Elle est candidate sur la liste de Jean-François Mougard aux Municipales 2026 (©NB)

Que faut-il en conclure ? Que l'héritage Belot est précieux tant pour Christophe Cabri que pour Jean-François Mougard qui pensent que pour être élus, il est impossible de l'occulter tant son empreinte est importante. S'il annonce ne pas se représenter à la présidence de la Communauté de Communes, Claude Belot n'a pas dit explicitement se retirer de la vie politique. Allons-nous le retrouver en troisième position sur l'une des formations déclarées aux Municipales ? Certains écartent l'hypothèse, d'autres non. Voilà qui devrait intéresser les bookmakers !

La longue carrière de Claude Belot

• Maire de Jonzac de 1977 à 2001 et de 2008 à 2020

 • Président de la Communauté de communes de la Haute-Saintonge depuis 1993 jusqu'à aujourd'hui

• Conseiller général du canton de Jonzac de 1970 à 2008 et président du Conseil général de la Charente-Maritime de 1994 à 2008

• Sénateur de la Charente-Maritime de 1989 à 2014

jeudi 22 janvier 2026

La Nouvelle-Aquitaine élue à la présidence du GSEF, Forum mondial de l’économie sociale

Jeudi 15 janvier, la Région Nouvelle-Aquitaine a été élue à la présidence du GSEF (Global Social Economy Forum – Forum mondial de l’économie sociale). A travers cette présidence, la Région réaffirme son ambition de continuer à accompagner la dynamique de développement du réseau. Ainsi, parmi ses nombreuses ambitions, la Région compte porter un plaidoyer politique fort afin de soutenir l’essor de l’Economie sociale et solidaire (ESS), contribuer à la mise en œuvre des engagements pris lors du 7e forum GSEF qui s’est tenu à Bordeaux en octobre 2025, renforcer l’animation du réseau et diversifier ses ressources du GSEF 
pour assurer sa pérennité.

 « Convaincu que le GSEF possède aujourd'hui une responsabilité majeure dans les transitions économiques, sociales et environnementales mondiales, ce rôle de présidence est une véritable chance pour nous de mettre notre expérience et notre vision stratégique au service du collectif » se réjouissent Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et Maud Caruhel, vice-présidente en charge de l’Economie sociale et solidaire.

A noter : la présidence du GSEF est assurée par un binôme composé d’un « gouvernement local » (la Région Nouvelle-Aquitaine) et d’un acteur de l’ESS (le réseau CRESS). Le Département de la Gironde supplée la Région.

Discours d’ouverture du Forum mondial ESS à Bordeaux en octobre 2025 à Bordeaux
© Région Nouvelle-Aquitaine / Laurent Estreboou

L’aboutissement d’un engagement croissant de la Région Nouvelle-Aquitaine

Le fait que la Région Nouvelle-Aquitaine prenne aujourd’hui la présidence du GSEF n’est pas le fruit du hasard. Depuis 2017, les élus régionaux n’ont eu de cesse de s’investir dans cette organisation pour y prendre toute leur part. Voici les dates-clés de cet engagement :

2017 : lors du Forum national de l’ESS organisé à Niort, la Région Nouvelle-Aquitaine reçoit pour la 1ère fois une délégation du GSEF.

2018 : la Région participe au Forum mondial du GSEF à Bilbao. La Région est régulièrement invitée par le GSEF pour présenter la politique régionale ESS lors de formations à Bamako, Séoul et Dakar.

2021 : candidature collective Région/Département Gironde/Métropole/Bordeaux retenue pour une contribution au Forum mondial organisé par la Ville de Mexico.

Mai 2021 : le GSEF contacte de manière informelle la Région pour envisager l’accueil du Secrétariat du GSEF.

Août 2021 : la Région impulse un travail collectif avec la Gironde, Bordeaux Métropole et la Ville de Bordeaux afin de concrétiser l’accueil du Secrétariat général du GSEF à Bordeaux.

2022 : la Ville de Bordeaux, suppléée par Bordeaux Métropole, prend la co-présidence du GSEF avec la CRESS. La Région quant à elle, suppléée par le Département, co-préside le « continent » Europe.

29 au 31 octobre 2025 : Forum mondial à Bordeaux, plus de 10 000 participants (le prochain Forum mondial se tiendra en 2027 à Marica, Brésil)

 Le GSEF : 

Le GSEF, né en 2013 à Séoul (Corée du Sud), réunit des gouvernements locaux et réseaux de la société civile, locaux, nationaux, comme internationaux.

Issus de 37 pays sur les 5 continents, les 90 membres du réseau se réunissent autour des valeurs de l’ESS à travers : Le renforcement des capacités des gouvernements locaux (co-construction politiques publiques ESS) : les échanges d’expériences et pratiques (notamment par l’organisation d’un forum tous les 2 ans) ; recherche et publications ; création et soutien aux réseaux ESS locaux et nationaux, plaidoyer international pour la reconnaissance internationale de l’ESS.

Avec le programme « Tu bouges, t’es bien ! », la Région Nouvelle-Aquitaine veut faire bouger les jeunes !

Le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a lancé le programme régional « Tu bouges, t’es bien ! », une initiative ambitieuse destinée à promouvoir l’activité physique auprès des jeunes de 16 à 25 ans : lycéens, apprentis en CFA et jeunes accompagnés par les missions locales

Ainsi, face à la sédentarité croissante des jeunes et à ses impacts sur la santé, la Région Nouvelle-Aquitaine travaille de concert avec ses partenaires – rectorats, Agence régionale de la santé, association régionale des missions locales, fédération nationale des directeurs de CFA, Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports – pour promouvoir l’activité physique, véritable levier de prévention et de bien-être.

 « Tu bouges, t’es bien ! est une initiative régionale innovante qui vise à promouvoir l’activité physique et le bien-être au quotidien. Ce dispositif fédère les acteurs locaux - entreprises, associations, collectivités et institutions - autour d’un objectif commun : favoriser la santé par le mouvement, de façon inclusive, conviviale et durable » déclarent Philippe Nauche, vice-président du Conseil régional en charge de la santé et de la silver économie, et Marie-Laure Lafargue, conseillère régionale en charge de la prévention en santé, sport-santé, à la santé des jeunes et des personnes précaires.

Un dispositif ouvert aux acteurs du territoire

Le programme s’inscrit dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) PREVA’NA 2024-2028 (Prévention et actions en Région Nouvelle-Aquitaine) qui vise à soutenir des actions structurantes de prévention et de promotion de la santé, en s’appuyant notamment sur l’activité physique. Peuvent candidater les structures implantées en Nouvelle-Aquitaine suivantes : établissements scolaires (lycées publics et privés, lycées professionnels et agricoles), l’Association Régionale des Missions Locales (ARML) et les missions locales, les CFA, les maisons familiales et rurales, les établissements de santé publics et privés, les associations et les collectivités. Les organismes de formation ne sont pas concernés.

 Les objectifs du programme « Tu bouges, t'es bien ! » 

Le dispositif poursuit trois objectifs majeurs :

Aller chercher les jeunes les plus éloignés de la pratique d’activité physique en les plaçant au centre de l’objectif de renforcement de l’activité physique ;

 Faire de la Nouvelle-Aquitaine une région exemplaire autour de la promotion de l’activité physique des jeunes par une action sur les jeunes, les communautés et les environnements ;

 Mobiliser les acteurs et développer une culture partagée et des démarches collaboratives pour la promotion de l’activité physique.

 Des projets centrés sur les jeunes et leurs besoins

Le programme cible en priorité les jeunes sédentaires, notamment les lycéens, les apprentis en CFA et les jeunes suivis par les missions locales.

 Les projets déposés devront impérativement : s’adresser aux jeunes dans leur milieu de vie, leur entourage et/ou leur environnement ; proposer des actions adaptées, attractives et ludiques, fondées sur le plaisir, le collectif et la solidarité ; favoriser l’émancipation des jeunes, en leur donnant une réelle place dans les choix et l’organisation des pratiques ; privilégier des actions non compétitives ; prévoir une fiche de pratiques coordonnées afin de faciliter la reproduction ou l’essaimage des actions sur d’autres territoires ; intégrer un dispositif d’évaluation tout au long du projet.

 Modalités de dépôt des dossiers

Les dossiers complets peuvent être déposés jusqu’au 31 mars 2027, dans le cadre de l’AMI PREVA’NA « Faire de la Nouvelle-Aquitaine un territoire de bonne santé ».

 

 

La Région Nouvelle-Aquitaine et les Restos du Cœur signent une convention unique en France

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Dany Saulnier, déléguée régionale des Restos du Cœur, ont signé la convention de partenariat entre les Restos du Cœur et la Région Nouvelle-Aquitaine pour favoriser l’insertion jeudi 22 janvier au Siège départemental des Restos du Cœur de la Gironde à Bruges, en présence de Karine Desroses, vice-présidente du Conseil régional en charge de la formation professionnelle, apprentissage et emploi.

 De gauche à droite : Dany Saulnier, Karine Desroses et Alain Rousset
jeudi 22 janvier à Bruges (© Région Nouvelle Aquitaine)

Partant d’une volonté commune d’agir en faveur d’une société plus solidaire et inclusive, la Région a proposé aux Restos du Cœur de développer un partenariat pour l’insertion sur la période 2025-2028. Ainsi, au titre de leurs engagements respectifs dans la lutte contre la précarité, en faveur de l’inclusion sociale et du développement d’une économie solidaire, la Région Nouvelle-Aquitaine et l’association Les Restos du Cœur ont convenu de renforcer leur coopération autour de 2 axes prioritaires : le développement de l’accès des personnes accueillies par les Restos du Cœur aux formations proposées par la Région, en vue d’un emploi durable, et le soutien à l’économie sociale et solidaire, et plus précisément aux actions d’insertion par l’activité économique.

Par cette convention unique en France, la Région Nouvelle-Aquitaine réaffirme son engagement en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des personnes en situation de précarité. Ce partenariat vise à soutenir les actions menées par les Restos du Cœur pour accompagner les publics les plus fragiles vers l’autonomie, l’accès à l’emploi et la formation.

 Ce partenariat est à situer plus largement dans le cadre de la charte régionale d’engagements réciproques 2023-2028 signée entre l’Etat, le mouvement associatif Nouvelle-Aquitaine et la Région. Il constitue une expérimentation. En fonction des résultats il pourrait être étendu à d’autres associations caritatives.

 Enfin, la signature de cette convention illustre une volonté commune de renforcer les coopérations territoriales afin de proposer des parcours d’insertion durables et efficaces, au plus près des besoins des habitants de Nouvelle-Aquitaine.

 • Zoom sur le pilotage et le déploiement du partenariat

En amont de l’élaboration de la convention de partenariat et depuis son adoption, une dynamique opérationnelle s’est engagée entre les services de la Région et Les Restos afin de mettre en action les intentions partagées.

 Ainsi, plusieurs temps d’échanges ont permis de travailler à une meilleure interconnaissance des champs et modalités d’intervention de la Région et des 12 associations départementales des Restos. Cette dynamique s’est notamment traduite par l’organisation de 2 webinaires techniques. Le prochain se tiendra lundi 26 janvier à 10 h et à 11  h. Ces webinaires sont dédiés au partage d’informations, à l’identification de relais territoriaux et au renforcement du maillage entre les acteurs locaux pour optimiser l’accompagnement de ceux qui en ont le plus besoin.