jeudi 2 décembre 2021

Saintes : Programme des festivités de fin d’année, « la magie à la saintaise »

« C’est un début imparfait pour plusieurs raisons, mais c’est un beau début : lien entre centres et quartiers, lumières et musique, produits de qualité et locaux, mise en valeur de notre patrimoine et de nos forces vives... Services de la ville, compagnies l’Arche en Sel et Coyote Minute, Balade à la ferme, Saintes Shopping, Centres sociaux, Scène ouverte, US danse et  tness, APMAC, Jump Around, Saint-Sylvestre, associations diverses. Merci à tous ceux qui croient à la magie "à la Saintaise" » souligne Bruno Drapron, maire de Saintes.


Saintes/Economie Sociale et Solidaire : La CDA vous invite à voter pour le projet « coup de cœur citoyen »

Appel à Projet Economie Sociale et Solidaire - Prix Coup de Cœur citoyen 2021

La Communauté d’Agglomération de Saintes lance un appel à projet sur l’économie sociale et solidaire pour encourager et faire la promotion des initiatives économiques de notre territoire.

En 2021, quatre lauréats ont été récompensés :

• L’association Echo Mer pour le prix de l’initiative de recyclage. Elle souhaite s’installer sur le territoire Saintais pour assurer le recyclage des bouchons de liège pour en faire de l’isolant de plancher pour les maisons.

• L’association Saint-Fiacre pour le prix de la dynamique économie circulaire. Elle souhaite créer des ateliers partagés pour faciliter l’installation de nouveaux créateurs d’entreprises.

• L’association Arts-Terre pour le prix du circuit-court anti-gaspillage. Elle souhaite investir dans du matériel pour inciter les particuliers à faire du jus avec les fruits qui risquent d’être perdus.

• L’association Erequasol avec son projet Bretelle pour le prix du réemploi solidaire. Elle souhaite créer une friperie solidaire.

Tous les gagnants sont candidats au prix « Coup de cœur citoyen » qui permet à la population de l’Agglomération de Saintes de voter pour son projet préféré. Le gagnant obtiendra un bonus de 2 000 € pour son projet.

Le vote se déroule directement sur le site de l’agglomération à travers ce lien : https://sondage.cloud-agglo- saintes.fr/424817

Une vidéo de présentation de ces projets est accessible ici : https://www.agglo-saintes.fr/l-economie-et-l- emploi/economie-social-et-solidaire-economie-circulaire/566-appel-a-projet-prix-coup-de-coeur-citoyen.html

• Chiffres clés de l’Economie Sociale et Solidaire à la CDA de Saintes

→ 2933 salariés soit 13,3% des salariés de l’agglomération

→ 265 structures dont 85% d’associations

→ 3 secteurs importants : industrie et construction (35% des effectifs)

- l’action sociale(18%), arts, spectacles, sports et loisirs (12%)


mercredi 1 décembre 2021

Saint-Genis de Saintonge : Des réfugiés éthiopiens mis en demeure de libérer de leur logement - Réaction du député Raphaël Gérard

Communiqué du député Raphaël Gérard en soutien de la famille Getu, réfugiés éthiopiens accueillis à Saint-Genis de Saintonge, objet d'une expulsion de leur logement :



Site Saint-Louis/Saintes : « Il n’est pas question de dénaturer le logis du gouverneur et la chapelle qui appartiennent à notre patrimoine » souligne Joël Terrien

Mardi, les Saintais étaient invités par la municipalité à la présentation du schéma directeur concernant l’amphithéâtre, Saint-Eutrope et le site Saint-Louis. Différentes hypothèses sont proposées par l’Atelier Lavigne

Site Saint-Louis : vue imprenable sur la ville

Le logis du gouverneur
Les observateurs de la vie municipale saintaise sont unanimes : l’avenir du site Saint-Louis aura été étudié en long et en large depuis son achat par Bernadette Schmitt en 2008. Un investissement judicieux puisque l’hôpital, qui occupait ces lieux stratégiques depuis des lustres, partait vers un autre emplacement. La ville devenait propriétaire d’une superficie foncière conséquente et de nombreux bâtiments. Historiques et récents, avec ou sans amiante. Oui, mais qu’en faire ? L’affaire était certes intéressante à une époque où Claude Belot, président du Département, ne jurait que par les grands projets (qu’il a d’ailleurs concrétisés sur le territoire de Haute-Saintonge).

Si tous les édiles (ou à peu près) étaient d’accord pour valoriser la « belle endormie », connue sous le nom de Mediolanum, la réveiller de son sommeil était plus difficile qu’on ne le pensait. Elle n’était pas la belle au Bois Dormant ! Ou alors le chevalier n'était pas assez empressé ! 

Pour conduire à bien des aménagements conséquents, Saintes s’est heurtée à un handicap majeur : celui de ses changements de municipalités depuis Michel Baron, maire durant 24 ans jusqu'en 2001. Personne n’a fait mieux et l'instabilité qui a suivi a nui au déroulement des opérations. Ainsi le successeur de Bernadette Schmitt, Jean Rouger, qui avait pourtant confié la destinée de Saint-Louis à de jeunes architectes talentueux, a-t-il subi un arrêt sur image avec son échec aux municipales en 2014. Un même sort a été réservé à Jean-Philippe Machon. Lui aussi avait rêvé d’un site entièrement réaménagé avec hôtel, restaurant, logements, espace muséal et ascenseur. Le projet a été abandonné lorsque Bruno Drapron, l’un de ses anciens lieutenants, l’a battu aux municipales de 2020. 

Voici donc une nouvelle équipe aux commandes et un nouveau projet. Les Saintais sont conciliants ; ils font confiance à leurs élus en se disant que cette fois sera la bonne. L’équipe Drapron ne veut pas les décevoir, c’est pourquoi elle fait preuve de prudence et les associe aux réflexions. Dans le passé, en effet, d’importantes sommes ont été dépensées pour imaginer l’avenir du site Saint-Louis et l’argent des contribuables est précieux…

Un nombreux public réuni dans le hall Mendès France (© M. Bertrand)

Que retenir de la soirée de présentation par Bruno Drapron, maire, l’atelier Lavigne, l’architecte Alexandra San et l’urbaniste Guillaume Duhamel ? En voici les grandes lignes

Sur le site de l’amphithéâtre, vestige emblématique de l’époque gallo-romaine, plusieurs hypothèses ont été présentées. L’objectif est de préserver ce patrimoine et d’y organiser des circuits touristiques. Dans le premier cas, on prend simplement en compte les arènes avec un accueil amélioré et un autre accès par la porte des vivants. Dans le second, sont compris la maison Bourignon et son belvédère ; dans le troisième, la maison Audiat et son vallon paysagé. « Les travaux de l’amphithéâtre ont commencé. A partir du printemps prochain, les portes des vivants et des morts seront restaurées. L’important est de traiter les problèmes d’écoulement des eaux de la partie centrale et l’assainissement. Nous ne toucherons pas aux gradins » souligne Joël Terrien, maire adjoint. 

• Saint-Eutrope : Il s'agit de valoriser l’édifice classé sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, qui possède un superbe mur roman, avec embellissement du petit square jouxtant et, en façade, la création d'une véritable esplanade. Les vestiges encore visibles de l’ancienne nef (détruite au XIXème siècle) seront dégagés. « Nous aurons aussi à retravailler l’organisation des espaces autour de la basilique. Les associations qui les occupent actuellement seront contactées à cet effet. Les préfabriqués seront démolis » explique Joël Terrien. 

Des travaux ont lieu actuellement à Saint-Eutrope (mur, assainissement, toiture, caniveau de récupération des eaux). La deuxième phase commencera en 2022 dans la crypte (sol, systèmes de ventilation, éclairages). La troisième phase concernera esplanade. 

• Site Saint-Louis : l’endroit le plus remarquable de Saintes, le centre névralgique de l’ancienne capitale de la Gaule Aquitaine. Les autorités s’y sont succédé ainsi que des structures à vocation hospitalière. « Des éléments à respecter et des erreurs à ne pas faire »  admet Joël Terrien. L’hypothèse 2 a été retenue : le logis du gouverneur et la chapelle seront utilisés comme espaces de valorisation du patrimoine (domaine public). Une ouverture supplémentaire verra le jour avec la suppression de l'aile attenante sud pour décloisonner la place du belvédère et la promenade des remparts. Des logements seront réalisés dans l’îlot Bernard en partenariat avec la Semdas. « Saint-Louis sera la porte d’entrée de la ville. Le touriste sera invité à le visiter, à se rendre sur le belvédère qui offre une vue sensationnelle, à observer les différents monuments avant de descendre à la découverte de la cité, des rives droite et gauche autour de la Charente ». Des ateliers de travail seront constitués avec les habitants afin d’étudier leurs différentes propositions.  

A noter que des travaux de renforcement de structures nécessaires sur 10 bâtiments du site Saint-Louis sont estimés à 1036785 euros. Présence d'amiante et de plomb pour 90% des constructions. 

A la question « avez-vous tout écarté des précédents projets ? », Joël Terrien est clair : « l’élaboration du schéma directeur a tenu compte ce qui a été fait précédemment. Il y a des choses intéressantes. L’Atelier Lavigne a étudié ces éléments, tout en réalisant sa propre analyse de la ville, son organisation, ce qui peut être entrepris ou pas. Nous ne sommes pas là pour faire des promesses, pour faire rêver les Saintais sur une "belle mariée". Nous voulons avancer de façon concrète. Le principe adopté est de travailler sur les structures existantes pour éviter de trop démolir. En aménageant les bâtiments que nous aurons définis, l’opération pourra être lancée rapidement. Il n’est pas question de dénaturer le logis du gouverneur et la chapelle qui appartiennent à notre patrimoine, à notre histoire. Ils sont protégés et notre rôle est de les mettre en valeur pour les transmettre aux générations futures ». 

Reste le volet archéologique puisque le moindre coup de pioche à cet endroit fait apparaître un témoignage du passé. « La richesse du site nécessite de segmenter les chantiers de fouilles » soulignent les spécialistes. Pourquoi ne pas imaginer un chantier "événement" ouvert au public, sur un périmètre délimité, comme cela avait été avancé il y quelques années ? A suivre…

Prochaine réunion publique le 9 décembre prochain. Le maire Bruno Drapron se réjouit du soutien de l’Etat au projet de réhabilitation du site Saint-Louis (fonds friches) à hauteur de 800.000 euros. « Je remercie la préfecture, la DDTM, la Drac et les services de la ville pour le travail de concert que nous menons avec confiance et volonté constructive ». 

Bruno Drapron présente le schéma directeur

Conseil municipal/Saintes : les "illusions perdues" de Dominique Deren et Jean-Philippe Machon ?

Au conseil municipal, la majorité de Bruno Drapron laisserait-elle apparaître des craquelures ?

Il y a d’abord eu François Ehlinger, invité à s’expliquer auprès du maire sur sa probité professionnelle au centre de vaccination. Choqué, il a d’ailleurs réagi publiquement lors du dernier conseil municipal, d’où des tensions. Depuis, la situation s'est apaisée et il s’est vu confier par l’ARS la responsabilité du nouveau centre de vaccination contre le covid-19. L’Oasis Fleurie fonctionne du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h (200 injections par jour, objectif 250) . Par ailleurs, il ne compte pas abandonner les dossiers qui lui sont chers à la CDA dont ceux de l’eau, l’environnement, le Sage Charente. 

S’y ajoute Dominique Deren, ancienne adjointe à la culture à qui le maire a confié la démocratie participative. Ayant expliqué ses difficultés dans le journal Sud-Ouest, elle a reçu une réponse de la part des élus de la majorité l’incitant à travailler pleinement pour la collectivité saintaise. Une réponse à laquelle elle ne donnera pas suite par voie de presse. Sans doute s’expliquera-t-elle de vive voix lors du prochain conseil le 20 décembre prochain ?

D’où vient l’incompréhension qui oppose aujourd’hui Bruno Drapron et Dominique Deren, cette dernière l’ayant suivi quand il s'est solidarisé de Jean-Philippe Machon ? A Saintes, les subtilités d’entente, voire de pactes au moment des élections, sont intéressantes à observer depuis plusieurs mandatures. « Quel que soit le sort qu’on me réserve à la mairie, je ne démissionnerai pas. Je resterai dans la vie publique, mairie et CDA, et j’assisterai aux commissions et réunions » déclare Dominique Deren. Et d’ajouter : « Durant les municipales, j’ai œuvré pour l’élection de Bruno Drapron. Par la suite, j’ai compris que la gouvernance n’était pas aussi simple qu’il n’y paraissait ». A suivre… 

Archives : en 2014, Jean-Philippe Machon (au centre de la photo) est élu maire de Saintes ; en 2020 Bruno Drapron est à son tour premier magistrat de la cité santone. Jean-Philippe Machon devient alors conseiller municipal de l'opposition

Qu’en pense Jean-Philippe Machon, ancien maire de Saintes, conseiller municipal de l’opposition ?

Sur Dominique Deren, il est plutôt nuancé : « quand elle a choisi de s’écarter de moi en plein mandat pour rejoindre l’opposition qui s’était créée au sein de la majorité, je pense qu’elle n’avait pas toutes les données en main. Cette situation m’attriste parce que c’est une personne qui faisait partie de mon cercle proche ».

Il est moins tendre en ce qui concerne Bruno Drapron : « Finalement, ce que vit Dominique Deren à la mairie ne fait qu’illustrer mes propos quant au mode de gouvernance actuel ». Il rappelle que le pourcentage obtenu aux élections municipales par toutes les oppositions confondues est supérieur à celui de la liste Drapron :  « en conséquence de quoi, il devrait gouverner avec l’opposition, lui tendre la main. Les remarques sont bénéfiques à la collectivité ». 

Dominique Deren et Jean-Philippe Machon en 2017 pour les Noëls Blancs (archives)

Venons-en maintenant au site Saint-Louis, une réunion publique de consultation s'étant tenue le 30 novembre au hall Mendès France. « Il  y a une remise à plat complète du site Saint-Louis alors que des études ont déjà été faites et la population consultée. Que l’on fasse des amendements, je le comprends, mais il était possible de lancer la construction des logements sociaux. Pourquoi tout recommencer à zéro ? Notre équipe avait prévu un grand musée à côté de l’amphithéâtre et, sur le site Saint-Louis, un espace muséal pour rappeler l’histoire de la cité. J’aurais aimé démarrer le chantier Saint-Louis avant la fin de mon mandat. On a raconté des choses erronées sur ma manière de travailler, je n’ai jamais rien fait tout seul ». 

Aujourd’hui, quels enseignements tire-t-il des événements qu’il a traversés (dont sa défaite aux municipales) ? « Nous voulons montrer que nous sommes une opposition constructive. Or, on ne nous écoute pas, on n’a pas droit à la parole. Tous les gens qui ont envie de faire quelque chose pour cette ville nous rejoindront un jour ou l‘autre. On peut avoir des points de vue différents, on les confronte ! Je suis inquiet parce que je vois de nombreux projets à l’arrêt. La ville retombe dans une léthargie qui n’est pas bonne. Bientôt, Rochefort, plus dynamique, deviendra la seconde ville du département. Pourtant Saintes pourrait tirer son épingle du jeu avec le calendrier de travaux que nous avions élaboré concernant Saint-Eutrope et l’amphithéâtre en particulier. Pourquoi a-t-on supprimé l’ascenseur reliant le site Saint-Louis à la ville basse, créant ainsi un circuit touristique entre les deux rives ? Un hôtel aurait attiré des touristes qui auraient contribué à l’essor du commerce et au développement de Saintes. Et comment ne pas citer le Ferrocampus dédié à l’innovation et à la formation ? Un programme d’investissement de 43 millions d’euros a été signé avec la Région Nouvelle-Aquitaine. La gare a été rénovée, réagencée. Il reste maintenant à moderniser la ligne ferroviaire afin de mettre Saintes à une heure de Bordeaux par le train ». 

Pour conclure, Jean-Philippe Machon sera-t-il candidat aux prochaines élections législatives : « Pour le moment, je goûte au plaisir du temps. Les expériences que nous vivons nous permettent de prendre de la hauteur ! ».