vendredi 31 juillet 2026

CARA/Opération Solidarité Gironde : une aide matérielle et humaine pour la Communauté de communes Médulienne durement touchée par les incendies

La Communauté d'agglomération Royan Atlantique a lancé en début de semaine l'opération "Solidarité-Gironde" afin de venir en aide aux collectivités touchées par les incendies majeurs en Gironde 

Jeunes de la Mission locale au centre technique de la CARA (©Cara)
A l'issue d'une phase d'analyse et de prise de contact entre Patrick Marengo, président de la CARA, et son homologue Lionel Montillaud, président de la Communauté de communes Médulienne, les élus communautaires ont fait le choix de proposer une aide adaptée, coordonnée et durable à cette intercommunalité qui regroupe dix communes du canton Sud Médoc, dont celle du Porge durement touchée par les incendies (Avensan, Brach, Castelnau-de-Médoc, Listrac-Médoc, Moulis-en-Médoc, Le Porge, Sainte-Hélène, Salaunes, Saumos, Le Temple.

En fonction des besoins identifiés, cette aide prendra la forme, dans un premier temps, de la mise à disposition de matériel pour le nettoyage et la remise en état des espaces publics. 

La CARA va ainsi financer la location et la mise à disposition pendant un mois de six nettoyeurs haute-pression, de dix souffleurs et de dix tronçonneuses, qui seront acheminés dès lundi 3 août à la CdC Médulienne, ce qui représente une aide de 31500 euros. Du matériel scolaire sera également livré à la communauté de communes, grâce au soutien du magasin Leclerc de Royan. 

Des contacts ont aussi été noués avec les missions locales du Médoc et du bassin d’Arcachon, afin de venir en aide aux jeunes sinistrés (logement, emploi, aides financières et soutien psychologique). 

Lors d'une seconde phase, l'envoi d'un groupe de jeunes bénévoles de la Mission locale Royan Atlantique est envisagée pour une action de nettoyage, vide-maison et plantation en lien avec la mission locale du Médoc, qui dépend de la CdC Médulienne. 

La collecte des dons est aujourd'hui suspendue. En effet, grâce au formidable élan de générosité de ces derniers jours, la métropole et la ville de Bordeaux disposent à ce jour du matériel nécessaire pour l’accueil des personnes évacuées.

La CARA a toutefois proposé aux communes qui le souhaitaient de centraliser les dons collectés sur le territoire afin de les acheminer en Gironde. 

Ces dons (produits neufs, denrées non périssables) pourront être déposés samedi 1er août (de 8h30 à 12h30) au centre technique de la CARA, dans la zone d'activité de la Queue de l’âne, 15-17, rue Louis Blériot à Saint-Sulpice-de-Royan, d'où ils seront ensuite transportés en Gironde pour répondre en priorité aux besoins des pompiers. 

Sur zone, 2200 repas sont préparés chaque jour pour les 1100 pompiers, CRS et forces de la sécurité civile qui interviennent notamment dans les communes du Porge et du Temple. Pour faire face aux besoins, les habitants peuvent également venir déposer café (moulu ou soluble), conserves, féculents, boissons énergisantes, compotes à boire, barres de céréales et gobelets jetables au centre technique de la CARA jusqu'à samedi midi.

Nettoyeurs haute pression acheminés en Gironde (©Cara)
Le matériel et les denrées seront acheminés en deux convois, partant de Royan lundi 3 août et mardi 4 août, après un chargement effectué dès 8 heures du matin au centre technique de la CARA 

Pons : Une nuit aux jardins avec Émile Combes

« Émile, une nuit aux jardins », grand spectacle nocturne, burlesque et musical, sera présenté dans le cadre du festival « Le Souffle des Arts » (labellisé Sites en Scène) les vendredi 31 juillet, samedi 1er et dimanche 2 août sur l'esplanade du donjon et dans les jardins du château de Pons. L'histoire suit le fantôme d'Émile Combes qui voyage dans l'au-delà à la recherche du paradis...

Le Souffle des Arts : La création prend vie au cœur du patrimoine de Pons. Après plusieurs années de créations nocturnes au pied du château, l’association pontoise Arts aux Villages fait évoluer l’événement avec Le Souffle des Arts. Dans une ambiance festive et conviviale, le public pourra découvrir spectacles, concerts, installations et ateliers en plein air. Le festival met à l’honneur les artistes de Haute-Saintonge à travers une programmation mêlant théâtre, arts de rue, musique, danse, acrobaties, arts du feu et performances immersives.

Les après-midis proposeront des parcours artistiques en libre circulation pour favoriser l’accès à la culture, la découverte des arts et la rencontre avec les artistes. Les soirées se poursuivront avec concert et grand spectacle nocturne créé spécialement pour les jardins du château et du donjon.

Pensé comme un moment de partage et d’émotion, Le Souffle des Arts labellisé Sites en Scène par le Département, célèbre la création contemporaine tout en valorisant le patrimoine et l’identité.

Le thème du spectacle : Evincé de son château en attente de travaux, le fantôme d’Émile Combes se retrouve dans un hall d’attente de l’éternité. Rationnel, sceptique, il part en quête du paradis idéal… et traverse une série de jardins spirituels aussi délirants que magnifiques : Éden en burn-out, Olympe décadent, Enfer-cabaret électrisant. Guidé par Jane, ange fragile et lumineux, il croise saints fantasques, dieux capricieux, démons flamboyants et créatures aussi humaines que divines.

• PROGRAMME

Vendredi 31 juillet 2026 de 19h à 23h59

19 heures : Ouverture de la restauration.

20 heures : Dîner-concert avec "Les Crogs".

21 heures 15 : ouverture des gradins, placement libre.

Tombée de la nuit : "ÉMILE, une nuit aux jardins"

Samedi 1er août 2026 de 19h à 23h59

19 heure s: Ouverture de la restauration.

20 heures : Dîner-concert avec "Les Crogs".

21 heures 15 : ouverture des gradins, placement libre.

Tombée de la nuit : "ÉMILE, une nuit aux jardins"

Dimanche 2 août 2026 de 20h à 23h.

19 heures : Ouverture de la restauration.

20 heures : Dîner-concert avec "Les Crogs".

21 heures 15 : ouverture des gradins, placement libre.

Tombée de la nuit : "ÉMILE, une nuit aux jardins",.

Le grand spectacle nocturne « Émile, une nuit aux jardins » est proposé au tarif de 16 €. Le tarif réduit est fixé à 12 € pour les enfants de 8 à 18 ans, les étudiants et les demandeurs d’emploi. L’entrée est gratuite pour les moins de 8 ans. Un tarif groupe à 12 € sera également proposé.

jeudi 30 juillet 2026

Montguyon/Son et lumière : Les 120 bénévoles de Scénies en 2 Monts au cœur du dernier voyage d'Aliénor

Ce son et lumière, présenté les  24 et 25 juillet, a été une vraie réussite malgré les caprices du temps qui ont failli compromettre la première représentation. Ecrit par Richard Perret et mis en scène collectivement par Philippe Peychaud, Richard Perret et l'association S2M, le spectacle est un savant mélange d'évocations historiques, de tableaux, de jeux de lumière, de projections sur écran quand la scène se déroule hors Montguyon et d'effets spéciaux, le tout couronné par l'immense joie des comédiens bénévoles, des cavaliers, des techniciens (liste non exhaustive) de présenter au public le fruit de leur dernière création : un hommage à Aliénor d'Aquitaine, l'une des plus célèbres reines de France et d'Angleterre. 

Née en 1124, Aliénor a été tour à tour reine de France, puis reine d'Angleterre.
Morte à Poitiers en 1204, elle est enterrée à l'abbaye de Fontevraud


Vendredi soir devant le guichet d'entrée. Les mines sont préoccupées malgré la présence rassurante de figurants costumés. Le spectacle va-t-il avoir lieu ? Poussées par les vents, les fumées des incendies de Gironde sont bien présentes, le ciel est noir d'encre et le tonnerre résonne au loin. Les organisateurs, les yeux rivés sur la météo, annoncent que l'orage ne devrait pas excéder une demi-heure. Ils maintiennent. Allez, on y croit ! Le public prend place, le regard attiré par les "éloizes" du vocabulaire saintongeais. Jusque-là, chacun résiste aux éléments jusqu'à ce que la foudre, dans un bruit sec, tombe à quelques kilomètres, pas loin de la tour qui en a vu d'autres ! Repli dans la salle des fêtes. Malgré la pluie, règne une bonne humeur, comme pour conjurer le sort coquin. Dès la dernière goutte d'eau tombée, tout le monde regagne sa chaise. Certes, elles sont mouillées : qu'importe, c'est bien quand le fessier respire le frais que l'esprit se distrait ! 

Un engagement collectif à saluer

Les organisateurs annoncent l'ouverture du spectacle. Sourire sur les visages. Michel Vallaeys, président, et Julien Moucheboeuf, maire de Montguyon, souhaitent la bienvenue au public, rappelant l'investissement personnel de l'association S2M dans la réalisation de ce son et lumière "nouvelle version" (fabrication des costumes, des accessoires, etc). L'Europe a apporté sa contribution financière. Par contre, le temps ne permet pas de tirer le feu d'artifice. Il est remplacé par des jeux de lumière, fort réussis. 

Nous voici partis dans une longue histoire qui conte la venue d'Aliénor d'Aquitaine, reine-douairière d'Angleterre âgée de 76 ans, en route pour la Castille où elle va quérir sa petite-fille Bianca, promise au fils du roi de France. Aliénor fait une halte au château de Montguyon et promet d'y revenir car bien accueillie par le seigneur du lieu. Pendant ce temps, la vie des villageois se poursuit, ponctuée par un certain nombre d'événements. Le retour d'Aliénor s'accompagne d'une rivalité inattendue entre son jeune petit-fils, Arthur de Bretagne, rival du roi Jean sans Terre qui n'est autre que son oncle. Il veut s'emparer du trône et perturber le projet de sa grand-mère. D'où des joutes entre les cavaliers des deux camps, le capitaine Mercadier et Arthur de Bretagne. Le tournoi tourne en faveur de Mercadier. Aliénor peut donc poursuivre sa route en pardonnant le belliqueux Arthur. 

Un grand bravo pour cette jolie histoire et cet bel engagement collectif à saluer !

Les géants du carnaval
Les joutes



Cette grande aventure mêle scènes, escrime artistique, chants, chorégraphies et jeux de lumière. Nombreux ont apprécié les commentaires amusants entourant les joutes et la page publicité, pleine d'humour. Ce spectacle est labellisé "Site en scène" par le Département de Charente-Maritime.

Julien Moucheboeuf, maire, a rappelé combien ce son et lumière contribue à la valorisation
du château de Montguyon qui est l'objet d'un important projet de restauration

Participation de 120 acteurs bénévoles, la troupe d'escrime artistique L'Embuscade - dont l'un des rôles clés est le Capitaine Mercadier - la compagnie équestre locale L'Art à Cheval, basée aux Écuries du Domaine du Taillan, conteuse, jongleur, atelier de couture, artisans, techniciens, etc.

De retour de Castille, où Aliénor est allée...


• Photos Nicole Bertin

Sous l’if du château d’Ardennes, à Fléac, le souvenir de Dugua de Mons, proche de Samuel Champlain, fondateur de Québec

Du 3 au 31 août, l'hôpital de Pèlerins, à Pons, accueillera l'exposition « L'Acadie, d'hier à aujourd'hui ». Cet événement mettra en valeur les liens historiques entre la Saintonge et le Canada, avec une journée festive spéciale « Retour vers l'Acadie » prévue samedi 8 août. Il y sera question de Champlain et de Dugua de Mons que Jean-Yves Grenon, ancien ambassadeur du Canada, aujourd'hui disparu, a réhabilité dans l’histoire en rétablissant la vérité : « On parle toujours de Champlain, fondateur du Québec en 1 608. C’est erroné et injuste. Sans Dugua de Mons, cette entreprise française audacieuse en Amérique n’aurait jamais abouti ». Et ce passionné par le personnage de Dugua de Mons d’expliquer : « Contrairement à une croyance répandue, Samuel Champlain était le mandataire de Pierre Dugua de Mons. Lieutenant général de la Nouvelle France de 1603 à 1612, il lui délégua sa lieutenance et lui procura les moyens politiques, matériels et financiers, nécessaires à la réussite de la lointaine et audacieuse entreprise française en Amérique. Auparavant, Champlain avait accompagné Dugua de Mons en Acadie à titre de cartographe de l’expédition. Tous deux étaient désireux de donner des territoires nouveaux à la France et de constituer un empire ».

Années 2010 : Jean Glénisson, Marie-Claude Bouchet et Jean-Yves Grenon devant la maquette de l'habitation de Champlain en Nouvelle France (musée de Royan) - Archives NB

« Honnête, aimable et persévérant »  : C’est ainsi que ses amis décrivent Pierre Dugua. Il naît en 1 560 à Royan, au château de Mons, dans une famille noble qui possédait jadis le fief « des Châtelars » près de Meursac. Gentilhomme huguenot, sa jeunesse est mouvementée. Après la mort d’Henri III, il sert la cause d’Henri IV et participe à de nombreux combats. Lorsque la paix revient, il est récompensé et obtient le titre de « gentilhomme ordinaire à la Cour du Roi ».

En 1596, il épouse une jeune fille catholique, Judith Chesnel de la Seigneurie de Meux, près de Jonzac. Elle lui apporte une belle dot de 25 000 livres. Cette "manne" va lui permettre de réaliser ses projets. Doté d’une âme d’aventurier, il rêve de découvrir des endroits inconnus, alors que la plupart des gentilshommes du royaume cultivent « leur vaine et lourde paresse ». Dans le domaine maritime, les Français n’ont jamais égalé les Portugais !

Gravure du logis de Meux, propriété de la famille Chesnel

Le Nouveau Monde l’attire. Au début du XVIIe siècle, le Roi le nomme lieutenant général en les « terres neuves » d’Amérique. Un bien beau grade pour une réalité à construire !

Le commerce des fourrures

Il effectue un premier voyage à Tadoussac, à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, en compagnie de Pierre Chauvin, un riche bourgeois d’Honfleur. Il fonde l’Acadie à l’île Ste-Croix, puis Port Royal en 1605. L’un des objectifs de cette colonisation est d’étendre la foi chrétienne aux populations indigènes. Mais, à l’aspect purement spirituel, s’ajoute le monde des affaires. Pour couvrir ses frais, le sieur de Mons reçoit le monopole, pour une durée de dix ans, du trafic de « pelleteries et autres choses avec les habitants des dites terres ».

Le voici négociant en fourrures, chargé de fonder une colonie française permanente en Amérique du Nord. But ô combien exaltant ! Toutefois, la dureté du climat, ajoutée à une rivalité avec les autres marchands, ne simplifie guère une situation déjà compliquée. Conséquence, Sully lui fait perdre le monopole des peaux…

Il rentre en France

Nullement découragé, il sollicite le Roi afin de créer une nouvelle colonie à l’intérieur du Saint-Laurent, suivant les conseils de son jeune ami Samuel Champlain. L’intéressé l’écoute et lui donne carte blanche.

Deux navires sont armés, des colons volontaires recrutés : l’ensemble dépend d’une nouvelle compagnie commerciale soutenue par deux financiers de La Rochelle. Champlain dispose de tous les moyens (bateaux, hommes, argent) pour mener à bien ce projet commun.

Dugua, quant à lui, reste en France. Plus apte à veiller aux coups bas, il protège les intérêts de l’expédition.

La première habitation de Québec en Nouvelle-France
Dans la réalité, Dugua et Champlain ne s’abandonneront jamais. En 1609, quand la colonie est victime de la maladie, Dugua envoie sur place de nouveaux colons. D’autre part, il plaide la cause de Champlain auprès de Louis XIII qui, plus tard, fondera Québec.

L'if sous lequel repose Dugua de Mons à Fléac (17) - Archives NB


En 1610, Dugua de Mons devient gouverneur de Pons. Il trouve la mort le 22 février 1628 au château d’Ardennes, sa propriété de Fléac. Il est inhumé sous un if immense, planté devant la demeure. « Si c’est dans l’adversité qu’on reconnaît les grands hommes de l’histoire, Pierre Dugua de Mons en est un, incontestablement » remarquait Jean-Yves Grenon. Un éloge amplement mérité…

• Marc Lescarbot, poète historien de la Nouvelle France, qui embarqua avec Dugua de Mons, avait tenu à célébrer l’illustre Saintongeais en lui consacrant ce joli sonnet tiré de son théâtre de Neptune (1) :

De Monts, tu es celui de qui le haut courage 

A tracé le chemin à un si grand ouvrage 

Et pour ce, de ton nom malgré l’effort des ans 

La feuille verdoiera d’un éternel printemps.

1 - Le Théâtre de Neptune de Marc Lescarbot a été composé et interprété à Port Royal en 1606. Il s'agissait de la première pièce en français.

Pons : Où il sera question de la Nouvelle-France, de l'Acadie, de Québec, Champlain et Dugua de Mons

Retour vers l'Acadie à Pons ! Cet été, embarquez pour un voyage au cœur de l'histoire qui unit la Saintonge et le Canada.

Du 3 au 31 août, découvrez l'exposition « L'Acadie, d'hier à aujourd'hui », présentée à l'Hôpital des Pèlerins au musée archéologique Louis Lassarade. Une immersion dans l'histoire de l'Acadie et des liens étroits qui unissent notre région à la Nouvelle-France.

Point d'orgue de l'événement samedi 8 août, participez à une journée riche en évènements : séances de dédicaces, conférences, repas cajun, apéro-concert avec le trio "Tit' Bayou",  chasse au trésor et animations pour petits et grands.

Cette journée conviviale et festive est organisée par la Société d'histoire et d'archéologie de Pons et sa région, l'AMACADIE, pour découvrir ou redécouvrir un pan passionnant de notre histoire commune.

• Exposition et animations gratuites (concert : 5 €, gratuit pour les moins de 12 ans).

Programme du 8 août

mercredi 29 juillet 2026

Grands incendies de Gironde et des Landes : le Conseil régional ouvre plus de 2500 places dans ses lycées et établissements pour répondre à l’urgence

Face aux incendies majeurs qui frappent actuellement la Gironde et les Landes, la Région Nouvelle-Aquitaine s’est immédiatement mobilisée afin d’apporter un soutien concret, coordonné et efficace aux sapeurs-pompiers, aux forces de sécurité ainsi qu’aux populations évacuées.

Dans ce contexte d’urgence absolue, la Région Nouvelle-Aquitaine a engagé l’ensemble de ses moyens pour organiser l’accueil, la restauration, l’hébergement temporaire et la sécurisation des sites mobilisés, en s’appuyant sur l’engagement remarquable de ses agents, pleinement mobilisés sur le terrain comme en appui logistique.

 Plus de 2500 places ont été mises à disposition dans les lycées et établissements de la Région :

 En Gironde :

Arcachon : Lycées Grand-Air et Condorcet

Blanquefort : Lycée Léonard-de-Vinci et Lycée agricole

Bordeaux : Lycée Toulouse-Lautrec

Cenon : Lycée La Morlette

Créon : Lycée Robert-Badinter

Gujan-Mestras : Lycée de Gujan-Mestras

Latresne : Aérocampus

Lormont : Lycée Jacques-Brel

Mérignac : Lycée Fernand-Daguin

Pauillac : Lycée Odilon-Redon

Pessac : Lycée Philadelphe-de-Gerde et EREA Le Corbusier

Saint-Médard-en-Jalles : Lycée Jehan-Dupérier

Talence : Lycées Alfred-Kastler et Victor Louis, ainsi que le CREPS Nouvelle-Aquitaine

Le Barp : Lycée du Barp

Dans les Landes :

Parentis-en-Born : Lycée Saint-Exupéry

Morcenx-la-Nouvelle : CFA BTP et Lycée Jean-Garnier

Par cette mobilisation rapide, massive et pleinement coordonnée, la Région Nouvelle-Aquitaine démontre sa capacité à déployer une réponse publique efficace, souple et immédiatement opérationnelle, au service de la protection des populations et du soutien aux équipes engagées sur le terrain.

Infos : Tour de France de 46 jeunes pilotes et animations à l’aérodrome Jonzac-Neulles ; Marthe et Mathilde Robert, deux héroïnes ; Utopia, une nouvelle librairie à Jonzac ; Culture : Mais où sont les concerts de jazz de Maïté Auboin, les Feuillets d'Automne et Prélude au printemps ?

• Jonzac : Marthe et Mathilde Robert, deux héroïnes au cœur de la Seconde Guerre mondiale 

Mardi, grosse affluence au cloître des Carmes à l'occasion de la conférence proposée par la médiathèque. Elle était consacrée à deux femmes courageuses que l'histoire met en lumière, Marthe Robert et sa fille Mathilde dite "Titi". C'est en effet chez Marthe Robert que Pierre Ruibet, qui fit exploser avec Claude Gatineau le dépôt de munitions stocké dans les carrières d'Heurtebise, était hébergé à Jonzac. Monique Husson, conseillère municipale, et Loïc Epiard, descendants de la famille Robert, ont expliqué l'implication de leurs aïeules, dont l'une, Mathilde, a été condamnée à mort par la Gestapo, incarcérée à Saintes, puis au fort du Hâ à Bordeaux avant d'être libérée in extremis par des résistants. Elle avait à peine 18 ans. Cette conférence était riche en détails et empreinte d'une émotion profonde. 

Pour en savoir plus : Le film "Alerte à Jonzac" que propose l'office de tourisme. Des ouvrages liés à cet événement de juin 1944 sont également disponibles.

• Jonzac : Tour de France des Jeunes Pilotes 2026 samedi 1er août

La ville de Jonzac et la Communauté de Communes de Haute-Saintonge accueillent, du 31 juillet au 1er août, l'étape finale du tour aérien des jeunes pilotes. Il s'agit d'un évènement d'envergure nationale commencé à Lille-Marcq le 18 juillet qui se terminera à Jonzac le 1er août. 46 pilotes de moins de 24 ans réalisent ce tour seul à bord de leur avion.

• Les différentes étapes du tour : 18-20 juillet : Départ de Lille-Marc ; 20-22 : Pont-Sur-Yonne ; 22-24 : Angers ; 24-26 : Macon ; 27-29 : Salon de Provence, 29-31 : Pau, 31-1er août : Etape finale à Jonzac. Le tour est constitué d'étapes de navigation entre les aérodromes des villes visitées et d'épreuves pouvant être des "rallyes aériens" ou des "Air Navigation Race" qui permettront de primer les pilotes sur leurs performances. Jonzac reçoit donc cette année l'étape finale. La remise des prix aura lieu  le 1er août à 16 h. 

Le public sera accueilli sur place avec : Portes ouvertes samedi 1er août 13 h à 18 h à l’aérodrome Jonzac-Neulles ; évolution de 2 avions électriques « Velis Electro » ; 60 appareils sur le terrain ; présentation d'appareils avec visite des cockpits ; simulateurs de vol à essayer ; découverte des métiers de l’aéronautique ; présentation des formations de pilote avion, montgolfière et ULM Multiaxe ; informations sur le Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA) ; baptêmes de l’air ; buvette sur place.

Au même endroit, était prévue une étape de la coupe d'Europe des montgolfières de Mainfonds qui vient malheureusement d'être annulée.


• Jonzac : Ouverture de la librairie Utopia, rue de Verdun

Installée en haut de la rue de Verdun, au 15, cette librairie sera inaugurée mercredi 29 juillet en soirée. Elle proposera aux lecteurs de nombreux ouvrages traitant de thèmes divers et variés destinés aux jeunes et adultes. L'association qui en tient les rênes est conduite par Marie-Annick Roy Plantevigne et François Perrogon. Pour l'instant, s'y trouvent des livres d'occasion, mais des exemplaires neufs seront proposés à la rentrée. 

Cette initiative - qui ressemble à la démarche du Tina's café, à Saint-Fort sur Gironde -  est à souligner. Elle s'inscrit dans une démarche de découverte des auteurs et de développement de la lecture. Le succès des boîtes à livres de l'association Les Amis de Jonzac (celle de la Porte de Ville en particulier) est révélateur de cet élan alors que l'actualité déplore le manque d'intérêt pour les œuvres et la chute des niveaux en français. 

L'emplacement d'Utopia ne pourra que favoriser la fréquentation de la rue piétonne. Bravo pour cette ouverture !

• Jonzac : Mais où sont les concerts de jazz de Maïté Auboin, les Feuillets d'Automne et Prélude au printemps ?

Au XVème siècle, le poète François Villon, dans sa ballade des Dames du temps jadis, s'interrogeait « Mais où sont les neiges d'antan ? ». A Jonzac, une autre question se pose quant à l'offre culturelle : « Mais où sont les concerts de jazz de Maïté Auboin, les Feuillets d'automne et Prélude au printemps ? ». Certes, on a lu dans la presse : « tous les jours, il y a quelque chose à faire et l'offre est équilibrée : une programmation culturelle variée, avec un mélange des styles pour le mois d'août à Jonzac ». Voilà qui est heureux dans une station thermale, mais le jazz va se limiter à un concert du Hot Swing Sextet prévu le vendredi 21 août en soirée. Maïté Auboin, alors conseillère municipale - non sollicitée pour un autre mandat par Christophe Cabri lors des Municipales de mars dernier - en proposait trois ou quatre chaque été avec des musiciens renommés. 

Lors du dernier conseil municipal, Nathalie Sablon, adjointe à la culture, a annoncé une comédie musicale "Sherlock Holmes" au centre des congrès samedi 14 novembre prochain : « Londres, 1910, une statue aztèque du dieu Tezcatlipoca disparaît du musée national. Une affaire pour Sherlock Holmes, son fidèle ami Docteur Watson et une nouvelle détective Emma Jones ». Why not ?

Pendant des décennies, la Ville de Jonzac et Janine Belot ont proposé des rendez-vous (théâtre, musique, danse, etc) en automne et au printemps, donnés généralement en même temps que les grandes villes (Paris, Bordeaux). Une prouesse pour Jonzac ! L'ensemble - quatre spectacles par saison - était à un prix très abordable selon le vœu de Claude Belot de rendre la culture accessible à tous. Au fil du temps, le public, venant de Charente-Maritime et des départements voisins, s'est habitué à ces programmations de qualité dont certaines sont restées dans les mémoires (Joséphine Baker, Les cavaliers de Kessel, Jacques le Fataliste ou l'ombre de Diderot, pièces classiques, concerts, etc). 

Nous ignorons si la Ville de Jonzac, conduite par Christophe Cabri, souhaite poursuivre ces représentations qui valorisaient la cité. Dans sa nouvelle "mouture" depuis seulement quelques mois, la municipalité n'a peut-être pas eu le temps de composer les Feuillets d'automne 2026. Attendons le printemps prochain pour voir si le Prélude sera paré d'une nouvelle frondaison...

La double inconstance de Marivaux jouée en décembre 2024

Concert de jazz avec Oli le Baron
• Condac (16) Manège des Arts à Greigueuil

Le Logis de Greigueuil, à Condac (Charente), accueillera le salon du livre de l'Académie d'Angoumois et le Cercle des auteurs charentais à Paris samedi 22 et dimanche 23 août de 10 h à 18 h 30. Rencontres et dédicaces. Cette journée s'inscrit dans l'exposition de peintures organisée par le Comité d'animations de Condac. Le propriétaire du Logis, Arnaud des Roches de Chassay, reçoit cette manifestation pour la troisième fois dans un cadre magnifique. 

lundi 27 juillet 2026

Montendre : À la recherche de la plus ancienne représentation du château...

A ce jour, on possède peu de représentations historiques de l'ancien château de Montendre. Seuls ses vestiges parlent pour lui ; la tour carrée dotée de mâchicoulis au XIXème siècle, une enceinte, une tour dite de la poivrière, des emplacements réservés aux postes de guet, d'anciennes salles. Toutefois, deux reproductions de tableaux de la fin du XVIIIème siècle viennent de faire leur apparition...

L'accès au château a été remanié au XVème siècle. La tour carrée a été dotée de faux
mâchicoulis au milieu du XIXe siècle, pendant la période du style néogothique.
Le "pansement" à droite cache une antenne relais de téléphonie mobile (©NB) 

Pour en savoir plus, la première idée qui vient à l'esprit est de consulter les plans réalisés par l'ingénieur du roi Louis XIV, Claude Masse, lors de son inventaire. Il cite effectivement Montendre, mais sans croquis (du moins connus). Au début du XVIIIème siècle, sa description est la suivante : « une enceinte basse de bonne maçonnerie, mais à présent fort ruinée », précisant cependant que « ce poste pourrait soutenir un coup de main et qu'il faudrait du canon pour le prendre ». A cette période, le marquis Louis de La Rochefoucauld-Montendre (1669-1742) fait édifier un corps de bâtiment en pierre de taille, dit « logis de La Rochefoucauld ». Lorsqu'il meurt en 1742, le site passe alors de famille en famille avant de devenir beaucoup plus tard la propriété de la ville de Montendre. 

A l'origine, le logis comprenait plusieurs pièces, réception, chambres, cuisines, un office et des communs parmi lesquels des écuries, une sellerie, une étable, une porcherie, un chai à vin et une remise. Abandonné au XIXème siècle, il est encore debout au XXème siècle, en mauvais état. Qu'en faire ? Il est finalement "remanié" ces dernières décennies. Ne reste qu'un pan de façade tristement restauré qui présente tout de même un avantage : figé, il ne devrait pas subir les affres des ans. Mieux, il peut servir de toile de fond à une représentation théâtrale ou à un concert. Comme au temps du fameux "théâtre de verdure", aménagé en 1959, riche de 1200 places. Que de beaux spectacles ! Certains s'en souviennent encore, mais ils commencent à prendre de l'âge ! Quel dommage que ce patrimoine ne soit pas classé par les Monuments historiques. Certes, cette inscription entraîne des contraintes. Toutefois, elle évite à de jolies cités médiévales de tomber dans une sorte de léthargie où le volet roulant et l'immeuble qu'on peut restaurer sans l'avis de l'architecte des Bâtiments de France priment sur l'harmonie de l'ensemble (1). 

Selon le livre écrit par Robert Robert, plusieurs bâtiments ont également été détruits, parmi lesquels la « maison des Feudistes » (juristes du droit féodal sous l'Ancien Régime chargés d'examiner les archives, titres et livres terriers pour le compte des seigneurs), qui jouxtait la tour carrée et une partie des souterrains a été comblée pour des raisons de sécurité. L'autre jour, lors d'une intéressante visite que proposait l'association Andronysiaque, le conférencier a évoqué ces souterrains dont il avait connaissance dans sa jeunesse : ils reliaient un certain nombre de lieux stratégiques de la cité. 

Deux tableaux du château de Montendre de la fin du XVIIIe siècle

Parfois, le hasard fait bien les choses. Deux copies, dont les orignaux ont aujourd'hui disparu, nous aident à mieux comprendre la physionomie du château de Montendre à la fin du XVIIIème siècle. Conservées par les architectes Dominique et Loïc Jauvin, elles éclairent ce site sous un jour nouveau. Grâce au talent de l'artiste Danièle Catella qui a réalisé la reproduction de l'un d'eux, on distingue plusieurs détails intéressants. 

Sur le premier tableau peint de l'actuelle route de Blaye, on aperçoit la tour dite de la poivrière (sans toit). Par contre, la tour carrée semble posséder une couverture. En ardoise ? Bien sûr, à l'époque, elle ne dispose pas de mâchicoulis, ni d'une antenne relais de téléphonie mobile ! L'enceinte est visible et le logis se dévoile. La colline apparaît dans toute sa force. Des plantations d'arbres ont eu lieu. En bas, on voit des fermes, des animaux et un attelage.

Copie d'un tableau de la fin du XVIIIème siècle peint à partir
de l'actuelle route de Blaye (© archives privées)

Reproduction de Danièle Catella. De nombreux détails apparaissent

Sur l'autre tableau (copie de qualité médiocre), fait de l'actuelle route de Royan, le logis du XVIIIème apparaît clairement, la tour carrée est bien coiffée d'une toiture, la muraille est intacte. En contrebas, apparaissent des murets, des habitations, des jardins, peut-être une sorte d'arche d'entrée.

La tour, le logis et l'enceinte sont bien visibles (©archives privées)

Il est heureux que ces deux copies soient arrivées jusqu'à nous. Le site avait une certaine allure sur son promontoire ! 

Des événements, dont le célèbre combat des sept chevaliers français et anglais durant la Guerre de Cent ans, sont inscrits dans la mémoire de Montendre. Ces atouts à valoriser donneront à la cité des pins une dynamique historique dans le sillon des autres villes que sont Jonzac (restauration du châtelet et valorisation du château) et Montguyon (réhabilitation de l'ancienne forteresse médiévale du château et spectacle "Site en scène"). A suivre !

1 - Ceci n'est pas une réflexion à connotation politique, mais architecturale et historique d'ensemble. 

samedi 25 juillet 2026

Les armées pleinement mobilisées pour lutter contre les incendies du Sud-Ouest

Samedi 25 juillet, face à l’ampleur que prennent les feux de forêt, notamment dans la région bordelaise, une réunion de crise s’est tenue à l’état-major des armées en présence de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens Combattants et d'Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants.

Un dispositif d’ampleur hors normes est mis en place, par les armées, en appui des moyens de gestion de crise déjà engagés. Ce dispositif, qui comprendra 1500 militaires dès ce soir, s'adaptera en permanence à la situation.

Des unités militaires sont en cours de déploiement, en appui des forces de sécurité intérieure, pour protéger les biens et les personnes. Elles auront notamment pour mission d’appuyer l’évacuation des populations résidant dans les zones menacées par les incendies. Elles contribueront par ailleurs à protéger les habitations laissées sans surveillance. Des experts et des moyens sont enfin déployés pour la sécurité des sites industriels. Ces actions se font en coordination permanente avec les services de l'Etat.

En termes de soutien direct à la population, le service de santé des armées est mobilisé avec 11 équipes médicales. Les armées appuient également les autorités préfectorales en apportant des solutions d’hébergement (livraison de lits picots, capacité de restauration et de distribution d’eau, etc), et de transport (23 bus mobilisés).

Pour faciliter l’engagement des pompiers, des moyens lourds du génie (6 sous-groupes du génie équipés de bulldozers) sont déployés pour ouvrir des pistes forestières. Ces moyens sont aussi engagés pour réaliser des travaux qui doivent limiter la progression des incendies. 7 hélicoptères apportent par ailleurs leur concours en fournissant de l’appui logistique. Un peloton de circulation motocycliste est également mis à pied d’œuvre pour faciliter la mobilité des moyens engagés.

Afin de lutter directement contre le feu, 9 véhicules d’intervention des pompiers de l’air sont mobilisés avec leur personnel.

Les armées engagent enfin des capacités rares telles que le drone Reaper pour réaliser des missions de surveillance, l’avion A330 MRTT avec son kit d’évacuation sanitaire ou encore un hélicoptère NH-90 en mesure d’assurer des missions de recherche et de sauvetage. Enfin, un avion de transport A400M, équipé d’un kit « bombardier d’eau » est déployé sur la base aérienne d’Istres. En capacité de larguer vingt tonnes de produit retardant pour stopper la progression des incendies, il sera donc très complémentaire des missions réalisées par les avions de la sécurité civile.

Incendies en Gironde et dans les Landes : Plus de 500 lits d’internat de lycées pour héberger les pompiers et militaires

L’urgence est absolue : dans la lutte contre les feux qui embrasent la région, tout le monde doit agir vite et avec efficacité, à l'écoute des besoins des autorités compétentes. Dans cet esprit, la Région Nouvelle-Aquitaine met à disposition les internats des lycées pour les pompiers et militaires en Gironde et dans les Landes

Dans ce cadre, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional en charge de l’éducation, se rendront ce jour au lycée Robert-Badinter à Créon. L’internat de ce lycée accueille depuis hier 80 patients d’EHPAD du bassin d’Arcachon (Arès et Andernos). Ils iront ensuite, accompagnés de Yasmina Boultam, conseillère régionale, au lycée Jacques-Brel à Lormont, pour témoigner de leur solidarité aux 55 enfants de colonies de vacances et les 40 animateurs et encadrants qui ont dû évacuer les lieux de leur séjour, Andernos et Biscarosse

Pour rappel, les lycées proposant des internats sont priorisés pour héberger ou proposer des temps de repos aux pompiers et militaires mobilisés à combattre les feux.

Ainsi, dans les Landes, des pompiers sont accueillis au lycée Saint-Exupéry de Parentis-en-Born, des gendarmes sont installés au lycée Jean-Garnier à Morcenx.

 En Gironde, 160 pompiers sont répartis au lycée du Barp et au lycée professionnel Jehan-Dupérier à Saint-Médard-en-Jalles.

 Dans la journée, seront hébergés les pompiers appelés en renfort en Gironde, soit une colonne accueillie au lycée Philadelphe-de-Gerde à Pessac, deux colonnes reçues au lycée Alfred-Kastler à Talence, et une voire deux colonnes au lycée agricole à Blanquefort.

D’ores et déjà, le lycée Léonard-de-Vinci à Blanquefort, le lycée Fernand-Daguin à Mérignac, et Aérocampus à Latresne se tiennent prêts.

Dans les drames, les héros du quotidien se révèlent. Ils ne doivent pas rester anonymes. Alain Rousset et les élus régionaux tiennent ainsi à rendre hommage au courage et à l’abnégation de l’ensemble des services de sécurité et de secours, ainsi qu’à la générosité des bénévoles. A toutes les personnes déplacées et touchées par ces feux dantesques, aux acteurs économiques, le président du Conseil régional adresse également ses plus sincères marques de solidarité et de soutien. « Au-delà de l'urgence absolue, cet événement exceptionnel nous oblige à mieux penser, ensemble, la gestion des risques, notamment vis-à-vis des personnes vulnérables. Nous ne pouvons, moins que jamais, regarder ailleurs. Enfin, n’oublions pas que les dégâts environnementaux sont inestimables » précise Alain Rousset.

Pollution atmosphérique/Concentration de particules transportées par les fumées

Procédure d'information et de recommandations

Les incendies en Gironde et dans les Landes sont à l’origine d’une dégradation de la qualité de l’air liée à l’augmentation des concentrations en particules transportées par les fumées. Au regard des informations transmises par ATMO Nouvelle-Aquitaine concernant la pollution atmosphérique aux particules en suspension (PM10), le préfet a décidé le 25 juillet de déclencher le premier niveau du dispositif de gestion des épisodes de pollution : la procédure d'information et de recommandations. Cette procédure est active sur l’ensemble du département de la Charente-Maritime jusqu’à nouvel ordre.

Le préfet diffuse ainsi des recommandations sanitaires pour les populations vulnérables et sensibles. Ces recommandations sont disponibles dans leur intégralité sur le site : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/

Recommandations sanitaires : 

La pollution atmosphérique peut être à l’origine de la survenue de symptômes respiratoires (toux, essoufflement, majoration des crises d’asthme, etc.), d’irritations des yeux et de la gorge, mais peut aussi avoir des effets sur le système cardio-vasculaire. Le préfet recommande :

Pour les populations vulnérables (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques) et les populations sensibles (personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution, personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux) : de limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe ;  les activités physiques et sportives intenses autant en plein air qu’à l’intérieur. En cas de symptômes ou d’inquiétude, il est recommandé de prendre conseil auprès de son pharmacien ou de consulter son médecin.

Pour la population générale : Il n’est pas nécessaire de modifier ses activités habituelles.

Plus de précisions sur les messages sanitaires sont disponibles sur les sites internet : du ministère chargé de la santé : http://www.sante.gouv.fr/pollution-de-l-air-recommandations-sanitaires.html ; de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/ L’ensemble des recommandations par secteur sont disponibles sur le site internet de l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air ATMO Nouvelle-Aquitaine : https://www.atmo-nouvelleaquitaine.org/


vendredi 24 juillet 2026

Conseil municipal/Jonzac : Christophe Cabri, Barbara Lachamp et Jean-François Mougard en désaccord sur le prix de vente de l'eau du forage à la Chaîne thermale du soleil

Une chaude ambiance règne dans la salle du conseil municipal en ce jeudi 23 juillet. Recherchant la fraîcheur, des élues ont sorti leurs éventails. Ils apportent au décor de la salle néo-gothique une note hispanique qui augure un futur changement climatique ! 

Il est 18 heures. Christophe Cabri ouvre la séance. Pas de quart d'heure charentais, semble-t-il. Quelques chaises sont vides. L'opposition arrive enfin, provoquant dans son sillage un léger remue-ménage. Comme au théâtre, leur entrée est remarquée. La "scène" municipale, où les deux parties campent sur leurs positions, peut commencer ! Jean-François Mougard s'installe. Barbara Lachamp se pose, ajustant au passage le lacet doré de son corsage. Le maire lève le regard et poursuit l'ordre du jour comme si de rien n'était. 

Durant cette mandature, il a face à lui des adversaires soucieux de déceler la moindre faille. Il le sait et adopte une attitude consensuelle, tout en restant sur ses gardes. La majorité s'y est préparée. Delphine Mattei-Péteau, première adjointe et ses collègues Emilie Pelette, Patrick Carré, Thomas Masson ou Stéphanie Menouvrier répondent en argumentant sur les aides à apporter aux commerçants s'installant en centre ville, les travaux, les écoles, la voirie et les problèmes résultant de la canicule. Les échanges approfondis présentent un avantage : les sujets sont abordés avec clarté. 

L'eau coule calmement sous les ponts de la Seugne jusqu'à la dernière question où le ton prend de l'ampleur. Le prix de vente de l'eau du dernier forage à la station thermale suscite, chez les opposants à Christophe Cabri, moult remarques. Présent dans le public, l'ancien directeur des thermes, Serge Espin soupire : « si Belot et Barthélémy n'avaient pas composé au départ, la station thermale de Jonzac n'aurait jamais vu le jour ». Est-ce à dire qu'en 2026, 40 ans après la création de la station dont on fête actuellement l'anniversaire, Christophe Cabri et Eléonore Barthélémy doivent, eux aussi, tracer le bon chemin pour avancer côte à côte ? La vitalité de Jonzac, basée sur la fréquentation des curistes (locations, commerces, etc), en dépend...

Eau du forage Soenna 2/Christophe Cabri : « Faire payer à la Chaîne thermale du Soleil le juste prix ». 

Question 15 - Fixation du prix de vente de l'eau thermale : Le maire rappelle que la commune de Jonzac assure la production et la mise à disposition de l'eau destinée à l'exploitation de l'établissement thermal. Lequel est appelé en contrepartie à assurer une rémunération. Afin de sécuriser juridiquement la présente décision, il est rappelé que le principe et la méthode de calcul du tarif ont été présentés et examinés lors de la réunion de la commission « Energie » du 22 juin dernier, que le prix proposé repose sur des critères objectifs prenant notamment en compte les investissements réalisés par la Ville de Jonzac pour la production et l'acheminement de l'eau thermale, les charges d'amortissement correspondantes, ainsi que les coûts d'exploitation et de maintenance des installations. Le prix de l'eau thermale, soumis au vote, est de 219 000 €/an pour la part fixe, de 1,92 €/m3 consommé pour la part variable.

Avant de relater les échanges, deux données sont à prendre en compte. Le dernier forage en date, route d'Ozillac, a été financé par la Ville et lui appartient. Soenna 2, dont le débit est d'ailleurs excellent, a été réalisé pour une raison simple : le précédent forage était devenu hors d'usage. L'avenir de la station thermale de Jonzac risquait d'être compromis : sans ce nouveau forage, l'activité pouvait être remise en cause. Autre point, les carrières troglodytiques où sont installés les Thermes sont la propriété de la Chaîne thermale du soleil. 

Bref, selon le calcul de la mairie et la délibération à valider, la Ville vendra son eau à l'exploitant, lequel profit servira à financer l'investissement consacré au forage (coût de la réalisation 5,67 millions d'euros). 

Barbara Lachamp : « On ne peut pas prendre l'exploitant en otage »

Christophe Cabri : « Le cabinet Antea nous accompagne historiquement dans ce dossier depuis une trentaine d'années. La Ville a investi une grosse somme dans le dernier forage Soenna 2, entre 5 et 7 millions. Afin d'assurer l'équilibre des chiffres, il a été décidé de faire payer une partie de cette eau à la CTS ». 

Barbara Lachamp : « J'étais présente à la réunion de la commission et je vous remercie de m'avoir invitée. J'avais besoin de comprendre. Je ne suis pas d'accord avec cette proposition après quarante ans de partenariat entre la Ville de Jonzac et la Chaîne thermale. Tu as remis en cause l'AMi  - Appel à manifestation d'intérêt - de ta propre initiative. Cette situation fragilise la relation avec notre interlocuteur. Je ne suis pas une grande matheuse, mais je suis cheffe d'entreprise. On va multiplier le prix de l'eau. Est-ce que la Chaîne thermale va accepter de telles conditions compte-tenu qu'elle rencontre certaines difficultés et que son nombre de curistes a baissé ? Je me mets à sa place : si l'eau thermale coûte cher à Jonzac, j'envoie mes curistes dans les autres stations Cambo, Barbotan, Eugénie, etc. On ne peut pas prendre l'exploitant en otage, cela doit se faire en négociation ». 

Christophe Cabri : « Notre cabinet juridique a établi une proposition qui est équitable »

Barbara Lachamp : « J'entends bien, mais la position de l'autre partie est à prendre en compte. Notre responsabilité à tous est d'avoir un consensus entre les deux parties avant de voter le prix de l'eau en conseil municipal. D'autant que nous avions un accord en amont qui aurait pu être aménagé. J'ai bien reçu les différents documents concernant cette question ainsi que la réponse de la Chaîne thermale que je n'ai pas pu lire ». 

En effet, des passages ont été noircis car ils concernent des points du contrat qui ne relèvent pas du grand public. Certaines informations restent confidentielles tant que le document n'est pas finalisé, l'ensemble des éléments étant protégé.

Au centre, Barbara Lachamp, élue de l'opposition,
aux côtés de Nathalie Sablon et d'Hélène Dubus-Héraud

Christophe Cabri : « Vous êtes une cheffe d'entreprise reconnue sur le territoire. Vous allez m'expliquer comment on amortit dix millions, voire 15 millions d'investissements ? Aujourd'hui, la ville de Jonzac n'est pas capable de rembourser sur son budget annexe les investissements et les travaux liés aux trois forages avec 100.000 euros par an de la Chaîne thermale du Soleil. Dans ce cas, je ne défends pas les intérêts des Jonzacais. Le prix de l'eau proposé a été étudié et si la Ville peut avoir une exclusivité sur dix ou vingt ans, ce serait encore mieux. La Ville ne souhaite pas non plus céder le dernier forage à la Chaîne thermale du soleil ». 

Ville de Jonzac, Chaîne thermale du Soleil : 40 ans après la création de la station thermale
de Jonzac, quel accord entre les deux partenaires ?

Jean-François Mougard : « Nous défendons les intérêts de la collectivité. Vous décidez de faire payer la Chaîne thermale du soleil. On ne peut pas aborder les choses de cette façon. On parle de "reste à charge". Ce forage dessert deux clients principaux, la Chaîne thermale et la ville de Jonzac au travers du réseau géothermique. Je mets de côté Léa Nature. Pour fonctionner, la Chaîne thermale a essentiellement besoin de l'eau du forage. C'est pourquoi on doit faire un deal avec elle. Le principe de base est le partenariat dans la durée. La CTS a plusieurs établissements, une centrale de réservations et un modèle économique. Comme toute société, elle mise sur la rentabilité de chaque site. Il faut donc que Jonzac soit parmi les bons sites ! D'où l'obligation pour nous d'avoir un partenariat économique équitable. Ce soir, je ne voterai pas cette délibération car il faut établir distinctement les coûts et la manière de les couvrir. Le second client du forage est la Ville : elle peut accepter de payer davantage la chaleur et refacturer aux Antilles ou à d'autres. Posons-nous une question : Si la Chaîne thermale refuse de payer, comment ferons-nous ? ». 

Denis Blanchard réagit : « Dans ce cas-là, ce seront les contribuables qui paieront ? »...

Christophe Cabri clôt le débat : « ce troisième forage a été fait en premier lieu pour la station thermale. Pour le rentabiliser, nos calculs sont rigoureux. Il s'agit de faire payer à la Chaîne thermale du Soleil le juste prix ». 

Le prix de l'eau thermale s'élèvera donc à : part fixe 219 000 €/ an, part variable 1, 92 €/m3 consommé. Adopté à l'unanimité. L'opposition (quatre voix) vote contre. 

Reste à connaître la position de la Chaîne thermale du soleil...

• Pour Barbara Lachamp, les retombées du thermalisme sur le territoire sont de 200 millions par an ; pour Christophe Cabri de 37 millions d'euros selon les chiffres de la CCI. Un sacré écart...

Face aux incendies en Gironde et dans les Landes, la Région Nouvelle-Aquitaine concrétise sa solidarité

Après le drame de Mérignac qui a vu disparaître deux jeunes sapeurs-pompiers, des violents incendies frappent la Gironde, autour de la presqu’île du Cap-Ferret, et les Landes avec un feu qui s’est déclaré à Biscarrosse. Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, tient à exprimer sa profonde solidarité envers toutes les personnes touchées.

Les sapeurs-pompiers, les personnels de la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) et ceux de la sécurité civile, les forces de l'ordre dont les militaires de la gendarmerie, les services de l'État, les élus locaux et les agents des collectivités, ainsi que les nombreux bénévoles dont les agriculteurs sont résolument mobilisés pour protéger les populations, les biens et les espaces naturels. Leur courage, leur engagement et leur professionnalisme forcent le respect. 

 Le président du Conseil régional adresse son soutien aux communes concernées, aux habitants contraints de quitter leur domicile, aux propriétaires de biens et de terrains forestiers durement éprouvés, aux acteurs économiques et professionnels du tourisme qui subissent cette crise en pleine saison, ainsi qu'aux vacanciers dont le séjour de repos annuel est bouleversé par ces événements dramatiques.

 Le président Rousset se félicite également de l’aide de l’Union européenne qui engage la réserve RescEU avec des appareils et des personnels qui arriveront aujourd’hui de plusieurs pays d’Europe : deux Canadair croates, deux Air Tractor portugais et deux hélicoptères lourds en provenance de Tchéquie et de Slovaquie.

 Après des semaines de canicules puis de sécheresse, ces incendies rappellent la vulnérabilité de notre territoire face aux effets du changement climatique. Au-delà des conséquences humaines et matérielles, ils portent une atteinte considérable à notre patrimoine forestier. Des milliers d'hectares de forêt, véritables puits de carbone et richesse économique de la Nouvelle-Aquitaine, sont menacés voire détruits.

 Ils ont également un impact majeur sur la biodiversité. La faune et la flore, déjà fragilisées par la météo, subissent des destructions dont les effets se feront sentir pendant de nombreuses années. La préservation et la restauration de ces milieux naturels constitueront un enjeu essentiel et crucial lorsque l'urgence sera passée.

 La Région Nouvelle-Aquitaine restera pleinement mobilisée aux côtés des collectivités, des services de secours, des acteurs de la filière forêt-bois, de l'ensemble des partenaires et de la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) afin de poursuivre l’aménagement des massifs contre les risques et pour faciliter les interventions.

 Dans cette épreuve, la solidarité de tous est plus que jamais indispensable. La Région Nouvelle-Aquitaine est unie aux côtés de celles et ceux qui combattent les flammes et de toutes les victimes de ces incendies.

 A ce titre, face à l’engagement des sapeurs-pompiers mobilisés, la Région Nouvelle-Aquitaine, en lien étroit avec les services de l’État et les collectivités locales, a rapidement structuré un dispositif d’hébergement adapté et évolutif. Gymnases et internats des lycées sont mobilisés à proximité des zones d’intervention pour accueillir les effectifs déjà présents et anticiper l’arrivée de renforts : l’internat du lycée du Barp avec 80 lits, ainsi que celui de Parentis-en-Born dans les Landes ; le lycée agricole à Sabres.

 En cas de besoins supplémentaires, les lycées de Pauillac, Blanquefort et Eysines se tiennent prêts avec leurs internats. Ainsi que le lycée Sud Médoc La Boétie au Taillan-Médoc avec son gymnase.

 L’organisation intègre également des solutions de restauration et des capacités logistiques adaptées, afin d’offrir aux équipes engagées des conditions d’accueil dignes et fonctionnelles, à la hauteur de leur engagement sur le terrain. 

Enfin, les cars habituellement mobilisés par la Région pour desservir le bassin et les côtes atlantique et landaise sont utilisés pour assurer l’évacuation des populations et des touristes.

jeudi 23 juillet 2026

Restrictions exceptionnelles dans la Double Saintongeaise, en cas de vigilance « très sévère »

Afin de prévenir les départs de feux et de protéger les personnes comme les massifs forestiers, le préfet de la Charente-Maritime, Michel Prosic, a pris un arrêté préfectoral réglementant temporairement l'accès, la circulation et certaines activités dans les espaces boisés du secteur 4 - Double Saintongeaise, particulièrement sensible, lorsque le niveau de vigilance « très sévère » est activé.

En période de vigilance « très sévère », dans les massifs boisés de plus de 0,5 hectare du secteur 4 - Double saintongeaise :

• L'accès, la circulation, le stationnement et la présence des personnes sont interdits, à l'exception des personnes en mission de service public, des propriétaires forestiers et de leurs ayants droit. La circulation reste autorisée sur les voies goudronnées ouvertes à la circulation publique.

• Le bivouac et le camping isolé sont interdits.

• Les activités de pleine nature encadrées (randonnée, activités sportives ou de loisirs en groupe) sont interdites de 14 h à 23 h.

• Les tirs de loisir et la chasse sont interdits. Les missions de service public (louveterie et lutte contre les nuisibles) sont interdites de 14 h à 21 h.

Les travaux réglementés restent possibles uniquement lorsqu'ils répondent à une urgence liée à la sécurité publique, sous réserve d'informer immédiatement le SDIS et de mettre en œuvre toutes les mesures de prévention nécessaires.

Ces dispositions entrent en vigueur dès à présent et s'appliqueront jusqu'au 30 septembre 2026, uniquement lorsque le niveau de vigilance « très sévère » est déclaré.

Le niveau de vigilance est actualisé quotidiennement et consultable sur : https://www.risque-prevention-incendie.fr/charente-maritime

>> Pour consulter l'arrêté préfectoral : urlr.me/tb7r4v


Risque de feux de forêt : le massif forestier de Suzac fermé temporairement aux cyclistes et aux piétons

En raison du risque très sévère « feux de forêts » en Charente-Maritime, les communes de Saint-Georges de Didonne et de Meschers-sur-Gironde ont pris la décision d'interdire l'accès à la forêt de Suzac aux cyclistes et les piétons.

La Véloroute Nationale n°80 qui traverse ce massif forestier est donc fermée du côté de Saint-Georges-de-Didonne, au niveau de l’allée des Paons et du côté de Meschers-sur-Gironde, à hauteur de l’intersection entre la rue des Rouges Georges et la rue des Perdrix.

La promenade piétonne de la pointe de Suzac est également fermée au public jusqu’à nouvel ordre.

mercredi 22 juillet 2026

Un bâtiment de la Marine nationale saisit plus de 2 tonnes de produits stupéfiants en Atlantique

Mercredi 8 juillet dernier, sous la direction du préfet maritime de l’Atlantique, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude, engagé dans la mission Jeanne d’Arc 26, a procédé à la saisie de 2,4 tonnes de résine de cannabis en Atlantique

©Préfecture maritime de l’Atlantique
Opérant dans les approches du détroit de Gibraltar dans le cadre de sa mission, le bâtiment a repéré une embarcation suspecte. Il a alors immédiatement réorienté un hélicoptère Caïman de l’armée de terre à son bord afin d’établir le contact avec le go fast suspect et lui ordonner de stopper en vue de le contrôler.  

Face à un refus d’obtempérer, des tirs de semonce ont été effectués conformément au cadre juridique en vigueur. La poursuite effectuée en mer a donné lieu au jet par l’équipage de l’intégralité de sa cargaison, ce qui a permis au bâtiment de la Marine nationale de les repêcher et de saisir 58 ballots de produits stupéfiants.

Les analyses conduites par la suite, ont confirmé la présence de résine de cannabis dans l’ensemble de ces 58 ballots, pour un poids total de 2,4 tonnes.

©Préfecture maritime de l’Atlantique

La Marine nationale opère en continu en Atlantique et réalise régulièrement des opérations de lutte contre le trafic international de stupéfiants en haute-mer contribuant ainsi à la protection des populations et la stabilité régionale.