vendredi 12 juin 2026

Vallet : Les majorettes de la Lune d'Or ont ensoleillé le pique-nique !

Dimanche, avait lieu le traditionnel pique-nique champêtre organisé par la commune associée de Vallet et le comité des fêtes. Le principe est maintenant rôdé : chacun apporte des victuailles et les partage dans la joie et la bonne humeur au bord du lac. Pas de rencontre conviviale sans animation : cette année, les participants ont vivement applaudi les majorettes de La Lune d'or qui ont ensoleillé la journée ! 

Ce sympathique moment sera suivi, en septembre prochain, des journées du patrimoine. 



Le verre de l'amitié
Un spectacle apprécié
Daphné Lequien, Gwladys Clochard, Ludovic Poujade
Un site agréable

Jonzac : l'office de tourisme et les thermes invitent les curistes au pot de l'amitié !

Jeudi à la salle municipale, l'office de tourisme et les thermes organisaient un pot d'accueil réservé aux curistes. La station thermale le sait bien : aux soins de qualité prodigués par la Chaîne Thermale du Soleil, la Ville se doit d'ajouter une palette d'activités diverses et variées qui permettront aux arrivants de découvrir la région à travers le patrimoine, la gastronomie, le commerce, la culture, l'artisanat, le sport. Liste non exhaustive ! Sur ce chapitre, l'office de tourisme de Jonzac et ses partenaires ne manquent pas d'imagination. Delphine et Sandrine ont exposé à l'assistance les rendez-vous qui lui sont proposés au cours du séjour. Les "ambassadrices" de thermes, quant à elles, ont développé les nombreuses possibilités qu'offre la station. Un moment convivial qui a permis de faire connaissance !

Les curistes accueillis par Pierre Jacques Rambeaud, adjoint au maire

Cette rencontre s'est terminée par le sympathique verre de l'amitié

Benoît Christen, directeur de l'office de tourisme
B. Christen, les ambassadrices de Thermes, Delphine et Monique Husson, conseillère municipale

Journées de l'archéologie : Remontons le passé dans la région !

Initiées par le ministère de la Culture et pilotées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), ces Journées invitent le public à explorer le passé, du plus ancien au plus récent. À cette occasion, plus d’un millier de manifestations sont proposées sur l’ensemble du territoire national : des chantiers de fouilles aux musées en passant par les laboratoires, les acteurs de l’archéologie se mobilisent afin de partager leurs connaissances, leurs expertises, leurs métiers et leurs découvertes avec tous les public. À ce jour, 164 actions sont organisées en région Nouvelle-Aquitaine

 • Saintes/Actualité de la recherche à Saint-Eutrope 

• Samedi 13 juin 2026 de 17 h à 18 h 30 salle des Jacobins Mediatheque François Mitterrand, place de l'Echevinage

Le programme collectif de recherche « L'église, le prieuré et le bourg de Saint-Eutrope de Saintes », piloté par Christian Gensbeitel, maître de conférences à l'Université de Bordeaux Michel de Montaigne, regroupe une trentaine de chercheurs, spécialistes en histoire de l'art, archéologie, histoire, archéométrie, urbanisme des Universités et laboratoires de Nouvelle-Aquitaine. Le programme comprend 4 axes d'études : L'église priéurale et son décor : étude monumentale et archéologique; L'ancien prieuré clunisien : topographie et histoire ; Le bourg Saint-Eutrope : un « faubourg » monastique; Saint Eutrope, le culte et le pèlerinage.

• Sur les traces des aqueducs de Saintes :

Vénérand /Visitez la Maison des Aqueducs du samedi 13 juin au dimanche 14 juin 

Découvrez l'histoire passionnante des aqueducs gallo-romains de Saintes dans ce nouvel espace d'interprétation situé sur la commune de Vénérand. La Maison des Aqueducs vous permet, grâce à des maquettes, des films et des supports explicatifs, de comprendre comment ces ouvrages hydrauliques étaient construits et comment ils acheminaient l'eau jusqu'à la ville antique de Saintes. Prolongez l'expérience en vous immergeant dans l'univers des aqueducs antiques grâce à des casques de réalité virtuelle, en partenariat avec la Société d'Histoire et d'Archéologie de Charente-Maritime et l'INRAP.


• Conférence « L'agglomération gauloise et antique d'Yviers » par P. Maguer vendredi 12 juin à partir de 20 h 30 salle des fêtes d'Yviers (Charente)

Une fouille de 4400 m', réalisée en 2021 à Yviers (Charente), est à l'origine de la découverte d'un quartier d'artisans au sein d'une agglomération occupée entre la fin du Ill e siècle avant notre ère et le début du Il e siècle de notre ère. Jusqu'alors inconnue, cette agglomération, située aux confins des territoires santon et pétrocore, s'organise en îlots d'habitation marqués par la présence de plus d'un millier de structures en creux, trous de poteau, fosses ou puits, desservis par deux axes de circulation.

Treize fours de potiers, datés entre le Ill e et le l er siècle avant notre ère permettent de suivre l'évolution architecturale des structures de cuisson et leurs productions sur plus de 200 ans.

Dans la seconde moitié du l er siècle avant notre ère, les forgerons investissent le quartier sans doute au détriment des artisans potiers. Installés le long des rues, ces ateliers correspondent à de petits espaces d'environ 10 m'. De grandes quantités de déchets de forge tels que des scories, des battitures, des chutes de barre ou des blocs-tuyères ont été trouvés dans et en périphérie des ateliers. D'autres activités ont également été mise en évidence sur le site, notamment le travail des alliages cuivreux ainsi que l'exploitation des gisements de grès situés à environ deux kilomètres du site pour la fabrication de meules à grains rotatives. Ce secteur de l'agglomération semble progressivement abandonné entre la fin du ler et le début du Il e siècle de notre ère. Au Moyen Âge, une petite occupation rurale est perceptible à travers la découverte de quelques structures (murs, silo, enfouissement de cadavres animaux).

Ce chantier archéologique a été mené par l'équipe de fouille suivante: Patrick Maguer, Guilhem Landreau, Anna Baudry, Théo Blanchet, David Guitton, Isabelle Bertrand, Hugo Blanchet et Jérémy Rollin.


• Village de l'archéologie de Campagne  : Découverte de la porée, soupe du Moyen-Âge - Atelier de démonstration dimanche 14 juin de 9 h 30 à 18 h (215 Route de Saint Cyprien, 24260 Campagne Dordogne)

Pour la quatrième année, ce village de l'archéologie, porté par le Conseil départemental de la
Dordogne, le SRA, le Pôle d'interprétation de la préhistoire, le Musée national de Préhistoire et l'Inrap, propose un programme riche d'ateliers, de démonstrations et de rencontres, avec un focus sur l'archéologie de l'alimentation.
Atelier/visite : le pôle des espaces verts du Conseil départemental de la Dordogne propose un atelier de découverte des plantes comestibles du jardin médiéval du domaine départemental de Campagne.
Un atelier pratique, accompagné par un spécialiste de la botanique, vous fera découvrir la diversité et les usages des plantes comestibles du Moyen Âge.


• Villa gallo-romaine de Plassac en Gironde - Entrée libre

Du samedi 13 juin au dimanche 14 juin 

Samedi 13 juin : visites guidées du site 11:00, 14:45, 16:30.
Dimanche 14 juin : 11:00 conférence par Elsa Bouet-Fournié archéologue : " L'eau, le jardin, et le regard : une approché archéologique de la villa de Plassac".
14:45 : visite guidée du site archéologique
16:00 : atelier initiation à la fouille archéologique pour les enfants de 8 à 12 ans. 
Inscription obligatoire :  villagalloromaine-plassac@gironde.fr

• Sortie géologique sur les dolmens de la nécropole de Monpalais

vendredi 12 juin de 14h30 à 16h30


Nécropole de Monpalais route des dolmens Taizé, Deux-Sèvres. Sortie géologique dans la plus vaste nécropole du Thouarsais animée par Didier Poncet, géologue et conservateur en chef du patrimoine.
RDV parking route des Dolmens (direction Praillon-Maranzais) à Taizé, visite susceptible d'être annulée en cas de fortes chaleurs.

• Visite guidée : le temple de Cassinomagus en réalité virtuelle, visite commentée

Samedi 13 juin de 16 h à 17 h et dimanche 14 juin de 16 h à 17 h

Cassinomagus parc archéologique 11 Longeas, 16150 Chassenon
Découvrez une expérience extraordinaire, une visite inédite des vestiges du temple disparu : vivez une immersion dans le temps grâce aux casques de réalité virtuelle !
Réservation conseillée, limitée à 10 personnes, à partir de 10 ans.

19 projets lauréats pour renforcer l’entrepreneuriat féminin : En Nouvelle-Aquitaine, près de 4 entreprises sur 10 (hors micro-entreprises) sont créées par des femmes

Dans la continuité de leur engagement commun en faveur de l’égalité professionnelle et de l’émancipation économique des femmes, l’État, le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et Bpifrance dévoilent les 19 projets lauréats de l’appel à projets 2026 du Plan d’action régional pour l’entrepreneuriat des femmes (PAREF).

 Ces initiatives, sélectionnées pour leur innovation et leur impact territorial, visent à lever les freins persistants à l’entrepreneuriat féminin et à créer un écosystème plus inclusif sur l’ensemble de la région. 19 projets innovants ont ainsi été sélectionnés pour leur capacité à répondre aux 6 axes stratégiques du PAREF. Portés par des acteurs engagés sur tout le territoire régional, ces initiatives illustrent la diversité et la richesse de l’entrepreneuriat féminin en Nouvelle-Aquitaine :

Initiative Nouvelle-Aquitaine : « Initiative au féminin », concours régional dédié aux cheffes d’entreprise (Nouvelle-Aquitaine)

Les Premières : Ambition au Féminin : Parcours d’accompagnement du développement d’activité à la reprise d’entreprise (Nouvelle-Aquitaine)

L’Académie des Ruches : « Les Audacieuses Nouvelle-Aquitaine » – Incubateur et espace collaboratif dédié à l’innovation sociale (Nouvelle-Aquitaine)

La Ruche développement : Festival WE Days dédié à l’entrepreunariat des femmes (Nouvelle-Aquitaine)

Forces Femmes : Accompagnement des femmes de +45 ans dans leur démarche de création d’entreprise (Nouvelle-Aquitaine)

Club des Entrepreneurs du pays de Gâtine : Accompagnement des femmes entrepreneures (Deux-Sèvres)

AFIPAR : Accompagnement à la création d’activité en milieu rural et développement des circuits courts agricoles (Deux-Sèvres, Vienne)

La Serre de Garonne : Accompagnement des femmes entrepreneures (Lot-et-Garonne)

CIDFF Gironde : Structuration et pérennisation de la création d’entreprise par les femmes (Gironde)

CIDFF Dordogne : Valorisation de l’entrepreneuriat féminin (Dordogne)

Association AIRELLE : Réseau de marrainage d’entrepreneures (Corrèze)

Association AIRELLE : Réseau d’échange et de coopération (Corrèze)

Hauts de Garonne développement : « Elles Entreprendre », programme d’accompagnement intensif des Femmes entrepreneures (Gironde)

French tech Bordeaux : Women Tech Place pour favoriser la parité et l’inclusion des femmes dans l’écosystème des startups françaises (Nouvelle-Aquitaine)

Impact : « Os’elles et Start’elles », parcours d’incubation et un programme d’accompagnement au lancement (Corrèze)

Caisse sociale de développement local : parcours de financement et d'accompagnement renforcé de l'entrepreneuriat féminin en Nouvelle-Aquitaine (Gironde, Dordogne, Lot-et-Garonne)

Association Ossau pro : « Entreprendre au féminin en vallée d’Ossau », un parcours et inspirations de femmes engagées (Pyrénées-Atlantiques).

L’établi : Le Printemps des Makeuses : vise à renforcer l’accès des femmes aux compétences et environnements techniques liés au numérique et à l’innovation (Landes)

CPME 23 : « Femmes en Creuse en Marche » – Marrainage et accompagnement des adhérentes du Club Entrepreneuriat au Féminin (Creuse)

• En Nouvelle-Aquitaine, près de 4 entreprises sur 10 (hors micro-entreprises) sont créées par des femmes. Leur profil, souvent marqué par une concentration dans le tertiaire ou des secteurs dits « féminins », reflète des inégalités structurelles et des stéréotypes persistants. Le PAREF agit pour diversifier les parcours, renforcer l’accompagnement et ouvrir de nouvelles perspectives aux entrepreneures, notamment dans les territoires fragiles et auprès des jeunes

 • L’État, Bpifrance et le Conseil régional, partenaires historiques de cette démarche, réaffirment leur engagement à mobiliser les acteurs économiques, financiers et institutionnels pour accélérer la transition vers une économie plus inclusive et faire de l’entrepreneuriat féminin un levier de croissance et d’innovation pour la Nouvelle-Aquitaine. 

Sophie BROCAS, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine : « Accompagner les femmes qui veulent devenir cheffe d’entreprise à oser, à faire confiance à leurs capacités entrepreneuriales et à structurer pas à pas leur activité, c’est la mission de l’État. En 2026, nous soutiendrons, aux côtés de la région Nouvelle-Aquitaine et de Bpifrance, 19 projets dans les différents départements de notre territoire. Un nouvel accord cadre national entre l’État et Bpifrance, en cours de signature, permettra une nouvelle déclinaison régionale sur les priorités suivantes : le soutien dans la phase post-création, la sensibilisation à la reprise d’entreprise, le soutien à l’entrepreneuriat/repreneuriat des femmes dans les secteurs d’activité porteurs et à dominante masculine, ainsi que l’aide aux créatrices situées en zone rurale et péri-urbaine ».

Alain ROUSSET, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine : « C’est un sujet qui nous tient à cœur. La Nouvelle-Aquitaine a été la première région de France à adopter dès 2018 un Plan régional en faveur de l’entrepreneuriat des femmes (PAREF), signé avec l’Etat et Bpifrance. Depuis 2018, le PAREF a permis de soutenir 80 structures pour la réalisation de 202 actions dans les 12 départements de Nouvelle-Aquitaine. Et, la Nouvelle-Aquitaine se place au 1er rang au niveau national du nombre de créatrices d’entreprises avec près de 40 % d’entreprises créées par des femmes contre 30 % au niveau national. Car, la Région Nouvelle-Aquitaine soutient fortement l’entrepreneuriat et y consacre plus de 6 M€ par an, dans le cadre du dispositif « Entreprendre » qu’elle a mis en place. Sur ce dispositif justement, 48 % des créations d’entreprises sont portées par des femmes, la Région agit favorablement sur les déséquilibres H/F. Plus globalement, la Nouvelle-Aquitaine se place dans les régions les plus dynamiques en matière de création d’entreprises : 95 239 entreprises ont été créées en Nouvelle-Aquitaine en 2025, représentant 8% des nouvelles entreprises de l'année en France ».

Sébastien ROBERT-CHARRERAU, Directeur Régional : « Bpifrance et ses partenaires locaux réaffirment leur volonté d’ouvrir le champ des possibles pour toutes les femmes qui entreprennent en Nouvelle-Aquitaine. En soutenant des initiatives ancrées dans les territoires, nous renforçons l’accompagnement et le financement pour faire émerger de nouveaux talents. L’entrepreneuriat des femmes est un moteur de croissance, d’innovation et d’inclusion. Parce que l’audace n’a pas de genre, nous accélérons ensemble ».

Festival Free Music/Montendre : Rendez-vous les 19 et 20 juin au Lac !

Programmation 

VENDREDI 19 JUIN : 

• Claudio Capéo  

Récompensé, reconnu, mais toujours profondément sincère : c’est l’alliance rare entre succès populaire et authenticité. Des chansons primées, des millions de cœurs touchés et pourtant, la même générosité à chaque concert ! Avec son accordéon, son charisme brut et ses refrains qui font chanter tout le monde, il apporte une dose d’émotion et de bonne humeur instantanée. Un artiste généreux, sincère qui transforme chaque concert en grand moment partagé. À Freemusic, il viendra comme il est : vrai, engagé, proche de son public, pour un live fédérateur et rempli d'émotions 

• Revient là où tout a commencé !

Première tête d’affiche programmée en 2001, le groupe retrouve Montendre avec son ska-rock survolté, ses cuivres iconiques et cette énergie collective qui a marqué des générations entières. Vingt-cinq ans après leurs débuts ici, leur retour s’annonce comme un véritable moment de fête, de nostalgie et de puissance live. Préparez-vous : ça va chauffer fort au bord du lac !

• Jahneration ‍

Le duo, qui a remis une nouvelle impulsion au reggae français, arrive avec son mélange explosif de flow hip-hop, de vibes modernes et d’hymnes qui fédèrent des foules entières. Après avoir enchaîné les tournées XXL, partagé des feats majeurs et cumulé des millions d’écoutes, il continue de monter en puissance à chaque apparition.

• THK - Tetra Hydro K 

Les basses vont parler fort : débarque avec son dub électro massif et ses lives taillés pour faire vibrer chaque mètre carré du site.  

SAMEDI 20 JUIN :

• Luiza ‍ : 

Avec sa voix lumineuse, ses mélodies qui restent en tête et une énergie aussi douce que puissante, elle apporte un vent de fraîcheur irrésistible. Une artiste en pleine ascension, qui fait vibrer les cœurs dès les premières notes.

• Biga* Ranx ‍ : 

Il revient plus inspiré que jamais. Tournées complètes, nouveaux sons, univers unique… un créateur total qui fait vibrer toutes les générations. Quand Biga* Ranx lance un morceau, le soleil n’est jamais loin !

• Flymeon ‍: 

Hard techno, énergie brute et show hybride explosif : va transformer Montendre en véritable rave à ciel ouvert !

• Pogo Car Crash Control : 

Après plusieurs années d’absence, le rock reprend enfin sa place. Et pour marquer le coup, on frappe fort : arrive avec ses riffs massifs et son énergie animale !


• TARIFS

Forfait 2 jours :

- Tarif : 72€

- Tarif + camping : 86€

Billet 1 jour :

- Tarif : 45€

- Tarif + camping : 53€

Tarifs réduits :

Habitant de la Haute-Saintonge :

Pass 1 jour : 39€

Pass 1 jour + camping : 47€

Pass 2 jours : 69 €

Pass 2 jours + camping : 84€

Tarif enfant : 1 jour 25€ / 2 jours 50€

Pass Culture : Vous avez entre 15 et 18 ans ? Obtenez votre pass FREEMUSIC 2026 grâce au PASS CULTURE ! Pour cela, rendez-vous sur l’application officielle du gouvernement.

Jonzac : Thermes, Téléthon, 40 ans ça se fête !

A l'occasion des 40 ans du Téléthon et des Thermes, des "Fééries Musicales" avec quatre concerts seront proposées vendredi 19 juin à partir de 17 h dans le parc thermal de Jonzac


Possibilité de restauration sur place. Les bénéfices iront au profit du Téléthon

Au programme  : Les Enfants d’Apollon ; les Fous Frogs ; Amies Voix (chorale de Mirambeau) ; Au bout du voyage. Tarifs : adulte : 10 €, enfant (12 ans) : 5 €.

Conseil municipal /Jonzac : Désignation des élus qui éliront les sénateurs, machines au casino, taxe de séjour, nouveaux tarifs à la Résidence Heurtebise, éclairage nocturne

Le conseil municipal de Jonzac s'est réuni vendredi dernier avec un ordre du jour allégé. A l'horizon, les Sénatoriales de septembre prochain qui sont "ouvertes" selon l'expression puisque Daniel Laurent (Pons) ne se représente pas, le nombre de machines au casino, divers tarifs et des questions sur l'éclairage public soulevées par l'opposition. 


• Election des délégués titulaires et des suppléants aux élections sénatoriales du 27 septembre

Dans les communes de moins de 9000 habitants, les conseillers municipaux élisent un nombre déterminé de délégués titulaires ainsi que de suppléants. Par arrêté préfectoral du 18 mai 2026, le nombre de délégués pour la ville de Jonzac est fixé à 15 titulaires et 5 suppléants, en respectant la parité. Les délégués sont élus au scrutin secret, sans débat et selon les règles du scrutin majoritaire. 

Sont désignés après vote :

15 titulaires : Christophe Cabri, Delphine Mattei Péteau, Patrick Carré, Stéphanie Ménouvrier, Sandra Pérot, Thomas Masson, Pierre Jacques Rambeaud, Christine Joubert, Fabienne Richard, Nicolas Lacouture, Thulla Ladhelma, Pierre Pitaud, Emilie Pelette, Christophe Gadrat, Alexanda Paulay

5 suppléants : Denis Blanchard, Paul Rahé, Elodie Faure, Barbara Lachamp et Daniel Ho.

Les opérations de vote
• Casino - Avis sur l'autorisation de renouvellement des jeux

Christophe Cabri rappelle la délibération du 27 mai 2020 relative à l'avis sur le renouvellement de l'autorisation de la pratique des jeux au casino de lonzac.

Le détail de l'offre de jeux actuellement exploitée est la suivante :


Cette autorisation étant arrivée à son terme, il appartient au conseil de se prononcer sur la demande de renouvellement présentée le 17 mai dernier. Le conseil vote cette demande en précisant que les responsables du casino maintiennent le nombre actuel de machines pour l'instant, tout en prévoyant l'avenir.

• Modalités de la taxe de séjour à partir du 1er janvier 2027 

Les hébergements proposant des nuitées marchandes sont assujettis à la taxe de séjour au réel. Les natures d'hébergements sont les suivantes : Les palaces ; les hôtels de tourisme (dont auberges collectives) ; les résidences de tourisme ; les meublés de tourisme ; les villages de vacances ; les chambres d'hôtes ; les emplacements dans les aires de camping cars et les parcs de stationnement touristiques ; les terrains de camping, les terrains de caravanage ainsi que tout autre terrain d'hébergement de plein air ; les ports de plaisance ; les hébergements en attente de classement et les hébergements sans classement qui ne relèvent pas des natures d'hébergement mentionnées.

Modalités :

Perception de la taxe de séjour du 1er janvier au 31 décembre inclus ;

- Périodes de reversement de déclaration suivantes :

Période du 1er janvier au 30 juin inclus : reversement et déclaration avant le 15 juillet

Période du 1er juillet au 31 août inclus : reversement et déclaration avant le 15 septembre

Période du 1er septembre du 31 décembre inclus : reversement et déclaration avant le 15 janvier N+1

- Adopte le taux de 5 % applicable au coût par personne de la nuitée dans les hébergements en attente de classement ou sans classement non listés 

- Fixe le loyer journalier minimum à partir duquel les personnes occupant les locaux sont assujetties à la taxe de séjour à 1€

- Collecte la taxe additionnelle de 10% instaurée par le Conseil départemental de la Charente-Maritime, dans les mêmes conditions que la taxe de séjour, à laquelle elle s'ajoute. Son montant est calculé à partir de la fréquentation réelle des établissements concernés.

- Attribue intégralement le produit de cette taxe au développement touristique du territoire, notamment à travers le financement de l'Office du tourisme de Jonzac

Tarifs fixés :

• Résidence Heurtebise - Modification des tarifs

Afin de répondre aux demandes de réservation 2027, il est proposé de définir les nouveaux tarifs de la résidence Heurtebise comme suit :


• Composition et organisation du Comité Social Territorial

Il est proposé au conseil municipal d''instituer un Comité Social Territorial pour le nouveau mandat ; de recueillir l'avis des représentants du Comité Social Territorial sur toutes les questions sur lesquelles il est amené à se prononcer ; de fixer le nombre de représentants titulaires du personnel à 5 et un nombre égal de représentants suppléants ; de déterminer le maintien du paritarisme numérique en fixant un nombre de représentants titulaires et suppléants de la collectivité égal à celui des représentants du personnel (titulaires et suppléants) ; d'acter les modalités de vote retenues, c'est-à-dire le vote à l'urne et par correspondance. 

Questions diverses  : 

Eclairage : Christophe Gadrat souhaite que l'éclairage public ne fonctionne plus la nuit car il favorise les rencontres bruyantes à des heures avancées, par fortes chaleurs en particulier, sur la place du château et autres lieux. Le maire lui rappelle qu'il fait partie de ceux qui ont demandé que la lumière soit : en conséquence, modifier les horaires de fonctionnent est difficile une fois qu'ils sont programmés. De plus, un vote sera nécessaire et il n'est pas sûr qu'il aille dans le sens de Christophe Gadrat.

Convention avec les Thermes : Barbara Lachamp s'étonne que la facturation de l'eau du nouveau forage à la station thermale ne soit toujours pas opérationnelle, entraînant un manque à gagner pour la Ville. Le maire lui répond que tout est mis en œuvre pour qu'elle le soit rapidement. A suivre !


mercredi 10 juin 2026

Concours photos sur la biodiversité des territoires : votez pour votre photo favorite !

Pour la cinquième année consécutive, la Région Nouvelle-Aquitaine organisait jusqu’au 1er juin un grand concours photo à destination des jeunes Néo-Aquitains de 14 à 18 ans : « Plumes, poils, pétales ». L’heure des votes pour sa photo favorite est arrivée. Pour cela, il suffit de cliquer sur ce lien suivant : Votez pour le concours photo "plumes, poils et pétales" jusqu'au 21 juin 2026

Les photos ayant reçu le plus de vote du public seront étudiées par un jury, composé d’élus de la Région Nouvelle-Aquitaine et du Conseil régional de jeunes, ainsi que des spécialistes de la photographie. Ce jury sélectionnera les 15 photos lauréates. L’annonce des gagnants sera publiée vendredi 10 juillet sur le site internet de la Région Nouvelle-Aquitaine. Les 15 lauréats seront ensuite invités au FIFO, le festival international du film ornithologique de Ménigoute (Deux-Sèvres) qui aura lieu du 27 octobre au 1er novembre 2026. Ils inaugureront leur exposition photographique en format géant. Les jeunes gagnants participeront également à une rencontre spéciale avec des professionnels de la photographie naturaliste.

• Un jury selon les critères suivants : La capacité de la photo à interpeller sur les enjeux actuels de préservation de la biodiversité ; l'originalité de la vision : la capacité de présenter un sujet sous un angle nouveau ou de façon inédite ; l'habileté technique :maîtrise des différentes étapes techniques menant à la création d’une photographie ; le traitement photographique : l'utilisation créatrice des ressources du médium photographique (mise au point, cadrage, vitesse d’obturation, profondeur de champ, valeurs, contrastes, etc.) ; l'impact visuel de l’image : l’effet, la portée de l'image photographique sur la sensibilité du spectateur.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de Néo Terra 2, la feuille de route de la Région Nouvelle-Aquitaine en faveur de toutes les transitions, et de la stratégie régionale pour la biodiversité de Nouvelle-Aquitaine. Objectif ? Sensibiliser la jeune génération à la biodiversité. Dans le cadre de son action de préservation des milieux naturels, la Région Nouvelle-Aquitaine agit pour protéger l’exceptionnelle biodiversité de son territoire.

mardi 9 juin 2026

Saint-Césaire/L'extraordinaire découverte de Pierrette : Inauguration du nouveau parcours intérieur du Paléosite

 Situé entre Saintes et Cognac, dans le petit village de Saint-Césaire en Charente-Maritime, le Paléosite est un centre d'interprétation sur la Préhistoire, dédié à l'Homme de Néandertal et à Homo Sapiens. Créé en 2005 par le Département de Charente-Maritime, le Paléosite a été conçu avec le soutien des plus grands spécialistes mondiaux de l'Homme de Néandertal tels que le professeur Yves Coppens ou encore le professeur Bernard Vandermeersch. Depuis plusieurs années, c'est Isabelle Crevecœur, directrice de recherche au CNRS et son équipe qui sont en charge des fouilles réalisées sur le site archéologique de La Roche à Pierrot. 

À l'occasion de ses 20 ans, le Paléosite fait l'objet d'une rénovation complète en 3 phases (de 2025 à 2027) pour un budget total de 1,64 M€, financée par le Département (85%, soit 1,394 M€) et ALFRAN (15%, soit 246 000€). En lien étroit avec les chercheurs, elle permettra d'enrichir le contenu scientifique du site et de présenter de nouvelles découvertes sur la Préhistoire dans une scénographie à la fois moderne, pédagogique, ludique et plus immersive.

L'inauguration par Sylvie Marcilly, présidente du Conseil départemental (©Dépt. 17)
Exploité par la société ALFRAN dans le cadre d'une Délégation de Service Public (2023-2034), le Paléosite fait l'objet d'un programme pluriannuel de renouvellement scénographique complet intitulé « Le réveil de Plerrette ». Après le premier volet, "L'incroyable expédition", inauguré en juin 2025, le deuxième volet « Une extraordinaire découverte » qui comprend le renouvellement scénographique de la quasi-totalité des salles du centre d'interprétation, a été inaugurée récemment.

À suivre en 2027, « Vivre avec Pierrette » avec la transformation du parcours extérieur et la création du Laboratoire.

• Première salle : « La rencontre avec Pierrette »

Cette salle invite les visiteurs à plonger, aux côtés des archéologues, au cœur du gisement archéologique de La Roche à Pierrot. Au fil des pages du carnet de Jeanne, une archéologue passionnée dont les croquis et les notes prennent vie, ils découvrent qui était Pierrette, son environnement et l'importance majeure des découvertes réalisées à Saint-Césaire pour mieux comprendre l'humanité néandertalienne. Le film explore le climat et la faune du Paléolithique, retrace l'évolution des espèces humaines à travers le temps et raconte l'apparition de Néandertal, jusqu'à l'histoire singulière de Pierrette.

• Deuxième salle : « Pierrette en terre animale »

Une pause bien méritée! Après avoir captivé les visiteurs avec les révélations du premier film, Jeanne les invite cette fois à remonter le temps pour vivre une aventure aux côtés de Pierrette. Une immersion sensible et vivante qui permet d'imaginer plus concrètement ce que pouvait être la vie à l'époque de Néandertal. Réalisé en images de synthèse en partenariat avec Ubisoft, ce film plonge les visiteurs au cœur du quotidien préhistorique et prolonge l'expérience de manière ludique et immersive.


• Troisième salle : « La nuit de Pierrette »

Dans cet espace d'immersion sensoriel, l'imaginaire et les sens des visiteurs sont sollicités pour entrer dans l'esprit de Pierrette, rêver avec elle. C'est un temps dédié à la question des rituels, des croyances, pour se projeter dans le mystère d'une nuit passée sous le ciel, à ses côtés.

• ATELIERS - RENDEZ-VOUS EN TERRES PRÉHISTORIQUES

Les mercredis, samedis, dimanches hors saison et tous les jours pendant les vacances scolaires. Des ateliers participatifs sont proposés tout au long de la saison. Ils permettent de s'initier et de mettre en pratique les gestes de nos ancêtres, dans une approche à la fois ludique et pédagogique. Parure préhistorique, art pariétal, construction d'habitats, apprentissage de l'allumage du feu, taille du silex ou encore initiation à la chasse préhistorique autant d'expériences immersives pour mieux comprendre le quotidien des hommes et des femmes de la Préhistoire.

TERRA AVENTURA jusqu'au 25 juin

Le Paléosite accueille une édition spéciale Tèrra Aventura pour une aventure inédite au cours de la Préhistoire. Partez à la recherche d'indices, relevez des défis et explorez le site autrement à travers un parcours ludique et immersif, à vivre en famille ou entre amis. Une occasion unique de mêler découverte scientifique et chasse au trésor grandeur nature.

LE FESTIVAL OFF DE SAINTES S'INVITE AU PALEOSITE

Samedi 11 juillet à 18 h :  Dans le cadre du Festival Off, le Paléosite accueillera un concert de jazz, en écho à la thématique annuelle « la musique de nos origines à nos jours ». Cet événement offrira au public une expérience immersive, mêlant patrimoine et création musicale dans un cadre naturel unique. Pour prolonger ce moment convivial, une offre de restauration sera proposée sur place par le Paléosite.

PRÉHISTO'MANIA les 15 et 16 juillet

Le Paléosite lance la deuxième édition de son festival de reconstitutions préhistoriques. Pendant deux jours, le site vibrera au rythme des démonstrations et animations proposées par des quatre associations spécialisées venues de toute la France. Navigation et nourriture, musique préhistorique, tannage de peaux, poterie ancienne, taille de silex... Autant de savoir-faire ancestraux à découvrir au fil des campements installés dans le parc. Costumées et passionnées, les troupes de reconstitution vous feront revivre le quotidien de la Préhistoire à travers des stands interactifs, des démonstrations spectaculaires et des animations inédites.

CHAMPIONNAT DE TIR AUX ARMES PRÉHISTORIQUES

Les 18 et 19 août : deux journées dédiées démonstrations de tir à l'arc et au propulseur permettront aux visiteurs d'assister à des performances impressionnantes. Ce sera également l'occasion de s'initier aux techniques de chasse de nos ancêtres à travers un parcours d'une dizaine de cibles à réaliser en famille ou entre amis. Une immersion ludique et conviviale placée sous le signe de la chasse préhistorique.

LE TEMPS DES ESPRITS du 18 octobre au 3 novembre

Le Paléosite propose une expérience de visite inédite dans des lieux transformés ! Les visiteurs mènent l'enquête, participent à d'épouvantables ateliers et découvrent les animations quotidiennes revisitées. Les 30 et 31 octobre. À la tombée de la nuit, le site se métamorphose et offre une ambiance unique, propice à une exploration plus mystérieuse et immersive. Les visiteurs peuvent alors vivre un parcours nocturne frissonnant, où chaque espace révèle une atmosphère différente et intrigante.

Infos : Le Paléosite est ouvert au public individuel jusqu'en novembre et toute l'année pour les groupes. 10 h 30 - 18 h tous les jours. Fermeture de la billetterie à 17h.

• Vacances d'été : 10 h - 19 h tous les jours. Fermeture de la billetterie à 18 h.

• En juin et septembre : du mercredi au dimanche de 10 h 30 à 18 h

• Ponts et jours fériés : 10 h 30 - 18 h

CARA/Royan : Vélos Modalis, une offre complémentaire au service des habitants, de l'environnement et du dynamisme du territoire

Dans le cadre de son plan de mobilité simplifié, la Communauté d'Agglomération Royan Atlantique poursuit depuis plusieurs années le développement des mobilités douces afin de répondre aux enjeux environnementaux, sociaux et de qualité de vie qui concernent l'ensemble de notre territoire. Cette politique se traduit notamment par le déploiement des vélos en libre-service Modalis, dispositif porté par la région Nouvelle-Aquitaine et mis en œuvre localement par la CARA. 

A la suite de cette extension, plusieurs loueurs de vélos ont exprimé des interrogations quant aux conséquences de ce dispositif sur leur activité. Soucieuse de maintenir un dialogue constructif avec l'ensemble des acteurs économiques concernés, la CARA organisera avant la fin de la semaine une réunion d'information et d'échange avec les loueurs de vélos du périmètre Modalis destinée à rappeler la vocation de ce service public, à répondre aux questions légitimes des professionnels et à partager une vision commune du développement des mobilités cyclables.


Une offre publique pensée pour les déplacements du quotidien

Le service Modalis n'a jamais été conçu comme une offre touristique concurrente des professionnels du territoire. L'objectif est avant tout de faciliter les trajets domicile-travail, les déplacements scolaires, l'accès aux services et les déplacements de proximité des habitants. Son fonctionnement repose sur des caractéristiques spécifiques qui le distinguent clairement de l'offre commerciale : une location exclusivement individuelle, une obligation de prise et de restitution dans des stations dédiées, un parc limité à une cinquantaine de vélos sur l'ensemble du territoire, une durée d'utilisation calibrée pour les déplacements du quotidien, avec un abonnement mensuel à 8 euros.

Une réponse concrète aux enjeux environnementaux et sociaux

Les vélos Modalis constituent ainsi une réponse adaptée aux déplacements urbains de courte distance, entre Saint-Palais-sur-Mer, Vaux-sur-Mer, Royan, Saint-Georges-de-Didonne et Saujon, contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, les nuisances et la congestion routière. Cette politique répond également à un objectif social fort : permettre à chacun d'accéder à une solution de mobilité abordable, y compris les personnes qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour acquérir un vélo à assistance électrique ou pour recourir à une location professionnelle sur une longue période pour des usages quotidiens.

Des professionnels du vélo au cœur de l'attractivité touristique

La CARA tient également à rappeler le rôle essentiel joué par les loueurs du territoire dans l'économie locale et l'attractivité touristique de Royan Atlantique.  Le territoire compte plusieurs dizaines de professionnels proposant une offre diversifiée de plusieurs milliers de vélos, adaptée aux besoins des visiteurs, des familles, des groupes et des pratiques de loisirs. Cette offre constitue un atout majeur pour la découverte de notre destination. Les cinquante vélos Modalis déployés à l'échelle de l'agglomération ne sauraient être comparés aux capacités d'accueil et aux services proposés par les professionnels, dont les activités répondent à des usages très différents. 

Une collectivité engagée depuis plus de vingt ans pour le développement du vélo

Au-delà du service Modalis, la CARA accompagne depuis plus de vingt ans le développement de la pratique cyclable à travers la réalisation d'infrastructures et l'aménagement d'itinéraires sécurisés. Le schéma directeur cyclable porté par l'aggiomération représente un investissement majeur au service de tous les usagers. Il favorise les déplacements du quotidien, améliore le cadre de vie des habitants et participe directement au développement de l'activité des professionnels du vélo en renforçant l'attractivité du territoire.

La CARA demeure convaincue que la réussite des politiques de mobilité repose sur la complémentarité entre l'action publique et l'initiative privée. C'est dans cet esprit de dialogue. de transparence et de coopération qu'elle souhaite poursuivre les échanges avec l'ensemble des acteurs concernés.

Le nouveau défi de Tony Moggio : 700 km à la force des bras pour relier l'Atlantique à la Méditerranée. Première étape : Royan - Saint Thomas de Conac

Tony Moggio : « Je ne marche plus, mais je continue d'avancer » 

Tony Moggio, ancien rugbyman devenu tétraplégique, annonce un nouveau défi sportif et solidaire d'envergure : du 10 au 25 juin 2026, il parcourra à la seule force des bras et de son mental d'acier plus de 700 km en handbike, reliant Royan à Sète en 13 étapes, le long du Canal des deux mers. Ce challenge exceptionnel, préparé depuis plusieurs mois, verra Tony traverser la France d'ouest en est, à raison d'une étape par jour, avec une moyenne de 54 km quotidiens. Chaque étape sera l'occasion de mobiliser le public, les médias et les partenaires locaux autour de la question de l'inclusion, de l'accessibilité et du dépassement de soi.

Etapes (départ à 10h) :

10/06/2026: Royan (Esplanade Kérimel) -> Saint-Thomas de Conac

11/06/2026 : Saint-Thomas de Conac (Grange d'Allouet) -> Villeneuve (33)

12/06/2026 : Villeneuve (Port de Roque de Thau) —> Bordeaux

13/06/2026 : Bordeaux (Miroir d'eau) -> Saint Brice

14/06/2026 : REPOS

15/06/2026 : Saint Brice (Écluse de Saint-Brice) -> Le Mas d'Agenais

16/06/2026 : Le Mas d'Agenais (Écluse du Mas) -> Bon Encontre

17/06/2026 : Bon Encontre (Écluse d'Agen) -> Castelsarrasin

18/06/2026 : Castelsarrasin (Écluse de Saint-Martin) —> Toulouse

19/06/2026 : Repos

20/06/2026 : Toulouse (Écluse Bayard) -> Castelnaudary

21/06/2026 : Castelnaudary (Mairie) -> Carcassonne

22/06/2026: Carcassonne (Capitainerie du Port du Canal du Midi) -> Roubia

23/06/2026 : Roubia (Pont du Canal) —> Béziers

24/06/2026 : Repos

25/06/2026 : Béziers (Base de loisirs de l'Orb) -> Sète (Complexe Sportif du Lido)

Ce projet, qui nécessite une logistique rigoureuse et l'accompagnement d'une équipe professionnelle, s'inscrit dans la continuité des exploits déjà réalisés par Tony Moggio, comme la traversée du golfe de Saint-Tropez à la nage et la descente en tandem ski de la Vallée Blanche, le plus prestigieux itinéraire de ski hors-piste glaciaire au monde. À travers ce nouveau défi, Tony souhaite démontrer que la détermination permet de franchir toutes les barrières, et inspirer un large public à croire en ses propres capacités.

• L'EQUIPE RAPPROCHEE DE TONY POUR LE DEFI

« Je serai entouré d'une équipe solide, humaine et engagée »

• Mon père, Jean-Claude Moggio, 69 ans, sera responsable des aspects liés à mon handicap. Il assurera également le ravitaillement en eau et nourriture pendant les étapes.

• Frédéric Martinez, mon ami et membre n°2 de l'équipe, l'assistera au quotidien.

• Mon beau-frère gérera la logistique des itinéraires, les éventuelles déviations et tout imprévu sur le parcours.

• Nos épouses se chargeront des transferts entre les hôtels, assurant le confort logistique entre chaque étape.

• Une voiture d'assistance nous accompagnera pour la sécurité, les réparations mécaniques, le ravitaillement et le changement de vêtements.

• Enfin, une assistance téléphonique spécialisée sera mobilisable à tout moment pour résoudre les éventuelles pannes majeures tout au long du Canal des 2 Mers. 

• BIOGRAPHIE

Né en 1985 à Toulouse, Tony Moggio grandit dans le Sud-Ouest où il se passionne très tôt pour le rugby. Talonneur prometteur, il évolue dans plusieurs clubs régionaux jusqu'à ce qu'un accident lors d'un match en 2010 bouleverse sa vie : une section complète de la moelle épinière le rend tétraplégique. Refusant de se laisser définir par le handicap, Tony décide de transformer cette épreuve en moteur d'action.

Il entame alors un parcours de reconstruction marqué par la résilience, l'optimisme et l'engagement. Devenu conférencier, auteur et sportif accompli, Tony multiplie les défis pour prouver que la détermination permet de repousser les limites. Il intervient régulièrement dans les entreprises, les écoles et les médias pour sensibiliser à l'inclusion et inspirer tous ceux qui doutent de leurs capacités.

Egalement auteur, Tony a sorti à l'été 2025 son quatrième ouvrage : Un amour infini - Le chemin des aidants familiaux. Il partage son histoire et ses valeurs à travers ses écrits et ses interventions publiques.

Tony Moggio incarne aujourd'hui la force de l'engagement, la solidarité et la conviction que rien n'est impossible.

Pourquoi la Région Nouvelle-Aquitaine et les acteurs de l’apprentissage tirent-ils la sonnette d’alarme ?

Lundi 8 juin à Pessac, Karine Desroses, vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’emploi, et plusieurs personnalités et acteurs de la formation et de l'apprentissage ont déposé symboliquement une couronne mortuaire pour dénoncer le désengagement de l’État en matière d’apprentissage

De gauche à droite : Gérard Gomez, présidente de la Chambre régionale des métiers de l’artisanat, Sophie Gaborieau, directrice de la fédération régionale des maisons familiales et rurales de Nouvelle-Aquitaine, Karine Desroses, vice-présidente du Conseil régional en charge de la formation et de l’apprentissage et Christophe Richard, directeur de la fédération des maisons familiales et rurales de Charente-Maritime ont déposé une gerbe avec la mention « A l’apprentissage » au Centre régional Vincent Merle à Pessac
© Région Nouvelle-Aquitaine – Sébastien Blanquet-Rivière
Cette action, qui vise à alerter sur les conséquences de cette décision pour les jeunes, les entreprises et les territoires, intervient après la découverte par les Régions de l’ampleur du désengagement de l’Etat en matière d’apprentissage, qui se traduirait par une baisse de 88% des dotations qui leur sont destinées. En Nouvelle-Aquitaine, les financements attendus passeraient ainsi de 40 millions d’euros à seulement 5 millions d’euros. 

 La couronne mortuaire déposée ne symbolise pas la mort de l’apprentissage. Elle symbolise le risque de voir disparaître les investissements qui permettent à l’apprentissage de se développer dans les territoires, de moderniser les CFA et de répondre aux besoins des entreprises.

Ce que finance la Région Nouvelle-Aquitaine pour l’apprentissage :

 Depuis la réforme de 2018, qui a recentralisé la compétence apprentissage, les Régions demeurent les principaux investisseurs dans les centres de formation d’apprentis (CFA).

En Nouvelle-Aquitaine, chaque euro perçu au titre de l’apprentissage a été réinvesti dans le développement et la modernisation des équipements de formation.

Depuis le début de la mandature, 125 millions d’euros ont été investis dans les CFA ; une cinquantaine d’opérations de construction, d’extension ou de réhabilitation ont été engagées ; près de 1 500 équipements pédagogiques et plateaux techniques ont été financés ; près de 50 millions d’euros ont été consacrés au maintien et au développement de formations d’apprentissage ; plus de 3 000 formations ont été soutenues ; près de 40 000 apprentis ont bénéficié de ces investissements.

 Depuis le début du mandat, la Région Nouvelle-Aquitaine a investi 125 millions d’euros dans les CFA, engagé une cinquantaine d’opérations de construction, d’extension ou de réhabilitation, financé près de 1 500 équipements pédagogiques et plateaux techniques, mais aussi consacré près de 50 millions d’euros au maintien et au développement de formations d’apprentissage, et soutenu 40 000 apprentis à travers plus de 3 000 formations.

Derrière les chiffres, un choix de société :

 Ne plus investir dans l’apprentissage, c’est renoncer à l’ascenseur social, à la transmission des entreprises, à la cohésion territoriale, c’est assécher les territoires et notamment les territoires ruraux, c’est décourager les jeunes de choisir cette voie d’excellence et c’est décourager les chefs d’entreprises de recruter des jeunes.

 Ce que les investissements régionaux ont rendu possible

 Des équipements structurants ont été financés grâce aux fonds alloués à l’apprentissage, avec notamment la construction de la tonnellerie du futur à Cognac (6 millions d’euros) ; le renouvellement des engins de travaux publics au CFA agricole de Venours dans la Vienne (2,4 millions d’euros) ; la construction de la Maison de l’Industrie à Limoges (2 millions d’euros) ; la réhabilitation du CFA Bâtiment de Chasseneuil sur Bonnieure (1,5 million d’euros) ; des travaux pour l’accueil des apprentis en situation de handicap du Lycée d’Ahun dans la Creuse (1,2 million d’euros) ; la construction d’un CFA sanitaire et social à Niort (1,3 million d’euros).

 Ce que les financements régionaux ont permis de maintenir et de soutenir

 L’action de la Région a également permis de maintenir des formations de proximité à faible effectif et de soutenir des formations dans les secteurs en tension de recrutement.

 Dorénavant ces formations sont menacées, purement et simplement, de disparition.

 Parmi elles, on peut citer lle CAP Charpentier bois à Felletin dans la Creuse ; le Brevet professionnel de Bûcheron à Meymac en Corrèze ; le CAP Pâtissier à Loudun dans la Vienne ; le Bac professionnel Conduite de l’entreprise vitivinicole à Saint-Yzans-du-Médoc en Gironde. Sans soutien public, ces formations de proximité pourraient être fragilisées, voire amenées à disparaître.

L’apprentissage constitue un levier majeur d’insertion professionnelle, de développement économique et de cohésion territoriale. Les acteurs réunis aujourd’hui à Cap Métiers Nouvelle-Aquitaine demandent au Gouvernement de revenir sur cet arbitrage.

Jonzac/Inauguration du nouveau jardin des douves : « Ce jardin est un espace de découverte et de plaisir » souligne Christophe Gadrat

Mercredi dernier, s'est inauguré le nouveau jardin des douves dont les carrés ont été entièrement refaits et plantés. Le site, situé près du chemin de ronde, est désormais doté de l'électricité et d'un robinet à proximité qui facilitera les arrosages en été. Emmanuel Froissard, propriétaire de la parcelle, a également tenu à restaurer les maçonneries afin redonner à l'ensemble un aspect correspondant aux règles initiales du jardin médiéval 


Christophe Gadrat - président des Amis de Jonzac dans une vie antérieure et désormais membre de l'association du Jardin des Douves - présenta cette création qui a nécessité une belle mobilisation des mains vertes durant plusieurs semaines : « Quel plaisir de vous voir si nombreux pour l’inauguration du Jardin des Douves. Vous le savez peut‑être : Jonzac fait partie des très rares villes de France, avec le Mont‑Saint‑Michel, à posséder deux jardins médiévaux. C’est une fierté, et aujourd’hui nous redonnons vie au premier d’entre eux. Après plusieurs mois de rénovation, ce jardin retrouve son charme d’origine. Nous avons travaillé à la fois sur la sécurité du lieu et sur le respect des règles médiévales : organisation des espaces, choix des plantes, circulation. Tout a été pensé pour offrir une immersion authentique. Vous pourrez y découvrir 64 plantes typiques du Moyen Âge, entre plantes nourricières, plantes médicinales et tinctoriales. Certaines servaient à soigner, d’autres à cuisiner, d’autres encore à parfumer ou protéger. En particulier, vous ne verrez pas de tomates qui ne sont arrivées en France qu’au XVIème siècle, vers 1590, en provenance d’Amérique du Sud. Pas de pommes de terre non plus qui nous viennent des Andes du XVIème siècle également avec une adoption progressive grâce à des figures comme Antoine-Auguste Parmentier, d’où le nom du hachis éponyme ! Le jardin sera ouvert tout l’été, certains jours en visite libre, d’autres avec un guide pour vous raconter les petites histoires et les grandes traditions de l’époque. Et parce qu’un jardin médiéval doit aussi être un lieu vivant, nous organiserons des soirées médiévales avec musique, contes et ambiance d’autrefois.

Ce jardin, c’est un morceau de notre histoire, mais aussi un espace de découverte et de plaisir. Vous pourrez d’ailleurs découvrir sur les panneaux disposés plusieurs éléments historiques, ainsi que des anecdotes sur les usages médicinaux de l’époque, parfois étonnants lorsqu’on les compare à la médecine moderne ».


Cette rencontre s'est terminée par le verre de l'amitié. Les personnes qui désirent visiter le jardin sont invitées à s'inscrire grâce au QRcode ci-dessous. 

Durant les journées des jardins, samedi et dimanche, plus de 80 personnes ont découvert cette nouvelle étape touristique. 

Exemple de panneau sur la Tanaisie

Jonzac : La Sagesse, l'histoire peu banale d'une école dont les locaux hébergèrent un hôpital durant la Première Guerre mondiale, puis la Kommandantur allemande...

Vendredi, s'est inauguré le nouveau jardin médiéval de la Sagesse. Comme l'a rappelé Annie Lavaud, co-présidente de l'association des Amis de Jonzac, il est situé dans un parc qui appartenait autrefois à l'école de la Sagesse, ouverte aux jeunes filles. Les bâtiments sont aujourd'hui occupés par la Communauté de Communes de Haute-Saintonge et le Département. Il y a quelques années, l'historien Jean-Claude Arrivé, qui présida l'Université d'Eté, s'était penché sur l'histoire de ce lieu aux occupations peu banales puisqu'il accueillit un hôpital pour les blessés de guerre en 1914-1918, puis la Kommandatur durant l'occupation allemande. Fort heureusement, par la suite, l'enseignement y retrouva sa mission première... 

La fondation de la Congrégation des Filles de la Sagesse date de 1703. Elle est l’œuvre du Père Louis-Marie Grignon de Montfort, cofondateur avec Marie-Louise Trichet, religieuse. Cette congrégation se voit confier la charge d’assurer l’instruction aux enfants déshérités et des soins aux plus pauvres.

Reconnue par un décret impérial en 1811, la Congrégation s’installe à Jonzac en 1828 à la demande de Jacques Blanc Fontenille, Maire de la ville, qui souhaite apporter une aide aux malades et aux indigents de la ville. Les « sœurs grises » – appelées ainsi en référence à leur vêtement – apportent tout d’abord secours à domicile, avant d’être chargées de l’instruction des cours primaires donnés aux petites filles indigentes. Vers 1860, la ville disposant d’une salle d’asile gratuite (située à l’emplacement de l’ancienne « Pizzeria Pinocchio », rue des Carmes), confie la totalité des classes de l’école communale aux sœurs de la Sagesse. Cette situation dura jusqu’en 1881.

Une intégration réussie à Jonzac

En plus de leurs activités gratuites pour la ville de Jonzac, les religieuses tiennent un pensionnat privé et payant dans leurs locaux situés, à l’époque, dans l’ancien Hôtel de la Poste de la Grand’rue (devenue rue Sadi Carnot en 1893). Les sœurs voient leurs efforts récompensés tant par l’instruction dispensée aux jeunes filles que par les soins apportés à la population locale.

Avec l’aide de la Fabrique – ancêtre du Conseil économique paroissial – et en bénéficiant de legs et de dons, la Sagesse s’agrandit par des achats immobiliers. Dans les années 1870, les religieuses quittent leurs locaux devenus trop exigus pour s’installer dans un autre lieu de la Rue Sadi Carnot, occupé à ce jour par l’antenne des Archives départementales et le siège de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge.

La Chapelle de la Sagesse, construite vers 1879, fédère toutes les énergies pour le développement de l’enseignement à Jonzac. Cependant, suite à la volonté de la municipalité jonzacaise de laïciser le corps enseignant de l’école publique qu’elle souhaite rendre gratuite pour tous, les religieuses réagissent en ouvrant également de nouveaux cours gratuits, rue Sadi Carnot. La concurrence tourne rapidement à l’avantage des sœurs qui voient augmenter leurs effectifs au détriment de l’école publique. Cette première querelle avec la municipalité républicaine jonzacaise n’est qu’un avertissement. Vingt ans plus tard, le gouvernement d’Émile Combes promulgue les lois anticléricales interdisant l’enseignement aux congrégations religieuses et les sœurs doivent abandonner leur activité d’enseignantes, entraînant un désarroi total parmi leurs élèves et aussi dans la population. Dispersées, la plupart des religieuses regagnent leur maison mère située à Saint-Laurent sur Sèvre en Vendée. Seule la Mère Supérieure, entourée de quelques sœurs, demeure sur place pour garder les locaux dont l’institution est propriétaire. La Loi de Décembre 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État accentue le trouble subi par les religieuses de la Sagesse, privées d’une activité qu’elles avaient si bien conduite durant plusieurs dizaines d’années.

De l’éducation à l’infirmerie

Dès le début de la guerre 1914-1918, le bâtiment est réquisitionné par le gouvernement et, durant tout le conflit, la Sagesse est transformée en un hôpital pour les blessés de guerre.

La Sagesse réquisitionnée en 1914 pour servir d’Hôpital militaire

A partir de 1919, l’Abbé Foucher, curé-archiprêtre de Jonzac, demande que la Sagesse redevienne une école libre. Ainsi naît l’externat « Jeanne d’Arc ». Aux cours dispensés à l’école primaire et secondaire, s’ajoute un jardin d’enfants en 1930. 


Les sœurs reviennent à leur vocation première : l’enseignement. Ce répit est de courte durée puisque. Dès 1940, le bâtiment est une nouvelle fois réquisitionné par les Allemands qui en font le siège de la Kommandantur de sinistre mémoire. Cette situation perturbe une nouvelle fois le fonctionnement de la Sagesse. Les classes primaires conservent les locaux situés au fond du parc, où se trouve aujourd’hui la Chambre de Commerce et d’Industrie. Le pensionnat et les classes secondaires sont transférés dans des lieux « plus sûrs » au domaine de la Pérauderie sur la route de Saint-Martial de Vitaterne jusqu’en 1945-1946. 

Après la Seconde Guerre mondiale, il faut procéder à la réfection de la Chapelle, incendiée en 1944 avant le départ de l’occupant allemand. Les travaux s’effectuent vers 1950, mais la consécration de la cloche n’intervient qu’en 1954. Lors de la cérémonie pour sa bénédiction et son installation définitive, elle est parée d’une robe en papier de crépon blanc du meilleur effet, ce qui ne manque pas d’impressionner l’assistance. Le baptême s’effectue en présence de Mgr Liagre, Évêque de La Rochelle et Saintes, et du Père Marcel Lesterlin, curé de la Paroisse. La cloche est baptisée « Marie-Adeline » en souvenir du prénom de la Mère Supérieure de l’époque. Sa marraine, Jeanne Coutin, fut probablement l’une des bienfaitrices du lieu.

Une nouvelle étape dans le développement de l’Institution

A partir de 1948, la Sagesse démarre une nouvelle phase dans son développement. Le cours primaire de l’externat « Jeanne d’Arc » fusionne avec le cours secondaire « la Sagesse » pour former l’institution « Notre Dame de la Sagesse ». Ce fut, vraisemblablement, l’époque où l’institution atteignit son plus grand rayonnement à Jonzac. Beaucoup de nos contemporaines se souviennent, non sans émotion, de l’heureux temps où elles ont accompli leur parcours scolaire dans ces locaux, aujourd’hui transformés pour d’autres fonctions.

L’enseignement était dispensé jusqu’au baccalauréat. L’objectif était d’allier un bon niveau d’étude à une solide éducation. Aux matières classiques (lettres, latin, grec, langues, sciences), s’ajoutait l’enseignement technique (couture, broderie, solfège, gymnastique) destiné à préparer les jeunes filles à leur rôle d’épouse et de mère de famille. L’instruction religieuse occupait une place importante comme dans toute institution confessionnelle. Le catéchisme était obligatoire ainsi que le suivi de l’histoire sainte. La messe était célébrée deux fois par semaine à la Chapelle, les jeunes pensionnaires étaient tenues d’y assister ainsi qu’à la messe dominicale. Elles étaient invitées à réciter le chapelet régulièrement et à suivre le premier vendredi du mois une cérémonie en l’honneur du Saint Sacrement. En outre, les jeunes filles participaient aux processions organisées au sein de la paroisse et aux manifestations religieuses se déroulant pendant le mois de Marie (Mai).

L'Ecole comptait 150 élèves et 80 internes

La vie au sein de l’établissement

Les religieuses, soucieuses de l’ordre au sein de l’établissement, imposaient une discipline ferme : la tenue, l’ordre, la politesse et l’exactitude étaient de rigueur. Des temps de silence étaient exigés.

Les conditions matérielles du quotidien étaient sommaires. L’ordinaire du réfectoire était élémentaire et en grande partie alimenté par le jardin potager. Il était amélioré pour les repas du dimanche et les fêtes carillonnées, mais le règlement autorisait les parents à apporter des provisions supplémentaires.

Dans les années 50, les dortoirs étaient collectifs. La toilette quotidienne était effectuée à l’eau froide et il fallut attendre l’installation de douches, quelques années plus tard, pour que les jeunes pensionnaires jouissent d’une toilette à l’eau chaude.

Il y avait une distinction entre les jeunes internes, qui retournaient chez leurs parents pour les vacances scolaires, et les externes qui, par définition, n’étaient présents dans l’établissement que durant la journée. Les premiers enviaient la liberté des seconds, même si une sortie mensuelle dans leur famille leur était accordée.

Les jours de foire pouvaient aussi être l’occasion d’une visite d’un proche pendant la récréation ou à l’heure du déjeuner, de même une sortie était autorisée après la messe dominicale.

Pour atténuer les effets d’une vie plutôt austère, des fêtes se préparaient tout au long de l’année. Ainsi des représentations théâtrales étaient données par les jeunes filles et présentées aux familles en fin d’année. Les déguisements, les rôles à tenir comblaient de joie les pensionnaires. Pourtant les fêtes ayant le plus marqué les jeunes esprits étaient les kermesses organisées chaque année. Sur des stands, des jeux étaient proposés et des gourmandises offertes, sur un fond de chants pour entretenir l’ambiance. Toutes ces activités permettaient de recueillir un peu d’argent pour aider l’institution.

Une nouvelle orientation

Malgré tous les efforts prodigués par le personnel religieux de l’établissement, les effectifs diminuaient régulièrement au profit de l’école publique.

En 1962, il est procédé à la fermeture des classes secondaires suscitant une phase de réflexion sur le devenir de l’établissement. Les sœurs de la Sagesse, fidèles au principe d’aide apportée aux plus défavorisés, constatent qu’il n’existe pas d’établissement spécialisé pour les enfants en grande difficulté scolaire dans l’arrondissement de Jonzac. Elles font des démarches auprès de la Direction Départementale des Affaires sanitaires et sociales en vue d’ouvrir un Institut Médico–Pédagogique et Professionnel. Elles obtiennent un agrément provisoire et, en septembre 1965, la rentrée accueille 44 filles de 7 à 18 ans encadrées par 15 religieuses et 6 employées laïques.

L’école primaire et maternelle se tenant dans le pavillon du fond du jardin, occupé à ce jour par la Chambre de commerce et d’industrie, ferme en 1967 permettant à l’IMP de se déployer sur l’ensemble des bâtiments. Les nouveaux pensionnaires y trouvent une structure destinée à les insérer dans la vie. Les filles suivent un enseignement ménager et de couture.

A partir de 1980, après de gros travaux dans l’établissement pour s’adapter aux exigences de l’enseignement, la mixité par le recrutement fait son apparition. L’arrivée d’un personnel masculin entraîne progressivement le départ des sœurs de la Sagesse.

En 1986, les deux dernières religieuses quittent l’établissement de la rue Sadi Carnot, clôturant ainsi la présence de la congrégation religieuse de la Sagesse à Jonzac depuis 150 ans.

En 1997, les locaux devenus vétustes et ne correspondant plus aux normes de sécurité en vigueur ne sont plus adaptés à leurs fonctions ; l’IME quitte les lieux et s’installe dans son emplacement actuel à la Pouyade.

La ville de Jonzac achète l’ensemble des immeubles l’année suivante. En 2003, une partie de l’immeuble nord est vendue à la Communauté de Communes de Haute-Saintonge qui y installe son siège. L’aile sud-est est vendue au département de la Charente-Maritime pour établir une antenne des Archives départementales.

Sœur Marie Lucie devant le jardin d'enfants

Jean-Claude Arrivé

Sources : Délibération du Conseil Municipal de la ville de Jonzac 1880-1998. Extrait de l’exposition faite aux Archives départementales à Jonzac (2007-2008). Interview d’anciennes élèves : Annie Robert et Ginette Texier.