L'information journalistique en Charente-Maritime : portraits, actualités politiques,
vie culturelle, artistique, patrimoine, histoire, voyages
dimanche 6 novembre 2011
Jonzac : Marie José Chevrier démissionne du conseil municipal
Adjointe aux affaires scolaires, élue depuis plus de dix ans, Marie José Chevrier a donné sa démission du conseil municipal le 1er octobre dernier. Dans le courrier qu’elle a adressé à Claude Belot, premier magistrat, elle invoque « des raisons personnelles ».
« Ce fut une expérience très intéressante. Je suis contente d‘avoir participé aux nombreuses réalisations entreprises par la mairie, celle du Plongeoir en particulier, aménagement que j’ai suivi de près. Pour moi, l’essentiel a été d’être proche des Jonzacais ».
Elle sera remplacée par Denise Génard. Par contre, on ignore qui reprendra le poste d’adjoint qu’elle occupait jusqu’alors.
Qui a volé le coffre de la mairie de Jonzac ?
Durant le week-end du 7 octobre, des intrus ont fracturé la porte d’entrée de la mairie de Jonzac avec un pied-de-biche. Une fois dans les locaux, ils ont descellé le coffre qu’ils ont emporté. Lorsque les élus se sont aperçus de cette disparition, ce fut la stupéfaction et l’émoi. Le coffre contenait de l’argent liquide venant de différentes régies municipales. Plainte a été déposée et une enquête ouverte.
La gendarmerie a rapidement fait le lien avec ce qu’il est convenu d‘appeler "le gang des mairies". En effet, celle de Jonzac n’est pas la seule à avoir reçu de la visite. Plus de quarante mairies ont été cambriolées ces derniers mois. C’est à Tonnay-Charente, alors qu’ils étaient en pleine action que des gens du voyage - un père, son fils et son gendre - ont été pris en flagrant délit. S’ils ont reconnu leur participation aux cambriolages des mairies de Périgny, Aytré et Lagord, ils ont nié les vols commis ailleurs, en Charente-Maritime, Charente, Deux-Sèvres et Vendée. Il est possible que des bandes les aient imités sur d’autres secteurs, dont Jonzac pourrait faire partie. Le coffre a d’ailleurs été retrouvé, mais vide. Espérons que nous en saurons un peu plus dans les semaines qui viennent !
Il y a deux ans, la ville de Montendre a connu le même scénario avec la disparition de la recette du Festival Free Music (perçue le vendredi soir). Des milliers d’euros envolés, coffre subtilisé puis abandonné dans le marais, sans rien à l’intérieur bien sûr… Là aussi, beaucoup de questions mais pas de réponse, si ce n’est que la mairie n’aurait jamais dû « abriter » sous son toit cet argent venant d’une association…
mercredi 2 novembre 2011
Lumières romanes
en Charentes
Ce beau livre réalisé par un triptyque constitué d’Isabelle Oberson, Maggie Cole et Philippe Julien Labruyère présente 110 églises romanes dans les départements de la Charente et de la Charente-Maritime, soit que 260 photos…
En réunissant une historienne d’art, une traductrice chargée des textes en anglais et un photographe averti, François Julien Labruyère, directeur des Éditons du Croît Vif, s’est lancé un défi. Publier un livre de prestige qui manquait jusqu’alors dans le vaste domaine du patrimoine charentais. Il a été présenté vendredi dernier à l’hostellerie Saint Julien où la petite chapelle s’est prêtée, avec une grâce particulière, à ce baptême officiel.

Fruit d’un travail d‘équipe ayant reçu la bénédiction de l’Atelier du Patrimoine, cet ouvrage met en valeur, par l’image, les édifices religieux construits dans les anciennes paroisses.
L’influence de la lumière sur le photographe a été déterminante.
Avec son regard d’artiste, Philippe Julien Labruyère a choisi de rendre hommage à ces vaisseaux d’éternité érigés par les bâtisseurs des XIe et XIIe siècles, à l’âme de la pierre et aux sculptures romanes qui, sans cesse, nous émeuvent. Cette quête a été longue et minutieuse, du bon éclairage des prises de vue à la sélection finale, toujours délicate.
Eliminer pour ne retenir que les meilleurs clichés (passer de 3 500 à 260 !) est un moment difficile, c’est pourquoi il s’est entouré d’un conseil averti ! « Mon ambition a été de mettre en valeur ces œuvres intemporelles. C’est un croisement des dimensions historiques, architecturales, culturelles, artistiques et spirituelles. Je souhaite faire ressentir la beauté et les émotions qui se cachent derrière chaque détail » dit-il.
Isabelle Oberson a restitué chaque église dans son contexte historique. « De la Charente Limousine à la Haute Saintonge, avec une petite échappée à la pointe du Médoc, les églises, parfois d’une simplicité extrême, éveillent des sentiments. Toutes illustrent la richesse et la diversité d’inspiration des constructeurs » explique-t-elle. À l’époque, les grands ateliers de création se trouvaient à Angoulême et Saintes.
La préface a été confiée à l’écrivain aux attaches rochelaises, Éric Fottorino : « Romanesque reflections : traduit dans la langue de Shakespeare, le titre tout en reflets de ce superbe ouvrage ouvre en grand les portes de mon inconscient ; je n’ai jamais pu prononcer l’expression “art roman“ sans entendre aussitôt art du roman, donc du mystère, du romanesque, noces d’un monde réel et d’un monde rêvé. D’instinct, je n’ai jamais séparé l’art roman d’un grand bain de lumière ».
La lumière, elle vient de tous les côtés en effet, du message universel d’espérance que ces édifices ont véhiculé à travers les siècles, des compagnons qui les ont érigés vers le ciel et de cette ambiance portée par l’élan de la foi qui arrive jusqu’à nous…
De Talmont sous la brume à l’église d’Aubeterre en passant par Aulnay, ne manquez pas cet itinéraire qui enrichira joliment votre bibliothèque.
• Livre réalisé par Isabelle Oberson, historienne d’art, responsable de l’Atelier du Patrimoine, Maggie Cole, écrivain d’origine anglaise, Philippe Julien Labruyère, photographe. Paru aux éditions du Croit Vif, 39 euros.Contact Paola Authier 05 46 97 46 52 paolaauthier@croitvif.com
Ségolène Royal
s’invite à la maison ?
En se faisant élire député de la circonscription de La Rochelle en juin 2012, Ségolène Royal cherche-t-elle à faciliter la conquête de la Charente-Maritime, seul département de la région Poitou Charentes qui résiste à la Gauche à chaque cantonale ? Il y a tout lieu de le croire.
Ségolène Royal ne retournera pas dans Les Deux Sèvres. Certes, en 2012, elle briguera un nouveau siège de député, mais elle a choisi une circonscription de Charente Maritime, La Rochelle où Maxime Bono effectue son troisième mandat. Le successeur de Michel Crépeau n’est nullement affecté par les ambitions de l’actuelle présidente de la Région. En effet, il a décidé de ne pas se représenter aux élections législatives, préférant se consacrer à la ville de La Rochelle et surtout à la nouvelle CDA qui comprendra 12 communes supplémentaires. Ainsi, cette communauté, riche de trente communes, dépassera les 160 000 habitats. Il a du travail sur la planche !
L’objectif poursuivi par Ségolène Royal serait double. D’une part, elle chercherait à obtenir la présidence de l’Assemblée Nationale, dit-on. D’autre part, elle a une revanche à prendre sur Dominique Bussereau qui occupe les fonctions de président de Conseil Général. Le “déloger“ pourrait lui être fort agréable ! Jusqu’à présent, l’un de ses fidèles lieutenants, Bernard Lalande, maire et conseiller général de Montendre, n’est jamais parvenu à imposer la Gauche dans le département des mouettes.
Actuellement, la Charente-Maritime ne compte qu'une seule femme député, Catherine Quéré (Saintes/Saint Jean d'Angély)Parfois, le score fut très serré (face à Claude Belot en particulier), mais en vain. Depuis ces dernières années, l’écart s’est creusé. Bien connue sur la scène politique, pugnace et courageuse, Ségolène Royal pourrait peser de tout son poids pour inverser cette tendance et permettre au parti socialiste et à son nouveau leader, David Baudon, de conquérir la Maison de la Charente-Maritime.
Toutefois, les choses risquent d’être plus compliquées qu’il n’y paraît, même en cas de victoire de François Hollande aux Présidentielles. Ségolène Royal n’a obtenu que 7 % des voix aux Primaires : elle ne fait donc pas l’unanimité parmi les siens. Par ailleurs, l’UMP ne se laissera pas faire, à commencer par Dominique Bussereau, appelé à traiter les dossiers rochelais avec elle !
Bref, avec deux anciens ministres en lice, les mois qui viennent risquent d’être animés, Dominique Bussereau se trouvant en campagne en Saintonge et Ségolène Royal en Aunis. La presse, qu’on sait en crise, ne devrait pas avoir trop de mal à vendre du papier !
Le Rotary-Club de Barbezieux
apporte son soutien
au Père Pedro
Organisé par le Rotary club que préside Didier Moreau, ce concert exceptionnel, donné en l’église Saint-Mathias de Barbezieux le 5 novembre prochain, a pour objectif d’aider l’œuvre entreprise par le Père Pedro depuis 1989 à Madagascar.

Depuis maintenant 20 ans, le Père Pedro se bat pour lutter contre la misère à Madagascar. Installé auprès de la population malgache qui vit sur le site de la décharge d’Antananarivo, il multiplie les actions pour améliorer le quotidien. Toute la journée, les femmes retournent les ordures dans l’espoir de trouver un peu de nourriture, des bouts de fer ou du charbon…
Depuis deux décennies, le combat par le père Pedro a pour but d’améliorer leurs conditions de vie : « Au troisième millénaire, que des gens vivent dans ces conditions là est un scandale mondial ». Le père Pedro se bat pour sortir les hommes et les femmes de ce tas d’ordures : « si on ne fait rien, un jour, ils retourneront leur fourche de misère ».
En 20 ans, le Père Pedro a construit 18 villages, 3 000 logements, 80 écoles, collèges et lycées, quatre crèches, un hôpital et des dispensaires. Leur quotidien s’est amélioré, mais la misère n’a pas disparu. Le combat continue, chaque jour, heure après heure.
Au total, 3 500 familles vivent autour de la décharge d’Antananarivo, c’est-à-dire 16 000 personnes. Pour lutter contre la misère, le Père Pedro a créé 2 700 emplois, notamment dans les carrières qui entourent la décharge.
Chaque matin, des centaines d’enfants traversent cette décharge pour aller à l’école. Afin de les nourrir, l’association Akamasu (qui signifie “les bons amis“), créée par le Père Pedro, achète chaque année plus de 600 tonnes de riz. L’une de ses fiertés, c’est le stade qu’il a construit pour les élèves : « À la fin, il y a eu quelques engins, mais on a entamé ce travail colossal à la main. Nous avons repoussé la décharge, mais elle est toujours là ». Les terres, que le père Pedro occupe, lui ont été concédées par l’État. « On est heureux malgré tous les problèmes, les drames et les souffrances que l’on subit en ville. Nos jeunes veulent aller de l’avant. Quand vous voyez ces champs qui fleurissent, vous dites : l’espérance est là ! On va continuer ».

Les Rotariens, dont la devise est “Servir“, ont beaucoup travaillé à la réussite du concert qu’ils proposent samedi 5 novembre à 20 h 30. Ils espèrent que les participants se souviendront longtemps, et avec émotion, des chants des quinze chanteurs du Groupe Gospel River, prix du meilleur groupe aux trophées de la Soul Music 2010.
L’entrée est de 12 €, gratuite pour les moins de 12 ans. Les bénéfices de cette
manifestation seront intégralement reversés à l’association “les amis du Père Pedro“.
En participant ce concert, vous apporterez votre pierre à l’édifice construit par un homme hors du commun qui lutte contre la pauvreté.
Inscription à :
Articles (Atom)




