lundi 21 septembre 2026

Jonzac : Propreté du chemin de ronde et de la rue de Champagnac, fientes de pigeons sur les rampes, tags qui fleurissent le patrimoine...

A Jonzac, le patrimoine du centre ville a été restauré au cours des décennies. Pour l'instant, aucun tag sur le châtelet, fier bastion de la capitale de la Haute-Saintonge. A l'occasion des journées du patrimoine, les 19 et 20 septembre, des visites ont été organisées par le dynamique office du tourisme et des portes, comme celles de la sous-préfecture, se sont ouvertes pour le plus grand plaisir du public. 

Tags sur une porte du chemin de ronde

Et sur les murs !

D'autres lieux étaient librement accessibles, tel le chemin de ronde situé en contrebas du château. Sa situation mérite quelques réflexions. Outre le fait qu'il est peu nettoyé, des artistes d'ici ou d'ailleurs ont déployé leur "talent" sur les murs. C'est compréhensible : avec un prix imbattable dans un magasin du coin, on peut s'offrir sans contraction financière quelques bombes de peinture ! Samedi, la source de Madame de La Chapelle avait fort heureusement été vidée des plastiques et canettes de bière qui l'encombrent habituellement. Par contre, les rampes qui longent la petite allée remontant à la couscousserie sont désormais parées de fioritures originales : des fientes de pigeons. Bref, tu saisis la rampe parce que la côte est difficile à monter et paf ! tu te mets les mains dans la "colombine", sans savoir si elle porte bonheur. Ceci dit, « tant qu'on ne la prend pas sur la tête ! ». Quant à Judith, sculpture d'Hervé Gourdet (sur une initiative des Amis de Jonzac), elle trône au milieu des herbes folles qui - miraculeusement - ont échappé à la sécheresse. 

Fientes de pigeons sur la rampe
Judith dans la verdure
La source de Madame de La Chapelle est située dans le chemin de ronde. Elle ne s'est jamais tarie et permettait d'approvisionner les habitants en eau, même en cas de siège, dit-on. Aujourd'hui, le siège viendrait plutôt des éléments qui l'encombrent...

Le chemin de ronde comportant des grilles à chaque issue, pourquoi ne pas les fermer chaque soir et bien sûr les ouvrir le matin ? La question a été posée l'an dernier aux autorités compétentes. Leur réponse : « Quelle bonne âme pour assurer quotidiennement l'ouverture et la fermeture ? ». Cette mission serait-elle impossible ?

Venons-en à la rue de Champagnac où les portes semblent être la cible préférée des tagueurs. Pas un centimètre de bois qui ne soit occupé par leurs messages ou états sentimentaux. En toute franchise, c'est inesthétique et les promeneurs ne doivent pas comprendre pourquoi cette adorable petite rue est l'objet de cette déferlante d'inscriptions. 

Bref, photos à l'appui, les habitants peuvent légitimement s'interroger sur la valorisation de leur patrimoine. Quant à nos artistes, afin de ne pas brider leurs ardeurs, pourquoi ne pas installer de vastes panneaux au parc des expositions où ils pourraient s'exprimer. Mieux, si on organisait des concours de tags ? Avec un roulement. Un coup de peinture et on recommencerait. Cette idée permettrait de canaliser les énergies créatives et protéger des ruelles anciennes qui méritent toute notre attention (et le respect qui va avec)...

• Chemin de ronde


• Rue de Champagnac

Sans tag, comme cette ruelle est pittoresque !
Avec tags, c'est autre chose !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'est inadmissible ces tags par contre les crottes de pigeons cest naturel un coup de jet d'eau par service voirie. Laissez nos volatiles tranquilles