samedi 22 juillet 2017

Talmont aux deux presqu’îles, le nouveau film de Catherine Monfajon et Bernard Mounier

Le film consacré à Talmont, village qui figure parmi les plus beaux de France, ne correspondant plus aux attentes du public, les Amis de Talmont ont choisi de promouvoir une nouvelle version confiée à Catherine Monfajon et Bernard Mounier. Elle a été présentée jeudi dernier dans les jardins du Musée à l’occasion des 50 ans de l’association.

Ce film (de 16 minutes) est destiné à passer en permanence au musée de Talmont
Face à l’église Sainte-Radegonde, la roche isolée en mer que l’on découvre sur cette carte postale était l'unique témoignage du promontoire où s'élevait le château. En 1917, quand l'Amérique en guerre décida d’un port spécial en France pour y débarquer ses troupes et son matériel, elle choisit Talmont et dynamita le fameux rocher du Sphinx. Quel dommage...
Entrer dans Talmont, c’est non seulement visiter un site historique que domine l’église de Sainte-Radegonde, c’est aussi entrer dans un village que le temps a préservé (avec l’aide des hommes toutefois !) à l’ambiance particulière. Hautement touristique, il attire chaque année des milliers de visiteurs (500.000) qui s’émerveillent devant ses ruelles aux roses trémières, l'église, les carrelets, le paysage, le vignoble et la lumière que révèle l’estuaire. Cette lumière est l’un des atouts majeurs du nouveau film réalisé sur Talmont par Catherine Monfajon et Bernard Mounier. Ambiances captées pendant plus d’un an au rythme des saisons. Un ravissement !

Bernard Mounier : une vraie passion pour Talmont !
Jacques Mathieu, diacre de la paroisse, qui a aidé à éclairer l’église
Le musée possède une yole
Allocution de Michel Gallard, président des Amis de Talmont
Avant la projection, Michel Gallard, président de la Société des Amis de Talmont, rappela la genèse de ce projet basé sur un constat : « le film réalisé dans les années 70 était trop long. Il fallait une présentation plus simple qui corresponde aux ambitions du village ». Il remercia Marie-Noëlle Papouin-Senné et Bernard Mounier à qui il céda la parole : « J’ai été heureux de travailler avec Catherine. C’est une femme formidable, elle a fait le film de a à z. Elle travaille, en autres, pour Arte et Thalassa ». 

A la Bernard…  C’était plaisant et toujours intelligent ! 

Michel Gallard donna lecture du courrier de Catherine Manfajon : «  Je voudrais vous dire que ce film a représenté un réel défi pour moi. Car l’enjeu était d’être à la hauteur de vos attentes, de vos espérances, vous les grands amoureux de Talmont. Heureusement  j’avançais bien entourée : guidée par Marie Noëlle et par Bernard. Ecrire ce film avec Bernard a été comme une très longue partie de ping pong. Notre exigence était commune, les discussions étaient passionnées, passionnantes et toujours poivrées d’une petite touche d’humour. A la Bernard…  C’était plaisant et toujours intelligent !
Faire ce film a donc été un plaisir. Celui de guetter les plus belles lumières. Le plaisir de marcher et marcher encore dans les ruelles de Talmont. Le plaisir d’explorer son passé et de pouvoir le raconter à travers ces cartes postales d’antan, superbes. Je connais désormais par cœur la route entre Mortagne (où j’ai le plaisir d’habiter) et Talmont, cette proximité s’est révélée précieuse pour être là au bon moment, de suivre les saisons. Jamais je n’avais tourné un film sur une telle distance : près d’un an ! Je voudrais remercier Raphaël Musseau et Sonia Beslic, toujours prêts à foncer sur Talmont avec leur drone quand les conditions météo semblaient optimum. Sur ma table de montage, je me souviens avoir été époustouflée par leurs images. Elles offrent une dimension indispensable pour comprendre les deux presqu’îles. Mais elles sont surtout tout simplement magiques ! J’ai une pensée pour tous ceux que j’ai contactés, approchés, interviewés durant ce tournage. Avec une particulière tendresse pour Capitaine, évidemment. Je suis fière d’avoir réalisé ce travail. C’est la première fois que l’on me commande un film qui n’est pas destiné à la télévision. Il ne s’agit pas de « faire de l’audience » et pourtant cela reste une histoire de séduction. Puisqu’il s’agit de capter l’attention des visiteurs du musée pour leur communiquer ce que vous avez tous en commun : un amour immodéré pour ce village et son histoire qui est aussi la vôtre ».


Présent à cette présentation, le maire de Talmont Stéphane Loth a déclaré qu’il était favorable au soutien financier des Amis de Talmont.
La projection du film avec Odette, propriétaire du carrelet au premier rang, les amis de Talmont et des personnalités, Françoise de Roffignac, conseillère départementale, M. Hillairet, maire de Cozes, M. Delaunay, maire de Chenac Saint-Seurin d'Uzet et son épouse Evelyne, suppléante du député Raphaël Gérard
Apprendre à repérer les maigres dans l'estuaire (capture image) : ils grognent !
Des projets ambitieux à partir de Talmont comme ce pont reliant les deux rives apparemment oublié, de même que la marina
Ce film est à découvrir au musée. Reflétant les différents aspects de Talmont, qu’ils soient patrimoniaux, historiques, environnementaux ou liés à l’activité humaine, il présente cette commune des bords de l’estuaire de la Gironde avec charme, poésie et souci du détail. Les images sont très belles !

L'église Sainte-Radegonde, le phare spirituel de Talmont (capture image)
Vue du ciel (drone Biosphère Environnement Raphaël Musseau et Sonia Beslic)
Le film a bénéficié d'une aide du Conseil départemental

1 commentaire:

Françoise de Roffignac a dit…

Bernard Mounier, Michel Gallard et Marie Noëlle Papouin ont aussi largement remercié le Conseil Départemental pour son soutien financier, grâce auquel ce magnifique reportage a pu voir le jour.