samedi 8 juillet 2017

Quand les peintres bretons de Pont-Aven flirtent avec Saint-Georges de Didonne !

Ces deux villes renommées ont la mer en commun. Quand les peintres de Pont-Aven ont choisi d'exposer leurs œuvres à Saint-Georges de Didonne aux côtés de Brigitte Kanter, artiste sculpteur, la municipalité a été enthousiasmée ! Le vernissage avait lieu mercredi en présence d'une nombreuse assistance.

La sentinelle de l'estuaire, Cordouan

En ce mercredi d'un été ensoleillé, le public regarde passer les bateaux. A ceux qui profilent leurs voiles nonchalantes sur l'estuaire argenté, s'ajoutent les embarcations qui naviguent sur les toiles exposées au relais de la Côte de Beauté. Mer de Bretagne calme à peu agitée, embruns jaillissant sous des ciels tourmentés ou escales bienveillantes en d'autres temps ou d'autres lieux : le décor est campé !
Une délégation de peintres de Pont-Aven fait escale à Saint-Georges de Didonne où les couleurs vives de leurs tableaux donnent bonne mine à cet espace limpide. Il y a là Hubert Cartahu, Maguy Bourzeix, Alain Ronan, Corinne Poplimont, Pondeville et Pierre Raffin-Caboisse. Bernard Bardou, responsable de galerie Julia, est à l'origine de ce rendez-vous charentais où se mêlent convivialité et partage. Si un bel hommage est rendu à la navigation, aux flots et aux paysages, les traditions ne sont pas oubliées. Au gré du parcours, on croise quelques vraies bigoudènes sur leur vélo !


Comment ne pas craquer devant ces Bigoudènes ?

On ne peut guère parler des talents actuels de Pont-Aven sans évoquer la fameuse école. A la fin du XIXe siècle, elle regroupait des artistes très différents venant régulièrement peindre en ce lieu qui n’était alors qu’un petit bourg de 1500 habitants situé entre Concarneau et Quimperlé, dans le sud-est du Finistère. Les artistes les plus connus ont été Paul Gauguin (arrivé en 1886), Émile Bernard, Paul-Émile Colin, Paul Sérusier, Charles Filiger, Maxime Maufra, Henry Moret ou encore Ernest de Chamaillard. Aujourd'hui, l'esprit de ce courant subsiste, l'héritage du passé étant un lien qui ne saurait être rompu ! Plus de 200 peintres sont actuellement répertoriés.

Havre de paix...
Thème mythologique
Le vernissage au relais de la Côte de Beauté


Lors du vernissage, le maire Jean-Marc Bouffard a chaleureusement remercié les artistes, « tous des passionnés aux styles variés ». D'où la richesse de l'exposition.

Jean-Marc Bouffard et Bernadette Kanter
Bernard Bardou, responsable de la galerie Julia à Pont-Aven, et Hubert Cartahu
Hubert Cartahu est l'invité d'honneur de l'exposition
Le maire Jean-Marc Bouffard aux côtés d'Evelyne Delaunay, suppléante du nouveau député Raphaël Gérard
Les sculptures de Bernadette Kanter


Bernadette Kanter maîtrise la forme avec délicatesse et fermeté. Ses bronzes sont remarquables d'authenticité. Aux questions concernant ses techniques de travail, son regard bleu s'anime. Elle a tant de choses à raconter !
Native de  Saint-Étienne-du-Rouvray en Seine-Maritime, elle a consacré ses études à l'art : « j'ai tout de suite su que j'étais faite pour ça, bien que cette filière ne soit pas facile ! ». Après avoir fréquenté les Beaux Arts de Paris et l’académie de la Grande Chaumière de Montparnasse, elle crée son propre atelier à Buchelay dans les Yvelines. Sa curiosité naturelle la pousse à apprendre, encore et toujours, dans les ateliers de sculpture, de modelage, de moulage, de fonderie et de taille directe, sans oublier la littérature et le langage des symboles. Ses "maîtres" ont une importance capitale. Ils lui transmettent le geste et cette "alchimie" qui entoure chaque création. Au fil du temps, ses sujets privilégiés deviennent les animaux. Parmi eux, « Les Chiens du Pont de Garde », deux sculptures en bronze situées à l’entrée de Mantes- la-Jolie ou « l’oiseau blanc » de Nungesser et Coli pour l'Aérospatiale. L'éventail est large et ses études sur les courbes féminines révèlent un regard attentif sur l'esthétique.

Bernadette Kanter et une amie Jo Neuvy
« Bernadette Kanter est désormais au sommet de son art. Elle est sociétaire de la Fondation Taylor et collectionne de prestigieuses distinctions. Ses chevaux de bronze deviennent Pégase entre ses doigts. Ses aigles envahissent l’espace de leurs ailes déployées et les hiboux nous regardent d’un œil malin. Dans son jardin-atelier, la faune de bronze fait partie intégrante de cette nature chère à son cœur. Le cheval tient une grande part dans la vie de l’artiste, comme le lion et les chiens, gardiens de l’antre de Bernadette, qui rassurent plus qu’ils n’effraient » souligne la critique.

Bernadette Kanter entourée d'admirateurs !
Ses prochaines recherches graviteront autour des loups, ces créatures au regard énigmatique pailleté d'or qui vivent en meute. Pour les mettre en scène, elle doit les observer, voire les apprivoiser pour en restituer l'âme qui s'incarnera dans la matière. Et l'artiste d'expliquer : « l'art n'est pas élitiste, c'est une forme d'expression aux multiples facettes qui permet d'échanger et de mieux se comprendre ». D'avancer et de communiquer en conséquence…

• L'une des plus belles réalisations de Bernadette Kanter est un aigle en bronze dont les ailes mesurent 1,40 mètre d'envergure.
Elle a reçu de nombreuses médailles, a été premier prix de sculpture des villes de Québec, St-Germain en Laye et fait l'objet de commandes publiques en France et à l’étranger.

Photo de famille en présence de Jean-Marc et Emilie Bouffard, Bernard Bardou, Hubert Cartahu, etc
Exposition ouverte tous les jours jusqu'au 17 juillet de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 20 h

• Rendez-vous à noter sur vos tablettes
http://nicolebertin.blogspot.fr/2017/07/les-peintre-dans-la-rue-saint-georges.html

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