samedi 25 juin 2022

Château d'Oléron,/Pons : Pascale Galinier présente "Portrait de Famille"

L'artiste jonzacaise vous donne rendez-vous jusqu'au 26 juin à la citadelle du Château d'Oléron (salle 3) de 10 h à 18 h, puis au donjon de Pons du 8 au 14 août. A travers l'exposition "Portrait de famille", elle propose « un huis clos familial, démarré pendant le second confinement avec, comme objectif, de capter en image fixe des scènes de vie, des émotions et moments éphémères. Ce fut un réel défi qui connut d'abord une étape de destruction avant une recomposition apportant à la scène ses éléments constitutifs » explique-t-elle.

SA PETITE HISTOIRE : 

« Née en 1965, j'ai grandi, étudié l'art et la communication à Paris. Après quelques années d'expérience professionnelle comme illustratrice, retoucheuse photo (argentique), rough woman et infographiste, je me suis installée en free-lance pour quelques clients de renom. Ce fut ma vie jusqu'en 2007, dynamique mais stressée. Je quitte Paris avec valises, enfants et m'installe à Jonzac. Ici, je trouve rapidement un poste d'infographiste dans une imprimerie et comme loisirs, je dessine à la croquade, je peins, je crée de petites collections de vêtements que je dépose dans les magasins nouveaux créateurs à Paris, mais rien qui fasse matière à une exposition. Puis arrive le confinement. Avec lui, le temps de se projeter artiste professionnelle et de produire une toute première collection artistique. Et comme une évidence, d’un jeu de cacher/dévoiler à une fréquence particulière qui deviendra mon alphabet, j'obtiendrai, d'une image découpée et réassemblée, plusieurs niveaux de lecture modifiant le sujet central ». 

« Après avoir peint à l'acrylique sur un minimum de deux toiles, je les découpe en bandes, puis les rassemble en un tissage pour obtenir un seul tableau très différent de mes peintures d'origine ».

vendredi 24 juin 2022

Conseil Départemental : convention cadre avec la Safer Nouvelle-Aquitaine

La Commission permanente du Conseil départemental s’est réunie le vendredi 24 juin à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle, sous la présidence de Sylvie Marcilly

● CONVENTION-CADRE AVEC LA SAFER NOUVELLE-AQUITAINE

La Commission permanente a approuvé cette convention-cadre qui concerne les modalités techniques et financières d’intervention de la SAFER Nouvelle-Aquitaine pour le compte du Département de la Charente-Maritime. Dans ce cadre, elle a également approuvé plusieurs lettres de mission concernant divers projets : contournements de Cozes (nord), de Mirambeau, de Marans, de Saint-Genis- de-Saintonge et de Plassac, de Saint-Jean d’Angély, aménagements du site du Fâ, des entrées nord d’Angoulins-sur-Mer et sud d’Aytré, de la voie de desserte portuaire de Tonnay-Charente, mise aux normes de la RD 25 à Vaux-sur-Mer et Saint-Palais-sur-Mer.

● CENTRE D’INCENDIE ET DE SECOURS DE SAINT-PIERRE D’OLÉRON

À la suite du lancement de la consultation des architectes sous la forme d’un concours restreint anonyme, une équipe d’architecture a été retenue. La Commission permanente autorise la Présidente à signer le marché.

● PONT DU BRAULT

Le dossier de consultation des entreprises relatif aux travaux de réhabilitation de la travée mobile du pont du Brault a été approuvé. Le montant global des travaux s’élève à 2,4M€. Ils sont financés à parité par les Départements de la Charente-Maritime et de la Vendée.

● PONT DE L’ÎLE DE RÉ

Des travaux de sécurisation vont être lancés pour les viaducs 3 à 6 du pont. Leur montant est estimé à 12,5M€. Le lancement du dossier de consultation des entreprises a été approuvé.

● PRÉSERVATION DU PATRIMOINE ROUTIER

Les opérations du programme 2022 au titre de la préservation de patrimoine routier (remplacement des couches de roulement usées) ont été individualisées. Leur montant total s’élève à 17, 115M€.

● LOGEMENT SOCIAL

Le Département participe pour un total de 1,121M€ au financement de 11 programmes de construction de logements locatifs sociaux à La Rochelle (17 logements), Saint-Pierre-d’Oléron (7), Angliers (6), Médis (30), Royan (31), Saintes (24), Vaux-sur-Mer (36 et 23), Saintes (24), Villars-les-Bois (4) et Fontouverte (9). Il finance aussi la réalisation de 13 logements en résidence sociale à Dolus d’Oléron (subvention : 91 000€).

● ATELIERS ET CHANTIERS D’INSERTION

Deux aides au démarrage d’un atelier et chantier d’insertion, d’un montant de 20 000€ chacune, sont attribuées aux associations Faim de loup au Château d’Oléron et Floricotte à Geay.

● RAPPORT DU MÉDIATEUR DU DÉPARTEMENT

L’Assemblée départementale a pris acte du rapport annuel du Médiateur, chargé de régler à l’amiable les litiges entre l’administration départementale et les usagers. En 2021, il a traité 504 saisines (+ 28% par rapport à 2020) dont 47% hors du champ de compétence du Département.

● LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET POUR L’ACCÈS À L’EMPLOI

Le rapport d’exécution de la convention avec l’Etat (2019–2021) a été approuvé. Les montants financiers engagés par le Département s’élèvent à 4,476M€.

● CONTRAT TERRITORIAL RE-SOURCES ARNOULT-LUCÉRAT 

Ce contrat territorial, conclu pour la période 2022–2026, est adopté.

● GESTION DE L’EAU ET DES MILIEUX AQUATIQUES/BASSIN DE LA SÈVRE NIORTAISE Plusieurs subventions, pour un montant total de 103 700€, sont individualisées au bénéfice de l’Institution interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise.

 • QUALITÉ DES MILIEUX MARINS

Une convention est signée entre l’Office français de la biodiversité, le Comité régional de la conchyliculture de Charente-Maritime et le Département. Elle concerne une action visant à réduire la quantité des plastiques sur les estrans.

● AIDE AUX CIRCUITS COURTS/ATELIERS DE TRANSFORMATION

Une aide représentant 30% des dépenses est accordée pour l’aménagement d’une miellerie.

● IMPLANTATION DE RUCHES/COLLÈGES

Le Plan pluri-annuel "Plan Aliénor – Collège de toutes les réussites" soutient notamment les actions significatives en faveur du développement durable, dont le dispositif d’implantation de ruches. Des subventions d’un montant total de 14 000€ sont accordées à 8 collèges dont l’un vient de lancer cette action (Tonnay-Boutonne) et les 7 autres la poursuivent (Gémozac, Marennes-Hiers-Brouage, Montendre, La Rochelle Jean Guiton, Saintes Edgar Quinet, La Tremblade et Montguyon).

● IMPLANTATION DE RUCHES/CENTRE SPORTIF DE BOYARDVILLE

Une subvention de 5 000€ est accordée pour l’implantation de ruches sur ce site et une action de sensibilisation sur la nécessité de protéger la biodiversité.

● PROGRAMME DÉPARTEMENTAL D’ÉQUIPEMENT RURAL

Plusieurs subventions, d’un montant total de 727 698€, sont votées pour financer des travaux et des études hydrauliques, ainsi que la lutte contre les espèces exotiques envahissantes (jussie, animaux aquatiques nuisibles).

● POLITIQUE CULTURELLE

Plusieurs subventions sont individualisées pour des montants de :

● 187 500€ au titre de l’animation culturelle et des festivals audiovisuels, dont 50 000€ pour le Festival de la fiction TV.

● 297 200€ en faveur de la musique et de la danse, dont 220 000€ pour les Francofolies.

● 60 131€ au titre des aides attribuées dans le cadre du Fonds d’aide à la diffusion culturelle.

● 26 200€ en faveur des manifestations théâtrales

Conseil départemental : Solidarité, espaces naturels, lancement d'une campagne de mécénat pour la protection de Fort Boyard

Le Conseil départemental s’est réuni en session du lundi 20 au vendredi 24 juin à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle sous la présidence de Sylvie Marcilly

Le budget supplémentaire 2022 a été approuvé. Il reprend les résultats de l’exercice 2021, les crédits reportés, effectue des ajustements et inscrit des crédits nouveaux.

• En fonctionnement, les dépenses nouvelles s’élèvent à 22,960M€. Elles concernent notamment la mise en œuvre des mesures adoptées lors de cette session pour abonder le budget des établissements et services pour adultes handicapés (2,5M€) ou relevant de la protection de l’enfance (2M€), les aides aux SAAD, qu’il s’agisse des rémunérations des salariés (1,4M€) ou de leur mobilité (770 000€).

• En investissement, les principales dépenses concernent :

● La voirie départementale à hauteur de 11M€, ce qui porte ce budget à 52,5M€ pour 2022. 

● Le Plan digues pour 8M€ (19,1M€ pour 2022)

● Le port de Saint-Martin-de-Ré pour plus de 2M€ et le programme Oléron 21 pour 1,4M€.

Une réserve de 14M€ est constituée pour la préfiguration du contournement de Marans.

Des dépenses nouvelles sont également inscrites aux budgets annexes et notamment 41,1M€ pour le pont de Ré, 11,8M€ pour le port de La Cotinière, 15,4M€ pour la taxe d’aménagement et 9,1M€ pour les ports départementaux non concédés. Enfin, une partie des résultats sera dédiée à la diminution de l’emprunt d’équilibre.

À la suite de ces opérations, le montant total du budget principal 2022 du Département s’élève à 1,336 milliard d’euros. Tous budgets confondus il atteint 1,527 milliard d’euros.

Le Compte administratif 2021 a également été approuvé.

• CONTOURNEMENT DE MARANS

Le Conseil départemental a pris acte de la déclaration d’intention relative au projet d’aménagement du contournement de la commune de Marans.

La solution la plus pertinente est celle d’une route bidirectionnelle de 7 mètres de chaussée passant à l’est de la commune et exclusivement sur son territoire. Quatre variantes de tracé sont à l’étude ; leur longueur varie entre 6 et 8 km (dont 4 à 6 km en tracé neuf).

Le coût de l’opération est estimé à 60 M€.

• REVALORISATION DES RÉMUNÉRATIONS DES PERSONNELS DES ÉTABLISSEMENTS ET SERVICES POUR ADULTES HANDICAPÉS ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE

Dans le cadre du "Ségur de la Santé", un complément de traitement indiciaire est attribué aux personnels des établissements et services pour personnes adultes handicapées et de la protection de l’enfance. Cette hausse salariale de 183€ nets par mois s’applique à compter du 1er avril 2022.

Le Département de la Charente-Maritime participe activement à cette démarche en apportant son soutien financier aux établissements et services concernés à hauteur de 4,550M€.

• REVALORISATION DES RÉMUNÉRATIONS POUR LES SALARIÉS DES SERVICES PRESTATAIRES D’AIDE ET D’ACCOMPAGNEMENT À DOMICILE (SAAD) PUBLICS

Le Département participe à l’extension des mesures du Ségur de la santé aux agents des SAAD publics relevant de la fonction publique territoriale. Ces salariés vont bénéficier d’un complément de traitement indiciaire de 183€ nets par mois auquel s’ajoute pour les personnels de catégorie C une revalorisation de l’échelonnement indiciaire de 85€ par mois.

Ces mesures prennent effet à compter du 1er avril 2022. Le montant total de la dotation versée par le Département aux structures concernées s’élève à 1,401M€.

• SOUTIENS À LA MOBILITÉ DES INTERVENANTS À DOMICILE DES SAAD

Le Département de la Charente-Maritime met en œuvre un dispositif de soutien à la mobilité pour les salariés des services prestataires d’aide et d’accompagnement à domicile associatifs et publics. Ce dispositif revêt deux modalités :

● Une aide à la location ou à l’acquisition de véhicules de service ou de fonction pour les salariés des SAAD ayant conclu un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Cette aide s’élève à 1500€ par an et par véhicule.

● Une augmentation du montant de l’indemnité kilométrique pour les salariés utilisant leur véhicule personnel, qui passera ainsi de 0,35€ à 0,42€.

Le montant des crédits estimés pour financer ces mesures est de 770 000€ en 2022 (530 000€ + 240 000€).

• HABITAT INCLUSIF ET AIDE À LA VIE PARTAGÉE

Un accord-cadre sera conclu par le Département avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et le Préfet de la Charente-Maritime ; il est relatif au déploiement des projets d’habitat inclusif et d’aide à la vie partagée en faveur des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

• PRÉVENTION ET PROTECTION DE L’ENFANCE

Le Conseil départemental valide la création de sept places supplémentaires de Placement éducatif à domicile par extension de la capacité d’accueil des structures de l’association SOS Village d’enfants.

• ACTIONS EN FAVEUR DES VALS DE SAINTONGE

Dans le cadre du Plan départemental Vals de Saintonge, le Département finance :

● La création d’une salle de formation des arts vivants à Saint-Jean d’Angély (subvention : 33 900€). 

● Les travaux d’aménagement d’un lieu d’accueil du public et d’un espace de formation à la base nautique de Saint-Jean d’Angély (subvention : 81 750€).

● Au profit de l’Office de tourisme des Vals de Saintonge, la maîtrise d’ouvrage pour l’élaboration d’un Schéma d’accueil et de diffusion de l’information et l’aménagement des 4 bureaux d’informations touristiques (subvention : 6 000€).

● Les travaux de réfection de la toiture du bureau de l’Office de tourisme de Matha (subvention : 5480€).

• CONTRATS DE PROXIMITÉ

Le Conseil départemental a approuvé le principe de la conclusion d’un Contrat de proximité avec chacun des 13 territoires charentais-maritimes. Le Contrat de proximité du territoire de l’île d’Oléron, qui permet d’assurer la continuité des actions menées dans le cadre du programme Oléron 21, a été approuvé. Le montant des crédits départementaux alloués aux différents volets de ce programme est fixé à 10,264M€ sur 5 ans.

• ESPACES NATURELS SENSIBLES

Le règlement d’aides au titre de la politique de préservation des Espaces Naturels Sensibles est révisé afin de revaloriser les aides et d’ouvrir plus largement le champ de ces actions aux espaces rétro-littoraux.

• AMÉNAGEMENT ET GESTION DU LITTORAL

Le Département de la Charente-Maritime adhère à l’Observatoire de la Côte de Nouvelle-Aquitaine (OCNA) pour la période 2022 – 2027. La Charente-Maritime va ainsi pouvoir bénéficier de l’expertise de l’OCNA s’agissant notamment des stratégies d’adaptation au changement climatique et aux risques côtiers.

• PROTECTION DU FORT-BOYARD

La pérennité des ouvrages de protection du Fort Boyard est menacée. Des études préconisent leur reconstruction à l’identique dans leur géométrie mais préfabriqués en s’assurant de leur insertion architecturale. Le coût de ces travaux est estimé à 35,6M€. D’autres travaux (restauration, remise aux normes) sont nécessaires (coût : 3,6M€) ainsi que l’acquisition d’un bateau permettant la pérennité des accès nautiques au Fort (coût : 1,8M€) et la mise en œuvre de l’électrification de l’édifice par un câble sous-marin (coût : 3M€). Le montant total de l’enveloppe est donc porté à 44M €. Des subventions à hauteur de 12M€ sont attendues de l’Etat et de la Région, et une campagne de mécénat va être lancée avec un objectif de 9M€.

Grêle, cultures sinistrées en Haute-Saintonge : la détresse des agriculteurs

Jeudi après-midi, le préfet Nicolas Basselier, aux côtés d’Estelle Leprêtre, sous-préfète de Jonzac, Cédric Tranquard, président de la Chambre d'agriculture, M. Prioul de Direction Départementale des Territoires et de la Mer, et des responsables de la profession agricole (dont le BNIC), se sont rendus dans des communes de Haute-Saintonge où le violent orage de grêle de lundi dernier a ravagé 80% des récoltes, voire la totalité en certains endroits. Dans le pays, ces « scènes d'apocalypse » ont touché un couloir allant des Charentes aux Pyrénées-Atlantiques. Une rude épreuve pour les exploitants sinistrés, confrontés à de nombreuses difficultés, économiques en premier lieu.

Les vignobles ont été sévèrement touchés par l'orage de grêle de lundi dernier. Sur cette photo, une parcelle exploitée par M. Mariau à Neulles
Des vignes... sous le choc (région Mirambeau/estuaire)

Sur la Haute-Saintonge (régions de Jonzac, Archiac et Mirambeau en particulier), les dégâts sont importants tant dans les vignes que les champs de céréales, le maïs ou les plantations de kiwis, noyers. Pour l’instant, on ignore à combien s'élèvera le préjudice des pertes provoquées par la grêle, suivie par des intempéries dont des pluies diluviennes. Une somme importante, à n’en pas douter, qui place une nouvelle fois les agriculteurs dans des situations préoccupantes. 

En peu de temps, des viticulteurs ont vu le fruit de leur travail anéanti. Une récole est une succession d’étapes précises. Tailler, tirer les bois, attacher, relever : toutes ces opérations permettent d’obtenir des raisins dorés qui seront vendangés à l’automne. Lesquels entreront dans la composition du cognac, le fleuron du terroir. Les grêlons, dont certains avaient la grosseur d'un œuf de caille, ont "massacré" les grappes en formation et blessé tiges et ceps. Les champs de maïs ont été anéantis et les vergers sont en piteux état. Pour les éleveurs, se pose la question de l’herbe qu’ils donneront à leurs animaux. Si elle est couchée dans les prés, quelle sera sa qualité ? Il en est de même pour les blés et les orges : quels rendements espérer s’ils ont souffert ?

Toutes ces questions ont été abordées lors de la venue du préfet, Nicolas Basselier, à Neulles sur l’exploitation de M. Mariau, puis à Saint-Bonnet sur Gironde chez M. Brun. Partout la même désolation.

Rien n'a été épargné, pas même les céréales
Champ de maïs anéanti (Saint-Bonnet)

80% du vignoble de M. Mariau (Petite Champagne), où les grappes étaient en bonne voie, sont concernés. « La vigne est fragilisée, il faudra l’aider à cicatriser. La récolte est compromise et désormais, nous devons éviter que la maladie ne s’installe comme le mildiou » explique-t-il. A Saint Bonnet et les communes alentours, le constat est aussi dramatique. Vignes, kiwis, céréales. « Nous travaillions dans une parcelle quand l’orage est arrivé avec des bourrasques extrêmes. Le vent a soulevé le toit de la cabine dans laquelle se trouvait ma compagne. Nous n’avions jamais vu ça. Elle est encore sous le choc. Nous avons tout perdu » souligne un jeune agriculteur qui ne cache pas ses larmes. Trop, c’est trop. 

Il porte le flambeau de la nouvelle génération et le voici confronté à de multiples problèmes, dont des engagements à honorer. Mais comment le faire quand les intempéries vont le priver de ressources ? Comme beaucoup d’autres, il s’est montré actif en investissant dans du matériel de production. Arme à double tranchant. Les achats endettent les jeunes agriculteurs sur le long terme ; ils peuvent alors être asphyxiés s'ils sont confrontés à des pertes sèches de trésorerie. « Nous prenons des risques en nous installant parce que nous aimons notre travail, entendons le valoriser et souhaitons poursuivre la tradition familiale » déclare l'un d'eux, marchant dans les pas de son père et de son grand-père. Et d’ajouter « espérons qu’on ne nous appliquera pas de pénalités »… 

Le préfet aux côtés des agriculteurs (ici dans une plantation de kiwis) : « Une mission est actuellement conduite par le ministre de l’Agriculture pour évaluer les dégâts »
La question est de savoir comment les cultures vont se refaire après cette épreuve...

• Que faire face aux aléas climatiques ?

Souscrire des assurances, c’est possible, mais elles sont élevées. En conséquence, est attendue l’application de la réforme de l’assurance récolte. « Après un vote à une large majorité à l’Assemblée nationale puis au Sénat, le projet de loi portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture a été définitivement adopté par le Parlement. Cette réforme, portée par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, revoit en profondeur le système actuel pour mieux protéger tous les agriculteurs face aux aléas climatiques » remarque Evelyne Delaunay, suppléante du député Raphaël Gérard. Selon Bruno Le Maire, « à partir de 2023, tous les agriculteurs pourront avoir accès à une couverture universelle, fondée sur la solidarité nationale, pour couvrir les risques les plus graves. En parallèle, un accès plus simple à l’assurance privée permettra de se protéger des autres risques. C’est un travail partenarial mené avec les fédérations professionnelles de l’agriculture, les assureurs et les parlementaires qui permet d’aboutir à cette réforme historique »

On peut aussi se tourner vers le régime des calamités agricoles qui vise à assurer aux exploitations ayant subi une perte de récolte ou une perte de fonds d’origine climatique - et qui remplissent les conditions d’éligibilité - une indemnisation financée par le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA). Sont considérées comme calamités agricoles « les dommages résultant de risques, autres que ceux considérés comme assurables, d’importance exceptionnelle dus à des variations anormales d’intensité d'un agent naturel climatique, lorsque les moyens techniques de lutte préventive ou curative employés habituellement dans l'agriculture, compte-tenu des modes de productions considérés, n'ont pu être utilisés ou se sont révélés insuffisants ou inopérants ».

L’heure est aujourd'hui à la mobilisation et la solidarité. Un état des lieux est dressé afin d’estimer et d’évaluer les préjudices tant chez les viticulteurs que les céréaliers, les éleveurs, les maraîchers, les pépiniéristes. Suivra une mise en place des procédures qui devraient permettre aux exploitations sinistrées de sortir la tête hors de l’eau. Cette mission est conduite par le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau. 

D’ici quelques semaines, on devrait en savoir davantage tant sur les dispositions prises que la manière dont les cultures vont se refaire après cette épreuve. En souhaitant que les cieux veuillent bien rester cléments…

M. Brun, président de l’Union Générale des Viticulteurs pour l'AOC Cognac, cultive une trentaine d’hectares à Saint-Bonnet

• Les canons à grêle : Ils empêchent la formation de la grêle en limitant la croissance des grêlons grâce à l'onde de choc créée par une détonation. Toutefois, ils ne font pas l’unanimité.

jeudi 23 juin 2022

Jonzac/Cloître des Carmes : La Barbouille expose

Deux peintres fidèles de la Barbouille, Delannoy et Kristof Bonet
Jusqu'au 26 juin, la Barbouille invite le public à son exposition annuelle. Vous y découvrirez les créations des ateliers adultes et enfants, peintures, dessins, sculptures et modelage. 
L'imagination et la créativité sont au rendez-vous. Un vrai plaisir que cette découverte au milieu d'œuvres diverses et variées. Bravo aux artistes et aux enseignants !

• Cloître des Carmes, Jonzac, tous les jours de 15 h à 19 h

Le discours du président, Bernard Chabineau, lors du vernissage 
Un moment convivial qui fait oublier les années particulières du covid !
Au centre, Josée Couprie - de l'association Les Amis de Jonzac - donne rendez-vous aux artistes le 2 juillet à l'occasion de la manifestation "Jonzac à croquer"
La découverte des dessins !
Venise, ville éternelle
La Barbouille est ouverte aux jeunes et moins jeunes
Un peu d'humour par les temps qui courent !