Philippe Chaillou, maire de Châtenet, n’est pas parvenu à entrer dans le cercle du nouveau président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge, Christophe Cabri, successeur de Claude Belot. Lequel a dirigé cette collectivité durant des décennies en « patron ». Quel axe prendra la nouvelle gouvernance qui souhaite se détacher de « la verticalité » jusque-là observée ? L’opposition y sera-t-elle plus présente ? Aux côtés de Jean-François Mougard, ex DGS de la CDCHS, élu conseiller municipal de Jonzac, et de Raphaël Gérard, nouveau maire de Lonzac, Philippe Chaillou compte bien faire entendre sa voix.
| Philippe Chaillou aux côtés d'Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux |
• Philippe Chaillou, quelle était votre position quant à la CDCHS avant les élections municipales ?
J’exerce à Chevanceaux et je connais bien les élus du secteur. En début d’année, j’ai pris contact avec Christophe Cabri, maire de Jonzac. Après les échanges de vœux, un rapprochement a eu lieu et des idées ont été lancées quant à la future CDCHS. C’est du moins ce que j’ai cru comprendre. J’ai dû me tromper car un silence s’est rapidement installé. Par la suite, quand la succession Belot s'est ouverte, j’ai été contacté par Raphaël Gérard, Emmanuel Festal. Jean-François Mougard est venu me voir à Châtenet et son programme m’a paru intéressant. Je l’ai accompagné dans l’une de ses réunions publiques.
• Au centre des congrès de Jonzac, Christophe Cabri a donc été élu président de la CDCHS, devançant Raphaël Gérard et Jean-François Mougard, autres candidats. Première déconvenue, vous n’avez pas obtenu de poste de vice-président contrairement à Emmanuel Festal et Lise Mattiazzo qui se sont imposés face aux candidats de Christophe Cabri ?
En effet. La santé et l'accès aux soins médicaux à l’échelle de la Haute-Saintonge sont des sujets qui retiennent mon attention et j’ai brigué un poste de vice-président. Dans le passé, Claude Belot a créé une commission médicale de lutte contre les déserts médicaux. J’y ai travaillé aux côtés de Fabienne Dugas Raveneau, Christophe Pavie, Christelle Neau. La plupart sont aujourd’hui vice-présidents de la CDCHS…
• Nouvelle tentative à Montendre pour entrer dans le bureau communautaire…
L’autre jeudi à Montendre, lors de l’élection des membres du bureau communautaire, je me suis présenté contre M. Legendre, maire de Saint-Aigulin. Alors que j’exprimais les raisons de ma candidature, gravitant autour de la santé libérale en particulier, le président Cabri m’a interrompu et j’avoue en avoir été choqué. J'ai perdu, ce dont je me doutais, et les grosses communes ne m’ont pas soutenu. On avait l’occasion de rétablir un équilibre, 10 côté Cabri et 5 postes ouverts. Ça n’a pas été le cas et je crains des problèmes de cohésion au sein de la CDCHS dans le futur.
• Quelles leçons en tirez-vous ?
Je n’aime pas les batailles électorales. Je ne veux pas montrer une image de non cohésion, mais je peux être un opposant farouche ! J’agirai toujours dans l’intérêt général. La CDCHS s’est construite dans le respect de toutes les sensibilités et je me demande si c’est toujours le cas. J’en profite pour rendre hommage à Claude Belot qui s’est entouré de gens compétents et a fait progresser le territoire.
La morale de l’histoire ? J’ai l’habitude de manager. Depuis l’université, j’ai toujours eu des responsabilités. Demain sera un autre jour !
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