L'élection du nouveau président de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge aura lieu le 7 avril prochain. Elu à sa tête depuis la création de cette collectivité dans les années 1990, Claude Belot l'a dirigée comme une véritable entreprise (elle compte aujourd'hui plus de 300 salariés), faisant d'elle l'une des plus grandes de France en nombre de communes (129). Au départ, tout n'a pas été facile. Il a fallu réunir les communes du canton de Pons scindées en deux camps et convaincre quelques récalcitrants (dont Jarnac-Champagne) au doux chant des sirènes de la CDCHS. Un départ pionnier, mais un résultat dont Claude Belot peut être fier. La ville de Jonzac a été plutôt bien lotie avec deux structures communautaires d'importance, le complexe aquatique des Antilles et le centre des congrès. Aujourd'hui, le fauteuil de Claude Belot est vacant, son principal occupant ayant choisi de prendre une retraite bien méritée. Les prétendants sont nombreux. Le premier à s'être déclaré est le nouveau maire de Lonzac, Raphaël Gérard, ancien député. Jean-François Mougard, chef de file de l'opposition municipale jonzacaise, vient d'annoncer sa candidature. Il explique ses motivations et organisera prochainement des réunions sur le terrain à la rencontre des maires et délégués communautaires.
• Jean-François Mougard : « J’ai décidé de me porter candidat à la présidence de la Communauté de communes de la Haute-Saintonge. J’ai exercé pendant 7 années les fonctions de directeur général des services de cette intercommunalité, dans une relation de confiance avec le président et les élus. À ce titre, j’ai travaillé pour l’ensemble des communes, grandes comme petites. Aujourd’hui, dans mes fonctions de directeur général adjoint de l’agglomération du Niortais, j’ai élargi cette expérience sur des politiques publiques essentielles de l’eau, des déchets et des mobilités.
Aux côtés des maires depuis bientôt 30 ans, je connais concrètement leurs réalités, leurs contraintes et leurs attentes et je sais être à leur écoute permanente. Mon expérience constitue, je le crois, un atout dans un contexte où la CDCHS est devenue une structure très importante (350 agents, 75 millions d’euros de budget) : présider la CDC de Haute Saintonge exigera de s’y consacrer quasiment à plein temps.
Je souhaite être un président au service de la Haute-Saintonge, de toutes les communes en général et d’aucune en particulier. Dans un territoire composé majoritairement de communes représentées par un seul conseiller, il est essentiel que chacune se sente écoutée, respectée et accompagnée. Je veux que notre communauté de communes soit perçue comme un véritable appui : une “béquille” utile, capable d’apporter de l’ingénierie, du conseil et des moyens concrets pour faire aboutir vos projets, mais aussi une instance de partage de nos expériences. Cela suppose un engagement clair : renforcer le soutien particulièrement aux petites communes ; garantir une répartition équitable des projets et des investissements et accompagner les projets structurants, notamment par des fonds de concours.
Je souhaite également ouvrir un nouveau cycle. Un cycle qui s’inscrit dans le respect de ce qui a été construit, mais qui fasse évoluer notre manière de travailler. Je crois à une gouvernance plus collective, plus ouverte, où chaque conseiller peut s’exprimer, proposer et contribuer aux décisions. Notre diversité est une richesse, à condition de savoir la faire vivre. Je crois aussi à une gouvernance « déconcentrée », avec une approche par espace de vie ouverte à tous les élus.
Si je suis élu, je proposerai que nous fixions à 15 le nombre vice-présidents, avec une représentation équilibrée des différents bassins de vie de notre territoire. Mon objectif est simple : que chaque partie de la Haute-Saintonge se sente représentée et associée aux décisions.
Je le dis avec clarté : il n’y aura pas de majorité évidente. Cela implique une exigence particulière pour le futur président : rassembler, écouter, construire des équilibres et faire travailler ensemble tous les élus. Cela supposera une très grande disponibilité, ce dont je dispose n’exerçant aucune autre fonction exécutive. Au sujet de mon engagement récent à Jonzac, les élections municipales sont désormais derrière nous. Je siège aujourd’hui comme conseiller municipal, dans un esprit de responsabilité. Je veux être très clair : il n’y aura pas de conflit. Personne n’y gagnerait, à commencer par la Haute-Saintonge. La ville centre a toute sa place dans l'intercommunalité, à l’égal de chacune des communes ».
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