Samedi et dimanche derniers, Benjamin Maret, de la compagnie des Baladins de Pouss’hier, présentait au Centre culturel de Montendre une exposition qui a suscité une vive émotion.

Tout a commencé le 13 septembre 2008. Au beau milieu du supermarché, il ne comprend plus le grand jeu de la scène humaine. Les gens passent sans se regarder et le silence fait bientôt place aux liens d’amitié et d’amour qui devraient se tisser. « Ce jour-là, j’en avais marre, seul et sans boulot. J’ai vu l’égoïsme, le matérialisme. Quel avenir dans ces conditions ? ».

Cette exposition, qu’il a entièrement pensée et créée, est devenue thérapie. En la préparant, il s’est rapproché des autres : s’ils ne viennent pas à lui, il ira vers eux. En tendant la main, il a brisé la glace de cette indifférence qui l’inquiète tant.
Samedi et dimanche derniers, le public était nombreux, conquis par sa démarche inattendue. Cette confession publique n’a laissé personne indifférent. Réconforté, Ben a senti qu’il était écouté. Sa famille, originaire d’Expiremont, est venue l’encourager. Ben a souri. « Je vais mieux » dit-il.
En tout cas, il possède un vrai talent de photographe (ses prises de vue le démontrent) et sur une scène de théâtre, il est excellent…

Photo 2 : Ben et sa famille, venue l'encourager
Photo 3 : Que caches-tu sous ton chapeau ?
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