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samedi 22 mars 2014
Le Crédit Agricole de Saintes à la base de Paban
Vif mécontentement de l’Aremut (association pour la reconquête du mutualisme) : elle ne pourra pas participer à la prochaine assemblée générale du Crédit Agricole de Saintes qui doit se tenir à la Base de Paban. La cause ? La non reconnaissance de cette association en sa qualité de sociétaire de la caisse locale. En effet, un courrier remis le 11 mars dernier lui a signifié que le conseil d'administration ne l'avait pas agréée. Une décision que l’Aremut juge arbitraire.
D’où cette lettre ouverte de Richard Baron au Président de la Caisse Locale de Crédit Agricole de Saintes : « Le 11 mars 2014, deux cadres de notre banque coopérative se sont permis de convoquer le président de notre association Aremut afin de lui remettre une lettre sur papier libre et non signée lui signifiant que cette association se voyait refuser la qualité de sociétaire. Un tel acte ne peut être que nul et non avenu puisque notre association est sociétaire depuis le 20 décembre 2013, date où celle-ci a ouvert un compte de parts sociales et souscrit, via l’imprimé 117, 30 parts sociales à 1,53 euro. Cette souscription a d’ailleurs été confirmée par le courrier du 17 janvier émis par la Directrice de l‘agence de Saintes-Gambetta attestant que l’association Aremut était bien sociétaire de Crédit Agricole. Nous nous étonnons par ailleurs de ne pas avoir reçu à ce jour l’invitation à l’assemblée générale du 1er avril 2014. Nous vous demandons en conséquence de bien vouloir réparer sans délai cet acte de discrimination à l’égard de notre association, sociétaire à part entière de la Caisse Locale de Crédit Agricole de Saintes en la rétablissant dans ses droits. Dans le cas contraire, nous serions obligés de prendre contact avec notre conseil juridique afin d’envisager toutes les voies de recours possibles. Nous comptons sur votre rôle de président de la Caisse Locale de Saintes pour faire reconnaître dans les plus brefs délais les droits de sociétaire de notre association et les faire appliquer car nous considérons l’opération du 13 mars 2014 envers notre président comme un excès de pouvoir renouvelé ».
Rwanda :
les coulisses du génocide
La Ligue des Droits de l’Homme et Survie Charentes organisent, dans le cadre de la campagne Rwanda 1994-2014 de survie, à une soirée projection discussion avec Vénuste Kayimahe, témoin et rescapé du génocide, auteur d'un livre intitulé France-Rwanda : Les Coulisses d'un génocide, vendredi 4 avril à 20 h 30 dans la salle Saintonge n°5 à Saintes.
Le lendemain aura lieu une action de rue entre la sous-préfecture et la place Saint-Pierre à Saintes à partir de 10 h -10 h 30, toujours dans le cadre de la campagne Rwanda.
Vénuste Kayimahe apporte un témoignage précieux de rescapé proche de l'administration française à Kigali. Il accompagne aussi depuis plusieurs années, via de l’interprétariat, plusieurs témoins engagés dans des plaintes dans lesquelles Survie est partie civile. Il est invité en 2014 dans le cadre de la campagne «20 ans d’impunité, la France complice du génocide des Tutsi au Rwanda» pour intervenir sur le génocide en lui-même : expliquer ce que ça a été, témoigner de ce qu'il a vécu.
Il pourra également témoigner du rôle de la France dans le soutien aux génocidaires, avant, pendant, et après le génocide, en axant sur la formation militaire, les livraisons d'armes, et l'exfiltration/mise à l'abri de la justice des principaux génocidaires par la France.
Il pourra enfin apporter un éclairage très utile sur le procès en cours de Pascal Simbikangwa et les futurs procès où Survie est partie civile. Il est l'auteur d'un livre "France-Rwanda, les coulisses d'un génocide. Témoignage d'un rescapé" publié chez l'Esprit frappeur/Dagorno.
Vénuste Kayimahe témoigne dans le documentaire "L'histoire qui mène au génocide" de Robert Genoud dont un extrait (15 à 20 mn) sera présenté en introduction de la discussion.
mercredi 19 mars 2014
Lettre ouverte aux « veaux »
qui ont encore leurs têtes !
L’homme politique n’attend souvent qu’une seule chose, sa réélection. Selon le bon vieux principe qu’il faut séduire pour convaincre, nombre d’élus entrent en période de charme avant chaque échéance, l’objectif recherché étant de faire croire aux citoyens qu’ils atteindront les béatitudes. Liberté, égalité, fraternité : tournez l’animal sur la broche jusqu’à bonne cuisson, piquez-lui le flanc pour vérifier s’il est à point, puis recouvrez-le d’une couche de miel qui lui donnera l’aspect de la saveur exquise. Jusque-là, nos décideurs pratiquent cette cuisine avec d’autant plus d’excellence qu’ils en détiennent les recettes secrètes.
Peuple naïf, que d’aucuns ont qualifié de "veau", combien de fois as-tu été ballotté par le vent des promesses ? A droite, à gauche et jusqu’à ces extrémités où tu aurais pu glisser si la Terre avait été un grand disque plat, comme l’enseignait l’Église avant que Galilée ou Copernic ne viennent démontrer le contraire.
Il en faut du courage pour s’opposer aux idées habituellement reçues (le politiquement correct !) et aux paramètres dans lesquels les habitants sont invités (ou contraints) d’évoluer. Et si leur vient l’envie de s’évader, c’est à leurs risques et périls...
Aujourd’hui, les religions s’enflamment et le terrorisme qui en résulte inquiète : les rêves de paix deviennent cendres et les illusions sont immolées sur l’autel de l’incompréhension. En France, une grande partie du pays affiche sa morosité. Jusque-là épargnées, les classes moyennes réagissent elles aussi, victimes d’une crise qui persiste. Mais n’était-elle pas prévisible ? Bien qu’habituée à la triomphante consommation, la population ne peut guère changer de smartphones tous les mois ou de téléviseurs tous les ans. La faible croissance est d’ailleurs le reflet de cet arrêt sur image.
Alors que faire ? Cités à chaque occasion comme des « baumes du tigre » censés atténuer les douleurs, les sentiments humanistes - tolérance, partage et respect - ne dépassent guère le seuil des discours. L’ex président Sarkozy avait trouvé un slogan : travailler plus pour gagner plus !
Aujourd’hui, force est de constater qu’il faut travailler plus pour gagner moins.
Perdu sur les flots de la mondialisation, l’équipage du paquebot France cherche un port sans savoir réellement déchiffrer la carte. Les horizons, les tempêtes, les monstres annoncés, il les imagine et, sans la volonté nécessaire à toute entreprise, les terres inconnues le resteront. La France a mal de ses inégalités, de ses mensonges et la paupérisation galopante fait craindre les lendemains. Les citoyens devront-ils continuer à tendre la patte, signifiant ainsi qu’ils sont inféodés au système ? Sont-ce là les héritiers de Montaigne, Pascal, Montesquieu, Voltaire et de toutes ces plumes qui faisaient s’envoler l’encre et les pensées ?
Où sont les esprits enthousiastes, critiques et novateurs, capables d’édifier et de cimenter l’avenir en dehors des propos populistes ? Seraient-ils muselés au point de ne plus pouvoir s’exprimer ? En aurait-on fait des tapis de salon ou des muets d’apparence ? Ou bien sont-ils partis vers d’autres cieux où la fiscalité serait moins contraignante ?...
La France, exemple de liberté pour les étrangers qui avaient le goût d’en apprendre la langue, est devenue inodore et ses seules vraies odeurs sont celles de ses fromages, à moins que la législation européenne n’en interdise bientôt la fabrication. Comme les pierres polies, elle est sans aspérité et finalement sans âme. Dans ce décor poncé, les courants les plus inquiétants essaient malheureusement de s’infiltrer... On peut en rire, en pleurer ou bien philosopher ! Sur ce chapitre, le poète Virgile est irremplaçable. «Nunc te, Bacche, canam, nec non silvestria tecum virgulta et prolem tarde crescentis olivae : Maintenant, Bacchus, c’est toi que je vais chanter et avec toi toutes les pousses des bois et l’olive qui naît d’un arbre si lent à croître».
Nicole Bertin
Ça vous dirait de goûter un fromage de 3800 ans ?
Bien conservé sur une momie,
comme du "sous vide" !
Le plus ancien fromage du monde a été trouvé sur le cou et la poitrine de momies parfaitement conservées, enterrées dans le désert de sable de Chine.
Datant de 1615 avant notre ère, les amas de matière organique jaunâtre ont fourni des preuves directes de la plus ancienne méthode de fermentation de produits laitiers connu.
Les individus ont probablement été enterrés avec le fromage afin qu’ils puissent le savourer dans l’au-delà. Bien que la fabrication du fromage est connue, sur des sites en Europe du Nord, dès le sixième millénaire avant notre ère et était courant dans l’Egypte et la Mésopotamie au troisième millénaire avant notre ère, aucun reste de fromage ancien n’a été retrouvé jusqu’à présent.
Le fromage vieux de 3600 ans a été découvert lors de fouilles archéologiques entre 2002 et 2004 au cimetière de Xiaohe, dans le désert inhospitalier du Taklamakan dans le nord-ouest de la Chine.  Les morceaux de fromage (pointés par les flèches) ont été trouvés sur le cou et la poitrine d’une momie féminine connue sous le nom de "La beauté de Xiaohe."
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| L’encart montre une vue agrandie d’un morceau de fromage. Photo : Yimin Yang and Yusheng Liu |
Le cimetière a été construit sur une grande dune naturelle et héberge des centaines de mystérieuses momies aux traits caucasiens. Elles sont enterrées dans des cercueils en bois massif ressemblant à des bateaux à l’envers. Des analyse ADN récentes ont montré que la population étaient mixtes, européenne et asiatique. Taklamakan signifie littéralement "allez et vous n’en sortirez pas."
La région, avec ses sables, hyper-secs et salés, qui est extrême chaude en été et froide en hiver, apporte les conditions parfaites pour la momification naturelle. En outre, les cercueils en forme de chaloupe étaient couverts de plusieurs couches de peau de vache, qui les isolaient de l’air, de l’eau et du sable comme si ils étaient été "sous-vide".
Association des journalistes du Patrimoine
Espagne : la grotte d'Altamira va rouvrir à de très petits groupes, très surveillés...
Pour la première fois depuis douze ans, la grotte d’Altamira, dans le nord de l’Espagne, va organiser une série de visites expérimentales qui permettront à quelques heureux élus, vêtus de combinaisons et de chaussures spéciales, de découvrir les fameuses peintures rupestres de bisons. 
La grotte d’Altamira, située à Santillana del Mar, en Cantabrie, avait été fermée au public en 2002, après la découverte de micro-organismes qui détérioraient ses peintures préhistoriques polychromes, parmi les plus précieuses d’Europe.
En janvier, la fondation qui gère le site avait décidé de sa réouverture à titre expérimental, limitée à un groupe de cinq personnes chaque semaine et pour une durée de 37 minutes, jusqu’au mois d’août.
Un bilan de l’impact de cette présence humaine sur les peintures sera alors réalisé.
Des visites en combinaison, bonnet et masque : Jeudi 25 février, un premier groupe de cinq personnes choisies de manière aléatoire parmi les visiteurs du musée voisin auront fait la visite, a annoncé le ministère de la Culture. Au total, d’ici au mois d’août, 192 visiteurs participeront à ce programme. Avant chaque visite, les participants seront informés des règles à respecter et devront revêtir « des combinaisons, bonnets, masques ainsi que des chaussures spéciales » a indiqué le ministère dans un communiqué. Durant les visites, des contrôles seront effectués de « la température de l’air et de la roche, de l’humidité de l’air, de la contamination microbiologique, des eaux d’infiltration, de la teneur en CO2 notamment ».
Des peintures de bisons réalisées il y a 14.000 ans : La grotte d’Altamira, découverte en 1868, a été habitée il y a entre 35.000 et 13.000 ans. Elle contient l’un des ensembles picturaux majeurs de la préhistoire, qui s’étend sur plus de 270 mètres de long. La partie la plus célèbre est la grande salle aux bisons, peinte il y a au moins 14.000 ans : on peut y admirer des bisons rouges et jaunes, mais aussi des chevaux, des cerfs, des humains à tête d’animal et des signes mystérieux.
Seuls les scientifiques avaient accès à la grotte : Depuis sa fermeture en septembre 2002, les visiteurs ont dû se contenter d’une réplique exacte de la grotte, reconstituée à proximité. Depuis dix ans, seuls des scientifiques ont pu accéder à la grotte. Avant cette fermeture, sur recommandation du Conseil supérieur des recherches scientifiques (CSIC), le site avait été interdit au public une première fois en 1977, avant de rouvrir en 1982 avec un régime de visites limitées. En France, la grotte de Lascaux (Dordogne) est fermée au public depuis 1963 pour les mêmes raisons. C’est une réplique d’une partie de la grotte qui peut être visitée.
Association des journalistes du Patrimoine
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