lundi 1 juin 2009

Paléontologie : Quand scientifiques et étudiants fouillaient la carrière de Cherves, près de Cognac


• Un après-midi de fouilles…

Un soleil de plomb tape sur la carrière. A l’horizon, elle déroule son immensité sur une trentaine d’hectares. Sorte de cratère béant façonné par l’homme, elle pose une énigme au visiteur. Quelle roche abrite-elle en ses entrailles ? Du gypse, bien sûr !

La fameuse «pierre à plâtre» est partout, il suffit de se pencher pour en ramasser des morceaux, roses ou blancs. En contrebas, sur une route de fortune, un camion fait des allers et retours en provoquant des gerbes de poussières. Sans cette activité humaine, on se croirait au milieu d’un désert aux pentes escarpées et aux cimes inattendues. Ailleurs qu’en Charente, c’est évident !
A l’entrée du gisement, un groupe s’active, pioche à la main. Un jeune homme s’avance, l’air ravi : « Regardez, nous venons de trouver des écailles de poisson ! ». Au creux de sa main, des morceaux bruns et étrangement brillants semblent défier les regards médusés. Des écailles de poisson ?...

Le rideau s’ouvre. Au début du Crétacé, des espèces, aujourd’hui disparues, vivaient ici en effet. Il y a environ 140 millions d’années, nos fameux poissons ne risquaient rien des pêcheurs pour une raison évidente : l’homme restait à inventer. La température d’alors était équatoriale. Toute une faune avait élu domicile à cet endroit, sans doute marécageux, qui conjuguait étroitement l’eau et la terre. Le plus incroyable, le plus touchant aussi, est de retrouver la trace de son existence. Comme si elle avait laissé une signature...


Les aventuriers d’un monde oublié…

«Nous sommes au Berriasien plus exactement. Des sites exceptionnels comme celui-ci sont rares dans le monde. Ceux du sud de l’Angleterre et du Maroc sont de moindre importance» souligne Jean-Michel Mazin, chercheur au CNRS de Lyon. Pour ce paléontologue averti, cette carrière est «un livre ouvert» qui offre de précieuses informations. Ainsi s’élargit le champ des connaissances. Car l’homme, qui n’a pas percé tous ses secrets, se heurte aux questions existentielles : « qui est-il, d’où vient-il et où va-t-il ? ».
Dans sa quête, il dispose néanmoins d‘éléments, voire de marqueurs. D’aucuns pensent qu’une crise de la vie, plus grave que celle qui entraîna la disparition des dinosaures, se serait produite il y a 135 millions d’années. Ces théories ont été établies grâce aux courbes de biodiversité. «Au début de Crétacé, une chute a été observée» explique Jean-Michel Mazin. Quelles en sont les causes ? Les interrogations restent en suspens.


A sa façon, la carrière de Champblanc peut fournir des pistes puisqu’elle en fut le « théâtre ». Grâce à cette merveilleuse « pépinière », on saura quels groupes peuplaient cet endroit et ceux qui ont survécu. Le «bestiaire» était fourni : poissons, requins, amphibiens, reptiles, tortues, ptérosaures, dinosaures herbivores et carnivores, mammifères, etc. La végétation, par contre, est moins parlante. Un seul arbre a été extrait, de la famille des Araucarias.
Chaque « trouvaille » est répertoriée, identifiée et fait l’objet d‘une fiche. Les plus intéressantes sont envoyées à des laboratoires pour être étudiées, voire reconstituées. Si les gros ossements provoquent des montées d’adrénaline, les fragments minuscules, observés au microscope, peuvent également réserver des surprises.

Avant d’atterrir sous la lentille, les morceaux, venant de sédiments prélevés dans les différentes strates, sont d’abord « localisés » par un lavage et des tamisages minutieux. La méthode ressemble à la recherche des pépites. Sauf qu’en la circonstance, l’or s’appelle cartilages de poulpes ou petites dents de requin !

Les moments forts ont été dont la découverte de crocodiles nains, de 40 centimètres environ (au départ, certains pensaient qu’il s’agissait de juvéniles) et d’un dinosaure de la famille des camarasauridés.


• Que faisait-il pendant ce temps-là ? Thierry Lenglet fouillait !

Parmi les pionniers de Champblanc, Thierry Lenglet, originaire de Mirambeau, figure en bonne place. Il a repéré le site voici une vingtaine d’années (il était déjà mentionné au XIXe siècle par M. Coquand, chargé de dessiner une carte géologique pour les services du Département).
Ce professeur de maths se passionne pour la paléontologie depuis belle lurette. Il est le premier à avoir attiré l’attention des scientifiques sur la carrière de Cherves (propriété de la société Garandeau) par l’intermédiaire de Jean-François Tournepiche, conservateur du musée d’Angoulême.


A Cherves, les choses sont devenues sérieuses en 2002 avec la découverte de deux crocodiles nains. Jusqu’alors, il n’en existait que trois exemplaires au monde. Les deux Charentais portaient ce nombre à cinq.
Les observations sur le terrain sont tout aussi passionnantes que l’étude microscopique. De quoi les laisser méditatifs : pensez qu’en cet endroit, il y avait des poissons qui vivaient comme nos gardons, mais qui n’en avaient vraiment pas l’apparence ! Leur corps avait des écailles ganoïdes (partie osseuse recouverte d’une substance dure). Au l’Est des Etats-Unis, le «lepisosteus» actuel en serait le lointain descendant. Il y avait aussi des charophytes, algues d’eau douce, des ostracodes, crustacés primitifs, des bivalves du genre protocardia (pour tous détails complémentaires, il est conseillé de s’adresser à Paul Fouquet, professeur de SVT au lycée de Jonzac !).

Les mammifères, quant à eux, sont au début du commencement, si l’on peut dire. Par leur taille, ils se rapprochent des musaraignes, des souris et des rats. Au Crétacé, ils atteindront la taille d’un chat. Ils se nourrissent de graines et d’insectes. En fait, ils présentent un mélange de caractères reptiliens et mammaliens. Certains ont un pelage. Leur émancipation aurait coïncidé avec la fin du règne des dinosaures (et pour cause, ils n’en étaient plus la proie).

Les phalanges d’un reptile volant (ptérosause) de cinq mètres d’envergure ont été mises à jour ainsi qu’un crocodile piscivore. Il est identifiable à la forme de son crâne et à ses dents fines, tandis que son cousin carnassier est doté d’une large gueule.
Autrement dit, la vie grouillait et toutes ces «bestioles» étaient loin de se douter qu’un jour, elles seraient l’objet de recherches approfondies…

Photo 1 : La carrière de Cherves

Photo 2, 3, 4, 5, 6 : Souvenirs d’une sortie à Cherves avec les lycéens de Jonzac, trois professeurs de SVT, MM. Fouquet, Ferran, Robin et Thierry Lenglet

• L'info en plus
Les mammifères existent depuis le Trias, il y a 230 millions d’années environ. Ils ont donc cohabité avec les dinosaures qui, eux, ont disparu voici 65 millions d’années.

Les poissons du Berrassien sont mal connus, type crossoptérygiens. Le plus gros mesure un mètre et se rapproche de l’actuel cœlacanthe qui a survécu aux aléas du temps et que l’on trouve aujourd’hui encore au large des Comores.


Made in USA ? On ne remerciera jamais assez Spielberg, ce formidable réalisateur, d’avoir montré aux spectateurs, via les effets spéciaux, à quoi ressemblaient les dinosaures. Le plus effrayant était, bien entendu, le T.Rex...

Dans l’intimité de Jacques Chardonne, l’un des écrivains préférés de François Mitterrand


Lundi dernier, Marie Dominique Montel, directrice de l’Académie de Saintonge, était l’invitée d’Hélène Taillemite. Aux archives de Jonzac, elle a présenté le film qu’elle a réalisé sur l’écrivain Jacques Chardonne ainsi que le livre « une jeunesse charentaise ».

Chardonne, quel talent et quelle voix inoubliable ! Quelle controverse aussi quant à son admiration pour l’Allema-gne durant la seconde guerre mondiale...
Cet écrivain, dont l’attitude a suscité la polémique, ne pouvait qu’intéresser Marie Dominique Montel. Par-delà les livres à succès dont « le fameux bonheur de Barbezieux », qui était-il ? La question était opportune. Tombé quelque peu dans l’oubli, il était pourtant l’un des auteurs préférés de François Mitterrand.
En femme de presse avertie, Marie Dominique Montel a mené l’enquête. Elle a d’abord réalisé un film, puis elle s’est lancée dans l’écriture. Elle avait une exigence : il lui fallait retrouver des photos de cet homme au regard clair, des souvenirs de sa vie puisqu’elle entendait construire son histoire autour d’un album de famille.

La chance lui sourit : grâce à André Bay, fils de la belle Camille, seconde épouse de Chardonne, elle est entrée dans le temps d’avant. S’y ajouta une deuxième surprise, sa rencontre avec Olivier Tournafond qui avait conservé les photographies (excellentes) prises par son grand-père, Maurice Delamain, avec un appareil de grand prix pour l’époque (son cadeau de mariage !).
Les noms de Delamain et Chardonne étaient intimement liés à la maison d’édition Stock qui mit en lumière de nombreux écrivains étrangers.

L’ouvrage « une jeunesse charentaise » a été publié aux éditions du Croit Vif que dirige François Julien Labruyère. Au fil des pages, on retrouve la vie quotidienne de Jacques Chardonne, née Georges Boutelleau (l’union du cognac et de la faïence).

Les 95 photos, intimes et inédites, font apparaître un être séduisant et secret. Certains clichés ont été annotés par Chardonne lui-même. Y figure Henri Fauconnier, autre écrivain, rendu célèbre par “Malaisie“ qui reçut le prix Goncourt.
Le film anime tous ces personnages qui reprennent vie soudain pour le spectateur. Parties de tennis, randonnées en montagne, vacances sur la côte royannaise, discussions au salon, entretiens divers et variés... On y aperçoit même Pierre Loti ! Intéressé, le public a apprécié ce retour dans le XXe siècle.

Quels sentiments Chardonne cachait-il derrière le jeu des miroirs ? Une certaine perplexité, sans doute, et la nostalgie d’une jeunesse trop vite passée pour se transformer en parenthèse de l’existence. Chardonne s’est éteint en mai 1968 à la Frette sur Seine. Pour un “hussard“, ce fut un beau mois pour mourir...


Photos et 2 : « Une jeunesse charentaise, les photos retrouvées de Jacques Chardonne » par Marie-Dominique Montel. Les photos couvrent une période allant de 1909 à 1925. Chardonne est mort en mai 1968.
Ce livre est à découvrir car il constitue une fenêtre ouverte sur un écrivain parfois décrié, mais dont le talent littéraire est indéniable. « Il reste encore des photos à publier » remarque Alain Braastad, de l’Académie de Saintonge, qui dirigea la Maison Delamain pendant une vingtaine d’années. Un second tome en perspective, pourquoi pas ?

Photo 3 : le public réuni aux Achives

Salon bio à Jonzac : une réussite


Organisé par les Chantiers du Futur, ce salon bio a attiré un nombreux public samedi et dimanche derniers au cloître des Carmes.


Pourquoi un tel succès ? Parce que depuis les scandales, les Français recherchent des produits naturels avant tout. Évidemment, nous ne sommes pas à la fin des additifs alimentaires, comme l’a souligné Corinne Gouget dans sa conférence. Son livre « le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner » fait un tabac. On le comprend !



Les stands étaient variés. Du laboratoire Body Nature qu’animent dans la région Florence Deborde et Joëlle Dubois à Michel Desfoux, géobiologue et sourcier, des panneaux photovoltaïques à la gamme naturelle de Jean-Claude Fleuret, des vêtements bio pour les enfants aux bijoux en verre recyclé, il n’y avait que l’embarras du choix. Le public s’est largement informé sur la façon dont il peut consommer sans altérer sa santé. Vivre mieux, on en a tous rêvé !

• Et si vous achetiez un panier garni ?
L’association AMAP soutient les agriculteurs bio qui travaillent une petite superficie par l’achat hebdomadaire de leurs produits. En Haute Saintonge, ce principe concerne l’exploitation de Mme et M. Laroche, à Messac. Ainsi, la vente s‘opère directement du producteur au consommateur.
Le panier est vendu 12 euros et il faut s’engager à en prendre un, une fois par semaine pendant 6 mois. S’y trouvent des légumes et des fruits de saison.
On peut également acheter des confitures et des jus de raisin. La distribution a lieu tous les mardis de 16 h à 18 heures. Renseignement au 05.46.70.65.54.




Photo 1 : Ce salon a lieu tous les ans au cloître des Carmes

Photo 2 : Le laboratoire Body Nature

Photo 3 : Comment se débarrasser des ondes négatives des portables ?

Photos 4 et 5 : Chercher de l'eau avec Michel Desfoux

Photo 6 : Christine Negrel de l’association AMAP et M. Laroche, producteur bio à Messac.

Photo 7 : Panneaux photovoltaïques

Photos 8, 9 et 10 : Au fil des stands

Odile de Maximy : Terre et feu, bronze et raku


Sœur d'Antoine de Maximy, le “globe-squatter“, Odile s’est installée depuis longtemps à Saintes et poursuit avec obstination une carrière artistique faite d’explorations de la matière et d’expériences esthétiques toujours renouvelées.


Les Beaux Arts

Après des cours de théâtre chez Florent à Paris, elle décide de préparer pendant deux ans le concours des Beaux Arts, section dessin. « La scène ne me convenait pas, je ne me sentais pas du tout à ma place. Je me suis souvenue que j’aimais dessiner, alors je me suis lancée ».
Elle rencontre son compagnon Jean-Pierre Blanc, autodidacte en art brut et le couple s’investit dans la sculpture.
C’est vers la fin des années 80 que les premières pièces naissent et commencent à être exposées. Le prix 2005 du jeune fondeur de la fonderie d’art Barthélémy à Crest, dans la Drôme, lui est décerné, brisant en mille morceaux cette absence de confiance en elle-même qu’elle semblait afficher jusqu’alors. « Mes thèmes d’inspiration sont les êtres humains, les personnages, la rencontre que je fais avec une forme, un mouvement et sa transformation ».
Les premières figurines vont laisser la place à des formats plus importants, des objets où se mêlent des ressorts de réveil, des os, des morceaux de bois, de coquilles d’huîtres.
« J’ai toujours vendu mes créations. J’ai mes collectionneurs qui me suivent depuis le début et qui m’achètent régulièrement. Je ne renie pas ce que j’ai fait. C’est touchant, maladroit, mais je suis fière de mon travail quand je regarde le chemin que j’ai emprunté ».

Raku

Son atelier, actuellement chez une amie artiste au 31 rue de la Boule, va déménager bientôt avec un tout nouveau four qui lui permettra de parfaire sa connaissance de la technique du raku. Elle réalisera des objets plus importants, avec plus de présence. « Je veux jouer avec les couleurs, les textures ». En parallèle, Odile de Maximy anime des ateliers d’art plastique, de modelages au Centre Social de Pons et également dans des écoles de la Communauté de Communes de Saintes. Ses bronzes et raku s’exposent actuellement à l’espace culturel Leclerc à Saintes. Le père Ubu y côtoie un sumo, un couple enlacé ou un marcheur, avec une élégance qu’il faut découvrir, en plus du sourire sincère et naturel de leur créatrice. Un singulier voyage à faire également avec Jean-Charles Folliet, ce remarquable et talentueux photographe saintais qui présente ses photos d’art dont le charme et la poésie vous toucheront : deux rencontres à faire en un seul endroit, sans passeport, ni visa, juste de la curiosité !

Antoine de Maximy : Ira-t-il dormir chez vous le 6 juin ?…


Initiateur de l’excellente émission télévisée « j’irai dormir chez vous », Antoine de Maximy sera à Saintes samedi 6 juin à l’Espace culturel du Centre Leclerc.
Dans l’après-midi, il signera son livre « Avant d’aller dormir chez vous » et le DVD « j’irai dormir à Hollywood » de 15 h à 18 heures. Un coffret comprenant les vingt premiers épisodes de la série, soit 30 heures de programme, sera également disponible. En soirée, à partir de 20 h 30, il présentera son long métrage à l’Atlantic Ciné. La rencontre sera animée par Didier Catineau.
Antoine de Maximy répond à nos questions


Antoine de Maximy, vous serez à Saintes le 6 juin prochain. Est-ce la première fois que vous venez en Charente-Maritime ?
Ce n’est pas la première fois que je viens en Charente-Maritime où réside ma sœur Odile qui est sculpteur. A l’Espace culturel du Centre Leclerc de Saintes, nous faisons un tir groupé puisqu’elle exposera ses œuvres et que je dédicacerai mon livre. C’est une excellente occasion de se retrouver !

Parlez-nous du livre que vous allez dédicacer ?
Dans ce livre, je raconte quel chemin m’a conduit à faire cette série télévisée « j’irai dormir chez vous ». J’y parle de mon enfance, de la carrière professionnelle qui a précédé la série, de la série bien sûr et du long métrage. « J’irai dormir chez vous » est une idée originale et particulière qui découle de l’existence que j’ai vécue durant ma jeunesse avec mes parents. Il y a une continuité logique.
Mes parents étaient artistes peintres. Ils ne faisaient pas fortune, mais recevaient beaucoup de monde. Certains étaient des voyageurs. Ils restaient plusieurs jours à la maison et revenaient nous dire bonjour quelques années plus tard. Les liens tissés étaient sympas. J’ai été en contact avec des gens venant de milieux très variés, tout en restant proche des réalités. Le manque d’argent par exemple.
D’une certaine manière, ces expériences façonnent la personnalité. Par cette série, j’ai cherché à retrouver l’ambiance que j’ai connue enfant.

Aller dormir chez un inconnu n’est pas une démarche facile. Comment vous y prenez-vous ?
Il n’y a pas de technique particulière ! il faut s’adapter. La meilleure manière de convaincre une personne de vous accueillir, c’est qu’elle trouve que le moment passé avec vous mérite d’être prolongé. Si le courant passe bien, les choses se font naturellement. Parfois, je m’amuse à provoquer en posant directement la question, sans avoir réellement établi le contact, parce que la personne me semble suffisamment originale et amusante pour accepter cette sorte de pari.

Quel meilleur souvenir gardez-vous de vos rencontres ?
Je ne peux pas répondre à cette question car elle trop réductrice. Comment faire un choix dans ma vie sur ce que j’ai trouvé de mieux ? J’ai trouvé plein de trucs, bien et pas bien. Ce que j’aime dans la vie en règle générale, c’est le changement, la variété, le renouvellement, les surprises. Résumer la série à un meilleur souvenir me dérange !

Avez-vous connu des difficultés dans certains pays ?
Disons qu’il y a plus de moments difficiles dans certains pays pour des raisons culturelles. L’Iran est plus compliqué pour nous, Occidentaux, comme le sont les Emirats ou le Japon.
Il y a plus de cent pays que je ne connais pas. J’irai peut-être les voir plus tard. Les grands pays, j’y suis allé en grande majorité.

Vous êtes-vous déjà senti en danger ?
Selon les circonstances et les gens avec qui on est, on peut se sentir en danger. C’est arrivé au Québec, en Bolivie, aux USA.

Une femme pourrait-elle faire une série comme la vôtre ?
Oui, elle peut le faire mais, tout simplement, elle ne rencontrera pas les mêmes gens. Dans la série, je rencontre très peu de femmes car c’est délicat de les aborder et de leur demander de coucher chez elles, caméra ou pas caméra. Quand on se promène et qu’on souhaite être hébergé, la valeur sûre est la famille. C’est là qu’on prend le moins de risques.

Le globe-trotter que vous êtes reste-t-il fidèle à la France ?
Bien sûr. Je n’ai pas envie d’aller ailleurs ! La France, c’est mon pays j’en parle la langue, je connais ses références culturelles, sa monnaie. Quand on a beaucoup voyagé, on peut se permettre de dire cela. Quand on ne sort pas, on pense toujours que c’est mieux ailleurs. Je suis allé beaucoup “ailleurs“ et personnellement, même si tout n’est pas parfait en France, c’est le pays où je finirai ma vie.

Quand avez-vous commencé à voyager ?
J’ai commencé à l’âge de vingt ans. Pour l’instant, je fais une pause. J’arrête complètement la série parce que je veux me changer les idées. Il n’est pas exclu que je la reprenne un peu plus tard. Pendant l’été, je vais faire le tour de France pour France 2. Je ferai des petits modules de trois minutes, comme à Pékin.

Pour conclure, où irez-vous coucher le 6 juin prochain ?
Vraisemblablement, j’irai dormir chez ma sœur !

Photo 1 : Antoine de Maximy : un aventurier sachant coucher !

Photo 2 : Dormi à Hollywood ou ailleurs !