jeudi 9 juin 2016

Le parfum du pouvoir à Jonzac ?
Les Feuillets d'Automne annoncés dans
le Vacancier avant d'être validés
par le conseil municipal…

Le Vacancier, publié chaque année en juin, est une "vieille" affaire entre la Communauté de Communes de Haute Saintonge, présidée par Claude Belot, et le journal la Haute Saintonge dont le siège est situé à Jonzac. Le principe, qui consiste à réunir dans un magazine les activités estivales proposées dans la région, a été initié par Bernard Levêque, alors directeur de ce journal.
Depuis des décennies, remportant avec succès l'appel d'offres (puisque le montant de la commande, émanant de la CDCHS, en nécessite un), ce document est façonné par l'hebdomadaire selon une "collaboration" qui n'a jamais failli : le journal conserve le produit financier de la publicité collectée tandis que la CDCHS assume la facture d'impression. En 2016, les 170 pages sont atteintes pour un tirage de 60.000 exemplaires (coût estimé à 70.000 euros).
Ce partenariat convenait très bien à Philippe Delavaud quand il était gérant des hebdos du groupe Sud-Ouest (SEPL). En effet, à une époque où la presse papier rencontre des difficultés, qu'une collectivité fasse travailler une société d'édition est une preuve de confiance. Depuis, Philippe Delavaud a quitté son poste de direction et désormais, les Editions du Phare sont propriétaires de la Haute Saintonge.

Justice ou injustice ?

Le nouveau Vacancier est donc sorti et c'est avec surprise que le programme complet des Feuillets d'automne de novembre prochain y est publié en page 33. Bizarre : il n'a pas été présenté en commission culture et surtout, il n'a pas été validé en séance publique par le conseil municipal. Aurait-on mis la charrue avant les bœufs ou s'agit-il d'un parfum du pouvoir, le thème des cinq spectacles ? 


La qualité des spectacles n'est pas remise en cause (page 33). Il s'agit simplement de respecter le protocole qui veut qu'une délibération municipale soit prise avant toute annonce publique. Dans le cas des Feuillets d'automne, on aurait pu donner rendez-vous aux spectateurs en novembre dans le Vacancier, sans divulguer prématurément la programmation. Et puis novembre, c'est encore loin. Pensons d'abord à l'été !
Plusieurs questions peuvent légitimement se poser. Pourquoi ces Feuillets d'automne bénéficient-ils d'un régime de faveur, détaillés en pleine page dans une brochure tirée à 60.000 exemplaires alors que les membres de l'équipe municipale ignorent officiellement leur programmation ? Pourquoi Drôles de Rue, la grande manifestation de juillet à Jonzac avec Electro Deluxe, Lisa Simone et Alpha Blondy, est-elle reléguée en page 62 ? Pourquoi les conférences de l'Université d'été ne profitent-elles pas d'une demie-page ou d'une pleine page, de même que les spectacles de Maïté Auboin Hannoyer (jazz, venue de Lucienne Renaudin Vary, révélation des Victoires de la Musique 2016) qui n'apparaissent qu'en tout petit à la page 124 sans mentionner les invités ? Pourquoi la cité médiévale de Pons, qui appartient à la CDCHS,  passe-t-elle un peu inaperçue dans le flot des pages quand Montendre a obtenu la dernière de couverture pour ses animations ? Enfin, les Eurochestries, qui attirent un monde fou, sont bien discrètes en page 91…

Attendons des réponses concrètes, en toute transparence, lors du prochain conseil municipal. Il devrait avoir lieu le 30 juin aux dernières nouvelles.

170 pages, le Vacancier, offert au public par la CDCHS, est devenu énorme !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Le fonctionnement de la démocratie dans notre sud-saintonge ?
Il y a belle lurette qu'il présente bien des aspects "bizarres" !
La faute à qui et à quoi ?
La faute au non renouvellement du personnel politique local qui s'accroche depuis des décennies comme la moule charentaise au rocher ! Lequel rocher devient la propriété exclusive de ce personnel politique de toutes les couleurs réunies !
Et la liberté de la presse quand celle-ci dépend comme ici du bon vouloir de certains notables locaux pour lui attribuer chaque année depuis des lustres, d'appréciables subsides sans concertation préalable ?
On ne va pas quand même se fâcher avec les notables en question en publiant on ne sait quelques désagréables choses qui pourraient les choquer!

Anonyme a dit…

Le fonctionnement de la démocratie dans notre sud-saintonge ? Il y a belle lurette qu'il présente bien des aspects bizarres ! La faute à qui et à quoi ? La faute au non renouvellement du personnel politique local qui s'accroche depuis des décennies comme la moule charentaise au rocher ! Lequel rocher devient la propriété exclusive de ce personnel politique de toutes les couleurs réunies ! Et la liberté de la presse quand celle-ci dépend comme ici du bon vouloir de certains notables locaux pour lui attribuer chaque année depuis des lustres, d'appréciables subsides sans concertation préalable ? On ne va pas quand même se fâcher avec les notables en question en publiant on ne sait quelques désagréables choses qui pourraient les choquer !

Anonyme a dit…

Le loup et l'agneau. Je ne sais pourquoi cet article me rappelle cette fable de Jean de la Fontaine. Sans doute ce passage : Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? Dit cet animal plein de rage : Tu seras châtié de ta témérité.