dimanche 5 février 2012

Fabienne Dugas-Raveneau
face à Dominique Bussereau


Élections législatives, circonscription Jonzac/Royan

Dans la foulée des Présidentielles qui auront lieu les 22 avril et 6 mai, suivront les Législatives les 10 et 17 juin. Sur la circonscription Royan/Jonzac, le député sortant, Dominique Bussereau (majorité présidentielle), sera opposé à une femme. Fabienne Dugas-Raveneau portera les couleurs du parti socialiste. Elle répond à nos questions

• Fabienne Dugas-Raveneau, pourriez-vous vous présenter  ?

Dernière-née d’une famille nombreuse, avec un père ouvrier et un grand-père agriculteur, j’ai été marquée très jeune par l’espoir collectif de 1981. J’avais 10 ans. Je suis dès lors passionnée par la politique, non pas la politique dans son sens restreint à l’exercice du pouvoir, mais dans son sens humaniste et environnementaliste. La politique qui, à partir des individualités, des multiplicités, fait progresser la société. Mon engagement politique, comme mon investissement associatif, répondent à cette passion qui a également guidé mon parcours professionnel, plus particulièrement orienté vers les enjeux territoriaux.

J’ai donc d’abord travaillé au sein de collectivités (mairie, communauté d’agglomération), puis j’ai été dirigeante d’entreprises qui répondaient aux besoins des collectivités et des associations. Alors que je vivais dans les Deux-Sèvres (quittées en 2006), j’ai également exercé des responsabilités politiques avec des fonctions d’adjointe au maire de Niort et de déléguée à la communauté d’agglomération de Niort. J’avais en charge la conduite des projets structurants et d’aménagement de l’espace, ainsi que l’élaboration du Schéma de Cohérence Territorial. Ces fonctions ont renforcé les convictions qui sont les miennes s’agissant de la nécessaire efficacité de collectivités locales fortes et disposant des moyens pour agir au plus près des habitants.

• Vous briguez donc la circonscription de Royan/Jonzac détenue depuis longtemps par Dominique Bussereau. Le combat sera rude. Quelles sont les motivations de votre engagement ?

Redonner espoir. Il n’y a pas de fatalité en politique. Ce sont des choix. Or, les élus de la majorité gouvernementale essaient de nous convaincre que tout est déterminé par le contexte de crise, que plus rien n’est possible. Quel discours d’avenir de la part de ces élus ! Un discours qui veut faire peur, un discours paralysant qui conduit à l’individualisme, un discours qui permet ainsi à ce gouvernement, avec le soutien des députés UMP, de rogner sur les progrès sociaux et environnementaux pour mieux répondre aux attentes des plus nantis.

Avec François Hollande, nous nous inscrivons dans une nouvelle dynamique porteuse de cet espoir que je souhaite pour nos enfants. François Hollande a une autre vision de la France, de ses valeurs, de ses atouts ! Il a un tout autre projet, un projet traversé par une préoccupation permanente : l’égalité ! Égalité devant l’éducation, la formation, la justice, l’emploi, la santé. Égalité pour les territoires. Égalité pour leurs habitants. Un projet guidé par la vérité, comme le recommandait Mendès France.

Aung San Suu Kyi, personnalité pour laquelle j’ai une grande admiration, le dit « La peur n’est pas l’élément naturel de l’homme ». Je suis convaincue que nous pouvons, avec François Hollande, convaincre nos concitoyens que les solutions existent, qu’un autre choix est possible si nous le voulons.

Je souhaite à l’issue du scrutin du mois de juin contribuer à la mise en œuvre de ce projet avec les forces du territoire, particulièrement étendu et complexe, de la quatrième circonscription.

Le suppléant de Fabienne Dugas-raveneau est Jean-Claude Barron, viticulteur retraité à Saint-Martial sur le Né.

• Vous avez été opposée à Dominique Bussereau lors des dernières cantonales à Saint-Georges-de-Didonne. Que pensez-vous de votre adversaire ?

Je m’oppose à la pensée unique prônée par la formation politique UMP à laquelle il appartient, à la politique conduite par ce gouvernement qu’il soutient et qui a dégradé la situation de la France à tous les niveaux.
Plutôt que d’évoquer mon adversaire, je préfère vous présenter l’élue que je serai : élue d’un seul mandat (je suis opposée au cumul des fonctions législatives avec les fonctions exécutives locales), une élue de terrain, présente dans la circonscription, présente dans l’hémicycle pour défendre les mêmes causes, promouvoir les mêmes projets au niveau national et local. Cohérence et transparence permettront ainsi à chacun de juger mon action.

• Est-il trop tôt pour aborder vos thèmes de campagne ?

Nous développerons prochainement, dans le cadre de la campagne présidentielle que je conduirai sur la quatrième circonscription, les thèmes tels que François Hollande les a présentés au Bourget. Je m’exprimerai ensuite sur la déclinaison concrète de ces priorités sur le territoire de la circonscription comme sur les thèmes et projets que je défendrai et développerai dès lors que les électeurs m’auront accordé leur confiance.

• Enfin, comment jugez-vous la prestation de François Hollande dimanche dernier au Bourget ?

En tant que citoyenne, j’ai vu (j’y étais) un homme endossant parfaitement le costume du Président de la République, concret, responsable et sincère ; un homme respectueux des institutions, des hommes et des femmes.

En tant que mère, j’ai apprécié l’espoir qu’il incarne, la confiance en l’avenir qu’il porte, la confiance en notre capacité, en la capacité de nos enfants à participer à un projet de société ambitieux.

En tant que candidate aux législatives, je suis plus que jamais déterminée à participer au changement avec la réhabilitation du Parlement dans ses fonctions fondamentales pour la République. Je sais qu’avec François Hollande, nous répondrons à l’attente forte et légitime de nos concitoyens.

En tant que socialiste, je me réjouis de la capacité de travailler ensemble, candidat et dirigeants socialistes, devant les enjeux auxquels nous devons faire face pour défendre nos valeurs et notre projet. Et j’aurai à cœur de poursuivre cette dynamique de rassemblement sur notre territoire.

Fabienne Dugas-Raveneau était à Jonzac samedi dernier. Elle y a rencontré personnalités et militants du Sud Saintonge dont Gilles Clavel, Emmanuel Arcobelli, Monique Doucet, conseillers municipaux de l’opposition à Jonzac, Bernard Lalande, maire et conseiller général de Montendre, Thierry Jullien, maire de Montlieu-La Garde et Régine Joly, conseillère régionale.

1 commentaire:

JP a dit…

Bonjour Nicole
Pourquoi ne pas présenter l'équipe de campagne de Fabienne Dugas-Raveneau
Source:http://dugas-raveneau.parti-socialiste.fr/equipe-de-campagne/

(par ordre aplphabétique)

Emmanuel Arcobelli, (Conseiller municipal de Jonzac)

Jean Pierre Baudrais ( Maire de Semoussac)

Jacques Bonnin (Saint Genis de Saintonge)

Christophe Boulle (Montendre)

Frédéric Chaubénit (Montlieu-la-Garde)

Robert Chef (Maire de Soumeras)

Christophe Chelson (Montlieu-la-Garde)

Gilles Clavel (Conseiller municipal de Jonzac)

Jean-Michel Cornette (Montlieu-la-Garde)

Patrick Crottereau (Saint Georges de Didonne)

Frédéric De Ligt (Montguyon)

Alain Doré (Gémozac)

Monique Doucet (Conseillère municipale de Jonzac)

Patricia Dussault (Conseillère municipale de Jonzac)

Jérôme Gardelle (Colombiers/la Jard/Pons)

Roland Gilberto (Adjoint au Maire de Meschers)

Bernard Gimard (Pons)

Marie-José Gros (Royan)

Michel Hirondeau (Montendre)

Régine Joly (Vice-Présidente de la Région Poitou-Charentes)

Jacques Jullien (Adjoint au Maire de Saint Aigulin)

Thierry Jullien (Maire de Montlieu-la-Garde, Conseiller général)

Jean-Claude Ker (Royan)

Michel Lachaise (Maire de Germignac)

Bernard Lalande (Maire de Montendre, Conseiller général)

Jacques Lapouge (Conseiller municipal de Royan)

Cristelle Maire (Conseillère municipale de royan)

Michel Ollivier (Montguyon)

Jean-Marie Sauquet (Gémozac)

Daniel Talou (Royan)

Camille Parcq (Cozes)