samedi 28 juillet 2018

Fleur de sel de l'île de Ré : le député Olivier Falorni saisit les ministres Bruno Le Maire et Stéphane Travert

L'institut national de l'origine et de la qualité (INAO) s'apprête à délivrer, à la fleur de sel de Camargue, le label d’indication géographique protégée (IGP)


« Si cette décision qui inquiète les producteurs installés dans l'Ile de Ré, était retenue, elle aurait de très lourdes conséquences pour la filière de producteurs de sel marin de l’Atlantique qui représente 600 producteurs, engendre plus de 200 salariés indirects (auprès des coopératives et négociants) et pèse 40 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel » indique Olivier Falorni, député de Charente-Maritime. En effet, elle dévaluerait la fleur de sel de l’Ile de Ré au profit de celle de Camargue. « Alors que la première est récoltée à la surface de l'eau, de manière traditionnelle ce qui donne un produit dont le goût et les capacités culinaires sont exceptionnels par rapport au gros sel, la deuxième se fait de façon plus industrielle ce qui offre aux salins du Sud des capacités de production plus importantes que les producteurs rétais » ajoute le député.
Cette hypothèse aurait aussi des conséquences désastreuses sur le plan écologique et touristique car les sauniers contribuent, de par leur activité, au maintien du patrimoine rétais et à la préservation de l’environnement.
Le parlementaire a ainsi saisi le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre de l’Agriculture afin que soit réexaminé le label IGP fleur de sel de Camargue et que soient relancés les travaux pour l’obtention du label STG (spécialité traditionnelle garantie) fleur de sel.

• Lettre adressée à Stéphane Travert et Bruno Le Maire

 

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