dimanche 5 avril 2026

Jonzac : Candidat à la présidence de la CDCHS, Raphaël Gérard « veut redonner du sens aux organes de débats et de décisions »

Mardi 7 avril à partir de 9 h 30, se tiendront au centre des congrès des élections importantes pour l'avenir de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge : elles désigneront le successeur de Claude Belot à la présidence et les vice-présidents (entre 10 et 15). Les candidats à la "direction" sont au nombre de trois, le maire de Jonzac, Christophe Cabri, l'ancien député et maire de Lonzac Raphaël Gérard et le chef de file de l'opposition municipale de Jonzac Jean-François Mougeard, ex directeur général des services de la CDCHS. 

Durant ces dernières semaines, la campagne a battu son plein sur le terrain (129 communes) et l'heure est aux synthèses. Raphaël Gérard expose ses propositions :  


« Je souhaite redonner du sens aux organes de débats et de décisions. Cela passe par la mise en œuvre effective des prérogatives des différentes instances existantes » dit-il.

Vice-Présidences : « 12 ou 13 Vice-présidents seront élus sur la base de leur investissement personnel, de leur expertise ou de leur capacités à s’approprier les sujets dont ils auront la charge. Il seront responsables de leur domaine de délégation et rendront compte devant l’Assemblée. Nous veillerons à une répartition équilibrée et cohérente des délégations. Une "conférence des VP " se réunira très régulièrement (2 fois par mois) pour partager les informations de chaque secteur. Il seront les référents de leur bassin de vie ».

Bureau : « Le bureau compte actuellement 38 membres (y compris les VP). Nous considérons que le prochain bureau devra être représentatif par bassin de vie : Jonzac, Pons, St-Genis-de-Saintonge/Mirambeau, Montendre, Montguyon/Montlieu-la-Garde/St Aigulin afin de garantir un équilibre du territoire de la CDC. Le bureau assurera sa vocation d’espace de débat et de discussion sur les sujets majeurs engageant la collectivité. Il se saisira également des sujets remontées par les commissions et les « comités de bassins ». Certains membres du bureau pourront être porteurs de délégations ».

Commissions spécialisées : « La listes des commission sera revue, avec de possibles regroupements de thématiques et d'éventuelles nouvelles commissions. Echelons intermédiaires entre les comités de bassins et le Bureau. Elles auront la mission de conduire une réflexion au long cours sur leur domaine de compétence. Elles pourront organiser des "auditions d’experts", des partages de bonnes pratiques etc. En charge de l’analyse, de l’étude et de l’ingénierie dossiers, de la planification : elles transmettront leurs préconisations au Bureau ».

Comités de bassins : « Structures informelles de débat et de partage, ces comités définis par le SCOT et au plus près du terrain auront vocation à remonter des projets à l’échelle d’un bassin de vie. Le VP référent du secteur sera le relai naturel de ces comités. Les propositions seront ensuite évaluées par la commission compétente et débattues au bureau. Les différents syndicats existants (SIVOM, SICOM) partout où il en existe pourront servir de trame pour ce nouvel outil. Ils travailleront avec les partenaires institutionnels : CAF, DDTM, Syndicats »…

Conférence des Maires et Pacte de Gouvernance : « Il faudra réunir rapidement la conférence des maires pour une session de travail et de réflexion collective devant permettre de fixer les grands enjeux de la mandature et de débattre de la mise en oeuvre d’un pacte de gouvernance. Document prévu dans la loi, non obligatoire mais qui permttra de formaliser le fonctionnement de la Communauté et de créer un droit de réponse à d’éventuels opposants ».

samedi 4 avril 2026

Christophe Cabri, candidat à la présidence de la Communauté de Communes : « Si je suis élu, j’abandonnerai un certain nombre de fonctions au Département »

La réunion qu’animaient Christophe Cabri et Fabienne Dugas Raveneau l’autre jeudi à Nieul-le-Virouil a été l’occasion de répondre à des questions que se posent les élus, appelés à désigner le successeur de Claude Belot mardi prochain à la CDCHS. Après plusieurs décennies de "centralisation", Christophe Cabri, s'il devient président, et les quinze vice-présidents pressentis, souhaitent une implication de toutes les communes, de plus grandes aux plus petites, dans les projets communautaires. Rappelons que les compétences de la CDCHS sont l’aménagement de l'espace, la politique de l'emploi, le développement économique, la création, l’entretien et la gestion de zones d'activités industrielles, commerciales, tertiaires, artisanales ou touristiques, les activités culturelles ou socioculturelles, l’énergie, l’environnement, la collecte et le traitement des déchets, le logement et habitat.

En conséquence, un investissement à plein temps pour le prochain responsable de cette structure de 129 communes ! Des dossiers importants l’attendent dont la commercialisation de l’eau minérale de Jonzac et l’essor du pôle aéronautique Saint-Exupéry. 

• Christophe Cabri au sujet des deux autres candidats : 

« Personnellement, je commence mon second mandat de maire et j’étais vice-président de la CDCHS. En face, vous avez un ancien DGS qui n’a jamais été élu local. Idem pour l’ex député de la circonscription, même s’il vient d’être élu maire de Lonzac. Quand on est un élu local, on mouille le maillot ! Ce n’est pas la même chose que lorsqu’on est parlementaire ».

• Conseils de Jacky Quesson aux prochains vice-présidents : « En commission, certains passent leur temps sur leurs portables »… 

L’un des bras droits du président Belot, Jacky Quesson, a mis en garde les prochains responsables de la CDCHS sur la nécessité d’être pleinement acteurs de cette collectivité : « Quand les gens s’engagent, il faut qu’ils aient conscience de ce qui les attend. A la création de la CDCHS, de nombreuses commissions ont été mises en place avec président, rapporteur, etc. Certaines ont bien marché, d’autres ont été rapidement clairsemées. Personnellement, j’ai été aux côtés du président Belot pendant 33 ans et j'ai présidé deux commissions dont celle du tourisme. A quoi assiste-t-on ? Parfois, on est obligé d’annuler parce que le quorum n’est pas atteint ; d’autres fois, certains passent leur temps à regarder leur portable. Cette attitude veut dire que le travail que la collectivité leur a confié ne les intéresse pas. A la commission pour l’amélioration de l’habitat, on fonctionnait à trois ou quatre. Les autres, on les attend encore ! Je tiens donc à attirer votre attention : quand on est vice-président, on répond présent et on travaille ! ». Voilà qui a le mérite d’être clair !

Christophe Cabri, Fabienne Dugas Raveneau

• Au sujet des « mandats » de Christophe Cabri : 

Un maire y voit plutôt un avantage en ce sens où un président doit porter la parole au-delà de la CDCHS. « Au sein des commissions, à nous de faire un maximum de travail »

• Christophe Cabri : se concentrer sur la CDCHS

Gérer et porter une communauté de communes, qui emploie plus de 300 agents, est une lourde charge. « J’ai rencontré récemment Sylvie Marcilly, présidente du Département. Si je suis élu à la CDCHS, je laisserai la présidence du SIVOM de Jonzac. J’abandonnerai la commission des finances du Département, celle des appels d’offres ainsi que la première vice-présidence du SDIS. Par contre, je resterai à Habitat 17. En étant bien entouré, avec une équipe motivée et solide, on avance. C'est ce que je fais au conseil municipal de Jonzac où j’ai à mes côtés huit adjoints et huit délégués. C’est un travail collectif ». 

• Fabienne Dugas Raveneau : La CDCHS entre les mains du Département ?

Celle qui sera la première vice-présidente de la CDCHS si Christophe Cabri devient président n’apprécie pas du tout les insinuations de Raphaël Gérard. « Que la CDCHS soit sous l’emprise du Département ? C’est une injure à l’ensemble de l’exécutif que de prononcer cela ! Nous avons tous des personnalités et des convictions. Le Département ne gérera pas la CDCHS. En revanche, si j’ai renoncé à me présenter à la présidence de la CDCHS, c’est parce qu’avoir du réseau est primordial et qu’aujourd’hui, c’est Christophe qui l’a. Son mandat de conseiller départemental est important ». 

Réaction similaire de Christophe Cabri : « Qu’un personnage qui a été député puisse dire que la CDCHS va devenir un outil du Département si je suis élu président est une déclaration scandaleuse. Ce n’est pas bien de dire de telles choses. Le partenaire privilégié des communes, c’est le Département ».

• Jean-Pascal Cartron, maire de La Barde, parle de Claude Belot : 

« Nous avons tous voté les projets antérieurs et le travail du président Belot est à respecter. Aujourd’hui, une page de l’histoire de la CDCHS se tourne et désormais, nous allons œuvrer ensemble, du bas jusqu’en haut ! Personnellement, dans une affaire que ma commune n’avait pas la capacité de traiter, Claude Belot est aussitôt intervenu et l’a réglée ». Bruno Robert, maire de Saint-Martial de Mirambeau, regrette, quant à lui « de n’avoir vu aucun vice-président de la CDCHS lui rendre visite et apporter son aide durant le précédent mandat ». 

« Aujourd’hui, un nouveau système va se mettre en place. L’ADN de la communauté, c’est d’élaborer et concrétiser des projets » remarque Christophe Cabri.


• A Montendre, Patrick Giraudeau va laisser la main à Christophe Boulle : 

« Pour que vous n’ayez pas de surprise, j’annonce que je ne briguerai pas de vice-présidence mardi 7 avril. Je laisse ma place à mon adjoint, Christophe Boule. Je continuerai à siéger dans l’assemblée en tant que membre où j'aurai mon mot à dire » précise le maire de Montendre. 


Le projet de Christophe Cabri dans ses grandes lignes : 

La CDCHS, une communauté de projets avec émergence des nouveaux projets dès les premières réunions des commissions territoriales dans le respect des compétences communales.

Une volonté d'équité d'établir des règles claires, opposables, pour définir l'intérêt communautaire dans tous les domaines de compétences (réseau des médiathèques, financement du tourisme, etc)

La CDCHS aux côtés de communes : un président et 15 vice-présidents

Les principes proposés pour les commissions : des commissions thématiques, des commissions territoriales (par bassin de vie), une participation accessible à tous les élus communautaires et municipaux pour émettre des avis et propositions, des relevés de conclusions systématiquement rédigés et transmis à l'ensemble des délégués communautaires, des réunions publiques avec les administrés pour ne pas laisser les élus municipaux seuls pour expliquer les décisions de la CDCHS.

Une fois par an : procès-verbal adressé à l'ensemble des conseillers municipaux du territoire, pas de délibération de dernière minute, en dehors du délai réglementaire de transmission de l'ordre du jour, plus de conseils par an avec des ordres du jour plus légers pour permettre le débat (à des horaires adaptés pour les élus ayant une activité professionnelle), rapport d'orientations budgétaires présenté par le président avec les vice-présidents et délégués pour leurs délégations respectives.

Les principes proposés pour le Bureau communautaire : représentation équilibrée des territoires et des profils de communes ; traiter les affaires courantes, partager les informations, réfléchir aux orientations politiques de la collectivité, recueillir les avis des commissions afin d'établir l'ordre du jour du Conseil communautaire.

Les principes proposés pour l'exécutif : un partage effectif des pouvoirs au niveau de l'exécutif, une représentation de tous les territoires et de tous les profils de communes, la recherche de l'intérêt général à l'échelle de la Communauté de communes. Chaque membre de l'exécutif s'engage à prendre la nécessaire distance avec l'intérêt de sa commune pour se mettre au service du territoire.

vendredi 3 avril 2026

Election à la CDCHS/Jean-François Mougard : « Je n'arrive pas avec une équipe toute faite ! Les candidats aux vice-présidences présenteront leur motivation et leur vision devant l'assemblée le 7 avril à Jonzac »

Jeudi, Jean-François Mougard animait une réunion à Tugéras Saint-Maurice où il a tiré le bilan des rencontres organisées sur le terrain durant la campagne pour la présidence de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge. Il a présenté « un projet pour le territoire et ses habitants avec une intercommunalité plus proche, plus équitable et plus utile ». La désignation du successeur de Claude Belot aura lieu mardi 7 avril au centre des congrès de Jonzac. Il est candidat face à Christophe Cabri et Raphaël Gérard.

Jean-François Mougard aux côtés de Philippe Chaillou, maire de Châtenet

« Qui je suis et quel président je serai ? » souligne en introduction Jean-François Mougard. « Je suis disponible et n’ai pas d’autre mandat que celui de conseiller municipal. Je serai immédiatement en capacité d’agir car je connais cette maison pour en avoir été le DGS pendant 7 ans ». Il fait également ressortir son impartialité « au service de toute la Haute-Saintonge, de toutes les communes et d’aucune en particulier »

Ce qu'il a retenu des échanges lors de ses réunions sur le terrain ? « Les élus ont besoin d’interlocuteurs identifiés, proches, disponibles. Ils ne comprennent pas toujours qui fait quoi, ni comment les décisions sont prises ». La Communauté de Communes est l'équivalent d'une grosse entreprise avec plus de 300 salariés : « Nous gérons des compétences lourdes : déchets, eau, développement économique. Cela suppose une organisation claire et des élus pleinement engagés »

L'organisation souhaitée par Jean-François Mougard s'il  succède à Claude Belot : 

• Une gouvernance renouvelée avec 11 vice-présidents (fiches de poste et appel à candidatures). Le bureau organisera des réunions mensuelles délocalisées. Des commissions thématiques et des commissions territoriales se réuniront sur des sujets concrets.

Les vice-Présidents : Pas d’équipe constituée. Ils seront désignés par vote lors du conseil communautaire du 7 avril et ils se rassembleront après l’élection. Pour Jean-François Mougard, quatre principes sont indispensables aux vice-présidents : « La disponibilité, la compétence, l’engagement et la proximité territoriale ». Le choix du Conseil Communautaire s'opérera parmi les candidats qui présenteront leur motivation et leur vision à l'assemblée.

• 3 vice-présidents chargés des « Développements économiques » sectorisés : Pons, Saint-Genis, Mirambeau ; Jonzac ; Montendre, Montlieu la Garde, Montguyon, Saint-Aigulin

L'objectif est de déployer la stratégie économique communautaire à l’échelle du secteur. Les missions seront le suivi des ZAE, l'accompagnement des entreprises, le relais des projets locaux, la prospection économique.

• Un vice-président chargé du tourisme et grands sites : Pilotage de l’office de tourisme ; stratégie d’attractivité ; valorisation des sites dont les Antilles ; coordination marketing territorial

• Un vice-président chargé de l'aménagement de l’espace et mobilité : SCOT (schéma de cohérence territoriale) ; mobilité ; SIG (système d’information géographique)

• Un vice-président chargé de l'habitat et cadre de vie : attractivité résidentielle, politique du logement, santé (CLS)

• Un vice-président chargé des solidarités et économie : circulaire et sociale ; action sociale d’intérêt communautaire ; insertion ; lien avec structures emploi ; programme alimentaire territorial

• Un vice-président chargé de la culture, sport et équipements structurants : gestion équipements ; programmation culturelle et soutien aux événements

• Un vice-président chargé des déchets : prévention ; collecte et traitement, optimisation des coûts

• Un vice-président chargé de la transition énergétique : pilotage du PCAET ; filière bois ; développement des ENR ; SEMEMA : autoconsommation collective, coopérative citoyenne d’énergie

• Un vice-président chargé du cycle de l’eau : GEMAPI : eau et assainissement, relation avec porteurs des SAGE /syndicats /communes

Sa vision pour la Haute-Saintonge : Un fil conducteur, la solidarité entre les 129 communes

Economie : Le développement économique, priorité de la CDCHS, doit irriguer tout le territoire ; Les carrefours logistiques : des priorités ; Le tourisme : « destination Haute-Saintonge ! » ; Ouvrir deux débats : la fiscalité professionnelle unique (FPU) et le SCOT

Ouvrir un débat sur la FPU (fiscalité professionnelle unique) : Personne n’y perd (allocation compensatrice). Tout le monde y gagne : mutualisation (y compris des risques). Après une période de lissage, la fiscalité serait partout la même : fin de la concurrence fiscale.

• Soutenir les communes : Créer un pôle d'appui structuré aux communes (exemples : dossiers de subventions, marchés publics, etc) ; multiplier les groupements de commandes (fournitures, prestations, etc) ; Un « PACT » (alimenté par la FPU) pour soutenir financièrement les investissements des communes.

Renforcer l’attractivité/Logement : le PACT pour soutenir les communes et une « foncière de Haute-Saintonge ».

Santé, un enjeu vital : Le Contrat Local de santé : « notre stratégie ; une mutuelle communale à l’échelle de la CDCHS » ?

• Mobilité : Débat sur cette compétence

La transition énergétique au service des budgets/Les ENR : Un avantage territorial à cultiver ; une priorité : l’autoconsommation collective ; innover : créer une coopérative citoyenne d’énergie ouverte à tous

Un territoire plus équilibré/Le SCOT a 6 ans : Il faut l’évaluer, c’est obligatoire ; Energie (500 ha), habitat (440 ha), développement économique (160 ha). De nouveaux équilibres à débattre pour l’avenir des 129 communes

« Je vous apporte une méthode, de la disponibilité et une expertise. L’avenir de la Haute-Saintonge est entre vos mains le 7 Avril » conclut Jean-François Mougard. Rendez-vous en début de semaine prochaine !

Châtelaillon plage : Festival international du cerf-volant les 4, 5 et 6 avril

Événement emblématique depuis plus de 30 ans, le Festival International du Cerf-Volant et du Vent s’est imposé comme un rendez-vous incontournable en Nouvelle-Aquitaine le week-end de Pâques ! C’est aussi le 1er festival d'Europe en termes de disciplines autour du vent. Chaque année, plus de 200 000 spectateurs s’y retrouvent pour célébrer l’arrivée des beaux jours et l’ouverture de la saison des festivals.

Une dimension internationale :

Véritable carrefour du vent, le festival de Châtelaillon-Plage attire chaque année des pilotes et créateurs venus des quatre coins du monde, d’Australie, de Suisse, d’Espagne ou encore des États-Unis. Parmi eux, le duo américain Scott & Marylin Hampton, revenu après une première participation en 2019, fascine avec ses cerfs-volants en nylon transformés en œuvres abstraites grâce à une technique unique de peinture en spray.

Cette dimension internationale se lit dans chaque vol. De l’Espagne, A.D.C. Comevientos partage plus de trente ans de passion et de savoir-faire artisanal, tandis qu’en Suisse, les manches à air élégantes et graphiques parent le ciel d’une touche design. L’Australian KiteFlyers Society fait, quant à elle, souffler un vent d’Océanie, peuplé de créatures colorées aux mouvements gracieux. Le duo américain Hampton insuffle une énergie artistique singulière, transformant le nylon en véritables tableaux en apesanteur. À leurs côtés, le Français Victor Guérithault marie innovation technologique et poésie visuelle avec ses structures géométriques inédites. Champions de France, d’Europe et du monde se relaient ensuite pour offrir de véritables ballets aériens : cœurs, pirouettes ou figures synchronisées, chaque chorégraphie témoigne d’une maîtrise technique aussi spectaculaire qu’émotive

 Un cerf-volant de combat chargé d’histoire :

Cette année, Pierre Dunoyer, directeur artistique du festival, invite le public à découvrir un cerf-volant de combat historique, témoin d’une tradition ancestrale venue d’Asie. Conçu pour affronter le vent autant que ses adversaires, ce type de cerf-volant était autrefois utilisé lors de joutes aériennes spectaculaires où l’adresse et la précision déterminaient la victoire. Pierre Dunoyer en révèle toute la finesse technique et la symbolique culturelle, retraçant l’évolution de ces objets d’art et de performance, entre esprit compétitif, élégance du geste et héritage des civilisations du vent.

Des animations et des nouveautés au programme :

Nouveauté 2026 - les cerfs-volants méga-bols : structures ovales et géantes au design spectaculaire, ils sont conçus pour émerveiller le public par leur taille, leurs couleurs vives et leurs mouvements dans le vent. Inspirés des formes arrondies et dynamiques des bols traditionnels, ils évoluent avec grâce et puissance, offrant un ballet aérien impressionnant !

Les cerfs-volants géants, attraction incontournable, reviennent autour d’un bestiaire de la mer.

Les cerfs-volants de combat, une discipline ancestrale au cœur du festival : spectaculaires et chargés de tradition, ils offrent un véritable duel aérien où chaque pilote s'oppose, avec pour objectif de sectionner la ligne de l’adversaire grâce à des manœuvres précises et maîtrisées.

Un labyrinthe du vent sera de nouveau créé, plus grand, avec cette année, un trésor à trouver.

Lors de ce festival exceptionnel, des champions de France et d’Europe réalisent des figures et chorégraphies captivantes à 4, 6, 8 ou même 10 pilotes, offrant un spectacle hypnotique.

Le Festikids : un univers ludique pensé pour l’expérimentation et le jeu. Création et personnalisation de cerfs-volants, animations nautiques, mur d’escalade… une multitude d’activités attend les enfants pour une immersion joyeuse au cœur du festival.

jeudi 2 avril 2026

Ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires en Poitou-Charentes : le candidat pressenti est SNCF Voyageurs

Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, a annoncé le nom du candidat pressenti pour gérer le lot A « Poitou-Charentes », soit six lignes ferroviaires

Depuis le 25 décembre 2023, toutes les Régions n’ont plus le droit de conventionner en gré à gré avec SNCF. En Nouvelle-Aquitaine, la Région a signé une dernière convention avec SNCF pour la période 2024-2030.

 Concernant ce premier lot A « Poitou-Charentes », la Région a recherché, dans la continuité du travail déjà conduit, à améliorer le service pour les voyageurs. C’est-à-dire de meilleures dessertes, en quantité et en qualité. Et de stabiliser les dépenses.

 « C’est pourquoi, SNCF Voyageurs est l’attributaire pressenti que je proposerai de retenir pour le lot A au vote de la Commission Permanente le lundi 20 avril prochain » a indiqué Alain Rousset.

 Son offre parmi les 3 reçues et analysées fait le mieux coïncider les 2 exigences : performance des coûts et augmentation de l’offre de transport. Ainsi, le territoire picto-charentais bénéficiera de 20 % d’offre supplémentaire, soit 22 trains de plus par jour et en semaine dès la mise en exploitation en 2028.

 L’autre point de vigilance de la Région portait sur les garanties apportées dans la gestion du personnel et les retombées pour le territoire.

 « Notre seul objectif, c’est que les usagers y gagnent grâce à des services publics plus efficaces, plus souples, plus durables » remarque Alain Rousset.

 • Prochaines étapes dans l’ouverture à la concurrence

La mise en exploitation du Lot A « Poitou-Charentes » est prévue pour le service annuel 2028, soit en décembre 2027.

La Région lancera cet été les appels d’offres pour les lots suivants :

B - Périgord Limousin pour une mise en exploitation au service annuel 2030.

D – Sud pour une mise en exploitation au service annuel 2031.

 Le lot A « Poitou-Charentes » en détail

Ce lot représente environ 4,4 millions de trains.km.  La maintenance régulière des 44 trains affectés s’effectuera au technicentre de Saintes. 14 000 : nombre de voyageurs journaliers. 6 : le nombre de lignes ferroviaires.

Intempéries de l’hiver 2026 : La Région Nouvelle-Aquitaine crée un fonds de soutien exceptionnel

Jeudi 2 avril 2026, lors de la première séance plénière de l’année, les élus du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ont adopté la création d’un fonds régional pour aider les territoires néo-aquitains suite aux intempéries exceptionnelles de cet hiver.

Ce fonds régional est doté de 3 millions d’euros, répartis comme suit : 30 % destinés aux collectivités dans la remise en état des équipements relevant des politiques régionales, 35 % destinés aux entreprises, aux commerces, aux TPE‑PME, aux maraîchers pour leur permettre de redémarrer leur activité, 35 % destinés aux digues et ouvrages hydrauliques sur l’emprise des digues, milieux aquatiques en appui aux maîtres d’ouvrage GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations).

« Face aux dégâts occasionnés cet hiver, l’État a engagé une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, confirmant l’ampleur de l’événement et la nécessité d’un accompagnement rapide des territoires. C’est dans cette optique que la Région a souhaité contribuer à la solidarité territoriale en créant ce fonds régional exceptionnel » précise Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. « Ces aides à la reconstruction et au redémarrage des activités ne doivent pour autant ne pas faire oublier la nécessaire et indispensable adaptation de l’action publique au changement climatique ».

© Région Nouvelle-Aquitaine / Sébastien Blanquet-Rivière

• Des aides adaptées pour chaque bénéficiaire

 A noter : sont éligibles les opérations situées dans les communes reconnues en état de catastrophe naturelle. Les dépenses doivent être liées aux dommages apparus au cours de l’épisode d’inondations de février 2026.

L’aide régionale intervient en complément des indemnisations d’assurance et autres financeurs publics. Une procédure d’instruction accélérée sera mise en place par la Région. 

• Pour les collectivités

Le soutien de la Région pourra porter sur les mêmes équipements que ceux financés dans les règlements d’intervention de droit commun de la Région au titre de leur construction, rénovation ou extension, comme par exemple les bâtiments culturels, les équipements sportifs, les maisons de santé pluriprofessionnelles, les tiers‑lieux, les centres de formation…

 • Pour les entreprises, commerces, artisans, TPE-PME, maraîchers

La Région pourra accompagner les entreprises sinistrées pour la remise en état des locaux, équipements et stocks, ainsi que les petits investissements nécessaires au redémarrage. De manière dérogatoire, les établissements situés dans des communes reconnues en état de catastrophe naturelle, mais exclues du règlement d’intervention de droit commun de la politique d’économie territoriale et touristique pourront être accompagnés par la Région avec une aide plafonnée à 10 000 euros.

Concernant les acteurs agricoles, l’indemnisation des dégâts causés par des tempêtes et évènements climatiques exceptionnels relèvent de la compétence de l’Etat. Toutefois, une attention particulière sera portée aux plus petites exploitations maraîchères (de 0,5 à 3 hectares) affectées par ces aléas et non couvertes ou insuffisamment par les dispositifs nationaux, et qui doivent reconstituer leur outil de production en urgence. Dans ce cadre, il est proposé d’ajuster le cahier des charges de l’appel à projets régional dédié au maraichage dans le cadre du Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles (PCAE) en élargissant les conditions d’éligibilité au-delà des seules exploitations bio ou HVE à tous les demandeurs dont les sièges d’exploitation sont situés dans une zone reconnue au titre des catastrophes naturelles. Cette aide permettra de soutenir les investissements de ces petites exploitations fragilisées des zones concernées : abris froids (structures hautes) - extensions, constructions, rénovations - protections, équipements et matériels de culture…

 Pour les digues, ouvrages hydrauliques et milieux aquatiques

La Région apporte un soutien aux intercommunalités compétents GEMAPI, syndicats, EPTB / EPAGE pour les travaux urgents nécessaires au rétablissement de la sécurité hydraulique : restauration d’urgence de digues dont équipements sur l’emprise (déversoir…), rétablissement du libre écoulement des eaux…

Parer à l’urgence, mais également poursuivre le travail avec les scientifiques et les Agences de l’Eau

La Région affirme sa volonté de poursuivre et renforcer le travail engagé avec la communauté scientifique, en mobilisant les compétences climatologiques, hydrologiques, géomorphologiques et techniques disponibles dans la région. La caractérisation et la compréhension des phénomènes naturels ou d’origine anthropique ont conduit la Région à créer des programmes scientifiques de grande ambition régionale (PSGAR) en interaction avec les politiques sectorielles régionales : CORALI pour les risques littoraux, ROSEAU pour la ressource en eau, GRIFON pour les risques forestiers. Ces PSGAR seront mobilisés pour élargir le travail à celui des risques d’inondation.

 Il est prévu de mobiliser la communauté scientifique régionale autour de plusieurs sujets : Rôle des collectivités territoriales dans la gestion des risques et analyse des conflits de compétences ; Instruments économiques : assurances et mutualisation du risque ; coût-bénéfice des politiques de prévention ; financement des infrastructures de protection ; Evaluation des trajectoires d’adaptation ; Planification et résilience : intégration du risque dans les documents d’urbanisme ; conception d’infrastructures adaptatives (digues, bassins de rétention, solutions fondées sur la nature) ; dynamiques foncières et pression immobilière en zones littorales ou fluviales ; Justice spatiale et inégalités socio-territoriales ; Sociologie des risques et des victimes ; Mémoire historique et patrimonialisation des catastrophes.

 La Région continuera également de travailler en étroite collaboration avec les agences de l’eau, afin de garantir une approche coordonnée et efficace de la gestion des milieux aquatiques, de la ressource en eau et de la prévention des risques d’inondation.

Conseil départemental : Solidarité sociale, Environnement, Education, soutien au monde agricole, lutte contre les submersions marines

Le 2 avril, la Commission permanente du Conseil Départemental a voté des décisions importantes pour l'aménagement et le développement des territoires :

• Aménagements routiers : commune de Médis: acquisition de parcelles pour la réalisation des travaux de la RD 140 ; piste cyclable Lagord-Saint-Xandre : transfert temporaire de maîtrise d'ouvrage à la Communauté d'agglomération de La Rochelle avec une participation financière du Département de 3 840 € ; parc d'activités « l'Aubreçay » à Saint-Xandre : transfert temporaire de maîtrise d'ouvrage à la Communauté d'agglomération de La Rochelle pour les travaux d'accès ; parc d'activités « Les Bonneveaux » à Saint-Vivien : participation financière du Département de 155 000€ aux travaux d'accès, avec un transfert temporaire de maîtrise d'ouvrage à la Communauté d'agglomération de La Rochelle ; double écluse à Saint-Simon-de-Bordes : convention avec la commune sur la réalisation des études et des travaux (coût total de 5 165 € dont 50 % pris en charge par le Département) ; berges des Marais à Saint-Froult : convention avec l'UNIMA pour des travaux de confortement de 92 000 € entièrement financés par le Département.

• Politique bâtimentaire : cession de locaux de l'ancienne gendarmerie de Saint-Jean-d'Angély au profit de l'association « Tremplin 17 ».

• Mobilités - Plan vélo du quotidien : liaison cyclable entre Aigrefeuille-d'Aunis et Saint-Christophe (conven-tion relative aux études avec les communes et la Communauté d'agglomération de La Rochelle).

• Classement de parcelles départementales dans le domaine communal: communes du Château-d'Oléron, de Saint-Coutant-le-Grand et du Thou.

• Archéologie et fouilles préventives : renouvellement des prestations de datage dans le cadre des diagnostics archéologiques (appel d'offres dans la limite de 780 000 € sur 4 ans).

La solidarité sociale, cœur de métier du Département Autonomie : 

1,8 M€ pour des actions de prévention et d'accompagnement (activités culturelles, soutien psychologique, sport adapté, etc.) ; conventions avec la MSA pour la gestion d'aides techniques individuelles (fauteuil releveur, monte escalier, etc.) et avec les gestionnaires de résidences pour la mise en œuvre du dispositif « Culture à vie ». 

Protection de l'enfance : convention avec « France Enfance Protégée » dans le cadre de la délivrance des agréments pour les adoptions. 

Lutte contre l'exclusion : 1 M€ en faveur d'associations œuvrant en faveur des personnes défavorisées (aide alimentaire, hébergement d'urgence, gens du voyage, etc.) 

Centres sociaux : 1,5 M€ attribués pour l'animation globale et l'insertion sociale. 

Politique du logement : garantie d'emprunt au profit de « Domofrance » à hauteur de 4,8 M€ pour l'acquisition de 36 logements locatifs à Les Mathes et à Salles-sur-Mer ; subventions dédiées aux Maisons relais pour 112 places en hébergement social (122 600 €). 

Insertion professionnelle : 3,7 M€ en faveur des structures en charge de l'accompagnement des bénéficiaires du RSA.

Services d'accompagnement à domicile : 7,8 M€ au titre des mesures salariales (Ségur et avenant 43 de la convention collective) et de la dotation qualité pour l'année 2026.

Environnement 

Espaces Naturels Sensibles : acquisition de parcelles dans les communes de Sainte-Marie-de-Ré, La Couarde-sur-Mer et Saint-Martin-de-Ré, au titre de la protection des paysages. Domaine public fluvial: convention d'occupation avec la Communauté de communes Cœur de Saintonge et les communes de Port-d'Envaux et de Saint-Sever-de-Saintonge; convention de mise à disposition d'un point d'eau de desserte incendie dans le cadre de la rénovation de la maison éclusière à Saint-Just-Luzac. 

Marais Poitevin : signature de l'accord de Territoire Cadre pour la période 2026-2028, pour des actions de préservation. 

Baudets du Poitou appartenant au Département : convention de prêt à la LPO pour des opérations de pâturage stratégique. 

Education

Soutien aux actions pédagogiques : 58 800 € en faveur de 57 projets dans les collèges publics et 9100 € en faveur de 8 projets dans les collèges privés.

Dispositifs « collège au cinéma » et « théâtre au collège » : 16000 € pour soutenir des projets d'éducation à l'image et aux grandes œuvres du répertoire.

Entretien des collèges : 11 500 € au bénéfice de 7 collèges pour l'acquisition de matériels de restauration et 11 540 € pour l'achat d'équipements divers au profit de 4 collèges.

Circuits courts : 39 500 € en faveur de 36 collèges pour l'achat de denrées locales « bio » via la plateforme départementale « Agrilocal 17 ».

Implantation de ruches : 21 000 € attribués à 14 collèges au titre des actions de sensibilisation à la biodiversité.

Formation maritime : cession à titre gracieux du bateau à passagers « Le Vauban » au lycée maritime de Bourcefranc-Le-Chapus.

Utilisation extra-scolaire de collèges : établissements Hélène de Fonsèque à Surgères, Albert Camus à La Rochelle et Fontbruant à Saint-Porchaire pour les besoins d'associations (activités artistiques, sociales et sportives).

Soutien au monde agricole

Aides d'urgence et à l'installation : subventions de 12 400 € à 4 agriculteurs dans le cadre du dispositif de crise agricole et de 22 000 € au bénéfice de 2 projets d'activités agricoles et maraîchères.

Accompagnement d'organismes agricoles : 28 750 € en faveur de 4 structures mettant à disposition des médicaments vétérinaires et œuvrant pour la diffusion des bonnes pratiques agricoles.

Lutte contre les submersions marines

Plan Digues : réajustement de l'enveloppe financière dédiée à la réhabilitation du site de la décharge littorale historique située à Saint-

Trojan-les-Bains : acquisition de parcelles dans la commune de Charron pour la réalisation des digues nord.

Politique mémorielle

Subventions à deux associations et à la commune de Fontenet pour l'organisation de cérémonies nationales et locales.

Jonzac collège Léopold Dussaigne /Semaine de la presse : Les collégiens font la Une !

«  L’information n’est pas seulement un flux de nouvelles à consommer, mais un outil pour nous aider à mieux comprendre le monde »


Dans le cadre de la Semaine de la Presse et des Médias à l'École, des élèves de quatrième du collège de Jonzac viennent de participer au concours de Unes, organisé par le CLEMI (Académie de Poitiers), opérateur du ministère de l’Éducation nationale. Au cœur de cette "aventure", réalisation d'une première de journal avec sélection de l'information, rédaction et mise en page. « À l’heure où l'intelligence artificielle et les ingérences numériques redéfinissent notre rapport au réel, le CLEMI mobilise la communauté éducative pour une édition placée sous le signe de l'engagement citoyen. Dans un contexte où 65 % des Français estiment que la liberté de la presse est menacée et où 41 % utilisent l'IA pour s'informer, l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) s'avère plus que jamais essentielle » remarquent les organisateurs de ce rendez-vous annuel.

Mardi, l'ambiance est studieuse au CDI du collège Léopold Dussaigne dont M. Basin est principal. Autour de Julie Jougier, professeure de français, et Sylvie Bégué, professeure-documentaliste, plusieurs groupes d’élèves ont pour mission de composer la Une de leur journal sur écran. Les voici analysant l’information, la sélectionnant selon leurs priorités, choisissant les accroches : par cette une qui est le fruit de leur travail et où apparaissent en filigrane leurs sensibilités face aux événements dont ils sont les témoins - directs ou indirects - ils sont les acteurs du traitement de l’actualité. Au cœur des évolutions numériques dont la plus spectaculaire est l’IA, sans compter l’ère des influenceurs et influenceuses, où les news peuvent être détournées, comment reçoivent-ils la masse d’infos délivrées quotidiennement tant par la presse que les réseaux sociaux et surtout comment se forgent-ils une véritable opinion ? 

Comme dans une vraie salle de rédaction, les jeunes se répartissent les tâches, du rédacteur en chef aux journalistes en passant par les maquettistes. « Nous les préparons depuis des mois, choix du titre de leur journal, traitement de l'actualité, écriture, saisie des textes, mise en page » expliquent Julie Jougier et Sylvie Bégué. Le collège participe à ce concours depuis 2014. Les rédactions précédentes s'y sont largement impliquées et illustrées. 

Le choix des dépêches, le traitement de l'info...



Le CDI transformé en salle de rédaction

A la une de l’Authentique, du Contemporain, du Vérifiable, de Reporterre et d’Un monde des actus

Dès le matin, les participants analysent les dépêches venant de l'AFP qui recensent les principaux événements nationaux et internationaux, tous thèmes confondus. Les élèves les impriment, les classent et téléchargent les photos disponibles. Outre le titre, ils travaillent le chapô, c'est-à-dire l'introduction des articles, ces quelques lignes qui accrocheront le regard des lecteurs. Une touche humoristique est la bienvenue et, dans ce domaine, plusieurs dessinateurs se distinguent, de même que dans le contenu des publicités. Tout le monde planche : si l'implication de chacun est déterminante, la Une est le résultat d'un travail collectif. Les infos essentielles ont un point commun : la situation internationale, la guerre, le prix du pétrole, la liberté individuelle, le climat. Les incertitudes d’un monde qui tourne de plus en plus vite…

• Pour la manchette de l’Authentique, « Entre tension et inflation, voici les actus du moment », Ugo, Pia, Lenzo et Daphné ont mis en avant la flambée du prix du pétrole et le réchauffement climatique. A Aix en Provence, le procès de la DZ Mafia les intéresse également. Deux dessins sont consacrés à leurs préoccupations : « Somnifer, pour mettre fin à la guerre »…

• Le Contemporain, réalisé par Antonin, Léo, Emilie et Alban, s’attache aux conséquences des conflits, à la hausse du prix du pétrole, à la mort du leader de la gauche, Lionel Jospin et au fait que la politique ne passionne pas les jeunes : « Lors des élections municipales, plus de la majorité des jeunes majeurs ne sont pas venus voter. Devons-nous comprendre que la politique intéresse de moins en moins les jeunes ? ». Bonne question en effet…

• Le Vérifiable se penche sur la fiabilité et la véracité des infos avec Louan, Raphaël, Anatole, Eva et Lino. Prix du pétrole, bourse, lutte contre les violences numériques, espionnage, guerres, liberté de la presse, atteinte à la vie privée à Hong Kong, disparition de Lionel Jospin en France. Dans cette actualité plutôt maussade, les basketteuses de la WNBA annoncent une bonne nouvelle : elles auront une hausse de salaire grâce à leur nouvelle convention collective !

• Le Reporterre, composé de Lya, Tom, Mathis, Amina, Luka et Camille, met l’accent sur une attaque antisémite à Londres où quatre ambulances d’une association juive ont été incendiées. Il s'intéresse également à l’environnement (le sort des animaux), les libertés individuelles… et aux sports avec l'évolution professionnelle des basketteuses américaines.

• Un monde, des actus (Nina, Noéline, Louane et Luna) dresse une analyse réaliste de l’actualité dans son  éditorial :  « Aujourd’hui, les informations arrivent vite, très vite. Avec les réseaux sociaux et internet, on apprend presque tout instantanément. Mais cette rapidité a aussi ses inconvénients : les fausses informations se propagent rapidement, et parfois, il est difficile de savoir ce qui est vrai ou non. L’important, c’est de comprendre que l’information n’est pas seulement un flux de nouvelles à consommer, mais un outil pour nous aider à mieux comprendre le monde. Et, dans ce monde des actus, il est essentiel de se poser des questions avant de prendre pour acquis ce qu’on nous dit ». Le groupe rend hommage à Lionel Jospin, figure de la politique française, s’attarde sur la situation mondiale (pétrole, montée de l’antisémitisme, liberté de la presse) et suscite l’interrogation par ce titre accrocheur et inattendu : Que faisait un opossum parmi les peluches d’une boutique de souvenirs en Tasmanie ? 

Bravo pour toutes ces Unes, variées et révélatrices du thème « Où est l’info ? ». Aux côtés des autres établissements, elles seront soumises à l’appréciation d'un jury à La Rochelle. Souhaitons bonne chance à nos collégiens journalistes, motivés et réactifs, et aux dynamiques enseignantes qui les encadrent ! 

Après l'effort, le réconfort ! En fin de journée, un goûter a été servi à nos jeunes journalistes !

• La 37ᵉ Semaine de la presse et des médias à l’école a eu lieu du 23 au 28 mars. Le but est d’aider les élèves, dès le plus jeune âge, à apprendre à reconnaître les sources d’information et savoir lesquelles sont importantes, comprendre les images et apprendre à les analyser, voir comment on s’informe avec les réseaux sociaux, comprendre la désinformation et les manipulations sur internet.

• La participation en chiffres : Dans l'académie de Poitiers cette année, 67 collèges et 40 lycées ont participé au concours Faites la Une ! 

mercredi 1 avril 2026

CDCHS : Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux, soutient la candidature de Raphaël Gérard à la présidence : « les petites communes attendent beaucoup de la nouvelle gouvernance »

Qui présidera le fameux parti haut-saintongeais ?

Le 7 avril, et pour la première fois, la Communauté de Communes de Haute-Saintonge élira un nouveau président. En effet, Claude Belot tient les rênes de cette collectivité depuis 1993, date de sa création. Cette année, il a choisi de ne pas se représenter, laissant le champ libre aux nouvelles candidatures. Un exercice auquel il est peu habitué. Depuis des décennies, il a forgé le territoire à la manière d'un orfèvre, sertissant certains lieux de pierres fines (Jonzac en particulier), d'autres qu'il a dotés "d'ornements semi-précieux" (par la hauteur des montants consacrés). Quant aux toutes petites communes, certaines sont restées dans leur état brut. Aujourd'hui, des voix, longtemps tues, demandent à être entendues. La relève avance des arguments dont une représentation équilibrée des 129 communes au sein de la communauté ((elle compte 50 nouveaux maires) et une meilleure gouvernance démocratique. 

Parmi les élus qui participeront au J 7 mardi prochain, se trouve Emmanuel Festal, maire de Chevanceaux, qui s'est rallié à la candidature de Raphaël Gérard, ex-député et maire de Lonzac. Dans l'entretien qui suit, il explique les raisons de son choix. « Nous avons derrière nous une succession d’élus rassemblés autour d'une seule personne. Une nouvelle génération arrive. Elle ne part pas d’une page blanche puisque la CDCHS a fait des réalisations, son patrimoine est riche et ses finances se portent bien. Quel avenir souhaitons-nous pour elle ? Si l'action de la CDCHS est largement identifiée à Jonzac à travers les Antilles ou le centre des congrès par exemple, ce n'est pas le cas sur tout le territoire. Demandez aux habitants de Chevanceaux ce que la CDCHS a fait pour eux ? Le moment est venu d'un rééquilibrage, avec une clarification entre ce que fait la ville de Jonzac et la CDCHS ». 

• Emmanuel Festal, commençons par faire un bref historique de l'intercommunalité sur le territoire ?

 Je considère le dr Louis Joanne, député, conseiller général et maire de la commune de Chevanceaux de 1965 à 1995, comme le père de l'intercommunalité en Charente-Maritime. Dès 1964, il a créé le premier SIVOM (syndicat intercommunal regroupant 12 communes) sur l'ancien canton de Montlieu-la-Garde. En parallèle, Claude Belot a commencé sa carrière politique en 1970, élu conseiller général du canton de Jonzac, puis maire de Jonzac en 1977. Il a créé le Comité d'Expansion (CEJECO) à Jonzac en réponse à la forte baisse de la démographie provoquée par l'exode rural de la jeunesse. Solidarité territoriale, mutualisation et intérêt communautaire, valeurs incarnées par le dr Joanne, associées à la forte volonté de développement économique personnifiée par Claude Belot, sont à l'origine du succès de l'intercommunalité que l'on connaît aujourd'hui.

Le 1er juillet 1976, s'est tenue la première réunion du Comité syndical du Conseil pour le Développement du Pays de Haute Saintonge (CDPHS), qui résultait d'un constat fait par le Gouvernement : chute de l'emploi agricole, exode rural, dévitalisation des campagnes. Une poignée d'élus a saisi l'opportunité de créer « un contrat de pays ». Le dr Louis Joanne en était le président et Claude Belot son seul et unique vice-président, Jacques Rapp, maire de Saint-Genis de Saintonge, élu secrétaire, complétait le bureau. A la tête d'une assemblée de 24 membres constituées des présidents de syndicats intercommunaux et des conseillers généraux des 8 cantons de l'époque, ce tandem a entraîné avec lui toute la Haute-Saintonge dans la grande aventure de l'intercommunalité. Pour son fonctionnement, outre des fonds de l'Etat, de l'Etablissement public régional et du Département, chaque syndicat contribuait en fonction de son nombre d'habitants. En 1976, le montant était fixé à un franc par habitant. Cette structure employait une secrétaire et deux animateurs, l'un industriel, l'autre touristique. Isabelle Chaumeton est arrivée en 1989, année où Claude Belot a été élu la présidence du CDPHS ; elle était en charge des problématiques hydrauliques. Les projets portés par les syndicats ou les communes étaient transmis au CDPHS qui, après arbitrages, les inscrivaient à son programme d'investissement. Elle permettait ainsi de faire bénéficier les communes de fortes subventions départementales et régionales : camping à Archiac, classe de maternelle à Germignac, pistes pare-feux à Chepniers, aménagements à Vitrezay et Port-Maubert, etc.

La loi Marchand a opéré un basculement dans les années 90 avec la création des intercommunalités telles que nous les connaissons aujourd'hui. Ce nouveau statut conférait à la Communauté de Communes de Haute-Saintonge l'autonomie financière par le recours à la fiscalité. Ses moyens financiers augmentèrent considérablement. De 4 millions de francs en 1989, le budget investissement est passé en 1993 à 18,5 millions de francs. Le budget de cette collectivité n'a pas cessé de croître et aujourd'hui, elle emploie plus de 300 agents. L'époque des pionniers, de 1976 à 1989, est révolue et c'est cet état d'esprit que je souhaite retrouver au sein de la future équipe dirigeante.

• Depuis combien de temps siégez-vous à la CDCHS ? 

J'y siège depuis 2020. Le 15 juillet, je me suis présenté à la présidence de la CDCHS où j'ai obtenu 42 voix. Claude Belot a été réélu. Je suis entré au bureau communautaire le 12 octobre 2020. J'ai assisté à quelques réunions et me suis retiré car l'implication des élus y était réduite à sa plus simple expression : on nous lisait l'ordre du jour et tout était déjà rédigé à l'avance. A l'opposé, j'ai assisté à la totalité des conseils communautaires et j'ai été assidu aux réunions des commissions "déchets" et "mobilité".

• Aujourd’hui, trois candidats briguent la succession de Claude Belot : Christophe Cabri, Jean-François Mougard, Raphaël Gérard. Vous avez rejoint Raphaël Gérard, ancien député de la circonscription. Quelles sont les raisons de votre choix ?

A l'issue du premier tour des élections municipales, Christian Dugué, maire de Pérignac, Jean-Marc Thomas, maire de Saint-Simon de Bordes, Lise Mattiazzo, maire de Bussac-Forêt et moi-même nous sommes réunis pour réfléchir à l'avenir de la CDCHS et à la réussite de cette période de transition qui s'ouvre à partir du 8 avril prochain. Nous avons rencontré Raphaël Gérard et sommes rapidement tombés d'accord sur le fond et la forme, c'est-à-dire la gouvernance et l'action future de la CDCHS. La logique était de s'associer pour maximiser nos chances de réussite. C'est pourquoi nous avons choisi de le rejoindre et lui apporter notre soutien. Il est tout à fait capable d'endosser le rôle de président et d'assumer la gestion de cette importante collectivité. 

Raphaël Gérard a fait part de sa candidature à Claude Belot. Nous avons une volonté de changement, de rééquilibrage. Si nous voulons réussir cette transition et repartir sur de nouvelles bases, l'union fera la force ! Des réunions destinées à tous les délégués communautaires sont actuellement organisées à Saint-Simon de Bordes, Pérignac, Saint-Martin d'Ary et Saint-Thomas de Conac. Nous y expliquons le fonctionnement envisagé avec une décentralisation du pouvoir par la création d'assemblées locales au sein de chaque bassin de vie. L'action future de la CDCHS se doit d'être facilitatrice pour ses communes membres, notamment en apportant un soutien en ingénierie par le biais des nombreux agents qualifiés. Le territoire est très grand avec ses avantages, la puissance financière et les réalisations qu'elle permet, et ses inconvénients. Les problématiques et les dynamiques ne sont pas les mêmes dans le Nord et dans le Sud. Pons est tourné vers Saintes, nous vers Bordeaux. Le SCOT a fait ressortir plusieurs bassins de vie, Pons, Saint-Genis/Mirambeau, Jonzac, Montendre, Montlieu/Montguyon, et Saint-Aigulin. Les élus de ces espaces de vie, qui ont une bonne connaissance de leur territoire et partagent souvent les mêmes problématiques, pourront se réunir en assemblées locales afin de faire émerger des projets qui seront étudiés dans les commissions spécialisées de la CDCHS, puis votés en assemblée communautaire.

Le 7 avril au centre des congrès, les vice-présidents seront élus au scrutin uninominal. Comme ils peuvent être au nombre maximal de 15, les opérations de vote à bulletins secrets prendront du temps...

Archives 2010 : Réunion de la CDCHS en présence de Bernard Louis-Joseph, Mme Arrivé,
Jean-Michel Rapiteau, Carine Wilfart, Claude Belot, Bernard Lalande,
Francis Savin, Chantal Guimberteau et Jacky Quesson (©NB)

Claude Belot a unifié politiquement la CDCHS au sein du "parti Haut-Saintongeais", tel qu'il l'a nommé. Une nouvelle présidence fera-telle ressortir les différents courants qui l'animent ?


• Comment vous situez-vous par rapport aux autres candidats ?

Christophe Cabri et Jean François-Mougard ont tous deux évolué auprès de Claude Belot. 20 ans à ses côtés ont façonné leurs visions de l'action de la CDCHS et leurs pratiques de l'exercice du pouvoir. Christophe Cabri a progressivement cumulé de nombreux mandats. Sera-t-il en capacité d'assumer la lourde charge que constitue le pilotage de la CDCHS avec son assemblée de 158 élus et ses plus de 300 agents ? Aux dernières nouvelles, il aurait déjà distribué tous ses postes de vice-présidents et formé son équipe. Avec la plupart des grandes communes disposant de plusieurs délégués communautaires, il s'est constitué un socle d'environ 30 voix. Restent les autres et surtout les petites communes qui constituent l'écrasante majorité des communes membres de la CDCHS (116 sur 129) et attendent beaucoup de la nouvelle gouvernance promise par tous. Sa réunion avec la présidente du Conseil départemental, la semaine passée aux Archives de Jonzac, était assez maladroite.

Jean-François Mougard, quant à lui, a été directeur général des services de la ville de Jonzac, puis de la CDCHS. C'est un fonctionnaire cadre territorial qui connaît bien ses dossiers et la "maison". C'est son gros point fort, mais il n'est pas maire et donc moins connaisseur de nos multiples problématiques quotidiennes. Je constate tout de même que nous avons beaucoup de points communs et je pense que nous serons en capacité de travailler ensemble. Nous aurons besoin de mobiliser toutes les volontés et expériences présentes au sein de l'assemblée de Haute-Saintonge.

• Dès le départ, vous avez été l’un des opposants "déclarés" à Claude Belot. En 2020, Jean-Michel Rapiteau, vice-président de la CDCHS, avait alors dit à votre sujet : « c’est dommage qu’il se brûle les ailes tout de suite ! »...

Mes débuts avec le président Belot ont été assez animés car nous n'avions pas la même approche sur certains dossiers, ni la même conception de l'exercice démocratique du pouvoir. Ce n'est un secret pour personne ! J'ai rapidement compris qu'avec lui, il y avait des sujets qu'il ne fallait pas aborder ! Je tenais à faire entendre une voix différente et une volonté de changement au sein de l'assemblée.

• On ne peut s'empêcher de penser à votre père, Gilbert, qui a rencontré avant vous des problèmes avec le Président...

En effet, Claude Belot m'a dit que j'en faisais une affaire personnelle et que c'était une opposition Festal/Belot. L'opposition, elle vient plutôt de Chevanceaux et elle est plus ancienne que moi. Claude Belot, soutenu par les Radicaux de gauche (PRG) à l'époque, s'est présenté contre le dr Louis Joanne aux élections législatives de 1973. La campagne a été assez agressive et il a été battu. En 1989, ce même Claude Belot a pris les rênes du CDPHS, écartant Louis Joanne. Depuis 1993, il est président de la CDCHS et il l'est toujours jusqu'au 7 avril prochain. Mon père s'est investi dans cette collectivité avec intérêt et autant qu'il a été autorisé à le faire. Jusqu'au jour où il a été question d'une énième augmentation de la taxe sur les ordures ménagères (TEOM). Mon père n'était pas du même avis que Claude Belot qui l'a apostrophé publiquement en réunion. En conséquence, il a démissionné le 10 mars 2009 de sa fonction de délégué communautaire, puis mis un terme à son engagement public en 2014. Il nous a quittés en 2019, à l'âge de 70 ans. Pas un jour ne passe sans que je me pose la question de ce qu'il aurait pensé ou dit de nos actions et projets. Nos échanges, son expérience et ses conseils me manquent terriblement, encore aujourd'hui.

• A votre avis, quels sont les dossiers "sensibles" qui attendent la nouvelle assemblée ?

Parmi mes plus grandes inquiétudes, je pense au velum (toit) du complexe aquatique des Antilles qui devra être changé très certainement au cours de ce nouveau mandat, sa durée étant de vingt ans. Les Antilles ont ouvert leurs portes en 2002. Soit plusieurs millions d'euros de travaux, un hectare de velum à enlever et remplacer et de nombreux problèmes pratiques à résoudre (arrêt activité, agents, flore tropicale).

Echec de Mysterra, abandon de Vitrezay, reprise en régie du restaurant du circuit de Haute-Saintonge auront marqué le précédent mandat. Ce seront d'importants défis à relever pour la future équipe dirigeante.

• Claude Belot a incontestablement marqué le territoire. Quel regard portez-vous sur lui ?

Des personnalités de la trempe de Claude Belot, il n'y en a plus beaucoup. On a cassé le moule ! Il fait partie des grands "fauves" en politique. Ce sont des personnalités qui ont fait carrière et occupé un grand nombre de mandats. Durant des décennies, on était avec lui ou contre lui ! 

Malgré nos profonds désaccords, je retiens surtout du personnage son immense volonté. Il est la preuve vivante du fameux "quand on veut, on peut". Il a privilégié le tertiaire, les activités de loisirs, le tourisme. Or, la crise sanitaire du covid a révélé la grande fragilité de cette économie qui n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2019. C'est pourquoi je suis plutôt favorable au développement industriel du territoire de la Haute-Saintonge en valorisant de grandes zones d'activité à proximité de notre réseau d'infrastructures routières. 

Mardi prochain, nous avons l'occasion de saisir une opportunité. A la CDCHS, il y a des leviers puissants qui permettent de changer la trajectoire et la dynamique d'un territoire. Jonzac est une belle réussite que nous devons continuer à accompagner et développer, mais il ne faut pas oublier les autres communes qui constituent cette grande entité. Une occasion unique et historique se présente à nous le 7 avril. Notre responsabilité à tous sera la réussite de cette journée en répondant positivement à cette volonté unanime de changement.

 A gauche de la photo, Raphaël Gérard

Pons/lycée Émile Combes : Elsa Roche-Ouedraogo remporte le concours d’éloquence organisé par le Lions club Pons Haute-Saintonge

Le 11 mars, le Lions club Pons Haute-Saintonge organisait le 38ème concours d’éloquence au lycée Emile Combes. Le thème sur lequel les élèves avaient à plancher ? « Il n'est pas nécessaire d'éteindre la lumière de l'autre pour que brille la nôtre » de Mahatma Gandhi. La lycéenne qui a remporté l’édition 2026 est Elsa Roche-Ouedraogo. La finale du district s'est déroulée récemment à Niort où elle a décroché la troisième place aux côtés de ses camarades sélectionnés dans les autres établissements. L’an dernier, Paolo Dias Tirant s’était distingué à cette même épreuve sur le thème : « Qui n’a jamais pétri et enfourné ne connaît point ce que coûte le pain » (citation de Bernard Clavel)


Mercredi après-midi. Le cœur des lycéens bat fort ! Cette année, ils sont huit à avoir préparé ce moment où ils seront jugés sur la pertinence de leurs propos et analyses, mais aussi sur leurs expressions personnelles, présentation, façon de bouger, art oratoire, capacité à retenir l’attention. Tout un travail de fond et de forme préparé en amont avec deux professeurs. 

En face d’eux, un jury composé de Véronique Chevalier, présidente du Lions club Pons Haute-Saintonge, Francis Boulanger, vice-président, Michel Valtierra, past président, Julie Bain, secrétaire, Pauline Dupont, membre, Blanche Rouxel-Lafont, avocate et Nicole Bertin, journaliste. 


Elsa Roche-Ouedraogo, Zoé Pineau, Romane Terrochaire, Evangéline Hamon Mana, Anna Fouché, Alice Benitez Cano, Paolo Das Tirant et Yolan Marchesseau, tous élèves de terminale, ont un temps imparti pour convaincre. Huit petites minutes pour partager le fruit de leurs recherches, leur vision du monde, leurs espoirs et leurs interrogations, sans oublier des pointes d’humour sur la condition humaine. Chacun et chacune avec ses arguments, la personnalité de son écriture, sa sensibilité et ce regard - à ne pas négliger - que porte la jeunesse sur la société où elle est appelée à trouver sa place. 


Au moment de désigner le vainqueur, le choix n’est pas facile, tous ayant fait preuve de talent. Elsa Roche-Ouedraogo est sélectionnée pour porter les couleurs du lycée Emile Combes lors de la finale du district à Niort. 

Elsa Roche-Ouedraogo
Bravo à tous et à toutes pour leur implication. Belle réussite à ces jeunes et à leurs camarades dans leur futur cursus universitaire !

• Elsa Roche Ouedraogo a remporté la  troisième place du concours d'éloquence au niveau du District organisé à Niort. La première, Zoé, est élève à Angoulême et la deuxième, Nada, étudie à Niort. En plus du diplôme qui leur a été remis, elles ont reçu respectivement une récompense financière de 400 €, 300 € et 200 €.


 • Le créateur du premier concours d‘éloquence du Lions est Jean Bézu en 1991

Yolan et Paolo, élèves à Pons : un bel esprit de camaraderie !

Jonzac : Une sculpture qui divise le conseil municipal ! Poisson d'Avril

Hier soir, le conseil municipal s'est réuni pour étudier une question d'importance inscrite à l'ordre du jour : l'avis au sujet d'une sculpture réalisée par Günter Mollerstar, de renommée internationale, en hommage au travail accompli par Claude Belot depuis un demi-siècle. « Ce cadeau est pour lui. Cependant, avant de le remettre à l'intéressé, j'ai préféré demander aux élus municipaux ce qu'ils pensent de ma création ». Installé en Haute-Saintonge depuis quatre ans, cet Alsacien est tombé amoureux de Jonzac et de sa région. Dans son atelier de la rue des Pierrières, il a longtemps hésité avant de choisir une représentation qui signifierait à la fois l'ardeur, le courage et la défense du territoire. « J'ai choisi un chevalier médiéval qui incarne ces valeurs à mes yeux » explique-t-il. 

Dans les rangs de l'assemblée, les avis étaient partagés. Si certains ont trouvé que « l'œuvre était forte et belle », d'autres ont estimé qu'elle était trop massive et sévère. « Au moins, cette œuvre répond à la devise de Jonzac : Post bella, otia Pacis, Après les guerres, les loisirs de la paix » a remarqué une élue de l'opposition. Le maire, quant à lui, a souligné que par-delà les goûts et les couleurs, « le soutien à l'expression artistique est une priorité dans la capitale de la Haute-Saintonge ». 

A suivre...

Sculpture de Günter Mollerstar

Infos/Saintes : Jean-Luc Marchais et Fabrice Barusseau regrettent « une polémique inutile et des responsabilités partagées », Christophe Cabri/Jonzac : jamais deux sans trois ? ; Raphaël Gérard en réunions ; Les écologistes pour la vigilance démocratique

• Saintes/au sujet du "front républicain" : Jean-Luc Marchais et Fabrice Barusseau répondent à Véronique Abelin Drapron

Jean-Luc Marchais, conseiller départemental de la Charente-Maritime, et Fabrice Barusseau, député de la 3ème circonscription de la Charente-Maritime, réagissent conjointement aux propos tenus par Véronique Abelin-Drapron lors de l'ouverture de la session de printemps du Conseil départemental du lundi 30 mars.

« Il nous est reproché de ne pas avoir réagi à la prise de position d'un ancien responsable politique de droite appelant à un « front républicain » contre le maire sortant. Nous le disons clairement : ces propos étaient inappropriés et injustifiés. Pour autant, nous sommes aujourd'hui les seuls élus mis en cause publiquement sur ce sujet alors qu'aucun autre élu du territoire - y compris parmi les plus proches partenaires politiques du candidat Drapron - n'a jugé utile de réagir publiquement à cette déclaration.

Il convient, par ailleurs, de rappeler que l'auteur de la déclaration polémique, a partagé lors de la mandature précédente, des engagements et des responsabilités politiques avec celles et ceux qui nous mettent aujourd'hui en cause. Une situation qui n'a jamais était la nôtre, de près comme de loin. Alors, cibler exclusivement deux élus de gauche du territoire interroge. Cela ressemble à un procès politique à géométrie variable, qui ne contribue ni à la sérénité du débat public, ni à la clarté des responsabilités.

Après une campagne électorale, il serait pourtant opportun de chercher l'apaisement et de respecter la diversité au lieu de la stigmatiser. À la veille de la constitution de l'exécutif de la Communauté d'agglomération de Saintes, chacun devrait mesurer la portée de ses propos et agir dans l'intérêt du territoire. La responsabilité du maire nouvellement réélu est de rassembler.

Ainsi, souhaitons nous réaffirmer une ligne constante : le front républicain ne saurait être instrumentalisé, ni détourné de son sens. Il ne consiste pas à désigner des adversaires politiques comme des ennemis, mais à faire barrage, sans ambiguité, aux idées qui menacent les valeurs fondamentales de la République. Nous appelons à dépasser ces polémiques et à revenir à l'essentiel : que les élus se mettent au service des Saintaises et des Saintais, et plus largement, de tous les habitants de la CDA, dans le respect de chacun ».

• CDCHS/Christophe Cabri : jamais deux sans trois ?

Archives CDCHS 2012 : A droite, Claude Belot aux côtés de l'ancienne préfète Béatrice Abollivier, Jean-Michel Rapiteau et Jacky Quesson (©NB)

Après le Conseil départemental, sa réélection à la mairie de Jonzac, Christophe Cabri brigue la présidence de la Communauté de Communes de Haute-Saintonge. Il écrit récemment aux maires et délégués : « Alors qu'une nouvelle étape s'ouvre dans l'histoire de la Communauté de communes, c'est avec responsabilité que nous avons choisi de nous unir. Nous plaçons au cœur de notre engagement une solidarité renforcée entre nos 129 communes, afin d'amplifier la dynamique de réussite qui fait la force de la Haute-Saintonge. Cette union est fondée sur un pacte de gouvernance qui facilitera les prises de parole et l'écoute, avec des temps ; un projet qui fait de la Communauté de communes un véritable soutien à toutes les communes pour les accompagner dans leur quotidien comme dans leurs projets ; un développement du territoire s'appuyant sur les atouts de chacun des bassins de vie ; un exécutif représentatif de toutes les communes dans leur pluralité, avec un équilibre dans le positionnement géographique et dans les types de communes. Nous souhaitons partager avec vous cette volonté de rassemblement pour une gouvernance efficace, comprise de tous et performante pour notre communauté ».

• Composition du bureau communautaire proposée : Christophe Cabri (Jonzac) est candidat au poste de président. A ceux de vice-présidents : Christelle Neau (Jarnac-Champagne), Antony Letourneau (Mortiers), Marie-Hélène Vallier (Consac), Isabelle Tardy (Clion), Fabienne Dugas-Raveneau (Pons), Maud Maingot (Soubran), David Defoulounoux (Saint Léger), Cécile Biron (Brives sur-Charente), Bruno Robert (Saint Martial de Mirambeau), Patrick Giraudeau (Montendre), Julien Moucheboeuf (Montguyon), Thierry Clemenceau (Chepniers), Jean-Pascal Cartron (La Barde), Nicolas Morassutti (Montlieu la Garde), Hugues Legendre (Saint Aigulin).

• Réunions : Mercredi 1er avril à 20 h à Neuillac, jeudi 2 avril 18 h à Nieul le Virouil (salle des fêtes), à 20 h à Belluire (salle des fêtes).

• Les réunions organisées par Raphaël Gérard, candidat à la présidence de la CDCHS

Mercredi 1er avril à 19 h temps d’échanges à la salle des fêtes de Saint-Martin d’Ary - Jeudi 2 avril à 19 h à la mairie de Saint-Thomas de Conac. « Nous serons ravis d’échanger avec vous autour de nos propositions et d’entendre vos remarques » souligne-t-il.

• Séance plénière du Conseil régional/Bordeaux : Les écologistes pour la vigilance démocratique, l’innovation sociale et l’aide aux sinistrés des inondations

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen, salue la proposition de création d’un fonds régional exceptionnel de 3 millions d’euros pour soutenir les territoires touchés par les intempéries de l’hiver 2026. Ce dispositif contribuera à la reconstruction et à la prévention, mais aussi à soutenir les petites entreprises et les maraîchers qui sont souvent peu ou mal assurés face à de telles catastrophes climatiques.

Le groupe écologiste soutient également la nouvelle politique contractuelle territoriale 2026-2028, qui vise à renforcer l’équité entre les territoires et à mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux : sobriété foncière, préservation des ressources, soutien aux territoires ruraux, aide aux transitions écologiques. « Cette politique vise une meilleure convergence entre politiques régionales et initiatives locales, indique Christine Graval, conseillère régionale dans la Vienne et coprésidente du groupe. Toutefois, nous souhaitons qu’elle soit, dans son application, encore plus ciblée sur les territoires à enjeux, plus exigeante en matière de transitions, et mieux dotée, comme le préconise le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser). Les Ceser de nos régions nous apportent des avis et des rapports précieux sur les réalités socio-économiques et sur nos politiques publiques. Il est indispensable de faire échec aux tentatives répétées - au Sénat et à l’Assemblée nationale - de les supprimer ou de les rendre facultatifs ! » plaide au passage Christine Graval.

Par ailleurs, si le groupe constate quelques évolutions positives du règlement d’intervention des aides aux entreprises, il déplore la suppression des aides aux initiatives d’innovation sociale, un dispositif peu coûteux en direction des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Le groupe défendra donc un amendement pour maintenir l’Appel à Manifestation d’intérêt « Innovation sociale » qu’il avait obtenu et défendu depuis plus de dix ans.  « Sa suppression, envisagée sans concertation, fragiliserait les dynamiques d’innovation territoriale qui font vivre la démocratie et l’économie en répondant à des besoins non satisfaits » souligne Christine Seguinau, conseillère régionale en Gironde et coprésidente du groupe.

À l’occasion de cette séance plénière, le groupe portera également deux motions, l'une pour le renforcement de la démocratie dans l’assemblée régionale par la mise en place du vote électronique « Dans un contexte de crise démocratique et d’exigence accrue de transparence, cette motion vise à moderniser le fonctionnement de l’assemblée, à sécuriser les votes et à garantir l’effectivité du droit de vote de chaque élu·e » indique Émilie Sarrazin, conseillère régionale en Gironde. Le groupe écologiste propose sa mise en œuvre en 2027 ; l'autre pour une gestion éthique et républicaine des ressources pédagogiques dans les lycées en Nouvelle-Aquitaine. « En ces temps de concentration croissante des médias et des maisons d’édition, le groupe écologiste appelle à une utilisation éclairée de l’argent public dans les achats de manuels scolaires, afin de garantir le pluralisme et l’indépendance des contenus pédagogiques » remarque Katia Bourdin, conseillère régionale en Charente-Maritime.

• Royan/Cara : Matinée dédiée à la découverte des métiers au marché central 

Cette rencontre est organisée le 2 avril de 9 heures à 12h30 pour des jeunes de la Mission Locale, des collégiens, des lycéens, mais aussi pour le grand public. Portée par l'espace régional d'information de proximité (Erip) Royan Atlantique, la Mission locale de l'Agglomération Royan Atlantique et l'association des commerçants du marché central de Royan, avec le soutien de la ville de Royan, cette action vise à mettre en lumière les métiers et les formations par une approche concrète et immersive. L'évènement accueillera des jeunes accompagnés par la Mission locale, des demandeurs d'emploi et près d'une centaine d'élèves issus des collèges Emile Zola, Henri Dunant, Les Vieilles Vignes et du lycée de l'Atlantique. Sur place, plusieurs métiers seront représentés : boucherie-charcuterie, pâtisserie, chocolaterie, fleuristerie et ostréiculture. Des démonstrations seront proposées tout au long de la matinée par des professionnels de différents centres de formation : la chambre de métiers et de l'artisanat Nouvelle-Aquitaine Charente-Maritime, CMA Formation Lagord et Saint-Germain-de-Lusignan, le centre de formation Actoria ainsi que le Lycée de la mer et du littoral. Les professionnels du marché central interviendront également sur les stands afin de partager leur expérience et leur quotidien. Cette initiative illustre la volonté des acteurs locaux de valoriser les savoir-faire, susciter des vocations et faciliter les liens entre jeunes, formation et entreprises. Renseignements auprès de la Mission Locale 05 46 06 96 16 / contact@ml-ara.fr