vendredi 18 juillet 2025

Jonzac/Cloître des Carmes : A découvrir les œuvres de Danièle Catella, les pâtes de verre de Nicole Deviterne et les pastels de Victor Alain

Jusqu'au 20 juillet, le cloître des Carmes accueille les tableaux de Danièle Catella, les pâtes de verre de Nicole Deviterne ainsi qu'un hommage au maître pastelliste Victor Alain

Pâte de verre, Nicole Deviterne

Cette expo, qui réunit les œuvres de trois artistes, est un vrai bonheur pour les yeux. La première galerie est consacrée aux pastels de Victor Alain, aujourd'hui disparu. Doté d'un grand talent, il a initié à cet art de nombreux élèves. Dans la pièce adjacente, les créations de Nicole Deviterne sont délicates et raffinées. Cette curiste vous expliquera ce qu'est la pâte de verre, l'une des plus anciennes techniques puisqu'elle remonte à l'Antiquité. Tombée dans l'oubli après la première guerre mondiale, la cristallerie Daum et d'autres passionnés l'ont remise à l'honneur depuis 1968. La pâte de verre possède un grain particulier et une texture unique. 

Les tableaux de Danièle Catella occupent la grande galerie qui conduit à la salle de conférences de l'Université d'été et des Micro-folies. Danièle, que nous avons connue dans sa vie antérieure quand elle exerçait la profession de dentiste, a toujours dessiné et peint. Soucieuse du détail, de l'importance qu'occupe chaque élément sur la toile, elle conduit le public dans des univers contrastés. C'est une merveilleuse copiste tout d'abord. Van Gogh, Brueghel, les impressionnistes, etc. 

Peinture de Danièle Catella, d'après un tableau célèbre
S'y ajoutent ses créations à elle, ses voyages, ses impressions, son goût pour les ambiances et l'architecture. Que ce soit à Venise, sur la terrasse d'un café ou dans une épicerie corse ! Un monde qu'elle vous fera découvrir et partager avec plaisir.

Cette exposition, que propose la Ville de Jonzac, est à ne pas manquer. Venez nombreux !

• Le public peut admirer les pastels d'Alain Victor grâce à sa compagne, Elise Capoccelo, qui a souhaité les présenter au cloître des Carmes

• Horaires : Ouvert vendredi, samedi, dimanche de 14h30 à 18h30. Entrée libre.

Festival Drôles de Rues : Jonzac accueille Broken Back, Nach, Okali, Kimberose, J-B Solo Orchestra, Bokal, Splash, la Compagnie Arche en sel

Le festival fête ses 20 ans en 2025. Les deux soirées du festival Drôles de Rues à Jonzac se dérouleront les 19 et 20 juillet au pied du château de Jonzac, sur un espace champêtre et bucolique. Le Festival est labellisé « Sites en Scène de Charente-maritime », il est ouvert à tous, gratuit, à apprécier en famille ! 

 
Samedi 19 juillet 2025

19 h : 

• Splash en déambulation sonore et festive place du château puis sur le site. Le groupe animera les intermèdes en fanfare musicale sur des rythmes électro-brass avec la participation de la foule !

A partir de 20 h : 

• Solo Orchestra, une voix, une guitare, un ukulele, un harmonica, un sompbox… et un homme seul : c’est le JB solo Orchestra, le véritable juke-box biologique.

• Nach est une autrice-compositrice-interprète française née en 1987. Elle est la plus jeune des enfants de Louis Chedid. En 2015, elle a sorti son premier album solo, “Nach”, qui a remporté le Prix Sacem Raoul Breton. Elle est également connue pour ses collaborations avec divers artistes et sa participation à des projets collectifs. Nach est appréciée pour son approche humble et authentique de la musique.

À la tombée de la nuit 22 h : installation de feu et de lumière par l’Arche en Sel

• La compagnie Arche en Sel crée un univers féerique grâce à une mise en lumière du site. Elle investit l’espace naturel et architectural, au sol, en hauteur, partout où l’inspiration naît. Le spectateur pourra flâner à son rythme au gré des ambiances lumineuses des lieux décorés et admirer cette poésie dans la pénombre.

• Broken Back est un artiste phare de la scène Folk Pop, connu pour sa musique fédératrice, délicieuse et lumineuse. Son style musical est souvent décrit comme chaleureux et engageant, attirant un large public grâce à ses mélodies entraînantes et ses paroles touchantes. Broken Back est apprécié pour sa capacité à créer une atmosphère joyeuse et inclusive à travers sa musique, ce qui en fait un artiste populaire en tournée.

Dimanche 20 juillet 2025

19 h

• Splash en déambulation sonore et festive place du château puis sur le site.

• Bokal, ce quatuor fabrique une pop hybride faite à la main. Ce groupe est un hymne à la vie. Il parle de sujets graves et importants sur des sons riches et des mélodies envoûtantes. 

• Okali est une artiste française connue pour son style musical éclectique, mêlant pop, électro et influences urbaines. Elle a commencé à se faire remarquer grâce à ses performances énergiques et son approche innovante de la musique. Son univers artistique est marqué par des mélodies accrocheuses et des paroles percutantes, reflétant souvent des thèmes personnels et sociaux. Elle a collaboré avec divers artistes et producteurs, enrichissant ainsi son répertoire musical. Son talent et sa créativité continuent de captiver un public de plus en plus large.

22 h : installation de feu et de lumière par l’Arche en Sel.

• Kimberose, de son vrai nom Kimberly Rose Kitson-Mills, est une artiste française de soul et pop née en 1991. Elle est connue pour sa voix puissante et émouvante, souvent comparée à celles de légendes comme Nina Simone et Amy Winehouse. Kimberose a commencé sa carrière musicale après avoir été repérée lors d’une émission de télévision, ce qui a conduit à la sortie de son premier EP en 2017. Son style musical mêle des influences soul, pop et parfois des éléments modernes, reflétant ses origines anglo-ghanéennes. Elle a sorti plusieurs albums, dont “Out” et “Roses”, qui ont été bien accueillis par la critique et le public.

mercredi 16 juillet 2025

Jonzac : Fini les vitrines vides, la rue de Verdun vous réserve une belle surprise !

Mardi en fin de journée, l’association des commerçants de Jonzac, que préside Céline Herriberry, a officiellement inauguré le nouveau "look" de la rue de Verdun en présence du maire, Christophe Cabri

En effet, quoi de plus tristounet dans une artère piétonne, que les vitrines vides des magasins vacants, comme c'est malheureusement le cas dans de nombreux centres ? L'association a donc souhaité "animer" ces espaces afin de les dynamiser et créer une attraction auprès du public. Le principe de la vitrophanie (1) a été retenu. Un contact a donc été pris avec les propriétaires dont la majorité a opté pour cette proposition. La phase concrète est intervenue rapidement : après un nettoyage le 2 juin, les panneaux autocollants ont été apposés la semaine dernière. Le résultat final est très réussi et la rue a retrouvé toute sa vivacité. Les passants sont conquis ! Divers thèmes ont été développés : la liste des animations recensées par l’office de tourisme, un grand plan de la ville, l'histoire de Jonzac depuis le néolithique, les principaux événements dont les héros de la résistance Pierre Ruibet et Claude Gatineau, la reproduction de cartes postales anciennes. Deux emplacements sont consacrés à l’art avec des reproductions de tableaux « à partir de ». Deux magasins (dont l'ancienne boutique Chantal) accueillent des œuvres présentées dans la galerie de François et Martine Perrogon. Saluons cette belle initiative soutenue par les Amis de Jonzac et la municipalité. L'expérience pourrait être étendue à d'autres devantures.

« L’Union des Commerçants de Jonzac est heureuse de saluer l’embellissement des vitrines vides du centre-ville, un projet mené avec passion pour redonner de la vie et de la couleur à nos rues. Ces installations artistiques et créatives mettent en lumière notre patrimoine commercial » souligne Céline Herriberry.

Un verre de l'amitié, servi à la cave Christophe, accompagnait ce moment convivial. Il a été l’occasion d’échanger, de flâner et de célébrer cette action commune s'insérant dans la dynamique jonzacaise.

Panneaux "vitrophanies"
Tableaux d'Art Galerie exposés dans la vitrine de Chantal Boutique
Reproduction de tableau « à partir de »

• Nous en profitons pour annoncer la reprise de deux nouveaux commerces à Jonzac : la boulangerie-pâtisserie de la Porte de Ville et chez Flora qui deviendra un bar à vins. 

Réouverture de la boulangerie dans les jours qui viennent

• (1) Qu’est-ce que la vitrophanie ?

Une vitrophanie est un autocollant destiné à être appliqué sur une surface vitrée ou un autre support lisse. Inventée au XIXème siècle, cette technique est initialement utilisée pour créer des faux vitraux à moindre coût. Aujourd’hui, la vitrophanie trouve de nombreuses applications commerciales, signalétiques ou marketing, visant à transmettre des informations et mettre en valeur un produit ou une entreprise. Elle est notamment très appréciée pour décorer les vitrines et les parois en verre. L’autocollant est alors posé du côté intérieur de la vitre, ce qui le protège des dégradations naturelles (fortes variations de température, humidité, souillures) ou volontaires (tags, arrachage, rayures) et lui assure donc une bonne pérennité. La vitrophanie est particulièrement adaptée pour les vitrines car elle est conçue pour être vue de l’extérieur tout en préservant la luminosité des locaux : en effet, les autocollants sont généralement transparents. Le motif et le texte sont imprimés en miroir sur la face non encollée de l’adhésif, afin d’assurer une lisibilité optimale depuis l’extérieur. Une vitrophanie ne demande pas d’entretien, si ce n’est le nettoyage de l’extérieur de la vitre.

Le verre de l'amitié mardi rue de Verdun

Jonzac à l'heure estivale !

vendredi 4 juillet 2025

Humour et Vigne/Jonzac : 30 ans d'une passion partagée pour le dessin d'humour entre Nol et Bernard Cellou

Cette année, l'association Humour et Vigne, que préside Nol (et avant lui Bernard Cellou), a célébré célébrer 30 ans de passion partagée pour l'humour, la tolérance et la liberté d'expression. Selon la coutume, étaient exposés des dessins d'artistes de renommée internationale autour du thème du Spectacle. Carte blanche était donnée à l'invité d'honneur, Marco de Angelis, qui vit et travaille à Rome et dont les œuvres ont été publiées depuis 1975 dans 200 journaux en Italie et à l'étranger. A ses côtés, les œuvres de Antonio Antunes (Portugal), Angel Boligan (Mexique), Marina Bondarenko (Russie), Michel Bridenne, Karry Carrion (Pérou), Richard Chapman (Irlande), Jean-Michel Delambre, Bernard François, Jean Gouders (Pays-Bas), Guy Meunier, Marilena Nardi (Italie), Elena Ospina (Colombie), Zoran Petrovic (Serbie), Marlène Pohle (Argentine), Roland Sabatier, Cristina Sampaio (Portugal), Ralph Steadman (Angleterre), Constantin Sunnerberg Cost (Belgique), Christine Traxeler, Trax, Jugoslav Viahovic (Serbie). A découvrir au cloître des Carmes et dans certaines vitrines du centre ville.

Comme au cinéma ! Inauguration : Première prise de vue avec le discours
de Christel Brière, adjointe à la culture
L'équipe de tournage composée de Boris Lamot, Christophe Gadrat, Pierre Jacques Rambeaud

• Les réjouissances ont commencé vendredi avec une table ronde « Trois directions obstinées et contraires » animée par trois illustres dessinatrices Marilena Nardi (Italie), Trax (France) et Cristina Ssampaio (Portugal).

• L'inauguration avec lieu samedi aux Carmes. Elle était accompagnée d'un spectacle festif, danse en partenariat avec L'Ecole des Arts de Haute-Saintonge, animation musicale par le Groupe Sansgain, chanson de Pierre Jacques Rambeaud et dessins en direct par les artistes invités.

A gauche, Marco de Angelis, invité d'honneur
Séance de caricatures
Présence d'une quinzaine de dessinateurs et dessinatrices invités pour échanger,
dédicacer et croquer les caricatures des visiteurs en direct. Un moment unique  !

• Dimanche, séance de caricatures ; jeudi 3 juillet une Balad Humour, visite désorganisée du terroir culturel local.

Jean-Lou Savignac un habitué d'Humour et Vigne
L'album photo de l'inauguration : 

Scène romantique entre Nol et Marilena
• La danse

Bravo aux élèves de l'Ecole de danse et à leur professeur

Chant de paix par P.J. Rambeaud

mardi 1 juillet 2025

Jonzac/Bilan du stationnement de la zone bleue : Ecoute ce disque et il te dira...

La zone bleue remise en cause places de l'église et du marché ?

Les arrêts minute vont-ils passer de 10 à 30 minutes ? 

Comment partager l'espace public entre commerçants, clients et résidents ?

Réactivée par Christophe Cabri pour dynamiser le commerce de Jonzac, la zone bleue en centre ville (stationnement réglementé non payant) a débuté en novembre 2024, avec une période de sensibilisation, pour être effective en janvier 2025. Le maire, Christophe Cabri, avait annoncé un premier bilan fin juin. Il a tenu sa promesse en organisant une réunion lundi 30 juin aux côtés de Ludovic Chaleroux, directeur IDcité intervenant dans le cadre de Petites Villes de Demain, réseau auquel appartient Jonzac. Pour info, rappelons que la zone bleue est active tous les jours sauf les dimanches et jours fériés de 10 h à 18 h pour les places limitées à 2 heures et de 8 h à 19 h pour les « arrêts de 10 minutes »

Effective depuis 1984, la zone bleue n'est pas une nouveauté. Elle a été appliquée sur une courte durée avant d'être ignorée, selon le souhait du maire de l'époque Claude Belot. La période était alors plus propice à l'activité commerciale, les magasins étant nombreux en centre ville. Christophe Cabri, premier magistrat depuis 2020, n'est pas dans ce cas de figure. Jonzac, comme tant d'autres villes de France, souffre de la disparition de commerces en son bourg. Les causes sont généralement liées à la concurrence. La façon de consommer a changé avec l'essor des ventes en ligne sur internet et des grandes surfaces en pleine expansion. Devant le nombre de vitrines vides rue de Verdun par exemple, on mesure l'ampleur du phénomène. 

Que Christophe Cabri cherche à aider les boutiques ayant résisté à la vague relève du bon sens. Le client doit se sentir à l'aise, d'où la démarche entreprise en 2024 avec la réactivation de la zone bleue : « l’objectif est de mieux accéder au centre-ville et d’améliorer les déplacements du quotidien dans le cadre du programme Petites Ville de Demain. Il s’agit de rendre lisible la centralité par une amélioration des accès, une optimisation du stationnement et des parcours apaisés en cœur de ville » expliquait lors d'une précédente rencontre Ludovic Chaleroux, chargé d'élaborer une feuille de route pour les années à venir. Les craintes de l'assemblée se résumaient par cette interrogation : « à quelle sauce les automobilistes vont-ils être mangés ? ». Quelles seront les nouvelles normes en vigueur quant au stationnement en ville à partir du 14 novembre et quel sera le montant des amendes si infraction ? Réponse : 2 h gratuites avec disque sur le tableau de bord, arrêt de 10 minutes aux endroits sensibles, 35 euros d'amende en cas de non disque ou dépassement du temps imparti. 

Christophe Cabri et Ludovic Chaleroux

Christophe Cabri : « Je cherche un point d'équilibre »

Six mois après l'application de cette réglementation, où en sommes-nous ? Si l'on en croit l'ambiance qui régnait lundi soir dans la salle municipale, la population, non divisée jusqu'à présent sur un sujet aussi banal que le stationnement, l'est désormais. Plusieurs camps apparaissent, chacun tenant ses positions. Prenons la personne qui vient faire ses courses : elle a de la place pour stationner et peut flâner deux heures si le cœur lui en dit (sinon elle doit mettre son véhicule sur un autre emplacement en modifiant l'horaire d'arrivée). Certains commerçants (pas tous) sont pleinement satisfaits : leurs clients peuvent se garer n'étant plus en concurrence avec les voitures ventouses des salariés et des résidents. Quid de leurs chiffres d'affaires ? « Des baisses seraient liées au contexte économique et non à la zone bleue ». Venons-en aux résidents sans garage (réunis en collectif), que font-ils ? Fini la douce époque où ils pouvaient se garer devant chez eux. Ils doivent privilégier les espaces gratuits, parkings du 8 mai, Paul Bert, une partie du champ-de-foire, etc. Quelquefois, ils agissent « de manière sauvage » en trouvant refuge dans la rue descendant au parc des expos, partie engorgée par des voitures sans domicile fixe. Pour les personnes âgées (on peut avoir un handicap important sans carte de handicap) et les curistes logeant en centre-ville, ces dispositions peuvent devenir très contraignantes. Au point que certains curistes disent qu’ils ne reviendront pas. Pour une femme seule avec des enfants en bas âge, c’est le parcours du combattant : aller chercher à pied sa voiture à 300 mètres avec ses enfants pour faire quelques courses, se garer au retour à proximité du domicile pour laisser les paquets, repartir à 300 mètres place du 8 mai pour refaire dans l’autre sens les 300 mètres à pied avec les enfants... Une habitante de la rue Sadi Carnot résume clairement sa situation personnelle : « désormais mes amies me demandent de venir chez elles car elles estiment que stationner à Jonzac est trop compliqué. Elles ont peur d'écoper des fameux 35 euros »

François Perrogon, membre de l'association des résidents

Les intérêts des uns n'étant pas ceux des autres, le sujet est particulièrement délicat. A quelques mois des élections municipales, Christophe Cabri se trouve sur un échiquier. D'ailleurs, Claude Belot, premier adjoint et président de la CDCHS, n'était pas présent. Pas sûr qu'ils écoutent le même disque ! En face, le dr François Perrogon, dont l'épouse possède une galerie d'art place du château, n'entend pas s'en laisser conter. « Le matin, où dois-je stationner ? Je me dirige vers le parking du 8 mai, souvent plein. Alors je reviens en ville et je mets le disque deux heures. Lorsque ce temps est écoulé, je retourne vers le parking du 8 mai en espérant y trouver une place libre. Si je venais à rester devant la galerie sans disque, le montant de l'amende serait de 33.600 euros par an. Ce qui pose d’ailleurs une question : en cas de maladie - voire hospitalisation - rendant impossible le déplacement de son véhicule d’une place en Zone Bleue, serait-on dispensé des amendes qui, en 15 jours, culmineraient à 1.400 euros ? Le membre du Collectif des Résidents de Jonzac propose une partition de la zone bleue et de la zone blanche en ciblant sur toute la commune et non pas seulement le centre-ville, les besoins des commerçants et des résidents riverains ». Le fruit de ces amendes allant au Département, il aurait au moins la satisfaction de participer à la vie charentaise-maritime ! Les résidents sans garage ont-ils la possibilité d'obtenir un macaron (un par famille) moyennant une participation financière annuelle leur délivrant l'octroi d'une place libre de stationnement comme le font Royan, Saintes, etc ? Pour Christophe Cabri, ce n'est pas possible, d'une part parce qu'il n'y a pas de parking payant à Jonzac et d'autre part, les macarons dépasseraient le nombre de places disponibles dans le secteur. La distribution de kleenex, afin de consoler les esprits chagrinés par cette décision, sera-t-elle envisagée ? La question n'a pas été posée !

Globalement, les places Fillaudeau et de la République offrent une fluidité de rotation en raison de la zone bleue. Par contre, la situation est différente sur les places de l'église et du marché, lesquelles sont souvent vides. Depuis janvier, 85 procès-verbaux ont été dressés par mois pour absence de disque (90%) ou dépassement des deux heures. Les débats ont été fournis. Le calme a été maintenu grâce aux participants et au maire qui a conduit les échanges avec diplomatie, ce dernier voulant éviter que la réunion, déjà caniculaire, ne se termine en éruption. On a bien entendu des applaudissements quand l'intervenant était favorable à la majorité du conseil, mais sans plus. Ludovic Chaleroux a pris note des propositions et des ajustements auront lieu. Il en fera la synthèse d'ici une quinzaine de jours. Josée Couprie attend une compréhension mutuelle quant au partage de l'espace public. 

Pour son image, Jonzac, ville thermale, a tout intérêt à afficher son dynamisme et sa fraternité. « On va plancher. Il ne doit pas y avoir de divisions, on va chouchouter les habitants, c'est mon métier » assure Ludovic Chaleroux tandis que Christophe Cabri « cherche un point d'équilibre ». Dernière info : à l'avenir, les contrôles seront plus importants sur les zones de tension (République, Château, Fillaudeau)...

• L'info en plus

Rappel du contexte

• Avant le Test : 1045 places de stationnement dont 750 places sur parkings et poches. 265 places en Zone Bleue limitées à 1h30 de 9h à 12h et de 14h à 18h + Arrêts Minute. Une offre plutôt bien dimensionnée et un cadre réglementaire adapté, mais des lacunes de gestion et des habitudes de stationnement « au plus près » notamment les pendulaires.

• Test de réactivation de la Zone Bleue :

Lancement le 14 novembre 2024 avec verbalisation à partir de janvier 2025. Resserrement de la Zone Bleue du cœur de ville. Création d'une offre Zone Bleue sur des parkings non réglementés en tension. 216 places en Zone Bleue limitées à 2 heures de 10h à 18h, 34 Arrêts Minute limités à 10 minutes de 8h à 19h tous les jours sauf dimanches et jours fériés. 198 logements dans le périmètre de la Zone Bleue (source Insee)

Une première réunion a eu lieu avec les commerçants le 26 juin. Voici la synthèse des principales demandes d'ajustement

• Place du Marché / Eglise : Révision du périmètre de la Zone Bleue place du Marché/Eglise pour bénéficier d'une offre de stationnement longue durée non réglementée. Un participant souligne que ce secteur est le plus souvent vide (en dehors des marchés) « et que certains commerçants vont le quitter en raison de la zone bleue qui les pénalise ».

• Arrêt Minute : vers les 30 minutes

Allongement de la durée de stationnement des « Arrêt Minute » avec une majorité des participants favorables à 30 minutes

• Le lundi : Proposition de suppression du dispositif Zone Bleue les lundis, sauf pour les « Arrêt Minute »

• Verbalisation : Renforcement de la verbalisation pour « dépassement de la durée autorisée » sur les zones en tension (Fillaudeau, République)

• Information / Jalonnement : Développement de la communication sur le périmètre et les principes de fonctionnement de la Zone Bleue et sur les parkings non réglementés à vocation longue durée.

• Marquages au sol : Renforcement des marquages au sol de la Zone Bleue : n'en faites pas trop toutefois, le vélo devant la Porte de Ville classée n'étant pas une réussite picturale et patrimoniale...

• Rue Sadi Carnot (partie haute) : Mise en Zone Bleue des places situées en partie haute de Carnot (après l'intersection avec la rue du Four). 

• Méthode de collecte des données : Similaire à celle utilisée pour les enquêtes d'octobre 2023. Deux jours de collecte des données mardi 15 avril et jeudi 17 avril 2025. 10 à 15 circuits de collecte par jour de 8 h à 19 h, plus deux visites nocturnes

• 4 critères ont été retenus pour évaluer le dispositif : taux de rotation, d'occupation, part des véhicules ventouses, taux de respect de la Zone Bleue