dimanche 5 février 2012

Jonzac : Des sous-marins
aux Antilles !


Le week-end dernier, Richard Conte, professeur de technologie au collège de Jonzac, a organisé les septièmes rencontres de constructeurs de sous-marins.


Dès samedi, une quarantaine d’exposants venus de France, de Suisse, de Belgique, d’Espagne étaient déjà présents sur le site ; d’autres sont venus également le dimanche.
La qualité du bassin, la possibilité de pouvoir faire évoluer les appareils au plein milieu de l’hiver sont autant d’atouts qui attirent les constructeurs de ces engins téléguidés.

Qui sont ces amoureux de la miniaturisation ? Des passionnés de mécanique de précision, des anciens sous-mariniers qui ont dû apprendre l’électronique, la soudure, le travail du bois, du zinc, des fibres synthétiques pour construire de petites merveilles.
Un constructeur venu de Valence, dans la Drôme, a fait manœuvrer un magnifique petit bijou qui a nécessité plus de 2 000  heures de travail et sept ans de patience.

Typhoon, Surcouf…

Parmi les pièces présentées lors du salon, figuraient de nombreuses reproductions de sous-marins actuels, Typhoon, Redoutable, Surcouf mais aussi quelques U-Boot allemands de la dernière guerre mondiale.
Pour les exposants qui arrivent parfois avec deux ou trois, voire cinq engins, ces rencontres représentent de véritables laboratoires d’essais, mais aussi des lieux d’échanges nettement plus attractifs que les forums sur internet. A Jonzac, il est possible de faire évoluer les modèles réduits en surface et en plongée.

Richard Conte, qui présentait le fruit de deux ans de labeur, nous a confiés : « J’ai dû étudier les lois de la physique, l’usinage des métaux, la soudure comme la majorité des constructeurs français (une centaine en France) avant d’arriver à faire marcher mon modèle réduit ». Un sous-marin qui mesure tout de même près de 2 mètres de long !

Durant deux jours, le public conquis a pu observer les sous-marins, des copies d’engins militaires dont les dimensions sont comprises entre 1 et 2 mètres de long, des appareils d’exploration du type bathyscaphe et d’autres engins sortis tout droit de l’imagination de leur créateur, tel ce requin reproduit à la perfection.

Sur le site des Antilles, les visiteurs ont profité également de leur passage pour admirer quelques-unes des maquettes du club d’aéromodélisme, exposées pour la circonstance et pour les passionnés de vol, de pouvoir piloter l’un de ces appareils sur simulateur.

Frédéric Neveu :
«La Saintonge, c’est ma famille »


Elections législatives sur la circonscription Saintes/Saint-Jean d'Angély

Conseiller municipal de l’opposition à Saintes, Frédéric Neveu se présente aux élections législatives sur la circonscription Saintes/Saint Jean d’Angély. Face au député sortant socialiste, Catherine Quéré, il portera les couleurs de l’UMP. Ce polytechnicien part en campagne avec détermination.
Il répond à nos questions :



• Frédéric Neveu, vous êtes membre de l’opposition au conseil municipal de Saintes. Quand vous êtes-vous engagé en politique ?

La Charente-Maritime, c’est la terre que j’aime. La Saintonge, c’est ma famille, j’y suis né.
Mes études, ma vie professionnelle dans une importante entreprise et ma carrière de conseiller technique auprès des ministères et comme commissaire du gouvernement à l’Assemblée nationale m’ont permis de découvrir largement les rouages de l’État et d’acquérir de solides méthodes de travail pour faire avancer les dossiers.
Directeur des travaux sur les routes nationales à la DDE de Charente-Maritime entre 2001 et 2003, je connais parfaitement la 3e circonscription.
C’est cette expérience que je mets aujourd’hui au service de la collectivité, depuis 2008 comme conseiller municipal de Saintes et bientôt j’espère, au service de la circonscription.

• Vous avez créé une lettre de l’opposition. Est-il facile de s’exprimer face à l’équipe de Jean Rouger ?

L’équipe de Jean Rouger est une équipe engagée mais qui, malheureusement, n’est pas prête à gérer des dossiers importants. Elle pense avoir raison sur tout. Et pourtant, on note souvent de l’impréparation, des hésitations, un manque de vision globale et à long terme. Tout ceci est préjudiciable à l’intérêt général et ceci sans pointer la couleur politique.

• Quels sont les sujets que vous allez développer durant cette campagne législative ?

Le changement de nature du mandat de député qui n’est plus un notable coupeur de ruban, mais un ambassadeur dont le principal souci est de défendre l’emploi par la recherche d’entreprises nouvelles, la consolidation du tissu économique existant et l’accompagnement très pragmatique des dossiers porteurs d’emploi. La formation des jeunes également par le développement de l’apprentissage. Enfin, la solidarité envers les plus démunis et le maintien des soins médicaux en milieu rural.

• Comment jugez-vous le bilan du député sortant, Catherine Quéré ?

C’est une personne sympathique. En matière de communication, son bilan est bon car elle pose sur la plupart des photos prises dans la circonscription. Malheureusement, mes nombreux entretiens avec des élus et des entreprises présentes sur le territoire montrent que la réalité est toute autre. Je développerai ces thèmes pendant ma campagne.

• Enfin, que pensez-vous de l’intervention de Nicolas Sarkozy dimanche dernier ?

Un président pragmatique, travailleur jusqu’au bout de son mandat, courageux dans l’action et déterminé à accomplir ses projets pour le bien du pays, même si une attitude plus consensuelle lui serait plus favorable s’il se présente à nouveau. L’histoire nous dira comment il nous a protégés du pire. Franchement, je me méfie des politiques démagogues que tout le monde encense. Cela cache souvent une profonde volonté de ne rien faire qui puisse déplaire, alors que la gestion d’un pays et d’un territoire demande parfois de convaincre les électeurs du bien-fondé d’une action.

Fabienne Dugas-Raveneau
face à Dominique Bussereau


Élections législatives, circonscription Jonzac/Royan

Dans la foulée des Présidentielles qui auront lieu les 22 avril et 6 mai, suivront les Législatives les 10 et 17 juin. Sur la circonscription Royan/Jonzac, le député sortant, Dominique Bussereau (majorité présidentielle), sera opposé à une femme. Fabienne Dugas-Raveneau portera les couleurs du parti socialiste. Elle répond à nos questions

• Fabienne Dugas-Raveneau, pourriez-vous vous présenter  ?

Dernière-née d’une famille nombreuse, avec un père ouvrier et un grand-père agriculteur, j’ai été marquée très jeune par l’espoir collectif de 1981. J’avais 10 ans. Je suis dès lors passionnée par la politique, non pas la politique dans son sens restreint à l’exercice du pouvoir, mais dans son sens humaniste et environnementaliste. La politique qui, à partir des individualités, des multiplicités, fait progresser la société. Mon engagement politique, comme mon investissement associatif, répondent à cette passion qui a également guidé mon parcours professionnel, plus particulièrement orienté vers les enjeux territoriaux.

J’ai donc d’abord travaillé au sein de collectivités (mairie, communauté d’agglomération), puis j’ai été dirigeante d’entreprises qui répondaient aux besoins des collectivités et des associations. Alors que je vivais dans les Deux-Sèvres (quittées en 2006), j’ai également exercé des responsabilités politiques avec des fonctions d’adjointe au maire de Niort et de déléguée à la communauté d’agglomération de Niort. J’avais en charge la conduite des projets structurants et d’aménagement de l’espace, ainsi que l’élaboration du Schéma de Cohérence Territorial. Ces fonctions ont renforcé les convictions qui sont les miennes s’agissant de la nécessaire efficacité de collectivités locales fortes et disposant des moyens pour agir au plus près des habitants.

• Vous briguez donc la circonscription de Royan/Jonzac détenue depuis longtemps par Dominique Bussereau. Le combat sera rude. Quelles sont les motivations de votre engagement ?

Redonner espoir. Il n’y a pas de fatalité en politique. Ce sont des choix. Or, les élus de la majorité gouvernementale essaient de nous convaincre que tout est déterminé par le contexte de crise, que plus rien n’est possible. Quel discours d’avenir de la part de ces élus ! Un discours qui veut faire peur, un discours paralysant qui conduit à l’individualisme, un discours qui permet ainsi à ce gouvernement, avec le soutien des députés UMP, de rogner sur les progrès sociaux et environnementaux pour mieux répondre aux attentes des plus nantis.

Avec François Hollande, nous nous inscrivons dans une nouvelle dynamique porteuse de cet espoir que je souhaite pour nos enfants. François Hollande a une autre vision de la France, de ses valeurs, de ses atouts ! Il a un tout autre projet, un projet traversé par une préoccupation permanente : l’égalité ! Égalité devant l’éducation, la formation, la justice, l’emploi, la santé. Égalité pour les territoires. Égalité pour leurs habitants. Un projet guidé par la vérité, comme le recommandait Mendès France.

Aung San Suu Kyi, personnalité pour laquelle j’ai une grande admiration, le dit « La peur n’est pas l’élément naturel de l’homme ». Je suis convaincue que nous pouvons, avec François Hollande, convaincre nos concitoyens que les solutions existent, qu’un autre choix est possible si nous le voulons.

Je souhaite à l’issue du scrutin du mois de juin contribuer à la mise en œuvre de ce projet avec les forces du territoire, particulièrement étendu et complexe, de la quatrième circonscription.

Le suppléant de Fabienne Dugas-raveneau est Jean-Claude Barron, viticulteur retraité à Saint-Martial sur le Né.

• Vous avez été opposée à Dominique Bussereau lors des dernières cantonales à Saint-Georges-de-Didonne. Que pensez-vous de votre adversaire ?

Je m’oppose à la pensée unique prônée par la formation politique UMP à laquelle il appartient, à la politique conduite par ce gouvernement qu’il soutient et qui a dégradé la situation de la France à tous les niveaux.
Plutôt que d’évoquer mon adversaire, je préfère vous présenter l’élue que je serai : élue d’un seul mandat (je suis opposée au cumul des fonctions législatives avec les fonctions exécutives locales), une élue de terrain, présente dans la circonscription, présente dans l’hémicycle pour défendre les mêmes causes, promouvoir les mêmes projets au niveau national et local. Cohérence et transparence permettront ainsi à chacun de juger mon action.

• Est-il trop tôt pour aborder vos thèmes de campagne ?

Nous développerons prochainement, dans le cadre de la campagne présidentielle que je conduirai sur la quatrième circonscription, les thèmes tels que François Hollande les a présentés au Bourget. Je m’exprimerai ensuite sur la déclinaison concrète de ces priorités sur le territoire de la circonscription comme sur les thèmes et projets que je défendrai et développerai dès lors que les électeurs m’auront accordé leur confiance.

• Enfin, comment jugez-vous la prestation de François Hollande dimanche dernier au Bourget ?

En tant que citoyenne, j’ai vu (j’y étais) un homme endossant parfaitement le costume du Président de la République, concret, responsable et sincère ; un homme respectueux des institutions, des hommes et des femmes.

En tant que mère, j’ai apprécié l’espoir qu’il incarne, la confiance en l’avenir qu’il porte, la confiance en notre capacité, en la capacité de nos enfants à participer à un projet de société ambitieux.

En tant que candidate aux législatives, je suis plus que jamais déterminée à participer au changement avec la réhabilitation du Parlement dans ses fonctions fondamentales pour la République. Je sais qu’avec François Hollande, nous répondrons à l’attente forte et légitime de nos concitoyens.

En tant que socialiste, je me réjouis de la capacité de travailler ensemble, candidat et dirigeants socialistes, devant les enjeux auxquels nous devons faire face pour défendre nos valeurs et notre projet. Et j’aurai à cœur de poursuivre cette dynamique de rassemblement sur notre territoire.

Fabienne Dugas-Raveneau était à Jonzac samedi dernier. Elle y a rencontré personnalités et militants du Sud Saintonge dont Gilles Clavel, Emmanuel Arcobelli, Monique Doucet, conseillers municipaux de l’opposition à Jonzac, Bernard Lalande, maire et conseiller général de Montendre, Thierry Jullien, maire de Montlieu-La Garde et Régine Joly, conseillère régionale.

Les fleurs fossiles de Rochefort,
parmi les plus anciennes
au monde


• Avec Didier Néraudeau, paléontologue

La Charente-Maritime est une terre passionnante pour les paléontologues. Dans l’ambre opaque récolté dans une carrière d’Aunis, est apparue une matière inhabituelle qui faisait penser à du duvet. Suivirent des examens approfondis en laboratoire qui aboutirent à une conclusion fort intéressante : il s’agissait de plumes. En conséquence, les grands reptiliens d’antan avaient un rapport direct avec les oiseaux. Depuis, les découvertes touchent le monde végétal. En effet, toujours en Aunis, des fleurs fossiles, parmi les plus anciennes au monde, attirent l’attention des spécialistes.
Didier Néraudeau, professeur à l’Université de Rennes, raconte cette formidable aventure…



• L’univers de la paléontologie est en effervescence avec la découverte de belles fleurs fossiles datant de 100 millions d’années, non loin de Rochefort. Cette ville est connue pour ses bégonias. Dans le cas qui nous intéresse, de quelle espèce s¹agit-il et dans quelles conditions ont-elles été trouvées ?

Les fleurs fossiles trouvées dans la région de Rochefort sont parmi les plus anciennes connues au monde. Un gros travail d’analyse va être nécessaire pour leur attribuer une parenté botanique. Il est déjà possible d’envisager des liens avec des formes voisines de platanes ou de magnolias.
Ces fleurs fossiles sont récoltées de deux manières. Soit il s’agit de simples empreintes de fleurs imprimées dans des feuillets d’argile et elles sont alors prélevées avec l’argile qui les porte. Dans ce cas, il s’agit de fossiles plurimillimétriques visibles à l’œil nu, mais sans détails visibles.
Soit ce sont de minuscules boutons floraux “momifiés“ dans l’argile et préservés avec une partie de leurs tissus et tous leurs détails (pétales, étamines, etc). Ils sont récoltés avec lavage et tamisage de l’argile. Déformées par la compaction de l’argile, ces fleurs sont ensuite observées avec un scanner très puissant (microtomographe synchrotron) qui permet d’en faire des coupes virtuelles ou des reconstitutions éliminant la déformation.

Bouton de fleur fossile

• Est-ce à dire que ces fleurs pouvaient être “broutées“ par les dinosaures herbivores vivant dans les parages ?

Les dinosaures herbivores ne broutaient pas ! Il n’y avait pas encore d’herbe (donc de graminées) sur la Terre à l’époque des dinosaures. Ils consommaient uniquement les feuilles des grands conifères de type araucarias (les arbres qui ont, par ailleurs, fourni l’ambre des Charentes). Des feuilles qu’ils saisissaient jusqu’à la cime grâce à leur long cou. Quant aux fleurs, encore assez rares, elles devaient être associées à des arbres ou des arbustes, voire à des nénuphars en milieu aquatique, mais pas à une pelouse herbacée…

Les fleurs fossiles, trouvées près de Rochefort, permettent d’envisager des liens avec des formes voisines de platanes ou de magnolias

• Les gisements d'ambre sont nombreux en Charente-Maritime. Vous avez personnellement vécu une aventure exceptionnelle en Aunis en découvrant une faune d'insectes de 100 millions d¹années piégée dans de la résine. Où en sont vos recherches ?

Les recherches sur l’ambre charentais se poursuivent. Désormais, 70 chercheurs, issus de plus de quinze pays, y consacrent leur temps. En fonction de leurs spécialités, ils sont chargés d’étudier pour les uns, les blattes (un collègue tchèque), pour les autres, les coléoptères (une collègue espagnole) ou certaines petites mouches (un collègue libanais) ; pour d’autres encore, les araignées (deux collègues américains). Grâce à cette équipe internationale, nous progressons rapidement dans l’étude et nous en sommes déjà à près de 2 000 insectes ou arachnides récoltés. Plusieurs dizaines d’espèces, toujours inédites, ont déjà été baptisées en hommage à des personnes ou des localités charentaises.

Ainsi, la guêpe Guyotemaimetsha enigmatica et la mouche Proprionoglaris guyoti ont été dédiées à Thierry Guyot qui est biologiste à l¹Université de La Rochelle ; le grillon-taupe Marchandia magnifica évoque la famille Marchand qui exploite la sablière d'Archingeay-Les Nouillers ; la guêpe Protorhyssalodes arnaudi et la punaise Ambarcader eugenei rendent hommage à Eugène Arnaud de Sainte-Gemme, qui fut le premier à y collecter de l’ambre ; le charençon Gratshevbelus erici est dédié à Éric Dépré, de l'INRA de Surgères qui est le principal collecteur d’ambre de Charente-Maritime. La guêpe Aenigmabracon capdoliensis fait référence à Capdolium, nom latin de Cadeuil tandis que le nom de l’araignée Archaemecys arcantiensis dérive d’Arcantiatum, nom latin d'Archingeay.

Les découvertes les plus récentes sont deux formes ancestrales des termites, baptisées Santonitermes chloeae et Syagriotermes salomeae. Les genres font respectivement référence au peuple gaulois des Santons et au général romain Syagrius. Les espèces sont dédiées à Chloé et Salomé Dépré qui ont participé à la découverte de ces spécimens, en compagnie de leur père, Éric Dépré.

• Dans un précédent entretien, nous avions parlé du duvet qui poussait sur la peau de certains dinosaures (les ancêtres des oiseaux, dit-on). En sait-on plus à ce sujet ?

L’origine et l’évolution des plumes constituent un thème de recherche scientifique toujours d’actualité. Depuis la découverte de plumes primitives dans l’ambre charentais, les scientifiques du monde entier ont conjugué leurs observations pour décrire plus en détail l’évolution des écailles reptiliennes en duvet, puis en plumes. De nouveaux fossiles de dinosaures à plumes ont été trouvés en Chine. Chaque découverte est un argument supplémentaire qui confirme que les oiseaux ne sont que des dinosaures un peu particuliers. Finalement, nombreux d’entre nous consomment régulièrement du dinosaure et en fait même un mets de fête. Nous pouvons désormais sans hésitation réclamer notre dinosaure-frites au restaurant !

• Quels sont vos projets pour 2012 ?

En 2012, nous allons travailler sur de nouveaux gisements à ossements de dinosaures, mais cette fois en Charente-Maritime, bien loin des fossiles très médiatiques d’Angeac en Charente. L’un d’entre eux présente la particularité d’être le premier gisement à livrer de l’ambre datant du Jurassique. De l’ambre et des dinosaures au même endroit, c’est un programme très alléchant…

Propos recueillis par Nicole Bertin

Horizon Bois Forêt "limogée"
par la Communauté de Communes ?


Montlieu-la-Garde : Situation tendue entre Horizon Bois Forêt et la Communauté de Communes de Haute-Saintonge


La Maison de la Forêt, située à Montlieu-La Garde, est au centre d’un différend qui, souhaitons-le, trouvera un aboutissement heureux. Pour l’instant, son gestionnaire
historique, l’association Horizon Bois Forêt, est prié de laisser sa place à la CDCHS fin janvier…


La réunion qui s‘est tenue la semaine dernière à la Maison de la Forêt a été un moment difficile pour l’association Horizon Bois Forêt. En effet, depuis 1989, elle assure la gestion du site, établit le calendrier des manifestations et accueille les scolaires (4 200 en 2011). Une belle réussite assortie d’un budget équilibré (60.000 euros en caisse). Ces résultats porteraient à l’optimisme si le propriétaire des lieux, la communauté de communes de Haute-Saintonge, ne voulait reprendre la main.

L’association ne peut malheureusement pas s’opposer à cette réalité. L’autre soir, la CDCHS était représentée par Lise Mattiazzo. Le maire de Bussac a rappelé que l’objectif poursuivi par la structure intercommunale était de superviser l’ensemble des pôles nature. D’ailleurs, à Montlieu, une scénographie sera réalisée pour une meilleure attractivité sur le thème de l’environnement (faune, flore, forêt).

“La CDCHS ne met personne à la porte“

La question que se posent les responsables d’Horizon Bois Forêt coule de source. Ne serait-on pas en train de les écarter, tout simplement ? Et s’ils doivent plier bagage, ils emporteront avec eux collections d’outils, présentoirs, livres et autres vitrines qui leur appartiennent. Ces matériels pourraient être stockés dans la grange qu’ils possèdent un peu plus loin, sur un terrain de deux hectares. Les intéressés ne vivent pas cette situation de gaîté de cœur. La subvention que leur verse le Conseil général étant “captée“ cette année par la CDCHS, Claude Belot leur coupe les ailes ! Généralement, la privation de moyens (utilisée en d’autres occasions) est assez radicale.

« Nous avions élaboré des animations avec HBF jusqu’au 31 août 2012 et leurs deux salariées seront reprises par la CDCHS. J’entretiens de bonnes relations avec cette association et je propose à certains de ses membres de rejoindre le futur comité de pilotage constitué d’élus, de producteurs et d’acteurs locaux. Je pense que HBF fait une interprétation personnelle de son départ au 31 janvier de la Maison de la Forêt. Nous leur demandons d’emporter leurs archives, c’est tout. La CDCHS ne met personne à la porte ! Je ne souhaite pas qu’il y ait une rupture. Il existe une véritable possibilité de travailler ensemble, comme la CDCHS le fait déjà à la Maison de la Vigne d’Archiac » explique Lise Mattiazzo.

Pour l’instant, Horizon Bois Forêt s’interroge sur l’attitude à adopter : déménager ou trouver un terrain d’entente ? En fait, le bât blesse quant au procédé utilisé. D’aucuns soulignent « la rudesse de la méthode ». Un conseil d’administration aura lieu prochainement.
On y verra plus clair à ce moment-là…