dimanche 6 novembre 2011

Clam :
Photographies et sculptures
au menu du Le Vieux Logis


Vendredi dernier, au restaurant Vieux Logis, avait lieu le vernissage d’une double exposition. Photographies de Nicole Bertin, œuvres du sculpteur Maricke : le public a répondu nombreux à cette invitation.

Vendredi, il y avait affluence au Vieux Logis, la table bien connue de Clam. Outre une cuisine de qualité, Philippe Girard prête volontiers les murs de son restaurant et son espace plus généralement aux artistes qui « ont quelque chose à dire ».

En recevant un duo composé de Nicole Bertin et de Maricke, il a allié la photographie à la sculpture. « Les œuvres de Maricke et les photographies exposées mettent en scène le patrimoine et la forme. Le bronze, la terre cuite et le travail des bâtisseurs se retrouvent dans un même univers » souligne Philippe Girard que ce "mariage" a séduit. Le jour du vernissage, la centaine de personnes ayant répondu à l’invitation a vécu cette évasion avec plaisir. Le public a vogué de Xi’an à Venise, d’Albi au mystérieux château de Commarque en Dordogne, tout en admirant les créations de Maricke.

La ville de Bruges au moment de Noël (photo Nicole Bertin)

De ses voyages, Nicole Bertin, journaliste, a rapporté des moments intimes qu’elle partage avec le public. Ses photos, souvent insolites, mettent en scène des lieux ou des monuments qui semblent faire partie d’un puzzle. Les couleurs sont lumineuses. Reflets vénitiens, carpes koï en bataille, brindilles illuminées par le soleil qui deviennent poissons dans l’estuaire : chaque instant est privilégié.
Nombreux se sont attardés sur le château de Jonzac qui semble être la proie des flammes. Selon un élu, cette photo, réalisée durant Site en Scène, est à conserver car le dernier feu d’artifice était exceptionnel. Que l’on revoie des flammes sur le toit du castel n’est pas inscrit dans les astres ! Autrement dit, les photographes ont aussi la mission de préserver la mémoire par l’image…

Nicole Bertin et Maricke, sculpteur (photo Christian Clochon)

A ses côtés, les œuvres de Maricke ont été unanimement appréciées. L’atelier du sculpteur est situé à Marignac, entre Pons et Jonzac. Cet ancien de l’Ecole du Louvre a souhaité se retirer dans le calme de la campagne, propice à l’éclosion artistique. Ses créations peuvent être en terre, bronze ou acier. Ce passionné de rubby, homme de poigne et de conviction, aime les femmes longilignes : telles des déesses, elles gardent leurs secrets à l’entrée du temple. Il aime aussi les symboles de la nature, ces disques qui rappellent qu’autrefois, les hommes pensaient que le monde était plat.
Les sculptures de Maricke ont été présentées dans de nombreux pays dont les Etats-Unis, l'Amérique du sud, la Guyane, le Brésil et l’Europe. A la Galerie Royale de Rochefort, Maricke expose en permanence. Outre Clam, il sera bientôt à la Rochelle.

Lors du vernissage, tout le monde artistique de la Saintonge et de ses alentours était présent. Les deux artistes ont remercié les personnes présentes avant de les inviter à prendre le verre de l'amitié, un excellent pineau bien sûr, aimablement offert par la maison Gaillard de Clion sur Seugne.

Gérard Mounier

• L’exposition est ouverte tous les jours, entrée libre
Renseignement au 05 46 70 20 13

Jonzac : Marie José Chevrier démissionne du conseil municipal


Adjointe aux affaires scolaires, élue depuis plus de dix ans, Marie José Chevrier a donné sa démission du conseil municipal le 1er octobre dernier. Dans le courrier qu’elle a adressé à Claude Belot, premier magistrat, elle invoque « des raisons personnelles ».
« Ce fut une expérience très intéressante. Je suis contente d‘avoir participé aux nombreuses réalisations entreprises par la mairie, celle du Plongeoir en particulier, aménagement que j’ai suivi de près. Pour moi, l’essentiel a été d’être proche des Jonzacais ».

Elle sera remplacée par Denise Génard. Par contre, on ignore qui reprendra le poste d’adjoint qu’elle occupait jusqu’alors.

Installation du conseil municipal. Marie José Chevrier est au second rang (troisième à partir de la gauche).

Qui a volé le coffre de la mairie de Jonzac ?


Durant le week-end du 7 octobre, des intrus ont fracturé la porte d’entrée de la mairie de Jonzac avec un pied-de-biche. Une fois dans les locaux, ils ont descellé le coffre qu’ils ont emporté. Lorsque les élus se sont aperçus de cette disparition, ce fut la stupéfaction et l’émoi. Le coffre contenait de l’argent liquide venant de différentes régies municipales. Plainte a été déposée et une enquête ouverte.

La gendarmerie a rapidement fait le lien avec ce qu’il est convenu d‘appeler "le gang des mairies". En effet, celle de Jonzac n’est pas la seule à avoir reçu de la visite. Plus de quarante mairies ont été cambriolées ces derniers mois. C’est à Tonnay-Charente, alors qu’ils étaient en pleine action que des gens du voyage - un père, son fils et son gendre - ont été pris en flagrant délit. S’ils ont reconnu leur participation aux cambriolages des mairies de Périgny, Aytré et Lagord, ils ont nié les vols commis ailleurs, en Charente-Maritime, Charente, Deux-Sèvres et Vendée. Il est possible que des bandes les aient imités sur d’autres secteurs, dont Jonzac pourrait faire partie. Le coffre a d’ailleurs été retrouvé, mais vide. Espérons que nous en saurons un peu plus dans les semaines qui viennent !

Il y a deux ans, la ville de Montendre a connu le même scénario avec la disparition de la recette du Festival Free Music (perçue le vendredi soir). Des milliers d’euros envolés, coffre subtilisé puis abandonné dans le marais, sans rien à l’intérieur bien sûr… Là aussi, beaucoup de questions mais pas de réponse, si ce n’est que la mairie n’aurait jamais dû « abriter » sous son toit cet argent venant d’une association…

mercredi 2 novembre 2011

Lumières romanes
en Charentes


Ce beau livre réalisé par un triptyque constitué d’Isabelle Oberson, Maggie Cole et Philippe Julien Labruyère présente 110 églises romanes dans les départements de la Charente et de la Charente-Maritime, soit que 260 photos…

En réunissant une historienne d’art, une traductrice chargée des textes en anglais et un photographe averti, François Julien Labruyère, directeur des Éditons du Croît Vif, s’est lancé un défi. Publier un livre de prestige qui manquait jusqu’alors dans le vaste domaine du patrimoine charentais. Il a été présenté vendredi dernier à l’hostellerie Saint Julien où la petite chapelle s’est prêtée, avec une grâce particulière, à ce baptême officiel.


Fruit d’un travail d‘équipe ayant reçu la bénédiction de l’Atelier du Patrimoine, cet ouvrage met en valeur, par l’image, les édifices religieux construits dans les anciennes paroisses.
L’influence de la lumière sur le photographe a été déterminante.
Avec son regard d’artiste, Philippe Julien Labruyère a choisi de rendre hommage à ces vaisseaux d’éternité érigés par les bâtisseurs des XIe et XIIe siècles, à l’âme de la pierre et aux sculptures romanes qui, sans cesse, nous émeuvent. Cette quête a été longue et minutieuse, du bon éclairage des prises de vue à la sélection finale, toujours délicate.
Eliminer pour ne retenir que les meilleurs clichés (passer de 3 500 à 260 !) est un moment difficile, c’est pourquoi il s’est entouré d’un conseil averti ! « Mon ambition a été de mettre en valeur ces œuvres intemporelles. C’est un croisement des dimensions historiques, architecturales, culturelles, artistiques et spirituelles. Je souhaite faire ressentir la beauté et les émotions qui se cachent derrière chaque détail » dit-il.

Isabelle Oberson a restitué chaque église dans son contexte historique. « De la Charente Limousine à la Haute Saintonge, avec une petite échappée à la pointe du Médoc, les églises, parfois d’une simplicité extrême, éveillent des sentiments. Toutes illustrent la richesse et la diversité d’inspiration des constructeurs » explique-t-elle. À l’époque, les grands ateliers de création se trouvaient à Angoulême et Saintes.

La préface a été confiée à l’écrivain aux attaches rochelaises, Éric Fottorino : « Romanesque reflections : traduit dans la langue de Shakespeare, le titre tout en reflets de ce superbe ouvrage ouvre en grand les portes de mon inconscient ; je n’ai jamais pu prononcer l’expression “art roman“ sans entendre aussitôt art du roman, donc du mystère, du romanesque, noces d’un monde réel et d’un monde rêvé. D’instinct, je n’ai jamais séparé l’art roman d’un grand bain de lumière ».
La lumière, elle vient de tous les côtés en effet, du message universel d’espérance que ces édifices ont véhiculé à travers les siècles, des compagnons qui les ont érigés vers le ciel et de cette ambiance portée par l’élan de la foi qui arrive jusqu’à nous…

De Talmont sous la brume à l’église d’Aubeterre en passant par Aulnay, ne manquez pas cet itinéraire qui enrichira joliment votre bibliothèque.

• Livre réalisé par Isabelle Oberson, historienne d’art, responsable de l’Atelier du Patrimoine, Maggie Cole, écrivain d’origine anglaise, Philippe Julien Labruyère, photographe. Paru aux éditions du Croit Vif, 39 euros.Contact Paola Authier 05 46 97 46 52 paolaauthier@croitvif.com

Exposition de sculptures romanes à l'Atelier du Patrimoine de Saintes



Ségolène Royal
s’invite à la maison ?


En se faisant élire député de la circonscription de La Rochelle en juin 2012, Ségolène Royal cherche-t-elle à faciliter la conquête de la Charente-Maritime, seul département de la région Poitou Charentes qui résiste à la Gauche à chaque cantonale ? Il y a tout lieu de le croire.

Ségolène Royal ne retournera pas dans Les Deux Sèvres. Certes, en 2012, elle briguera un nouveau siège de député, mais elle a choisi une circonscription de Charente Maritime, La Rochelle où Maxime Bono effectue son troisième mandat. Le successeur de Michel Crépeau n’est nullement affecté par les ambitions de l’actuelle présidente de la Région. En effet, il a décidé de ne pas se représenter aux élections législatives, préférant se consacrer à la ville de La Rochelle et surtout à la nouvelle CDA qui comprendra 12 communes supplémentaires. Ainsi, cette communauté, riche de trente communes, dépassera les 160 000 habitats. Il a du travail sur la planche !

L’objectif poursuivi par Ségolène Royal serait double. D’une part, elle chercherait à obtenir la présidence de l’Assemblée Nationale, dit-on. D’autre part, elle a une revanche à prendre sur Dominique Bussereau qui occupe les fonctions de président de Conseil Général. Le “déloger“ pourrait lui être fort agréable ! Jusqu’à présent, l’un de ses fidèles lieutenants, Bernard Lalande, maire et conseiller général de Montendre, n’est jamais parvenu à imposer la Gauche dans le département des mouettes.

Actuellement, la Charente-Maritime ne compte qu'une seule femme député, Catherine Quéré (Saintes/Saint Jean d'Angély)

Parfois, le score fut très serré (face à Claude Belot en particulier), mais en vain. Depuis ces dernières années, l’écart s’est creusé. Bien connue sur la scène politique, pugnace et courageuse, Ségolène Royal pourrait peser de tout son poids pour inverser cette tendance et permettre au parti socialiste et à son nouveau leader, David Baudon, de conquérir la Maison de la Charente-Maritime.

Toutefois, les choses risquent d’être plus compliquées qu’il n’y paraît, même en cas de victoire de François Hollande aux Présidentielles. Ségolène Royal n’a obtenu que 7 % des voix aux Primaires : elle ne fait donc pas l’unanimité parmi les siens. Par ailleurs, l’UMP ne se laissera pas faire, à commencer par Dominique Bussereau, appelé à traiter les dossiers rochelais avec elle !

Bref, avec deux anciens ministres en lice, les mois qui viennent risquent d’être animés, Dominique Bussereau se trouvant en campagne en Saintonge et Ségolène Royal en Aunis. La presse, qu’on sait en crise, ne devrait pas avoir trop de mal à vendre du papier !