En attirant des auteurs reconnus - plus d'une cinquantaine - le salon du livre de Saint Jean d'Angély a démontré qu'il n'entendait pas s'en laisser «conter»...

En effet, organiser un vaste déploiement floral en centre ville, doublé d'un salon du livre, était ambitieux. Les responsables, dont la mairie de Saint-Jean d'Angély et Jean-Michel Marquebielle, président de Lirela, ont pourtant relevé le défi, récompensés en leur démarche par des cieux cléments. Oubliée, la menace des saints de glace qui pourraient bien inspirer le prochain roman de Nicolas d'Estienne d'Orves !



L'âme printanière, l'édile montra l'exemple en allant à la rencontre de ses administrés, sourire en bandoulière et mèche en apostrophe. Seul problème, il prit du retard...



Le sujet du jour était facile à deviner : ils parlèrent de la belle langue de France. Une nombreuse assistance prêta l'oreille, soucieuse et curieuse d'entendre ces deux personnalités.

« La langue est un héritage. Elle nous permet de communiquer, penser, échanger » explique-t-il. Inscrite dans nos gènes, elle appartient à notre patrimoine passé et à venir.

Les langues sont en danger quand elles ne sont pas écrites, ce qui explique pourquoi le gaulois, par exemple, n'a pas résisté à la déferlante latine.
En se basant sur ce constat, la crainte de voir l'anglais - bien utile de par le monde car de plus en plus d'hommes et de femmes communiquent grâce à lui - dominer le français est infondée. Les deux langues ont leur place et si la plume de Molière était un peu moins pointilleuse en grammaire et conjugaison, peut-être ferait-elle plus d'adeptes !
Volontaire, Alain Rey contribue à la valorisation du français et sans doute mériterait-il de « donner son nom à un dictionnaire », comme le suggéra Bernard Pivot, membre de l'Académie Goncourt.
Le célèbre présentateur d'Apostrophes est chroniqueur littéraire au Journal du Dimanche, ce qui ne l'empêche pas de venir, le vendredi, en Charente-Maritime. Lui aussi est un ardent défenseur du français et de « ses expressions à sauver », ouvrage paru chez Albin Michel. Rappelez-vous ses dictées qui nous faisaient les cheveux arracher !


Paul Henri Denieuil souhaita à tous « une bonne journée florissante parmi les livres » tandis que Catherine Quéré avoua qu'elle avait deux amours, la lecture et le jardinage. Bref, le bonheur était dans le pré, loin de la crise et de la grippe porcine.
Le lendemain, samedi, le père Gilbert, curé des loubards, donnait une conférence. Dimanche, Jean Echenoz recevait le 20ème prix Aliénor d'Aquitaine. Rien ne sert de « courir », il faut partir à point. Cet auteur l’a pleinement démontré !

Photo 1 : Bernard Pivot dédicace dans les jardins...
Photo 2 : Nicolas d'Estienne d'Orves vient de publier un roman "Les derniers loups de Paris" chez XO. A lire absolument !
Photo 3 et 5 : Paul Henri Denieuil, maire, présente chaque stand
Photo 4 : Parmi les visiteurs
Photos 6 et 7 : l'inauguration du salon du livre
Photo 8 : Alain Rey qu'on ne présente plus
Photo 9 : Les langues s'inquiètent pour leur survie ou de la place qu’elles occupent sur l'échiquier international. Prenez par exemple le français au Québec. Nos "cousins" se battent pour le maintenir face à l'anglais triomphant. Par contre, en d'autres lieux, c'est le français qui s'impose sur la langue locale.
Photos 10 et 11 : Bernard Pivot, une personnalité attachante
Photo 12 : Un très nombreux public à la rencontre des auteurs
1 commentaire:
Pivot et Busseraux... quel plateau...
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