Fils de Michel Debré, ancien Premier Ministre, Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, porte un regard émouvant sur ceux que l’histoire a laissés au bord du chemin.
Dans son dernier livre, il rend hommage à vingt et un d’entre eux.
Cet ouvrage, choisi par le Lion’s club de Saint-Jean d’Angély, a été élu prix littéraire Agrippa d’Aubigné 2009.


Le Lion’s Club de Saint-Jean a décerné le prix littéraire Agrippa d’Aubigné 2009 à ce travail qui a nécessité de longues recherches.
Mouvement et audace
Dans son discours, aux côtés de Jacques Delaleau, président des Lion’s, Paul Henri Denieul, maire, Frédéric Brassac, sous-préfet, Françoise Ménard, vice-présidente du Conseil Régional et moult personnalités, Jean Louis Debré a expliqué sa démarche et présenté quelques-uns de ses personnages.
L’un d’eux est important pour les femmes. Il s’agit de Léopold Goirand, auteur de la loi tendant à assurer à la femme mariée la libre disposition de son salaire. Tous les hommes n’étaient pas des “maquereaux“, mais il fut un temps où les femmes ne pouvaient pas disposer de leur argent. Léopold Goirand, député puis sénateur des Deux Sèvres, se battit tant à l’Assemblée qu’au Sénat pour que cette disposition soit enfin votée, « après quatorze ans de combat ».

Dans cette sélection, une femme compte beaucoup pour Jean-Louis Debré. Elle s’appelle Madeleine Brès. Son père qui était charron l’emmenait souvent à l’hospice de Nîmes où, petite fille, elle observait la façon dont les sœurs soignaient leurs patients. Bien sûr, elle voulait être médecin ! En plein XIXe siècle, sa famille se contenta de lui trouver un mari, un chauffeur de tramway. Mais Dame Fortune n’est pas ingrate. Titulaire du baccalauréat, elle réalisa enfin son rêve, suivre des études de médecine, après avoir reçu les agréments nécessaires.
Dans les années 1870, elle devint l’élève du célèbre professeur Broca, les hommes étant partis à la guerre. Le praticien apprécia les qualités de Madeleine qui fut la première femme médecin des Hôpitaux de Paris, après avoir soutenu une thèse. « Ma grand-mère n’aurait jamais été interne des Hôpitaux de France si Madeleine Brès n’avait pas ouvert le chemin » souligna l’auteur avec un brin d’émotion. Il porte de l’admiration à ceux qui se battent pour une véritable cause, « qu’ils soient de droite ou de gauche ».



Photos 2 et 3 : Dédicaces et rencontres
Photo 4 : Pendant les discours
Photo 5 : Avec les vieilles connaissances dont l'ex député de Saintes, Xavier de Roux
Photo 6 : Dans les salons de l'hôtel de ville de Saint Jean d'Angély
1 commentaire:
Cet homme m'inspire confiance et , par les temps qui courent, c'est une rareté dans le monde politique.
J'espère trouver ce livre à la bibliothèque. C'est important de rappeler à notre souvenir ceux et celles qui sont restés dans l'ombre.
Merci, Monsieur Debré.
J.L.
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