lundi 19 juin 2023

Conférence/Paléosite : Au sujet des rapports hommes-femmes dans les premières populations néolithiques européennes

Vendredi 30 juin à 19 h au Paléosite de Saint-Césaire, Aline Thomas, archéo-anthropologue, maître de conférences au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris, rattachée à l’UMR 7206 - Anthropologie biologique et Bio-archéologie (ABBA), viendra présenter ses travaux sur la question "des rapports hommes-femmes dans les premières populations néolithiques européennes"

Au début du Ve millénaire avant J.-C., des populations d’agriculteurs et d’éleveurs néolithiques installées dans le Bassin parisien érigent de gigantesques monuments à destination de quelques défunts sélectionnés. Les données funéraires et anthropologiques documentent une société profondément codifiée, au centre de laquelle certaines figures masculines sont valorisées. Division sexuelle des activités, comportements alimentaires, règles d’héritage et de filiation, les données tirées de cette étude s’inscrivent dans divers enjeux de la recherche sur l’organisation des sociétés préhistoriques, en particulier ceux tournés vers l’origine et les dynamiques d’inégalité de genre.

La conférence, en accès libre sur réservation, sera suivie par un repas au restaurant de la Broche à Pierrot (18 euros par personne sur réservation). Les réservations seront faites par mail à l’adresse plotloreen@gmail.com, ou par téléphone au 05 46 97 90 90.

Charente-Maritime : Limitation provisoire des usages de l'eau

Les niveaux des cours d’eau se situent en dessous de la moyenne. Néanmoins, des averses orageuses permettent temporairement de faire remonter les débits. Cependant, l’indicateur de la ressource en eau sur le bassin de la Seugne a franchi le premier niveau de gravité ; le niveau de vigilance.

Ce niveau de vigilance, selon l’arrêté cadre en vigueur, sert de référence au déclenchement de la sensibilisation du grand public et des professionnels, la tendance hydrologique laissant pressentir que la situation est susceptible de s’aggraver en l’absence de pluie significative dans les jours ou semaines à venir.

Compte-tenu des conditions météorologiques et de l’évolution de la situation hydrologique qui laisse pressentir une aggravation de la situation à court ou moyen terme et de la nécessité pour chacun d’adopter des comportements économes pour tous les usages de l’eau, le Préfet de la Charente- Maritime a pris par arrêté préfectoral des mesures déclenchant le niveau de vigilance pour le bassin de la Seugne. Celles-ci s’appliquent depuis le jeudi 15 juin. Elles concernent les prélèvements en eau pour l’irrigation agricole pour les zones d’alerte incluses dans le tableau ci-dessous.

Le risque d’apparition de la sécheresse doit conduire chacun d’entre nous à faire preuve d’esprit de responsabilité et de la plus grande prudence.

Conformément aux arrêtés cadre interdépartementaux en vigueur délimitant les zones d’alertes et définissant les mesures de limitation ou de suspension provisoires des usages de l'eau, les mesures de limitation des usages de l’eau pour l’irrigation agricole sont les suivantes :



samedi 17 juin 2023

Séisme en Charente-Maritime : 71 bâtiments considérés comme inhabitables en raison de risques structurels

A la suite du séisme survenu hier, Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime, s'est rendu ce matin dans les deux communes les plus touchées, La Laigne et Cram-Chaban, pour aller à la rencontre des élus et des sinistrés et saluer la remarquable mobilisation du SDIS, de la gendarmerie nationale, d'ENEDIS et des services municipaux. Le préfet a également apporté aux élus toutes les informations relatives à la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.

Selon un premier bilan établi par le SDIS, 135 bâtiments publics et privés ont été endommagés à des degrés divers, dont 71 sont considérés comme inhabitables en raison des risques structurels qu'ils présentent. En lien étroit avec les maires, le recensement des personnes devant quitter leur logement et ne disposant d'une solution par elles-mêmes est en cours. Les services de l'État sont pleinement mobilisés, aux côtés des maires et du département, pour leur proposer des solutions de relogement adaptées à leur situation. ENEDIS a rétabli dans la matinée le courant pour tous les foyers qui en étaient privés. Aucun dégât n'est à déplorer sur les infrastructures routières et les réseaux de communication.

La mobilisation des services de l'État et des services municipaux :

Depuis hier, 80 sapeurs-pompiers, dont des experts bâtimentaires venus des départements limitrophes, interviennent pour mettre en sécurité et procéder à l'analyse des risques des constructions endommagées. Le groupement de gendarmerie départementale a mis en place un dispositif de sécurisation des communes concernées, visant notamment à prévenir les cambriolages dans les habitations vacantes. La cellule d'urgence médico-psychologique du SAMU a également été mobilisée à La Laigne.

Le plan intercommunal de sauvegarde de la communauté de communes Aunis-Atlantique a été activé dès hier et les élus et agents des communes touchées ont pris toutes les mesures nécessaires pour venir en aide à la population.

Si vous avez subi des dégâts : Vous rapprocher de votre assureur pour déclarer le sinistre et connaître les modalités de prise en charge (relogement, frais d'expertise) et vous signaler auprès du maire en lui fournissant toutes les informations utiles (nature et ampleur des dégâts, besoin de relogement ou non).

vendredi 16 juin 2023

Saintes : Journées de l'archéologie les 17 et 18 juin, chaux d'avant, amphithéâtre, voies antiques, thermes, aqueduc

La 14e édition des Journées Européennes de l’Archéologie aura lieu les 17 et 18 juin. Rencontrer des archéologues, devenir architecte le temps d’une journée, connaître les secrets de la chaux : cette année, c’est l’occasion de découvrir, sous un nouvel angle, le chantier des Arènes !

Travaux à l'amphithéâtre de Saintes, porte des vivants (© Nicole Bertin)
• Le programme



 

jeudi 15 juin 2023

Association des Savoir-faire du Cognac : Améliorer le dossier pour son classement au patrimoine immatériel de l’Unesco

En mai dernier, une nombreuse assistance était réunie dans la salle des distilleries de Segonzac. Jérôme Sourisseau et Jean-Bernard Larquier, co-présidents de l'association des Savoir-faire du Cognac, ont fait le point sur le classement de la région Cognac au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. L'espoir était d'être sélectionné par le ministère de la Culture en 2023 pour représenter la France devant le comité intergouvernemental de l’Unesco en 2024. Il faudra être patient car le dossier demande à être complété : « nous avons un an pour le retravailler, l'améliorer » soulignent les responsables. Ont été retenus cette année les toits de zinc de la capitale qui s'inscrivent dans la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris (après la baguette de pain, emblème du patrimoine culturel national français, qui est désormais inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco).

La région charentaise attend avec impatience ce classement auprès de l'Unesco, après celui obtenu par le phare de Cordouan qui trône fièrement dans l'estuaire de la Gironde. Devant un nombreux public, Jérôme Sourisseau et Jean-Bernard Larquier ont détaillé la situation : « Notre dossier déposé en janvier 2023 pour être soumis à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) n’a pas été retenu par l’État français. Un nouvel horizon s’ouvre pour notre communauté. Notre prochaine candidature de 2025 doit faire savoir notre volonté de transmettre aux générations à venir notre patrimoine culturel immatériel, de le communiquer aux autres communautés à travers le monde, avant d’emprunter la voie de la reconnaissance en 2026. 

En 2020, vous avez été nombreux à nous témoigner votre confiance durant la première phase de reconnaissance nationale des connaissances, pratiques et savoir-faire du cognac en tant que patrimoine culturel immatériel français. Cette richesse culturelle qui nous lie inscrit les valeurs de notre communauté sur le temps long de l’histoire des idées et nous porte aujourd’hui vers d’autres exigences. Forts de votre soutien, nous prétendons faire valoir les connaissances et les pratiques de l’eau-de-vie de cognac en faveur de la préservation des patrimoines de l’humanité. 

L’année 2023 marque le 20e anniversaire de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Réchauffement climatique, conflits internationaux, quelle place donner à l’expression culturelle du cognac en ce monde en perpétuel changement ? Comment respecter les volontés des premières voix qui se sont exprimées pour son avenir ?

Jean-Bernard de Larquier, Vanessa Ferey, Jérôme Sourisseau

Les territoires culturels du cognac sont issus d’une région extrêmement diversifiée, dotée de riches patrimoines représentatifs de multiples traditions, mais aussi témoins de cette formidable aventure humaine qui participa aux fondations humanistes et universalistes de notre société contemporaine. Malgré les nombreuses initiatives des professionnels de la culture et du patrimoine, le pari de la préservation de la culture cognac n’est pas encore gagné. 

Archives, artefacts, récits de vie, l’ensemble des traces matérielles et immatérielles peuvent contribuer de multiples façons à la réalisation des objectifs de notre candidature : qu’ils s’agissent de soutenir la réhabilitation de lieux patrimoniaux, de mieux connaître les enjeux du développement durable, de favoriser l’enseignement des sciences et des techniques, etc. 

Grâce à votre engagement, nous nous inscrivons aujourd’hui avec force et conviction dans une compétition de très haut niveau pour la valorisation de l’ensemble des patrimoines immatériels liés à la culture cognac. Le recrutement récent d’une nouvelle chargée de mission membre du Conseil international des musées (ICOM) à l’UNESCO annonce une année de rendez-vous, au plus proche de vos actions : Journées européennes des patrimoines, Fêtes de la science, Ban de la distillation, colloques et conférences pour favoriser les échanges et la convivialité. 

L’association demeure votre porte-parole privilégié sur les scènes nationales et internationales et reste à votre écoute pour vous accompagner activement dans vos débats et projets en faveur de la sauvegarde des patrimoines naturels, culturels et scientifiques qui donnent sens à nos actions ».

Réunion salle des distilleries à Segonzac

L'association vient donc de recruter une nouvelle chargée de mission, Vanessa Ferey, docteure en muséologie et enseignante-chercheuse à l'Université Sorbonne Nouvelle et au Muséum national d'Histoire naturelle. 2023, 2024 et 2025 seront l'occasion de célébrer les savoir-faire du cognac à travers de nombreuses actions et animations. : « les Charentes sont uniques au monde et son patrimoine est vivant ». Toutefois, il faut bien l'admettre, les publications sur le cognac sont peu nombreuses. Il reste un travail d'inventaire à accomplir qui s'insérera dans les évolutions du classement Unesco (reconnaissance d'un bien culturel vivant au patrimoine de l'humanité  : connaissances, environnement, dimension culturelle, pratiques et savoir-faire de l'eau-de-vie de cognac, etc). 

Bref, les participants se penchent sur le berceau de ce futur classement - qu'ils souhaitent ardemment - en axant leurs efforts vers de nouvelles directions. « Moins insister sur la notoriété de cet alcool connu mondialement pour favoriser ce qui gravite autour de lui, exploitation, fabrication, distillation, coutumes, traditions, littérature, esprit du cognac » préconise le député Raphaël Gérard.

Raphaël Gérard, député