jeudi 25 février 2016

CdA de Saintes : « les droites locales doivent gérer leurs problèmes internes pour sortir l'institution de la situation de blocage dans laquelle leurs dissensions
la placent »

Communiqué de Serge Maupouet, 
Mouvement républicain et citoyen de Saintes

« Depuis des mois, au-delà des clivages politiques traditionnels, des tensions fortes existent entre des élus de la CdA de Saintes et le président de celle-ci pour des raisons principalement liées au mode de fonctionnement instauré. Avant son élection à la tête de la CdA, l'actuel président affichait pourtant ostensiblement : « Pour moi, l'intercommunalité, c'est le consensus ». Visiblement, les actes n'ont pas été jugés en adéquation avec les paroles par nombre de conseillers communautaires. En outre, le président de la CdA de Saintes étant aussi maire de Saintes, l'affaire du 4 x 4 – révélation de dysfonctionnements au niveau communal, cependant non suivie d'un règlement politique effectif à ce niveau – ne pouvait que surajouter aux tensions déjà présentes au niveau intercommunal.
 Aussi, c'est sans surprise que les récents conseils communautaires du 16 décembre 2015 à Saint-Georges-des-Coteaux et du 10 février 2016 à Thénac, ont ré-ouvert la question de la gouvernance intercommunale, avec cependant une inconnue : si la volonté du président de rester en place – bien qu'ayant été mis deux fois en minorité, et bien qu'étant placé en face de la démission collective de 15 vice-présidents – est établie, reste à savoir pour combien de temps il en aurait la capacité, prolongeant le blocage de l'institution et conduisant peut-être, in fine, à une mise sous tutelle.

Suite aux dernières échéances municipales, les élus de droite portés aux responsabilités ont choisi d'une part un maire à Saintes par les votes unanimes des conseillers municipaux de la majorité saintaise – les conseillers d'opposition n'ayant pas participé au scrutin –, d'autre part un président de l'intercommunalité par les votes majoritaires des conseillers communautaires de l'ensemble de la CdA. Il se trouve que la même personnalité a été choisie par ces élus de droite, pour l'une et l'autre fonction.
Par conséquent, si le maire et président a instauré un fonctionnement qui ne peut convenir à la gestion de la collectivité locale qu'est la commune de Saintes ou de l'EPCI qu'est la CdA de Saintes, les élus de droite doivent pleinement assumer le choix qu'ils ont fait collectivement en plaçant cette même personnalité aux responsabilités de maire et président. Sortir de la situation de blocage politique dans laquelle la CdA se trouve placée relève donc de la responsabilité de l'actuel président de la CdA, qui ne doit pas prendre en otage l'institution s'il n'a plus de majorité sur laquelle s'appuyer, mais aussi des composantes de la droite qui ont permis son élection à cette fonction et ont soutenu sa politique. Actant les erreurs commises, mettant au second plan leurs dissensions internes, elles doivent instaurer des conditions politiques pour que l'institution retrouve au plus vite un fonctionnement normal, sauf à commettre une faute majeure à l'encontre de tous les habitants de la CdA.

Pour autant, un changement de président, disposant d'une nouvelle majorité à droite, permettra peut-être à l'institution de trouver un fonctionnement, mais ne signifiera pas un changement fondamental d'orientation politique. Le même raisonnement est applicable à la commune de Saintes, en ce qui concerne la fonction de maire. Or, c'est aussi sur les orientations, sur les choix faits pour la CdA et pour la ville, que la contestation doit légitimement et puissamment porter. Seul un changement de majorité impulserait une autre politique. Nos concitoyens pourront sans doute exprimer leur envie de changement à l'occasion d'initiatives locales, mais c'est par un projet politique avec des perspectives qui permettent de redonner espoir aux habitants et l'envie de vivre ensemble que l'avenir est à construire ; cela passera par le rassemblement des citoyens, des forces de gauche, et par des échéances électorales ».

mardi 23 février 2016

Résultant d'une pénurie de conducteurs,
la Région ALPC refuse la suppression
de 24 TER quotidiens
imposée par la SNCF

La Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes a appris avec stupeur que SNCF ne pouvait plus assurer le plan de transport du Ter Aquitaine par manque de conducteurs (entre 16 et 20 sur le site de Bordeaux), un comble dans une période déjà compliquée pour les usagers.

La SNCF a ainsi informé la Région qu'elle décidait, unilatéralement, de supprimer certaines circulations sur les lignes Bordeaux - Coutras - Angoulême, Bordeaux - Le Verdon, Bordeaux - Arcachon, Bordeaux - Bergerac - Sarlat, Agen - Périgueux et Bordeaux - Périgueux entre le 8 février et le 2 juillet.

La SNCF supprimerait ainsi 24 trains par jour en semaine, soit plus de 5% des circulations que la Région commande. Plus de 2 000 usagers sont concernés quotidiennement. Les cars de substitution, lorsqu'ils sont proposés, ne répondent pas aux attentes légitimes des usagers qui subissent des temps de parcours dégradés.

La Région n'accepte pas cette situation. Depuis trois semaines, Renaud Lagrave, vice-président en charge des infrastructures et des transports, a pris l'initiative de rencontrer les associations représentatives des usagers en colère et a présidé un comité de pilotage lors duquel il a exprimé son profond mécontentement au directeur régional SNCF et à son équipe dirigeante.

Par ailleurs, le président Alain Rousset a manifesté officiellement à Guillaume Pepy, président de la SNCF, par écrit et avec beaucoup de fermeté, son refus de réduire le plan de transport, en demandant le rétablissement immédiat du plan de transport commandé par la Région, sans attendre le mois de juillet. Il a exigé aussi en parallèle la mise en œuvre d'un plan d'urgence crédible visant à revenir au respect du plan de transport contractuel : des trains qui circulent, suffisamment capacitaires, et qui arrivent à l'heure !

La Région souligne les nombreuses circonstances aggravantes, qui contribuent à renforcer son insatisfaction :
• L'information a été rendue excessivement tardivement, seulement quinze jours avant la mise en œuvre du plan.
• C'est un phénomène inédit en Aquitaine par son ampleur et par sa cause, mais déjà mis en œuvre en début d'année 2015 pendant près de deux mois pour cause de matériel manquant !
• Il s'agit d'une crise d'ampleur nationale : il manque environ 300 conducteurs en France pour les trains régionaux, ce qui semble mettre en évidence une gestion défaillante de la politique RH du groupe SNCF.
•  Les suppressions massives interviennent dans un contexte de production très dégradé depuis des mois, qui ont conduit la Région, il y a à peine quelques semaines, à demander et obtenir un dédommagement pour les abonnés en mars.
• La Région ne cesse, depuis de nombreuses années, de fournir à son exploitant, la SNCF, les moyens lui permettant de rendre un service conforme à la commande : matériel neuf (630 M€ investis depuis 2002, dont 370 M€ sur les deux dernières séries Régiolis et Regio 2N), financement à 100% d'un centre de maintenance dédié aux Ter, à hauteur de 25 M€, modernisation du réseau (190 M€ sur le réseau aquitain depuis 2002), équipement des contrôleurs en smartphones et financement d'un centre opérationnel pour améliorer l'information des usagers en situation perturbée, etc. La Région investit pour que l'exploitant améliore la qualité du service, mais celui-ci se dégrade.

Sans réaction rapide de SNCF pour rétablir le plan de transport, la Région ALPC prendra des mesures à la hauteur du service non rendu.

• Pour rappel, la Région contribue à hauteur de plus de 120 M€ par an au fonctionnement du service Ter. Cette contribution est gelée depuis 2014 dans l'attente d'une meilleure production et de la démonstration d'une meilleure maîtrise des coûts.

Saintes : Julien Papineau reste secrétaire
de la section du Parti socialiste

Julien Papineau est revenu sur sa décision de quitter le poste de secrétaire de section du Parti socialiste de Saintes. Il explique sa décision : « à la demande de nombreux militants qui m’ont accordé leur confiance depuis plusieurs années, et devant la situation telle qu’elle apparaissait entre nous pour la désignation d’un nouveau secrétaire de section, indigne de notre engagement collectif au service de notre territoire, j’ai décidé de revenir sur ma décision de quitter la responsabilité de la section socialiste de Saintes. Je pense que ce choix est légitime, honorable et respectueux des militants et de l’investissement que chacun a fourni depuis un an. Je ne pouvais pas rompre le lien de confiance que j’ai tissé avec chacun d’entre eux depuis plusieurs années, eux, qui m’ont aidés et soutenus ».

Janvier 2016 : Accidents
en progression en Charente-Maritime

Avec 50 accidents recensés, on observe une augmentation de 28 % par rapport au mois de janvier 2015. Il s’agit là du plus mauvais chiffre enregistré depuis 2011.
Le total du nombre de blessés enregistre une augmentation de 39 % par rapport à janvier 2015.
Le nombre de blessés hospitalisés apparaît en très forte augmentation par rapport à janvier 2015 (+ 246 %). Ce chiffre est le plus mauvais enregistré depuis 2008.

Sur les 12 derniers mois, 59 personnes ont trouvé la mort sur les routes de Charente-Maritime. Malgré une légère baisse, la courbe des tués reste sur un niveau élevé sur douze mois glissants.
L’inflexion à la hausse de la courbe des accidents, amorcée en juillet 2015, tend à se confirmer avec l’augmentation importante de ce mois de janvier.

Quartier Boiffiers/Bellevue (Saintes) :
Mercredi 30 mars, grande rencontre
sportive, sous le signe de la paix,
organisée par la Maison des lycéens

Dans le cadre de la Journée Internationale du sport au service du développement et de la paix parrainée par l'Unesco, la Maison des lycéens de Bellevue organise une grande manifestation sportive le 30 mars en partenariat avec les établissements scolaires du quartier. L'objectif : rassembler, échanger pour mieux se comprendre avec, pour flambeau, la forte volonté d'affirmer l'ancrage du lycée dans son environnement.

François, Alizée et leurs amis vous donnent rendez-vous le 30 mars à Bellevue
Elèves de terminale, François Lafont et Alizée Millon ne chôment pas. C'est un véritable challenge qu'ils ont à relever depuis qu'une idée a germé dans leur tête : mieux faire connaître le lycée aux habitants du quartier de Bellevue/les Boiffiers. Dans ce but, au cœur de la Maison des lycéens, François, Alizée et leurs copains (une trentaine au total) ont planché sur la meilleure façon d'y parvenir, conscients qu'ils avaient un message à transmettre : « nous nous sommes aperçus que Bellevue était d'abord considéré comme le lycée du centre ville. A nous de montrer ses multiples facettes et de donner l'envie, à de futurs élèves, de le rejoindre. Notre souhait est de rassembler le quartier autour des valeurs véhiculées par le sport pour promouvoir le partage, la cohésion sociale et l'ouverture culturelle ».
Ils ont donc imaginé un grand tournoi sportif le 30 mars - associant cinq établissements scolaires et la Maison des Jeunes des Boiffiers - basé sur le sport et la paix dans la ligne tracée par l'Unesco.
De 10 h à 17 h, des équipes (mixtes) auront le choix entre plusieurs disciplines selon un planning d'activités dites non-traditionnelles : flag football, kin-ball, ultimate, thèque (baseball), skate, funambule et parcours du combattant. S'affronteront, en différents ateliers, les représentants du lycée, du collège Edgar Quinet, des écoles élémentaires Jean Jaurès, Saint-Exupéry et de l'école maternelle Roger Perat. Un large éventail de 4 à 20 ans !
Vers 15 h 30, une course en solitaire de 4 km environ clôturera la journée avec départ et arrivée à Bellevue. « Nous invitons les participants à trouver des mécènes afin de constituer une petite cagnotte que nous remettrons à l'Unesco dans le cadre du développement du sport et de la paix » soulignent François et Alizée. De 16 h 15 à 17 h, tout le monde se réunira au lycée où des rafraîchissements seront offerts aux jeunes et à tous ceux qui les auront soutenus dans leurs efforts !
A midi, des repas seront préparés par le pôle restauration du lycée. Les bénéfices seront versés à une association du secteur.

Il s'agit d'une belle et sympathique manifestation que de nombreuses personnes suivront, à n'en pas douter. Les jeunes organisateurs se sont répartis les tâches : construire et exposer leur projet, rencontrer les responsables des établissements, établir le programme de la journée, enregistrer les participations, communiquer, imprimer et distribuer des flyers auprès des commerçants et de la population, animer la page Facebook et le site, adresser des invitations et enfin gérer tous les détails auxquels on ne pense pas forcément.
N'hésitez pas à les encourager. A quelques mois du baccalauréat (et du concours d'entrée à Sciences Po pour certains), ils le méritent. Rendez-vous mercredi 30 mars prochain à Bellevue !

Tout contact : sportetpaixbellevue@outlook.com

• François et Alizée font partie des élèves qui ont "inauguré" la nouvelle section destinée à préparer le concours d'entrée à Sciences Po. Elle a été ouverte à la rentrée 2014- 2015. Ils estiment que cette option (deux heures par semaine) leur apporte un plus évident malgré la charge de travail : « on nous enseigne la méthodologie, la lecture de la presse, l'analyse des sujets de société. C'est une préparation indispensable » expliquent-ils. Le groupe compte une dizaine d'élèves.

• Les lycéens saluent les aménagements réalisés par la ville au pied du lycée de Bellevue. Espace pratique pour les cars, les voitures et les accès à l'établissement en général. Et en plus, « c'est beau » disent-ils !