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mardi 3 avril 2012
Jean-Paul Gay, maire de Montils : « C. Belot ne veut pas abandonner Rouffiac »
Intercommunalité dans le Sud de la Charente-Maritime
Lors de la dernière réunion de la CDCHS, il a été question de Brives, Montils et Salignac, les communes dissidentes du canton de Pons qui souhaitent rejoindre la future CDA de Saintes et non la CDCHS de Haute-Saintonge. C’est là que le bât blesse, d’où des tensions entre Claude Belot et les maires de ces localités proches du fleuve Charente. « Suite à l’article paru la semaine dernière, je me devais de réagir. J’ai donc appelé le président Belot pour une explication franche et lui ai demandé pourquoi cette agressivité à mon égard ? Qu’ai-je donc pu lui faire alors que j’ai toujours été respectueux envers lui ? M. Belot a répondu que si propos il y a eu, c’était sous forme d’humour. Je prends donc acte et l’incident est clos » souligne Jean-Paul Geay.
En ce qui concerne l’intercommunalité, « le président de la CDCHS dit comprendre notre position et ne met aucune opposition au fait que nous demandions notre intégration à Saintes. Par contre, il ne veut en aucun cas abandonner Rouffiac ». En effet, comme l’exige la loi, il doit y avoir une continuité territoriale et Rouffiac, membre de la CDCHS, constitue une sorte d’enclave dans ce territoire situé entre Pons et Saintes. « C’est donc un dialogue de sourd sachant que Rouffiac est enclavé par Montils » admet Jean-Paul Geay. Et de poursuivre : « l’affaire est donc à la réflexion. Nous devrions avoir des journées de travail sur ce sujet avec le préfet, Béatrice Abollivier, car nous avons demandé à y être associés étant les premiers concernés. Je pense même qu’il serait judicieux que les élus de Rouffiac participent également aux débats. N’oublions pas notre action solidaire avec Brives et Salignac avec lesquels nous travaillons depuis six mois pour notre intégration commune à Saintes ».
Nous en sommes là pour l’instant, sachant que la prochaine réunion de la Commission, à La Rochelle, aura lieu début juillet. Attendre et voir, comme disent nos amis anglais !
NDLR : Les propos de C. Belot étaient-ils teintés d’humour ? A chacun son appréciation et sa propre perception du ton employé…
Claude Belot règle ses comptes
avec Montils, Brives et Salignac
En décembre dernier, la carte intercommunale de Charente-Maritime a été rejetée. Mardi matin, devant les maires de la communauté de communes de Haute Saintonge, Claude Belot a dit publiquement ce qu’il avait sur le cœur, sans ménagement pour les « dissidents » du canton de Pons…
Il ne fait pas bon être dans l’opposition de Claude Belot. Ceux qui ne partagent pas ses points de vue l‘apprennent à leurs dépens. La preuve en est que les élus socialistes de la région, dont Bernard Lalande, maire et conseiller général de Montendre, ne lui apportent guère la contradiction, préférant la neutralité aux jeux risqués de l’arène. Il est des corridas perdues d’avance, dit-on !
Mardi matin, devant la communauté de communes de Haute-Saintonge réunie à la Maison de la Vigne d’Archiac, Claude Belot a abordé sans langue de bois les problèmes d’intercommunalité. Au ban des accusés, les trois communes dissidentes du canton de Pons.
Depuis que Montils, Brives et Salignac ont déclaré clairement qu’elles ne voulaient pas rejoindre la CDC de Haute Saintonge, les choses patinent. En effet, la CDC de Pons et celle de la Haute Saintonge auraient dû convoler en justes noces et former un grand couple avec la perspective, pour Daniel Laurent, de succéder à Claude Belot à la tête de cette structure. Or, l’union a du mal à aboutir, des cousins éloignés ne voulant pas assister à la cérémonie. Du genre : si quelqu’un s’oppose à ce sacrement, qu’il parle ou se taise à jamais !
J.-P. Geay, maire de Montils, a donc élevé la voix pour dire que sa commune n’avait rien à voir avec les pinèdes saintongeaises. Il aime mieux le fleuve Charente ! Idem pour Brives et Salignac.
Conséquence, depuis plusieurs mois, des rebondissements ont lieu, générant une ambiance plutôt délétère, jusqu’au fameux jour de décembre 2011 où la carte intercommunale du département a été rejetée à La Rochelle. Claude Belot déplore cette situation où « des gens s’agitent, s’imposent à la commission départementale de coopération intercommunale et vocifèrent à la Préfecture ». Dans cette même salle, se tenaient autrefois les sessions du Conseil général : « à l’époque, je n’aurais pas toléré un quart de ce que j’ai vécu dernièrement ». Il n’y a donc plus de schéma et la CDA de Saintes est en cale sèche « à cause de la dissidence pontoise ». L’élu est d’autant plus irrité par cette fronde « qu’elle ne représente que 1 000 habitants environ ». Il n’empêche qu’elle bloque tout le processus sudiste.
“Le délit de sale gueule n’existe pas“
Les problèmes du Nord du département viennent d’être réglés lors d’une récente réunion de la CDCI. Début juillet, la Saintonge fera l’objet d’une rencontre spécifique et l’on connaîtra alors le sort réservé aux trois communes. Pour l’instant, elles restent dans le giron de la CDC de Pons qui ne veut pas s’en séparer. « On n’administre pas selon les humeurs des uns et des autres et le délit de sale gueule n’existe pas dans la constitution française. Il faut raison garder ».
L’intercommunalité est régie par des règles d’adhésion » lance Claude Belot. Et d’ajouter : « Déjà, au XIe siècle, le hobereau de Montils rendait allégeance au Sire de Pons et non aux abbesses de Saintes » (1). Jean-Paul Geay appréciera ! Quant à Jean Rouger, maire de Saintes, tant pis s’il n’a pas encore sa CDA : « si les Saintais avaient voté oui à la CDCI, elle existerait aujourd’hui » estime Claude Belot qui ne jure que par les grandes CDC, « efficaces et rentables ».
Après s’être assuré de la fidélité de Rouffiac (importante pour la suite des événements), il attend que le canton de Pons soit enfin réunifié pour opérer le rapprochement.

Convaincu par ces paroles de rassemblement, sorte d’évangile intercommunal, le maire de Pons, Henri Méjean, approuve la position de l’élu jonzacais. Lui-même a connu les fractures du canton de Pons, avec M. Lambert et F.P. Delapeyronnie. Son souhait est de voir les territoires travailler dans la paix et en étroite collaboration. « Je remercie les communes de Haute-Saintonge qui ont voté favorablement pour nous accueillir ». Michel Géneau, président de la CDC de Pons, abonde dans son sens. Il regrette le temps perdu et “heureux de 1975 à 1992“.
La balle se trouve dans le camp des brebis égarées, Montils, Brives et Salignac… et du préfet qui devra trancher ce délicat dossier.
1 - Renseignements tirés du tome III de l’Histoire de l’Aunis et de la Saintonge écrit par Marc Seguin : “Le début des Temps modernes (1480-1610)“, p. 173 complétée. Le domaine le plus rentable et le plus prestigieux du chapitre s’étire le long de la Charente jusqu’à Richemont : Chaniers, la baronnie de Saint-Sauvant avec son bourg fortifié, la Chapelle-des-Pots, Chérac et Louzac. Les chanoines y surveillent leurs tribunaux et accensent leurs dernières argiles à la fin du règne de François Ier ; ils perçoivent des péages à Chaniers, Chauveau et Brives où existe un pont (Brive est un toponyme très ancien qui signifie “pont”). En échange de services religieux pour les défunts de leur famille, les sires de Pons ont aliéné les terres de la rive méridionale (dont Montils) sans renoncer à leur suzeraineté. Cette vassalité déplaisait aux chanoines ; un accord a été trouvé avec Guy de Pons en 1497, mais le chapitre ne paraît pas l’avoir respecté, au moins durant les guerres de Religion et jusqu’à la fin du XVIe siècle et l’intervention d’Antoinette de Pons (qui a conservé ses archives). Cette dernière rappelle, en effet, ses prérogatives en faisant “expédier sa cour” (c’est-à-dire son tribunal de haute justice) au milieu de la Charente, sur le pont de Brives. Il en résulte un procès, puis une transaction du 4 septembre 1601. Les chanoines reconnaissent leur vassalité et s’engagent à prêter hommage “à cause des ponts et passages de Chapniers, Brives et Chauveau… à luy bailler un chapellet d’esbaine (de bois d’ébène) composé de six dizaines et une image d’or où il y aura en la sculpture l’image de St Anthoine avec un S et un A”. L’abbesse de Saintes n’a rien à voir dans cette région.
• Archéologie : Objets inanimés, vous avez une âme !

Valérie Mortreuil, archéologue de la CDCHS, est chargée de faire l’inventaire du mobilier archéologique trouvé sur les communes de Haute-Saintonge. Pour l’instant, elle en est à ses tout débuts. Mardi, elle a présenté plusieurs objets venant de ce périmètre, dont une bouteille en terre cuite datant de la fin du Ier siècle ou du début du IIe siècle après J.-C., qui aurait pu abriter des échantillons de vins. Excepté le col qui a fait l’objet d‘une restauration, elle est en parfait état. L’homme qui la possédait s’appelait “Tegullirus, fils de Tumiomarus“. Moment émouvant que l’évocation de ce viticulteur d’un autre temps qui vient jusqu’à nous grâce à sa signature ! Ce récipient a été trouvé par un agriculteur sur la commune de Cierzac, lors d’un labourage. Suivirent la présentation d’une poterie antique réalisée dans les ateliers de Soubran (célèbre œnochoé) et un pichet du Moyen-Âge aux motifs torsadés.
Ces nombreux témoignages du passé rappellent que nos ancêtres étaient imaginatifs et talentueux. Pensez à la beauté des bijoux mérovingiens retrouvés devant l’église de Jonzac : on attend qu’un artisan d’art en tombe amoureux pour créer la ligne “bijoux de Jonzac“! Un musée serait le bienvenu afin d’admirer ces trouvailles dans de bonnes conditions.
• Plantes médicinales de Haute-Saintonge : Retrouver le savoir des anciens

La CDCHS a chargé Benoît Perret de valoriser cette filière. C’est ainsi qu’il fréquente des cours de phytothérapie et d‘aromathérapie à la Faculté libre de médecine naturelle de Paris afin de parfaire ses connaissances.
La Haute-Saintonge abrite au moins 150 espèces médicales sur son territoire, dont une quarantaine sur la Voie verte. Une fois traitées, certaines plantes aux vertus curatives peuvent être vendues en dehors des pharmacies. Bien sûr, la récolte doit être faite sur des sites non pollués. Claude Belot apprécie ce retour aux “savoirs“ d’antan dont la tisane de nos grands-mères est l’illustration. La pâquerette, par exemple, permet d’avoir une jolie peau et favorise le drainage. Retrouver les secrets des herboristes est une bonne idée. Après la beauté par l’eau thermale jonzacaise, l’heure de gloire des plantes saintongeaises est annoncée !
18 rapports, 100 pages :
Le Département
de Charente-Maritime en pause ?
C’est une « petite » session, par le nombre de dossiers à étudier, qui s‘est ouverte lundi dernier à La Rochelle. L’examen budgétaire aura lieu en juin prochain, après les élections.

Ce lundi est à marquer d’une pierre noire. En effet, après la mort de trois militaires, c’est à des enfants d‘une école juive, à Toulouse, que l’homme au scooter, Mohammed Merah, s’en est pris. Quatre personnes ont perdu la vie. Cet acte barbare est cruellement ressenti par l‘ensemble du pays. Avant l’ouverture de la session, Dominique Bussereau demande une minute de silence en mémoire des malheureuses victimes.
Devant l’assemblée, les rangs étant clairsemés en raison des cérémonies du 19 mars, le président du Conseil général détaille un certain nombre de dossiers. Parmi eux, le partenariat avec la province chinoise de Jinzhou « trois millions d’habitants, cinq fois la Charente-Maritime » ; l’autoroute A 831 ; l’état des routes après l’épisode froid et neigeux de février : « trois millions d’euros de dégâts sur le réseau » ; le faible niveau des nappes phréatiques au printemps et la prochaine mise en place du syndicat mixte dont dépendront les réserves de substitution. Michel Doublet se réjouit de la création de ce grand syndicat qui regroupera de nombreux partenaires : « les études sont en cours d’achèvement ».

Au nom des Radicaux, Jean-Yves Martin rappelle que « l’agriculture, en Charente-Maritime, représente 952 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 153 millions de produit brut du maïs et 31 millions pour le maïs irrigué. La conchyliculture engendre 900 millions d’euros, le tourisme 1 400, la mytiliculture 500 et l’industrie, enfin, avec ses 40 000 salariés, est aussi un élément essentiel. Tous ont et auront besoin de beaucoup d’eau afin de pérenniser leurs activités, sans parler de la nécessité de l’approvisionnement en eau potable ».
Au sujet de l’eau potable, précisément, qui a manqué en août dernier sur les cinq communes de Royan, Saint-Georges-de-Didonne, Médis, Saujon et Semussac (en raison d‘une altération), Michel Doublet se veut optimiste : « Nous avons des réserves, ça devrait aller durant la prochaine saison estivale ».
« Je suis moins optimiste que vous » rétorque Pascal Ferchaud, conseiller général de Saujon. Son interlocuteur comprend : « on n’est jamais sûr de rien, en effet ». Jean-Pierre Tailleu (La Tremblade) est sur la même longueur d’ondes : « L’état des nappes phréatiques est préoccupant. Elles sont au même niveau que l’an dernier à la même époque. S’il ne pleut pas, la situation risque de se détériorer ».
À son arrivée à la préfecture de La Rochelle l’an dernier, Béatrice Abollivier a vécu de plein fouet les problèmes de sécheresse. Cette année, pas question d’arbitrer les conflits entre les différents partenaires dans la gestion de l’eau. Les volumes à prélever seront étudiés de près, au printemps comme en été, et les décisions seront prises par une coordination régionale.
Patient, Gilles Gautronneau attendait que ses collègues aient largement débattu des problèmes d’eau pour faire part de son sentiment. Cette session, qui ne regroupe que 18 rapports, soit une centaine de pages, l’interpelle : « Me voilà avec l’impression d’un département en pause ou en arrêt sur image » dit-il. Dominique Bussereau réagit : « Ce n’est pas la première fois. Dans le passé, Claude Belot avait présenté quatre rapports en avril. Personnellement, je tiens à ce que nous ayons quatre assemblées par an au lieu de trois ».
« Il n’y a pas de petite session, ni de petits rapports. Chaque rapport nous engage » admet Gilles Gautronneau.
Une dégradation des relations sociales ?

Le ton monte un peu avec Marc Parnaudeau. Cela ferait deux fois que le conseil technique paritaire se déroulerait dans un climat peu serein. L’une des réunions aurait été perturbée par une manifestation des agents en grève. Et l’élu rochelais de déplorer une dégradation des relations sociales avec absence de dialogue. « Les syndicats CFDT, FO et CGT disent qu’ils ont des difficultés à vous rencontrer » lance-t-il à D. Bussereau. L’intéressé rappelle que le CGT a failli écoper d’une sanction, qui s‘est transformée en avertissement, pour atteinte à la loi. En effet, le Conseil général n’avait jamais été pris d‘assaut, comme les services de la DDE ! « Il faut que chacun y mette du sien. La CFDT et FO le font, pourquoi pas la CGT ? ».
Jean-Louis Frot estime qu’en décembre, en perturbant le conseil technique paritaire, ces syndicalistes se sont trompés de méthode : « Je préside des CTP depuis longtemps et je n’avais jamais assisté à une scène pareille. Cette affaire a laissé des traces, mais nous sommes sur le chemin de l’apaisement » admet l’ancien maire de Rochefort. Il est vrai que la Maison du département a grandi : « il y a beaucoup de monde en plus, soit 3 200 bulletins de paie émis tous les mois ». Aux dernières nouvelles, le dernier CTP se serait déroulé dans de bonnes conditions avec « un dialogue social renforcé ».

Un train de sénateur ! Bernard Lalande, conseiller général de Montendre, est mécontent. Alors qu’il a manifesté avec les élus saintongeais pour que des arrêts de trains soient maintenus à Pons, Jonzac et Montendre, il a appris que le Conseil général avait monnayé un arrêt à Pons en négociant directement avec l’État, soit 20 000 euros : « Je croyais que tu allais défendre aussi Montendre ! » lance-t-il au sénateur Daniel Laurent, « un traitement égalitaire aurait été le bienvenu ». Effectivement, Daniel Laurent a récupéré deux arrêts le vendredi et le dimanche, « mais nous sommes toujours demandeurs d’arrêts supplémentaires » dit-il à l’élu sudiste.
Et d’ajouter : « Il n’y a pas de combat entre Montendre et Pons. Au contraire, c’est Pons et Montendre même combat ! ». Pour sa part, Jonzac a également profité d’un arrêt. Aux dernières nouvelles, Claude Belot souhaiterait le conserver. Une nouvelle réunion à ce sujet devrait avoir lieu.
Le mot de la fin revient à David Baudon, conseiller général de la Jarrie, qui a écouté les propos de Nicolas Sarkozy : il serait question de diviser par deux les droits de mutation. Or, on sait que la cagnotte de la Charente-Maritime en dépend : « si on la perd, on met la clé sous la porte ? » demande l’élu. La question mérite d’être posée !… Mais que valent réellement les annonces électorales ?
• Fini le Brésil, bonjour la Chine !
Le département, qui mise désormais sur son partenariat avec la Chine et Jinzhou, se désengage au Brésil : « la zone de Bahia n’est pas très utile à la Charente-Maritime ». Jean-Claude Beaulieu a été chargé par le Département de rechercher, dans le vaste monde, des perspectives plus intéressantes pour l’économie et le développement : « ce n’est pas un abandon, c‘est un repositionnement » souligne Dominique Bussereau. Quant à la course La Rochelle/Bahia, le comité organisateur a choisi une autre ville de départ. Gilles Gautronneau déplore ce virage : « nous perdons ainsi la vitrine d’une belle course de voile et le savoir-faire du Grand Pavois. Je souhaite tout le succès possible à l’esprit d’explorateur de notre Département en Chine, mais je m’interroge sur les motivations de ce changement de stratégie ». La découverte de l’Empire du Milieu peut-être, les élus s'étant rendus moult fois à Bahia !
• Dis-le-moi dans l’oreille
• Base de Clérac : Elle va monter en puissance au printemps. L’axe entre Clérac et Bédenac va être amélioré. Au Jarculet, il est question de créer un grand pôle économique proche de Bordeaux. Idem vers Aigrefeuille avec l’A831.
• Frégate l’Hermione : A ne pas manquer, sa mise à l’eau, en juillet prochain, devrait attirer la foule à Rochefort.
• Résidence de l’École d’ingénieurs (EIGSI) de La Rochelle : 140 logements y seront créés. Durant les vacances, ils pourront être proposés à des travailleurs saisonniers ou des étudiants étrangers.
• Toi, toi, mon toit…
Pour Jean-Pierre Maindroux (conseiller général de La Rochelle, suppléant de Ségolène Royal aux Législatives), les bailleurs départementaux seraient capables de fournir 1 000 logements à loyer modéré. Or, il n’y a que 500 agréments ! D’où sa question : Pourquoi ne soutient-on pas le bâtiment en cette période de crise, d’autant que Nicolas Sarkozy prône une augmentation des droits à construire sur les communes de 30 % ?
Pour Jacky Quesson, conseiller général de Saint-Genis, le besoin de logement à loyer modéré est certes réel, mais une meilleure gestion du parc serait judicieuse. Certains appartements restent vides pendant des mois : « Essayons de mieux gérer l’existant » dit-il. Par ailleurs, les travailleurs saisonniers ont du mal à trouver des hébergements alors que certaines personnes âgées vivent seules dans de grandes maisons. Pourquoi ne pas les inciter à louer des chambres ?
• Le technicentre de Saintes va s’allier à celui de Périgueux pour assurer la maintenance des TER. L’une des deux villes ne risque-t-elle pas d’être perdante ? s’inquiète Isabelle Pichard, conseiller général de Saintes. À suivre.
• L’écotaxe de l’Île de Ré, un butin pour les communes ?
Le produit de cette taxe, soit 12 millions d’euros, servira à protéger les espaces insulaires et à favoriser l’utilisation de transports « propres ». 45 % des sommes seront allouées au Département, 55 % iront aux collectivités. Le maire de Loix, Lionel Quillet, estime que la répartition des fonds ainsi collectés ne doit pas ressembler à « l’attribution d’un butin ».
Bref, sur les fameux 12 millions d’euros récoltés tous les ans, le Conseil Général utilisera 4 millions d’euros pour l’entretien et la gestion du pont ainsi que 2 millions d’euros pour les frais de fonctionnement. 6 millions d’euros seront affectés à la préemption des terrains et à leur gestion. Les 3,3 millions d’euros restants serviront à restaurer les zones humides et boisées, à organiser des actions de sensibilisation et à recruter de nouveaux écogardes.
Les communes, quant à elles, percevront chacune entre 55 et 65 000 euros, selon la superficie d’espaces naturels dont elles disposent sur leur territoire. Pour se rendre sur cette île enchanteresse, un transport collectif public (exonéré de l’écotaxe) sera mis en place. Les motards, quant à eux, ne paieront rien s’ils habitent l’île. S’ils y possèdent une résidence secondaire, ils acquitteront 1 euro et, s’ils sont salariés, 0,30 euro. Pour les autres, un abonnement de 15 euros pour 10 passages sera proposé. « Ce tarif fait des mécontents, mais visiblement il fait aussi des ingrats. Entendre un maire de l’Île de Ré se plaindre de l’écotaxe et réclamer son dû comme s’il s’agissait d’une dot manque d’un peu de pudeur quand on pense, par exemple, aux habitants de Marans qui attendent toujours le début des travaux de la déviation maintes fois promise » déclare le PRG Gilles Gautronneau.
Réactions
après le drame de Toulouse
Jean-Michel Méchain : « La menace terroriste est croissante »
La semaine dernière, la France a vécu en direct la fin de Mohamed Merah, retranché dans son appartement de Toulouse. Les services de police ont mis peu de temps à localiser celui qui avait tué froidement trois militaires à Montauban et Toulouse (un sous-officier du 1er Régiment du train parachutiste et deux membres du Régiment du génie parachutiste) ainsi que trois enfants et un enseignant à l’entrée d’une l’école confessionnelle juive. Les Français, consternés par le déchaînement d’une violence peu commune sur leur sol, ont découvert l’une des nombreuses facettes du terrorisme international. Pourquoi tant de haine ? Les réponses sont nombreuses. Nous avons demandé à Jean-Michel Méchain, ancien colonel de gendarmerie, qui a vécu les conflits balkaniques, son point de vue sur cette dramatique et douloureuse affaire.

• A-t-on sous-évalué la menace terroriste en France ou bien le Gouvernement lutte-t-il dans le secret afin de ne pas effrayer la population ?
En Europe, la problématique du terrorisme ne peut pas être dissociée des phénomènes migratoires. On dirait du Le Pen ! Pourtant, c’est absolument basique. Pourquoi ? Les actions terroristes exigent un appui local, direct ou indirect (diaspora) pour des raisons logistiques, de discrétion et d’exfiltration. L’action suppose une “rupture“ affective et sociologique au milieu. Elle peut résulter d’une maladie mentale. Mais, dans le cas du terrorisme, pour le passage à l’acte, il faut que l’altérité de l’auteur soit préservée au plan psychologique et de l’action. Cela peut être le fruit d’un endoctrinement ou d’un déplacement pour le seul “agir“. Dans les deux cas, il faut donc une structure locale qui permette la préservation de cette altérité sans qu’elle se transforme en comportement détectable par les forces de police ou la société.
Je considère que la menace est croissante car l’échec de l’intégration est réel pour une large partie de la population d’origine musulmane. La deuxième génération est frustrée dans une logique consumériste, parfois prédatrice, comme beaucoup de citoyens, mais avec l’altérité ressentie en plus et trop souvent manipulée au plan politique par des acteurs nationaux, mais aussi des pays d’origine ou en crise au Moyen-Orient. Le terrorisme intégré n’est que le fruit de la rencontre entre des combats qui ne sont pas les nôtres, notre propre histoire coloniale, la crise économique et identitaire et la non intégration de fait qui en résulte. Dans ce cadre, la fragilité est croissante en raison de la collusion entre décomposition familiale, anomie, criminalité et terrorisme. L’évolution internationale contribue à accroître les risques par la déstabilisation non gérée de nombreux pays.
Notre société est d’abord individualiste et hédoniste. L’effondrement du bon sens et la transformation des citoyens en agents de consommation lobotomisés est au cœur du projet consumériste qui fonde l’économie occidentale. La laïcité est piétinée et dénaturée. Son respect devrait conduire à écarter le mot “communauté“ du discours public. La dérive communautaire favorise le risque d’affrontement. Il n’y a pas place, en France, pour une communauté juive ou musulmane. Il n’y a que des citoyens français dont la confession relève de la sphère privée. Les acteurs religieux doivent pouvoir s’exprimer en tant que « confession » et non « communauté de fidèles ». Ce n’est pas « mademoiselle » qu’il aurait fallu retirer du vocabulaire, mais le mot « communauté » dès lors qu’il ne concerne pas la Nation prise dans son ensemble.
• L’action aux frontières est-elle suffisamment efficace ?
Au plan des moyens d’action, je considère, pour avoir été à l’origine d’un rapport sur les risques migratoires en France, que le traité de Schengen, quant à la surveillance des frontières de l’Europe, est une véritable trahison de notre pays dans la mesure où sa signature a été le résultat d’un compromis politique qui ne tenait pas compte de la faisabilité opérationnelle d’une surveillance efficace. Par ailleurs, le dispositif de qualification mis en place obéissait plus à des impératifs de temps politique que réellement capacitaires. L’élargissement de la libre circulation à des pays déstabilisés (tels que Roumanie, Grèce) ou présentant des fragilités majeures à leurs frontières était une absurdité totale, voire suicidaire.
En France, des services sont efficients, mais il y a un vrai problème d’ego qui pollue tout. L’échec de la DCRI est pour moi patent et sans appel. Je dois dire que j’ai trouvé les mots de M. Squarcini pour le Ministre Alain Juppé totalement outrecuidants et inacceptables de la part d’un simple fonctionnaire de police.
J’observe enfin, dans le brouhaha des acteurs du Renseignement et autres spécialistes, que la Gendarmerie n’appartient plus réellement au monde du Renseignement (100 000 femmes et hommes). C’est le résultat des corporatismes et des amitiés parfois douteuses entre politiques, le monde préfectoral et fonctionnaires de police, du lobbying effréné des syndicats de police, mais aussi des armées et de la faiblesse de ses propres chefs. C’est une grave erreur.
Une telle question justifierait un livre. Ne croyez pas trop au « secret de l’action du Gouvernement ». Mon expérience de la réalité de la République m’a totalement décapé sur de tels mythes. C’est souvent très décevant…
• Les camps d’entraînement d’Al Qaïda, en Afghanistan et au Pakistan, sont connus. Or, après le drame de Toulouse, on a l’impression de les découvrir… Faut-il des atrocités pour admettre ces réalités géopolitiques ?
Vous avez là l’illustration de la volatilité, que dis-je, du « surfing » de nos sociétés. Le zapping permanent conduit à ne plus distinguer l’important de l’accessoire au profit du « faire le buzz ». Les politiques en sont la preuve évidente. C’est totalement pitoyable. Mais cela répond aussi aux attentes des Français ! Votre question dans ce contexte en est l’écho d’une certaine façon.
Les grands engagements solennels et matamoresques seront vite oubliés au profit d’autres réalités plus immédiatement rentables pour ceux qui font, finalement, profession du bruit. Faire la guerre au terrorisme est extrêmement complexe car c’est global. Regardez la réalité politique de l’Europe et vous aurez une vue réelle de notre capacité d’action.
J’estime que la lutte repose aujourd’hui sur les épaules de seulement quelques hommes qui se dévouent dans l’ombre à un métier passion. Nous sommes fragiles, mais Dieu merci, ils ne demandent rien, eux.
Quand j’entends certaines déclarations sur l’immigration et le traitement des étrangers en France, je me dis que certains sont inondés par leur cœur ; d’autres rejettent le concept de patrie ou sont transportés par leur haine. Mais tous sont aveugles, sans aucun doute…
• Votre avis au sujet du Raid et du GIGN, deux unités d’élite rivales ?
Seuls les membres du RAID savent la réalité. Ils sont face à eux-mêmes et en portent le poids. J’observe que le politique et les médias ont eu une présence sans doute excessive. Au plan technique, je relève que toutes les capacités disponibles et spécialisées dans notre pays n’ont pas été employées pour prendre M. Merah vivant.
Je sais aussi le rôle des « egos » dans ce genre de manip, aussi bien chez les acteurs que les décideurs. J’ai vécu en direct la préparation et le déroulement de l’assaut de l’Airbus depuis le cœur du GIGN. Sur les moquettes parisiennes, la grandeur y côtoyait la médiocrité, la fuite à Varennes, la poitrine (des autres) offerte aux feux ! J’y ai vu les manœuvres pour tenter de dessaisir le GIGN ! La perversité n’est pas dans les têtes des hommes qui vont au carton, mais dans celles de ceux qui les envoient.
Je souhaite que ceux qui sont d’action restent solidaires, c’est tout, car la Nation a besoin d’eux.
Valérie Caillet Verduzier
et Michel Amblard : Pourquoi
ils ont rejoint François Bayrou
Valérie Caillet Verduzier, demeurant à Montendre, sera la candidate du Modem sur la 4e circonscription de Charente-Maritime aux élections législatives face à Dominique Bussereau (UMP) et Fabienne Dugas-Raveneau (PS).

C’est la première fois que Valérie Caillet Verduzier se présente à une élection législative. Avant elle, Céline Alleaume, fille du maire de Bédenac, avait brigué les suffrages. Elle était alors opposée à Dominique Bussereau et Régine Joly. En 2012, le Modem a de nouveau réservé la quatrième circonscription à une femme.
Conseillère municipale à Montendre, la candidate souhaite s’impliquer de façon plus concrète dans la vie du canton. Elle préside l’office de tourisme de la cité de pins, un poste qui lui permet de développer des synergies en milieu rural. « Aujourd’hui, de nombreuses personnes se sentent coincées entre l‘UMP et le PS et veulent sortir des clivages habituels. Avec François Bayrou, j’ai trouvé un homme politique qui veut apporter plus de transparence et de moralité à la vie politique. Il souhaite que chacun s’implique » dit-elle.
Son suppléant, Michel Amblard, partage cette admiration pour le chef de file du Modem : « Je suis allé à son grand meeting. C’est un homme d’expérience. Pour gouverner, il veut constituer une majorité centrale gauche/droite. On ne peut pas se limiter à deux grands partis qui orchestrent la manœuvre. C’est pourquoi François Bayrou, européen convaincu, veut instituer une dose de proportionnelle dans la législative afin de permettre une représentation aux petits partis. Il souhaite également réduire le nombre de députés de 170 afin de rendre l’assemblée plus réactive et efficace, tout en réduisant les dépenses. Par ailleurs, il estime que la situation économique de la France est toujours dramatique, bien que Nicolas Sarkozy ait annoncé une sortie de crise ».
Au Modem, Valérie Caillet Verduzier et Michel Amblard ont trouvé un espace de dialogue et d’échange, loin des grandes formations qui imaginent faire la pluie et le beau temps. Après avoir connu quelques bouleversements au moment des Régionales, ce parti que préside en Charente-Maritime Alain Burnet, maire de l’Île d’Aix, a trouvé un nouveau souffle. Dans ses rangs, plusieurs universitaires dont Daniel Dory, président du comité de soutien, et Christian Moreau apportent leur pierre à l’édifice de la réflexion.
« Pour l’instant, nous sommes plus dans la Présidentielle que dans la Législative, mais les deux consultations sont liées. Les citoyens cherchent à prendre part aux débats de société, il y a donc un vrai travail de sensibilisation à faire » souligne Valérie Caillet Verduzier qui entre en campagne avec optimisme. Motivée, elle fourmille d’idées pour la quatrième circonscription. Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières !
• Infos
François Bayrou à Poitiers : Le président du Mouvement démocrate tiendra un meeting à Poitiers, aux salons de Blossac, jeudi 5 avril à 18 h 30. Bus à disposition, départ Royan. Rens. modemlr@orange.fr
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