samedi 18 avril 2009

Photovoltaïque - L’électricité produite est vendue plus cher que celle que vous achetez : Mais où est l’intérêt d'EDF ?


Aujourd’hui, de nombreux particuliers optent pour la pose de panneaux photovoltaïques sur leurs toits car ainsi, ils peuvent devenir indépendants en matière d'énergie.
Or, l’investissement va plus loin que le simple désir d’utiliser une énergie propre. Il s’est transformé en bonne affaire puisque le prix de rachat que pratique EDF au photovoltaïque est supérieur à celui qu’il facture ordinairement (électricité issue du nucléaire)…


En vendant sa production d’électricité personnelle, le particulier réalise une plus value (il lui reste cependant à amortir son installation, c’est-à-dire sa mise de départ).
Les sociétés agréées par EDF ont parfaitement compris le système. Sur de nombreux sites consultables sur internet, on peut lire des messages incitatifs : « Le prix de vente d’électricité photovoltaïque est supérieur au prix de l’achat de l’électricité du réseau. Donc, un particulier avec une installation photovoltaïque raccordée au réseau a tout intérêt à vendre la totalité de sa production, et à acheter l’électricité dont il a besoin. Ainsi, la notion d’autonomie énergétique personnelle disparaît, car le réseau est utilisé comme lieu d’échange et de stockage. Néanmoins, vous pouvez choisir de consommer votre production et seul le surplus par rapport à vos consommations instantanées sera injecté sur le réseau et vendu ». Evidemment, on ignore si cette situation qui, de prime abord, ne semble guère profitable à EDF, se poursuivra dans la durée. Pour l’instant, il est conseillé d’en profiter !
Les tarifs pratiqués par EDF offrent une rentabilité attractive puisque le prix de rachat du KWH a été fixé par l’arrêté ministériel du 10 juillet 2006 à 55 centimes d’euros/ KWH (tarif 2009 avec prime d’intégration estimé à 60,17 centimes d’euros/kWh). Il est donc quatre fois plus élevé que le prix du marché de l’énergie qui est de 0,15 euro /KWH !

Le souhait du Gouvernement est « de favoriser l’exploitation des énergies renouvelables inscrites dans le cadre des accords de Kyoto et du Grenelle de l’environnement ». Il a donc validé ce tarif exceptionnel pour tout investissement souscrit avant 2010. Avis aux amateurs car les largesses ne dureront qu’un temps, semble-t-il.
En ce qui concerne les investissements souscrits après 2010, il faut savoir qu’EDF alignera progressivement son tarif d’achat de l’électricité sur les prix de marché. Autrement dit, la poule aux œufs d’or écologique risque fort de se tarir, et pour les particuliers, et pour les collectivités qui auront investi dans des centrales (il leur restera des compensations, mais des hectares de bois à replanter !).
Mais pourquoi EDF est-elle aussi docile face à un contexte qui ne la favorise pas vraiment ? Tout simplement parce que l’Etat lui offre des cerises sur le gâteau. Les installations réalisées ne peuvent l’être que par une société dûment agréée par EDF qui en assure également la maintenance : « le raccordement définitif est validé par EDF et constaté par huissier. Un notaire est nommé pour cette opération ». On appelle ça un échange de bons procédés !
Bref, comme disent les spécialistes : « Effet boomerang d’un tarif d’achat élevé, la rentabilité du photovoltaïque est devenue suffisamment intéressante pour le transformer en simple produit d’investissement », d’autant que les centrales solaires privées s’accompagnent de réductions d’impôt.

L'info en plus :

• C’est quoi, une centrale photovoltaïque ?

Laissons la parole aux professionnels : Une centrale solaire photovoltaïque est constituée d’un ensemble de modules solaires photovoltaïques reliés en série ou en parallèle et branchés sur un ou plusieurs onduleurs.
Deux sortes de mise en œuvre d’une centrale solaire photovoltaïque existent, selon qu’elle est raccordée à un réseau public de distribution d’électricité ou qu’elle fonctionne de manière autonome. Ce système permet la production d’électricité. Elle fonctionne à partir de panneaux comprenant du silicium, technologie fiable et éprouvée, qui assure près de 90 % de la production mondiale de modules photovoltaïques.
La technique consiste à faire fondre le silicium de qualité électronique pour le transformer en barres monocristallines ou en blocs polycristallins qui sont débités par sciage en plaques de 200 à 300 microns d’épaisseur. Chaque plaque contient environ 12 kg de silicium.
Le silicium sur Terre se trouve essentiellement sous forme minérale, en particulier de silicates qui constituent 97 % de la croûte terrestre. Le silicium est constitutif du sable de silice, résultat de la dégradation de roches comme le granit.

• Mode d’emploi :

L’investisseur achète un kit solaire, signe un bail emphytéotique de 20 ans avec l’industriel (société agréée par EDF), durée durant laquelle il lui loue ses toitures qui hébergent ses panneaux, signe un contrat de rachat d’électricité avec EDF, récupère la TVA et perçoit durant dix ans des revenus annuels BIC nets de fiscalité et de prélèvements sociaux.

• Les nouveautés 2009 (site Hespul) :

La Loi de Finances rectificative pour 2008 comprend un ensemble de mesures incitatives à l’investissement dans le photovoltaïque.
Les revenus issus d’une installation photovoltaïque de puissance inférieure ou égale à 3 kWc, détenue par un particulier (personne physique) ne seront plus imposables au titre de l’impôt sur le revenu à la condition que le producteur soit propriétaire d’installations PV impliquant au maximum deux points de raccordement.
Cette mesure s’applique à compter des revenus de l’année 2008. De plus, sont exonérées de la taxe foncière sur les propriétés bâties, les immobilisations destinées à la production d’électricité d’origine photovoltaïque.
Les bâtiments qui servent aux exploitations rurales tels que granges, écuries, greniers, caves, celliers, pressoirs et autres, destinés soit à loger les bestiaux des fermes et métairies ainsi que le gardien de ces bestiaux, soit à serrer les récoltes sont également exonérés. L’exonération est toutefois maintenue lorsque ces bâtiments ne servent plus à une exploitation rurale et ne sont pas affectés à un autre usage.
L’exercice d’une activité de production d’électricité d’origine photovoltaïque ayant pour support un bâtiment visé dans la liste décrite à l’article 1382 du code général des impôts n’est pas de nature à remettre en cause l’exonération.

• Pas de chance pour Silpro qui serait la première usine de silicium photovoltaïque en France :

Fabriqués essentiellement en Asie, les modules photovoltaïques sont ensuite “relocalisés“ en Europe et en France via des sociétés. La France avait bien un projet d’usine de silicium photovoltaïque à Saint-Auban, dans le Midi, mais il a connu mauvaise fortune. Silpro a été placée en redressement judiciaire, incapable de payer les 300 millions d’euros qu’elle doit à ses fournisseurs.
Ce projet porté par plusieurs sociétés, dont EDF Nouvelles Energies, rencontre bien des difficultés. Le Gouvernement a été saisi de l’affaire pour boucher les trous et sauver les emplois. Dossier à suivre...

Photovoltaïque : ses avantages et ses inconvénients


Changer tout pour changer d’ère ?
Tour d’horizon dans un domaine en pleine évolution…


Depuis le Grenelle de l’Environnement, on ne parle plus que d’énergies renouvelables et du respect de la nature. « Il faut changer d’ère » clame Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie. Pour mobiliser les Français, souvent victimes de leurs (mauvaises) habitudes, il est bon de les motiver par une “carotte“ qui les fait avancer.
Avant d’investir, le particulier doit éprouver la délicieuse impression d’y gagner. C’est actuellement le cas des toitures photovoltaïques puisque le kilowatt d’électricité acheté par EDF est largement plus cher que celui qu’il facture habituellement. Il en est de même avec les centrales qui devraient “fleurir“ dans la région de Haute Saintonge.
Montendre et le pôle mécanique de la Genétouze sont sur les rangs. Dans ce cas précis, il s’agit de panneaux posés au sol qui entraîneront des déboisements.

Pour Montendre, par exemple, vingt six hectares sont concernés. Vingt trois appartiennent à la municipalité, trois à des privés. En contrepartie, la mairie a l’obligation de replanter d’autres parcelles afin de préserver les équilibres.
A la lecture du bulletin municipal de Montendre, on sent tout l’enthousiasme qui anime l’équipe de Bernard Lalande. La centrale sera installée sur la zone industrielle du Lézard, où des terrains sont disponibles. Une structure plus vaste que celle de Narbonne est annoncée, mais sur ce chapitre, il semble que les collectivités se lancent des défis quant aux superficies respectives !
Claude Belot, président de la Communauté de Communes de Haute Saintonge, a senti le vent venir : lui aussi projette une centrale au Pôle de la Genétouze, où elle alimentera les bâtiments et les futurs véhicules électriques.
C’est ce que l’on appelle de l’intuition ou « un match nul » entre deux édiles dont l’un brigue la présidence du Conseil Général quand l’autre vient de quitter cette fonction, en laissant les rênes à Dominique Bussereau. Ils sont favorables au photovoltaïque : en fait, ils ne font que suivre les directives du Ministère de l’Environnement qu’accompagne EDF Energies renouvelables, filiale à 100 % d’EDF.

Récemment, Jean-Louis Borloo a annoncé une série de mesures concernant ce “ vert“ (ou censé l’être) domaine. Plusieurs objectifs ont été fixés : « En France, un plan de développement du photovoltaïque au sol sera mis en place sous forme d’appels d’offres. L’objectif de puissance à atteindre est de 300 megawatts pour 2011 ».
La répartition sur le territoire se fera en fonction du potentiel solaire de chaque région : 200 MW répartis sur les régions Aquitaine, Auvergne, Corse, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou Charentes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Rhône-Alpes et dans les DOM. Soit 20 MW par région. 70 MW en Alsace, Basse-Normandie, Bourgogne, Breta-gne, Centre, Franche-Comté et le Pays de la Loire. Soit 10 MW par région. 30 MW en Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Lor-raine, Nord-Pas-de-Calais, Picar-die. Soit 5 MW par région. « Par ailleurs, une procédure spécifique pour les systèmes posés au sol et de taille supérieure à 5 000 m2 sera mise en place, intégrant une étude d’impact et une enquête publique. La limitation des 1 500 heures de fonctionnement sera supprimée pour les systèmes utilisant les technologies du solaire à concentration » est-il précisé. Voilà qui a le mérite d’être clair.


En ce qui nous concerne, la Région Poitou-Charentes est encouragée à produire 20 MW.
Ces perspectives attirent l’attention des collectivités qui y voient un investissement simple et lucratif : il suffit de trouver des hectares de terrains, d’avoir du soleil et l’affaire est faite, si l’on peut dire.
La mairie de Montendre, par exemple, a tout à y gagner : EDF achètera l’électricité produite par la centrale, tout en acquittant un loyer et une taxe professionnelle (si celle-ci est maintenue puisque le Gouv-ernement a annoncé sa suppression). En ce qui concerne le raccordement, car il faut bien se “relier“ au réseau EDF, il se fera à Chardes, rue de chez Maillet, à environ 4,5 kilomètres de la ZI de Montendre.
Bref, EDF Energies Nouvelles ne créera pas d’emplois (un ou deux), mais cette société s’inscrit dans “la vague verte“ actuelle. Mouvement qui suscite des réactions de la part des Ecologistes, précisément...

« Le développement du photovoltaïque se fait de façon ambiguë »...

En effet, pour installer une centrale photovoltaïque au sol, il faut souvent déboiser d’importants espaces qui accueilleront les panneaux. Les sites sont appelés “zones grises“ et vues du ciel, elles offrent d’intéressantes photos aériennes.
France Nature Environnement va plus loin que les apparences ou la simple bonne conscience. Elle rappelle que « tout effort visant au développement des énergies renouvelables doit s’accompagner d’un effort de réduction des consommations, classé à l’unanimité comme une priorité du Grenelle de l’Environnement ». Autrement dit, avant toute chose, les Français doivent apprendre à économiser l’énergie dans leur vie quotidienne.
En ce qui concerne le photovoltaïque, l’association soulève un certain nombre de points : «Pour la mise en œuvre de l’étape industrielle de cette énergie et pour son développement ensuite sur le terrain, cette énergie, comme les autres, pose un certain nombre de problèmes environnementaux que notre Fédération est résolue à faire prendre en considération en amont. Cela est d’autant plus important que le développement récent en France de cette énergie se fait de façon ambiguë».
Elle s’interroge sur l’attitude d’EDF : « Les exemples abondent d’un passage de tout, sauf les énergies renouvelables, au profit d’un méga développement du nucléaire, à ce que nous considérons plutôt comme une opération de greenwashing - image valorisée d’EDF auprès du public - que comme une opération visant à un véritable développement durable ».
Et d’enchaîner sur des observations : « Le mode d’installation est choisi pour être le plus facile à raccorder au réseau existant, malgré les problèmes posés. Les sites retenus sont donc proches des lignes haute tension du réseau d’EDF, à laquelle la loi fait obligation de racheter l’énergie ainsi produite. Cette philosophie conduit donc les entreprises - à commencer par EDF Energies Renouvelables - à privilégier délibérément des espaces à la fois proches des lignes et présentant le minimum de contraintes techniques : à savoir des espaces plats et dégagés, consacrés jusqu’à présent à la friche, à l’agriculture ou à la forêt. La conséquence de ce choix est de conduire l’entreprise à défricher ou à neutraliser biologiquement une superficie normalement consacrée à la biomasse. On le sait, celle-ci, et surtout dans le cas de la forêt, est un des moyens de neutraliser l’émission de CO2, c’est-à-dire d’avoir un impact positif sur l’effet de serre. Les scientifiques parlent à ce sujet de puits de carbone. Toute substitution d’une installation industrielle à un puits de carbone est certes positive en terme de fourniture d’énergie, mais critiquable en terme de bilan carbone. Or, les surfaces concernées sont considérables».

Espaces naturels à la trappe ?

La Fédération SEPANSO (1) souligne la perte de biodiversité et de terres agricoles disponibles qui accompagnera la destruction de surfaces considérables agricoles ou forestières ainsi que les problèmes éventuels qui seraient posés par la proximité de Zones Natura 2000. Pour elle, « la préservation des espaces naturels concernés passe à la trappe, alors que d’autres solutions existent ».
Le sujet est d’autant plus épineux que la Saintonge ou les Landes ont subi plusieurs tempêtes dévastatrices (1999, 2009). Mais que peuvent les forestiers face aux propositions des promoteurs du photovoltaïque « quand la rémunération du foncier proposée est 15 fois plus importante que le revenu forestier et 25 fois plus importante que le revenu agricole » ?
Bref, “cet univers“ est complexe et, par delà les annonces qui visent à laver plus vert et donc à convaincre la population que leurs élus jouent la carte “anti-gaspi“, il existe de vraies questions qui nécessiteraient de vraies réponses. Idée : Pourquoi ne pas organiser un grand forum sur le photovoltaïque où des spécialistes avisés répondraient de façon détaillée aux interrogations de la population ?...

1 - La SEPANSO est la Fédération Régionale des Associations de Protection de la Nature de la Région Aquitaine, affiliée à France Nature Environnement (FNE).


Photo 1 : La durée de vie des panneaux est d’environ trente ans. La future centrale de Montendre est actuellement au stade des études. Si tout va bien , elle pourrait être opérationnelle au deuxième semestre 2010.

Photo 2 : La plus centrale photovoltaïque de France sera construite dans les Landes

Photos 3 et 4 : Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, en visite samedi 18 avril à Montendre sur la ZI du Lézard où une centrale photovoltaïque d'une trentaine d'hectares devrait voir le jour l'an prochain

Photo 5 : Réunion à Montendre avec Ségolène Royal

L'info en plus

• Le silicium noir : Une révolution ?

Eric Mazur, physicien à Harvard, a localisé un nouveau matériau « le silicium noir » qui pourrait être jusqu’à 500 fois plus sensible à la lumière que le silicium classique utilisé pour les panneaux solaires.
Le chercheur a soumis une plaquette de silicium à un rayonnement laser très puissant pendant une courte durée en employant de l’hexafluorure de soufre, gaz utilisé par l’industrie des semi-conducteurs pour réaliser des gravures.
Selon les observations réalisées, ce nouveau matériau est capable d’absorber deux fois plus de lumière que le silicium traditionnel et de détecter le rayonnement infra-rouge.
La société américaine SiOnyx (Massachussets) a été autorisée à exploiter les brevets du silicium noir. La production de galettes de silicium noir pourrait voir le jour assez rapidement.

Qui est le pyromane de Jonzac ?


Vendredi matin, à Jonzac, on ne parlait que des incendies qui se sont déclarés dans la nuit de jeudi à vendredi aux alentours de 4 heures et demie du matin.

Le premier a été signalé à l'entrée des galeries noires de la Porte de Ville. Les flammes se sont rapidement propagées dans le tunnel, commençant à attaquer les bois.

Réveillé par des craquements, David, le pâtisser qui habite en face, a donné l'alerte. Il a aussitôt saisi son extincteur, bientôt aidé par Flora, propriétaire du restaurant situé à proximité. Les sapeurs-pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux et ont maîtrisé le sinistre.
Malheureusement, ils n'étaient pas au bout de leur peine. Le pyromane ne s'est pas arrêté là. Sur la place de la République, il a fait brûler un scooter pour s'en prendre ensuite à la maison Patouillet, transformée en logements locatifs, non loin du bar le Jonzacais. Dans cet endroit, il s'est particulièrement défoulé. En effet, profitant du fait que la porte d'entrée était ouverte, il est monté à l'étage et a allumé un feu, utilisant de l'essence pour renforcer le foyer, comme dans les deux cas précédents.


Le sinistre a rapidement pris de l'ampleur et les pompiers ont mis une bonne heure pour le circonscrire. La maison a été entièrement détruite (les maisons jouxtantes ont été épargnées).
Ce n'est pas la première fois que des départs de feu ont lieu dans cette habitation, « six ou fois » prétendent certains locataires. Apparemment,le pyromane aurait un lien avec ce bâtiment ou avec ses occupants...

Sur place, l'irritation des habitants est grande car Jonzac a déjà connu plusieurs nuits agitées avec un casseur de vitrines, un exalté du clair de lune (1), des feux de poubelle, etc.
La gendarmerie a ouvert une enquête et nous espérons qu'elle parviendra rapidement à identifier le responsable. En effet, les derniers incendies auraient pu provoquer des morts, soit par intoxication, soit par peur (une personne a failli se jeter du deuxième étage. Les locataires ont été relogés par la mairie.
L'affaire est grave.Souhaitons que la sérénité reviendra dans cette petite ville de Charente-Maritime, habituellement tranquille et accueillante.

Photos Nicole Bertin

Photo 1 : Emotion à la Porte de Ville. L'alerte a été donnée par David

Photos 2 et 3 : La maison Patouillet a été entièrement détruite

Photo 4 : Isabelle Duhamel Costes, sous préfet, et Christian Balout, maire adjoint avec le capitaine Milan

Photo 5 : Jeanne Journolleau. Commerçante en lingerie, elle a subi plusieurs fois les "assauts" d'un détraqué qui était tombé amoureux du mannequin installé à l'entrée de son magasin. Le jour, il essayait de le "tripoter", la nuit, il se plantait dans la rue et poussait des cris. Imaginez ce que ressentait Jeanne ! Les gendarmes l'ont arrêté et ce fait, Jeanne et son mannequin ont retrouvé la tranquillité...

vendredi 17 avril 2009

Jean-Louis Debré et les oubliés de la République : Madeleine Brès, première femme medecin


Fils de Michel Debré, ancien Premier Ministre, Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, porte un regard émouvant sur ceux que l’histoire a laissés au bord du chemin.
Dans son dernier livre, il rend hommage à vingt et un d’entre eux.
Cet ouvrage, choisi par le Lion’s club de Saint-Jean d’Angély, a été élu prix littéraire Agrippa d’Aubigné 2009.


Vendredi après-midi. De dorures parés, les salons de l’hôtel de ville de Saint Jean d’Angély connaissent une belle animation. Sur son 31, un nombreux public attend avec impatience la célébrité du jour, Jean-Louis Debré, bien connu de la scène politique. En effet, ce magistrat a fait une carrière bien remplie puisqu’il a été député de l’Eure, Ministre de l’Intérieur et président de l’Assemblée Nationale, siégeant en son perchoir (un poste difficile car l’hémicycle peut être turbulent, contrairement au Sénat).

Aujourd’hui, ce serviteur de l’Etat, nommé président du Conseil Constitutionnel, a un jardin secret, l’écriture. Il aime les romans policiers et ses brochets faisant courir les carpes rencontrent un joli succès. Son dernier livre « Les oubliés de la République », paru chez Fayard, tire de l’oubli des hommes et des femmes dont l’engagement a été remarquable. Ironie du sort, ils sont restés dans l’ombre, « victimes de l’ingratitude et de l’impitoyable sélection du temps qui passe. Ils ont défendu avec ferveur les valeurs auxquelles ils croyaient avec courage, ils ont œuvré pour transformer la société et faire évoluer les mentalités » explique Jean-Louis Debré.
Le Lion’s Club de Saint-Jean a décerné le prix littéraire Agrippa d’Aubigné 2009 à ce travail qui a nécessité de longues recherches.

Mouvement et audace


Dans son discours, aux côtés de Jacques Delaleau, président des Lion’s, Paul Henri Denieul, maire, Frédéric Brassac, sous-préfet, Françoise Ménard, vice-présidente du Conseil Régional et moult personnalités, Jean Louis Debré a expliqué sa démarche et présenté quelques-uns de ses personnages.
L’un d’eux est important pour les femmes. Il s’agit de Léopold Goirand, auteur de la loi tendant à assurer à la femme mariée la libre disposition de son salaire. Tous les hommes n’étaient pas des “maquereaux“, mais il fut un temps où les femmes ne pouvaient pas disposer de leur argent. Léopold Goirand, député puis sénateur des Deux Sèvres, se battit tant à l’Assemblée qu’au Sénat pour que cette disposition soit enfin votée, « après quatorze ans de combat ».

Fernand Gautret, quant à lui, fit une proposition de loi accordant aux femmes le droit de vote (elles ne l’obtinrent qu’après la Seconde Guerre Mondiale).
Dans cette sélection, une femme compte beaucoup pour Jean-Louis Debré. Elle s’appelle Madeleine Brès. Son père qui était charron l’emmenait souvent à l’hospice de Nîmes où, petite fille, elle observait la façon dont les sœurs soignaient leurs patients. Bien sûr, elle voulait être médecin ! En plein XIXe siècle, sa famille se contenta de lui trouver un mari, un chauffeur de tramway. Mais Dame Fortune n’est pas ingrate. Titulaire du baccalauréat, elle réalisa enfin son rêve, suivre des études de médecine, après avoir reçu les agréments nécessaires.
Dans les années 1870, elle devint l’élève du célèbre professeur Broca, les hommes étant partis à la guerre. Le praticien apprécia les qualités de Madeleine qui fut la première femme médecin des Hôpitaux de Paris, après avoir soutenu une thèse. « Ma grand-mère n’aurait jamais été interne des Hôpitaux de France si Madeleine Brès n’avait pas ouvert le chemin » souligna l’auteur avec un brin d’émotion. Il porte de l’admiration à ceux qui se battent pour une véritable cause, « qu’ils soient de droite ou de gauche ».

Et puis, à une époque où Barack Obama fait la une de l’actualité internationale, comment ne pas citer Blaise Diagne qui fut élu député du Sénégal, secrétaire d’Etat aux colonies et surtout premier membre noir africain au Conseil de l’ordre du Grand Orient de France...

« Ces hommes et ces femmes avaient conscience qu’il n’y avait d’avenir pour la République que dans le mouvement et l’audace » conclut Jean-Louis Debré avant de signer son ouvrage. Petit détail, il utilise toujours deux feutres, l’un rouge et l’autre bleu, pour ses dédicaces et ne néglige pas les petits dessins personnalisés. Ambiance...

Photo 1 : La vie politique, le long combat de Jean Louis Debré !

Photos 2 et 3 : Dédicaces et rencontres

Photo 4 : Pendant les discours

Photo 5 : Avec les vieilles connaissances dont l'ex député de Saintes, Xavier de Roux

Photo 6 : Dans les salons de l'hôtel de ville de Saint Jean d'Angély

Saintes : Quand Saint Louis inspire des architectes américains


Abandonné en ses dédales désertés, le site Saint-Louis, qui accueillait autrefois
les services hospitaliers de Saintes, intéresse les architectes.
Récemment, des étudiants de la School of Architecture, University of Southern California, venus quelques mois à Saintes peaufiner leurs connaissances, ont planché sur le lieu : quelle nouvelle destination lui donner ?
Bien sûr, leurs projets ne seront pas retenus, mais ils sont originaux et parmi eux, se trouvent d’excellentes idées. Une exposition regroupe leurs différentes maquettes assorties de commentaires.

Depuis que le centre hospitalier a quitté son promontoire pour le quartier des arènes, le site Saint-Louis est devenu “une friche hospitalière“. Consciente de sa position stratégique, la mairie a entrepris de valoriser ce haut lieu de Saintes.
Son aménagement s’insère dans le concours Europan 10 avec les villes d’Alès, Dunkerque, l’Isle d’Abeau, Seilh et Triel-sur-Seine. Un concours a été ouvert et déjà 80 équipes étudient la question. En 2010, trois projets seront retenus par le jury et c’est alors que Jean Rouger et les conseillers municipaux pourront opérer leur choix.

Cette formidable aventure, Jean Rouger la vit avec réalisme et détermination. En effet, il compte dix bonnes années pour conduire à bien ce dossier qui entraînera d’importants travaux. S’il n’est pas question de toucher aux édifices « historiques » (dont l’église et le logis du Gouverneur), conservés et valorisés, les bâtiments modernes seront démolis ou restructurés.

On imagine déjà l’ampleur du chantier qui surplombera la cité, avec vue plongeante sur notre mère, l’église Saint-Pierre, et les toits environnants.
L’objectif est de réhabiliter cet espace de quatre hectares en combinant différents aspects : services liés à l’urbanisme, commerces, vie culturelle, artistique, logements, restauration, promenade. Bref, que chaque Saintais s’y sente un peu comme chez lui !

Ecole de cinéma, centre culturel, école de médecine gériatrique...

En attendant le moment où les plans définitifs seront présentés au public, le rendez-vous proposé par Jean Rouger, samedi dernier, était une mise en bouche.
Il gravitait autour de l’exposition réalisée par des étudiants en architecture américains venant de Los Angeles.
Ils ont passé quatre mois à Saintes avec leur professeur, Gerald Knowles, en poste depuis une quinzaine d’années dans la région.

Il est évident que Mediolanum Santonum a de quoi séduire les enfants de l’oncle Sam avec ses monuments liés à des époques diverses et variées. Des arènes magnifiques, un arc qui chevauchait l’ancien pont médiéval, des églises, une abbaye aux dames, un aqueduc. Gerald, quant à lui, a craqué pour la crypte romane de Saint Eutrope. Elle est remarquable et si vous ne la connaissez pas, nous ne saurions trop vous conseiller d’admirer cette forêt souterraine de chapiteaux ornés dans la pierre.
Le site Saint Louis est un autre endroit « clé » de la ville.

Les idées proposées ouvrent des pistes intéressantes : ce plateau n’a laissé aucun élève indifférent. Pas de quoi virer au rouge, il livre ses secrets ! Les uns y voient une « vertébrale en vie » qui serait place de transition, d’observation et d’exploration ; les autres le lieu idéal pour tester les énergies renouvelables.
Shawn Swisher, par exemple, imagine une palette réunissant piscine, auditorium, forum (renouant ainsi avec l’Antiquité), salles de sport, galeries. Un espace entièrement consacré à la vie intellectuelle, artistique et sportive.
Ulises Gonzales privilégie des écoles d’art et de cinéma (sorte d’Hollywood saintais !) tandis que Syndey Tang rend à César ce qui est à Esculape en transformant cette sorte de “forteresse“ en école de médecine gériatrique de pointe du Poitou-Charentes.

Chaque maquette est accompagnée de commentaires qui dénotent une imagination certaine.
Installée depuis les années 1990 à Saintes, le Centre d’Etudes d’Architecte et d’Urbanisme (CEAU) a un avantage, rappelé par le maire : « ces jeunes ont une nouvelle approche et peuvent se permettre des audaces que, de par notre éducation, nous n’oserions peut-être pas avoir. Ils ne subissent pas nos contraintes, ni nos déformations saintongeaises » !

Leurs travaux sont exposés dans le grand bâtiment du site Saint-Louis. Vous pourrez les découvrir durant ce week-end à l’occasion de journées portes ouvertes.
Le premier magistrat en profita pour rappeler que le site Saint Louis - malgré l’absence d’un chêne pour y rendre la justice - est ouvert à tous : « la population sera étroitement associée à son renouveau ».
Une sage attitude. Nul n’a oublié comment se termina l’affaire Bassompierre pour Bernadette Schmitt.…

• L'info en plus

Visite du site Saint-Louis : Ouverture au public des jardins du belvédère, samedi 18 et dimanche 19 avril, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures. Visites guidées et exposition des travaux réalisés par les étudiants du Centre d’études d’architecture et d’urbanisme (School of Architecture, University of Southern California).

Photo 1 : L’ancien logis du Gouverneur, édifice majeur du site St Louis.

Photo 2 : Vue imprenable sur l'église Saint Pierre

Photo 3 : Jean Rouger, maire de Saintes, est passionné par la reconversion de cette friche hospitalière de 4 hectares, sélectionnée dans le cadre du concours d’architecture et d’urbanisme Europan 10. Jeudi 9 avril, s’est d’ailleurs tenue une rencontre organisée dans le cadre de ce concours entre les équipes d’architectes européens candidates (80 au total), les élus saintais et les représentants d’Europan 10.
Samedi dernier, plusieurs conférences ont eu lieu sur ce thème à la salle Saintonge, suivies de l’inauguration de l’exposition au site Saint-Louis.

Photo 4 : Gerald Knowles, professeur au Centre d’Etudes d’Architecture et d’Urbanisme, s’apprête à recevoir à Saintes une nouvelle promotion d’étudiants venant de Los Angeles et Shangaï.
Parmi les personnalités, Jean Rouger, maire de Saintes, Catherine Quéré, député, Frédéric Mahaud, maire adjoint chargé des grands projets, Sylvie Barre, Thierry Leblanc, Margarita Sola, Denis Guirand, directeur de l’hôpital, Isabelle Oberson, directrice de l’Atelier du Patrimoine de Saintonge, Céline Marmet, directrice de l’aménagement et de l’urbanisme de la ville de Saintes, etc.

Photo 5 : L'une des nombreuses maquettes exposées

Photo 6 : Un public intéressé par ces projets