vendredi 22 février 2008

Mickaël Plaine : Les raisons de son engagement à 26 ans

Il y a quelques années, les parents de Mickaël Plaine ont acheté le château de Croix-Gente qui accueillait, dans le passé, les jeunes en formation agricole. La famille, qui a des projets, restaure actuellement les pavillons “vacances“ abandonnés depuis vingt ans. Mickaël, quant à lui, est étudiant à Bordeaux et prépare un master en comptabilité. Candidat sur la liste Envie de Montende conduite par Francis Motard, il répond à nos questions.


Mickael Plaine, quelles sont les raisons de votre engagement sur la liste Envie de Montendre ?

J’ai tout simplement envie de m’engager pour la collectivité. Pour moi, cette notion d’engagement est importante.
Dans une petite ville comme Montendre, l’action et l’implication des élus sont nécessaires afin de tisser des liens et créer un espace convivial pour tous. Quand Francis Motard et Claude Augier m’ont demandé de les rejoindre, j’ai répondu positivement car je souhaite apporter ma pierre à l’édifice.
Participer au projet porté par la liste Envie de Montendre est passionnant.

Venant de Haute-Savoie, votre famille s’est installée au domaine de Croix-Gente. Quels sont ses projets quant à ce lieu emblématique ?

Quand il achète un site historique, le nouveau propriétaire s’intéresse forcément à ceux qui l’ont succédé.
Nous nous sommes donc plongés dans l’histoire de ce site pour en connaître le passé. Il s’agit d’un ancien relais de chasse édifié en 1863 par un certain Jean-Baptiste Gaillard. Nous étions très curieux et le sommes toujours !
La propriété a été léguée à l’Église dans les années 30, puis des associations en ont pris les rênes, dont l’UDAF, Union Départementale des Associa-tions Familiales. On ne peut donc pas arriver ici en faisant n’importe quel projet. Au contraire, on se doit d’avoir une continuité pour que ce site soit préservé, tout en trouvant une nouvelle personnalité propre à son époque.
Dans un premier temps, nous envisageons de rénover tous les pavillons et de les proposer à la location. En mauvais état, ils n’étaient pas utilisés depuis une vingtaine d’années.
L’été, l’UDAF les louait à des familles à faibles revenus. Manquant de capitaux, cette structure a abandonné peu à peu cette prestation.
Conséquence, les pavillons sont restés fermés. Nous avons dû tout refaire, de la toiture à la maçonnerie parce que les murs étaient fissurés, sans oublier l’intérieur, électricité, eau, etc. L’ensemble sera terminé mi 2009, les locataires ciblés sont des retraités valides.
En ce qui concerne le château, nous sommes dans une phase de réflexion. Il est en mauvais état également.
L’intérieur date d’une soixantaine d’années, les tapisseries, les tuyaux en plomb, le réseau électrique.
Des travaux seront entrepris dès que les pavillons seront restaurés.

Quand votre famille a-t-elle acheté le domaine ?

Voici quatre ans. Précédemment, nous habitions donc en Haute-Savoie et depuis toujours, mon père souhaitait concrétiser un grand projet de rénovation. Ici, il est gâté ! L’achat de la propriété mérite d’être conté. Dans la revue “Belles Demeures“, nous sommes tombés sur une annonce passée par une agence immobilière de Royan.
Tout de suite, le descriptif a attiré notre attention, il correspondait exactement à ce que mon père recherchait depuis longtemps, c’est-à-dire une maison, un petit étang et des pavillons.
Nous avons eu un coup de cœur et sommes partis dans la nuit pour arriver le lendemain à Croix-Gente où nous avions rendez-vous avec le vendeur. Nous avons été conquis et la transaction s’est faite rapidement, après avoir réuni les capitaux. Le précédent acquéreur était un Anglais qui n’avait pas réussi à obtenir son prêt.

Mickaël Plaine, vous êtes étudiant et vous vivez aujourd’hui votre première expérience de politique locale. Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de la liste de Francis Motard ?

Sa diversité et les compétences des uns et des autres. C’est une liste hétérogène qui, en même temps, est complémentaire et présente de nombreux points de synergie. Appartenir à cette liste est une occasion de s’enrichir sur un plan humain.
Quant aux projets, j’habite Montendre depuis seulement quatre ans. Dans un premier temps, il était difficile de se positionner pour l’une ou l’autre liste.
En effet, pour se faire son propre jugement, il faut avoir une expérience de vécu dans une ville. Par rapport aux avis de la population, j’ai constaté que les grands projets de Montendre avaient été réalisés avant les années "Bernard Lalande". D’un point de vue objectif, il ne me semble pas que le maire sortant ait réellement conduit et concrétisé de grands projets pour Montendre, malgré des effets d’annonce. C’est pourquoi, pour moi, la liste Envie de Montendre s’inscrit dans la ligne du renouveau pour Montendre.

Les Montendrais sont-ils différents des Savoyards ?

Les Saintongeais sont plus ouverts et plus bavards que les Savoyards qui n’en restent pas moins chaleureux. Cependant, il est plus difficile d’obtenir la confiance des Savoyads.
Avec les Montendrais, on lie facilement connaissance et l’on peut avoir très rapidement de longues conversations. Cette élection est pour moi l’occasion d’aller à leur rencontre.
Participer à un projet électoral est une expérience personnelle intéressante. Je peux également apporter mes connaissances au point de vue informatique et rendre service. Les projets doivent correspondre aux espérances des habitants, d’où l’importance d’un échange constructif. Être à la portée de la population est essentiel pour une équipe municipale.

Quand vous vous êtes arrivé, quelle idée aviez-vous de Montendre ?

Une idée assez proche de celle de la ville où j’habitais en Haute Savoie. J’y ai vécu vingt-deux ans. Nous avions un maire emblématique et une équipe municipale un peu fantôme. C’était la même chose à Montendre : j’y ai vu un maire certainement compétent entouré de conseillers plutôt méconnus. C’est la première impression que j’ai eue.
Par la suite, les premières impressions sont confirmées ou infirmées...

D’une façon générale, qu’attend de la politique un jeune homme de 26 ans dans un pays qu’on dit “morose” ?

En regardant les informations, on peut effectivement avoir de nombreux motifs d’insatisfaction en ce qui concerne l’économie et le social. Cependant, j’ai envie d’être optimiste pour l’avenir parce que je sens une évolution au point de vue individuel. De plus en plus de personnes veulent faire bouger les choses collectivement. Chacun essaie d’être un moteur de cette évolution pour apporter des améliorations dans le quotidien.
Aux municipales, la multitude de listes dans les grandes villes démontre ce désir de s’impliquer dans la vie locale. Nous avons envie de faire bouger les choses et de nous insérer dans des projets. Malgré tous les cloisonnements, les gens ont besoin de communiquer. On s’en rend compte avec les portables, les blogs, internet.
Les Français se désintéressent de la politique quand elle ne les concerne pas. À partir du moment où ils veulent du changement ou que leurs intérêts sont menacés, ils réagissent en demandant des avancées au niveau économique, environnemental, social, associatif. La politique, c’est faire l’arbitrage entre ces différents enjeux.
Il ne faut pas attendre que les gens viennent à nous, il faut aller à eux ! C’est notre objectif pour les Montendrais si nous sommes élus en mars prochain.

Dis-le-moi dans l'oreille :

• Projet Perce-Neige

« A une époque, la mairie de Montendre avait laissé entendre que la fondation de Lino Ventura était intéressée par le château de Croix-Gente. Malheureusement, ce projet est tombé à l’eau, de même que la Maison de Champlain, le fameux grand projet de la mairie de Montendre, qui devait être effective en 2005, près du lac de Montendre » soulignent Francis Motard et Claude Augier.

• L’histoire de Croix-Gente

Ce relais de chasse a été réalisé dans la seconde moitié du XIXe siècle par un homme d’affaires, Jean-Baptiste Gaillard, au milieu des landes de Montendre. Il est situé non loin de la chapelle où sont organisés des pèlerinages. Il s’agit d’une architecture néo-gothique et, du toit du bâtiment, on peut apercevoir la Gironde. En 1885, M. Gaillard légua ce domaine à Henri Mullon qui le transmit à son tour à Mme Giraud. À la mort de son époux, en 1937, elle le donna à l’Église. En 1964, le château et les annexes devinrent propriété de l’UDAF. Le domaine a été racheté par la famille Plaine en 2004 (après avoir appartenu à un Anglais durant un an).

Photo 1 : Mickaël Plaine, Francis Motard et Claude Augier.

Photo 2 : Le château de Croix-Gente vu du ciel.

Les têtes de liste face aux commerçants et aux chefs d'entreprises

Lundi soir, c’était le grand oral pour Pierre Maudoux, Bernadette Schmitt, Jean Rouger, Philippe Callaud, Jean Philippe Ardouin et Daniel Métraud. Invités par le club Pays Santon Entreprises que préside Benoît Huger, les six têtes de liste aux municipales étaient invitées à répondre à des questions concernant la vie économique et commerciale de la cité. Cette initiative intéressante a permis de se faire une idée sur les projets des candidats.

Alors que Jonzac vient à peine de sortir de ses turbulences, il est des villes où les candidats sont en phase active. Ainsi, les citoyens peuvent se faire une opinion objective sur les projets des uns et des autres.
À Saintes, avec six listes en lice, les citoyens sont gâtés et ils ont bien failli en compter sept. En effet, faute d’avoir pu trouver le nombre de colistiers suffisants, Jean-Claude Landreau ne participe pas à cette course qui se promet d’être animée...
Saintes est une ville active où le chômage est l’un des plus faibles du département (9 %). Que fera la prochaine municipalité pour promouvoir l’économie et le commerce ? Quelle sera sa position quant aux nouvelles zones industrielles et l’extension des grandes surfaces ? Que fera-t-elle pour animer le centre ville ? Sera-t-elle favorable à l’ouverture des magasins le dimanche ? Voilà bien les questions que se posent chefs d’entreprises, artisans et commerçants.
Lundi, salle Saintonge, le club Pays Santon Entreprises, que préside Benoît Huger, avait invité les têtes de liste à s’exprimer. Réunies dans la salle Saintonge, elles ont exposé leurs points de vue respectifs.

Pierre Maudoux : Un manager du centre ville



Le premier à ouvrir le ban était Pierre Maudoux (Saintes en mouvement). Il réalisa bien vite qu’il devrait s’exprimer sans micro, la technologie ayant décidé de rester muette. Par contre, lui ne le fut pas et c’est un Pierre Maudoux en forme que nous avons écouté, dans un style agréable et concret. « Ce soir, il nous bluffe » reconnaissait un participant attentif à ses propos. L’homme discret du passé, au physique de troubadour occitan, a laissé la place à un battant !
Pierre Maudoux n’y est pas allé par quatre chemins : les problèmes de l’entreprise, il les connaît puisqu’il possède un cabinet dentaire à Saintes où il exerce depuis quinze ans. Qui pourrait avoir une dent contre lui ? Par le passé, il a siégé au Conseil de développement : « Je suis passé dans le camp politique pour y défendre les intérêts économiques » explique-t-il. Il est favorable à l’élaboration d’une charte de territoire et de développement « objectif qui n’était pas la priorité de Bernadette Schmitt ».
Saintes doit afficher une image dynamique pour attirer des entreprises innovantes. Pour y parvenir, la création d’un observatoire et d’une base de données du foncier d’entreprises est nécessaire : « ces mesures devraient déjà être opérationnelles » lança-t-il.
En ce début de XXIème siècle, « la prochaine municipalité saintaise devra anticiper en adoptant une position volontariste forte en partenariat avec les acteurs locaux ». Parmi les prestations énoncées, il préconise des liens plus étroits entre chaque PME et la Communauté de communes grâce à « un interlocuteur chargé du développement économique, clairement désigné », une réelle synergie entre les chefs d’entreprises, la mairie, la CCI ainsi que le développement de nouvelles zones d’activités en élargissant les réserves foncières : « pour nous, ce seront des opérations blanches. Il n’est pas question de s’enrichir sur le dos des industriels ». Il souhaite faire de Saintes une ville pilote en ce qui concerne le développement durable, rendre la CDC plus efficace avec la création d’une Communauté d’agglomération (ayant échoué avec Gémozac au début du mandat de Bernadette Schmitt). « Notre politique devra être plus agressive pour tirer notre épingle du jeu » dit-il.
Quant à l’animation du centre ville, elle sera confiée à un manager issu du milieu privé qui travaillera avec les associations de commerçants.
Au sujet de la taxe professionnelle, Pierre Maudoux ne veut pas être suicidaire : « Nous devons stabiliser la pression fiscale et non pas l’augmenter ». Et de conclure en citant l’exemple vendéen dont la réussite inspire de nombreux hommes politiques, de gauche comme de droite.

Bernadette Schmitt : L’argent de la taxe professionnelle unique sert à financer le personnel scolaire



La seconde invitée était Bernadette Schmitt. Elle était accompagnée de son futur adjoint au développement économique, Philippe Saincraize, un pro de la banque à la chevelure argentée.
Lors de ce premier mandat, l’action de la mairie avait été de rendre vivant le centre ville : « la rue Victor Hugo a bien changé » remarqua-t-elle. De nombreux bâtiments ont été rénovés, la ville est belle et propre avec un mobilier urbain esthétique : « le touriste est aussi un client pour les commerces ».
L’autre objectif ciblé concerne l’achat de réserves foncières pour accueillir des entreprises.
À ce jour, la Champagne Saint-Georges est pleine, « signe de vitalité ». Au nord, cette zone peut être agrandie grâce à des terrains agricoles en cours d’acquisition ainsi qu’une partie de la ferme située au giratoire : « c’est le seul moyen pour accéder à ces parcelles ».
Aux Charriers, 20 ha de terres ont été achetés route de Chermignac, face aux tours de l’Océane. Le PLU est en cours de révision afin de classer ces secteurs en zone artisanale. À Diconche, un second rond-point est prévu, là où se trouvait autrefois l’avion, la rocade devant passer entre les deux.
Philippe Saincaize embraya sur l’animation en centre ville à confier à un manager (décidément, le terme est à la mode) avec création d’un « office du commerce » qui pourrait être situé rive droite. La plus grande galerie marchande à ciel ouvert étant le centre ville, « il doit être dynamique, tout en conservant une périphérie forte ». La signalétique sera améliorée. Une collaboration étroite entre les différents acteurs - mairie, office de tourisme, CCI, associations - sera recherchée. Il est à noter que le fameux manager, qui aura de nombreuses cordes à son arc, ne se substituera pas aux responsables de la CCI !
Le but recherché est de promouvoir le territoire de Saintes avec la CDC et le Pays de Saintonge Romane. Saintes doit également exporter son image en participant à des salons ou par le biais de vidéos (comme celle qui précédait les jeux Intervilles), des rallyes d’entreprises, etc.
En ce qui concerne les zones artisanales et industrielles, il souligna un point important : la taxe professionnelle unique (TPU), collectée par les communes, est versée directement à la Communauté de Commu-nes du pays santon. Elle destine cette somme au personnel des écoles (puisque c’est l’une de ses compétences). Tous les mois, elle établit 474 fiches de paie : « L’argent de la TPU est donc affecté à un secteur non économique. Cette mesure a été prise par l’équipe qui a précédé celle de B. Schmitt. Si nous n’avons pas constitué de réserves foncières, c’est pour cette raison, par manque de moyens » précisa Philippe Saincraize. Il détailla ensuite les aides auxquelles peuvent prétendre les entreprises, dont l’AFR (aides d’état à finalité régionale). Saintes en bénéficie jusqu’en 2013. Il s’agit de primes à l’investissement, au fonctionnement et à la création d’emplois : « Je m’étonne que la CDC n’ait pas prêté attention à ces dispositions qui sont des atouts majeurs ».
Il déclara aux décideurs présents que la mairie est toujours ouverte à ceux qui, de passage dans la cité, souhaitent rencontrer un élu : « si vous avez des clients qui veulent visiter Saintes et dialoguer avec nous, nous serons à leur disposition. La convivialité d’une ville est importante pour une personne de l’extérieur ».
S’il ne fut pas question de l’extension des grandes surfaces (le débat n’a pas eu lieu au niveau national), l’ouverture des magasins le dimanche, thème cher à Gérard Desrente, partagea les deux orateurs : Bernadette Schmitt est contre « pour des raisons familiales », Philippe Saincraize est pour « faire des courses le dimanche, quand on a un moment libre, est agréable ».

Jean Rouger : créer une agora en centre ville



Tête de liste de la gauche plurielle, Jean Rouger se trouvait aux côtés de Pierre Dietz, Thierry Leblan et Frédéric Mahaud. Contrairement aux deux premiers intervenants, entrés directement dans les détails, le responsable socialiste fit un discours de politique générale, très humaniste en vérité, rappelant qu’une ville se gère dans son ensemble. Il fut également question d’écologie et de développement durable : « la façon dont nous vivions autrefois appartient malheureusement au passé ». Eh oui, fini le pétrole à gogo, les usines crachant des flots de fumées polluantes, les cours d’eau souillés. Nul ne se plaindra de l’actuelle prise de conscience.
L’équipe de Jean Rouger a bien sûr des projets, « mais il est difficile de faire une prévision sur six ans vu que nous ignorons de façon précise la situation de la ville de Saintes ». Le conseil travaillera dans l’union, tant avec les chefs d’entreprises qu’avec les commerçants et les habitants. Il en sera de même avec la Communauté de Communes : « nous n’agirons pas séparément ».
Pierre Dietz aura la charge du commerce et de l’industrie. Ses efforts seront axés sur une dynamisation du centre ville « avec un dialogue ouvert avec la mairie », une meilleure signalétique et plan de circulation : « notre proposition réside dans la simplicité et l’égalité ». Une nouvelle charte commerciale sera mise en place.
À Saintes, l’emploi se répartit de la façon suivante : 50 % dans les services, 35 % dans le commerce et 15 % dans l’industrie. Le but recherché est d’attirer des entreprises sur le territoire, dans les nouvelles technologies par exemple, allant de pair avec des créations de postes.
Quant à l’extension des gran-des surfaces, Thierry Leblan estime qu’il est bon de les réguler : « la loi de la jungle est inacceptable ». La CDEC (commission départementale des équipements commerciaux) évite déjà les dérives. Par ailleurs, une loi nouvelle permet à la mairie d’exercer un droit de préemption sur les fonds de commerce et les baux commerciaux.
Parmi les projets prévus en centre ville, une agora (principale place publique dans la Grèce antique) est à l’ordre du jour. La circulation serait alors alternée. Animations et nocturnes sont inscrites sur les tablettes.
Le stationnement, quant à lui, reste figé : « avec B. Schmitt, nous en avons pris pour trente ans ». L’idée globale est de vivifier tant le centre ville que la périphérie et, pour y parvenir, il serait bon que les interlocuteurs parlent d’une même voix. Sur ce point, selon le président du club Pays Santon Entre-prises, une charte commune devrait être élaborée entre les différentes associations (commerçants, industriels, artisans, etc).

Philippe Callaud : Un service de développement économique



Venant de quitter une réunion organisée à Bellevue, Philippe Callaud, candidat radical, salua l’heureuse initiative de Pays Santon Entreprises. Dans une intervention précise et ciblée, il présenta les premières mesures à prendre : « nous devons rapidement valoriser le centre ville en partenariat avec les associations sur le modèle de Vitrines de Saintes ». À l’époque de Michel Baron, cette formule était simple : les commerçants et la mairie mettaient la main à la poche à égal montant pour mener à bien des projets. Bernadette Schmitt a mis fin à ce fonctionnement.
Du côté des zones artisanales et industrielles, constituer de nouvelles réserves foncières est nécessaire : « de 2001 à 2008, aucune démarche dans ce sens n’a été faite ». Une action doit être engagée puisque l’arrivée de nouvelles entreprises génère des emplois.
Sur le développement des grandes surfaces, il reste prudent : « nous ne mettrons pas en péril les commerces du centre ville ». Une concertation doit donc avoir lieu avant toute implantation ou extension.
Sur la liste de Philippe Callaud, Joël Joanny sera en contact avec les investisseurs : « un service de développement économique est à créer en partenariat avec le Pays et la CDC ». En ce qui concerne les ZI, celle des Grandes Bauches (vers la Coop Atlantique) connaît un arrêt sur image en raison de la future RCEA Saintes-Cognac.
Pour aider les chefs d’entreprises à s’installer, Philippe Callaud suggère quatre grands axes : des accès routiers et ferroviaires pratiques, l’aménagement des zones comme un quartier de la ville, un bon agencement et enfin, la ville dans son ensemble doit être dotée de structures intéressantes qui correspondent à ce qu’attendent les familles.
« Actuellement, il devient urgent de poursuivre l’aménagement des zones qui ne dépendant pas de la CDC. Nous avons perdu du temps. Durant ce mandat, rien n’a été fait, c’est pitoyable. De nouvelles missions doivent être définies » déclara Philippe Callaud.
Il connaît les difficultés des chefs d’entreprise puisqu’il dirige un cabinet d’avocat : « j’ai les mêmes problèmes que vous, on parle le même langage ». La liste qu’il conduit est variée avec des personnes venant d’horizons différents : « elle vous ressemble » dit-il à l’assistance. Quant à l’ouverture des commerces le dimanche ; « je suis un radical, un homme de dialogue. Si des salariés veulent travailler et qu’ils ont un accord avec leur employeur, pourquoi pas ? Par contre, je suis opposé aux décisions imposées par une loi. Une loi, ça me file de l’urticaire ! Pensez aux trente-cinq heures alors que nous n’avions rien demandé »...
Bref, Philippe Callaud garde la tête froide et ne promet « ni tramway, ni salle de spectacle de 1500 places » à ses électeurs.
La soirée se poursuivit avec les interventions de Jean Philippe Ardouin (Modem) et celle de Daniel Métraud (Gauche alternative) qui veut faire de Saintes une technopôle du futur (écologie et du développement durable). La cité santone serait alors pionnière en matière d’économie énergétique et d’écologie. Cette perspective est séduisante. Toutefois, la question est de savoir comment et avec quels financements ce candidat compte réaliser un aussi vaste projet...
En conclusion, ces débats furent instructifs. Ils seraient à renouveler en abordant d’autres sujets tels que la santé, l’écologie précisément, l’urbanisme, le patrimoine...




Photo 1 : Pierre Maudoux a réussi là où la liste Landreau a échoué (il en a été écarté au départ). La roulette saintaise, ça marche (surtout pour un dentiste) !

Photo 2 : Aux côtés de Bernadette Schmitt, Philippe Saincaize possède une forte personnalité. Le futur maire de Saintes dans six ans ?

Photo 3 : On reconnaît Thierry Leblan, Jean Rouger, Pierre Dietz et Frédéric Mahaud. En ce qui concerne l’ouverture des commerces le dimanche, Jean Rouger vous donne rendez-vous au marché où sont présents de nombreux producteurs !

Photo 4 : Philippe Callaud : il joue son va-tout avec cette élection. Son indépendance par rapport au socialiste Jean Rouger est révélatrice de l’actuel climat saintais et de l’évolution du centre gauche.

Photo 5 : Au premier rang on reconnaît Benoît Huger, président de Pays Santon Entreprises, aux côtés de Gérard Desrente, très préoccupé par l’ouverture des commerces le dimanche.

Photo 6 : Un public attentif.

Jonzac inaugure ses Archives

Installée dans les locaux de l’ancienne Sagesse, l’annexe des Archives départementales, petite sœur de la maison mère rochelaise, vient d’être inaugurée en présence de nombreuses personnalités dont Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France et Benoît Jullien, directeur des Archives départementales de Charente-Maritime.


Après la visite des locaux dont l’agencement est original et fonctionnel, les personnalités réunies ont exprimé leur satisfaction face à cette réalisation qui constitue « un instrument de recherche accessible ». Désormais, les Saintongeais disposent d’un outil moderne - les documents sont numérisés - et d’un lieu privilégié où pourront être effectués des versements par les collectivités et les particuliers. Ils n’auront donc plus besoin de se rendre à la Rochelle.
Martine de Boisdeffre, entourée de Jean Glénisson, Benoît Jullien, Claude Belot et Jacques Reiller, rappela que la profession d’archiviste est en pleine évolution. L’idée qu’on se fait de l’historien travaillant au milieu de rayonnages poussiéreux est totalement obsolète ! Les nouvelles technologies sont passées par là, mais il est certain - et Marc Seguin ne nous contredira pas - que pour lire la difficile écriture du XVIe, il vaut mieux avoir une formation personnelle. « Les archives sont un trésor à partager » dit-elle avec enthousiasme. La mémoire s’y transmet au fil des écrits, cartes et ouvrages.
Pour sa part, Benoît Jullien porte un œil attentif à ce « satellite haut jonzacais » que dirige Hélène Taillemite.
Par cette réalisation, Claude Belot, président du Conseil Général, démontre sa volonté de doter Jonzac des meilleurs vecteurs de transmission de la connaissance. Cet aménagement démontre également « l’excellent partenariat qui existe entre l’État et les communes » souligna le préfet Jacques Reiller.


Cette rencontre s’acheva par le verre de l’amitié où l’on changea de registre en parlant des élections municipales. Des élections qui, elle aussi, deviendront des archives quand le temps se sera écoulé...



Présentation de l’annexe

Elle comprend trois niveaux qui accueillent trois magasins de conservation, des espaces ouverts au public (22 places dont 10 pour consulter les fonds d’archives numérisés), une salle de conférences, un hall d’exposition, des espaces de travail, une salle de tri, différents bureaux. Coût des travaux 3000.000 euros TTC (Conseil général, État). La salle de lecture est ouverte tous les après-midi de 13 h 30 à 17 h. À ce jour, plusieurs dépôts ont eu lieu : 25 mètres linéaires provenant des communes du sud Saintonge, comptes d’une propriété agricole, registre de pharmacie du XIXe siècle, don de la famille Ollivier (plusieurs générations d’architectes jonzacais), en attendant le versement des archives de la mairie de Jonzac.

Photo 1 : Inauguration en présence de Benoît Jullien, directeur des archives de Charente-Maritime, Jean-Claude Beaulieu, député, Martine de Boisdeffre, directrice des archives de France, Jacques Reiller préfet, Jean Glénisson, membre correspondant de l’Institut, Claude Belot, président du conseil Général.

Photo 2 : L’annexe des Archives est ouverte au public. Située en haut de la rue Sadi Carnot, non loin de la place Fillaudeau, elle est animée par Hélène Taillemite et son équipe. Des conférences et des expositions y sont organisées régulièrement.

Photo 3 : L’aménagement a été réalisé par Sophie Blanchet, architecte.

Photo 4 : Les nombreux maires présents savent désormais qu’ils peuvent déposer leurs documents et autres archives à Jonzac. Idem pour les particuliers s’ils possèdent des écrits qui leur semblent intéressants pour la postérité. Que seraient les généalogistes sans les registres paroissiaux ?...

Et si notre système solaire avait des petits camarades dans l'univers ?

Depuis des lustres, les hommes sont confrontés à une interrogation de taille : leur système solaire est-il unique dans l’univers ? Lors de sa récente venue à Jonzac, nous avons demandé à l’astrophysicien Jean-Philippe Beaulieu où en était la recherche à ce sujet. Il y a quelques années, en effet, il a participé, avec une équipe de chercheurs, à la découverte d’une Terre, certes fort éloignée de la nôtre, mais présentant des similitudes, la présence d’eau en particulier. « On avance » déclare-t-il en indiquant la synthèse présentée par l’un de ses collègues, Pascal Fouqué, de l’Observatoire de Toulouse. Elle détaille la découverte de deux planètes analogues à Jupiter et à Saturne grâce aux lentilles gravitationnelles. Etonnant ! Et l’on se met à rêver d’une autre vie en dehors de nos frontières « naturelles »...


« Une nouvelle pierre vient d’être ajoutée à l’édifice de la connaissance des systèmes planétaires extérieurs au nôtre » souligne Pascal Fouqué de l’Observatoire de Toulouse. En effet, depuis la découverte des Jupiters chauds, en 1995, on sait qu’il existe des planètes géantes gazeuses très proches de leur étoile, inconnues dans le système solaire. Le nôtre serait-il particulier ? L’enjeu de cette question est de savoir si le développement de la vie est une étape commune à un grand nombre de systèmes planétaires ou si, au contraire, les particularités de notre système solaire font que la vie est plus rare qu’on ne le pense.
Parmi les 271 exoplanètes connues aujourd’hui, seuls vingt-cinq systèmes planétaires multiples ont été recensés. Seuls quelques-uns ressemblent vaguement à notre système solaire : « les théories de formation des systèmes planétaires prédisent que la masse des planètes géantes devrait décroître quand la distance à leur étoile croît, ce qui n’est pas observé dans la plupart des systèmes planétaires connus, sauf le système solaire » précise Pascal Fouqué.
La découverte de deux planètes analogues à Jupiter et Saturne, autour d’une étoile deux fois moins massive que le Soleil, par des équipes utilisant la technique de la microlentille gravitationnelle est donc très intéressante.
Ce procédé consiste à attendre un alignement presque parfait entre deux étoiles sur une ligne de visée. Cet effet a été observé par le télescope OGLE, situé à l’Observatoire de las Campanas, au Chili, fin mars 2006.
OGLE est une collaboration entre astronomes polonais et américains, qui utilise cette technique avec succès depuis quinze ans et détecte environ 600 événements de microlentilles par an. Toutefois, un seul télescope ne peut couvrir complètement une courbe de lumière.
D’autres réseaux de télescopes, répartis de façon uniforme dans l’hémisphère sud, au Chili, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Israël, en Afrique et aux Etats-Unis, sont donc alertés. Plusieurs collaborations effectuent ce travail de suivi : microFUN rassemble des astronomes américains, coréens, israéliens, ainsi que des astronomes amateurs ; PLANET réunit une trentaine de chercheurs de toutes nationalités, dont plusieurs Français ; RoboNet est une équipe anglo-saxonne utilisant des télescopes en Australie, aux Canaries et à Hawaï ; enfin MOA regroupe des astronomes anglais, japonais et néo-zélandais autour de télescopes situés en Nouvelle-Zélande. Ces observations en réseau sont nécessaires car aucun groupe n’est en mesure d’assurer un suivi complet sans l’aide des autres.

Emotion au bout des télescopes...

Suivons donc le film des observations de cet événement : Fin mars, OGLE annonce qu’un nouvel événement de microlentille a été identifié dans la constellation du Scorpion, le 109eme de l’année 2006, d’où son nom OGLE-2006-BLG-109 (BLG signifie Bulge en anglais, car cette observation a été faite en direction du Bulbe central de notre galaxie). Deux jours plus tard, OGLE rapporte des observations anormales : la courbe de lumière ne suit pas le tracé standard, ce qui peut trahir l’existence d’une planète autour de l’étoile lentille. Les groupes de suivi se mettent à la tâche, le rendez-vous est prometteur ! Le 5 avril, une nouvelle déviation plus intense se produit et un télescope amateur néo-zélandais fournit les indications cruciales.
Dès le lendemain, Scott Gaudi, de l’Université d’Ohio, indique qu’une planète de la taille de Saturne est en orbite autour de l’étoile lentille. Il « pressent » une nouvelle déviation pour le 8 avril. Elle est observée, en effet, par les amateurs néo-zélandais, aux Etats-Unis par OGLE et par un télescope en Tasmanie travaillant pour le compte de PLANET.
Entre temps, une autre déviation est remarquée, principalement par les Israéliens et par OGLE. L’interprétation de cette déviation va conduire à la découverte de la deuxième planète.
La courbe de lumière est si riche en rebondissements que la modélisation finale ne laisse guère de doute sur la nature de l’événement. De plus, deux effets secondaires peuvent être mesurés, qui permettent une bonne détermination de la masse des planètes.
Le modèle final donne donc une étoile lentille située à environ 5000 années-lumière du Soleil, dont la masse est la moitié de celle du Soleil. Elle est accompagnée de deux planètes. La première, située à 2,3 unités astronomiques (1 unité astronomique est la distance de la Terre au Soleil), de masse 0,7 fois celle de Jupiter, effectue une révolution complète tous les 5 ans. L’autre met plus longtemps (quatorze ans), elle est à 4,6 UA et sa masse est 0,3 fois celle de Jupiter. Si on fait une comparaison avec notre système solaire (où Jupiter est à cinq UA, tourne en douze ans, Saturne à dix UA et décrit une orbite en vingt-neuf ans, avec une masse de 0,3 fois celle de Jupiter), on se retrouve en présence d’une « maquette » du système solaire à l’échelle 1/2. De plus, les températures d’équilibre de ces planètes sont de l’ordre de - 200°C, similaires à celle de Saturne.
Parmi les systèmes planétaires déjà connus, seul celui de l’étoile 47 UMa lui ressemble, avec deux planètes de masse 3 et 1 Jupiter, situées à 2 et 8 UA de leur étoile. Dans le cas qui nous intéresse, l’étoile se trouve à 46 années lumière du Soleil, donc 100 fois plus près.
L’un des avantages de la technique de microlentille gravitationnelle est de pouvoir détecter des planètes autour d’étoiles lointaines, inaccessibles par d’autres techniques d’observation, et de démontrer leur existence dans toute la galaxie. Si, de plus, le système planétaire découvert ressemble au nôtre, il serait tentant d’écrire que « notre système solaire n’a rien de particulier ». Vie extraterrestre en vue ?...

Questions à Jean-Philippe Beaulieu : 
« nous avons découvert une autre planète »

Jean-Philippe Beaulieu, je suppose que vous suivez de près ces récentes découvertes ?

Cette découverte a été orchestrée par nos collègues américains et nous avons apporté une pierre à leur édifice avec des observations faites depuis l’Australie. De notre côté, notre réseau de télescopes continue à tourner comme une horloge et nous en avons plusieurs planètes en « stock ». On peut souligner une spécificité quant à la recherche de planètes : les différentes équipes partagent toutes les informations immédiatement pour augmenter les chances de découvrir des planètes. Ensuite, l’analyse est menée par l’équipe qui a obtenu le plus d’observations et elle invite les autres à se joindre à elle. Pour la cousine glacée de la Terre, notre équipe menait la danse ; cette fois-ci, c’est l’équipe américaine.
La coopération totale entre équipes, autrefois concurrentes, a permis d’augmenter de manière très importante notre efficacité.

Le système solaire découvert a l’air très proche du nôtre, mais il reste tout de même très éloigné. Est-ce qu’une sonde pourrait y être envoyée en exploration ?

Ce système est à 5.000 années lumière de distance, c’est-à-dire que pour l’atteindre à la vitesse de la lumière, il faut 5.000 ans. Il est beaucoup trop lointain pour y envoyer une sonde. D’ailleurs, même envoyer une sonde vers l’étoile la plus proche de nous (à 4 années lumière) n’est pas envisageable : en effet, avec la technologie actuelle, le voyage durerait 100.000 ans...

Où en sont vos actuels travaux ?

Avec trois collègues, nous avons découvert une autre planète, petite ( 4.8 la masse de la terre ) qui tourne autour d’une étoile toute proche de nous, à 30 années lumière. C’est une planète assez sympa : même si c’est une fournaise durant la journée (plus de 200 degrés), la nuit est plutôt «agréable» (30 degrés). A titre d’information, rappelons que sans atmosphère, il ferait sur la Terre 80 degrés le jour et - 50 la nuit !

Que devient cette «cousine» de la Terre découverte il y a quelques années ? En sait-on un peu plus sur elle ?

Nous n’avons pas eu d’informations supplémentaires sur elle. Cette découverte est, par contre, totalement acceptée par l’ensemble de la communauté scientifique. Désormais, nous savons aussi qu’elle doit avoir beaucoup de copines semblables à elle autour d’autres étoiles !

vendredi 15 février 2008

Branle-bas chez les patoisants : la guerre entre les Poitevins et les Saintongeais est déclarée...

Dans une longue lettre, Maryse Guédeau, responsable du journal Xaintonge, explique que les Poitevins sont en train de saboter le travail de reconnaissance du parler saintongeais.

Extraits :

« Depuis fin 2007, on assiste à un retour en force sur Internet du poitevin-saintongeais avec pour objectif à peine voilé : détruire la reconnaissance du saintongeais comme Langue de France qui a été acquise l’année dernière.
Ces actions sont le fait du noyau dur des Poitevins-Saintongeais qui ont du mal à faire leur deuil et surtout dévoilent leurs vrais visages que Jean-Michel Hermans dénonçait déjà il y a plus de qionze ans : ce sont des nationalistes poitevins aux ambitions impérialistes sans borne. Ainsi ont-ils leur drapeau, leur territoire les Charentes étant décrétées poitevines ainsi que le nord Gironde (Anjou et Périgord sont en cours d’annexion), et donc leur langue de Nantes à Bordeaux dite de Loire à Gironde, où le français n’est qu’un patois, le saintongeais à peine une variante et qui, pour les besoins de leur action hégémonique, s’est appelée poitevin-saintongeais pour mieux l’asseoir sur la région Poitou-Charentes.
Bien sûr, on peut sourire, d’autant plus facilement que le patois saintongeais a été sorti, grâce à Dieu par Paris, de cette lugubre histoire. Mais le groupe de Charentais qui suit cela depuis quelques mois, rit beaucoup moins.
Sous un anonymat qui ne dupe personne puisque les auteurs ont été parfaitement identifiés (on pourrait même dire sans risque que ce noyau dur émarge à l’Éducation nationale), nos dits-nationalistes couvrent Internet de leurs propos. Ils ont tous un point commun, ils sont fortement “musclés“.
Ainsi, ci-dessous, des sites, au titre enchanteur de Les Fachos Saintongeais, ont été ouverts. La communauté saintongeaise y est là, parfaitement insultée. Et encore, vous avez maintenant droit à une version édulcorée, Binusse et Jean-Michel Hermans étant intervenus pour faire retirer les propos les plus vulgaires.
Sur Wikipédia, l’encyclopédie libre que consulte en premier lieu tout internaute, les attaques sont permanentes. Sans cesse, nos poitongeais remettent que le saintongeais, c’est du poitevin. Des Charentais interviennent régulièrement, mais quand on fait saintongeais sur le net, on ne lit que Poitevin saintongeais. Le mot saintongeais ne remonte plus, saintongeais wikipedia n’est plus en première page et l’internaute n’a plus accès à l’info saintongeaise.
Enfin, naissance d’un nouveau site où l’on atteint les sommets avec bien sûr, suppression des cartes du mot “Saintonge“. Et là, on assaille à tout va, que ce soit le Ministère de la Culture, la Délégation générale des Langues de France, les Saintongeais et en premier lieu Jean-Michel Hermans, sans oublier Xaintonge.
Tout ceci est sans importance, direz-vous, à part un beau travail de sape qui ne permet plus aux Saintongeais d’être accessibles à l’international qu’offre le net...
Vous savez que pendant des années, nous avons lutté contre ce poitevin-saintongeais, dont chacun mesure bien aujourd’hui ce à quoi on a échappé. Mais notre groupe est fatigué, nous attendons la relève.
Voilà, Xaintonge voulait vous informer de ce qui se passe avant que vous n’en voyez passer d’autres. Vous dire que vous devez rester vigilants. Toute petite chose que vous pouvez faire est importante. C’est fragile ce qui a été gagné, alors, si vous aimez votre Santonie, il ne faut pas laisser des illuminés vous voler ses acquits.
Bon bin, bin à vous et asthiusez dau déranghement».

La suite sur www.cagouille.blogspot.com !