vendredi 18 janvier 2008

Divorcer devant notaire : Les avocats s'inquiètent...

Cette année, l’audience solennelle de rentrée du Tribunal de Grande Instance a été largement boudée, par l’ensemble du Barreau en particulier. Me Payet, nouveau bâtonnier, en a expliqué les raisons...



Si la Garde des Sceaux avait été présente lundi dernier à Saintes, un flot de questions l’auraient submergée. Dans différents communiqués, les syndicats de magistrats, les fonctionnaires et les avocats expriment leurs préoccupations face aux bouleversements qui touchent leurs professions respectives.
Saintes a été épargnée par la réforme de la carte judiciaire puisque le Tribunal reste intact. Néanmoins, en vertu d’une loi de 2006 votée à l’initiative de Pascal Clément, alors ministre de la Justice, le pôle de l’instruction, installé à la suite de la commission d’Outreau, s’en va au chef-lieu du département. En Charente-Maritime, c’est la Rochelle. « Cette disposition ne représente que 3 % des affaires pénales traitées à Saintes » tempèrent les observateurs. Toutefois, la nouvelle n’est pas accueillie de gaîté de cœur.
L’autre sujet de mécontentement concerne la « déjudiciarisation » du divorce par consentement mutuel. Cette formule permettrait aux époux de se séparer par un simple acte devant notaire. Ce projet inquiète vivement les avocats. En effet, sur quelque 3000 jugements rendus à Saintes, plus de 600 sont liés aux divorces. Dès lors, le Tribunal pourrait se concentrer sur d’autres litiges, mais la réduction des jugements rendus risque de faire disparaître des postes de magistrats et diminuera l’activité des cabinets d’avocats.
Par ailleurs, les syndicats FO, CFTC et la CGC ont signé avec le MEDEF un accord permettant la rupture du contrat de travail si les deux parties, employeur et salarié, le souhaitent. Les avocats craignent, là encore, de perdre des affaires qui, jusqu’alors, étaient confiées au Conseil des Prud’hommes .

Des réponses adaptées aux délits




C’est dans ce contexte particulier que la présidente, Catherine Jean-Pierre Cleva, seule à la tribune, prit la parole : « cette audience est perturbée par un mouvement de protestation décidé par les fonctionnaires et les magistrats qui s’interrogent face à l’évolution de l’institution judiciaire » précisa-t-elle avant de présenter le bilan 2007. Dans leurs fauteuils capitonnés, les personnalités prirent acte...
En ce qui concerne l’activité civile, les affaires nouvelles sont de 3024 (+ 1,37 %). Les décisions rendues sont inférieures à 2006 (-4,54 %). La durée de traitement est d’environ sept mois.
Côté pénal, le nombre de procédures nouvelles est en augmentation (18566). 1434 personnes ont été mises en examen et 35 étaient incarcérées à la fin décembre. Le nombre de jugements prononcés s’élève à 1446, tandis que la Cour d’Assises a jugé 21 affaires. La déception est grande avec le déplacement, en mars 2008, du pôle de l’instruction à la Rochelle alors que Saintes a toujours eu une activité soutenue. En fait, 2007 a été une année difficile en raison des lois nouvelles, d’un mouvement de grève du Barreau et de la vacance de postes au greffe. Point positif, l’arrivée de nouvelles technologies devrait faciliter les conditions de travail.
Pour sa part, Fabienne Atzori, procureur, souligna le taux encourageant de réponses apportées en matière pénale. Des stages sont proposés aux auteurs de violences conjugales ainsi qu’aux automobilistes afin de les sensibiliser à la sécurité routière.
D’autres volets - chasse, hygiène et sécurité au travail - viendront s’ajouter : « le parquet apporte des réponses adaptées à chacun des délits ».


Revenant au délicat sujet de la réforme, elle rappela la nécessité d’une réorganisation judiciaire dans un discours clair et argumenté.
« À Saintes, nous collaborerons avec les magistrats du pôle de la Rochelle avec les meilleures dispositions d’esprit » dit-elle. Bref, si chacun fait preuve de bonne volonté, la période transitoire se déroulera dans de bonnes conditions.
Seul dans le box - les avocats se trouvaient au fond de la salle - Me Payet fit part, quant à lui, des craintes actuelles : « la modernisation ne serait-elle qu’une illusion ? Quelle logique guide les décisions prises ? Avons-nous été consultés ? Les réformes ont été faites sans concertation. La Ministre a décidé seule. Pourquoi priver Saintes, première juridiction du département avec sa cour d’assises et sa maison d’arrêt, du pôle de l’instruction ? Saintes ferait-elle les frais d’accords politiques ? » s’interrogea-t-il. À cela, s’ajoute le divorce devant notaire : « en défendant les citoyens, les avocats ont une mission de service public et ils subissent de graves attaques. À croire qu’on veut réduire le budget de la justice ! » conclut le bâtonnier, porte-parole « d’une profession en plein désarroi ».
Des applaudissements suivirent son intervention. Cette année, le vin d’honneur a été supprimé. Le moral manquait, tout simplement...

Photo 1 et 2: Une audience boudée par les magistrats et les avocats… qui sont restés debout, à l’arrière.

Photo 3 : À droite, Fabienne Atzori, procureur.

Photo 4 : Parmi les personnalités, deux responsables de la Cour d’Appel de Poitiers, Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes, Bernadette Schimtt, maire, Catherine Quéré, député, Isabelle Duhamel-Costes, sous préfet de Jonzac, Xavier de Roux, conseiller général, les autorités militaires etc. À noter la présence de Me Payet dans le box des accusés...

Jean-Claude Texier, maire de Jonzac : « Si Claude Belot conduit la liste, c'est qu'il veut être maire »...

Élu maire en 2001, Jean-Claude Texier tient les rênes de la ville de Jonzac avec souplesse. Certes, la partie n’est pas facile car il ne saurait travailler sans l’ancien premier magistrat, Claude Belot, dont la présence se devine aisément en filigrane. Pourtant, dans les milieux bien informés, on dit que Jean-Claude Texier lui a souvent tenu tête, cédant rarement du terrain sur les questions qui lui tenaient à cœur. On pensait cet homme, agréable et discret, incapable de résister à la forte personnalité de Cl. Belot. Eh bien non ! « Il ne faut pas se fier à l’eau qui dort » assurent les observateurs ! Les deux hommes ont appris à composer et c’est sans doute un respect mutuel qui leur a permis de terminer ce premier mandat sans étincelle officielle (ce qui n’a pas été le cas avec d’autres adjoints). Aujourd’hui, à quelques semaines des élections municipales, la rumeur va bon train. On va jusqu’à parler de deux formations issues du conseil sortant. Le bon sens voudrait que la droite ne fasse qu’une seule liste face à celle du socialiste Gilles Clavel. Soumis au cumul des mandats, Claude Belot est une nouvelle fois confronté au délicat problème du choix. En effet, il ne peut assurer conjointement les fonctions de maire, président du Conseil général et sénateur.Il aimerait retrouver la mairie de Jonzac - ce n’est pas un secret - mais dans ce cas, il devra abandonner la présidence du Département si l’UMP en garde les rênes. À moins qu’il ne passe le flambeau à celui qui s’impose logiquement, Dominique Bussereau, actuel secrétaire d’État aux Transports. En 2001, le fait que Claude Belot ait cédé sa place de maire à Jean-Claude Texier avait entraîné un mécontentement de la part de son électorat. S’estimant quelque peu trahi, le manque de clarté ayant entouré la campagne avait alors été dénoncé. En mars prochain, Claude Belot devrait adopter une attitude sans ambiguïté : ainsi, il évitera d’apporter de l’eau au moulin de son adversaire de gauche. Cette semaine, nous avons rencontré Jean-Claude Texier, maire de Jonzac, qui devrait être présent aux municipales. Nous abordons avec lui de nombreuses questions d’actualité dont la démission de Valérie Delcroix, maire adjointe, partie vers d’autres cieux. Plus bleus, disent les mauvaises langues...

Jean-Claude Texier, votre premier mandat s’achèvera dans quelques semaines. Quels ont été les grands moments des sept années qui viennent de s’écouler ?

Il y en a de nombreux ! Ces grands moments sont liés aux réalisations qui ont été faites : construction du centre de loisirs, de la halte-garderie, réfection des places du Château et de la République, marché couvert, aménagement des moulins de chez Bret et du Cluzelet. À ces importants chantiers, se sont ajoutés des travaux de valorisation et d’entretien. Notons également la réalisation des forages d’eau potable, situés aux Prés de Beaulieu et à Beaulieu. Ils sont dotés d’une station de déferrisation qui alimente à 50 % l’eau de la ville.

Où en sont les travaux d’embellissement des secteurs de l’église et du marché ?

Le parking de la rue d’Alvy, situé en contre bas de la place du Marché, sera terminé fin février. Les entreprises ont repris leur travail, lundi dernier. Suivront la place de l’Église et les alentours du marché. Les différentes étapes de rénovation tiennent compte du quotidien des riverains. Lors de la réunion où ce grand chantier, qui durera un an environ, a été présenté, une personne avait demandé comment les cortèges pourraient accéder à l’église si ses abords étaient inaccessibles. Que la population se rassure : lors d’un enterrement par exemple, les travaux seront arrêtés et un passage sera aménagé.
Après les désagréments que provoquent généralement les travaux, ce périmètre sera très agréable pour les riverains et les promeneurs.

Quels sont, à votre avis, les points forts de la ville de Jonzac ?

C’est une ville en pleine expansion depuis l’ouverture des Antilles et du casino, sans oublier les thermes dont le nombre de curistes est en constante progression. Ces trois sites reçoivent de nombreux visiteurs et on s’aperçoit, par exemple, que les curistes fréquentent régulièrement le casino. Jonzac tire son épingle du jeu et elle est dynamique. Personnellement, depuis que je suis entré au conseil municipal, en 1977, j’ai vu cette ville grandir et se modifier au fil des années avec la concrétisation de grandes structures.
Nous avons fait des efforts dans de nombreux domaines. En ce qui concerne l’environnement, nous avons essayé de rendre la ville plus agréable depuis quelques années en embellissant les quartiers par des jardinières et en privilégiant les espaces verts. Pour les fêtes de Noël, nous avons fait un gros effort en ce qui concerne les illuminations.
Auparavant, nous avions des guirlandes lumineuses installées par nos services. Ils mettaient un temps fou et nous n’étions pas sûrs du résultat ! Maintenant, nous avons un contrat avec une maison spécialiste des luminaires, avec renouvellement d’une partie des éléments tous les trois ans. La mairie a également investi. Ainsi, nous avons pu décorer la ville plus largement que les années précédentes en incluant l’avenue des Poilus, la rue Alsace Lorraine, la rue Charles de Gaulle. L’an prochain, nous espérons faire encore mieux !


Toute ville sympathique attire une population nouvelle, comme en témoignent les nombreux lotissements...

Effectivement, de nombreuses personnes choisissent de s’installer à Jonzac. En premier lieu, la ville a réalisé le lotissement de Baie Saint Paul. Si la commercialisation de la première tranche a quelque peu traîné, la seconde a très vite trouvé des acquéreurs. Au dessus, nous avons acheté le terrain de M. Grelety qui s’étend jusqu’au Moulin de Trompe l’amour et, sur la droite, celui de la famille Jean qui va nous permettre d’agrandir.
Il y a aussi le lotissement qui se trouve derrière Mignonneau, soit une quarantaine de maisons. Un autre va se faire à la Garenne ainsi qu’un hôtel et une résidence hôtelière le long de la rocade, en remontant vers Leader Price. Le promoteur est M. Jamain. Un autre projet, porté par M. Puaud, est programmé aux Antilles où il a acheté des terrains. Ces constructions vont accroître la capacité d’hébergement sur la ville.
En ce qui concerne le lotissement qui est placé près du château de la Dixmerie, sur la route de Champagnac, il relève de la Semdas. Ces terrains s’insèrent dans la ZAC élaborée par la Communauté de Communes de Haute-Saintonge.

La population de Jonzac a vraisemblablement augmenté...

Nous n’avons pas encore les résultats du recensement, malheureusement. La population peut être estimée à 4500 habitants environ.

Nous venons de parler des points forts. Quels sont les points faibles de Jonzac, ceux qui peuvent être améliorés ?

En toute franchise, tout est perfectible ! Je pense qu’une prise en compte de la globalité du centre ville serait intéressante pour les habitants et les nombreux touristes qui visitent la région. Toutefois, la réfection des façades n’est pas de notre ressort, mais de celui des propriétaires. A ce sujet, des subventions peuvent être obtenues. Les habitants intéressés peuvent contacter la mairie.
Rue des Carmes, la maison Giraud va être rénovée. J’ai signé l’achat des parcelles lundi dernier. Cette vaste demeure sera divisée en appartements. L’originalité du projet réside en la formule proposée : le promoteur aménagera les appartements de standing, neuf au total, en fonction des souhaits exprimés par les propriétaires. Un ascenseur sera installé.

Parallèlement, Jonzac poursuit sa politique de logements sociaux ?

La résidence Philippe est concernée. L’office des HLM y rénove actuellement deux blocs. Plus haut, d’anciens blocs seront détruits et à leur place, seront construites des maisons particulières proposées en accession à la propriété ou en location.

Que deviennent les travaux de la rocade qui ira de la route de Montendre au casino ?

Le commissaire enquêteur vient de terminer l’enquête publi-que. Lorsqu’il aura rendu ses conclusions, le tracé final sera déterminé. Suivra l’acquisition des parcelles.
Les démarches risquent de prendre du temps puisque certains habitants ont hostiles à ce projet. Ensuite, la concrétisation de cette voie, qui conduira aux Antilles, devrait aller assez vite. Je ne peux pas vous en dire plus puisque c’est le Conseil général qui supervise ces travaux. Il vaut mieux poser la question à Claude Belot.

Il faudra tenir compte de la protection des chauve-souris selon les dispositions européennes !

Oui, les chauve souris seront prises en compte puisque leur environnement est concerné. Il faut savoir qu’au départ, elles se trouvaient dans les carrières à l’entrée des thermes. Quand la station a été faite, elles ont changé de cavités. Dans le cadre de Natura 2000, un point général les concernant avait été dressé à l’époque où Bernard Pouget était sous-préfet. Depuis, nous n’avons pas eu de nouvelle réunion.

Petit retour en arrière. En 2001, Claude Belot, atteint par le cumul des mandats, a abandonné son poste de maire pour devenir simple conseiller municipal. Pensiez-vous devenir maire de Jonzac un jour ?

Sincèrement, non ! Ceci dit, un hasard de circonstances a fait que je le suis devenu et c’est pour moi une expérience très intéressante à vivre. On ap-prend vite avec, à ses côtés, une équipe très efficace, services financiers, techniques, direction générale des services. Cependant, je ne me fais pas à la lenteur du système administratif. Si les entreprises étaient soumises aux mêmes pesanteurs, elles auraient rendu leur tablier depuis longtemps. Si les mairies disposaient d’un carnet de chèques avec des vérifications fréquentes de la perception, nous irions dix fois plus vite. À une époque où l’on parle de moderniser l’état, je pense qu’il y a là une piste à explorer. En ce qui concerne mes rapports avec Isabelle Duhamel Costes, sous-préfet, ils sont excellents. Dès qu’un dossier lui est transmis, ses services vérifient et attirent notre attention si quelque chose ne va pas. J’avais aussi de bons rapports avec Bernard Pouget et Danièle Mailhé.

L’une de vos adjointes, Valérie Delcroix, vous a envoyé une lettre de démission. Allez-vous l’accepter ?

Valérie Delcroix a quitté Jonzac et, de ce fait, j’accepte sa démission. Qu’allons-nous faire ? Il y a deux solutions. Soit le conseil continue à travailler tel qu’il est, soit elle est remplacée par le suivant sur la liste, jusqu’aux prochaines élections. Nous allons étudier la question qui sera abordée lors du prochain conseil municipal. Le départ de Valérie Delcroix ne m’a pas surpris. Ces temps derniers, nous la voyions rarement. Je pense qu’elle a rencontré des problèmes personnels et sa position, en tant qu’attachée parlementaire de Claude Belot, n’était peut-être pas facile. Elle se trouve en congé parental jusqu’en juin prochain. Que fera-t-elle après ? Je l’ignore.

Le départ de cette jeune femme, docteur en géographie, restera-t-il comme une blessure au sein du conseil municipal ?

Non, chacun est libre de ses actes. Toutefois, je pense qu’elle aurait pu m’informer de ses intentions, ainsi que ses collègues conseillers municipaux. J’aurais apprécié une plus grande clarté.

Venons-en à vous. Pourriez-vous être candidat aux prochaines municipales ?

Je pourrais l’être, effectivement !

On parle de deux listes de droite ?

Deux listes de droite serait ridicule. En se faisant concurrence, elles favoriseraient l’élection de la gauche conduite par le docteur Clavel. Il faut un consensus. J’ai entendu parler du retour de Jean-Paul Tornier. Pour l’instant, je ne l’ai pas rencontré.

Claude Belot sera-t-il tête de liste ?
Je pense qu’il le sera. Cependant, il a le problème du cumul des mandats. S’il n’est plus président du Conseil général, il souhaitera reprendre la mairie de Jonzac. C’est une évidence et je suis surpris qu’on pose encore la question à ce sujet ! Pour l’instant, nous ne savons pas ce que seront les résultats des Cantonales, seules des estimations peuvent être faites. Néanmoins, comme je le disais plus haut, s’il choisit de conduire la liste aux Munici-pales, c’est qu’il souhaite reprendre les rênes de la ville. Il ne peut pas y avoir d’ambiguïté à ce sujet. Il sera également candidat aux Sénatoriales de septembre. Là encore, quels seront les résultats ?

La présidence de la Communauté de Communes est également très importante pour Claude Belot...

Oui. À ce moment-là , il devra être désigné par le conseil municipal.

Dans le cas de figure où Claude Belot conserverait la présidence du Conseil général, comme en 2001, pourriez-vous briguer un second mandat de maire ?

Pourquoi pas ? Tout est discutable et sera discuté...

Photo 1 : Jean-Claude Texier aux côtés de Christiane Proux et Gérard Masson, lors des vœux à la sous-préfecture en 2007.

Photo 2 : Jean-Claude Texier et son épouse, lors du concert organisé par les Restos du cœur à Jonzac, en présence de la femme de Coluche.

Dis-le-moi dans l'oreille...

• Le grand retour de Jean-Paul Tornier !

Ex premier adjoint de Claude Belot, cet ancien vétérinaire n’avait pas souhaité se représenter en 2001. Or, en 2008, il a revu ses positions et devrait figurer sur la liste de Claude Belot aux municipales aux côtés de Gérard Masson (actuel adjoint aux affaires sociales), Pierre-Jean Ravet (environnement), Christiane Proux (affaires scolaires), Louis Chalié (culture), etc. Il pourrait même la conduire, dit-on. Affaire à suivre...

Saintes Nord : Thierry Faure se retire, Robert Grand respire !


Alors qu’il se croyait seul candidat UMP sur le canton de Saintes Nord contre le socialiste sortant, Christophe Dourthe, Robert Grand a appris, lors de la cérémonie des vœux organisée à la mairie de Saintes, que Thierry Faure, actuel maire adjoint, était également sur la ligne de départ. Il est vrai que ce dernier ne figure pas sur la liste de Bernadette Schmitt aux Municipales (avec qui il a pourtant déjeuné récemment) et une place de conseiller général lui aurait convenu tout à fait.
Robert Grand, syndicaliste bien connu de la MSA, a réagi en déclarant : « tout le monde a le droit de se présenter mais, dans le cas présent, il est de bon de faire un historique. Les militants UMP m’ont désigné très démocratiquement. Je suis arrivé en tête avec 55 voix devant Catherine Bongard, 45 voix, Thierry Faure 33 voix, suivi de M. Dohollou. Aussitôt, Thierry Faure a contesté la régularité des opérations, ce que j’ai trouvé scandaleux. Catherine Bongard, quant à elle, n’a rien trouvé à redire et m’a assuré de son soutien. J’en aurais fait autant si elle était arrivée en tête. On appelle ça la discipline républicaine. Par la suite et malgré ses protestations, Thierry Faure n’a même pas eu le courage d’aller voir D. Quentin ou D. Bussereau. Que veut-il faire, à quel jeu joue-t-il ? De toutes les manières, il aura à répondre de ses actes après les élections. Sa candidature ne peut être qu‘individuelle compte-tenu que j’ai reçu le soutien de l’UMP de Chte-Mme, de Xavier de Roux, Claude Belot, Dominique Bussereau et du ministre Jean-Louis Borloo. Ma candidature a été parfaitement validée ».
Nous venons d'apprendre que Thierry Faure a décidé de laisser purement et simplement tomber ses ambitions. On dit même qu'il va soutenir Robert Grand.
C'est pas beau la fraternité ?...

samedi 12 janvier 2008

Sarkozy : Bruni soit qui mal y pense


Sarkozy arrive devant le pupitre. Dans la salle, un journaliste se met à fredonner «t’aurais voulu être un artiste pour aller faire ton numéro», chanson qu’interprétait remarquablement Nicole Croisille.
Ce matin-là, s’agit-il d’un numéro devant la presse, réunie au grand complet, ou d’un exercice de style ? Le Président répond avec spontanéité et rétorque sèchement à ceux qui lui cherchent des poux sur la tête.
En dehors du décorum et du jeu toujours habile des questions et des réponses qui constituent l'horizon de ce spectacle largement médiatisé, les sujets de fond sont partiellement abordés. Ils font des ronds dans l’eau pour se noyer dans les généralités. La France est fauchée en raison des 35 heures qui ont entraîné une baisse de la productivité : nous allons essayer d’y remédier ; les patrons ne paient pas suffisamment leurs salariés : c’est à eux qu’il faut s’en prendre ; la baisse du pouvoir d'achat est réelle et le prix de l'essence est insensé : ce n'est pas la faute du Gouvernement ; les temps difficiles sont inévitables : soyez patients et travailler plus, mes frères. En voilà bien une idée : si, justement, nous n’avions plus envie de trimer pour nous adonner à une adorable volupté ? Pourquoi toujours associer la notion de bonheur au profit ? N’est-il pas plus agréable de buller sur la plage ou d’admirer un coucher de soleil sur l’estuaire de la Gironde ?
En 2007, Sarkozy portait l'espoir. Aujourd'hui, une certaine méfiance s’est installée. Les résultats de ses ministres seront évalués. Et les siens, qui le jugera sinon l’électorat ?
Nicolas Sarkozy a du courage, on ne peut pas lui enlever cette vertu. Toutefois, sa manière de s'afficher dans les lieux chocs avec des dessous chics devient source d’irritation. Les attaques dont il fait l’objet découlent de son attitude : dans sa dernière édition, le Canard Enchaîné a publié qu'il percevait encore son salaire de Ministre de l'Intérieur jusqu’en janvier 2008. En fait, soulignent les observateurs, « il perçoit bien moins que les grands patrons de l'industrie ».
Quant à ses histoires d'amour, elles alimentent les magazines people qui se frottent les mains et voyagent d’Egypte en Jordanie. Les Etats-Unis ne devraient pas tarder. Toutefois, épouser une femme rencontrée il y a quelques semaines chez Jacques Séguela, le roi de la communication - celui qui lave plus blanc - sent le coup de pub à plein nez à défaut du coup de foudre. Si le Président s’emballe toujours avec la même rapidité, l’actualité de son quinquennat sera riche et variée !
Les Français sont-ils prêts pour un "remake" du sacre de Napoléon et de Joséphine ? On peut en douter. Pendant ce temps-là, Cécilia s’affole devant un livre qui dévoile ses intimités. Les formes sans la forme. La vie privée de l'ex couple élyséen est ainsi mise à nu et ce n’est pas dans Playboy !
Mais que sont devenues les pietàs qui, de leur piédestal, pâlissaient de leurs prudes ardeurs ?...

Photo fiction : Le sacre de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni par l'artiste Jean Lou Dinand, musée de Jonzac.

Valérie Delcroix avoue : “Je gênais”

Depuis plusieurs mois, son absence était remarquée. Valérie Delcroix, adjointe chargée des foires et marchés, n’assistait plus aux séances de conseil et encore moins aux réunions internes. Où était-elle partie et surtout pourquoi ? Ces questions revenaient régulièrement. Installée en Inde, à Pondichéry, elle explique pourquoi elle vient de donner sa démission au maire, Jean-Claude Texier, qui l’a d’ailleurs acceptée. Pour elle, le rôle d’élu a été à la fois formidable... et difficile.


« En 2001, je me suis lancée avec enthousiasme et passion dans cette nouvelle fonction de conseillère municipale et d'adjointe, mais aussi avec beaucoup trop de naïveté et de crédulité ! Il m'a fallu prendre du recul pour réfléchir et finalement, j'ai décidé de tourner la page. Ce mandat restera une expérience fondamentale dans ma vie : j'ai pu m'investir, par exemple, tout au début avec les commerçants sédentaires et non sédentaires, ou dans les missions auxquelles j'ai pu participer au sein de l'Office départemental des HLM. Ce sont ces côtés-là, certaines rencontres aussi, que je veux retenir de mon mandant. Le reste, je préfère l'oublier ! » souligne-t-elle, et d’ajouter au sujet des événements dont elle a eu à souffrir : « Je souhaite les laisser derrière moi. J'aime Jonzac et j'ai été très frustrée de ne pouvoir participer activement à la vie jonzacaise politique et associative. Mais voilà, ma présence n'était pas souhaitée. Je gênais, j'ai été blessée et je me suis retirée. Maintenant, lorsque je regarde en arrière, je sais que de toutes les façons, je n'étais pas faite pour ces joutes ou elles n'étaient pas faites pour moi. A vous de choisir ! J'espère simplement que les prochaines jeunes candidates qui vont arriver avec la même énergie, la même envie de travailler que celles que j'avais, sauront éviter les écueils et seront véritablement soutenues, pour participer à la croissance et au développement de Jonzac. En ce qui me concerne, l'amertume appartient au passé !».
Pour être clair, certaines frustrations tiennent au fait que cette jeune femme, docteur en géographie, n’a pu s’investir pleinement dans certaines activités. Elle aurait fait une excellente présidente de l’Université d’Eté, par exemple. Il faut souvent du courage pour faire passer ses idées...
Dans sa nouvelle vie, désormais très privée, Valérie Delcroix reste une femme avec des idéaux, des valeurs et des engagements sur le terrain.
On devrait la revoir en Charente-Maritime pour les grandes vacances. En tout cas, elle sera absente des municipales de mars prochain qui verront s'affronter deux listes (Belot, Clavel), peut-être trois... Sans doute les suivra-t-elle sur internet !

Photo : Valérie Delcroix et son jeune fils Lorenzo. L'ancienne adjointe adresse ses voeux de bonne année aux amis qu'elle a laissés à Jonzac.