mercredi 18 décembre 2024

Archiac/Maison de la Vigne/Plan 20 : Signature de la convention locale de protection de la filière cognac par la gendarmerie et les professionnels

Après le secteur de la Charente opérationel depuis trois ans, cette convention de protection de la filière cognac au quotidien a été signée pour le secteur de la Charente-Maritime jeudi dernier entre le colonel Johanne Gojkovic-Lette, commandant le groupement de gendarmerie départementale, Brice Blondel, préfet, Sabrina Ladoire, sous-préfète de Jonzac et les représentants de la filière Cognac de la Charente-Maritime, Florent Morillon, président du Bureau National Interprofessionnel du Cognac, Anthony Brun, président de l’Union Générale des Viticulteurs pour l’AOC Cognac, Michel Amblard de la FNSEA, Grégoire Lucas, président du syndicat des marchands en gros, Tatiana Métais, directrice générale du syndicat des maisons de Cognac, Aude Drounau, présidente du syndicat des bouilleurs de profession, en présence de Chantal Guimberteau, conseillère départementale. « Depuis l'instauration de cette coopération en Charente et avec le gros travail de terrain, on a évité des vols d'eaux de vie dans les chais, maisons de négoce, de plants de vigne, de matériels, des attaques informatiques » soulignent les professionnels. 

Sabrina Ladoire, Aude Drounau, Tatiana Métais,  le colonel Johanne Gojkovic-Lette,
Brice Blondel, Florent Morillon

En quoi consiste le Plan 20 pour le vin en Charente-Maritime ?

La convention signée au sein de la Maison de la Vigne a pour objet le développement des échanges entre la gendarmerie de la Charente-Maritime et la filière Cognac, ainsi que la mise en œuvre de toutes actions de prévention nécessaires à favoriser la sécurité économique de ce secteur. Elle s’inscrit dans la démarche globale de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine, "Plan 20 régional" pour répondre présent aux côtés de la filière viti-vinicole. La gendarmerie, par son ancrage au cœur des territoires et par la variété de ses savoir-faire, apporte une réponse opérationnelle et adaptée aux enjeux de chacun des multiples acteurs du monde de la viti-viniculture en se montrant réactive, innovante et attentive aux évolutions techniques et économiques de la filière Cognac.

« L'importance de la filière viti-vinicole pour la région Nouvelle-Aquitaine, liée à la surface de terres cultivées, à la valeur globale de la production et au nombre d'emplois directs et indirects générés, en fait un sujet majeur pour la gendarmerie qui a en charge la sécurité publique sur 96% de ce territoire. Les risques et les menaces qui pèsent actuellement sur cette filière sont nombreux et regroupent aussi bien les atteintes à la sécurité économique, les vols, les dégradations, les recels, les contrefaçons mais également ceux qui sont générés par l'environnement numé-rique, les changements climatiques et les évolutions contraintes de nos territoires. De nombreuses actions ont déjà été entreprises par les groupements de gendarmerie départementale de la Gironde et de la Charente. Cependant, au regard de la singularité de la région vis-à-vis de cette filiere, au regard de l'importance des enjeux actuels et à venir, j'ai souhaite qu'un pian de la région de gendarmerie Nouvelle-Aquitaine soit élaboré. Dans le cadre d'une démarche globale, nourrie des bonnes pratiques développées localement, ce plan a pour objectif de proposer à l'ensemble des professionnels du secteur viti-vinicole des réalisations concrètes en matière de conseil, de protection et d'accompagnement. Voilà le sens de notre action et des 20 mesures présentées. Les gendarmes de Nouvelle-Aquitaine sont ainsi pleinement mobilisés pour protéger la richesse du terroir » remarque le Général de corps d'armée Samuel Dubuis, commandant la région de gendarmerie Nouvelle-Aquitaine et la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité.

Anthony Brun, président de l’Union Générale des Viticulteurs pour l’AOC Cognac, Grégoire Lucas, président du syndicat des marchands en gros, Michel Amblard de la FNSEA, ravis de la signature de cette convention. « L'expérience de la partie Charente est très positive. Il manquait la moitié du vignoble. Désormais, l'ensemble viticole Charente/Charente-Maritime est pris en compte. Nous saluons cette proximité avec la gendarmerie » 
Les 20 points d'intervention :

• Développer la connaissance de la gendarmerie par les professionnels et les futurs professionnels de la filière

Des présentations de la gendarmerie, de son organisation, de ses missions, mais également de son offre de services sont développées au profit des professionnels et des futurs professionnels (élèves, apprentis, étudiants) de la filière.

• Identifier les acteurs pour faciliter les échanges

Chaque professionnel de la filière doit pouvoir savoir comment il rentre en contact avec la gendarmerie en fonction de son besoin (centre opérationnel, brigade compétente, commandant d'unité, commandant de compagnie). En outre, dans les secteurs les plus vulnérables, des référents viti-vinicoles sont identifiés comme interlocuteurs privilégiés. Enfin, pour favoriser la connaissance mutuelle des deux milieux, une cartographie de l'organisation territoriale de la gendarmerie est réalisée par bassin viticole.

• S'organiser et s'engager pour un même objectif: développer la sécurité de la filière

Les conventions et les protocoles, qui sont établis localement, doivent permettre de formaliser les engagements réciproques afin de garantir dans la durée des actions qui répondent à des besoins actualisés. Ces conventions et protocoles seront généralisés en recherchant une logique de bassin.

• Acculturer les personnels de la gendarmerie au monde viti-vinicole

En partenariat avec les interprofessions, des formations seront organisées pour permettre aux personnels de la gendarmerie des territoires concernés de connaître les métiers de la filière, les enjeux territoriaux et économiques. Les immersions des jeunes gendarmes dans les exploitations ont été systématisées dès la campagne de vendange 2023.

• Mettre en sûreté les exploitations : la prévention technique de la malveillance

Les référents sûreté de la gendarmerie se déplacent sur les exploitations pour apporter, gratuitement, des conseils permettant de réduire les vulnérabilités du site (risques cambriolages, vols, dégradations).

• Protéger les valeurs matérielles et immatérielles de l'entreprise : la sécurité économique

Pour les plus grandes entreprises, des spécialistes de la gendarmerie peuvent être sollicités pour la mise en œuvre et la conduite de la politique de sécurité économique au sein de l'entreprise.

• Réduire les cybermenaces : la cybersécurité

Afin de développer la sécurité numérique du secteur, des actions de sensibilisation et d'information adaptées seront proposées aux acteurs de la filière en s'appuyant sur le dispositif de la gendarmerie CyberGEND et en partenariat avec le Campus Régional de Cybersé-curité et de Confiance Numérique.

• Proposer une offre de service en matière de prévention

Pour répondre aux attentes des professionnels de la filière, des spécialistes de la gendarmerie se tiennent à la disposition de la filière pour délivrer des sensibilisations et des informations dans les domaines aussi variés que le travail dissimulé, la gestion de crise, la gestion des incivilités, la prévention des violences intrafamiliales, la prévention des addictions...

• Adapter les services de prévention de proximité

Dans le cadre d'un diagnostic partagé, d'un dialogue régulier et dans une logique de redevabilité, le commandement territorial de la gendarmerie adapte les services de prévention de proximité selon les créneaux (horaires, jour/nuit), le type de patrouille (à pied, en deux roues ou en véhicule) et les risques particuliers (travaux sur les infrastructures, chargement de production des récoltes)

• Mettre en œuvre et promouvoir les outils d'information et d'alerte

L'application grand public « Ma Sécurité » permet de disposer des numéros d'urgence, des coordonnées de la brigade locale, des conseils en prévention, du Tchat 24/24 et des notifications territoriales ou nationales. En complément, les outils d'Alerte SMS et les sites internet dédiés, qui sont développés localement et qui permettent d'alerter et d'appeler les professionnels à la vigilance (escroquerie, cambriolage), seront généralisés.

• Protéger les professionnels

Selon les circonstances, les professionnels peuvent demander leur inscription dans le module de gestion des interventions de la gendarmerie (« SIP » - Sécurité des Interventions et demandes particulières de Protection permettant notamment d'authentifier rapidement l'appelant en cas d'intervention et d'en optimiser la gestion.

• Rassurer avec l'Opération Tranquillité Vacances Viticulteurs (OTV2)

À tout moment de l'année, le viticulteur qui s'absente de son exploitation durant ses congés peut demander à la brigade locale d'être inscrit sur l'opération tranquillité vacances afin d'intensifier la surveillance durant la période indiquée.

• Intensifier les contrôles en cas de risques identifiés

En cas d'apparition de phénomènes sériels (cambrio-lages de chais, actes récurrents de dégradations ou de destructions), des opérations de contrôle routier seront organisées sur les secteurs identifiés.

• Confier l'enquête judiciaire à l'unité compétente et centraliser le suivi

Chaque enquête judiciaire est confiée à l'unité la plus adaptée à la gravité de l'infraction, à l'importance du préjudice et à la complexité de l'affaire, sous l'égide de l'autorité judiciaire (brigade locale, brigade de re-cherches, section de recherches, offices centraux) et en lien avec le groupe d'enquêteurs spécialisés de la région de gendarmerie.

• Développer une communauté d'experts sur les atteintes à la filière viti-vinicole

Récemment créé, un groupe d'enquêteurs spécialisés de la région de gendarmerie est consacré exclusivement aux atteintes à la filière viti-vinicole. Afin d'optimiser en particulier la lutte contre les escroqueries, ce groupe a pour mission d'animer un réseau régional d'enquêteurs et de développer les échanges avec des spécialistes en France (Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale) et à l'étranger (EUROPOL), et avec des entreprises spécialisées (traçabilité)

• Être acteur de la transition écologique et de la transformation des territoires

Dans le cadre de la « Gendarmerie Verte », dans chaque brigade, un gendarme est formé « Enquêteur Environnement de Proximité ». En s'appuyant sur ce réseau de gendarmes verts et en partenariat avec la région Nouvelle-Aquitaine (projet VitiREV), des actions seront réalisées pour accompagner la filière sur l'évolution des pratiques (traitement des vignes, stockage), la lutte contre les dépôts sauvages de déchets et la réduction des tensions sociétales liées à la transformation des territoires.

• Accompagner des innovations et suivre les projets R&D de la filière

Des innovations en matière de lutte contre la falsification sont à l'étude (Centre de Recherche de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale). La région de gendarmerie suivra également avec attention les projets R&D de la filière (robotisation, IA) et les innovations territoriales pour anticiper le volet sécurité de leur mise en œuvre.

• Développer le partenariat de la gendarmerie avec l'ensemble de l'écosystème viti-vinicole

Au-delà du partenariat existant avec l'ensemble de l'interprofession de la filière viti-vinicole, de nombreux partenariats peuvent être développés avec d'autres grands acteurs de cet écosystème : Région Nouvelle-Aquitaine, Campus Cyber, OFB, DRAAF, GIP ATGeRi (VitiData)...

• Gestion de crise : partager notre expérience

Un séminaire sur la gestion, de crise sera organisé avec l'intervention d'experts en commandement opérationnel, en communication de crise, en négociation de crise.

• Poursuivre la dynamique d'innovation de la gendarmerie

A l'écoute des professionnels de la filière et en lien avec les acteurs institutionnels, inventer une action innovante de la gendarmerie répondant à une attente en termes de sécurité du secteur.


• Chantal Guimberteau, conseillère départementale  : de nombreux cambriolages ont eu lieu dans les distilleries (cuivre) ; s'y ajoutent des vols de cognac et d'eaux de vie. « On a aussi de la malveillance. Le cas de citernes ouvertes entre les vendanges et la distillation où le vin est parti dans la nature. Cette convention sera très vue par les viticulteurs »

Sauvons Fort Boyard : des travaux de grande ampleur pour durer les 100 prochaines années

Après une concertation publique qui a permis d'alerter sur le mauvais état du fort Boyard et de présenter un projet pour sa sauvegarde, le Département lance une campagne d'appel aux dons, en s'associant à la Fondation du patrimoine. Dès aujourd'hui, celles et ceux qui le souhaitent pourront faire un don pour sauver le fort Boyard (en bénéficiant d'une déduction fiscale), via le site de la Fondation du patrimoine : www.fondation-patrimoine.org/fort-boyard, par sms au 92 892 (don de 10€ uniquement), ou par chèque sous envoi postal. Il sera possible de donner pour sauver le fort Boyard jusqu'à la fin des travaux prévus en 2028


Depuis plusieurs décennies, le fort Boyard subit les assauts des vagues et du temps, menaçant sa pérennité. Si le fort était, à l'origine, protégé par un éperon sur sa façade Nord-Ouest et par des jetées latérales faisant office de havre d'accostage sur sa façade Sud-Est, il est depuis plusieurs années exposé aux assauts de la mer ; ses ouvrages de protection ayant été détruits au fil du temps. Cela se traduit aujourd'hui par une forte exposition du fort Boyard aux attaques de la houle, menant à sa détérioration : plusieurs fissures sont visibles à l'œil nu depuis l'extérieur. Convaincu à l'idée de ne pas laisser périr le fort Boyard, le Département de la Charente-Maritime a décidé de se lancer dans un projet d'envergure, en réalisant la reconstruction, avec les technologies et les matériaux actuels, des ouvrages originels qui ont été détruits au fur et à mesure du temps. Les travaux qui démarreront à l'été 2025, seront réalisés par une équipe pluridisciplinaire (Delphine Gramaglia, architecte du Patrimoine, le bureau d'études BRLi, ainsi que l'entreprise ETPO), et financés en partie par la campagne d'appel aux dons lancée aujourd'hui.

Des fissures © Sébastien Laval - sebastien/lavalphotographe.com
© Sébastien Laval - sebastien/lavalphotographe.com
Pour mener à bien cette campagne d'appel aux dons inédite, le Département de la Charente-Maritime a choisi de s'associer à la Fondation du patrimoine, partenaire incontournable, présent sur tout le territoire français, pour récolter des dons, mobiliser des mécènes et sauver notre patrimoine ! Une convention de partenariat entre le Département et la Fondation a été signée ce jour, lançant ainsi officiellement la campagne d'appel aux dons « Sauvons le Fort Boyard ».

Sans travaux, le fort Boyard est destiné à la ruine

Les investigations menées régulièrement depuis plusieurs années permettent de disposer d'une connaissance fine de la détérioration du fort Boyard. Si les fissures ne sont pas considérées comme altérant la pérennité de l'ouvrage, il n'en est pas de même de la disparition de l'éperon, du havre d'accostage et de la dislocation de la risberme. Les études, et notamment l'expertise menée par UBC Ingénierie, concluent à la ruine inéluctable du fort Boyard si des ouvrages destinés à assurer sa protection vis-à-vis des courants et de la houle ne sont pas reconstruits. C'est pourquoi, le Département a pris la décision de réaliser un projet de sauvegarde du fort qui consiste en la reconstruction, avec les technologies et les matériaux actuels, des ouvrages originels qui ont été détruits au fur et à mesure du temps.

Les travaux envisagés (@Département 17)

Les étapes

• La reprise de la risberme vise à protéger le fort contre les effets d'érosion et d'affouillement qu'induisent les courants et les houles. La protection de toute la périphérie du fort est essentielle pour empêcher la dégradation de son assise.

• La remise en place de blocs de protection permet une première atténuation de l'énergie de la houle avant qu'elle n'atteigne les ouvrages de protection, puis le fort.

• La reconstruction de l'éperon au Nord vise à protéger le fort contre la houle et les courants marins, tout en garantissant l'absence de transmission d'efforts vers le fort.

• La reconstruction du havre d'accostage au Sud répond à un double objectif : protéger l'arrière du fort et de son assise de l'attaque de la houle ; permettre, si les conditions nautiques sont favorables, un accès direct au fort.

Jonzac/Conseil municipal/Claude Belot : « Les maires ruraux ne doivent pas céder à la pression parisienne ! »

Lundi dernier, lors du dernier conseil municipal, les débats se sont attardés sur le Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD) dont les dispositions ont attiré les foudres de Claude Belot. On l'a observé de longue date, les règles venant de l’administration parisienne ou européenne ne sont généralement pas du goût des maires ruraux. Ainsi l’instauration des zones Natura 2000 où Claude Belot avait vu rouge en raison des contraintes liées aux directives environnementales...

Le conseil présidé par Christophe Cabri

Il ne faisait pas bien chaud dans la salle de conseil municipal, rappelant que les dépenses d’énergie sont une préoccupation pour les municipalités. Espérons que les nombreux enrhumés n’en ont pas trop pâti ! La première question qui a fait "tousser" les édiles n’était pas liée au stationnement en ville (qui alimente les conversations), mais à la présentation du Projet d'Aménagement et de Développement Durables.

A gauche au premier rang, Aurélie Ballin, de l'Agence Uh
Préalablement à l'arrêt du Plan Local d'Urbanisme, un débat est organisé au sein du conseil municipal afin de débattre sur la révision générale engagée. « Cette étape obligatoire permet de renforcer, d'actualiser, de compléter les grandes orientations qui vont déterminer les principes de développement de la commune pour les 10 ans à venir. C'est aussi l'opportunité d'affirmer les priorités qui doivent guider la révision générale du PLU, de soulever des interrogations et fixer des objectifs. Ces échanges peuvent conduire à l'ajustement des axes généraux » déclare Aurélie Ballin, de l'Agence Uh. Assise parmi les conseillers, elle présente « la clé de voûte » des enjeux du PADD établi pour les dix ans qui viennent. Jonzac se trouve à mi-parcours de la procédure, une application étant programmée en janvier 2026. La définition des lignes économiques, écologiques, agricoles et forestières du territoire est importante. A Jonzac, ville au riche patrimoine historique, la zone naturelle se trouve autour de la Seugne, espace à protéger des pollutions. On trouve aussi des surfaces boisées et de nombreuses carrières. « Il s’agit de lutter contre l’artificialisation des sols et renouveler l’urbanisation sans générer d’étalement ». Fini, en effet, ces grands lotissements qui poussaient comme des champignons dans certaines communes ! La cohérence est recherchée.

Une des questions gravite autour de la population. Après avoir décliné jusqu’en 2014, Jonzac a retrouvé une croissance. Le scénario serait de l’augmenter de 0,5%, soit 20 habitants par an et 200 sur dix ans. Jonzac n'échappe pas au vieillissement avec une tranche des plus de 60 ans en augmentation. 

En ce qui concerne le bâti, une offre adaptée de 28 logements supplémentaires par an est proposée. Des études ponctuelles auront lieu sur les hameaux. 

Côté économie, il est préconisé d’insuffler une dynamique au centre ville en attirant des commerces de proximité, d’accompagner l’essor des Thermes et l’activité agricole (en favorisant les ventes directes et le tourisme à la ferme). Un schéma raisonnable, en conséquence, qui ne bouleverserait pas les équilibres mais quid de la célèbre ambition du président de la Communauté de Communes, à l’origine des Thermes, du complexe aquatique des Antilles, du casino, du centre des congrès, et maintenant de la Pépinière aéronautique de Jonzac-Neulles et d’un aérodrome dont le point de ravitaillement est ouvert jour et nuit ?

Claude Belot : Que les maires gardent des marges de manœuvre
Claude Belot : « l’air de Paris souffle jusqu'à Jonzac »

La réaction de Claude Belot ne fait pas attendre : « Aujourd’hui, notre pays pourrait aller mieux pour ne pas dire autre chose, il a besoin de créer des emplois, de développer des entreprises, mais pas autre chose ». Et de citer un exemple où la CDCHS se heurte à la complexité administrative « étant dans l’impossibilité de donner satisfaction à des créateurs d’emplois. A force de donner des empêchements de faire, la collectivité est partie pour dix ans ! ». Il tique aussi sur le nombre d’habitants à Jonzac : « on a donné, il y a quelques mois, des chiffres complètement fous sur Jonzac. Ce sont pourtant les chiffres officiels ! Jonzac a perdu de la population au détriment des communes environnantes, Saint-Martial, Saint-Germain, Saint-Simon entre autres. Le jour où le thermalisme s’est développé, beaucoup de gens ont transformé leurs maisons en logements thermaux, on en compte plus de 500. Cela ne nous empêche pas de vouloir gagner de la population et si elle pouvait atteindre celle d’il y a quarante ans, ce serait bien ». Sur les dispositions du PADD, il émet des réserves : « Même si l’air de Paris souffle jusqu’à Jonzac, il ne faut pas perdre de vue la possibilité de faire du développement en périphérie ; il n’y a rien de plus absurde que de dire "il n’y a pas de bâtiments ou de terrains disponibles pour les activités économiques qui se profilent sur Jonzac". Ce que nous avons sous le coude représente plus de la moitié de ce que nous avions prévu. S’enfermer dans un tel système incitera investisseurs et habitants à partir ailleurs. Il nous faut raison garder et des discussions avec l’administration de l’Etat auront lieu. Les communes doivent garder de l’ambition ». 

Le discours de l’ancien Premier Ministre, Michel Barnier, au congrès de maires, allait précisément dans ce sens : « les maires ne veulent pas qu’on les empêche de vivre ». Christophe Cabri acquiesce : « le nombre d’habitants supplémentaires ne se fera pas uniquement en centre ville, mais par les hameaux. Et il serait dommage de répondre à des entreprises qu’elles ne peuvent pas s’installer parce qu’on n’a pas de place » En centre ville, seuls 4% des logements sont vacants.

• Logements : La station thermale a fermé ses portes. Elle rouvrira le 15 février. Durant deux mois, les studios thermaux peuvent être loués à des touristes. En janvier, plus d'un million de nuitées sont réservées en Haute-Saintonge.

mardi 17 décembre 2024

Jonzac : Se prendre des "prunes" quand on habite le centre ville, les riverains mécontents

Le niveau plan de stationnement instauré dans le centre de Jonzac par la municipalité suscite des réactions. En effet, places en zone bleue et arrêts minute sont désormais "réglementés" et un policier municipal adresse - pour l'instant - des avertissements aux contrevenants. A partir de janvier, l'amende sera de 35 euros pour le dépassement du temps en zone bleue et 135 euros pour les stationnements hasardeux. A noter qu'à partir de 18 h, toujours en zone bleue, tout redevient normal jusqu'au lendemain matin. Mécontents de la situation, le collectif des résidents du centre-ville de Jonzac a été reçu mardi 17 décembre par le maire, Christophe Cabri, dans le but d'obtenir une carte de résident (un macaron) qui permettra à ceux qui n'ont pas de garage de stationner sans avoir à craindre une contravention. 

Libérer des places pour le commerce, très bien,
mais quid des riverains et des clients des hôtels ?
Ils ont remis cette pétition au premier magistrat : 

« Monsieur le Maire,

Nous nous permettons de vous solliciter en tant qu'habitants du centre-ville de Jonzac. A compter du 14 novembre 2024, la zone bleue a été mise en place. Nos maisons n'ont pas de garage. Cette nouvelle règlementation de stationnement, bien qu'elle vise à améliorer la circulation et l'accessibilité en centre-ville, soulève des inquiétudes parmi les habitants dont nous faisons partie. Jusqu'à présent, Jonzac était une ville où il faisait bon vivre. La mise en place de cette zone bleue, pour les résidents, pourrait affecter notre qualité de vie (les mobilités réduites d'une population vieillissante, perte de temps, transport des courses, multiples déplacements, départ et arrivée de vacances) et le commerce.

Dans toutes les villes de France et de Charente-Maritime, les riverains qui payent des taxes foncières, des impôts locaux, ont le privilège de pouvoir se garer auprès de leur domicile avec une carte de résident attribuée par foyer. Pourquoi Jonzac ferait-elle exception ? C'est pourquoi, au nom du « collectif » des résidents du centre-ville de Jonzac, nous sollicitons votre bienveillance pour l'attribution d'une carte de résident zone bleue. Nous vous remercions, Monsieur le Maire, par avance de l'attention que vous porterez à notre demande et restons à votre disposition pour tout échange complémentaire . Dans l'attente de votre réponse, nous vous adressons nos bien respectueuses salutations ».

Le maire attend le mois de juin pour se prononcer après un premier bilan. La délégation des pétitionnaires est donc repartie déçue de ne pas avoir été entendue. En effet, s'il existe des parkings gratuits pour se stationner (8 mai, Paul Bert), ils ne sont pas à proximité immédiate. Et comment promouvoir une dynamique de rénovation des logements en centre ville s'il n'y a pas de stationnement ? L'étude d'une formule payante à l'année pour les riverains mériterait d'être étudiée. Quant à l'impact sur le commerce, il est trop tôt pour se prononcer. Les places disponibles sont-elles favorables au commerce  ou la menace d'une contravention fait-elle fuir les potentiels clients vers les grandes surfaces ? 

Le collectif ne compte pas en rester là. Vous pouvez le contacter sur le mail suivant : 

collectifmacaronjonzac@gmail.com. 

Site internet :  https://collecti-macaron-jonzac.webnode.fr/ 

lundi 16 décembre 2024

Saintes/Conférence : Îlet à Guillaume, une colonie pénitentiaire pour enfants de la deuxième moitié du XIXème siècle sur l'ile de La Réunion

La Société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime organise sa prochaine conférence vendredi 20 décembre à 18 h 30. Intitulée « Îlet à Guillaume: une colonie pénitentiaire pour enfants de la deuxième moitié du XIXème siècle sur l'ile de La Réunion », elle sera animée par Vincent Miailhe, archéologue et topographe à l'Inrap


Localisé sur un plateau à 700 m d'altitude et à une dizaine de kilomètres de Saint-Denis de la Réunion, le site de l'ilet à Guillaume abrite les ruines imposantes d'un pénitencier agricole pour enfants fondé en 1864 par la congrégation du Saint-Esprit. Pendant une quinzaine d'années, le complexe carcéral a accueilli entre 1100 et 1300 enfants, âgés de 8 à 21 ans et subissant des peines de 3 à 4 ans en moyenne. Ainsi, les enfants encadrés par des missionnaires du Saint-Esprit s'attellent à de grands travaux de terrassement (terrasse, voirie) et de construction (bâtiments, pont, aqueduc) dans ce lieu isolé avec des conditions de vie et de travail difficiles qui conduiront à de nombreux accidents mortels.

Haut lieu de la mémoire réunionnaise et à la demande du département de La Réunion, l'Inrap a été missionné pour une étude historique, archéologique et environnementale de ce site inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 2008. En 2020 et 2022, deux opérations archéologiques ont été menées sur ce plateau permettant de mieux comprendre l'organisation du pénitencier, la vie carcérale des enfants dont le délit le plus fréquent est celui de vagabondage et de contribuer à l'histoire des maisons de correction de la deuxième moitié du XIX siècle en France.

Rendez-vous vendredi 20 décembre 2024 à 18h30, auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes. Entrée et participation libre.