lundi 25 février 2019

Saint-Laurent de la Prée : intervention sur une remorque transportant des matières dangereuses

Ce lundi matin, les sapeurs-pompiers sont intervenus à Saint Laurent de La Prée pour une remorque de produits chimiques dégageant de la fumée. Le véhicule s’est garé rapidement sur l'aire de covoiturage sur la RN137. Le produit transporté dans les fûts était du phosphure d'aluminium à l'état solide. Au contact avec de l'eau ou de l'air humide, ce produit réagit et peut dégager de la phosphine (gaz). Le procédé d’extinction du sinistre se fait par une technique d’étouffement. 


Sous la coordination du préfet, les équipes de secours et de sécurité ont procédé à plusieurs opérations de mise en sécurité. Après expertise du produit transporté, un périmètre de sécurité de 150 mètres autour de l’aire de covoiturage a été mis en place.

Par mesure de précaution, les habitations se trouvant à 200 m au nord de l’aire de covoiturage ont reçu des consignes de confinement (les logements n’étaient pas occupés). La circulation n'a pas été coupée sur la RN137, mais une déviation a été mise en place à la sortie Saint-Laurent de la Prée.

L'extinction réalisée par les pompiers s'est montrée efficace, 2m3 de sable ont été déversés. Les relevés effectués dans l'environnement étant négatifs, le périmètre, le confinement et la déviation ont été levés à 16 h 30. La remorque a été conditionnée sur un plateau et acheminée vers une société de traitement de déchets spéciaux.

L’intervention a nécessité la mobilisation d’une trentaine de sapeurs-pompiers et une dizaine de gendarmes. Le sous-préfet de Rochefort et le maire de Saint Laurent de la Prée se sont rendus immédiatement sur place. 8 personnes (6 gendarmes, le conducteur du véhicule et un cycliste) se trouvant dans le périmètre ont été auscultées par précaution par le médecin chef du SDIS. Elles ne présentent aucun symptôme liés à l'intervention. Il n’y a pas eu de déversement de produit liquide sur le sol.

Emploi : 20 stagiaires en formation d’hydrothérapeutes à Saint-Trojan

L’organisation du Service Public de l’Emploi dans les territoires vise à assurer une meilleure coordination de l’ensemble des acteurs chargés de la politique de l’emploi. Ce dispositif se décline au plan régional (SPER), au plan départemental (SPED) et dans un cadre de proximité (SPEP). Le SPEP (en arrondissement) est le lieu privilégié de concertation des acteurs territoriaux pour la mise en place de projets locaux de développement de l’emploi et de réponse aux besoins de sécurisation des transitions professionnelles, notamment pour les publics les plus fragiles sur le marché du travail, par la mobilisation des outils de politique de l’emploi et de formation professionnelle.

Le centre de thalassothérapie de Saint-Trojan
Le SPEP de Rochefort a mis en place une action innovante et expérimentale avec les acteurs de la thalassothérapie. Sous la présidence du sous-préfet de Rochefort, le SPEP a identifié un besoin de recrutement dans ce secteur. En effet, chaque année, des offres d’emploi sont non pourvues ou pourvues avec des salariés n’ayant pas toutes les compétences requises pour occuper ces postes. La finalité du projet du SPEP est de combler les écarts identifiés entre les besoins en compétences attendues par les entreprises et les demandeurs d’emploi identifiés.
Cette action vise à favoriser le recrutement d’hydrothérapeutes en partenariat avec Pôle emploi et les missions locales et à mettre en œuvre une formation adaptée sur le territoire pour favoriser la formation des demandeurs d’emploi locaux et leur recrutement.
La France est le leader mondial de la thalassothérapie et la façade atlantique regroupe 60 % de l'offre en la matière. La Charente-Maritime s'affirme comme le premier département français pour la remise en forme par l’eau en nombre de centres de thalassothérapie et de stations thermales. La thalassothérapie génère un chiffre d'affaires de 26 millions d'€ et emploie près de 400 personnes. Il s’agit d’un secteur en expansion avec le développement des activités liées au bien-être.
Afin d’évaluer à mi-parcours ce dispositif, Jean-Paul Normand, sous-préfet de Rochefort, ira à la rencontre des stagiaires au centre de thalassothérapie de Saint-Trojan les Bains mercredi prochain avec pôle emploi, la mission locale, l’OPCA du secteur de la Thalassothérapie (FAFIH), le centre de formation de La Rochelle et les entreprises partenaires du dispositif.

Innovation/Région de Saintes : Une gourde écologique 100% végétale, compostable et biodégradable ? Vous en rêviez, la société Lyspackaging l’a réalisée !

A une époque où des plastiques jonchent les océans, des entreprises planchent à la conception de nouvelles matières biodégradables. Parmi elles, Lyspackaging, entreprise implantée à Chaniers près de Saintes, fabrique bouteilles et flacons à partir de la canne à sucre. Sa dernière création est une gourde 100% écologique

Nicolas Moufflet (à droite) aux côtés de ses collaborateurs
Fondateur de la société Lyspackaging, Nicolas Moufflet crée, avec son équipe, de nouvelles matières issues du monde végétal qui permettent de développer des emballages plus respectueux de l’environnement. C’est en 2015 que cette startup, dédiée à l’innovation, s’est installée à Chaniers, dans la région saintaise.
Après avoir travaillé pour de grands groupes (Neslé, Coca-Cola, Danone), ce décideur a rapidement compris que le verre et le plastique laisseraient bientôt la place à une nouvelle génération de matériaux dont l’intérêt serait de se biodégrader. Et pour cause, certains résidus de la triomphante société de consommation ont la vie dure, comme en témoignent les mers du globe. Les scientifiques soulignent en effet que « la pollution plastique s’étend sur des millions de kilomètres carrés si bien qu’on peut estimer que 5000 milliards de particules flottent dans nos océans ». Dans ces conditions, il n’est pas étonnant, face au changement climatique et ses conséquences, que des adolescents tels que la Suédoise Greta Thunberg entrent en croisade pour attirer l’attention de la classe politique sur le sort des générations futures.

En Charente-Maritime, Lypsackaging apporte sa pierre à l’édifice en contribuant à la recherche de composants qui ne seront plus un casse-tête pour les filières de recyclage. Autrement dit, contrairement à la bouteille en plastique dont le devenir est préoccupant, les « contenants » issus de ces filières se détruisent naturellement. Après l’amidon de maïs, l’entreprise s’est tournée vers la canne à sucre.  « Elle est transformée sur place, en Indonésie, dans une unité qui fabrique des granulés de base. Nous les récupérons et les traitons en France. Nous obtenons une matière issue d’une plante, donc sans pétrole » explique Nicolas Moufflet. L’aspect final ressemble au verre ou au plastique… mais n’en est pas. Les secrets de fabrication sont jalousement gardés !
Ainsi, sont produits par injection des récipients, des flacons, des bouteilles transparentes ou opaques certifiés aptes au contact alimentaire par le laboratoire Pourquery. Dans les formules, peuvent s’ajouter des fragments de noyaux d’olive, coquillages (moules, Saint-Jacques), pépins de raisin, bois, céréales qui modifient l’aspect initial en apportant des teintes en accord avec le produit à valoriser.


Les principaux marchés concernent l’agroalimentaire et les cosmétiques. La Veganbootle GO, par exemple, est une gourde fabriquée sans une goutte de pétrole à partir de la bagasse de canne (ressource renouvelable). Biodégradable, compostable, sans perturbateurs endocriniens (sans phtalates, ni bisphénol A), sans aucune toxicité en fin de vie, elle est incassable, réutilisable, facile à transporter et légère (70 gr). Le bouchon conçu à base de lin est lui aussi compostable ! « Nous avons démarré les bouteilles végétales sous la marque veganbottle il y a plus d'un an et demi. La ligne s’enrichit avec cette gourde écologique qui correspond aux attentes de la clientèle. Des plantations d’arbres à Madagascar accompagnent sa sortie. Il s’agit d’un programme de reforestation avec deux objectifs : annuler les impacts d'émission à effet de serre et créer des emplois. Nous sommes de plus en plus conscients de la nécessité d’adopter un comportement responsable. Toutes les activités des entreprises dépendent à un moment ou à un autre de l’état des écosystèmes de la planète » explique Nicolas Moufflet.
Autre gamme, la Veganbootle Water accueille l’eau minérale de la source du Val d'Aisne exploitée à Fisenne. « Ces bouteilles sont proposées dans les hôtels, les salons, les parcs d’attractions, hors de la grande distribution ». Un biberon bio est en projet pour 2020…

  
Et si Saintes accueillait un centre de recherches lié aux matières biodégradables et compostables ?

Nicolas Moufflet fourmille de projets. Vous l’avez compris, il appartient à ces patrons soucieux du monde dans lequel ils évoluent. Employant 14 salariés, Lyspackaging, se trouvant à l’étroit à Chaniers, cherche à s’agrandir.
Des locaux vides, il y en a sur Saintes, ne serait-ce qu’à Saintronic !  « Ce serait une opportunité » remarque Nicolas Soufflet dont la clientèle est nationale et internationale : « la semaine dernière, j’ai reçu à Chaniers la visite d’un chef indien d’une communauté canadienne qui veut installer une usine de production de bouteilles biodégradables sur son territoire. D’autres contacts viennent de Californie, de Polynésie. Les demandes arrivent d’un peu partout ».

Ce chef d’entreprise verrait bien l'implantation d'un pole d’innovation à la cite entrepreneuriale de Saintes (ex Crédit Agricole) regroupant des unités travaillant sur les lignes de matériaux biodégradables. En fédérant les énergies, ce cluster permettrait de conquérir des marchés peu  accessibles aux entreprises seules. Il y a une place à prendre manifestement !
Dans l’hexagone, quelques villes investissent dans ce créneau. Ainsi, Metz va financer les idées écologiques de ses habitants en instituant le premier budget participatif éco-citoyen de France pour 2019. Les projets de développement durable financés par la municipalité graviteront autour de deux thématiques, le développement durable et l’écologie urbaine.
La cité santone pourrait, elle aussi, se positionner dans ce secteur déterminant pour l’avenir…


• Spécialiste, Lyspackaging intervient notamment dans l'univers des boissons plates, gazeuses, alcoolisées ou non, des cosmétiques, des jus de fruits, de l'alimentaire et autres produits grâce à ses compétences en design global intégré (imprimante 3D). La société possède plus de 4000 références.


 • Avec son équipe, Nicolas Moufflet est créateur de matières issues du végétal entrant dans la composition d’emballages respectueux pour la planète. Lyspackaging fabrique Veganbottle, Veganbottle GO et Veganbottle Water. La gourde écologique, au prix de 24 euros, sera prochainement commercialisée.

• Question sur le recyclage : Pourquoi Citeo, qui organise les filières de recyclage, taxent-ils plus les emballages écologiques biodégradables - considérés comme « éléments perturbateurs » - que le plastique ? Cherchez l’intérêt des lobbies et vous aurez une idée ! Apparemment, les chaînes ne seraient pas encore totalement organisées pour les diriger convenablement. Une fois dans la poubelle, la bouteille biodégradable est logiquement détectée lors du tri et déposée avec les déchets verts (réalisée à partir de la canne à sucre végétale, elle se décompose naturellement).

Acheter une gourde Veganbootle GO et planter un arbre à Madagascar !


VeganbottleGO travaille en collaboration avec l'association Génération Masoala Madagascar afin de créer une pépinière communautaire. L'objectif ? Reboiser des parcelles sinistrées et fournir à la population des plants d'arbres aux ressources consommables, exploitables et commercialisables. Le projet se situe lieu dans la péninsule du Masoala aux abords du parc naturel du même nom, classé par l'Unesco et riche d'une grande diversité en faune et flore endémique.
La municipalité Fokontany d'Ambatobe, s'engage avec l'association Génération Masoala à la mise en place de cette pépinière communautaire appuyée par trois pépiniéristes formés et des volontaires locaux.
Les enjeux de l’opération sont multiples :
La pépinière est ouverte aux habitants qui s'investissent pour produire des plants au devenir varié. Une partie des arbres comme le intsia et le rami be seront plantés au sein de parcelles à reboiser, d'autres seront plantés chez les habitants afin de produire des fruits divers contribuant au développement de l'agroforesterie. Les différentes essences vont apporter à la population des produits commercialisables et favoriser une économie locale. En outre, l'implantation d'arbres à croissance rapide va permettre de diminuer la pression sur la forêt sauvage en créant une source énergétique.

La pollution plastique en mer ou le septième continent

On estime que chaque minute, 80 à 120 tonnes de déchets finissent en mer ; une grande partie de ces déchets sont des matières plastiques. Les zones d’accumulation océanique des plastiques se situent dans le Pacifique Nord, le Pacifique Sud, l’Atlantique Nord, l’Atlantique Sud et l’Océan Indien, sans oublier la Mer Méditerranée et la Mer Noire. La plus grande zone, située dans le Pacifique Nord, fait près de six fois la taille de la France. Le septième contient serait en fait une « soupe » de petits morceaux de plastique nommées micro-plastiques.

CDA/Saintes : Participez à l'enquête de la Nouvelle-Aquitaine sur les relations rural/urbain

UNE ENQUETE DE LA COORDINATION DES CONSEILS DE DEVELOPPEMENT DE NOUVELLE AQUITAINE DISPONIBLE SUR WWW.AGGLO-SAINTES.FR


 La Coordination des Conseils de Développement de Nouvelle Aquitaine lance une enquête sur la question des « relations rural-urbain ». Au travers de ce sondage, elle interroge les espaces ruraux et urbains qui nous entourent, ce qu’ils représentent en termes de cadre de vie, de ressources, de relations et leurs impacts sur notre quotidien.

La Communauté d’Agglomération de Saintes a mis cette enquête en ligne sur son site www.agglo-saintes.fr. Les personnes désireuses d’y répondre peuvent la retrouver directement sur la page d’accueil du site internet (rubrique « Actualités »). Six minutes sont nécessaires pour y répondre.

Le sondage fait notamment suite à la refonte des cartes territoriales de 2016 avec la création des grandes régions et l’évolution du périmètre des intercommunalités. La coordination des conseils de développement de la Nouvelle Aquitaine, réseau regroupant des instances de démocratie participative indépendantes, a choisi de travailler cette question en donnant la parole aux habitants.

dimanche 24 février 2019

Montendre : Grande marche pour la fraternité après les inscriptions haineuses et signes nazis tagués en ville

Samedi matin, la marche citoyenne contre l'intolérance organisée par la municipalité de Montendre a réuni un long cortège que précédaient les élus ceints de leurs écharpes tricolores. Un arbre de Judée, symbole des valeurs républicaines, a été planté place des Chaumes

Les élus précédés par des enfants portant des messages de tolérance
Chacun ses idées, mais une même compréhension !
Rassemblement devant l'hôtel de ville
Inscriptions haineuses et signes nazis, inscrits en de nombreux lieux du centre ville, sont à l'origine de cette marche pacifique à une époque où des propos et actes antisémites viennent s'ajouter à cette montée de la violence. De nombreuses personnes, choquées par de tels débordements, avaient répondu spontanément à ce rassemblement. Arborant leurs écharpes tricolores, les maires du Sud-Saintonge avaient rejoint Patrick Giraudeau aux côtés du député Raphaël Gérard et du sénateur Bernard Lalande.




Parti de l'hôtel de ville, le cortège a emprunté la Grand'rue avant de descendre vers le quartier des Chaumes où une construction en bois a été érigée en souvenir du camp d'exilés espagnols qui se trouvait là de 1940 à 1944.
Un arbre de Judée a été planté symbolisant l'entente et surtout la paix. « Par notre présence, nous manifestons fermement et tous ensemble notre attachement aux principes fondamentaux de la Déclaration des droits de l'homme. Les actes qui se sont produits en fin de semaine dernière sont inacceptables et nous, élus de la commune de Montendre et du secteur, les condamnons avec la plus grande fermeté. Nous refusons et combattons toute manifestation d’antisémitisme, de racisme et de xénophobie » a souligné Patrick Giraudeau, exhortant les participants à se transformer en « militants pour la tolérance ». Bernard Lalande a abondé dans son sens, rappelant l'importance du mot "fraternité". Fraternité qui nous lie, nous accompagne et gomme les différences...

Le cortège en ville




Place des Chaumes :
L'arbre de Judée planté symbolise l'attachement aux valeurs républicaines

Sous le signe de la fraternité

Une nombreuse assistance
En maître jardinier, le député Raphaël Gérard aux côtés de Patrick Giraudeau et Bernard Seguin (qui a dépoté l'arbuste en deux temps trois mouvements !)
Chacun sa pelletée !
Les maires de Saint-Aigulin et Chardes
Les maires de Souméras et Montlieu
Mission accomplie !
La marche était suivie par France 3
Bernard Lalande : « la fraternité, c'est ce qui reste à l'être humain quand il a tout perdu. C'est dans ses derniers instants, dans ses plus profonds retranchements, le seul espoir, l'unique lien qui lui conserve son humanité »
• L'histoire du camp des Chaumes

En juin 1940, l'arrivée d'un détachement de la Wehrmacht marque le début d'une occupation qui durera 4 ans. Un camp de réfugiés, appelé « camp des Chaumes », est aménagé afin d'accueillir des réfugiés de l'Est de la France. Il est bientôt transformé en camp d'asilés espagnols où sont regroupés, notamment, les réfugiés de Montguyon. Gardés par des gendarmes et des gardes civiques, les « asilés » sont réquisitionnés comme travailleurs au camp d'aviation allemand de Bussac-Forêt. Au moment de la libération de la ville par les FFI en septembre 1944, des prisonniers de guerre allemands prennent leur place jusqu'en 1947. Certains sont employés à construire le stade municipal et creuser la piscine municipale (deux structures disparues).

En 2012, la commune de Montendre a réaménagé la place des Chaumes sur le site de l'ancien camp et une structure en bois (offerte par la ville allemande de Sulz-am-Neckar) représente les anciens baraquements où furent parqués plusieurs centaines d'exilés espagnols entre août 1940 et janvier 1944.

Œuvre de Cécile Guédon

Photos © Nicole Bertin