samedi 28 octobre 2017

Les métiers d'art de Nouvelle-Aquitaine au Salon International du Patrimoine Culturel à Paris

Pour l'édition 2017 du Salon International du Patrimoine Culturel à Paris, du 2 au 5 novembre, dix entreprises des métiers d'art de Nouvelle-Aquitaine se regroupent au sein d'un même espace. Sculpteurs, tailleurs de pierre, porcelainiers de la région seront présents au Carrousel du Louvre durant les quatre jours.


Enluminure d'Annie Bouyer dont l'atelier est à Voeuil-et-Giget en Charente
Ce salon est le rendez-vous annuel incontournable des acteurs du secteur : les professionnels de la restauration et de la sauvegarde du patrimoine bâti ou non bâti, matériel ou immatériel.

Les entreprises de Nouvelle-Aquitaine pourront y développer leurs contacts avec un public de prescripteurs pourvoyeurs de commande, tels que les professionnels du secteur, les propriétaires de biens et les visiteurs connaisseurs.

La Région Nouvelle-Aquitaine soutient cette dynamique, en partenariat avec les Chambres de Métiers, par une aide financière à hauteur de 10.000 €. Pour ces petites structures, cette somme allège les frais liés à leur participation, à commencer par le coût de la location, de mise en place et de gestion du stand collectif.

Les dix entreprises présentes au Salon International du Patrimoine Culturel - Stand B22 salle Gabriel : Atelier Soleil - Ferronneries, Lanternes, serres -  79400 Exireuil ; Annie Bouyer - Enlumineur - 16400 Voeuil-et-Giget ; Denis Guérin - Canneur-rempailleur - 17440 Aytré ; Tuilerie Aupeix - Tuilier - 87800 Saint-Hilaire-les-Places ; Au grain coloré - Peintre en décor - 24600 Ribérac ; Atelier de l'œuvre - Tailleur de pierre - 86250 Charroux ; Atelier Garnier - Sculpteur sur bois / Doreur - 16170 Gourville ; Porcelaine Arquié - Porcelainier - 87000 Limoges ; La Vie En Rose - Porcelainier - 87203 Saint-Junien et Mohamed Djadaoui - Peintre en décor - 16000 Angoulême

Protection contre la submersion marine de l’estuaire de la Gironde, logements sociaux et aménagement du pôle gare de Surgères (en attendant celle de Neuvicq ?)

La Commission permanente du Conseil départemental s’est réunie à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle vendredi 27 octobre sous la présidence de Dominique Bussereau

Le Département va financer une étude complémentaire pour la définition des systèmes de protection contre la submersion marine de l’estuaire de la Gironde. Sur cette photo l'Hermione (© Nicole Bertin)
Dans le cadre de la politique d’aide départementale au logement social, plusieurs subventions, d’un montant total de 1,073 M€ ont été votées pour soutenir 11 programmes de construction totalisant 194 logements à La Rochelle (3 programmes, 51 logements), Sainte-Soulle (2 programmes, 46 logements), Marsilly (2 programmes, 24 logements), La Jarne (12 logements), Bourgneuf (2 logements), Salles-sur-Mer (6 logements) et Royan (53 logements).
Par ailleurs, la garantie départementale d’emprunt a été accordée à Habitat 17 pour le remboursement d’un prêt relatif à l’acquisition de 8 logements locatifs sociaux individuels à Croix-Chapeau.

■ ACCUEIL DES MINEURS NON ACCOMPAGNÉS


Le Centre sportif départemental de Boyardville met à disposition du Foyer de l’enfance 35 places d’internat, 2 salles d’activités et le gymnase afin d’améliorer les capacités d’accueil des mineurs non accompagnés.

■ DÉVELOPPEMENT DU PORT DE CHEF-DE-BAIE


La Commission permanente a approuvé la convention entre la Communauté d’agglomération de La Rochelle et le Département de la Charente-Maritime.
 Une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage d’étude va définir la stratégie de développement du port.

■ AMÉNAGEMENT DU PÔLE GARE DE SURGÈRES 

L’avant-projet a été approuvé. Il comprend notamment : La reprise du tracé de la RD 939 bis (avenue de la Gare) ainsi que l’aménagement de dispositifs incitant à réduire les vitesses ; la création d’un carrefour giratoire pour desservir la gare et les aires de stationnement ; la réalisation de cheminements doux afin de faciliter les circulations piétonnes ; l'aménagement des quais de cars.

 
■ DÉFENSE DU LITTORAL / ÎLE D’OLÉRON


Le projet de mise en œuvre d’ouvrages de protection anti-submersion dans le secteur de La Perroche (communes de Dolus et de Saint-Pierre d’Oléron) a été déclaré d’intérêt général. 


■ DÉFENSE DU LITTORAL / ÎLE D’AIX


Une subvention de 78 000 € est attribuée au Syndicat intercommunal du littoral Yves – Châtelaillon-plage – Aix – Fouras pour contribuer au financement de travaux hydrauliques dans l’île d’Aix

■ DÉFENSE DU LITTORAL / ESTUAIRE DE LA GIRONDE


Le Département finance une étude complémentaire pour la définition des systèmes de protection contre la submersion marine de l’estuaire de la Gironde.

 
■ VOIRIE ROUTIÈRE


La Commission permanente a approuvé le lancement de deux consultations des entreprises relatives à des travaux :

- à Nieul-sur-Mer, pour la reconstruction du pont de Lauzières (RD 106 E1). Coût des travaux : 236914 €.

- à Saint-Savinien-sur-Charente pour l’aménagement d’un carrefour giratoire sur la RD 18 (route de Saint-Jean d’Angély) et d’un barreau routier reliant ce giratoire à la RD 114 (route de Saintes). Coût des travaux : 1, 569 M€. 
Dans le cadre du programme de préservation du patrimoine "ouvrages d’art", elle a également approuvé le lancement des études relatives à la reconstruction et au confortement des ponts de Sureau, à Saint-Pierre-du-Palais.

■ TOURISME FLUVIAL / SÈVRE NIORTAISE
Une subvention est accordée à l’Institution interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise pour des travaux sur les écluses.

■ POLITIQUE AGRICOLE ET FORESTIERE


La Commission permanente a approuvé les termes de la convention de partenariat avec la Chambre d’Agriculture pour l’année 2017.

■ REVITALISATION DES PETITES COMMUNES

50 projets concernant 44 Communes ont été approuvés. Le montant total des subventions s’élève à 540 309 €

■ ÉQUIPEMENT TOURISTIQUE DES PETITES COMMUNES


Des subventions sont accordées aux Communes de Pons, Puyravaut, Trizay et Vergeroux pour divers travaux. Le montant total des subventions s’élève à 11 269 €.

■ AIDE AUX ÉCOLES


Plusieurs subventions, pour un montant total de 142 120 €, sont attribuées aux Communes de Bourgneuf, Cravans, Epargnes, Geay, Grézac, Le Gué d’Alleré, La Jard, La Jarrie, Luchat, Lussant, Pérignac, Saint-Agnant, Saint-Georges-des- Coteaux, Saint-Simon-de-Pelouaille, Sainte-Gemme et Sainte-Soulle.

■ AIDE AU LOGEMENT EN MILIEU RURAL


Des subventions sont attribuées aux Communes de Courcoury, Loulay, Saint-Mard et Les Touches-de-Périgny. Le montant de ces subventions s’élève à 25 260 €.

■ LECTURE PUBLIQUE EN MILIEU RURAL


Une subvention est accordée à la Commune de Neuillac pour financer l’acquisition de matériel informatique pour équiper sa bibliothèque municipale.

■ POLITIQUE DE L’ÉNERGIE


Le Département finance l’installation d’une chaudière à granulés de bois à Saint-Thomas-de-Conac.

■ AIDE AUX VACANCES


Pendant l’été 2017, 851 enfants de la Charente-Maritime ont bénéficié des Bons vacances du dispositif départemental Horizon Vacances Jeunesse. Des subventions ont été attribuées aux structures organisatrices des séjours de vacances au bénéfice des familles défavorisées.

■ AIDE AU SECOURS POPULAIRE

Une subvention est attribuée au Secours populaire français pour l’organisation de "La journée des oubliés des vacances", qui a permis à 114 participants de faire une sortie au Puy du Fou le 24 août 2017.

La fibre optique pour tous les Charentais-Maritimes fin 2022

La session d’automne du Conseil départemental s’est tenue du 23 au 27 octobre à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle sous la présidence de Dominique Bussereau


L’Assemblée a adopté la Décision Modificative Budgétaire n°2 qui s’équilibre à hauteur de 27,659M€. Les principales dépenses concernent : les travaux routiers (2 M€) portant l’effort total en 2017 à plus de 49 M€, soit + 22,5% par rapport à 2016 ; les travaux de restructuration du collège de Cozes (1 M€) ; le soutien aux programmes d’Habitat 17 (1,5 M€) ; l’assainissement rural des communes (0,6 M€).
La réduction de l’endettement (3 M€) : en deux ans, l’encours de la dette du département passe de 415 M€ à 396 M€.
À l’issue de ce vote, le budget principal 2017 du Département s’élève à 1,076 milliard d’euros (1,035 en 2016).  Cette session a également été marquée par le débat sur les orientations budgétaires pour 2018 dont voici les principales :
- Poursuivre la maîtrise des dépenses de fonctionnement.

- Ne pas augmenter le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour la 5ème année consécutive.

- Contenir le niveau d’emprunt annuel aux alentours de 35 M€ et continuer à réduire l’encours de dette.

- Poursuivre des efforts d’investissement dans l’économie locale, notamment dans les domaines des travaux routiers, de la défense contre la mer, du déploiement du Très Haut Débit et de la construction des Centres de Secours du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS 17).

- Affirmer le rôle du Département en matière de solidarité sociale et de solidarité territoriale

LE TRÈS HAUT DÉBIT : PLUS VITE ET MOINS CHER 
 
Le Conseil départemental a approuvé les termes du Contrat de délégation de service public relative à la conception, à l’établissement et à l’exploitation d’un réseau de communications électroniques à très haut débit sur le territoire de la Charente-Maritime, ainsi que le choix d’Orange comme titulaire de la convention.
Cette solution permet à la fois d’accélérer le déploiement de la fibre optique sur le territoire départemental et de diminuer les charges financières des collectivités locales. L’objectif est en effet de raccorder avant la fin de 2022 tous les logements et tous les locaux à usage professionnel de la Charente-Maritime.
Le total des investissements s’élève à 326,6 M€ répartis en : 
- 211,6 M€ pour l’établissement du réseau très haut débit
-115 M€ pour la réalisation des raccordements des clients
* Ces investissements seront financés par la contribution de la société Orange à hauteur de 281 M€. La contribution publique s’élève donc à 45,6 M€ qui seront financés par :
- L’Union Européenne à hauteur de 14,5 M€, l’Etat à hauteur de 15,6 M€ ; la Région Nouvelle Aquitaine à hauteur de 4,7 M€.
 Le Département de la Charente-Maritime à hauteur de 10,8 M€.
Cette réduction importante de la charge financière du Département permet de ne plus solliciter la participation des Intercommunalités.

■ SOUTIEN À LA FILIÈRE AGRO-ALIMENTAIRE


Une subvention d’un montant de 60.000 € est votée en faveur du Centre régional d’innovation et de transfert de technologie (CRITT) agro-alimentaire, qui organise la 12ème édition des Journées Aliments et Santé à La Rochelle en juin 2018. Cet événement met en valeur l’offre de produits et de compétences agroalimentaires locales et contribue à la promotion des actions du Département notamment en faveur des circuits courts et de l’export.

■ INVESTISSEMENTS RELATIFS AUX HIPPODROMES ET AUX AÉRODROMES


Une autorisation de programme d’un montant de 649.012 € est votée afin de contribuer aux investissements de la Communauté d’Agglomération de Royan Atlantique pour la restructuration de l’hippodrome de Royan Atlantique, la Commune de Châtelaillon-Plage pour la construction de 41 boxes supplémentaires à l’hippodrome du Haut-Rillon, la Commune de Royan pour la création d’un taxiway à l’aérodrome de Royan-Médis, la Commune de Jonzac pour la construction d’une piste en dur à l’aérodrome de Jonzac–Neulles, la Communauté de Communes de l’Ile d’Oléron pour la construction de deux bâtiments dédiés à l’activité 
ULM.


ACCUEIL DE LOISIRS POUR ADOLESCENTS À MARENNES 


Une subvention de 41 625€, représentant 13,5% du coût des travaux, est accordée à la Communauté de Communes du Bassin de Marennes pour financer la création d’un Accueil de loisirs pour adolescents à Marennes. 


FONCTIONNEMENT DES COLLÈGES PUBLICS 


Le montant de la Dotation globale de fonctionnement s’élèvera à 5,331 M€ en 2018, en légère hausse par rapport à 2017. 


Tribunal de Saintes : le 1er décembre, un procès historique opposera deux sociétaires "virés" au Crédit Agricole

Le 1er décembre prochain aura lieu, au Tribunal de Saintes, le procès qui oppose deux anciens sociétaires "sanctionnés" du Crédit Agricole, Lucien Normandin et Richard Baron, à cette banque dont le siège social a été transféré de Saintes à Lagord près de La Rochelle. 
L'article de Patrick Le Cellier, journaliste à Médiapart, résume cette affaire qui fait couler pas mal d'encre dans la cité santone... 

A l'annonce du transfert du siège social du CA, le mécontentement a été vif. Sur cette photo, les manifestants sont devant l'entrée du Hall Mendès France où se tient l'assemblée générale de la banque. Service de sécurité et entrées filtrées...
Se battre coûte que coûte (© Nicole Bertin)
Les sociétaires, pions ou patrons ? A Saintes (Charente-Maritime), le 1er décembre prochain, se déroulera un procès pas comme les autres, d'une importance très particulière pour le Crédit Agricole (Mutuel?) et ses dix millions de sociétaires. De propriétaires. Les vraies questions seront posées : où est la différence coopérative ? Pourquoi les sociétaires font-ils peur ?

Qu'est-ce que ça change une banque qui appartient à ses clients ? Quels sont les droits et les devoirs des sociétaires-propriétaires ? Comment s'applique la loi fondamentale du 10 septembre 1947 qui régit les sociétés coopératives ? Comment s'exerce le contrôle ? Quels risques prend un sociétaire qui fait son devoir ?
Lucien Normandin (71 ans) et Richard Baron (64 ans) sont deux sociétaires de la caisse locale de Crédit Agricole Mutuel de Saintes, société coopérative propriétaire de la caisse régionale de Charente-Maritime et, à travers celle-ci, de la Caisse Nationale (CASA). Lucien est sociétaire depuis 1980, Richard depuis 1988.
Le premier est retraité des collectivités locales, le second retraité de la société Coop Atlantique, où il était délégué syndical CGT. Lucien Normandin a très régulièrement participé aux assemblées générales de ses caisses locales successives. Ce sont, par ailleurs, des citoyens soucieux de l'avenir de leur ville de Saintes.
Pour leur intervention de sociétaires responsables, dévoués, Lucien et Richard ont été « sanctionnés » en octobre 2014, expropriés ! Ils ont donc assigné leur Caisse Locale de Crédit Agricole Mutuel pour faire respecter leurs droits. Pour exiger le retour dans les clous. Audience le 1er décembre à Saintes.

Délocalisation de la Caisse Régionale

Lorsqu’à été évoqué le transfert de la caisse régionale à La Rochelle, en 2012, Lucien et Richard ont alerté leurs concitoyens, mobilisé les municipalités du département, éclairé les médias. Impardonnable pour les « patrons auto-proclamés », cooptés, qui entendent agir à leur guise, sans complexe et sans contrôle. Les sociétaires exemplaires sont devenus des « ennemis » pour ces gestionnaires... en principe au service de l’Économie Sociale et Solidaire... en principe dévoués à une structure qui devrait être, au final, sans but lucratif.
Articles dans la presse, manifs, défilés, pétitions, création du site AREMUT (association pour la reconquête du mutualisme) suivi par des milliers d'internautes... les deux sociétaires ont multipliés - au côté des salariés - les initiatives pour mobiliser leurs concitoyens et sauver leur Caisse Régionale ! Le transfert a pourtant eu lieu en septembre 2016, et Saintes a perdu 270 emplois directs. Beaucoup plus au final.
Lucien et Richard y ont gagné la rancœur des « maîtres », défiés, qui ont décidé de les exclure, de les exproprier. De se venger. Déchéance de nationalité coopérative, déchéance de sociétariat ! Perte des droits. Représailles... Punition pour outrage à la nomenklatura d'une démocratie version ex-pays de l'Est, version Corée du Nord. Mise en évidence de l'arbitraire d'une démocratie-bidon. Terrifiant. Insensé. « Ferme ta gueule ou on te casse. »

Respecter la loi ?

Le respect de la loi devrait être une évidence... mais c'est le contournement de la loi - sa manipulation - qui est, trop souvent, le sport favori des dirigeants des grandes structures sans but lucratif. Tout spécialement dans le monde de la finance.
Les banques coopératives, grandes vedettes de l'économie française ? Une fiction, une tromperie formidable ! A partir d'un certain niveau de manipulation de la loi, les mots n'ont plus de sens...Les banques coopératives, vraie originalité... ou grosse astuce ?
Respecter la loi, c'est respecter la loi fondamentale qui régit les sociétés coopératives. La loi du 10 septembre 1947, léguée par le Conseil National de la Résistance (CNR). Et les grandes déclarations des congrès, symposiums et autres rassemblements des visionnaires, des idéalistes, des militants.
A moins que tout cela ne soit qu'un rideau de fumée. Des grands messes organisées pour amuser la galerie et couvrir une gestion opaque ? Les grands principes longuement discutés pour cacher les grosses magouilles ? La démocratie célébrée... et assassinée dans le même mouvement ?
Il appartient aux magistrats de faire respecter la loi, de faire respecter les sociétaires, le contrat, les droits des sociétaires. Sans l'intervention des magistrats, les mots perdraient leur sens et la loi sa valeur, son utilité. Les banques coopératives pourraient définitivement fonctionner comme des outils de confiscation au service de quelques dirigeants malins et bien placés.

Lucien et Richard

Richard Baron et Lucien Normandin (© Nicole Bertin)
Procès historique, donc, qui répondra aux questions de base, aux questions essentielles : qui décide au Crédit Agricole ? Qui est réellement propriétaire de cette banque coopérative ? Comment ça marche ? Quelle est la finalité ? Les valeurs sont-elles respectées ? La gestion démocratique est-elle une fiction ? L'utopie a-t-elle était confisquée, récupérée par quelques petits malins cupides ?
Retour au respect de la loi ou affichage de la destruction définitive du cadre légal des banques coopératives... le choix de l'orientation vaudra, probablement, pour l'ensemble des grandes coopératives (agricoles, de consommateurs, de commerçants, d'habitat, etc.).
Qu'y a-t-il de vrai - pour les banques coopératives - dans la mise en avant de leur identité et de leurs différences, qui en feraient une alternative exemplaire... face à la cupidité et à l'amoralité des banques commerciales ?
Les sociétaires Lucien Normandin et Richard Baron ont donc assigné, devant le TGI de Saintes, la Caisse Locale de Crédit Agricole Mutuel de Saintes, société coopérative - régie par la loi fondamentale du 10 septembre 1947 - dont ils sont propriétaires. Pour être rétablis dans leurs droits, pour sauver l'avenir, pour stopper les dérives. Ils ne le savaient pas mais c'est aussi pour sauver l'identité du Crédit Agricole. Pour protéger les droits de dix millions de sociétaires-propriétaires.
Rendez-vous au TGI de Saintes, place Foch, le 1er décembre 2017 à 9 h 30, pour tous les militants d'une économie réellement respectueuse de la planète et au service de l'homme. Pour les amoureux du respect de la loi.
Le 1er décembre, les magistrats vont dire le droit et, espérons le, interdire les coups tordus.

mercredi 25 octobre 2017

Benoît Tornier : son combat pour faire reconnaître la dangerosité des herbicides et pesticides utilisés en agriculture

Les langues se délient en 2015 quand la Cour d’appel de Lyon confirme la responsabilité du groupe américain Monsanto dans la maladie d’un céréalier, Paul François, agriculteur de Bernac en Charente, qui a utilisé un herbicide à l’origine des graves problèmes de santé. Depuis juillet dernier, le dossier a été renvoyé devant une autre Cour d’appel. Conscients qu’on abuse de leur crédulité, d’autres agriculteurs témoignent comme Benoît Tornier de Fontaines d’Ozillac (près de Jonzac en Charente-Maritime). Une seule solution face à cette situation : changer les modes de culture…

Benoît Tornier, agriculteur à Fontaines d'Ozillac, victime des produits phytosanitaires 
 (capture d'image France 3)
En effet, on soupçonnait de longue date que les produits phytosanitaires utilisés pour traiter les cultures étaient loin d’être inoffensifs pour l’homme. Un Charentais s’est élevé comme le système Monsanto, groupe maintes fois pointé du doigt. Il s’agit de Paul François à qui la justice a donné raison en concluant que la firme multinationale était responsable du préjudice qu’il a subi à la suite de l’inhalation du pesticide pour le maïs Lasso. Il a été reproché à la firme « d’avoir failli à son obligation générale d’information pour n’avoir pas respecté les règles en matière d’emballage et d’étiquetage des produits ». Par la suite, Paul François a écrit un livre publié chez Fayard : Un paysan contre Monsanto. La présentation de l’ouvrage est explicite :  « C’est un acte anodin qui lui aura presque coûté la vie. Le 27 avril 2004, Paul François, agriculteur, jette un œil au fond d’une cuve contenant du désherbant. Gravement intoxiqué par les vapeurs du Lasso, un herbicide de Monsanto alors autorisé en France, le céréalier passe plusieurs jours dans le coma et près d’un an à l’hôpital. Le 10 septembre 2015, après plus de dix ans de combat, la cour d’appel de Lyon reconnaît la responsabilité de la multinationale. Mais cette condamnation historique, confirmant celle déjà prononcée en 2012, ne marque pas la fin de son épuisant marathon judiciaire. En juillet 2017, la cour de cassation annule l’arrêt lyonnais et renvoie son cas devant une autre cour d’appel. Alors qu’il se lance dans cette nouvelle bataille, Paul François prend la plume pour dévoiler les coulisses de son terrible combat contre la multinationale américaine. Déni des graves séquelles causées par le produit, tentatives de déstabilisation, violence des arguments du camp adverse, il nous livre le récit haletant d’une lutte à armes inégales ». Paul François n'en a donc pas fini avec la justice...

Prévenir les générations futures (capture d'image France 3).
D’autres agriculteurs font entendre leurs voix dont celle de Benoît Tornier de Fontaines d’Ozillac atteint de la maladie de Parkinson. « En 1983, je me suis intoxiqué au Sépiclar, un produit aujourd’hui interdit. Quand je l’ai dit au médecin, il a fait le lien » déclare-t-il. Dans un reportage diffusé sur France 3, il explique que durant  des années, il a traité ses vignes avec des produits dont il ignorait la dangerosité. Herbicides, insecticides… Malade, il avoue son amertume et son impuissance face à la chape qui entoure la commercialisation desdits produits… alors même que l’Europe s’interroge sur les glyphosates. Le ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, fera-t-il le poids face aux intérêts de la firme américaine, voilà bien la question !
Benoît Tornier, quant à lui,  souhaite en tout cas que de telles substances puissent être contrôlées de très près. Pour les jeunes générations afin qu’elles ne tombent pas dans les écueils et les propagandes dont ont été victimes leurs aînés.
Comment peut-on jouer à la fois avec la santé des agriculteurs et en conséquence avec celle des consommateurs puisque ces traitements se retrouvent forcément, d’un manière ou d’une autre, dans les circuits de consommation, c'est à dire dans les aliments ?… Et que dire des nuisances sur l’environnement ! Une seule réponse, il faut beaucoup de cynisme et de cupidité de la part de ces multinationales pour en arriver là…