lundi 17 février 2014

Une fouille archéologique préventive au cœur de la ville antique de Saintes


Avant la construction du projet d’extension de l'EHPAD de La Providence à Saintes, un diagnostic archéologique a été prescrit par les services de l’Etat (Drac - Service régional de l’Archéologie), conformément à la loi sur l’archéologie préventive du 17 janvier 2001, qui prévoit l’intervention des archéologues en préalable aux chantiers affectant l’aménagement du territoire. 

Croquis de la ville de Saintes antique
Situé dans un secteur de la ville de Saintes au fort potentiel archéologique, le diagnostic réalisé en janvier 2012 sous la direction de Jean-Philippe Baigl (Inrap) a permis d'identifier plusieurs phases d'occupation depuis la période antique jusqu’à l’époque Moderne, donnant ainsi lieu à une campagne de fouille. Effectuée par une équipe d’archéologues de l’Inrap, cette opération a débuté le 13 janvier dernier et devrait se poursuivre jusqu’en juillet 2014.

Perspectives et enjeux de la fouille 

D'une superficie de 2 500 m2, l'emprise de la fouille occupe le bord oriental du promontoire qui domine le cœur ancien de la ville de Saintes. Les nombreuses découvertes effectuées dans ce quartier depuis la fin du XIXe siècle témoignent d’une densité importante de vestiges remontant aux origines de la ville.
Toutefois, hormis les opérations préalables à la construction de l'hôpital Saint-Louis à la fin des années 1970, aucune fouille préventive n’a été réalisée jusqu’à présent dans le centre de la ville antique.
Les vestiges mis au jour étaient alors très variés : voirie, habitats, éléments architecturaux, etc. D'autres observations effectuées au cours de terrassements le long de la rue Bernard ont aussi montré la présence d'un espace public et d’une section du rempart Bas Empire (IIIe siècle de notre ère) qui se traduit encore aujourd'hui par une limite de propriété. Cette campagne de fouille offre ainsi l’opportunité d’obtenir des données inédites sur les origines de la ville, les prémices de son urbanisation, le développement et l'évolution de la trame urbaine depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque Moderne, ainsi que sur l’histoire des fortifications de la ville et de son château.

L’Association La Providence L’EHPAD (établissement médicalisé hébergeant des personnes âgées dépendantes) 
La Providence de Saintes est située au sein de la Maison Mère de la congrégation des Sœurs de la Providence, qui dès 1992 sur décision du Conseil de la Congrégation restructure une partie de la Maison afin d’y accueillir des personnes âgées, pour une ouverture en janvier 1994. De type association loi 1901 à but non lucratif, la gestion est assurée par un Conseil d’administration composé de religieuses et de laïcs. La structure, entourée de jardins, se trouve dans un environnement urbain, en cœur de ville.


- Phase 1 : la construction d’une Unité Adaptée de 13 chambres individuelles, répondant au besoin crucial d’offrir un espace sécurisé, de plain pied avec le jardin
- Phase 2 : la construction de 14 chambres individuelles au 1er étage
- Phase 3 : la réhabilitation de locaux existants pour finaliser le pôle d’activités et de soins adaptés
- Phase 4 : la réhabilitation des locaux du 2ème étage de l’existant. Ces travaux porteront la capacité d’accueil de 59 à 73 personnes, avec 13 places dédiées à l’accueil de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou pathologies apparentées, 59 places attribuées à l’EHPAD, dont 14 places d’accompagnement spécifique dans un pôle d’activité et de soins adaptés à destination des résidents de l’EHPAD et une place d’accueil d’urgence. 
Ce projet répond aux demandes croissantes d’accueil de personnes âgées atteintes de pathologies de type Alzheimer. Les travaux permettront de proposer aux résidents un accueil en petites unités de vie. Le challenge est de permettre aux personnes âgées d’être habitants de la maison où ils vont vivre jusqu’à la fin de leurs jours, de prendre conscience de la portée des mots "domicile", "chez soi", "maison", et de la difficulté d’en faire une réalité quotidienne tout en favorisant le travail des professionnels et l’intervention des bénévoles.

• L’Inrap 

Avec plus de 2 000 collaborateurs et chercheurs, l’Inrap est la plus importante structure de recherche archéologique française et l’une des toutes premières en Europe. Établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il réalise la majorité des diagnostics archéologiques et des fouilles en partenariat avec les aménageurs, soit près de 2 000 chantiers par an, en Métropole et dans les DOM. Ses missions s’étendent à l’exploitation scientifique des résultats et à la diffusion de la connaissance archéologique au public.

Aménagement Association La Providence, Contrôle scientifique Service régional de l’Archéologie (Drac Poitou-Charentes), Recherche archéologique Inrap, Responsable scientifique Jean-Philippe Baigl, Inrap

C’est le moment de stocker l’eau


• Communiqué des irrigants du Poitou-Charentes 



En ces temps pluvieux, alors que les rivières atteignent leur seuil d’alerte aux crues, l’association des irrigants du Poitou-Charentes relance le débat sur le stockage de l’eau.
La preuve par les chiffres. Depuis plusieurs jours, le temps est très pluvieux sur presque l’ensemble du pays. Si elles ont pour effet d’alimenter les nappes souterraines et les cours d’eau, ces pluies excédentaires sont aussi, hélas, à l’origine d’inondations dans de nombreux départements. Les images montrant des rivières envahir les villes et les habitations sont dans tous les esprits...
La pluie a heureusement de bons côtés. Notamment car elle permet de remplir les réserves utilisées l’été par les agriculteurs pour irriguer les cultures lorsque, justement, l’eau vient à manquer. C’est pourquoi l’association des irrigants du Poitou-Charentes, Aquanide, relance le débat sur le stockage de l’eau.
Le débit actuel de nos rivières nous permettrait d’alimenter, sans aucune difficulté, les réserves encore à l’état de projet, dans la région. « Au mois de janvier, il est tombé 110 mm d’eau dans la région, soit 2,9 milliards de m3 sur une superficie de 25809 km2 » note Louis-Marie Grollier, président d’Aquanide. Or, les besoins pour l’irrigation en Poitou-Charentes, au printemps et en été, s’élèvent à 260 millions de m3. Ce qui signifie qu’en un mois, il est tombé dix fois plus d’eau que tous les besoins réunis des irrigants de la région.
Autre chiffre intéressant : une pluie de 10 mm uniforme sur la région (soit 110 m3/ha) est égale à près de 280 millions de m3, soit le volume nécessaire à l’irrigation pour une année. Ainsi, compte-tenu du débit actuel des rivières dans la région, il faudrait peu de temps pour remplir les réserves. « Prenons un exemple en Charente-Maritime. À Saint-Jean d’Angély, où coule la Boutonne, il passe en une journée plus de 3 millions de m3 d’eau. Nous pourrions remplir une réserve de 200 000 m3 en moins d’une heure et demie. Un débit de remplissage des réserves de 200 m3/h (0,05 m3/s) représenterait moins de 0,1 % des débits actuels enregistrés en rivière, donc l’incidence sur les milieux serait nulle ».
Aquanide rappelle qu’un grand nombre de projets de réserves de substitution sont programmés en Poitou-Charentes dans les années à venir. Après la levée du moratoire sur le stockage de l’eau en fin d’année dernière, les irrigants espèrent que ces projets verront le jour. Pour les accompagner, ils ont décidé de s’organiser sur le plan juridique et de missionner un cabinet d’avocats pour les assister dans le montage administratif des dossiers d’autorisation.

L’aéronautique
en Charente-Maritime


En Charente-Maritime, la filière aéronautique est un secteur de pointe où sont présents tous les savoir-faire des PME/PMI dans les domaines de l’aviation civile et militaire. Face aux enjeux liés au développement de cette filière d'excellence, les volontés s'additionnent et portent ensemble des projets ambitieux et structurants, essentiels à l'essor économique de toute la Charente-Maritime.
Ainsi, Le Département , la Communauté d’Agglomération Rochefort-Océan et les entreprises industrielles des milieux de l’aéronautique engagent, ensemble, trois projets majeurs pour la Charente-Maritime sur le secteur rochefortais.
• La reconquête de l'ancienne usine Foggini, Rochefort Z.I. des Sœurs, propriété du Département de la Charente-Maritime, 17.000 m2 dédiés au développement aéronautique production logistique formation, travaux  en cours
• La reconversion du site de l'ancien Tripode de l'école des Fourriers, propriété de la Communauté d’Agglomération Rochefort Océan, 10.000 m2 à 500 mètres de Sogerma. Livraison prévue : Automne 2014
• La reconquête de la zone sud de  de Colbert, 50.000 m2 à transformer à proximité immédiate de Sogerma : Une zone d’aménagement concertée (ZAC)
, opération conduite par
 la Communauté d'Agglomération Rochefort-Océan et la Semdas.
La proximité d'un CRITT Matériaux (Centre Régional pour l'Innovation et de Transfert Technologique) à Rochefort confère aux entreprises aéronautiques de la Charente-Maritime la possibilité de bénéficier de prestations, d'accompagnement et d'initiation spécifiques à la filière. Sa collaboration avec d'autres structures nationales (École Nationale Supérieure en Mécanique et Aérotechnique - ENSMA de Poitiers et Aeroteam) est un atout.

■ La formation technique spécifique à la filière est assurée localement par : les Lycées Marcel Dassault à Rochefort et Bernard PALISSY à Saintes ; l'EIGSI (École d'Ingénieurs en Génie des Systèmes Industriels) à La Rochelle. L'ESOAA (École des Sous-Officiers de l'Armée de l'Air de Saint-Agnant) dispense des formations techniques dans les domaines aéronautiques (notamment maintenance) à près de 2 500 élèves et stagiaires.
■ Salons professionnels : Le Département propose son soutien aux entreprises de la filière aéronautique en prenant à sa charge un stand au Salon du Bourget. Le Département assure également une présence de la même manière sur des salons professionnels (JEC Europe Composite, salons nautiques, audiovisuels).

Charente-Maritime : Festival Sites en Scène 2014


La Commission permanente du Conseil général de la Charente-Maritime s’est réunie le vendredi 14 février à la Maison de la Charente-Maritime de La Rochelle, sous la présidence de Dominique Bussereau. 


Cette séance a été précédée par une courte session extraordinaire consacrée à l’augmentation du taux de la taxe de publicité foncière, afin de financer les prestations sociales versées par le Département.
À l’issue de cette session, Jean-Louis Frot, premier vice-Président du Conseil général, a évoqué le développement de la filière aéronautique charentaise- maritime. Il a notamment souligné la mobilisation du Département, de la Communauté d’Agglomération Rochefort-Océan, et des l’aéronautique, autour de 3 projets majeurs : l’utilisation de l’ancienne usine Foggini-KPI,
 la reconversion du site de l’ancien Tripode de l’École des Fourriers, la reconquête de la zone sud de l’ancien Arsenal de Colbert.

Parmi les rapports adoptés par la commission permanente, figure l’adoption de l’avant-projet d’aménagement d’un carrefour giratoire entre les routes départementales 108 et 112 sur le territoire des communes d’Aigrefeuille d’Aunis et de Saint-Christophe. Cet aménagement, dont le coût prévisionnel s’élève à 370 000€, sera financé à 100% par le Département.

■ Conformément à la décision, votée en septembre 2013, du principe d’une intervention financière du Département à hauteur de 1,5 M€, au profit de l’entreprise Dufour-Yachts, afin de contribuer au sauvetage de cette entreprise, le Département va acquérir une partie du site de Dufour-Yachts, à Périgny. Cette emprise sera ensuite louée à Dufour-Yachts sous la forme d’un crédit-bail d’une durée de 12 ans.

■ Dans le cadre de l’enveloppe budgétaire de 500 000€ votée au titre du Festival Sites en Scène 2014, la commission permanente a individualisé des subventions et approuvé les conventions à signer avec : La Communauté de Communes de l’île de Ré, les communes du Château-d’Oléron, de Châtelaillon-Plage, de Jonzac, de Royan, de Saint-Palais-sur-Mer et de Surgères, les associations Esnandis, Guillaume de Conchamp, Histoire et Patrimoine du Pertuis Charentais, Amicour, Scénie en 2 Monts, Le Quart d’Écu raconte Puy-du-Lac, les acoustiques de Rochefort, À Donf Montendre, l’Abbaye-aux-Dames, CREA, l’Association angérienne d’action artistique (A4), le Comité des fêtes de la Saint-Laurent et l’association Sabaud pour la sauvegarde du Baudet du Poitou.

Par ailleurs, la Commission permanente a adopté des rapports dans les domaines suivants :


■ Collèges (investissements) – Deux dossiers de consultation des entreprises ont été approuvés. Ils concernent : La réalisation d’un bloc sanitaire et d’une salle polyvalente au collège Beauregard, à La Rochelle (coût : 339 545€) ;
 La création et l’aménagement de locaux en rez-de-chaussée au collège Marc Chagall, à Dompierre-sur-Mer (coût : 662 020€).
■ Collèges (consommation de produits bio) – Compte-tenu des demandes de financement présentées par les 27 collèges qui participent actuellement à l’opération, les aides du Département ont été individualisées.
■ Plan Digues départemental – Le Département participe au financement de la réalisation d’études préalables à la mise en œuvre d’un dispositif de protection dans le secteur des Boucholeurs. Une subvention de 40 000€ est votée en faveur du Syndicat Intercommunal du littoral Yves – Châtelaillon – Aix- Fouras (SILYCAF).
■ Port de commerce de Rochefort – Le Département finance à hauteur de 33,3% les travaux de réfection du parc à grues réalisés par la Chambre de commerce et d’industrie de Rochefort.
■ Travaux de dragage – Le Département finance à 40% les opérations de dragage dans les ports concédés. Trois subventions, d’un montant total de 52 100€, sont accordées aux Communes de Bourcefranc-Le-Chapus, Charron et Le Château-d’Oléron.
■ Politique agricole – Quatre subventions, pour un total de 184 000€, sont accordées à l’Association Charentes-Poitou d’expérimentation légumière, à la Fédération départementale des Centres d’études techniques agricoles, au Groupement des agriculteurs biologiques et à Atlantic Conseil Élevage.
■ Qualité environnementale littorale – Les plans de financement relatifs à la réalisation des programmes de suivi de la qualité des cultures marines et des milieux récepteurs ont été adoptés. Le Département y participe à 50% ; les Agences de l’eau Loire-Bretagne et Adour-Garonne ont été sollicitées.
■ Petite enfance – Une subvention d’équipement est accordée à l’association Les p’tites frimousses pour l’acquisition de matériel destiné à aménager l’établissement multi-accueil de Vergeroux.
■ Prévention et dépistage des cancers du sein et colorectal – Le Département a voté une subvention de 185 000€ à l’association LUCIDE 17, qui met en œuvre ces campagnes. La Commission permanente a approuvé la convention avec cette association.
■ Soutien aux actions pédagogiques – Deux conventions sont approuvées avec le Centre Régional de Documentation Pédagogique pour une subvention de 23 000€ (gestion administrative des services extranet des collèges) ;
 avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat pour l’opération "Bravo les artisans" (subvention : 10 000€).

mardi 11 février 2014

Dolus d'Oléron : un centre pour les oiseaux victimes des tempêtes


Le centre de sauvegarde du pôle nature du marais des oiseaux est unique ! 

Depuis le 29 janvier dernier, suite aux forts et surtout fréquents coups de vent qui ont balayé la Charente-Maritime, 106 oiseaux marins ont été accueillis au centre de sauvegarde du Marais aux Oiseaux (51 ont été trouvés sur les côtes oléronaises), soit 55 Macareux moines Fratercula arctica,
 49 Guillemots de Troïl Uria aalge et 2 Mouettes tridactyles Rissa tridactyla.

Ces oiseaux – qui ne représentent qu'une infime partie de tous ceux trouvés morts sur la côte charentaise – ont été acheminés vers le centre de sauvegarde départemental par les particuliers qui les ont trouvés, ainsi que par les bénévoles du réseau "Oiseaux blessés 17" mis en place par la Ligue pour la Protection des Oiseaux avec le concours d'un transporteur ("17 France Express").
Vu leur épuisement, près des 2/3 des oiseaux sont morts dans les heures qui ont suivi leur arrivée.


Seulement 21 Macareux moines (9 d'entre eux figurent sur la photo) et 20 Guillemots de Troïl ont survécu, mais tous ne sont pas pour autant sortis d'affaire. Malgré toute l'attention qui leur est portée tous les jours, il est malheureusement probable que bien peu ne repartiront...