dimanche 26 décembre 2010

l’Otxote Lurra
dans l'église d'Expiremont


Chants basques en Haute-Saintonge

La petite église d’Expiremont, dans le canton de Montendre, en Charente-Maritime, a fait le plein samedi 11 décembre lors du concert donné par l’Otxote Lurra. Les nombreux spectateurs ont pleinement apprécié la prestation de cette formation d’hommes, qui compte parmi les plus renommées des nombreuses chorales basques. Les quatre ténors et les quatre basses, tous professionnels de l’art lyrique, sous la direction du chef de chœur Jordi Freixa, ont interprété a cappella un programme varié, composé de chants sacrés et de chansons traditionnelles, passant de mélodies mélancoliques aux chansons de marins les plus débridées.



Les superbes voix des solistes, associées à une parfaite technique du chant choral, ont enchanté les spectateurs qui ont fait, en fin de concert, une longue ovation aux artistes.


Ce concert clôturait la saison 2010 des Culturales d’Expiremont. Mais l’association "Culture et Loisirs Expiremont" travaille déjà sur la programmation de la saison 2011.



Jean-Pierre Feugnet :
Les cagouilles n'ont pas secret pour lui


Samedi dernier, Dominique Bussereau, président du Conseil général, était à Saint-Bonnet pour remettre à Jean-Pierre Feugnet la Croix de Chevalier dans l’Ordre du Mérite Agricole.


Jean-Pierre Feugnet et Dominique Bussereau

Jean-Pierre Feugnet est né le 20 avril 1943 à Saint-Bonnet sur Gironde, en Charente-Maritime, où son père était tonnelier. Après le certificat d’études, il obtient son brevet et rentre à l’École Nationale d’Industrie Laitière de Surgères. En 1963, il fait son service militaire à Saint-Maixent l’École. Dégagé des obligations militaires, il fait son entrée dans la vie active en Bretagne, dans les laiteries Bridel, situées à Retiers (35). Responsable du développement jusqu’en 1976, il dépose plusieurs brevets d’invention de matériels laitiers en Europe et aux USA.
Tout en faisant des recherches en laiterie, notre "cagouillard" pense aux escargots - les cagouilles de son enfance ! - et étudie ces gastéropodes avec le professeur Daguzan, de l’Université de Rennes.

En 1975, Jean-Pierre Feugnet dépose à l’Institut National de la Propriété Industrielle son premier brevet d’invention de clôture électrique pour escargots. Actuellement, cette clôture électrique, fabriquée par les Ets Chapron Leménager d'Isigny-sur-Mer (50), équipe l’ensemble des élevages hélicicoles d’engraissement et de reproduction.
En mars 1976, la Charente-Maritime innove au niveau national. En effet, pour la première fois, la MSA inscrit un héliciculteur à temps plein pour la production, la transformation et la commercialisation d’escargots. Neuf ans plus tard, une autre innovation arrive quand les œufs d’escargots sont transformés et commercialisés façon "caviar". En 1990, la production de juvéniles atteint les 20 millions de jeunes escargots vendus dans toute la France, mais aussi en Europe du Sud.


A cette époque, les cagouilles de Saint-Bonnet et Saint Sorlin sont bonnes pondeuses ! Les unités cumulées sont, de loin, les plus importantes pour la production d’œufs et de juvéniles escargots  : plus de 20 millions de juvéniles par an ; jusqu’à 12 kg d’œufs par jour de petit-gris et plus de 30 kg par jour pour l’Hélix Aspersa Maxima.
Dans le monde, la production d’escargots est prise au sérieux. En 1993, Jean-Pierre Feugnet est nommé consultant en héliciculture par l'Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, avec le soutien de l’Institut National de Recherche Agronomique. Pour sa première mission, il met en place une unité de transformation des escargots locaux (achatines) à l’université de Cotonou au Bénin. Actuellement en retraite, Jean-Pierre a conservé son rôle de conseiller technique et de consultant pour la FAO.

Depuis sa retraite, Jean-Pierre Feugnet s’est découvert une autre passion née de son goût pour la nature. Il manipule la tronçonneuse, non pas pour massacrer des arbres, mais pour réaliser de superbes sculptures animalières dans le bois. Il reproduit toutes sortes d’animaux, de la fourmi au sanglier en passant par le blaireau, la cigogne ou le le cerf. Comme ce "Bonnetais" connaît bien l’estuaire de la Gironde, il a immortalisé l’esturgeon, dont on trouve des exemplaires aux Pôles Nature de Vitrezay et de Saint-Georgesde Didonne. Il se propose de sculpter un esturgeon de quatre mètres de longueur qui sera placé au rond-point de la route de Bordeaux à St-Georges de Didonne.


Roland Pelletant, maire de Saint Bonnet, et Dominique Bussereau félicitèrent Jean-Pierre Feugnet dont la carrière est intéressante et originale. Il méritait bien de recevoir la croix de Chevalier dans l’Ordre du Mérite Agricole
L’intéressé, visiblement ému, remercia la centaine de personnes présentes, puis il invita les convives au verre de l’amitié, ainsi qu’à déguster l’excellent lunch (certains toasts étaient garnis de « caviar » blanc, c’est-à-dire des œufs d’escargots préparés à cet effet). Son épouse Pierrette, toujours fidèle au poste, veillait à ce que les invités ne manquent de rien.

Remise de décoration dans la salle des fêtes de Saint Bonnet sur Gironde



• Jean-Pierre Feugnet : C’est en 1985 que commença la production des œufs d’escargots façon "caviar". En 1986, cette production est mentionné dans le "Guinness des Records".


Il existe une confrérie de la Cagouille, le grand maître en est Claude Moreau. Parmi les membres actifs, on trouve Jean-Claude Bonnet, chercheur en héliciculture à l’INRA du Magneraud de Saint-Pierre d’Amilly (17) et quelques héliciculteurs français

vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël à tous !


(Paris 2010/N.Bertin)

C'est la nuit qu'il est beau de croire
à la lumière

Bonnes fêtes

jeudi 23 décembre 2010

Fiscalité sur le pineau :
Touche pas à mon pote,
le cognac !


Depuis des années, l’organisation professionnelle du pineau se bat pour avoir une fiscalité basse afin de rivaliser avec les vins doux naturels. Le sénateur Daniel Laurent, appuyé par Claude Belot et Michel Doublet, a cru trouver la solution lors de la discussion de la dernière loi budgétaire.

En effet, il a fait voter, avec ses collègues et la bienveillance du Gouvernement, un amendement au terme duquel la fiscalité des vins doux naturels (Porto, Rivesaltes, Pineau et Floc de Gascogne) serait baissée de 20 %. Comme le Ministère des Finances ne fait jamais de cadeau et qu’il ne veut pas perdre d’argent, la fiscalité sur les spiritueux, dont fait partie le cognac, devait être augmentée. Protestation du BNIC, lettre au vinaigre de Gilles Merlet, président du syndicat professionnel de spiritueux à Daniel Laurent, pression sur les parlementaires de toutes étiquettes…

Finalement, la commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, a rejeté l’amendement voté par le Sénat. Voilà un argument de campagne qui vient de faire long feu !

Gares de Jonzac et Montendre : Même combat !


Les élus du Sud Saintonge souhaitent obtenir des arrêts supplémentaires de TER en gares de Montendre et de Jonzac.

Une fois n’est pas coutume, la Communauté de Communes de Haute-Saintonge que préside Claude Belot et la Région Poitou-Charentes, représentée par deux de ses membres, Françoise Mesnard et Jacky Emon, sont tombées d’accord sur un point. Réuni jeudi dernier aux Antilles en présence de Patrick Giraudeau, premier adjoint de Montendre, le groupe a délivré un message clair : il est urgent de désenclaver le Sud Saintonge et permettre aux Saintongeais qui travaillent à Bordeaux d’avoir une large palette de moyens de transport. L’heure de gloire de la voiture est terminée et le train revient à la mode.
Actuellement, des TER s’arrêtent en gares de Montendre et de Jonzac trois fois par jour, le matin, à midi et le soir. L’objectif poursuivi par les élus auprès de la SCNF et de RFF est d‘obtenir un trafic supplémentaire le matin (vers 6 h 30) et le soir (20 h) afin de donner une souplesse appréciable à l’emploi du temps des salariés.
Claude Belot rappelle que la Haute Saintonge est située dans la troisième couronne de Bordeaux : « la gare de Montendre n’est qu’à une demi-heure de celle de Saint-Jean », tandis que Françoise Mesnard souligne l’effort que fait la Région en proposant des offres tarifaires intéressantes.

Réponse en 2011

Claude Belot, sénateur maire de Jonzac, et Jacky Emon de la Région Poitou-Charentes

Lundi dernier, une grande réunion aura lieu à la CDCHS de Jonzac en présence des principaux partenaires. « Nous sommes très déterminés » déclare Jacky Emon qui en connaît un rayon dans le domaine ferroviaire. En effet, ce Saintais a conduit une locomotive pendant de nombreuses années et quand on entendait le train siffler trois fois en gare de Jonzac, on savait qu’il était aux commandes !
Cheminot comme son père Paul et son grand-père, Rémi, chaudronnier aux ateliers SNCF de Saintes, il croit au renouveau du train. « Nous avons beaucoup à faire pour améliorer les dessertes et pour permettre aux régions d’être mieux irriguées. Il est évident que Saintonge et territoire bordelais doivent travailler ensemble ».
Pour l’instant, les TER en question s’arrêtent à Saint-Mariens, en Gironde. De nombreuses personnes du Sud de la Charente-Maritime s’y rendent en voiture pour rejoindre la capitale girondine par le rail. Si les décideurs obtiennent gain de cause, ces utilisateurs auront moins de contraintes puisque Montendre et Jonzac seront accessibles. Réponse au cours du deuxième semestre 2011.