lundi 15 février 2010

Exposition Venise
à la croisée des mondes


• Invitation (jusqu'au 14 mars)



Tout contact ou renseignement : bertin.nicole@gmail.com

lundi 8 février 2010

Royan :
Souvenirs, souvenirs !
De 1945 à 1999...



Il s'agit de l'ouvrage le plus dense écrit sur la "Perle de l'atlantique", dit-on. La semaine dernière, au Palais des Congrès, François Richet présentait le tome III de son histoire de Royan qui s'étend de l'après-guerre à la veille de l'an 2000. Ce travail remarquable réunit un nombre incroyable de photos (1065) recueillies auprès des habitants ainsi que moult témoignages inédits.


Après le second conflit mondial, la ville a refait peau neuve et les multiples constructions font l'objet d'une étude détaillée. On a presque oublié l'ancien casino que devait remplacer une tour qui n'a jamais été construite. Aujourd'hui, cet édifice "très années 60" serait vraisemblablement classé.


La physionomie de la ville a évolué et le portique qui donnait sur le front de mer a disparu. L'auteur donne une place importante aux habitants qui évoquent avec plaisir les histoires du temps d'avant. « Royan, c'est d'abord la plage, la pêche, les bateaux, le port, les vacances ensoleillées. C'est aussi une ambiance avec les marchés, les magasins et des commerçants atypiques ».
S'y ajoutent les boîtes, les orchestres, la musique, les radios, les animations dont le mondial billes. Sans oublier la politique et les maires qui se sont succédé : Max Brusset, l'Amiral Méyer, Pierre Lis, Jean Noël de Lipkowski, Philippe Most, etc. Sont également mentionnées les péripéties du milieu (Royan était ville ouverte), les night-clubs qui brûlaient, la présence du SAC racontée par l'ancien commissaire de Royan, Philippe Cussac.


Qu'ajouter de plus sinon qu'il faut se procurer ce livre qui raconte la vie royannaise d'une manière agréable et détaillée. François Richet est à féliciter pour la qualité et la richesse de son travail.


Photo 1 : Royan, la plage, les vacances...

Photo 2 : Dédicace de François Richet au Palais des Congrès. Livre paru aux éditions Trier Têtu.
Confidences et secrets des Royannais de 1945 à 1999.

Photo 3 : Été 60, le nouveau Casino ouvre devant la Grande Conche. Il sera démoli par la suite, devant être remplacé par une tour moderne qui n'a jamais été construite.

Photo 4 : Au Regalty

Photo 5 : Grande discussion ! À noter les débuts à Royan de Jean-Louis Foulquier et de beaucoup d'autres...

Photo 6 : Michel Servit, conseiller général, quand il était dans la Marine Marchande.

Benoît Biteau, agriculteur bio :
Pourquoi il a rejoint Ségolène Royal


Candidat aux élections régionales, Benoît Biteau est un ardent défenseur de l'agriculture biologique, domaine qui le passionne. Ingénieur agronome de formation (avec trois spécialités, environnement hydraulique et génétique), il a d'abord travaillé dans la fonction publique. Conservateur de patrimoine dans le marais poitevin, il a participé à l'élaboration du projet de territoire pour la labellisation du parc.
Ce fils d'agriculteur a repris ensuite l'exploitation familiale de Sablonceaux. Son objectif était de faire d'une pierre deux coups : proposer des produits sains tout en démontrant qu'on peut vivre sans inonder la terre de pesticides.
Aujourd'hui, il cultive deux cents hectares avec son frère et deux maraîchers. « Tout est bio. Nous gagnons notre vie et avons créé des emplois. Aujourd'hui, nous sommes huit ! Une exploitation peut être viable sans être dans la recherche constante de foncier » dit-il. De nos jours, on ne parle que d'extension en effet ! Sa ferme produit des légumes (lentilles, pois verts) et des céréales (orge, blé, soja, tournesol, sorgho, alternative au maïs). S'y ajoute l'élevage de vaches maraîchines, de chèvres poitevines et de races à protéger car elles sont menacées (baudet du Poitou, cheval de trait poitevin).
Aux côtés de Ségolène Royal, Benoît Biteau entend représenter une agriculture qui ne soit pas synonyme de scandales alimentaires...



Benoît Biteau, vous êtes candidat sur la liste aux Régionales de Ségolène Royal. Quelles motivations vous poussent à briguer ce mandat ?

Elles sont multiples. Mon engagement vers une forme d'agriculture un peu différente a retenu l'attention de Ségolène Royal. Pratiquer une agriculture responsable, c'est respecter l'environnement et la ressource en eau. C'est aussi tenir compte des contribuables puisque cette activité, soutenue par la PAC, est alimentée par des fonds publics. Avec 55_milliards d'euros, l'agriculture représente 43_% du budget de l'Europe. Aujourd'hui, on constate que les attentes de la population ne concordent pas avec l'agriculture qui est généralement pratiquée. Les élections régionales sont l'occasion d'ouvrir le débat. Ségolène Royal est favorable à une agriculture solidaire et équitable.

La liste de Ségolène Royal n'a pas encore été dévoilée, mais elle est "plurielle" ? Vous-même appartenez à la famille radicale. Que pensez-vous du ralliement de certains membres du Modem et des Verts à vos côtés ?

Les candidats de la liste de Ségolène Royal partent sur la base d'un programme, tout en s'appuyant sur le bilan de l'action régionale conduite avec succès par la présidente. Si des personnes, issues d'autres partis, ont choisi de la rejoindre, c'est qu'elles se retrouvent dans les grandes lignes qu'elle a tracées. Peu importe leur appartenance politique, qu'elles soient Modem ou Verts. Il est d'ailleurs plus cohérent d'afficher son adhésion à un programme dès le premier tour que de faire des transactions entre les deux tours du scrutin. Les Radicaux de gauche, auxquels j'appartiens, ont contribué à l'élaboration du programme avec Ségolène Royal pour les quatre ans à venir.


Quels seront les grands axes de votre campagne ? Je suppose que vous allez parler agriculture...

Oui, bien sûr ! Les trois axes qui me tiennent à cœur sont l'agriculture, l'environnement et la gestion de l'eau. En ce qui concerne la ressource en eau, le niveau actuel des nappes est correct, mais est-ce une raison pour que les volumes prélevés atteignent les proportions que l'on constate ? Tous les scientifiques - BRGM, Solagro, Ministère de l'Environnement - s'accordent sur une réalité : le bassin moyen et en aval de la Seudre est nul. Or, on continue à prélever sans se soucier de ces études. Et que dire de l'ostréiculture qui pâtit de l'irrigation, voire qui agonise...

À votre sens, quelles seront les qualités que devra afficher la "nouvelle vague" d'élus pour conduire une politique adaptée aux réalités du XXIe siècle ?

Quand on s'engage dans la vie politique, il faut être à l'écoute de citoyens. C'est ainsi que je conçois mon engagement. Il ne faut pas gaspiller l'argent public sur des projets qui sont aux antipodes de l'attente citoyenne. Je pense en particulier aux réserves de substitution que finance le Conseil général. Il s'agit de creuser des cuvettes de plusieurs mètres de profondeur et d'élever des digues sur des parcelles de dix à douze hectares. Les cuvettes sont recouvertes de bâches et l'eau vient des forages. On légitime cette démarche pour des motifs économiques. En fait, elle sert en premier les maïsiculteurs. Ces réserves sont financées à 70 % par de l'argent public et le Département apporte 16 millions d'euros. Si on cumule, on doit être à 50 ou 60 millions d'euros pour la Charente-Maritime. La maïsiculture, soutenue par des fonds publics, est une économie plus que discutable et pourtant, on va encore lui apporter une aide !
Force est de reconnaître que les pays riches spéculent sur la nourriture et c'est très regrettable. L'agriculture spéculative n'est pas capable de nourrir l'humanité puisque de nombreuses personnes meurent de faim dans le monde. Il y a bien un problème. Un rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization) dit que l'agriculture biologique serait en mesure de le faire. Pratiquée dans les pays du Sud, elle améliore d'ailleurs leur productivité. Edgard Pisani, qui fut ministre de l'Agriculture, avait pressenti les difficultés actuelles. Il était visionnaire...


À une période où l'écologie est devenue une priorité politique, pensez-vous que les modes de culture seront obligés d'évoluer ?

Les gens intéressés par l'agriculture biologique ont souvent le même profil : leurs enfants, qui sont collégiens et lycéens, les ont interpellés sur le sujet. Sensibilisés, ils prennent en compte l'avenir des générations futures et c'est pourquoi ils se remettent en question. Aujourd'hui, dans notre société, la culture du risque reste étroite. Généralement, les agriculteurs qui veulent changer leurs méthodes se sont installés plus tardivement que les autres. Attentifs aux demandes des citoyens, ils ont souvent connu une expérience à l'étranger et ont une autre perception.La situation évoluera forcément. Dans les filières agricoles, l'enseignement des matières techniques est encore trop tourné vers l'agriculture conventionnelle.


• L'info en plus


Label AOC : les bovins ne savent pas ce qu'est un brin d'herbe...

Voilà un sujet qui intéresse Benoît Biteau. En effet, le label AOC délivré pour les bovins dans la région serait sujet à commentaires. Explication : Quand cette AOC est née, les bovins étaient élevés dans les prés salés de la Seudre. Ils étaient donc herbivores, de race maraîchine, et les caractéristiques de leur lait leur permettaient de se démarquer dans la fabrication du beurre. Aujourd'hui, l'AOC Poitou-Charentes englobe cinq départements, La Vendée s'y étant ajoutée. « Il ne peut pas y avoir homogénéité de territoire sur cinq départements » déplore Benoît Biteau. « Quand on analyse la façon dont on produit le lait, on s'aperçoit que les bovins ne savent pas ce qu'est un brin d'herbe. Ils mangent de l'ensilage de maïs et du soja venant d'Amérique du sud avec des OGM de préférence. On continue donc d'utiliser une AOC quitte à dénaturer complètement tout lien au terroir ». Benoît Biteau est intarissable sur le sujet. Il préconise de revisiter le cahier de charges afin de privilégier la qualité des produits AOC dans ce domaine en tenant compte des spécificités.

Indiscrétion : Il y aura deux agriculteurs sur la liste de Ségolène Royal, Benoît Biteau et un exploitant de Saint Eanne dans les Deux Sèvres. « Nous sommes tous les deux éleveurs de chèvres et nous retrouvons sous de nombreux aspects » souligne Benoît Biteau.

Photo 1 : Benoît Biteau

Photo 2 : En février 2009, lors du Salon de l'Agriculture, Benoît Biteau a reçu le premier prix des trophées de « l'agriculture productive et écologiquement responsable » des mains de Michel Barnier et Erick Orsenna.

Photo 3 : Vaches maraîchines. Les femelles sont vendues pour créer de nouveaux élevages. Un bâtiment pour la traite est envisagé. La ferme commercialise également du fromage de chèvre.

Photo 4 : Race de chevaux à protéger

Poitou-Charentes :
Dominique Bussereau dévoile sa liste aux Régionales


Présentée la semaine dernière dans la Vienne, cette liste comporte effectivement des jeunes. Parmi eux, notons en Charente-Maritime, les candidatures de Nicolas Belot, fils du sénateur-maire de Jonzac (prochaine tête de liste aux municipales jonzacaises ?) et de Julien Geay de Chaunac. En Charente, Vincent You (Chrétien Démocrate) s'est imposé sur le Radical Valoisien Samuel Cazenave à la troisième place.

• Département de la Charente-Maritime
1 - Dominique Bussereau, St Georges de Didonne, Ministre (57 ans).
2 - Sylvie Marcilly, Fouras, chef d'entreprise, Maire de Fouras (44 ans).
3 - Bruno Drapron, Saintes, sapeur-pompier professionnel (40 ans).
4 - Sally Chadjaa, La_Rochelle, attachée parlementaire (39 ans).
5 - Thierry Joulin, St Laurent de la Pree, fonctionnaire de justice (52 ans).
6 - Véronique Laprée, Meursac, viticultrice (50 ans).
7- Hervé Blanche, Tonnay-Charente, avocat (41 ans).
8 - Corinne Gacel, Saintes, enseignante (43 ans).
9 - Nicolas Belot, Jonzac, chargé de mission (31 ans).
10 - Nathalie Jorge, Médis, aide-soignante (45 ans).
11 - Aurélien Bon, étudiant (23 ans).
12- Florence Perry, St Jean d'Angély, sans profession (47 ans).
13 - Julien Geay, Chaunac, exploitant agricole (32 ans).
14 - Valérie Amy-Moie, maire de Saint Ouen d'Aunis (44 ans).
15 - Gilles Raveau, La_Rochelle, cadre commercial (38 ans).
16 - Véronique Heingle, St Georges de Didonne, artisan Métiers d'Art (47 ans).
17 - Laurent Chaboussie, Marennes, ostréiculteur (29 ans).
18 - Danielle Lamoulinette, Soulignonne, exploitante agricole maraîchère (47 ans).
19 - Christophe Semelier, La Rochelle, responsable communication (34 ans).
20 - Corinne Imbert, Beauvais sur Matha, pharmacien, vice-présidente du Conseil général de la Charente-Maritime (51 ans).

• Département des Deux-Sèvres
1 - Xavier Argenton, Partenay, Avocat, maire de Parthenay (47 ans).
2 - Marie-Elise Dang-Vu, Niort, cadre (38 ans).
3 - Philippe Mouiller, Moncoutant, maire de Moncoutant (40 ans).
4 - Séverine Vachon, Beauvoir S/Niort, contractuelle de la fonction publique (29 ans).
5 - Jérôme Baloge, Niort, enseignant (36 ans).
6 - Estelle Gerbaud, Bressuire, conseiller en gestion de patrimoine cogérant (32 ans).
7 - Olivier Ubeda, Exoudun, consultant (39 ans).
8 - Florence Menard, Mauze Thouarsais, enseignante (48 ans).
9 - Fabrice Michelet, Chef-Boutonne, Agent immobilier (40 ans).
10 - Sonia Berenger, Niort, contractuelle de la fonction publique (23 ans).
11 - Alain Rossard, St Maixent l'École, chef de chantier travaux publics (47 ans).
12 - Annie Leduc, Brioux sur Boutonne, collaboratrice chez un mandataire judiciaire (49 ans).
13 - Dominique Meen, Vouhe, gérant de société (47 ans).
14 - Valérie Millet, St Pierre des Echaurbognes, enseignante (43 ans).

• Département de la Vienne
1 - Olivier Chartier, Poitiers, collaborateur d'élu, Président de l'UMP 86 (31 ans). 2 - Véronique Abelin, Chatellerault, Attachée territoriale (31 ans). 3 - Philippe Rabit, Availles en Chatelleraut, Chef d'entreprise (56 ans). 4 - Pascale Guittet, Pouille, professeur de gymnastique, maire de Pouille (47 ans). 5 - Yves Bouloux, Montmorillon, maire de Montmorillon, président de l'association des maires de la Vienne (49 ans). 6 - Jacqueline Daigre, Poitiers, conjoint collaborateur. 7 - Enguerrand Delannoy, Poitiers, conseiller parlementaire (32 ans). 8 - Stéphanie Delhumeau, Neuville, Juriste d'entreprise (37 ans). 9 - Alain Gnahoui, Poitiers, visiteur médical (41 ans). 10 - Isabelle Chedaneau, Poitiers, enseignante, Conseillère municipale à POITIERS (39 ans). 11 - Cyril Comagro, Usseau, étudiant Master 2 (23 ans). 12 - Brigitte de Fontaine, Journet, Exploitante agricole, 1ère adjointe à Journet (58 ans). 13 - Romain Bonnet, Messeme, chaudronnier soudeur (23 ans). 14 - Inès Bal, Vouzailles, Opticien, maire de Vouzailles (37 ans). 15 - Roland Debiais, Conseiller général, maire de Pressac.

• Département de la Charente
1 - Henri de Richemont, Etagnac, Avocat, maire d'Etagnac (62 ans).
2 - Véronique Marandat, Segonzac, Professeur (40 ans)
3 - Vincent You, Angoulême, Directeur d'hôpital (37 ans)
4 - Élise Vouvet, Taponnat, contractuelle territoriale (30 ans).
5 - Xavier Bonnefont, Angoulême, Attaché parlementaire (30 ans).
6 - Émilie Richaud, Cognac, cadre d'entreprise (35 ans).
7 - Patrice Petit, Edon, agriculteur (55 ans).
8 - Danielle Duclaud.
9 - Joël Boniface, Rioux-Martin, agriculteur (51 ans).
10 - Caroline Fombaron, Champniers, professeur de dessin (51 ans).
11 - Morgan Berger, Cognac, étudiant (21 ans).
12 - Alexandra Paynaud, Bouteville, assistante d'éducation (28 ans)
13 - Benoît Miege-Declercq, Saint Yriex sur Charente, cadre d'entreprise (34 ans).
14 - Marie-Claude Cournede, Soyaux (62 ans).

















Claude Belot, sénateur maire de Jonzac et son fils Nicolas qui se présente pour la première fois aux élections régionales (photo N. Bertin)

Corinne Gacel :
« Mon engagement régional, c'est me mettre au service de l'avenir de Saintes »


Conseillère municipale de l'opposition, ancien maire adjoint de Saintes dans l'équipe de Bernadette Schmitt, Corinne Gacel s'implique depuis de nombreuses années dans la cité santone. Sympathique, d'une intelligence vive, cette enseignante n'hésite pas à interpeller l'actuel maire de Saintes quand il veut supprimer la fête de la Saint Sylvestre ou qu'il annonce une augmentation des impôts fonciers de 17 %.
Candidate aux Régionales aux côtés de Dominique Bussereau, elle explique ses motivations.


Corinne Gacel, vous êtes candidate sur la liste UMP aux Régionales. Quelles motivations vous poussent à briguer ce mandat et, d'une certaine manière, remplacez-vous Bernadette Schmitt qui s'est retirée de la vie politique saintaise ?

Dominique Bussereau m'a demandé de participer à cette nouvelle aventure. À aucun moment, nous nous sommes placés dans la perspective de "remplacer" Bernadette. La volonté de Dominique Bussereau est de rassembler autour de lui une nouvelle génération de personnes qui s'engagent politiquement, socialement, associativement, qui "vivent" leur territoire. Néanmoins, j'ai une pensée pour Bernadette et une grande gratitude car c'est elle qui, en 2000, m'a demandé de l'accompagner dans son aventure municipale. Mon mandat de maire-adjoint fut une aventure humaine des plus passionnantes, des plus enrichissantes. Je découvre l'opposition, sa difficulté, son rôle très limité : on ne participe à aucun projet, à aucune réflexion. S'investir dans cette campagne régionale, c'est pour moi retrouver un esprit, une ambiance, une volonté d'agir pour un territoire, pour le mieux-vivre de ses habitants, loin de querelles partisanes.

La liste a été présentée dimanche à Saint Benoît dans la Vienne. Comment avez-vous vécu ce moment aux côtés de Dominique Bussereau et des autres candidats ?

Ce fut un moment très sympathique, très agréable. L'atmosphère était détendue, sans que cela n'exclue le sérieux du travail. Nous étions curieux et heureux de nous retrouver, tous rassemblés pour la première fois. J'ai particulièrement apprécié l'esprit "Bussereau" : respect des horaires, convivialité, écoute des personnes et sérieux de l'engagement.

Quels seront les grands axes de votre campagne ?

Notre projet comporte trois grands axes. L'emploi se décline en trois actions : favoriser une politique ambitieuse de «grands chantiers» dans la région ; mettre en œuvre un plan "PME" en faveur de l'emploi régional ; garantir un droit à la première expérience professionnelle pour chaque jeune. S'y ajoute la mobilité. Quelques exemples : bus de proximité en milieu rural, un Pass' partout pour la région, une nouvelle ligne TGV. La formation et l'éducation occupent une place importante dans une Région partenaire. Proposer, développer des formations aux métiers d'avenir avec un objectif : un jeune = un contrat. Il s'agit pour nous d'incarner une Région qui se recentre sur ses trois missions fondamentales et qui travaille « main dans la main » avec ses partenaires : Europe, État, Département, communes...

Dominique Bussereau a souhaité "promouvoir" une génération plus jeune d'élus. À votre sens, quelles seront les qualités que devra afficher la "nouvelle vague" pour conduire une politique adaptée aux réalités du XXIe siècle ?

Le pragmatisme allié à une ambition, une volonté d'aller de l'avant, de changer, d'échanger. Savoir prendre des décisions et les assumer dans une perspective d'avenir et non seulement en tenant compte du présent ou dans un esprit "électoraliste". Nous sommes une génération pour qui les limites géographiques, voire temporelles, revêtent une autre dimension. Être engagé sur un territoire ne signifie pas s'enfermer dans notre pré carré. Nous avons besoin des autres, d'échanger nos expériences, d'être complémentaires. « Cette nouvelle vague » s'est appropriée les nouveaux médias, les réseaux sociaux font partie de notre quotidien. Je crois que cela influe notre vision politique, la manière de la faire. Autrui ne nous fait pas peur. Une de nos qualités sera d'oser faire de la politique autrement, accepter les contraintes (financières, sociales, environnementales) afin que naisse une autre expérimentation de la politique.

Vous êtes aussi l'une des opposantes au socialiste Jean Rouger sur la ville de Saintes. Si vous devenez conseillère régionale, serez-vous candidate à la mairie de Saintes aux municipales ?

Je n'ai pas accepté la proposition de Dominique Bussereau dans un calcul politique pour l'avenir. Il est beaucoup trop tôt pour savoir ce que je ferai en 2014. Pour l'instant, l'avenir de ma ville m'inquiète au quotidien. Monsieur le maire et son équipe prennent des décisions qui handicapent l'avenir de cette ville. Par exemple, l'augmentation démesurée, surréaliste, de 17 % des impôts fonciers. Mon engagement régional, c'est me mettre au service de l'avenir de cette ville, où nous avons choisi, mon mari et moi, de nous y installer familialement et professionnellement. S'engager au niveau de la Région, c'est saisir les opportunités pour sortir Saintes de « ses murs fortifiés » et en faire un pôle régional.